Vous êtes sur la page 1sur 22

Le Génie civil : revue générale

des industries françaises et


étrangères

Source gallica.bnf.fr / Ecole nationale des ponts et chaussées


. Le Génie civil : revue générale des industries françaises et
étrangères. 1918-08-31.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des
reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public
provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le
cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 :
- La réutilisation non commerciale de ces contenus ou dans le cadre
d’une publication académique ou scientifique est libre et gratuite
dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien
de la mention de source des contenus telle que précisée ci-après : «
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France » ou « Source
gallica.bnf.fr / BnF ».
- La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait
l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la
revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de
fourniture de service ou toute autre réutilisation des contenus
générant directement des revenus : publication vendue (à l’exception
des ouvrages académiques ou scientifiques), une exposition, une
production audiovisuelle, un service ou un produit payant, un support
à vocation promotionnelle etc.

CLIQUER ICI POUR ACCÉDER AUX TARIFS ET À LA LICENCE

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de


l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes
publiques.

3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation


particulier. Il s'agit :

- des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur


appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés,
sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du
titulaire des droits.
- des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques
ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la
mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou
autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces
bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le


producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code
de la propriété intellectuelle.

5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont


régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre
pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de
son projet avec le droit de ce pays.

6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions


d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière
de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions,
il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet
1978.

7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter


utilisation.commerciale@bnf.fr.
SOMMAIRE.
— Travaux publics: Le pont à travées continues de Scioto-
ville, sur l'Ohio (États-Unis), p. 1G1; P. CUFA. :
— Art militaire
tique,p.
tique,p. 17.5;
-
L'emploi des eaux ammoniacales d'usine à gaz
d'éclairagee comme engrais
-
:
Les revolvers et les pistoletsautomatiques (suite et fin), p. 165;LLColonel

du zinc (suiteetfin), p. 168; Jean Esctui).


— Métallurgie:
L.CABANES. — Électrométallurgie La métallurgie électrothermique
La récu-
mutilés, p.176.
SOCIÉTÉS SAVANTES
1918), p. 177.
-
en Allemagne, p. 176;

:
ET INDUSTRIELLES
Appareils pour

Académie des Sciences (19 août


Société des Ingénieurs Civilst8juin 1918),
pération et l'utilisation des déchets de cuivre, zinc, plomb, étain, alu-
minium, et de leurs alliages, p. 171; Paul Ruûts.
— Variétés: La
-
BIBLIOGRAPHIE :
Société de Chimie industrielle(:J4juin 1918),
p. 178.
Revue des principales publications techniques,
p. 177.

crise de la production de l'or, p. l-/\ p. 178.


— Nouveau compteur électroly- ANNONCES : Informations diverses.

TRAVAUX PUBLICS
sidérable, ce qui en rendait la manutention difficile le mon-
tage en porte-à-faux.
pour

LE PONT A TRAVÉES CONTINUES DE SCIOTOVILLE


sur l'Ohio (États-Unis).
:
Une particularité spéciale de la construction
le montage l'auteur du projet, l'ingénieurbien
a encore compliqué
connu. M. G. Lin-
denthal,deNew-York, a décidé de donner aux principaux éléments
du treillis une courbure avant montage destinée à contre-balancer
On vient d'achever aux Ktals-Unis un pont sur lequel le
Chesa-
peake and Oliio Northern Railway traverse l'Ohio près de Scioto-
l influence des efforts secondaires dus
au poids mort et à la moitié
de la charge mobile, l'effet de ces charges devant redonner à
ville. Cet ouvrage est intéressant 'pardiversesparticularités, et éléments, une fois montés, la forme rectiligne. Mais ces
pour réaliser

FH;. I. — LE PONT DE SClOTOYILLE, SUR L'OHIO : Vue des doux grondes travées continues

notamment par le fait qu'il est constitué par une poutre continue de le montage dans ces conditions, il
a fallu employer un outillage
472"1 44 de longueur, s'appuyant en son milieu sur une pile qui la compliqué et surtout particulièrement robuste.
divise en deux travées égales de 2ou"' 22 chacune. Sur cette pile
en maçonnerie, la hauteur de la structure métallique est de
3gm 37, d'axe en axe des membrures.
DESCIUPTION ne LOUAGE. - Le viaduc à double voie de Scio-
toville a une longueur totale de io65»a7;
La construction et lemontage de cet ouvrage étaient compliqués il
principal de 472u 44, comporte unviaduc d'approche en outre du pont
de 269mè-
encore par la nécessité de laisser la navigation libre pendant les tres de longueur sur la rive nord et un autre de 32311,8,5
travaux, ce qui interdisait d'établir des échafaudages sous l'une des rive sud. Le poids total de la structure métallique sur la
est de 15ooo
travées, celle correspondant à la partie la plus profonde de la vallée. tonnes. Les viaducs d'approche se composent chacun d'une travée de
On a donc été obligé de construire une seule des travées sur un 46»48 de portée, adjacente à l'une des travées principales,
échafaudage, l'autre travée étant montée en porte-à-faux. Pendant suivie
de travées de 'Jam 57 à 33m 52 de portée. Toutes
le montage de cette travée, il s'est trouvé que certains des éléments
du treillis supportaient des efforts de signe contraire à ceux qu'ils
devaient supporter normalement dans l'ouvrage terminé, ce qui en
;
constituées par des poutres à treillis triangulaire ces
la voie a leur 'partie supérieure elles
ne
structures sont
ordinaire, portant
présentent pas de parti-
cularitésspéciales et elles ont pu être facilementconstruites
sur des
a compliqué la construction. Enfin/les éléments de l'ouvrage, par- échafaudages ordinaires, aussi limiterons-nous étude à la des-
ticulièrement les tronçons des membrures, étaient d'un poids con- cription du pont proprement dit. notre
La figure 2 montre la forme du treillis adopté pour les deux pou- Le poids mort du pont est de 27900 kilogr. environ par mètre
Ires, qui sont du type Warren. La hauteur des poutres est de 39m37 linéaire, et on a calculé l'ouvrage dans l'hypothèse du passage de
au milieu, de 23m62 aux montants
;des panneaux extrêmes, et de
3im 5o dans les parties intermédiaires les poutres sont espacées de
IIlnRI d'axe en axe. Chaque demi-poutre se compose de cinq pan-
deux trains normaux. La charpente a été exécutée par la McClintic
Marshall Construction C°. La description de l'ouvrage a été donnée
dans plusieurs journaux américains et anglais, notamment dans

Fic. 2. — Klévation des travées continues du pont de Sciotoville.

neaux principaux triangulaires, divisés eux-mêmes en quatre pan- l'Engineering NewsRecord, par M. Clyde B. l'yle et dans Enginee-
neaux de iil" 81 par des montants verticaux. Les barres obliques ring, par M. F.-AV. Skinner; c'est àcesétudes que nous avons em-
de chaque triangle sont réunies en leur milieu par une barre trans- prunté les renseignements ci-joints.
versale, et d'autres barres obliques constituent une seconde trian- Tous les joints de l'ouvrage sont rivés et par suite rigides. Sous
gnlatioll, de dimensions moitié moins grandes que la principale. la charge normale, les membrures sont soumises à des efforts de

:¡. —
FIG. Klévation des travées continues montrant la disposition des échafaudages et le montage
en porte-à-faux de la travée Kentucky.

Au sommet de chaque montant, une forte entretoise horizontale flexionqui tendent à les courber, l'ouvrage entier fléchissant sous
réunit les deux poutres; d'autre part, au-dessous du milieu de leur son poids propre et sous la surcharge. Pour corriger à l'avance cette
hauteur, ces montants sont entretoisés par deux pièces horizontales courbure, les barres ont été montées avec une cambrure exactement
réunies elles-mêmes par des barres diagonales formant une véritable opposée à celle que produirait une charge donnée (le poids mort et
poutre à treillis.Achaque la moitié de la surcharge normale), de sorte que, sous cette charge,
extrémité de l'ouvrage, un les barres redevinssent rectilignes, et libres d'efforts de torsion ou
robuste portail réunit les de flexion secondaires. Les di verses structures du pont sont ainsi
deux poutres. soumises à des efforts secondaires relativement considérables sous
Les pièces de pont sup- l'influence du poids mort de l'ouvrage, mais qui décroissent sous
portant le tablier ont en élé- la charge mobile
vation une forme en LJ. pour s'annuler sous
Elles sont constituées par Fie. li. — Schéma d'un triangle la moitié de la sur-
des poutres pleines de 2111 25 dutreillis. charge maximum.
de hautebr, qui se courbent La structure ne
aux extrémités pourvenir se raccorder avec les montants des poutres devant avoir la for-
continues(fig.g). me théorique du
Les membrures sont constituées par une structure en caisson diagramme (fig.2)
I
rectangulaire, formée de deux fers à réunis à la partie supérieure que sous une cer-
par une tôle plate età taine surcharge, les
la partie inférieure par pièces montées en
un treillis de profilés repos ne présen-
en LJ. Les montants et taient pas aux as-
les barres obliques sont semblages les angles
formés de caissons dont du tracé théorique.
lesfaces latérales sont à Pour réaliser l'as--
treillis. Les principales semblage de chaque
liaisons sont faites à triangle, il fallait
l'aide de doubles gous- exercer un effort de
Fu;. 6. — Vue des vérins sur un des piliers
sets ayant jusqu'à 3m55 de l'échafaudage de la travée Ohio. torsion spécial à
de largeur et 5m 5o de l'aide de vérins, sur
longueur, les ri vets pla- l'un au moins de ses côtés. Chaque triangle tel que ABC du treillis,
cés au cours du mon-
par exemple (fig. 4). ne pouvait être monté que suivant la forme
tage ont jusqu'à 32 A'B'C' (les courbures étant évidemment très exagérées sur le
millimètres de diamè- Fie. -I. — Schéma des panneaux centraux. schéma). Dans chaque triangle se trouvait généralement un côté
tre et 187 millimètres tel que AC moins rigide que les deux autres, et sur lequel portait
de longueur entre têtes. Les pièces d'acier moulé, qui font partie de la courbure maximum. Chaque assemblage était d'ailleurs effectué
la structure du pont et servent notamment à transmettre la charge séparément à l'aide de boulons, puis démonté pour la vérification
aux pièces d'appui, pèsent jusqu'à 20 tonnes. Chacun des deux des joints suivants avant le montage d'ensemble, réalisé à l'aide de
supports disposés sur la pile centrale porte 5ooo tonnes. vérins, et le rivetage définitif.
'-
Le montage des quatre panneaux médians présenta la plus grande
difficulté, en raison de la forte section des barres qui les compo-
sent.Aussi les deux assemblages laissés ouverts sur la figure 5 ne
furent-ils réalisés qu'une fois le montage des deux travées complè-
tement terminé, et alors que les membrures supportaient en cet
endroit à peu près leurs charges normales.
Des vérins spéciaux, les uns à coins, les autres hydrauliques
(fig. 6), ont été em-
ployés pour produire,
sous les barres et les
montants, les efforts
nécessaires pour assu-
rer l'assemblage des
triangles.

MONTAGE.
- Dans
la région du pont de
de la partie centrale el l'on poursuivit l'achèvement de la travée
Ohio sur l'échafaudage, afin d'en réaliser l'ancrage complet et d'en
assurer la stabilité, avant la période où le fleuve aurait charrié des
glaçons et où l'échafaudage aurait pu être soumis à des efforts et à
des chocs dangereux. La travée Ohio terminée, en effet, au moins
quant aux poutres principales, les échafaudages pouvaient être enle-
vés par la crue sans grand préjudice pour l'ouvrage.
Les pylônes
1
tuant echalaudage
consti-
étaient en charpente
de bois: ils étaient
réunis à leur partie
supérieure par de ro-
bustes poutres métal-
liques, destinées à sup-
porter les membrures
inférieures du pont,
Sciotoville, l'Ohio est et l'appareil de levage
sujet à des crues dont servant au montage
l'amplitudepeut at- des autres parties de
teindre 18 mètres au- la structure. Le fond
dessus de l'étiage, et rocheux de la vallée
qui sont très rapides. ne se prêtant pas au
L'une des travées de fonçage de pieux de
la poutre continue, fondation, on a éta-
celle de la riveOhio, bli chaque pylône sur
recouvre une partie de un socle en maçonne-
la vallée qui est à sec rie de 3m65 de côté,
en basses eaux, tan- destiné à distribuer la
dis que l'autre travée, charge sur le sol de la
ou travée Kentucky. vallée.
recouvre le lit du Les poutresmétal-
fleuve dont une lar- FJG 7.— LE I-ovr DE SCIOTOMI.T.K Vue prise pendant le montage de deux harres obliques. liques réunissant les
geur minimum de pylônes, d'environ
112m77(3~opieds) devait être laissée libre pour la navigation.
:
21 mètres de portée, étaient au nombre de - 6 dans chaque travée
On a donc pu construire la première moitié de l'ouvrage sur un de l'échafaudage 2 sous le tablier, et 2 de part et d'autre de l'ou-
échafaudage établi facilement, et la plus grande partie de l'autre vrage, pour porter le pont roulant de montage.
travée a été construite en porte-à-faux (fig. 3). - Pour le montage de la travée Ohio, on employé pont rou-
a un
Cetéchafaudage se composait de pylônes disposés à l'emplacement lant dont les figures 8 et 9 montrent la disposition.
dechaquemontant derangpair, réunis par des longerons; à l'origine Les poutres principales de
ce transporteur avaient été d'abord
de la travée, l'écha- fixées de manière que leur sommet soit à 24 mètres au-dessus des
faudage avait une rails, pour le montage du commencement de la travée, puis, à
structure plus ro-
buste, constituée
par des pylônes
correspondant aux
quatre premiers
montants, entre-
;
toisés sur toute
leur hauteur il en
était de même pour
l'extrémité de l'é-
chafaudage,près
de la pile (fig. 3).
De l'autre côté de
celle-ci, un double
pylône supportait
l'originedela se-
conde travée. A
partir de ce pylône,
le montage était
poursuivi en porte-
à-faux au-dessus de
la passe navigable ; FIG. 9. — Vue du pont roulant servant au montage de la travée Ohio.
au delà de celle-
ci, on avait monté mesure que la construction se poursuivait vers le centre de l'ouvrage,
deux pylônes ou on remonta ces poutres, de manière à suivre l'accroissement de
supports destinés à hauteur de la structure du pont. Dans sa position de développe-
limiter l'ampli- ment maximum, le pont roulant avait une hauteur de 48'" (io
tude du porte-à- environ, ce qui permettait la mise en place facile des membrures
faux.
On avait primi-
FH;. g -Élévation du pont roulant de montage. des poutres dans leur partie centrale.
Ce transporteur avait une longueur de
21 mètres environ ; les
tivement prévu de commencer la construction par le milieu de trois poutres principales montées sur six piliers portaient trois
ran-
l'ouvrage et de monter deux panneaux vers la îhe Ohio, sur gées de longerons formés par des poutres à 1, l'une dans l'axe de
l'échafaudage, pour un vers la rive Kentucky, en porte-à-faux. l'appareil et les deux autres à l'aplomb des poutres proprement
Mais cette méthode dut être abandonnée peu après le montage dites. A ces longerons étaient suspendus les palans de support eth.
n
La travée de la rive Kentucky a été montée par d'autres pro- sur les membrures supérieures du pont déjà montées. Pendant le
cédés. Les deux premiers panneaux en partant de la pile centrale fonctionnement de la grue, la plate-forme est fixée rigidement aux
ont pu être érigés sur membrures et les roues
l'échafaudage adjacent sont calées.
à cette pile, à l'aide L'équipement de la
du pont roulant pré- grue se compose de
cédemment décrit. deux treuils à trois
Une fois ces deux pan- tambours, actionnés
neaux entièrement chacun par un moteur
construits, on a monté de 100 chevaux, et
à leur sommet une pesant 18 tonnes cha-
grue spéciale, appelée cun. Le poids total
par les constructeurs de l'appareil et de ses
« creeper
traveller », accessoires est d'envi-
qui a servi au montage ron 200 tonnes. Le
en porte-à-faux du montage à l'aide de
reste de la travée. cet appareil occupait
Cette grue (fig. 10 environ 20 hommes.
à i3) est constituée Le record du mon-
par une plate-forme tage fut la pose de
en charpente d'acier, 3oo tonnes de char-
à peu près carrée, de pente en 9 heures de
12 mètres de côté. travail.
prolongée par deux Pendant son dépla-
poutres horizontalesA, cement, la grue avaità
qui portent la lon- suivre en deux endroits
gueur totale à environ le profil incliné de la
20 mètres. Sur cette membrure. Pour éviter
plate-forme sont ins- qu'elle tende à des-
tallés deux derricks B, cendre trop rapide-
de 5o tonnes de force ment la pente, on l'a
chacun. équilibrée par un con-
Chaque derrick est trepoids suspendu à des
composé d'un mon- chaînes et descendant
tant en forme d'A, de verticalement à l'a-
gm 15 de hauteur, à peu plomb du montant 20.
près vertical, a, main- Fi' 10. — Li; PONT DL SCIOTOYILLK : Vue de la grue servant au montage en porte-à-faux. Lecontrepoidsétaitéta-
tenu par des tirants b bli de manière que son
à l'arrière de la plate-forme et des barres à l'extrémité des poutres action prédomine légèrement sur celle du poids de la grue, laquelle
horizontales. La volée du derrick a 15m 70 de longueur. tendait ainsi à être automatiquement rappelée en arrière. On évi-

La grue est portée, pendant son déplacement, par quatre paires tait de la sorte le risque d'un déplacement intempestif de l'appareil
de roues à doubles boudins, qui circulent surdes voies disposées vers la partie à construire.
La travée de la rive Kentucky ne fut construite en porte-à-faux,

9 (1)
1
Calibre.
ainsi que nous l'avons indiqué, que jusqu'au montant 8, c'est-à- Colt 38 (automatique) millimètres 9
dire jusqu'à 12Qm86 de l'axe de l'ouvrage. A partir de ce point, Revolver 1873 Il
premier pylône fut monté sur une fondation de béton établie Parabellum allemand, 9 millimètres (automatique). )
un
au fond du fleuve, et il reçut l'about de la poutre par l'intermé-
Mauser allemand (automatique).
Colt 38 (revolver américain)

(Français).
7,G5
diaire d'un vérin hydraulique. Ces vérins servirent ensuite à contre- Parabellum allemand,7mm65(automatique) 7,05
balancer la flexion prise par la poutre sous son poids. Al'aplomb Revolver 1892 8
du montant 4, la poutre fut supportée par un second pylône puis Browning, 7mm65(automatique) 7,65
le montage en porte-à-faux fut poursuivi jusqu'à la culée de la et armes analogues..
rive Kentucky.
Les déplacements des diverses parties des membrures qui ont En ce qui concerne
2° Ràbustesse et sûreté de fonctionnement. —
été nécessaires ont été réalisés à l'aide de io vérins hydrauliques, la robustesse et la sûreté de fonctionnement, on peut classer un
2 de 5oo tonnes et 8 de 200 tonnes
de force. tête les revolvers, en commençant par les revolvers américains
L'outillage était complété, enfin, par un appareil de levage des- (le Smith Wesson étant toutefois un peu plus délicat que les
dela charpente; autres) :
servant les voies sur lesquelles arrivaient les pièces environ
cet appareil était constitué par unpylônecarre de12mètres Webley 455 ;
delargeur et de 18 mètres de hauteur, à la base duquel se trou- Revolver 1873;
vaient deux
mâts de charge de 15 mètres de portée, et de 5o tonnes Revolver 1892
Colt divers ; ;
de force chacun.
La préparation des fondations avait
1914. Le montage, terminé en juillet 1917. a
été commencée en novembre
nécessité la pose de
Smith Wesson di vers;
Colt 45 automatique
Colt 38 automatique.
;
36oooo rivets environ, de 22, 25 et 32 millimètres de diamètre.
Le personnel était réparti en 15 équipes comprenant au total envi- Les autres armes automatiques sont inférieures aux précédentes
ron 175 hommes et le rivetage était opéré à l'aide de marteaux comme robustesse etbon fonctionnement.
pneumatiques. Le montage a duré environ mois. i4
30 Précision etfacilité de tir. — Toutes les armes que nous
P. CALFAS,
et Manufactures.. venons de citer ont une précision largement suffisante, on peut
Ingénieur des Arts
même dire excessive, pour l'immensemajorité des tireurs qui ont à
les employer.
Les revolvers américains Colt et Smith Wesson des divers cali-
ARTMILITAIRE bres,ainsi que les"Colt 45 et 38automatiques et le revolver We-
bley 45 sont même de véritables armes de précision, que l'on pour-
rait au besoin utiliser dans les concours de tir. Le Parabellum est
PISTOLETS AUTOMATIQUES
LES REVOLVERS ET LES également une arme très précise (2). Mais cette qualité est relati-
(Suiteetfini.) vement secondaire aux distances où l'on emploie ces différentes
armes.
CLASSEMENT DES DIVERS REVOLVERS ET PISTOLETS PAR ORDRE DE Une qualité pratique plus importante est la facilité ou la com-
Il intéressant de mentes
comparer les respec-
MÉRITE. — peut être serait-ce modité du tir, qui influe généralement beaucoup plus dans la
tifs des différents modèles de revolvers ou de pistolets, ne
de faire en connaissance de cause pratique sur les résultats du tir que la précision proprement dite.
que pour permettre aux amateurs A ce point de vue, les bons revolvers l'emportent sur les autres
le choix d'une arme à leur convenance. sui- armes, d'autant plus qu'ils possèdent d'ordinaire un guidonnage
rechercher pareil cas sont les
Les principales qualités à en bien visible, tandis que les armes automatiques, on ne sait pour
vantes : ; quelle raison, sont presque toujours munies de mires qu'on a la
10

Efficacité de l'arme
Robustesse et sûreté de fonctionnement
;
; plus grande peine à apercevoir, surtout par temps un peu sombre.
On peut classer les différentes armes ainsi qu'il suit, au point de
3° Précision et facilité de tir :
4° Facilité de rechargement ; vue précision et facilité de tir
Facilité de réapprovisionnement enmunitions.
50

10 Efficacitéde l'arme. Cette -


efficacité dépend avant tout de Colt 45 et 38 automatique
Revolver 1892 français ; ;
Revolvers américains Colt et Smith Wesson ;

(plâssance d'arrêt ou stopping power) et du


la puissance de choc Pistolets automatiques divers.
L'expérience
calibre. état de
seuls les gros calibres sont en 4° Facilité de rechargement. — Les armes automatiques possèdent
a montré que les Américains sont re-
ainsi de ce côté une incontestable supériorité qui, avec leur rapidité de
donner toute satisfaction.
(Colt
C'est que
millimètres) au
calibre11 (Colt a5 tir, a été la cause principale de l'engouement dont elles sont actuel-
venus du calibre 38 9
Anglais ont le calibre 455
45 automatique) et que les conserve lement l'objet.
En
(Webley 1Im-37).
fait, millimètres environ paraît être celui

Le pistolet automatique muni d'un chargeur de rechange est, à
le calibre de 11
du difficiled'aller au ce point de vue, une arme incomparable.
qui donne les meilleurs résultats. Il est reste
delà en raison du poids exagéré
C'est d'ailleurs le calibre notre
de
que prendraient
vieux revolver
alors
modèle
satisfaisante.
les armes.
1873, qui
5° Facilitéderéapprovisionnement en munitions. A l'heure
actuelle, cettequalité varie malheureusement, dans la pratique,
-
présentait d'autre part une précision très en sens inverse des autres qualités. C'est ainsi que les munitions
forcément vitesse initiale assez
Les armes de ce genre ont une
intolérable,mais aux fai- que l'on trouve le plus facilement sont les cartouches françaises de
réduite, sans quoi leur recul deviendrait 8 millimètres, puis les cartouches de 7mm 65 pour armes automa-
bles distancesauxquelles est il possible de les employer, cela ne tiques.
présente aucun inconvénient serieux.
assement c des principaux
On. trouve cependant des cartouches de II
millimètres pour le
On trouvera ci-après un tableau de revolver français modèle 1873 et plus difficilement des cartouches
revolversoupistolets automatiques, établi par ordre d'efficacité (2).

,•10;
Calibre. américain 38 (Army Special) est une arme très précise, très facile à tirer.
(1) Le Colt
Colt45(automatique).mit millimètres qui présente le même encombrement que le revolver 1892 français (même étui) et pos-

Webley455'(revolveranglal:» , , , ,
imëtres n,a l 5
sède une puissance de choc supérieure de plus de moitié.

Smith Wesson 44 spécial (revo'%ujL'---


,- -
10,
II,37 (2) Le revolver français 1892, dont le tracé intérieur est celui du fusil 1886, c'est-à-dire
médiocrement satisfaisant pour une arme à faible vitesse initiale, peut mettre au che-
Colt 44 spécial (revolver
américain) valet, à 20 mètres, ses six balles dans un cercle de 3 centimètres de diamètre, précision
assez ordinaire, mais en réalité parfaitement inutile.
juillet,3,a-1(0 l
oct 2a*haaouûut i -*1I9ÏM1O8kLXXLLI, ..ti,0 et Nous ajouterons à titre, d'indication qu'un très bon pistolet (uu revolver) doit" mettre
8, toutes ses balles dans un cercle ayant pour diamètre en millimètres le nombre de mètres
(1) Voir le Génie Civil des 27
p.(2) 92, avons
64,Nous U6).
110 et emprunté
ce Lableau
aucapitainedeCaslelbajac, tire. très connu, une distance de 20 mètres.
de la distance, soit 50 millimètres pour une distancede 50 mètres et-21) millimètres-pour

Il s'agit, bien entendu, de tir au chevalet (sur appui).


spécialiste du tir au pistolet et recordman de ce tir en Fiance.
de 9 millimètres pour le revolver Colt 38. Or, si l'on ne consomme et pistolets) organisé en Allemagne en avril 1913, tireur classé le
pratiquement au feu qu'un nombre très réduit de cartouches de premier, comme ayant obtenu le meilleur résultat en un temps
revolver ou de pistolet, il n'en est pas moins indispensable d'en donné, se servait d'un revolver Gasser autrichien. Sur les huit tireurs
avoir à sa disposition un nombre suffisant. On ne sera en effet en classés les premiers, quatre se servaient de revolvers.
état de se servir utilement d'une arme à feu courte, a un moment La vérité est que le pistolet automatique est très supérieur aux
quelconque, que si l'on a eu soin de s'entretenir périodiquement a revolvers de pacotille que l'on achète généralement en France,
l'emploi de cette arme. - mais il ne l'emporte en rien sur les bonnes armes américaines, en
particulier.
Du CHOIX AFAllU: ENTRE ICKT LE IIE\OLVEIL
LE PISTOLKT ALTOMATIQl En fait, on ne peut même pas dire que le pistolet automatique
— Nous n'avons jusqu'ici comparé les différèntes armes à feu à une tire plus vite que le revolver, tout au moins en ce qui concerne les
main, pistolets automatiques et revolvers, qu'au point de vue de deux ou trois premiers coups. C'est le contraire qui est exact. Le
leurs qualités de détail. Il reste à les comparer dans leur ensemble pistolet automatique doit être, en effet, conservé en permanence à
et à résoudre la question qui se pose ainsi : la sûreté s'il contient une cartouche dans le canon. Ce n'est que
Pistolet automatique ou revolver ? s'il n'y a pas de cartouche introduite qu'on peut s'abstenir de mettre
A vrai dire, pour la plupart des gens, le problème n'existe pas. la sûreté. Or, quand on veut se servir de l'arme, il faut, dans le
Le pistolet automatique qui représente le progrès est poureux, sans premier cas, enlever la sûreté, ce que la plupart des tireurs, avec
conteste, préférable au revolver. Mais, pour ceux qui ont quelque la plupart des armes, ne peuvent faire sans employer les deux
pratique des armes à feu, l'affairc paraît moins simple. mains. Dans le second cas, il faut solidement empoigner l'arme de
Il faut dabord préciser et savoir à qui l'arme est destinée et quel la main gauche et tirer fortement en arrière avec la main droite
usage on doit en faire. Autrement dit, s'agit-il du choix d'une pour introduire une cartouche dans le canon (manœuvre médiocre-
arme de poche pour la défense personnelle en temps de paix ou du ment commode à cheval, à bicyclette, en automobile, etc.).
choix d'une arme de guerre :' Ce n'est qu'une fois ces opérations exécutées que le porteur
Nous allons.examiner successivement ces deux problèmes. d'une arme automatique pourra viser son adversaire.
Choix d'une arme de poche pour la défense personnelle en temps de Si ce dernier est armé d'un bon revol ver à platine rebondissante
pttÍJ:.
— La mode est évidemment au pistolet automatique et les comme le revolver 1892 et tous les bons revolvers actuels, il n'aura
constructeurs de cette arme nous en chantent les
lou.anges sur tous qu'à lever la main en appuyant sur la détente et il aura logé une
les tons. Leur réclame est, d'ailleurs, bien faite puisque, peu de ou deux balles (suivant le casenvisagé) dans son interlocuteur avant
temps avant la guerre, la plus grande fabrique de pistolets auto- que celui-ci ait pu tirer, surtout s'il est monté. Or, on recon-
matiques d'Europe pouvait fêter la construction de son millionième naîtra sans peine qu'en pareille circonstance ce sont les premières
pistolet. Les mêmes constructeursdaubent à qui mieux mieux sur balles qui sont les plus intéressantes.
le revolver, « ce pelé, ce galeux, d'où leur vient tout le mal ». Ajoutons que, quand on laisse constamment une cartouche dans
A les en croire, le pistolet automatique a toutes les qualités et le canon d'un pistolet automatique, le ressort de percussion de
toutes les supériorités. Il possède une plus grande rapidité de tir, celui-ci reste bandé en permanence, ce qui est très préjudiciable
il est mieux équilibré et mieux en main que le revolver, sa forme à sa conservation.
plate le rend commode et peu encombrant, il est facile à charger Et ce n'est pas encore tout. Quand on a mis son pistolet auto-
et présente des qualités balistiques et une précision tout à fait matique en état de fonctionner en retirant la sûreté, l'arme est
supérieures. devenue fort dangereuse et elle le reste (qu'on l'emploie ou non)
Quant au revolver, il tire lentement, il présente un équilibre et jusqu'au moment où on l'a remise à la sûreté, opération qu'on

;
une mise en main défectueux, sans parler d'une forme très incom-
mode, il est long et difficile à charger enfin l'existence, entre le
barillet et le canon, d'un joint non étanche amène une perte con-
oublie souvent d'effectuer, au risque d'accidents graves.
En fait, le pistolet automatique présente, par rapport au revolver,
cette infériorité que, n'ayant pas de platine rebondissante qui le
sidérable de vitesse, de puissance et de précision. mette automatiquement à la sûreté, il exige, avant tout usage, une
Il y a bien un autre défaut des revolvers que les marchands préparation que ne nécessite point le revolver et qui l'inconvénient a
n'indiquent pas, c'est leur prix élevé. Un revolver de poche coûte d'êtreapparente, de même qu'il exige, après usage, une précaution
en effet, à qualité égale, à peu près le double d'un pistolet auto- indispensable. Il nécessite, d'autre part, un entretien qu'on néglige
matique. Mais la nécessité de maintenir les prix des pistolets auto- généralement de lui donner.
matiques et des revolvers de camelote fait que cet argument contre On peut ajouter que le pistolet automatique a un départ très
les revolvers est soigneusement laissé dans l'ombre. inférieur à celui du revolver, départ toujours long et traînant et,
Ce qu'on ne dit pas non plus, c'est que le pistolet automatique de plus, généralement dur, ce qui rend le tir plus difficile. Il est,
exige des munitions parfaites à amorce très sensible, et qu'il cesse d'ailleurs, impossible de régler ce départ comme on règle celui des
complètement de fonctionner avec des munitions défectueuses, car il revolvers.

;
s'enraye alors à tout propos. C'est ainsi qu'un raté sullit à immo-
biliser l'arme on est obligé, en pareil cas. de reprendre celle-ci à
deux mains pour la remettre en état de marcher, tandis que, avec
En résumé, le pistolet automatique de poche est très inférieur
au revolver comme arme de défense. C'est, par contre, une assez
bonne arme d'attaque, parce que l'attaquant a toujours le temps de
un revolver, un raté est simplement un coup perdu qui n'a aucune mettre son pistolet en état de faire feu. C'est une excellente arme
seule cause d'enrayage ;
influence sur le fonctionnement de l'arme. Et le raté n'est pas la
une cartouche à pression trop faible ou
trop forte, un sertissage insuffisant de la balle interrompent le
d'apache et le succès actuel du pistolet automatique provient cer-
tainement, pour une bonne part, de ce qu'il a été judicieusement
employé comme arme d'attaque par des malfaiteurs ou des assassins
fonctionnement de l'arme. D'autre part, l'emploi de la poudre adroits et déterminés (1).
noire qui donne en général plus de régularité au tir des pistolets La meilleure arme de défense, à l'heure actuelle, pour un citoyen
est impossible à cause de l'encrassement produit. Rien de pareil à paisible qui a besoin de se prémunir contre une attaque nocturne
craindre avec le revolver, qui est toujours prêt à fonctionner avec est le revolver, par exemple le Colt ou Smith et AVesson du
n'importe quelle muni tion. calibre 38 (9 millimètres), à platine rebondissante bien entendu,
Quant aux inconvénients attribués à l'existence du joint, ils sont et de préférence à chien apparent. C'est une arme toujours prête
fort exagérés. C'est ainsi que nous avons rappelé précédemment (') dont le tircontinu est très facile à cause de son excellente platine et
que le revolver modèle1892 ne perdait guère de ce fait qu'un peu qui possède une puissance d'arrêt suffisante, dans un pays civilisé,
plus d'une vingtaine de mètres de vitesse initiale. En ce qui con- contre des gens douillets qui ne sont pas protégés par un équipe-
cerne la précision, elle baisse seulement d'environ 3 o/u quand on ment de guerre plus ou moins résistant.
passe du pistolet au revolver (2). Elle est évidemment un peu encombrante et un peu lourde, et
Dans la réalité, le revolver est si peu inférieur au pistolet auto- ne vaut pas, à ce point de vue, un pistolet automatique de 6min 35
matique comme vitesse de tir et comme précision qu'il rivalise du modèle Webley, par exemple, excellent joujou que l'on peut
sans peine avec lui, à ce double point de vue, dans les concours de
tir. C'est ainsi que, lors d'un concours d'armes de défense (revolvers
11, Voir(cGénieCivildu27.juillet,mis;i.LXXlIl,uu4,p.G<>).
2»Il<vifaciledeI<;constater 011 comparantles records américains de pistoletei d"
l t.
ie\n|\ei'. espremier.-sont,enelfe supérieurs;ni\secondsd'environ:!
(1)

p.1SAà186).
Vuiraussi Moderne
.Niam\v\,1911p.18'•
und
Voir à ce sujet, dans l'ouvrage Le Tir (collection Sports Bibliothèque, Paris, Lafitte,
1914), la partie intitulée Pistolet, revolver, tir de précision, par le commandant Ferris

;it'.t:,•
ihr Vn'lirnm-h, parlierliardJIock,Ni;in.ui.Met
lequel on Revolver IS9'2. — Le revolver 1892 de 8 millimètres, qui était
mettre à la rigueur dans la poche de son gilel, mais sur jusqu'ici l'arme réglementaire des officiers français, est, comme
aurait, en général, tort de compter, en cas d'attaque sérieuse.
nous l'avons indiqué précédemment (1),
une arme très robuste, très
Choix d'une arme de guerre. -Ici encore, il faut distinguer sui-
conditions d'emploi-
bien exécutée, suffisamment précise et qui serait très facile à tirer
si la platine était moins dure.
vant l'usage qu'on veut faire de cette arme et ses
Sa puissance d'arrêt est, par contre, un peu faible. Elle est du
D'autre part. il est à remarquer que les considérations qui pré-
cèdent etqui motivent le choix d'une arme de poche destinée exc u reste très voisine de la puissance d'arrêt des pistolets automatiques
de paix ne sont plus de 7mm 65, y compris le Browning, puissance qui passe à tort pour
sivement à la défense personnelle en temps
forcément de mise. La même arme ne convient pas a un officier et être très largement suffisante, mais le calibre de toutes ces armes
fantassin, a un est en réalité un peu trop réduit.
à un homme de troupe, à un cavalier et à un Tel qu'il est, ce revolver est encore une arme très honorable.
cycliste et à un nettoyeur de tranchée, etc. Créé pour faire un revolver d'officier, il remplit encore assez con-
D'une façon générale cependant, on pourra admettre en cam venablement ce rôle. Il en existe un stock assez considérable, stock
lourdes plus encombrantes, et par consé-
pagne des armes plus et
amené le fait supérieur, semble-t-il, à celui des revolvers 1873 de 11 millimètres
quent plus puissantes, et l'on y sera,
d'ailleurs, par
deguerre et comprenant un certain nombre d'armes d'origine étrangère,
qu'on aura affaire à des hommes munis d'un équipement
plus ou moins épais. D'autre part, on est moins exposequ en temps fabriquées depuis la guerre.
de paix à une surprise complète
prête, ne nécessitant aucune
et la nécessité
préparation,
d'une
est
arme
beaucoup
toujours
moins
Pistolets automatiques de 7"
6Y>.
- Ainsi que nous venons de le
dire, ces armes ne sont pas plus puissantes que le revolver 1892.
évidente. Toutes celles que délivre l'État ont été fabriquées à l'étranger
des de poids et de volume plus (pistolets Star, Ruby, etc.), mais comme la fabrication en a été
On pourra donc employer armes
partie des objections a fail'(' surveillée de près, leur fonctionnement est habituellement satis-
considérables, et en même temps une
disparaître. faisant. Elles présentent, du reste, les qualités et les défauts caracté-
aux pistolets automatiques se trouve ristiques sérieux des armes du genre Browning. Comme elles ne
Il faut enlin tenir compte de l'opinion générale qui se prollollce
presque partout, dans l'armée, en faveur des pistolets auon
démodes-
sont ni lourdes, ni encombrantes, elles sont assez recherchées par
imuflisants el les officiers, d'autant que leur prix d'achat n'est que d'une trentaine
liques et repousse les revolvers comme
hommes lussent-elles de francs, tandis que le prix du revolver 189:1 s'élève à environ
serait, en effet,dangereux d'imposer aux
individuellesdansJe- cinquante francs.
même certainement meilleures, des armes
Ce sont des armes de valeur moyenne mais decalibre réellement
quellesilsn'auraient pas confiance.
un peu faible.Admissibles à la rigueur pour les oiliciers, elles ne

cause.. exprimer la question un avisaJJsolument


On ne saurait donc sur éléments conviennent pas à la troupe, entre les mains de laquelle elles res-
qui mains tous les
ferme. Seul le commandement, a en connais- tent toujours d'un maniement dangereux.
de discussion nécessaires, peut prendre une décision en
Pistolet Colt automatique C). — Le Colt 45 automatique est,
sance de solution ou sans aucun doute, de beaucoup le meilleur C). Sa puissance d'arrêt,
chercher la i,es
Ces réserves faites, on peut cependant
solutions qui semblent le plus raisonnables. .avec une force vive de 5o kilogrammètres à la bouche, est très con-
sidérable. Il tire remarquablement bien et il est d'ailleurs facile à
Revolver
l'objet de la
1873. -Il est
prédilection
une
des
vieille
tireurs et
arme
qui
qui
l'est
a été longtemps
redevenue
de II
dans ces
millimètres,
tirer, malgré des mires peu visibles, grâce à sa bonne mise en main
et à une détente relativement agréable. Son excellent système de
sûreté automatique, formé par une pédale qui s'efface d'elle-même
revolver d'ordonnance
dernières années, c'est le
modèle 1873. Le revolver 1873 tire fort bien et, grâce à soncalibre,
dit l'ex-
sous la pression que la main exerce sur la poignée, et son chien
considérable. Comme apparent en font une arme à peine plus dangereuse que le revolver
possède une puissance d'arrêt assez connu, ModemAmcrw
pert américain Gould dans son livre bien et tirant presque aussi vite son premier coup. Enfin, l'arme peut
de revolver satisfait à la condition être chargée à huit coups, dont un dans le canon.
Pistols and Revolvers. la balle ce
puissance d'arrêt (stopping power) qu'un vigou- Dans ces conditions, le Colt 45 peut être considéré comme une
« d'avoir la même remplied'une façon
reux coup de poing », condition qui n'est pas arme de guerre supérieure à toutes les autres, revolvers compris ,+).
de calibre plus réduit. Il est, C'est du reste l'opinion qu'a émise, en 1907. le jury du concours
suffisante par la plupart des armes
faciles a rem- pour le choix d'une arme de guerre, destinée à l'armée américaine.
d'autre part, très rustique et ses munitions sont
placer. Ce jury classa en tête le Colt 45, qui fut adopté définitivement
Par contre, il est un peu lourd et encombrant,
mais sans exa- quelques années plus tard, en 1911, sous le nom de ColtAutomatic
gération. Son plus grave inconvénient est de ne pas posséder de Pistol rt5 Military ModellJ'l I.
automatiquement au cran de On peut d'autant mieux acquiescer à ce jugement que le tir du
platine rebondissante, le mettant
pistolet et du revolver est particulièrement en honneur en Amé-
surctc modèle,armesil rique et que l'armée américaine possède une expérience spéciale de
nombre de revolvers de ce el
Il existe un assez grand
les utiliser. Ce sont, en effet, des la guerre coloniale, où la défense individuelle a toujours joué un
serait fâcheux de ne pas les faire apprécier rôle considérable. C'est du reste à la suite des leçons de la guerre
puissantes, tirant très juste, et il importerait de
à qui elles conviennent fort bien. Elles coloniale que l'armée des Etats-Unis a abandonné le calibre 38
par les hommes de troupe (9 millimètres) pour le calibre 45 (nmm 25).

l'excellent revolver
quiétait
revolver,
mètres)
Ce a
-
conviennent peut-être moins bien aux otliciers.

RevolverCM Ceux-ci se
américain
qui jadis l'arme
Army
trouveraient
Colt
réglementaire de
mieux

l'armée
d'employer
Special38 (calibre 9milli-
américaine.
Toutes les troupes américainesactuellement en France sont na-
turellement munies du Colt 45 automatique. En ce qui nous con-
cerne, nous avons acheté aux Etats-Unis un certain nombre de
pistolets 45, mais la fourniture de ces armes paraît avoir été inter-
toutes les qualités habituelles des produits de la rompue par la nécessité de munir d'abord les troupes américaines
puissant avec une énergie au choc de l'armement indispensable. Il est à désirer que cette fourniture
maison Colt, est suffisamment kilogrammèlres, puisse reprendre bientôt et devenir aussi abondante que possible.
(aU lieu de
supérieure à 31 kilogrammètres
pour le revolver 1892 de 8 millimètres). Il est
19
relativement loge
tir continu. Il
En attendant, les armes dont nous venons de parler permettent
de suffire aux besoins de notre armée. Tout au plus pourrions-nous
extrêmement précis et très facile à tirer même en
approvisionnements, mais signaler aux officiers, qui ne se contenteraient pas de l'excellent
existe en assez grande quantité dans les
ne paraît pas être apprécié comme
il le mérite. I ne arme de ce revolver Colt 38, les très rares Browning de 9millimètres, ainsi
pourl'armement de la troupe que que les Smith et Wesson ou les Colt 44 Special que l'on rencontre
00
genre conviendrait aussi bien
d'autre part, vraisemblable qu'il en encore de loin en loin dans les boutiques d'armuriers.
pour celuidesoiffciers. Il est, États-linis, oÙ le a été
reste encore un certain stock aux V-Colonel L. CABANES.
le service de l'armée, par le Colt 10 automatique.
remplacé, pour 11 VoirleGénieCirildu27juilletvjis-1.L.XXIII,n»6,11.631.
On ne peut guère lui reprocher que d'avoir une
lignedemire 2; lt: t.
Voirsadescriptiondans OvineCivildu2',aoûtmus LXXII1.ri"».i>.117
insuiffsamment visible, et en particulier un cran de
mire trop le
';P Exception faite peut-être pour :is
Colt automatique,modèlemilitaire,arme<îu
facilement à défaut par quelques reste peu connue en Europe.
petit ; mais on remédie assez ce ii)Seuls lesrevolversCollspécialelSmilli NYOSSMIIspécial poorniirntluicire
,-t
comparés.
coups de lime.
ÉLECTROMÉTALLURGIE métal contenu, montre que ces frais sont d'autant plus élevés que
l'enrichissement est poussé plus loin. Les deux courbes se coupent
en un point 0 correspondant au point M de la courbe EF, qui
LA. MÉTALLURGIE ÉLECTROTHERMIQUE DU ZINC
(Sititeetfin
;
représente la somme des frais des deux traitements: enrichissement
et fusion le point M indique donc le prix minimum qui corres-
pond à la teneur Ncomprise entre 3o et 35 0/0. Dans chaque cas
RÉSULTATS OBTENUS AVEC LE FOUR CÔTE ET PIERRON. — On jugera particulier, la teneur la plus avantageuse du minerai à fondre sera
des résultats que peut donner une installation importante du pro- indiquée par ce graphique très simple à établir, principalement en

Zn.
cédé Côte etPierron, d'après l'exemple suivant, relatif à la fusion fonction du prix de l'énergie électrique.

Pb.
d'un wagon de minerai. En 72 heures, on a fondu 956o kilogr. de Des ateliers de préparation mécanique sommaire, coûtant

Humidllf-1,o4
blende avant la composition suivante : 60000 francs au plus, suffi-
°
0
ront pour enrichir le minerai

Si02.
38,80 à la teneur qui convient au
2,63 four électrique, et les mines
Fe203 10,86 n'auront plus à supporter les
S
7,34
AM)3
(total)
C03Ca
MgO.
12,48
21,12
5,67
frais d'établissement de lave-
ries perfectionnées.
Les minerais fondus com-
portent une proportion im-
2,34
Divers (par différence) 1,72 portante de blendes fluorées,
FIG. 13. Courbe des prix d'enri- pauvres zinc, mais
TOTAL 100,00°/o — assez en
chissement et de fusion des minerais d'une teneur relativement
A ce minerai, on a ajouté 2970 kilogr. de limaille et tournure de zinc par voie électrothermique élevée enfluor (plus de 3 0/,,).
de fer et 45o kilogr. de fondant. L'énergie électrique totale con- (d'après M. Côte). On sait que, même à 1 °/o
sommée aux bornes basse-tension du transformateur a été, d'après de fluor,*ces minerais sont
le wattmètre enregistreur, de 16 285 kilowatts-heure. inutilisables quand on emploie les procédés thermiques usuels, bien
On a retiré du four, au total, 2810 kilogr. de zinc fondu à
99,06 ° et 538 de crasses à 34,72 ° de zinc métallique. Ces
qu'ils constituent de puissants et nombreux gisements.
Ces résultats permettent d'établir le prix de revient ci-après des

-.
0 0
crasses sont repassées en addition aux charges du four, lorsqu'on
fond certains minerais plus pauvres et de gangue différente. :
frais de fusion par tonne de minerai cru, à une teneur comprise
entre 34 ° 0 et 38 o Zn
Le poids du sulfure de fer et des laitiers coulés ensemble a été
de 9370 kilogr. et ces laitiers n'ont donné à l'analyse qu'une
Énergie électrique: 2 3oo chevaux-heure, à
5o francs le cheval-an
1

Fr. i3,3o
teneur en zinc de 1,850/0. Le métal obtenu contient 0,07 ° o de Amortissement et entretien des bâtiments, des
fer, 0,81 de plomb et 0,06 °/o d'impuretés di verses. L'électrode
a perdu 110 kilogr. de son poids, ce qui correspond à une usure.
de 12 kilogr. par tonne de minerai.
Cet exemple représente la marche moyenne du four. Celui-ci
traite par 24 heures 3 200 kilogr. de minerais crus, avec une con-
:
fours et de
Electrodes
place
l'outillage.
12 kilogr. à 485 francs la tonne,
pièces mises en
Fer réactif récupéré du sulfure de fer, l'opéra-
tion étant partiellement payée par la vente
12

5,80

sommation d'énergie électrique de 1 700 kilowatts-heure par du soufre 4,25


Main-d'œuvre (fours et service général de
tonne, soit96 chevaux par tonne de minerai et par 24 heures.
D'aprèsleschiffres précédents, la perte totale en zinc ressort à
11 °/o environ, en y comprenant celle qui se produit au cours de
:
l'usine): 17 heures d'ouvrier à o,45
Frais généraux comptés à 100000 francs dans
une usine fondant 20000 tonnes par an
7,65
5
la récupération du métal contenu dans les crasses. Cette perLe est
TOTAL. Fr. 48,00
encore de l'ordre de celles que l'on constate en moyenne dans le
plus grand nombre des usines des types belges et silésiens mais
comme elle a subi une réduction ininterrompue depuis le début de
; ;
Il faut fondre 2 900 kilogr. de minerai à 38 °/0 pour produire
1 tonne de
métal les frais de fusion, amortissements compris,
la mise en marche de l'installation d'Ugine, on est fondé à croire sont donc de :
qu'elle diminuera encore avec l'expérience delà main-d'œuvre dans 48 X 2 900 == 1 4o francs par tonne de métal.
là pratique industrielle.
Deux hommes suffisent au service de deux fours, même avec un De ce qui précède, il résulte que ce procédé, employant de l'énergie
outillage mécanique très rudimentaire, pour la préparation des à 5ofrancs le cheval-an, réalise 1Un prix de fabrication de la tonne
charges, l'évacuation des laitiers, etc. D'autre part, l'entretien des de zinc assez sensiblement inférieur à celui qu'on obtient dans les
;
appareils nécessite peu de frais seuls, le pisé et la voûte de la usines thermiques les plus modernes brûlant du combustible à i5
ou 18 francs la tonne. Le four électrique nécessite un nombre
cuve A (voir fig. 12, page 145 du précédent numéro) accusent une
usure, mais qui est très peu apparente après un mois de service
continu.
Au point de vue du meilleur pourcentage en zinc à adopter pour
anglaises ou silésiennes ;
d'ouvyers moindre que les fours à cornues des fonderies belges,
ces ouvriers peuvent être rapidement
formés dans n'importe quelle région. Enfin, les frais de premier
le minerai, on a constaté que le four électrique alimenté par un établissement des fours électriques, à égale capacité de production,
courant à 5o francs le cheval-an donne le même prix de revient sont moins élevés que ceux des fours à charbon.
que les fours belges, si l'on traite du minerai à 45 0/0. Avec du Dans ces conditions, on pourra exploiter, avec des résultats
courant à bon marché, il fond, dans des conditions encore plus rémunérateurs, même si les cours du zinc sont très bas, des mines
satisfaisantes, des minerais dont la teneur est inférieure à 45 ° ; jusque-là inexploitées, parce qu'on aurait dû payer 4o francs de
o
il suffit, dans la plupart des cas, que la teneur soit comprise entre transport pour expédier à Hambourg ou Swansea leur minerai
3o et 35 °/0, comme la pratique l'a démontré. Or, l'enrichissement enrichi à 5o 0/0' alors qu'on ne paiera plus que quelques francs
d'un minerai pauvre est difficile et onéreux si on le pousse jusqu'à pour livrer le même minerai à la teneur de 35 °/o à la fonderie
50 °/0, tandis qu'il sera simple et peu coûteux si on l'arrête à 30 voisine. Il convient, cependant, d'ajouter que l'usine devra payer,
ou 35 0/0. - pour expédier son zinc sur les marchés de Londres, d'Anvers ou
Le graphique ci-après (fig. i3) indique nettement l'intérêt qu'il du Havre, des prix de transport supérieurs à ceux que paient les
peut y avoir à suspendre l'enrichissement avant d'atteindre la usines belges ou silésiennes ; toutefois, cette dépense sera compensée
teneur marchande. La courbe AB, qui représente la variation du par l'abaissement du prixde revient du traitement métallurgique,
prix de la fusion au four électrique, par tqnne de métal extrait, dû au bon marché du courant électrique et au peu d'importance
montre que les frais de fusion sont d'autant plus élevés que le des frais de premier établissement.
En résumé, le traitement électrothermique des minerais de zinc
minerai est plus pauvre. La courbe CD, qui représente, d'autre
part, le prix de revient de l'enrichissement rapporté à la tonne de présente les avantages suivants:
10 Possibilité d'établir des fonderies dans des régions dépourvues
(1) Voir le Génie Civil des 17 et L 1918
21, aoù (t. LXXIII, nos 7 et 8, p. I24 et 141).
de combustible et très riches en minerai de zinc, avec frais de
des usines munies d'abord dans cette dernière desmatières quelconques inertes, de
moindres dans le cas
premier établissement que manière à chauffer le condenseur M à la température nécessaire,
le mélange réducteur. L'opération
de fours à cornues;
20 Réduction des pertes de métal qui, le
avec four électrique
valeurqu'elles
des mine-
au puis
est
on introduit
conduite de
le
telle
minerai
façon
et
qu'il n'apparaisse que très peu de zinc
la moitié de la
pied de la mine, n'atteignent pas dans les flammes brûlant à l'extrémité du condenseur. Après
fours belges recevant conditions, le métal recueilli
peuvent représenter
rais à fort enrichissement
30 Main-d'œuvre simplifiée et
;
dans le cas des

pouvant se recruter facilement


12 heures
représente
de fonctionnement
86.49 0/0 de la
dans
quantité
ces
de zinc introduite dans
sous forme de minerai.
le four

parmi les paysans des régions montagneuses; du et


minerai La dépense d'énergie est
considérable des frais de transport de 4ooo kilowatts par
4° Réduction faible teneur, puis-
l'indus-
facilité d'exploitation de nombreuses mines a tonne de concentré de
l'état actuel de
santes, mais à peu près inexploitables dans zinc à 5o
trie du zinc. En vue d'étendre ces
essais à l'industrie, Peter-
Procédé
réaction
et
modifications
fours Peterson.
que dans le procédé
- Côte
On
et
utilise,
Pierron,
en principe, la même
maiscondensation
avec quelques
des son a construit un
sième four (fig. 16)àélec-
troi-

dans le traitement et le mode de métalliques trodes inclinées E, serrées


zinc. En de récupérer les éléments contre les parois du four
vapeurs de vue enatmosphère
argent),on réductrice,
cherche
plomb,
joints au zinc dans le minerai (cuivre, par des joints en amiante
à effectuer la réaction à haute température
à la d'alliages
partie de
inférieure plomb. du La figure
creuset 14
sous
-
FIG.15. Four Peterson
à condenseur horizontal.
f. La charge, dans ce four,
réalisée l'aide d'une
ces éléments se retrouvant est à
forme de matte de cuivre ou trémie et d'un bouchon m
représente le schéma du fait d'un morceau d'électrode. La partie inférieure de la sole s est
premier four expérimenté. comblée avec des minerais de zinc siliceux. Les condenseurs c sont
La charge consiste, com- entourés de chambres à air e qui permettent de régler leur tempé-
il été dit, en un rature. La scorie et la matte sont retirées du four par le trou de
me a
mélange de blende et de coulée t. Cet appareil a pu fonctionner normalement durant 3o jours
fer. L'appareil est ali- cinq arrêts seulement. Le zinc condensé par ce système est
avec
menté par du courant remarquablement pur et titre de 99,3 à 99,80/0.
continu et absorbe envi- La marche du four ne présente aucune irrégularité et permet de
kilowatts avec une couler, toutes les 12
ron 4 heures environ, la sco-
intensité de 4o à 5o am-
pères. La fusion est com- rie et la matte. Il ne
plète au bout de 3 heures
obtient
;
matte FIG. 14. - Four Peterson à résistance. présente d'autres in-
convénients que ceux
on une
°/o 0/o duzinc observés dans les fours
renfermant de 1 à 2globiles deplomb,tandisque 95 g5 0/ du zinc
de zinc avec de petits
de la blende se condensent sous
Le four possède une
formedemétal
électrode
ie
verticale
mobile
mobile
et E
E et
une
une rioration
peut
est :
ordinaires et sa dété-
faible
fonctionner plus
il
canaux c.
électrode fixe en fer F. condenseur
d forme de six mois sans néces-
l'emploi d'un ,, con enseur en
Cet appareil a été modifié par et 33 centimètres de siter de grosses répara-

une
;
de tube en fer de 25
longueur il
de ses parois
à millimètres
ameurait l'intérieurdu
latérales, sortait
d'une
de

à
diamètre
four
l'air
heure
et,
libre.
de
apres
Ce
è
r j ayoir
avoir
dispositif
marche, temps
traversé
permet
néces-
tions et, d'après l'in-
venteur, on peut cons-
truire de puissantes
unités avec emploi
de condenser du zinc au bout la température de condensation des
saire pour amener le tube a
que, pour
condenser
d
con enserle le FIG. 16. — Four Peterson à électrodes d'un plus grand nom-
il
vapeurs
zinc métalliques L'expérience montre
soinla ue,température.L'emploi inclinées. bre d'électrodes; n'y
succès, il faut contrôleravec chaud à l'autre, a aucune raison pour
avec limites
froid à varie
une extrémité et
d'un long tube condenseur, la plus favorable que l'on ne puisse arriver à faire fonctionner des fours de 25 à 3o
la zone
permet de voir dans quelles tonnes aussi facilement que ceux d'une tonne.
à la condensation. de bons résultats Peterson a appliqué ces différents appareils au traitement des
condenseur donne qui, le sait, renferment,
En partant du four froid,d'opération;ce quand il commence à minerais zincifères de Montana comme on
mais
pendant plus d'une heure donc considéra- outre une certaine quantité de plomb, des métaux précieux (or,
devenir trop chaud, la zone de de
condensation se trouve
surface suffi- argent) qu'on peut recueillir ensuite de la matte résiduelle. De là,
lui donner une
blement réduite. Il convient le
enoutre,que zincnedoitpasêtre les modifications apportées successivement au premier four en vue
santé. L'expérience montre, avant d'être d'obtenir un rendement satisfaisant.
de vapeur
maintenu trop longtemps sous
forme Yoici quelques analyses de scories montrant comment peut varier
condensé. F0"*1®'bleêtre méthode
sembleêtre
les
de la griller d'abord le degré d'élimination du zinc
plus économique :
D'après l'auteur du de les griller d'abord
traiter les concentrés de zinc certaine quantité ZINC
pour
desoufre
pour
La
les transformer en
réaction à unematte
la pourformer la
plus
de soufre pour former une
oxyde,
satisfaisante
rnatte
mais en
ce
laissant
destinéepoint
une
retenir les autres
à deserail suivante :
métaux.
su i vante:
SCORIES CUIVRE FER INSOLUBLE ARGENT OR

2
Fe2O3+3C+ ZnS=2Zn+2FeS+3CO.
N-1.0,30121. 0
(onces) (onces;

La majeure partie du
tandis que le zinc existant à
l'étatde
réduction
réduite par le charbon,
zincdÀel'nvvyde est
sulfure
du
est réduit
sesquioxyde
par le fer
de fer par
K<.
N.
1,6
N03.
5)5
8,5
0,
1
A
0,1;)

J
0,38
19,2
22,9
J
23,5
i 4,1
2,1
16,1

0,01

L===
Traces
66,2
o7,5
45,5
44,4
1,2
0,6
Traces
Traces

mis en liberté lui-même par


le charbon. dispositif^fig.]acementindiqué, d es en graphite, essaye fut
l'une
^============ ======= J

électro
Un autre Fayant
i5) l'emplacementindiqué,futessayé Four Thomson-Gerald. — Nous avons vu précédemment que la
mobile E et l'autre fixe deschangementsamélioratifsquepouvait réaction entre le sulfure de zinc et le fer ne paraît complète qu'à
compte
pour se rendre ditlere 8. Celui-ci, M. enargile, est entouré une température très élevée. Imbert a reconnu toutefois qu'elle
apporter
se un
rendre
condenseur
charbon
compte quedebois la pyromètres
A.L'emploi de vapeurs
condensation permit peut avoir lieu à une température relativement basse (i ooo à
de poussière de de zinc iooo), si l'on dissout la blende (6 parties) dans 1 partie d'un
des se i
la d'oxyde de fer et 3 de sulfure de fer. Ce mélange
de se ren d re com p te que
giol, de
chambreDans ce four,
environ. u
la charge
ch arrWe
arri.ve mélange de i
produit entre au fond
9200 et fusion 1. On introduit forme un bain très fluide et la réaction se produit facilement et
directement de la *
complètement. Le zinc se dégage en partie à l'état de vapeur, comme nages de l'Illinois (États-Unis), mais se servant, l'une de cornues
dans le procédé ordinaire, mais reste aussi partiellement à l'état de distillation et l'autre d'un four électrique.
fondu. On obtient un laitier contenant toute la gangue de la blende En supposant les frais de premier établissement de 2 millions
et une matte de fer qui, grillée, peut être utilisée comme minerai environ dans le premier cas, on trouve une différence insensible
;
de fer il s'élimine aisément du four par un trou de coulée. avec l'emploi de l'énergie électrique dans le second cas. Les frais

kilowatts ; ;
Après plusieurs essais, Thomson et Gerald ont, en 191 imaginé
un four à résistance à voûte chauffante sa puissance était de 150
il a fonctionné plusieurs mois à Hohenlohehütte (Haute
l, de traitement dans une usine à cornues moderne sont de 20 francs
;
environ par tonne de minerai cru ils peuvent être abaissés à
15 francs dans une fonderie électrique par suite des dimensions
Silésie) et a donné des résultats satisfaisants. Un pareil four peut plus restreintes des appareils et de leur moindre éloignement les
marcher sans interruption-'pendant deux mois. uns des autres. Dans le tour électrique, il est facile de ne pousser
le grillage que jusqu'à une teneur de 60/0 de soufre et les résultats
Four Snyder. — Ce four, qui date de 1908, est surtout destiné sont aussi satisfaisants qu'avec 1 ° o et les cornues de distillation.
Avec le four à récupération, on consomme par tonne de minerai
au traitement des minerais de zinc et de plomb (blende plombifère
ou galène zincifère). On en a installé récemment plusieurs unités à cru de 2 000 à 2 5oo kilogr. de charbon dont 3oo kilogr. sont
Nelson (Canada) pour le traitement des galènes zincifères 10 Zn) ( employés pour le grillage. Avec le four électrique, le traitement
de Slocan. Le minerai est d'abord réduit par grillage 8 °jo environ
de soufre, puis additionné de coke (ou charbon de bois) et d'un
fondant (chaux ou fer) en proportions convenables pour donner
à :
d'une tonne de minerai cru nécessite 1 200 chevaux-heure, ce qui
correspond à goo kilogr. de charbon le grillage exige 150 kilogr.,
soit un total de 1 o5o kilogr.decharbon ou la moitié du chiffre
une scorie se formant à température élevée e). Cette scorie est à précédent, d'où économie de 1 tonne de combustible par tonne de
haut pourcentage de chaux et de silice et ne retient que des quan- minerai cru.
tités insignifiantes de zinc. Dans une usine à cornues, on compte 4oo kilogr. de charbon de
La charge est introduite dans le four (fig. 17 et 18), qui està réduction par tonne de minerai cru. Le four électrique ne nécessite
cuve et de forme rectangulaire, de manière à s'entasser autour de que 100 kilogr. Dans ce dernier, la réduction est facilitée par la
présence du fer. L'inventeur estime qu'avec un minerai à 5o°/o
l'électrode verticale E. La partieinférieure du creuset est remplie
de plomb fondu i qui constitue la seconde électrode du four dans
ce but, un conducteur E' plonge dans ce métal et, d'autre part, est
; de zinc exempt de chaux, on devra ajouter 8 ° de fer. Si le mi-
o
nerai contient du plomb, on peut l'en extraire, d'où la possibilité
relié à la seconde borne du circuit électrique. La zone de chaleur d'une concentration mécanique plus grossière. Avec des concentrés
maximum se trouve à 3 de plomb, on peut obtenir à la fin de l'opération 2,5 ° de
0
dans le voisinage ce métal.
de l'extrémité infé- En résumé, Snyder estime que l'emploi de la méthode électro-
rieure de l'électro- thermique, appliquée d'après son procédé, permet de réaliser une
de E. C'est en ce économie totale de 5o francs environ par tonne de minerai cru.
point que s'effectue D'après les résultats actuels, il semble que le succès du traite-
la réduction du mi- ment électrothermique des minerais de zinc est lié plus à la façon
nerai. Le plomb de conduire le four électrique à zinc qu'à la recherche ou à la
isolé s'écoule dans découverte de procédés nouveaux de fabrication. Il est probable que
le creuset, d'où on cet appareil a un caractère assez général, de même que le four soufflé
le retire de temps pour le minerai de plomb. Quand on aura soigneusement étudié
la façon d'en conduire un pratiquement, on pourra vraisemblable-
en temps, tandis
que la scorie de- FIG. 17 et 18. -Coupes longitudinale ment en tirer un parti économique, et le même appareil pourra être
meurée fluide au- et transversale du four Snyder. appliqué alors pour des méthodes de traitement différentes sans
tour de E se soli- grandes variations dans les rendements obtenus.

rieur;
dilie peu à peu autour des canaux a
à refroidissement d'eau inté-
elle forme donc pour ces canaux une sorte de brasque. Traitementdes déchetsdezinc commercialimpur. — Il est facile
Quant à l'oxyde de carbone dégagé, il s'échappe à travers le mine- d'obtenir par condensation, dans le four électrique, du zinc à peu
rai, vers le haut de l'appareil où on peut le brûler. Les conditions

;
sont d'ailleurs telles que ce dégagement gazeux ne peut se faire
que dans une certaine mesure par suite, une pression relativement
élevée règne à l'intérieur de la masse du minerai.
Le zinc peut ainsi se condenser sur les parois externes des
Plomb.
Zinc.
près pur en partant de déchets tout-venant de ce métal. Voici. en

dosés.
Fer
:
effet, la composition de déchets ainsi traités
2
6,5
85,5

Fer.
Non 6,0
canaux a, au-dessous desquels il s'écoule à l'aide des décharges b,

Plomb0,666°/
puis par le trou d'évacuation m. La vapeur de zinc qui tend à Aprèsfusion et volatilisation au four électrique, le métal avait la
s' échapper avec l'oxyde de carbone se condense à l'état de poussière :
Zinc.
composition suivante
dans la masse du minerai en raison de sa température plus basse
qu'à l'extrémité inférieure de l'électrode E. Mais elle se vaporise Cadmium o,io5
0

à nouveau à un certain moment. La quantité de gaz augmentant 0,024


de plus en plus, il existe un moment où sa teneur en zinc est 99,2o5
suffisante pour que le métal se condense à la base de a, puis coule
dans les décharges b. Ces chiffres montrent que le four électrique convient très bien
A la suite d'essais méthodiquement suivis, à l'aide de minerais au traitement des déchets contenant en quantité notable du plomb,
de zinc provenant de la Colombie anglaise, l'auteur a été amené à
du fer, etc. Il permet de rivaliser avantageusement avec la méthode
des cornues, généralement employée. Pour cet usage, les cornues
comparer les frais de traitement dans le cas de deux usines produi- sont du reste d'une capacité trop petite, les plus grandes contenant
sant 20000 tonnes de zinc par an. Il les suppose placées dans des
conditions économiques semblables dans la région des charbon- au maximum 5ookilogr. de métal; elles sont de plus très coûteuses

(1) Le minerai de Slocan renferme généralement en quantité suffisante les éléments


;
et grèvent le prix de revient de 25 à 4o francs à la tonne et même
davantage si leur entretien n'est pas soigné enfin, elles ne per-
mettent pas de traiter les déchets de zinc trop impurs. Le four élec-
nécessaires à la formation d'une scorie fusible, c'est-à-dire la chaux, le fer et la silice. trique à arc ou à incandescence est beaucoup plus économique,
Toutefois, la production d'une bonne scorie étant essentielle, il convient de veiller à ce
que la teneur en fer soit au moins égale à la moitié de la teneur en silice. Il est très opère rapidement, et contrairement à ce qu'on pense généralement,
souvent facile de satisfaire à cette condition, si on traite des blendes grillées, la blende permet d'obtenir le zinc à l'état métallique avec une très faible pertp
;
étan presque toujours mélangée et même combinée au sulfure de fer il suffit alors de
ne pas pousser très loin l'enrichissement mécanique, assez difficile, d'ailleurs, dans ce sous forme de poudre bleue (mélange de Zn et ZnO).
cas. On peut également traiter des minerais riches en chaux, pourvu qu'à celle-ci corres- Les vieux aluminiums ou les alliages de ce métal et de zinc
ponde une quantité de silice suffisante pour la faire passer tout entière dans la scorie.
Ces conditions peuvent être réalisées en mélangeant les minerais grillés de diverses ori-
peuvent également être traités par voie électrothermique par suite
gines, ou en ajoutant au lit de fusion les fondants qui manquent. Ces avantages se de l'inégale volatilité des deux métaux. On élève lentement la tem-
traduisent souvent par la Suppression des pénalités qui frappent les minerais de zinc à pérature entre 9500 et 1200°, puis on la maintient pendant deux
teneur trop élevée en plomb ou en chaux et par la possibilité de vendre des minerais de
plomb très zincifères qui, autrefois, étaient refusés par les métallurgistes. heures environ à 1 200°. Le zinc distille et, dans l'aluminium res-
tant, c'est à peine si l'on peut
ses réactifs les plus sensibles.
déceler
Au lieu
la

chauffer jusqu'à 1 3oo ou 1 4oo°; la durée de


présence du zincenutilisant
de s'arrêter à 1 2000, on peut
l'opération est nota-
comportent :
Ces sous-produits sont de diverses natures. Les déchets cuivreux
les fumées et les poussières des fonderies de cuivre, le
métal resté dans les crasses des creusets à fondre et les sables de
fonderies, les tournures et les rognures d'ateliers, les poussières
blement diminuée.
Dépôts électrothermiques
de fer et d'acier sont
de zinc (électroshérardisation).
généralement galvanisés en leur
- Les fils
faisant tra-
produites par les meules à ébarber et les disques à polir, la
mitraille de cuivre rouge étamée et la mitraille non étamée, les
écumages au moment de la coulée des alliages de cuivre, les
four à recuire tubulaire de grande lon- sous-produits de l'usinage des laitons et des bronzes, consistant
verser successivement: un chlorhydrique; du chlorure
d'acide surtout en quantités importantes de copeaux sous forme de
gueur; une solution décapanteammoniac et de glycérine; un bain
:
a
de zinc ou une mixture de sel petites particules dénommées buchilles, les chutes et déchets du
de 5oo" environ des frotteurs formés laminage et de la tréfilerie du cuivre et du laiton.
de zinc fondu à la température
serrés des vis verticales. Les fils revien- Les déchets de zinc sont constitués par des résidus de fonderies,
de bourrelets d'amiante par
nent à travers de l'eau jusqu'à un cadre récepteur. le recuit est imparfait;
le zinc volatilisé, les rognures de zinc, les débris de couverture en
Ce procédé a plusieurs inconvénients: 10 zinc, les déchets de fer galvanisé et les résidus zincifères de toute
absorption d'hydrogène qui durcit la
2° le bain acide produit une nature.
surfaceetamène ensuite des corrosions en empêchant la for-
Comme déchets plombeux, nous envisagerons les poussières et
du fer; 30 le fondant entraîne les fumées de plomb, les chutes de planches, les vieux tuyaux, les
ou la combinaison du zinc et fer, emprisonnant ainsi des
mation de poches entre le zinc et le vieux accumulateurs, les déchets de tôle plombée.
facilitent la corrosion; 40 le passage aux frot- Les déchets d'aluminium comprennent la mitraille, les tour-
traces de chlorure qui l'enduitdezinc
teurs détruit ces poches et laisse des surfaces ou nures, les rognures neuves d'aluminium et des alliages connus
plus moins charge
n'est plus adhérent;50enfin, le zinc déposé est ou sous les noms de duralumin, les poussières de bronze d'aluminium.
de fer et. par suite, s'écaille plus facilement; il est moins résistant La récupérationdel'étain conduira à l'examen des nombreux
à l'humidité et aux agents destructeurs. procédés proposés ou réalisés en vue de l'extraction de l'étain des
électrothermique Sang, qui date de 1909 et déchets de fer-blanc.
Le procédé
donné le d'électrocémentatwnoudelectro Pour l'antimoine, nous signalerons le traitement des déchets de
auquel son auteur a nom l'électricité pour
shérardisation, a son originalité dans l'emploi de plomb antimonieux, des scories ou crasses antimonieuses provenant
Le four utilisé pour cette application est des fours à réduction, ainsi que des oxydes provenant des fours à
chauffer le fil à galvaniser.
intérieurement de matériaux réfractaires. On le oxydation volatilisante.
en fer recouvert charbon broyé et d'oxyde de Enfin, nous indiquerons les moyens chimiques et électro-
remplit par le haut d'un mélange de
zinc. Le fil, enroulé

galets
primitivement
et passe sur des
nières que
de bobines,
galets de
c'est-à-dire
sur
contact
que
des

de
en
bobines,
laiton
fils
;
pouvant
il
quitte
y a
être
ces
autant
der-
de
traitésà
chimiques susceptibles d'être envisagés lorsqu'il s'agira de séparer
le cuivre, le nickel, le zinc, l'étain des tôles recouvertes de ces mé-
taux ou d'alliages de ces métaux.
galvanisés, les 61s s'enroulent sur des bobines récep-
la fois. Une fois
nombre de 35 environ, en lignes parallèles, et Récupération et utilisation des déchets de cuivre et de ses principaux
trices; ils sont au
leur marche s'effectue à raison de 3o mètres à la minute. alliages. — EMPLOI DES REJETS DES ANCIENNES LAVERIES. — Nous ne
fonctionnement du four, les phases de l'opération ferons que signaler l'immense progrès réalisé dans la préparation
Pendant le rapidement
du courant, le fil est mécanique des minerais de cuivre, par la substitution partielle,
sont les suivantes: sur le passage les matières grasses
porté au rouge cerise; à cette température, aux anciens procédés d'enrichissement par lavage, des procédés de
recouvrir sont volatilisées, les battitures ou la rouille flottage dans lesquels le minerai pulvérisé est placé en présence
pouvant le dégagent. En même d'huile qui enrobe les particules de sulfure en les rendant non
réduites par le charbon et les gaz occlus se
pénètre forme de vapeurdezinc mouillables par l'eau, tandis que les particules de la gangue ne
temps, l'oxyde de zinc réduit sous
dilatés la chaleur, et quand la tempe- subissent aucune action de la part de l'huile et restent, par consé-
dans les pores du métal par lente-
à surface. En revenant quent, mouillables par l'eau (1). Si le minerai ainsi préparé est
rature baisse, le zinc se condense sa du four, le fil est complè- introduit à la surface de l'eau, les particules de sulfure enrobées
ment à sa température initiale en sortantde l'argent électrolytique d'huile flottent seules et la gangue s'immerge. Lorsque le minerai
tement recuit et l'enduit a la couleur
fraîchement déposé. Ses qualités
formé pendant cette opération
absorbé de très faibles quantités
;
tiennent
on
de
sait
zinc
surtout
en effet
résiste
à

a
que
l'alliage fer-zinc

la
le fer qui
corrosion et à
a
est introduit au fond de la cuve, il suffit de produire des bulles
d'air ou de gaz carbonique à l'intérieur de la cuve pour que les
particules huilées viennent flotter, et ces bulles remontant à la
surface du bain servent ainsi d'ascenseur aux sulfures.
l'action d'une solution dacide chlorhyrique. divisé n'est
est
de charbon ifnement Ce procédé d'enrichissement est, d'après MM. Sommaire et
Le mélanged'oxyde de zinc et
Mensier (2),un des plus grands progrès concernant le cuivre, puis-

i
convient donc de laisser la chaleur s'emmaga-
pas conducteur; il celui-ci ait une températurecons- qu'il permet d'extraire jusqu'à 96 ° de cuivre de minerais
siner dans le four jusqu'à
tante, voisine du point de
ce que
réduction de 1
l'oxyde
oxyde. On peut ensuite
de zinc sur la pous-
à teneur de moins de 1 0/0' en
0
rejetant des stériles à
Grâce à ce progrès, des amas considérables de rejets des anciennes
o,
mettre le fil en marche.
sière de zinc est de ne pas
L'avantage
nécessiter
de
un four imperméable à air i , laveries sont repris et utilisés par ce mode de traitement.
revêtement de zinc métalliquepur
de plus, sa réduction donne un
les couches sous-jacentes CAPTATION DES FUMÉES DE FONDERIES DE CUIVRE. On sait que,
distilléquis'allie complètement avec —
de fer. sous le nom de fumées des fonderies de cuivre, on comprend à la
Jean ESCARD, fois les poussières de minerais ou de produits traités entraînés
Ingénieurcivil, Lauréat de l'Institut. mécaniquement par le tirage, et les particules beaucoup plus fines
de sels formés dans ces opérations, tels que sulfates, arséniates,
acide arsénieux, sulfures d'arsenic, certains d'entre eux se subli-
MÉTALLURGIE mant dans les fumées si on les refroidit.
Ces fumées sont accompagnées de gaz sulfureux et sulfurique
qui ne peuvent être enlevés que par traitement chimique pour
RÉCUPÉRATION ET L'UTILISATION l'acide sulfurique.
LA
aluminium
des déchets de cuivre, zinc, plomb, étain,
et de leurs alliages. principaux :
La captation des fumées peut être réalisée par trois procédés

IoLe procédé par chambre de dépôt à fils suspendus ;


Génie Civil des 6 et 13 avril der-
Nous avons exposé,
niers, quelques-uns des
dans le
procédés de récupération d'utilisation
élaborant
la
et 20 Le procédé des chambres à sacs;
3° Le procédé par précipitation électrique.
des déchets produits dans les usines sidérurgiques
l'acier, dans les fonderies de ces métaux et dans Procédé des chambres de dépôt à fils. Les chambres de dépôt
fonte, le fer et —
leur usage. Nous sommes donc amené à envisager les sous-pro- par ralentissement suffisantdu courant gazeux, sans fils suspendus,
résidusdesindustries métallurgiques et ateliers de cons-
duits et Voir au sujet du flottage le Génie Civil du 13 juiilet 1918 (t. LXXIII, no 2, p. 32).
principaux autres
truction mécanique élaborant et utilisant les
(1)
Rapport au Congrès général du Génie Civil de mars 1918 sur l'état actuel de la
(2)
métaux ou leurs alliages. métallurgie et de l'industrie du cuivre et de ses alliages, page 252.
ne sont efficaces que si la vitesse du courant gazeux est réduite à RÉCUPÉRATION DES VAPEURS DANS LES ATELIERS OU L'ON FOND LE
im 20 par seconde, ce qui exige des dimensions de chambres consi- CUIVRE ou SES ALLIAGES.— Le cuivre et la plupart de ses alliages
dérables et d'énormes dépenses de premier établissement. Aussi, réclament, pour la fusion, une température assez élevée, tempéra-
a-t-on été amené à employer le système de chambres à fils sus- ture qui provoque la formation de vapeurs métalliques plus ou
pendus, qui présente d'abord l'avantage de permettre non seule- moins denses, dont l'action nocive s'ajoute à celle des gaz provenant
ment un courant de 6 à 7 mètres de vitesse par seconde et, par du combustible employé pour les fours. Leur ventilation est d'une
conséquent, des chambres à section beaucoup moindre, mais en nécessité indiscutable.
outre de provoquer, grâce au refroidissement par les fils, la con- M. Boulin décrit, dans une note publiée par le Bulletin de l'Ins-
densation et le dépôt des fumées. Par l'emploi de parois et de toits pectiondu Travail et de l'HygièneIndustrielle(l),l'installation réalisée
minces, on augmente le refroidissement des chambres. dans une fonderie de cuivre d'Arnsberg. Au-dessus des moules M
Voici, d'après MM. Sommaire et Mensier, quelques éléments de (fig. 1) disposés en cercle, vient se placer une hotte mobileH reliée à
l'installation considérable faite aux usines de Great Falls, où sont un appareil d'aspiration V. Le mouvement de cette hotte, pourvue
traitées 4ooo tonnes de minerai par jour :
Le courant gazeux est de 4oooo mètres cubes par minute. Pour
1 000
mètres cubes, la section est calculée sur une vitesse de 2M 60
par seconde, en ne tenant pas compte des fils; le nombre de fils
suspendus est de 10000, de 3mm 1/2, espacés de 5 à 6 centimètres,
et la section du conduit allant des chambres à la cheminée s'obtient
en divisant la section de la chambre par 3,5 environ.
Les chambres ont deux compartiments longitudinaux isolables.
Leurs parois sont en briques perforées afin d'activer leur refroidis-
sement. Le secouage des fils est réalisé au moyen de cadres les
prenant à demi-hauteur et actionnés de l'extérieur.
Procédé des chambres à sacs. dans
— Les fumées, après passage
les chambres de dépôt, passent à travers des sacs en coton ou en
laine qui retiennent ce qui ne s'est pas déposé dans les chambres. Ces
sacs, utilisés surtout pour les fumées des usines à plomb et à zinc,
le sont beaucoup moins dans les fonderies de cuivre, car elles FIG. I. — Installation pour la récupération des vapeurs de cuivre.
exigent une neutralisation préalable des gaz sulfuriques qui, sans
cela, amènent la détérioration rapide des sacs. Cette neutralisation d'un contrepoids L, est assuré par un roulement à billes. L'aspira-
se fait, soit en mélangeant aux gaz les produits gazeux chargés tion est réglée par le registre R et la quantité d'air aspirée par
d'oxyde de zinc provenant du grillage du minerai de zinc, soit par minute est de 70 mètres cubes. Les creusets contenant le métal en
traitement à la chaux; elle est inapplicable aux gaz de grillage trop fusion sont transportés à l'aide d'une grue fixée au mur m.
chargés d'acide.
Procédépar précipitationélectrique. — Le procédé par précipita-
Dans la fabrique de câbles de l'Obersprée, à Potsdam, le creuset
contenant l'alliage en fusion n'est plus amené vers les moules
ceux-ci, au contraire, à l'aide d'un chariot à rails, viennent vers le
;
tion électrique consiste à faire traverser au courant gazeux, à une creuset pour y recevoir le métal en fusion. Le mouvement de bas-
vitesse de 2 à 4 mètres à la seconde, un réseau de barres chargées cule du creuset est commandé de loin par l'électricité et un puis-
d'électricité positive, afin que les poussières et fumées viennent se sant ventilateur entraîne les vapeurs qui se dégagent.
déposer sur d'autres barres chargées d'électricité négative et placées
dans une chambre d'environ 75 mètres cubes pour 1 000 mètres CAPTAGE DES POUSSIÈRES CUIVREUSES DANS LES ATELIERS D'USINAGE
cubes de courant gazeux par minute (1). MM. Sommaire et Men-
DU CUIVRE ET DE SES ALLIAGES. — Les travaux de dessablage, d'ébar-
sier estiment que ce procédé par précipitation électrique trouvera bage, de polissage et d'avivage des pièces de cuivre, de bronze, de
des applications pour certaines fumées particulièrement riches en
métaux précieux et dans des localités à bas prix de force motrice.
Utilisation des fumées des fonderies de cuivre. — Les gaz sulfureux
des fumées sont transformés en acide sulfurique utilisable, soit
pour des traitements de minerai par lixiviation, soit par des
usines voisines employant l'acide, telles que les usines de super-
phosphates ou les raffineries d'huiles.
Les poussières recueillies et soumises à la lixiviation ou au gril-
lage agglomérant et traitement par voie ignée fournissent une
quantité très appréciable de cuivre qu'il serait antiéconomique de
laisser perdre.

RÉCUPÉRATION DU ZINC, DU PLOMB, DE L'ARSENIC ET DE L'ANTIMOINE


DES SCORIES OBTENUES DANS LES USINES DE CUIVRE. -
breveter, le 23 juin 1908 (brevet français n° 392.422), le procédé
M. Witter a fait
FIG. 2. — Installation de captage des poussières dans un atelier
ci-après: de polissage.
On charge de charbon ou de coke concassé une sorte de four

;
cubilot, pourvu en haut d'une prise de gaz et d'un dispositif pour
introduire les scories en fusion cette masse en fusion traverse de
haut en bas le coke incandescent; le zinc et autres métaux volatils
laiton et autres alliages répandent dans les ateliers des poussières
intenses, poussières dont le dégagement, tout en nuisant à l'hy-
giène, provoque une perte de matière appréciable.
contenus dans la masse sont ainsi réduits par le coke et se trans- Le captage des poussières peut être réalisé en aspirant l'air
forment de nouveau en oxyde à l'état naissant par l'air forcé con- poussiéreux auprès de chaque outil par une tuyauterie reliée à un
tinuellement à travers la couche de coke ou par de l'air frais intro- ventilateur à grand débit et à faible pression et en intercalant, entre
duit en haut du four. Ces oxydes sont précipités et récupérés dans les appareils et le ventilateur, des filtres en flanelle disposés de
une installation de condensation. telle sorte que les poussières soient arrêtées et évacuées dans des
On peut encore, d'après M. Witter, introduire les scories en sacs ou des tiroirs appropriés, tout en laissant s'échapper l'air au
fusion dans un pot en forme de cône renversé surmonté d'une dehors. Ce nettoyage peut être fait automatiquement dans les tra-
prise de gaz et on insuffle par le bas un courant d'air chargé de vaux d'avivage, pour lesquels on se sert de meules en toile de coton
charbon pulvérulent à travers le bain en fusion. qui laissent échapper des fibres textiles; le nettoyage s'effectue de
préférence à la main, par un dispositif secoueur. Pour les meules à
(1) Voirau sujet de la précipitation électrique des poussières métalliques le Génie Civil
du 30 octobre 1915 (t. LXVII, no ig, p. 280) et du 21 octobre 1916 (t. LXIX, no 17,p.276'. (1) Année 1912, page 492.
par suite du frottement, de l'échauffement de la meule et des pièces, Laugmentationdecapacité des fours a nécessité l'adoption d'ap-
et l'usure de la meule en coton donne lieu à des projections de pareils de chargement puissants, capables d'introduire et disposer
fibres textiles.
Pour les différentes opérations d'avivage, il est indispensable de
laisser aux ouvriers une grande liberté de mouvement sur toute la
:
correctementjusqu'à 100 tonnes à l'heure. Des dispositifs perfec-
tionnés de coulée sont aussi utilisés poches transportées par ponts
roulants au-dessus des lingotières ou tables tournantes portant à
partie inférieure de la meule. leur circonférence les lingotières en cuivre qui viennent successi-
Voici quelles sont, d'après M. Frois, les dispositions prises à vement, par mouvements discontinus, se présenter devant une sorte
l'orfèvrerie d'Ercuis pour aspirer les poussières. On s'est borné à de gouttière recevant le jet continu de cuivre.
placer autour de la place de l'ouvrier une caisse en tôle laissant la Au dispositif ordinaire de coulée par le point le plus bas de la
;
partie antérieure complètement libre (fig. 7 et 8) les différentes sole a été substitué celui consistant en une fente verticale préparée
meules en coton montées sur le tour se trouvent à peu près au dans la paroi du four et dont le seuil est maintenu au niveau supé-
centre de la caisse, en avant de l'orifice d'aspiration E. Une sorte rieur du bain et descend par conséquent au fur et à mesure que
de bavette mobile en tôle H que1ouvrier peut amener presque en l'écoulement abaisse le niveau.
Les soles en sable ont été remplacées par des soles en briques de
silice et l'on emploie des garnitures basiques pour les parois laté--
rales.
Paul RAZOUS,
(.1suivre.) lÀcencié ès Sciences Physiques et Mathèmaliqurs.
Lauréat de l'Institut.

VARIÉTÉS

La crise de la production de l'or.


Alors que la plupart des industriesextractives onl reçu de la
- Dispositif
Fil;. - et S. - pour l'aspiration des poussières
del'orfèvrerie d'Ercuis. guerre une impulsion extraordinaire, il a paru étonnant de cons-
tater que la production de l'or diminuait sensiblement. Il y a lieu
contact avec la meule, quel que soit son diamètre, évite la projec- évidemment de mettre à part les mines russes, dont l'activité a été
tion de la poussière ou des fibres. A l'arrière, une tôle incurvée A à peu près complètement arrêtée en même temps que la vie même

amenée très près de la meule ;


peut, par l'intermédiaire d'une tige T et d'un coin en bois C, être
elle sert à ramener à l'orifice
du pays, et aussi les mines françaises qui n'ont pas été considérées
comme intéressant directement la Défense Nationale et où le défaut
d'aspiration tout ce qui est lancé à l'arrière dans le cours du
travail.
Dans l'avivage des très grosses pièces, il faut donner à la caisse
;
de main-d'œuvre a amené la fermeture de presque toutes les exploi-
tations. La crise est générale elle s'étend au Transvaal, aux États-
Unis, à l'Australie, c'est-à-dire aux grands pays producteurs.

pour entraîner les poussières qui obstruent la canalisation pour


remédier à cet inconvénient, il a suffi de brancher à l'arrière de
;
en tôle des dimensions telles que la dépression n'est plus suffisante
C'est que l'or constituant l'étalon monétaire, son prix de vente
n'a pas augmenté depuis le début de la guerre comme celui de tous
les autres métaux. En revanche, comme dans les autres mines, le

;
la caisse la conduite d'un ventilateur qui envoie à la fonderie de
l'air sous la pression de 150 millimètres d'eau le dégagement des
tuyaux s'effectue alors rapidement et les matières sont brûlées dans
prix de la main-d'œuvre et celui des fournitures de toutes sortes se
relevaient de jour en jour, diminuant d'autant le bénéfice des pro-
ductions. On peut dire que l'or est le seul métal dont le prix de
les fours. vente soit demeuré constant depuis la guerre, alors que le prix de
revient de l'extraction croissait, et que le prix de vente de tous
Nettoyage de la tournure de cuivre. — La tournure de cuivre con- les autres métaux subissait une augmentation considérable.
tient de la graisse et des saletés dont il faut d'abord la débarrasser. Or, contrairement à ce que le public peut imaginer, dans les
A cet effet, on la fait tremper dans une solution de soude, puis on mines d'or, le bénéfice est ordinairement faible par unité de pro-
la rince abondamment en la mettant sous le robinet d'eau. On la duit. Très peu nombreuses, en effet, sont les mines productrices
;
plonge ensuite très peu de temps dans une solution très diluée d'aci de
sulfurique à laquelle il a été ajouté un peu d'acide nitrique on la
baigne de nouveau dans le liquide du début et enfin on la lave un
des minerais riches qui pourraient supporter une augmentation de
leur prix de revient telle qu'on l'a constatée depuis quatre années.
La presque totalité de la production vient de gisements étendus
peu à l'alcool. On étend sur une tôle et on sèche à une température mais relativement pauvres, dont la prospérité n'est due qu'à l'énor-
inférieure à cent degrés centigrades. mité du tonnage extrait et traité.
Refonte des rognures et résiduscuivreux au four d'affinage. — Les Oh conçoit que, dans ces conditions, la marge bénéficiaire soit,
rognures et autres résidus cuivreux sont très souvent utilisés par
les grandes usines de transformation du cuivre en produits finis qui
traitent elles-mêmes leurs propres résidus au cubilot ou refondent,
dans des centres de production les plus importants :
dans bien des cas, rapidement franchie, et c'est ce qui est arrivé
le Transvaal
et l'Alaska. C'est ainsi qu'en juin 1918 les mines du Rand ont
après lavage, les parties métalliques recueillies. Depuis 1915, la vendu au Gouvernement britannique 3oo000 onces d'or à un taux
nécessité de récupérer la plus grande partie du cuivre contenu dans inférieur à leur prix de revient. On est donc arrivé à ce résultat, en
les résidus ainsi que l'intensité des fabrications ont conduit les apparence paradoxal, que les mines d'or sont les plus pauvres de
usines à développer considérablement leurs laveries et autres pro- toutes les mines et actuellement les moins intéressantes à exploiter.
cédés de traitement. Aussi, toute usine de transformation possède Les producteurs se sont naturellement émus et, tant en Angle-
des fours d'affinage pour refondre ses rognures. Les mêmes fours
servent souvent à la refonte des cathodes.
Des détails intéressants sur ces fours d'affinage sont donnés par
:
terre qu'aux États-Unis, ils ont cherché les moyens de remédier à
cette situation paradoxale ces moyens ne peuvent être trouvés que
dans l'intervention de l'État ou plutôt des Gouvernements alliés.
MM. Sommaire et Mensier dans leur rapport au Congrès général Un comité spécial formé à Londres préconise, en particulier. la
du Génie Civil. Le système d'oxydation par l'air des impuretés, qui modification du prix de l'unité d'or, arbitrairement fixé à l'origine.
se faisait autrefois par exposition du bain à l'appel d'air par les portes Sans nous prononcer sur l'opportunité d'une mesure aussi grave,
ouvertes, se fait maintenant par insufflation d'air sous pression dans
le bain.
Pour les grands fours, la fusion exige deux heures, l'oxydation
:
nous croyons toutefois devoir indiquer deux ordres de faits, propres
à faire ressortir 1importance de la question une grande partie des
achats faits aux neutres par les Alliés sont payés en or il est ;
une heure et demie à deux heures et le perchage consomme une absurde que le métal ainsi exporté ait un pouvoir libératoire infé-
cinquantaine de perches, par deux agissant simultanément; cette rieur à son prix de revient. Il y a lieu de remarquer, d'autre part,
dernière opération dure environ 2 heures. que les Alliés contrôlent pratiquement la production mondiale de
l'or: daprèsM.Hennen Jennings, du Bureau des Mines des États- appareil à fiches qui se monte à baïonnette sur le compteur et se
Lnis, qui publié soude ensuite de manière à ne permettre aucune manipulation à
a une étude sur ce sujet, dans l'Engineering and
MiningJournal, du l'intérieur. Les électrodes A et C sont baignées par la solution
27 juillet, 91 ° 0 des gisements aurifères sont
entre les mains des Alliés, contre 1 °/oseulement pour les Empires électrolytique S ; des manchons de caoutchouc T obturent l'entrée
centraux et 8 0/0 pour les neutres. Il y a là une situation de fait et la sortie de l'appareil. La résistance R est logée à la partie supé
[Ul, ne saurait être négligée et dont nous aurions tout rieure du compteur et la résistance R' est enroulée autour de l'en-
une arme
intérêt à nous servir. veloppe C. A la masse de l'anode fondante A se relie directement
le conducteur de sortie L' à la partie inférieure de l'appareil ;
pour le conducteur d'entrée L, une connexion est faite par l'inter-
et,
médiaire d'une autre masse de cuivre P, qu'un joint étanche W
Nouveau compteur électrolytique. protège de la corrosion. Le conducteur L affecte la forme d'une
plaque à l'extrémité où il surplombe la masse de cuivre P, et pour
Un nouveau compteur électrolytique, de constructionsimple, a
fixer ce cylindre P sur la plaque L, on se sert d'une goutte de sou-
été imaginé récemment
par un ingénieur de l'Edison Common- dure qui fond lorsque, par suite de la disparition de la masse A de
wealth de Chicago, M. E. 0. Schweitzer. Il procède d'une distinc- il
l'anodedansl'électrolyte, Y a corrosion des connexions infé-
des petits consommateurs:
tion très justifiée entre les besoins de la grosse industrie et ceux
car ce que demandent ces derniers aux
réseaux d'électricité, c'est bien davantage de leur assurer un
:
rieures et échaullement suffisantdu cylindre P la soudure spéciale
qui l'attache à la
plaque L est d'ail-
:
« service régulier » que de leur vendre des kflowatts-heures à un
tarif donné il n'y a, par conséquent, aucune nécessité de relever
mensuellement les lectures de compteurs et de calculer sur des
leurs établie de
manière à fondre
promptement à la
bases régulièrement contrôlées, des factures de fournitures d'énergie
tem pérature de
souvent très peu considérables. 60" C.
Les frais du contrôle et de la comptabilité se justifient enlière- Les dispositions
ment lorsqu'il s'agit d'installations importantes, mais elles sont indiquées permet-
sans vlOtif pour nombre de petits consommateurs, qui seraient tent d'espacer de
tout aussi satisfaits si on mettait à leur disposition un appareil quelques minutes
n'exigeant aucun relevé ni aucune attention, et qui. simplement le signal de rup-
interromprait la fourniture lorsqu'elle atteint une valeur déter- ture prochaine que
minée à l'avance, qui pourrait si on le donne l'afl'aiblisse-
désire être établie par exemple pour une ment de lumière
année. KIG.2.
— Coupe du compteur. des lampes L et la
Il est facile de réaliser avec précision rupture définitive
cette définition:
un compteur électrolytique répondant à
M. Schweitzer s'est
exercé à le faire sans employer d'organes
du circuit dans l'appareil. Mais il serait facile de régler à toute
autre valeur la séparation déjà très nette entre les deux manifesta-
tions qui accompagnent la fusion complète de l'électrode A.
;
mécaniques délicats, et sans pesées du
dépôt électrolytique il a évité, d'autre
part, les dangers d'incorrection qui pro-
:
L'exactitude de cet appareil est subordonnée à deux facteurs
principaux qui sont d'établissement facile à savoir le poids exact
de l'anode et le rapport exact du courant de dérivation au courant
viennent, dans la plupart des appareils total. C'est dans ce rapport qu'intervient l'élément perturbateur le
électrolytiques, des variations de la résis- plus dangereux, c'est-à-dire la variation de la résistance du bain
tance intérieure des cellules employées. électrolytique, car la variation de résistance par suite d'échauffe-
L'appareil de M. Schweitzer, décrit dans ment des rhéostats R et R' est facilement éliminée par l'emploi
l'Electrician, du 17 mai, est un ampère- d'enroulements à coefficient de température négligeable ou nul
heure-mètre automatique. Il comporte On se prémunit contre une trop grande variation de la résistance
une anode, soumise à l'action du courant de l'électrolyte en proportionnant convenablement les éléments et
continu à mesurer, et constituée par un
en faisant en sorte, par exemple, que la résistance de l'électrolyte
petit cylindre de cuivre de poids détermi- Fie.1.
né; c'est ce poids qui représente la mesure Schéma de l'appareil. ne forme que 5 à 6 ('ln de la résistance totale de la dérivation; c'est
à 6,5 qu'en a été vérifiée la valeur dans un des premiers appa-
des ampères-heures, et c'est sa disparition, reils construits par M. Schweitzer. Le modèle n'en est sans doute
par suite de dissolution totale, qui interrompt la fourniture de pas définitif et la pratique indiquera les modifications qu'il sera
courant et donne le signal de la recommencer à nouveaux frais. Il utile d'y apporter ultérieurement.
importe naturellement, au premier chef, que l'anode de cuivre soit Tel quel et dans des conditions moyennes de service, le compteur
uniformément attaquée par tout ampère qui passe, et qu'elle reste est exact à plus ou moins 2 ° près. L'approximation est encore
inattaquée, au contraire, lorsqu'il ne passe pas de courant dans égale à plus ou moins 4 °/Q dans 0
les conditions les plus sévères de
l'appareil. service. Une courbe caractéristique de son étalonnage est repré-
La figure 1 montre schématiquement la disposition de l'appareil. sentée par la figure 3, pour un compteur de 5 ampères essayé
L'anode de cuivre A est entourée par la cathode C, le courant qui graduellementd'un
passe du pôle positif X au pôle négatif Y alimente en L les appareils dixième d'ampère
de l'abonné. Une résistance R, de l'ordre de trois dixièmes d'ohm, à 5 ampères, c'est-
est mise en série avec ces appareils, afin de permettre de dériver du à-dire de 2 /0 à
circuit un courant très minime, qui, traversant le liquide électro-
lytique et la résistance R', produira dans l'appareil la dissolution 100 °/0 de sa charge
nominale. On a
de la cathode A et donnera par la valeur du poids de cuivre dis- trouvé que lecomp-
sous la mesure de l'énergie consommée dans le circuit. La résis- teur enregistrait
tance R' est de l'ordre de 200 ohms, et comme nous avons dit que déjà 78 de la
celle de R était de o,3 ohm, on voit que la proportion du courant charge lorsque cette
qui passe dans la dérivation électrolytique n'est que de 20 ou
1 millième environ du courant qui passe dans le circuit. Quant à
FiG. 3.

Caractéristiques du compteur.
ment de 2
enregistrait 96 0 lorsque la charge atteignait 15 0/0; à quart de
;
charge était seule-
il

la perte de charge créée


par cette résistance de o,3 ohm, elle est
inappréciable par rapport aux appareils L, de quelque nature qu'ils
soient.
;
charge, le déchet n'était plus que de 2 o/u' puisque le compteur
enregistrait 98 0/0 de la charge puis, une fois atteinte la demi-
charge, ou 5o %, le compteur enregistrait un peu plus, que
L'électrolyte est constitué par une solution de sulfate de cuivre l'énergie réelle, soit 1 à 2 /0 à peu près jui-qu'à la pleine charge.
contenue dans le vase C. Si on compare un tel appareil à un compteur courant, un Thomson
L'appareil (fig. 2) est branché au réseau par l'intermédiaire d'un par exemple, on constate qu'il offre l'avantage de n'exiger aucun
sacrifice d'énergie tant qu'il n'y a aucune communication à enre-
gistrer. Pour le compteur au contraire, il y a une perte continue
M. :
Juster a, du reste, généralisé cette disposition un bloc
d'appui A (fig. 3) est relié par une tige CD à un poids B servant de
d'énergie dans l'excitation, perte qui, pour le compteur Thomson balancier, de pendule ou de contrepoids. Ce poids est destiné à
type C6, s'élève environ à 5 watts. La construction de l'appareil équilibrer l'appareil et à maintenir en place la pièce d'appui qui
décrit coûte d'ailleurs moitié moins que celle d'un compteur, peut- peut servir d'outil, de porte-outil, de point d'appui, etc. Le dépla-
être même moins encore, et il paraît devoir rendre des services en
simplifiant sensiblement les rapports des réseaux avec les petits
consommateurs d'énergie électrique.

L'emploi des eaux ammoniacales d'usine à gaz d'éclairage


comme engrais en Allemagne.
Les eaux ammoniacales recueillies pendant la fabrication du gaz
d'éclairage dans le barillet et les condenseurs servent généralement
à la fabrication du sulfate d'ammoniaque. Mais il faut pour cela de
l'acide sulfurique, et ce produit devenant de plus en plus rare en
Allemagne, les usines à gaz de ce pays sont, une à une, forcées
d'arrêter la fabrication du sulfate d'ammoniaque; elles accumulent
ainsi des quantités d'eaux ammoniacales inutilisées et encom-
brantes.
Dans le Journal fur Gasbeleuchtung und Wasserversorgung, du
16 mars dernier, le Dr Kayser expose cette situation et les essais qui
ont été faits pour y remédier en employant directement comme
engrais les eaux ammoniacales.
Mais, si le sulfate d'ammoniaque est un sel à peu près pur. il
n'en est pas de même de ces eaux qui, à côté des substances ferti-
lisantes (ammoniaque, sulfates, acide carbonique, etc.), contien-
nent des produits nettement nuisibles aux plantes cyanures,
sulfocyanures, phénols, pyridines et naphtaline. La naphtaline, qui
:
est un corps neutre, agit en bouchant les pores des plantes, ce
qui empêche leur respiration.
Il n'y a pas de procédé simple permettant d'éliminer ces subs- articulées en F autour d'un axe et susceptibles de décrire 36o° l'une
tances nuisibles. Mais les premiers essais ont montré qu'elles per- par rapport à l'autre (fig. 4).
dent la plus grande partie de leur nocivité si l'eau ammoniacale
qui les contient a séjourné un certain temps dans le sol. Au con- Bras-support universel articulé. — M. Emmanuel Legrand a
traire, si on arrose directement une plante avec l'eau ammoniacale, inventé un bras-support universel articulé qu'on peut monter sur
la plante meurt.
:
D'où cette conclusion pratique les eaux ammoniacales peuvent
servir à fertiliser le sol avant la culture, mais dans aucun cas à
le bord d'une table, d'une planche ou d'une base quelconque. Il se
compose d'une presse
d'ancrage A (fig. 5),
surmontée par un ar-
arroser des terres déjà emblavées. Pour les prairies, on peut prati-
bre B portant à son
quer l'arrosage après la dernière récolte du foin.
Employées de cette façon, les eaux ammoniacales donneraientde sommet un évide-
bons résultats; les substances toxiques qu'elles contiennent offri- ment dans lequel est
raient même l'avantage de détruire la vermine du sol. L'auteur de pressée une sphère C
l'article avoue que les essais sont encore peu nombreux et la ques- formant articulation
tion assez mal étudiée. On n'a. en particulier, encore aucune expé- à rotule. Un bras D
rience sur la mesure de la valeur fertilisante des eaux ammonia- solidaire de cette ro-
cales. J. B. tule porte à son autre
extrémité deux pla-
quettes qui main-
Appareils pour mutilés. tiennent une deuxiè-
Le Bulletin de la Société d'Encouragement de novembre-décembre me sphère d'articu-
contient plusieurs rapports de M. Masson sur des appareils propres lation E, point de
à faciliter l'emploi des mutilés de la guerre dans l'industrie et dans
départ d'un deuxiè-
les exploitationsagricoles (1). me bras F terminé
par une troisième
Main artificielle. — M. Georges Vallée a inventé une main arti- rotule G. Sur cette
ficielle permettant de saisir les objets, cuiller, fourchette, porte- troisième sphère se
plumes, outils, etc. Cette main se compose d'une partie fixe, le dos trouve fixé également
de la main et les quatre doigts un peu courbés et séparés, et d'une par deux plaquettes
partie mobile, la paume de la main et le pouce. La partie mobile un bloc porteur d'une
forme levier articulé sur la partie fixe; l'ouverture s'obtient à l'aide pince H, dont les
d'un soufflet, la fermeture par un ressort de rappel. mâchoires servent à
Une poche à air disposée sous l'aisselle du bras amputé ou, à maintenir l'outil ou
défaut, sous l'aisselle de l'autre bras, est comprimée ou relâchée à l'objet interposé.
volonté par le manchot et actionne le soufflet moteur par l'inter- Il est facile de se
médiaire d'un tube (fig. 1 et 2). rendre com pte des
divers mouvements
«
Servo-manchot.
chot » — Un autre appareil, dénommé servo-man-
par son inventeur, M. Juster, permet à l'amputé de découper
sa nourriture dans une assiette avec la main qui lui reste. C'est
outil : ;
que peut prendre cet
rotation autour de la presse d'ancrage rotation et incli-
une sorte de fourchette, que le pied, passé dans un étrier, appuie
sur les mets par l'intermédiaire d'une pièce recourbée. puis du second bras articulé par rapport au premier ;
naison du premier bras articulé autour de la presse d'ancrage;
rotation et
inclinaison de la pince par rapport au second bras et rotation des
(1) Voir, au sujet des appareils de prothèse pour mutilés, le Génie Civil des 28 août mâchoires de la pince autour de leur support.
1915 (t. LXVII, no 9. p. 129), 29 juillet. :•» août et 28 octobre 1!116 d. LXIX, ilIl 5. Ii et 18,
p.8*et281).
produits au sujet des méthodes pratiques et des io Que la condition fondamentale de réussite
SOCIÉTÉS SAVANTES ET INDUSTRIELLES résultats obtenus grâce
au Scientific Management dans la guerre et de prospérité après la guerre est
un accroissement très important de la productivité
41
ACADÉMIE DESSCIENCES
et il semble que cela soit dû en grande partie :
1. A une confiance trop exclusive dans les rap-
par unité humaine et par unité de matériel ;
20 Qu'un accroissement appréciable de la pro-
Séance du 19 août 1918. ports publiés, qui sont toujours et nécessairement duction peut être obtenu par les méthodes de
incomplets et qui, dans quelques cas, décrivent Scientific Management dans tous les genres d'in-
Présidence de M. Ed. PEHRlER.
un état de choses qui n'existe plus depuis long- dustrie et d'agriculture, avec un profit direct ou
Géologie. — Les dépôts néogènes du détroit temps
Nord-Bétique (Espagne méridionale). Note de
; indirect pour tous les intéressés, à quelque degré
de l'échelle sociale qu'ils soient placés ;
M. Louis GENTIL, présentée par M. Émile Ilaug. II. A l'absence d'appréciation éclairée sur le

Le détroit Nord-Bétique mettait en communi-


cation, à l'époque néogène, l'océan Atlantique et
degré d'autorité des auteurs et au manque
connaissance étendue des différentes écoles ; d'une
vrait être jetée dès maintenant ;
3° Que la base de ce développement peut et de-

4° Que l'application immédiate de Scientific


la mer Méditerranée. A ce point de vue, l'étude III. A la rareté ou à l'absence d'établissements Management dans les usines appartenant au Gou-
des dépôts miocènes de la vallée du Guadalquivir travaillant sous le régime du Scientific Manage- vernement et dans celles contrôlées par lui ouvre
offre un intérêt capital. ment, établissements où il serait possible de con- un champ exceptionnel aux organisations modèles
Les trois termes du miocène sont bien repré- trôler les faits avancés dans les divers ouvrages et ceci dans l'intérêt général du pays.
sentés dans les provinces de Cadix, Séville, Cor- publiés en France. M. Thompson donne quelques indications sur
doue et Grenade M. Gentil en a fait une étude les résultats du Scientific Management provenant
qu'il résume dans cette note. Il résulte de ses Le rapport devenu classique de Taylor sur l'or- de ses expériences dans un grand nombre d'entre-
observations que les dépôts du détroit Nord-Bétique ganisation de l'atelier remonte à 1903 et concerne prises commerciales et industrielles, ainsi que
comprennent toute la série miocène. Marins au les méthodes appliquées en 1900 et 1901, méthodes d'investigations faites pendant trois ans pour le
miocène inférieur et moyen, ils sont lagunaires qui ont évolué depuis, de sorte que si les prin- compte de l'Université Harvard où il faisait les
puis lacustres au miocène supérieur. cipes tirés des études de M. Taylor restent aussi cours sur l'organisation industrielle et l'adminis-
Ainsi le détroit Nord-Bétique a fonctionné, concluants et peuvent toujours servir de base tration scientifique, et enfin de lettres que Taylor,
depuis le début du miocène, pendant toute la dans la pratique, il n'en est pas moins vrai que dont il fut l'élève, mit à sa disposition.
durée d<s premier et deuxième étages méditer- les détails d'application ont varié de façons innom- Après avoir montré les résultats obtenus par les
ranéens ; il était fermé pendant le miocène supé- brables. usines appliquant le système Taylor au point de
rieur, ainsi que l'indiquent les dépôts lagunaires La conséquence en est que nombre d'exemples vue du rendement et des bénéfices, M. Thompson
et lacustres de la région de Grenade. cités par Taylor, et même les plus typiques, ne montre sa répercussion les salaires et la vie des
sur
L'origine essentiellement détritique des dépôts correspondent plus avec exactitude à la pratique ouvriers. Chaque fois qu'il a été appliqué dans la
tortoniens qui s'étalent au pied de la Sierra courante actuelle. forme, préconisée par les experts, le système des
Nevada indique que des mouvements orogéniques Il convient d'insister exclusivement sur l'ob- primes a agi stimulant et les faits ont prouvé
comme
importants préparaient, à cette époque, la ferme- jectif du Scientific Management qui, ainsi que que l'administration scientifique a toujours amené
ture définitive du détroit. tout le démontre dans l'évolution des idées de une augmentation des salaires.
Taylor, a pour unique but de rendre le travail Celle-ci provenant d'une augmentation de ren-
moins ennuyeux, de remplacer le travail manuel dement, on a tenu à examiner si cette dernière
Mécanique des semi-fluides. — Solution par le travail mécanique chaque fois que cela est était obtenue détriment de la santé de l'ouvrier.
rationnelle pour les deux problèmes du poinçon- possible et enfin d'améliorer les conditions dutra- au
l'écoulement des blocs plastiques, Vprès une étude très approfondie, il a été établi
nage et de vail manuel qui subsiste. seulement la santé des ouvriers n'a pas
munis d'une ceinture rigide polie. Note (1) de que, non
Les méthodes de Scientific Management em- -ouffert, mais qu'au contraire, les conditions dans
J.
M. BOUSSINESQ.
ployées par les professionnels peuvent être groupées lesquelles le maximum de capacité est assuré l'ont
M. Boussinesq continue dans cette note ses en cinq catégories générales
intéressants travaux sur le problème du poinçon-
: chaque fois améliorée.
1° L'école orthodoxe Taylor,composée de ceux, Le même résultat est ressorti d'une enquête
nage. très peu nombreux, qui insistent pour appliquer semblable à l'arsenal de Watertown, où les chiffres
à chaque nouveau problème les méthodes et pro- rigoureusement exacts montrent que, tandis que

sérothérapie antigangréneuse. Note de MM. VIN- privée de Philadelphie ;


Thérapeutique. — Les résultats de la cédés autrefois employés par Taylor dans son usine le travail primé augmentait de 3oo°/0, le pour-
centage d'accidents parmi les ouvriers intéressés
20 L'école libérale Taylor, qui adhère en toute n'augmentait que de 8,1 0/0. Ces faits s'expliquent
CRST et G. STODEL, présentée par M. Charles
Itichet. sincérité aux principes développés par Taylor. si l'on considère que l'administration scientifique
MM. Vincent et Stodel font connaître les ré- mais qui en modifie largement les procédés pour cherche par tous moyens à réduire la fatigue chez
sultats extrêmement remarquables qu'ilsont obte- se conformer aux nouvelles conditions rencontrées l'ouvrier et que, d'autre part, elle en tient compte
nus dans le traitement de la gangrène gazeuse à
(c'est dans ce groupe que se classe M. B. Thomp- dans les chronométrages.
l'aide du nouveau sérum qu'ils ont préparé. ;
son) L'expérience a aussi prouvé que la crainte
3° L'école Kmerson de Scientific Management exprimée de voir l'administration scientifique
P. C.
;
qui, tout en étant inspirée des principes de Taylor, diminuer l'habileté professionnelle et la capacité
diffère radicalement sur certains points de sa mé- de l'ouvrier n'est pas fondée qu'au contraire, sa
thode : capacité personnelle est notablement accrue. Ceci
4° Le groupe nombreux des indépendants se est la conséquence de l'instruction personnelle
SOCIÉTÉ DES INGÉNIEURS CIVILS disant « efficiency engineers », dont les idées
Séance dit 28juin 1918. munes sont les suivantes : com- intensive que donne à tous l'administration scien-
ils se rendent compte tifique, pour en faire le cas échéant des surveillants
du besoin général d'améliorer les méthodes ad mi- ou tout au moins pour permettre le passage d'un
Présidence de.M. II. GALL, Président. nistratives au point de vue du rendement; ils pos- ouvrier d'une machine à une autre, ainsi que le
Les résultats de l'organisation scientifique du sèdent quelques connaissances des écrits de Taylor, nécessitent les fluctuations des commandes.
travail, par M. le Professeur Bertrand THOMPSON, Gantt, Emerson et autres, mais font preuve d'une L'application convenable du Scientific Manage-
Ingénieur-conseil de n Scientific Management ». grande liberté dans l'application de ces méthodes ment ne présente donc que des avantages pour
Ainsi que l'explique le PRÉSIDENT, M.le Profes-
selon leurs idées personnelles ; les industriels, les agriculteurs et les ouvriers
5° Le nombre déjà très grand et toujours crois- plus, l'occasion de son application est maintenant
; de

seur BertrandThompsonest Ingénieur-conseil pour sant d'ingénieurs et de directeurs qui se sont laissé plus favorable que jamais, car le maximum de
les applications du système Taylor dites « Scientific entraîner dans le
Management ». C'est un spécialiste en matière ciency » mouvement général pour l'«effi- production est et sera après guerre une nécessité
et qui s'adonnent avec ferveur, mais absolue et il est facile de le réaliser, grâce à la
d'étude de la méthode scientifique et rationnelle généralement d'une façon
intermittente et frag- coopération sincère que l'on peut attendre des
de l'organisation du travail, et il s'occupe surtout mentaire, à l'amélioration
des procédés et de l'or- patrons et des ouvriers qui auront lutté côte à
d'installer ce système dans les usines industrielles. ganisation dans leurs usines. côte dans les tranchées.
Il est également, et à ce titre, lecteur de l'Univer- Le manque d'occasions permettant de visiter des Le Gouvernement, à qui la guerre a donné un
sité Harvard. usines où le Scientific Management est en pleine rôle industriel et économique prépondérant, devrait
M. Thompson fait d'abord remarquer que les application est, France, la cause de malentendus en prévision de cette lutte étudier et développer
en
travaux de Taylor concernant le Scientific Mana- évités étudiants américains qui, jugeant de dès à présent, dans les usines qu'il possède ou con-
aux
gement, c'est-à-dire l'organisation scientifique des visu, peuvent les dissiper des recherches trôle, l'administration scientifique et préparer ainsi
usines et ateliers, ont attiré l'attention du monde personnelles. par
les modèles des systèmes à appliquer pour aboutir
entier et ont exercé en France un attrait tout par- Aussi importe-t-il de passer, en France, de la partout à la réalisation de cette formule qui doit
ticulier. Certains malentendus se sont pourtant théorie à la pratique. Pour cela,
le Gouvernement, être celle de demain, parce que seule équitable
les industriels, les directeurs, les contremaîtres et Maximum de production avec le minimum d'effort
:
i sénncoil11;;;IC>ÙImis. les ouvriers doivent être convaincus : et le maximum de salaire.
Comme suite à cette communication, M. Ch. (graphite Acheson). Ce graphite, employé surtout roue solidaire de la roue motrice m du tracteur.
<1,
DE FRÉMINVILLE entretient, pendant quelques ins- comme lubrifiant, est appelé à un grand avenir Les roues motrices lit sont montées sur un arbre
tants, la Société de Taylor lui-même, qu'il a eu la notamment dans notre pays. coudé fixé sur le châssis de l'automobile. Pour
bonne fortune de connaître personnellement. Il Revenant aux graphites écailleuxou gras, M. de les transports, les roues m sont remontées. Pour
en fait un portrait très attachant et donne quel-
ques détails sur les principales phases de son
existence, ainsi que sur les conditions dans les-
carrière;
Pritzbuer indique les procédés de l'exploitation en
débourbage, tamisage ou criblage,
séchage, etc. Il passp ensuite aux opérations de
;
le service en tracteur elles sont descendues, en
soulevant le châssis x et l'arrière-train les fusées
de ces roues sont maintenues en position par une
quelles il a conçu et appliqué ses méthodes. raffinage particulièrement délicates pour le gra- tringle et un tendeur s'appuyant sur une traverse
A. D. phite mou et qui consistent en séparation ou d'attelage fixée au châssis; t est la chaîne de trac-
flottage (emploi du pétrole et des corps gras). tion.
M. de Pritzbuer conclut en disant que lesmeil-
SOCIÉTÉ DECHIMIE INDUSTRIELLE 1 leurs procédés de raffinage sont encore les plus
simples et qu'il est nécessaire de s'intéresser à ART MILITAIRE
Séance </M 2't juin. l'exploitation du graphite de Madagascar.
Présidence de M. BINDER.
La viscosité des huiles de graissage, MM. Ni-
Les gaz employés par l'armée allemande. —
Les essences de pétrole, par M. GUISELIN. par M.Jules GARÇON publie, dans le Bulletin de la
et BALlIIE.
Les offensives qui se succèdent, déclare le con- COLARDOT Société d'Encouragement de mai-juin, une note sur
férencier, ont montré l'effort surhumain accompli Nous donnerons plus tard un compte rendu l'emploi des gaz dans l'art militaire.
détaillé de cette communication. La première attaque par les gaz a été lancée
aux armées par nos services automobiles, et c'est
pourquoi il a paru opportun à la Société de Chimie par les Allemands en avril1915. On construisit
de préciser quelle avait été la contribution de nos Un nouvel appareil de lavage des gaz dans l'in- immédiatement des masques protecteurs consti-
alliés américains dans les succès remportés par
cette nouvelle arme. Le conférencier résume en-
suitelesmodifications profondes qui se sont pro-
dustrie chimique, par M. KALTENBACH.
Après avoir passé en revue les différents pro-
cédés qui sont actuellement en usage (colonnes,
;
tués par de la flanelle imbibée d'hyposulfite ou de
carbonate de soude puis contre le phosgène, on
employa le phénate seul, ou additionné d'urotro-
duites au cours de la guerre dans l'industrie du laveuses Standard, flacons de Woolf et touries de pine ou héxaméthylène-tétramine.
pétrole. Il s'attache à démontrer le rôle joué par lavage), M. Kaltenbach insiste sur les inconvé- Le chlore, le phosgène ou oxychlorure de car-
les Etats-Unis, dans la réalisation un peu hâtive nients que présentent la plupart de ces appareils bone et les gaz lacrymogènes sont le plus fréquem
mais en tous cas fort opportune des nouveaux (rendement minime, manipulation incommode et ment employés.
moyens de production d'essence de pétrole qui encombrement considérable). Les obus à gaz, beaucoup plus dangereux que
leur ont permis de satisfaire, largement et sans
arrêts, aux besoins formidablement accrus de nos
armées.
Il décrit ensuite un nouveau laveur susceptible
de recevoir un grand nombre d'applications. Cet
appareil est constitué par des tubes ovales, d'en-
les nappes de gaz, sont chargés des produits les
plus redoutables, parmi lesquels on peut citer le
mono et le trichlorométhyl-chloroformiate, le
:
Il montre comment on avait pu, aux Etats- viron 2 mètres de longueur, accouplés et légère- dichlorodiéthylsulfure ou sulfure d'éthyle appelé
Unis, accroître la production en essences en les
extrayant des gaz naturels ordinairement brûlés et
quelquefois perdus et comment, à la suite de pa-
muni de deux tubulures :
ment inclinés sur l'horizontale. Chaque tube est
l'une supérieure, d'un
diamètre plus grand, est destinée au passage des
gaz moutarde, le chlorure de phénylcarbylamine
et la diphénylchloroarsine, gaz sternutatoire.
M. Jules Garçon cite une vingtaine d'autres
tientes recherches, encore imparfaites, on était
arrivé à transformer les résidus lourds réservés
;
gaz l'autre inférieure, plus petite, pour le pas-
sage des liquides.
composés, employés également par l'armée alle-
mande.
jusque-là au chauffage des générateurs. Le nouveau laveur, dont les éléments peuvent
Ces procédés ont fait l'objet, au cours de ces être disposés en batterie, est d'un rendement plus
derniers mois, de descriptions et de discussions
parfois trop techniques et pas assez économiques
ils doivent être considérés comme des expédients,
; grand et a l'avantage de simplifier la main-d'œuvre.
Il nécessite un emplacement moindre d'un tiers
que celui des autres installations.
CHIMIE INDUSTRIELLE

Les pierres pyrogéniques à briquets en alliages


mais envisagés, après la guerre, comme des outils
A. D. de cérium. — Dans la Chemiher Zeitung, du
précieux capables de produire des essences ayant
évidemment des propriétés un peu diflérentes de 13 juin, M. Richard BOUM résume les connais-
celles qu'on avait coutume d'employer, mais dont sances actuelles sur la constitution des alliages
de cérium et sur la façon dont ils donnent des
l'emploi s'imposera à la clientèle comme cela s'est
BIBLIOGRAPHIE étincelles ('). Le phénomène de l'étincelle est très
produit aux États-Unis, où l'on admet que les
simple. Un frottement vif arrache de fines parti-
essences les meilleures sont celles qui coûtent le cules métalliques que la chaleur de frottement
moins cher.
A près avoir énuméré les points essentiels carac- REVUE DES PRINCIPALES PUBLICATIONS porte à l'incandescence. Un bon alliage pour bri-
térisant les produits de ces nouvelles essences, quet doit donner des. étincelles longues et très
TECHNIQUES
chaudes.
M. Guiselin a terminé sur des considérations très
Les alliages qui donnent les meilleurs résultats
générales concernant le magasinage de ces dernières
très riches en produits exclusivementvolatils et ne sont pas, en général, constitués par une com-
AGRICULTURE binaison homogène; ils sont formés d'un mélange
qu'il faut, plus que jamais, éviter d'abandonner en
de cristaux durs (alliage de composition définie)
pure perte dans l'atmosphère.
Transformation des automobiles en tracteurs. peu oxydables à froid et d'un excès de l'un des
Le raffinage du graphite, par M. de PRITZnUJm. M. Marcel LVNDRIN a imaginé un nouveau dis- constituants; ce constituant en
excès doit être mou

L'étude des formes sous lesquelles le graphite positif pour la transformation en tracteurs directs et facilement oxydable.
des automobiles de tourisme ou des camions légers. Ainsi l'alliage cérium-magnésium à 15 ° 0 de
se présente aboutit à la division en graphite écail- difficilement des étin-
leux ou en paillettes et en graphite gras ou onc-
tueux.
;
La description de ce dispositif a été donnée par magnésium ne donne que
celles au contraire, l'alliage à 10 0 donne, par
le plus léger frottement, des étincelles abondantes,
Le premier,qui est très abondant à Madagascar,
parce qu'il contient un excès de cérium mou et
;
sert à la fabrication des creusets pour la métal-
lurgie le second, qui se rencontre à Madagascar,
au Brésil, à Ceylan, au Canada, au Mexique, en
oxydable à côté-des cristauxdurs du composéCeMg.
On peut faire les mêmes constatations pour les
ferro-cériums qui doivent contenir, en plus des
Bohème et en Sibérie, est utilisé pour la fabrica- composés définis Fe2Ce et Fe,iCe, un excès de
tion des crayons, la peinture, comme lubrifiant et cérium non combiné.
pour les produits employés en électricité. Dans tous ces alliages, c'est l'excès de cérium
Il convient de joindre aux deux variétés qui Fin. I. — Transformation d'une automobile
mou et oxydable qui joue le rôle d'allumeur.
précèdent, le graphitoïd des Alpes ou de Bohême, entracteur. I
)'autre part, pour que ces alliages ne s'oxy-
improprement nommé graphite amorphe et con- dent pas spontanément à l'air, il faut que le
fondu à tort avec le graphite gras. Il ne s'agit ici M. Max RINGELMA\> dans le Bulletin île la Société cérium non combiné soit finement divisé et réparti
que d'anthracite imparfaitement transformé, mais
qui trouve son application en peinture et pour la
fabrication des creusets.
d' Encouragement de mars-avril.
;
dans la masse des cristaux durs non oxydables a
L'essieu des roues arrière a est remonté à l'aide froid ceux-ci empêchent ou tout au moins limi-
d'un treuil mû par un levier à cliquet, et les res- tent l'oxydation. L'altérabilité des pierres à bri-
Enfiu, il faut citer le graphite artificiel obtenu en sorts de la suspension sont serrés par des plaques quets augmente, lorsque croît la teneur en cérium
traitant l'anthracite par le four électrique, à 3000° de manière à maintenir les roues a éloignées non combiné.
du sol.
Sur le moyeu de la roue motrice arrière a est
iD Cette Société a été reconnue d'utilité publique par (1) Voir au sujetdos premières rerhorclies de M. Bühll1
décret en date du 23 juin dernier. fixé un pignon 1, de la chaîne r, qui entraîne la le(;¡;lIi¡.('il'i/dllIlsertrlllhn'1!110(1,1.11,Il"20.p,;\I,.
Le fonctionnement de la pierre à briquet peut les bénéfices de guerre que le Gouvernement alle- adopté, c'est le fait qu'il y a dix-sept ans, en éta-
en somme s'expliquer ainsi : mand accorderait aux produits destinés à l'expor-
Le ferro-cérium est formé par un mélange de tation. L'auteur conclut : blissant le barrage en vue de la puissance que
devait avoir finalement l'installation, 011 a ménagé
cristàux des composés Fe2Ce et FéCe avec un « Il est nécessaire de recourir à des mesures dans la masse de ce barrage des conduites d'eau,
excès de cérium libre. Au moment du frottement, énergiques, si dures qu'elles puissent paraître à au nombre de six, déversant ou recueillant éven-
des particules de ce mélange sont détachées et la nos habitudes d'indépendance et de liberté. tuellement les eaux qui surabondaient dans le
chaleur du frottement suffit pour enflammer le » Le premier point à réaliser est la répartition réservoir d'amont. Il a donc suffi, pour alimenter
cérium libre. La combustion de ce métal échauffe méthodique du travail et la spécialisation des la nouvelle usine, de la raccorder à ces segments
les cristaux des composés fer-cérium qui brûlent fabrications pour les pays de l'Entente. Il suffirait, de tuyauterie posés à l'avance, ce qu'on a fait au
à leur tour. On obtient ainsi des étincelles longues pour cela, que l'ensemble des sociétés fabriquant, moyen d'une longue canalisation longeant la pre-
et chaudes. dans ces pays, matières colorantes, produits phar- mière sur la plus grande partie de son parcours,
maceutiques et dérivés ou produits intermédiaires, et se composant comme elle d'une conduite en

ÉLECTRICITÉ direction technique unique ;


fussent d'accord pour accepter un comité de
il serait composé
d'un très petit nombre de compétences indiscutées.
bois de 3m 65 de diamètre, suivie d'une conduite
en acier de même section.
L'usine nouvelle est installée immédiatement
Ce comité, connaissant les besoins de chaque au-dessus de la première du côté amont Elle devra
Appareil électrique et à vide pour le chauffage pays, sachant les ressources matérielles et tech- contenir trois groupes hydro-électriques de 9000
de l'eau. — L'Electrical Review, du 14 juin,décrit niques de toutes les usines, spécialiserait chacune chevaux chacun, dont deux sont déjà installés.
un nouvel appareil électrique pour le chauffage de celles-ci, de telle sorte que chaque article fut Chacun comporte une turbine à arbre vertical
de l'eau, dû à M. L.-O. MEYER. fabriqué, pour l'Entente, par une ou deux usines, composée d'une seule roue Francis tournant à la
Dans cet appareil (fig. 1 et •>.), le liquide est celles dont l'installation permettrait la production vitesse de 341 tours par minute et entraînant un
la plus économique et la plus voisine des besoins. alternateur Westinghouse triphasé de 8ooo kilo-
Le même comité technique effectuerait également volts-ampères à 60 périodes par seconde et à
la spécialisation des usines d'explosifs devant être I: 200 volts.
utilisées après la guerre. Les anciens alternateurs étaient enroulés pour
» Dans ces conditions, la liberté
commerciale et 2 200 volts seulement, et leur accouplement en
administrative de toutes les sociétés demeurerait parallèle avec les nouveaux groupes se fera au
entière, mais la direction technique serait unique, moyen de transformateurs élévateurs.
ce qui constitue le minimum d'emprise sur la vie Une sorte de nourrice à section progressive-
des maisons les plus individualistes. Le comité
technique serait donc désigné pour recevoir com-
munication des recherches faites dans les labora-
:
ment décroissante relie les six tubes du barrage
au sommet de la nouvelle canalisation les détails
des travaux sont exposés dans deux articles de
toires et pour indiquer celles qui lui paraîtraient VEngineering !\ewsRecord, du 3o mai, l'un écrit
utiles. par M. B.-S. White sur l'ensemble de l'entre-
))
Il semble qu'avec une telle organisation, on prise, l'autre sur l'établissement des berceaux en
pourrait arriver à se rendre indépendant de l'Alle- béton armé qui supportent la conduite.
magne pour presque tous les produits qu'elle
compte fournir dès la fin des hostilités, soit direc-
tement, soit par l'intermédiaire d'un prête-nom HYGIÈNE
neutre, et les taxes douanières peuvent être alors
élevées jusqu'à devenir réellement prohibitives.
La protection des hôpitaux américains contre
» Des mesures de cet ordre constituent certes une
atteinte à l'indépendance des sociétés, mais il ne l'incendie. — Les hôpitaux américains sont entiè-
faut pas oublier qu'il s'agit d'une question de vie rement composés de bâtiments en bois, ce qui
impose les plus grandes précautions contre l'in-
FlG. 1 et 3. — Appareil électrique pour le chauffage
de l'eau. ;
ou de mort pour notre industrie chimique nais-
sante il était permis, à la rigueur, d'espérer le
succès, en face du trust allemand, mais devant la
cendie.
1. Engineering News Record, du 3o mai, expose

renfermé dans un vase du genre «thermos », dont perspective d'une combinaison qui permettrait à en quoi consistent les précautions qu'il est d'usage
l'ennemi de prétendre renoncer au « dumping » de prendre aux États-Unis depuis que la technique
la double paroi délimite, en e, un espace annulaire
tout en vendant presque pour rien, la lutte des de ces constructions a été fixée d'une manière à
dans lequel on a fait le vide, ce qui permet de ré-
duire dans de très grandes proportions les pertes industries isolées devient impossible et l'organisa- peu près définitive.
tion au point de vue technique est une nécessité, Sans pouvoir donner ici un exposé complet de
de chaleur par rayonnement.
f 011 peut même dire un devoir. »
cette question, nous indiquerons que, dans toutes
Le radiateur est formé de spires de fil enrou- les constructions bien étudiées, on ménage de
lées sur un cylindre isolant et recouvertes d'une nombreux passages entre les bâtiments, passages
enveloppemétallique. Les fils d s'en détachent à auxquels on donne souvent la largeur de vraies
la partie supérieure et viennent, par un tube clos,
HYDRAULIQUE routes. On sectionne donc ainsi les bâtiments et on
aboutir à une douille comportant la combinaison réduit proportionnellement les risques.
d'un culot de lampe à incandescence a avec un On ménage même dans l'intérieur de chaque
bouchon b en liège ou en caoutchouc (fig. 2). Le L'extension, en service, de l'usine hydro-élec- bâtiment des corridors qui, simplement couverts
tube 0 sert à l'élimination de la vapeur formée. trique de Trenton Falls.
— L'installation hydro- par le toit, constituent eux-mêmes des issues
Il a suffi de 7,6 minutes pour porter à ébulli- électrique de Trenton Falls, dans l'État de New- faciles.
tion, avec cet appareil, un volume d'eau de
o centimètres cubes pris à la température ini-
tiale de i Co C.
York, vient d'être portée de 8800 chevaux à
27000 chevaux, sans avoir nécessité la mise hors
service de l'usine existante, ce qui mérite d'au-
Enfin, on multiplie les conduites et prises d'eau
et rien n'est négligé pour assurer un service d'eau
parfait et permanent. Des signaux et une organi-
Le courant étant alors coupé, l'eau n'est tombée tant mieux d'être signalé que l'extension réalisée sation sévère complètent l'ensemble des précau-
en 13 heures qu'à la température de 80') C., et il ne porte pas seulement sur la salle des machines, tions généralement recommandées.
a suffi de rétablir le courant pendant 1,9 minute mais sur tous les éléments de l'installation.
pour la faire bouillir à nouveau. L'ancienne usine hydraulique, établie il y a
La consommation du radiateur à immersion em- 17 ans, a été maintenue en service et sera conser- MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
ployé était de 298 watts. vée. Elle comporte quatre unités hydro-électriques
à arbre vertical de 1 200 kilowatts chacune, pro-
duisant du courant triphasé à la fréquence de L'emploi des laitiers de hauts fourneaux dans
60 périodes par seconde et à la tension de 2 200 la composition du béton. La recherche des ma-
ÉTUDES ÉCONOMIQUES —
volts. tériaux les plus avantageux pour la construction
L'eau qui passe dans les turbines est amenée à des navires en béton armé
a conduit M. Curtis
Nouveaux préparatifs d'après guerre dans l'in- l'usine par une canalisation de 1 160 mètres de C. Myers à faire, à l'Université de Cincinnati, des
dustrie chimique allemande. — Sous ce titre, longueur et de 2ra 15 de diamètre, composée d'une essais comparés sur la qualité des bétons préparés
M. Petit, professeur à la Faculté des Sciences de conduite en bois de 855 mètres suivie d'une con- au moyen de pierres broyées, de cailloux et de
Nancy, publie dans le numéro de juin de la revue duite en acier de 3o5 mètres. A 60 mètres environ laitiers de hauts fourneaux. Sans entrer dans le
Chimie et Industrie, organe de la Société de au-dessus du point de jonction de cette dernière détail de son utilisation pratique, l'auteur de ces
Chimie industrielle, un article où il examine la avec le collecteur d'amenée d'eau, est dressé un recherches en expose les principaux résultats dans
situation créée par l'Entente, en Allemagne, entre tube piezométrique de même section que la con- l'Iran Age, du 18 juillet, et ses conclusions, bien
le trust des matières colorantes et le oartel des duite et qui atteint une hauteur de 55 mètres. que visant plus particulièrement la construction
explosifs, ainsi que par la réduction d'impôts sur Ce qui a rendu possible le mode d'extension des navires, peuvent s'appliquer, dans
une plus
ou moins large mesure, aux autres constructions difications, qui tendent surtout à une meilleure Il estime à près de 1 fr. 5o le prix de revient
utilisant le béton armé. purification de l'hydrogène employé. Il de l'évacuation de la tonne de cendres dans une
va de soi
Les essais de compression paraissent indiquer que l'on dose ainsi l'oxygène occlus dans la masse installation de 4oo chevaux employant le système
que, pour le béton armé à base de laitier de haut du fer et celui qui est entré avec le fer ou les à jet de vapeur. Il résulte de l'analyse à laquelle
fourneau, les charges qui déterminent des fissures éléments qui l'accompagnent
en combinaison chi- procède l'auteur que les autres méthodes sont
de grande étendue ne compromettent pas irrémé- mique. plus ou moins coûteuses suivant les circonstances,
diablement la résistance des pièces, parce qu'il ne L'auteur arrive à conclure que les fers exempts mais que, pour des usines de petite et de moyenne
s'y développe pas une multitude de petites fentes d'impuretés contiennent plus d'oxygène que les puissance, il faudrait plutôt donner la préférence
secondaires, comme c'est le cas pour les autres fers impurs et que la quantité d'oxygène trouvée au système des wagonets, qu'il étudie en détail
bétons. La résistance du béton de laitier à la com- dans les aciers Thomas ne varie guère au cours de et dont il indiqueàl'aide de croquis les disposi-
pression est supérieure de 27 0 à celle des autres la fusion. tions générales.
bétons. D'autre part, les traités spéciaux signalent que
Un autre important avantage de ce laitier la quantité d'oxygène contenue dans les aciers
pour la construction des navires, c'est qu'il permet peut atteindre 0,20 0/0' ce qui correspondrait à DIVERS
de faire des bétons pesant près de 18 ° de moins
que les autres. Des essais
0
ont encore montré
;
une teneur de l, 14 °/0 en oxyde de fer par contre,
l'auteur n'a jamais trouvé plus de 0,11 0/0 d'oxy-
Pistolet de dessinateur à courbures multiples.
que l'eau absorbée étaitde 4.2 pour le béton gène, c'est-à-dire 0,:)1 °/n d'oxyde de fer.
ordinaire et de 3,5 o/o seulement pour le béton — L'outillage du dessinateur industriel comporte.
de laitier. L'adhérence du second est supé- pour l'exécution des courbes qui ne peuvent être
rieure de 20 à celle du premier, ce qui lui
assure une meilleure résistance aux chocs et aux
MINES
tracées au compas, des gabarits ou « pistolets»
qui, pour certains travaux, doivent être très nom-
vibrations. breux.
Enfin, des essais spéciaux de résistance aux Les ressources minérales de la Birmanie. — Le Un ingénieur américain, M. R.-T. Broayn, a
chocs ont montré qu'à ce point de Bulletin n° 1 pour 1918 de l'Imperial Institute con- établi un pistolet à courbes très nombreuses qui
vue particulier a été adopté avec succès dans les services des tra-
la supériorité des bétons de laitiers était tient une étude très complète des ressources de la
encore vaux publics de Columbia, où il est employé. Ce
plus grande qu'on ne le pensait, Birmanie, jusqu'alors peu étudiées. Entre beau-
en donnant pour gabarit est découpé dans une feuille de celluloïd
le béton de laitier des résultats supérieurs de 1100/0 coup d'autres indications, nous croyons devoir re-
à ceux des autres bétons. lever deux points intéressant spécialement l'in- et a la forme que représente la figure 1. Le con-
dustrie minérale. tour extérieur et les découpures intérieures don-
Le premier est l'existence à Bawdwin, dans la nent 33 courbes de rayons bien déterminés.
partie Nord-Est de la province. d'importants gise-
MÉTALLURGIE
ments de plomb et d'argent. Ils sont exploités par
la Burina Corporation. La production a atteint en
Le choix des huiles pour les bains de trempe. 1915 42000 tonnes de minerai qui est grillé et
traité sur place. Elle s'est notablement accrue et,
— A la dernière réunion annuelle de l'American dèsjuin19ifi, l'usine fournissait 5o tonnes de
Drop Forge Association, M. G.-W. Pressicll a
étudié la question du choix des huiles les mieux
appropriées à la trempe des aciers.
;
plomb par jour ce plomb contient une notable
proportion d'argent, qui n'est pas extrait sur les

:;
Il faut qu'une huile satisfasse surtout aux con-
ditions suivantes 1° donner une vitesse de trempe
lieux.
Cette production, malgré son importance rela-
;
à peu près uniforme
peurs à basse température ;
20 ne pas dégager de va-

donner lieu à des oxydations.


3° ne pas s'épaissir ni
tive, ne correspond pas à celle des gisements
ceux-ci ont fait l'objet d'une étude systématique
qui a permis de mettre en évidence des quantités
énormes de minerais de plomb, de zinc, d'argent
C'est surtout en ce qui concerne la première
condition que les huilesvégétales ou animalesjus. et même de cuivre. On estime que ce district,
qu'ici en usage laissent à désirer. On a fait beau- lorsqu'il sera développé, deviendra l'un des facteurs
importants de la production mondiale.
coup d'essais pour préparer des huiles la réalisant
mieux, et l'huile qui paraît la plus recomman- Le rôle de la Birmanie paraît également devoir
dable à tous les points de vue est, d'après ces essais, être remarquable en ce qui concerne la production
celle qu'on retire par distillation du dégraissage du tungstène, ce métal si recherché depuis la
des laines. guerre et dont l'utilisation dans la fabrication des
Elle offre une grande supériorité au point de aciers à coupe rapide ne pourra manquer de se
développer encore. Le minerai provient des dis-
vue de ses qualités thermiques, elle absorbe et
soustrait parfaitement la chaleur, et après des essais tricts de Tavoy et de Merqui, au Sud de la pro-
répétés on a reconnu que la trempe de l'acier vince. Avant la guerre, il était en totalité exporté
n'entraîne pas sa décomposition. en Allemagne, d'où il repassait en partie en An-
Pour une variation de température de 82 à 2490, gleterre à l'état de métal. Il est maintenantréqui-
la vitesse de trempe ne varie avec cette huile que sitionné par le Gouvernement britannique,au prix
de 3 livres sterling par tonne et par unité de FIG. 1. — Pistolet à courbures multiples.
de 97 à 106 secondes, tandis qu'avec l'huile de
tungstène. Les méthodes d'exploitation et les
graine de coton, la variation constatée était de 104
à 119 secondes.
Discutant ensuite l'emploi de l'eau et celui de
l'huile pour la trempe de l'acier, M. Pressell a
moyens de transport ont été améliorés et la pro-

1914 à plus de 4 000 en 1917 :


duction de concentrés a passé de 233o tonnes en
ce chiffre repré-
américaine, par une mesure angulaire :
Ces rayons sont définis, suivant la pratique
les chif-
fres placés auprès de chaque courbe indiquent
sente le tiers de la production mondiale. l'angle au centre a correspondant à la corde de
montré que c'était l'eau qui donnait les meilleurs
résultats dans les limites de température avoisi- On connaît, dans l'Est de la province, à la fron- [00 pieds (3om 48) de longueur. Le ra yon R cor-
tière du Siam, d'autres gisements de tungstène, respondant a donc pour valeur:
nant la température critique, mais qu'entre la
température critique et la température atmosphé-
rique, au contraire, l'huile était préférable
serait donc à souhaiter qu'on pût faire appel n
: il
mais ils sont actuellement à peu près inaccessibles
et leur mise en valeurparaît devoir être remise à
un avenir assez éloigné.
l'un et à l'autre liquide, ce qui serait possible si
le second était soluble dans le premier. A défaut La courbe 1° correspondant par suite à un rayon
de solution, le mélange a été essayé et n'a pas PHYSIQUE INDUSTRIELLE ï 1
de 1 !¡5ID¡ et celle lt5P à un rayon de 39m 79.
donné de bons résultats. Ces longueurs sont les rayons des courbes sur le
terrain, le gabarit étant établi à l'échelle habituel-
L'évacuation économique des cendresdans les lement employée par le dessinateur.
La teneur en oxygène des fers et des aciers. chaufferies d'usines.
— — Les moyens actuellement Dans l'Engineering News Record, du 7 février,
M. Schmitz, dans le Stahl und Eisen, du 13 juin, employés pour évacuer les cendres dans les usines M. Brown indique les services lui rend ce petit
que
expose les résultats d'une série de dosages faits sont dans beaucoup de cas si imparfaits que le appareil, qui peut être établi par tout dessinateur,
sur des fers et aciers Thomas en vue de la déter- transport des cendres est souvent plus onéreux avec des variantes appropriées à son genre de tra-
employée est celle de Ledebur ;
mination de la teneur en oxygène. La méthode
elle consiste à
que celui du charbon.
M. Reginald Traltsciiold passe en revue, dans
vail.

;
chauffer la prise d'essai dans un tube parcouru
par un courant d'hydrogène l'eau formée est re-
tenue dans un tube d'anhydride phosnhorique et
YIndustrialManagement, de juillet, les avantages et
les inconvénients que présentent les installations
fonctionnant par succion, par jet de vapeur, par
Le Gérant : A. DUMAS.

pesée. On a apporté à cette méthode quelques mo- transporteurs à godets et par wagonels. IMPRIMERIE CHAHC, RUE BERGÈRE, 20, PARIS.