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Origine de l’Analyse de la valeur

L'analyse de la valeur (AV) est une méthode née aux États-Unis juste à la fin
de la Seconde Guerre mondiale (1947) grâce aux efforts de M. Lawrence
Delos Miles, ingénieur à la General Electric qui devait résoudre un problème
de pénurie de matériaux nobles.
Miles découvre alors que dans un produit ce qui compte c'est la fonction qu'il
exerce quelle que soit la solution utilisée pour satisfaire cette fonction.
L’AV a été beaucoup améliorée au Japon avant d’être importée dans les années
1960 en Europe, via les filiales des entreprises américaines.

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Avantages

A/ Connaissance précise des besoins à satisfaire,


la chasse à l’inutile et au superflu,
l’accroissement de la compétitivité des produits par le meilleur rapport
qualité/prix,
la satisfaction de clients et la rentabilité des produits.

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Avantages

B/ Le développement de la créativité
La synergie du groupe de travail,
Le développement du potentiel humain,
L’emploi des méthodes de raisonnement spécifique,
Le dépouillement des habitudes et du confort des solutions connues,
La création d’un état d’esprit valorisant,
Le dépassement du traditionnel par le respect d’objectifs ambitieux.

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Avantages

C/ La clarification des objectifs techniques et économiques,


L’utilisation d’un langage commun,
La combinaison de la rigueur et de la créativité ,
Le suivi d’un chemin balisé conduisant au résultat attendu,
L’assurance de la qualité de conception.

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Avantages

D/ L’élaboration ou l’évaluation des moyens d’évaluation des coûts,


La gestion des coûts prévisionnels,
La prise de décision en connaissance de cause.

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Analyse de la valeur

Elle peut être utilisée pour :

soit être mise en œuvre


améliorer un produit ou un
directement au moment de sa
service déjà existant
conception.

Le but de concevoir un "produit"


parfaitement adapté aux besoins de
son utilisateur au coût le plus faible

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Analyse de la valeur
-Définitions-

Définition de départ

L’analyse de la valeur est une méthode de conception de produit ou de service conforme à ce que le
client en attend (qualité optimale) tout en réduisant au strict nécessaire les ressources employées
(coût minimal).

Selon la norme

L'Analyse de la valeur est une méthode de compétitivité, organisée et créative, visant à la


satisfaction de l'utilisateur, par une démarche spécifique de conception, à la fois fonctionnelle,
économique et pluridisciplinaire. La valeur d'un produit est une grandeur qui croit lorsque la
satisfaction du besoin augmente et/ou que le coût du produit diminue..

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Analyse de la valeur
-Définitions-

Une autre définition

L’Analyse de la Valeur est une méthode rigoureuse qui, à partir d’une expression formalisée du
besoin réel (en utilisant l’Analyse Fonctionnelle par exemple), conduit une équipe pluridisciplinaire
(ensemble des experts des domaines concernés) à concevoir des solutions qui répondront de
façon optimale (le meilleur compromis) à l’ensemble des besoins recensés (« Le nécessaire et
suffisant »).

Une définition moins abstraite

Approche méthodique, organisée, visant à faire assurer à un produit, service, etc. les fonctions
demandées par l’utilisateur, avec le niveau de qualité recherché, au moindre coût.

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Analyse fonctionnelle et de la valeur

Conception de produits
Définir les fonctions
en les repensant
de produit

Eliminer les fonctions


inutiles (coûteuses)

Produit nouveau : Value Engineering

Produit amélioré: Value Analysis


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La valeur

La notion de valeur, au cœur de la méthode d'analyse de la valeur, est un


concept managérial. Ce concept s'appuie sur deux piliers :

L'estimation de la satisfaction d'un besoin auquel doit répondre le produit étudié,

L'estimation des coûts nécessaires à la réalisation de la fonction permettant de


satisfaire ce besoin.

Le concept de valeur prend en compte à la fois des considérations d'ordre


fonctionnel et des considérations d'ordre économique.

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La valeur

La norme caractérise la valeur de la façon suivante:

« La valeur est le jugement porté sur le produit à partir des attentes et des
motivations de l’utilisateur, exprimé par une grandeur qui croît lorsque, la
satisfaction du besoin de l’utilisateur augmente et/ou que la dépense afférente
au produit (coût généré) diminue ».

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Les différentes valeurs
La valeur d’utilité est liée directement à l’utilisation que l’utilisateur va avoir du produit dans un
environnement (contexte) donné. Elle se définit en comparant les utilités de chaque objet .

La valeur de rareté peut être fonction des circonstances d’utilisation du produit comme la simple
concurrence sur le marché. Elle nous fait privilégier certains objets et cette caractéristique a une
influence certaine sur le prix.

La valeur d’estime est liée au plaisir ressenti par l’utilisateur au moment de l’utilisation, voire de
la simple possession du produit. Ensemble de propriétés, d’attraits qui font désirer un produit
(bijou, luxe).

La valeur d’échange correspond généralement au prix d’achat et à la perception qu’en a


l’acheteur, mais peut également comporter une notion plus large liée, par exemple à la revente
ou au troc du bien.

La valeur d'usage est la valeur attribuée par un individu, à un bien en fonction de la satisfaction
ou du plaisir qu'il lui procure.

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Les différentes valeurs

Valeur
d’utilité

Valeur de
Rareté
Valeur
d’Usage
Valeur
d’Estime

Valeur
d’Echange

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Valeur, juste coût

Valeur = Satisfaction du client / coût

Valeur = Qualité / coût

Valeur = Fonctions / coût

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Expression de la valeur

satisfaction du besoin
valeur  = Qualité / Prix
Coût

Satisfaction du besoin
Fonction
Caractéristiques
Sécurité Coût global
Disponibilité Coût d’achat
Fiabilité
Coût d’utilisation
Maintenabilité
Coût de maintenance
Durabilité
Confort et agrément Coût de désaffection
Coût social

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Le Produit

Matériel Processus
Fluide (Gaz,…) Processus Industriel
Objet (Viaduc, siège,…) (raffinage, montage
Existant, nouveau, d’un objet, usinage,…),
Simple, complexe, Processus administratif
Répétitif ou unique (demande de passeport,
gestion d’un
magasin…)

Service
Activités qui ne
produisent pas de biens Produit global ou produit partiel
concrets (manuel Produit existant (pas évolué…)
qualité, lycée, Ou réellement nouveau (norme, besoin…)
assistance juridique)

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Besoin

Un besoin est une nécessité ou un désir


éprouvé par un utilisateur»
(NF X 50-150)

Attentes de l’utilisateur
et non le volume du marché
Peut être exprimé ou implicite, avoué
ou inavoué, latent ou potentiel.

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Besoin

Besoin Besoin
latent primaire

Identifier ?

Définir ?
Besoin Besoin
subjectif objectif BESOIN ? Mesurer ?

Valider ?
Besoin
identifié Besoin En évolution ?
secondaire

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Besoin

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La qualité

La qualité est « l’ensemble des propriétés et caractéristiques d’un produit ou service qui lui confère
l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites » NF X-120.

Missions de la qualité

Respecter les
spécifications du
produit et les Aller à la qualité
règles nécessaires Contrôler la conformité de la totale en intégrant
à l’obtention définition à la réalisation technique et économie

Coût de la non qualité


Recherche de
Contraintes de spécifications : dialogue
compétitivité

Réponse à ce jour : Analyse de la valeur


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L’objectif de l’analyse de la valeur est de faire des économies

Efforts des participants Risques

Coûts supplémentaires

Méthode Analyse de la valeur

Un risque calculé
-Cerner les tenants et aboutissants du produit et raisonnable
-Intégrer les connaissances des participants

Garantie de gain dans la suite du


cycle de vie du produit

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Les intervenants de l’action AV

Décideur NF X50-150
Le décideur est la personne Animateur NF X50-150
mandatée pour prendre les L’animateur est une personne
décisions relatives à une ayant des compétences
action AV, les faire connaître méthodologiques et la
et les faire appliquer. personnalité requise pour
assurer l’organisation, le
déroulement et l’animation
d’une action AV.
Groupe de travail
NF X50-150
Le groupe pluridisciplinaire
Le groupe de créativité
Proposer des solutions Services opérationnels
techniques viables Différents services de l’entreprise
Valident les solutions techniques
(recherche d’idées, voies de solutions,
Études et évaluation des solutions.

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Animateur AF-AV
Animateur NF X50-150
L’animateur est une personne Caractéristiques psychologiques
ayant des compétences -Assimilation rapide des données
méthodologiques et la -Grande souplesse d’esprit
personnalité requise pour -Niveau intellectuel = membres du groupe
assurer l’organisation, le -Sens de l’organisation
déroulement et l’animation -Le bon sens
d’une action AV. -Qualité de créativité
-Capacité de mener un groupe
N’impose rien -Confiance en soi et une force de caractère
Animer ce n’est pas diriger
Consensus de dialogue
Concept de coopération

Les tâches de l’animateur


-Conduire une analyse de l’étude à mener Personnalité de l’animateur
- Enquêtes auprès de différents services -Une certaine maturité d’esprit
- Constituer le groupe de travail -Une autorité naturelle
(Choix des personnes compétentes, personnes -niveau supérieur et une ancienneté en
aptes à créer en coopération, peu de différences entreprise
hiérarchiques, maximum 8 participants) -Expérience professionnelle
-Conduire le groupe (conserver un bon climat -Connaissance technique de généraliste
humain , stimuler la créativité, enregistrer les idées

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La contrainte (L’AV doit la prendre en compte)

La contrainte est la limitation à la liberté


du concepteur- réalisateur du produit.

Vient de :

-l’environnement
-De la technologie
-Du marché
-De la situation et des choix
de l’entreprise ou de
l’organisation

Diverses natures:

-Délai d’aboutissement de l’étude


-Indisponibilité
-Interchangeabilité
-Contexte industriel
Propriété industrielle
Interdiction du principe d’une solution
Limitation de remise en cause
Evolution dans le temps
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Un groupe de travail pluridisciplinaire

Le groupe de travail : 7 à 8 personnes

Objectif : apporte l’expérience et l’imagination nécessaire


pour la création du produit

Regroupe des spécialistes d’un métier afin de cerner les


besoins à satisfaire tout au long de la vie du produit

Animateur : Personne chargée Le groupe de travail de l’organisation et du déroulement de l’action


analyse de la valeur.

Décideur : Personne qui exerce le choix ultime à partir des recommandations de l’équipe.

Equipe d’analyse de la valeur : Groupe d’experts représentatifs et concernés par l’objet de l’analyse.

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Les sept étapes de l’Analyse de la Valeur

La norme NF X 50-152 présente un plan de travail avec le découpage en 7


phases.

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Les sept étapes de l’Analyse de la Valeur

Phase 1: Orientation de l’action


Objet et causes de déclenchement
Données du problème
Enjeu économique, champ d’étude et limites
Contraintes, objectifs, moyens et participation

Phase 2: Recherche de l’information


Informations
Inventaire
Nécessaires
Mise en forme
Diffusion aux participants
Techniques, Informations économiques, Interne et externe
Commerciales, sociales et réglementaires à l’entreprise

Phase 3: Analyse des fonctions et des coûts


Recherche du besoin
Recherche des milieux extérieurs et fonctions Cahier des charges
Validation et caractérisation des fonctions fonctionnel
Niveaux et flexibilité

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Les sept étapes de l’Analyse de la Valeur

Phase 4: Recherche d’idées et de voies de solutions


Recherche du maximum d’idées Analyse de la valeur
Classement des idées (classement , tri,…)

Phase 5: Etude et évaluation des solutions


Construire les solutions (relations fonctions techniques et de service)
Vérification de la cohérence (coûts, dessin, tests, gains,…)
Conduire les études nécessaires à la sélection et l’évaluation des solutions
Phase 6: Bilan prévisionnel, proposition de choix et décision
Technique d’analyse financière, analyse multi critère ou multi objectifs…

Phase 7: Suivi de la réalisation


- Application, suivi de projet (planning , coûtenance,…), bilan définitif

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Phase 1 : orientation de l’action

C'est la phase initiale qui définit les objectifs et les limites de l'étude:

• objectifs de qualité,
• coût,
• délai,
• budget
• planning de l’opération.

La fiche-programme est le document qui récapitule les objectifs et les


grandes options choisies par le décideur.

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Cycle de vie : Contexte d’étude

Avant projet Etude


Industrialisation Production Diffusion
développement Utilisation

Phase I Phase II Phase III


En attente
En service Entretien (atelier)
Clientèle

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Phase 2 : recherche d’informations

Il ne saurait être question de commencer une étude sans être en possession de


toutes les informations nécessaires.

Les membres du groupe sont mis à contribution, chacun dans son domaine
détenant une partie de l’information.

Celle-ci intéresse tous les domaines concernés: commercial, technique, social,


maintenance, délais et bien entendu les coûts de toutes natures avec leur
décomposition.

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Phase 2 : recherche d’informations

(internes et externes)

Propre au produit
étudié (fabrication, Etude de postes,
achat… Ergonomie

Nouveaux
Les normes en marchés (Niches,…)
vigueur
Normes nouvelles
(Environnement,
développement durable)

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Phase 3 : Analyse fonctionnelle

Besoin, expression fonctionnelle

Analyse Cahier des charges


Besoin
Fonctionnelle fonctionnel
client
du Besoin

Fonctions externes ou
de service

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Analyse fonctionnelle externe

L'Analyse Fonctionnelle Externe permet d'identifier et de caractériser les


fonctions de service d'un produit, c'est-à-dire:

 « les fonctions attendues d'un produit (ou réalisées par lui) pour répondre à
des éléments du besoin d'un utilisateur donné »,

et les fonctions contraintes, c'est-à-dire les contraintes imposées par


l'environnement (les lois, les normes, la stratégie d'entreprise notamment
l'intégration de ce nouveau produit dans la gamme de produits, etc).

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La fonction

• « action d’un produit ou de l’un de ses constituants exprimée exclusivement


en terme de finalité » X50-150.

• Syntaxe appropriée : VERBE (à l’infinitif) + COMPLEMENT


verbalisation = contenir un liquide

• Pour compléter la formulation d’une fonction il faut ajouter des


caractéristiques (regroupées dans le Cahier des Charges fonctionnel).

La désignation d’une fonction doit être précise


pour éviter toute erreur d’interprétation.

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La fonction

Les fonctions elles-mêmes ne sont pas simples à trouver et à exprimer.

En règle générale, cette phase fait l'objet de débats animés au sein du
groupe de travail.

Pour savoir quels éléments extérieurs relier pour une fonction de


service, il faut imaginer que :

Les traits qui, sur la Pieuvre, représentent les fonctions de


service, traduisent en réalité des flux d'efforts (il y a alors
contact(s) direct(s) entre le système et le(s) milieu(x)
extérieur(s)) ou des flux d'information (le contact est visuel).

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Analyse fonctionnelle externe
Méthode des Milieux Extérieurs

La méthode des milieux extérieurs APTE comporte les phases suivantes :

• l'expression et la validation du besoin fondamental par l'outil « bête à cornes »,


• la détermination du cycle de vie du produit,
• la détermination des milieux extérieurs,
• la détermination des fonctions de service par l'outil « Pieuvre »,
• la caractérisation des fonctions de service.

Deux étapes n’existant pas dans la méthode APTE et pratiquées dans


l'industrie vont être présentées :

• la construction de l'arbre fonctionnel


• la valorisation de l'arbre fonctionnel

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Etude du besoin
(Analyse fonctionnelle)

La formulation du besoin peut être représentée à l’aide d’un graphe appelé « bête à
cornes». Le schéma ci-dessous permet de formuler l’expression du besoin en répondant à
trois questions fondamentales.
Sur qui (sur quoi)agit-il directement ?
A qui (à quoi) le produit rend-il directement service?

Les marchandises, les


Client
caisses, les allées, portes
Distributeur,
rayons, clients
….

Fonction = relation qui s’établit grâce au produit


Chariot
Type ‘caddie’
Dans quel but?
Se déplacer avec facilité
Augmenter de 20% le panier moyen des clients
Réduire le coût des manutention

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Etude du besoin
(Analyse fonctionnelle)

Sur qui (sur quoi)agit-il directement ?


A qui (à quoi) le produit rend-il directement service?

Sol de la plage
Utilisateur

F1 (de service)

Produit ou
Normes service
F2 (de contrainte

F1: S’installer sur la plage


F2 : Respecter les normes

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Etude du besoin
(Analyse fonctionnelle)

STABILITE DU BESOIN

Pourquoi ce besoin existe-il (but, raison)?


-Habitudes d’achats alimentaires regroupés, hebdomadaires
-Circuit long des rayons à la voiture sur le parking
-Marchandise visible avant de passer à la caisse

Qu’est ce qui pourrait le faire disparaitre? Le faire évoluer?


Pénurie alimentaire, pouvoir d’achat réduit, le minimum vital seulement.
Retour aux commerces en petites surfaces, Réduction de volume des produits.
Télé-achat, livraison à domicile, commerces ambulants.
Livraison directe du rayon à la voiture
Caisses automatiques, autres façons de se nourrir.

Risque de voir disparaître le besoin, de le voir évoluer


Très faible risque de modification dans les années à venir

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Recherche des milieux extérieurs
(Exemple chaise de plage, JP, Grandhaye et A. Thomas)

La mer
Le sable, composition, dureté L’originalité
Le sel Les variantes
Le temps La facilité de démontage
Le soleil Les jeux de plage
Les gens, les touristes L’herbe
Les galets La pente du sol
Le confort
Le parasol
Les produits solaires
Les parties du corps
Un tapis de plage
La chaleur La serviette de bain
La transpiration Une assiette
Le poids Des revues
La masse des individus, Un tricot
La taille des individus, L’humidité
La voiture Le vent
L’humidité,
La chaleur
Le transport,
La masse du siège
Les normes

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Recherche des milieux extérieurs
(Analyse fonctionnelle)

Utilisateur 1,5, >60kg et <100kg

Résidence hors
vacances Cave ou garage, Appartement, Grenier

Sol de la plage Herbe, galets, sable (se ou humide)

Lieu de résidence Camping, maison, hôtel, camping car


de vacances

Environnement Pluie, vent, sel, mer,…

Normes Fonctions de contrainte

Autres vacanciers Regard extérieur


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Validité des Fonctions
Exemple

Fonction Dans quel but la A cause de quoi? Qu’est ce qui La fonction est –
fonction existe- ferait disparaître la elle stable?
elle? cause?
Promouvoir des Mieux connaître le Les élèves ne Si l’élève gère son Si les relations
échanges avec les milieu de l’élève parlent pas de leur autonomie et élèves- lycée ne
parents milieu scolaire communique changent pas
Mieux répondre à davantage
la demande des
parents

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Caractérisation/ Critères d’appréciation d’une fonction

Le critère d’appréciation d’une fonction est un caractère retenu pour apprécier la manière dont
une fonction est remplie ou une contrainte respectée ».

Le niveau d’un critère d’appréciation est la grandeur repérée dans l’échelle adoptée pour un
critère d’appréciation d’une fonction. Cette grandeur peut être celle recherchée en tant
qu’objectif ou celle atteinte pour une solution proposée.

La flexibilité d’un niveau est l’ensemble des indications exprimées par le demandeur sur les
possibilités de moduler le niveau recherché pour un critère d’appréciation.

La limite d’acceptation est le niveau de critère d’appréciation au de-là ou en deça suivant le


cas, le besoin est jugé non satisfait.

Le taux d’échange est le rapport déclaré acceptable par le demandeur entre la variation du prix
(coût) et la variation correspondante du niveau d’un critère d’appréciation, ou entre les
variations de niveau de deux critères d’appréciation.
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Validation et caractérisation d’une Fonction
Exemple : Chaise de plage Flexibilité

Fonction F1
Permettre à l’utilisateur Critère Niveau F0
de s’installer sur la plage Angle du dossier 100°

Critère Niveau
Surface d’assise F1
6 dm2 mini
But: D’être au plus près de la mer
Cause: Permettre à l’utilisateur de
s’installer sur la plage

Critère Niveau
Forme de l’assise Toutes formes F2
admises

Evolution possible
Plages aménagées
Surpopulation des plages Critère Niveau
Matériau d’assise Tout sauf instable F0
et dossier au U.V
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Hiérarchisation des fonctions

• La hiérarchisation est le fait de classer les fonctions par ordre d’importance.


• La valorisation des fonctions consiste à leur affecter un poids.
• Donner une importance relative aux fonctions (les unes par rapport aux autres) en %.

Pour déclencher la hiérarchisation on se posera la question :

« Qu’est-ce qui déclenchera l’achat du produit considéré?».

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Hiérarchisation des fonctions
Exemple

48
Hiérarchisation des fonctions
Exemple

49
Hiérarchisation des fonctions
Comparaison des fonctions: Exemple

Fonctions
hiérarchisées
en %

50

40

30
On peut donc remarquer
20
que c'est la fonction FP1
qui a le plus de poids.
10

Fonctions

FP1 FP2 FC1 FC2 FC3

50

50
Hiérarchisation des fonctions
Exemple

51
Le CdCF
Demandeur Concepteur

Cahier des charges Concepteur


Client fonctionnel Réalisateur

Juste Produit

-Connait les technologies


Fixe le juste nécessaire -Dispose de moyens de fabrication
- Connaît les coûts

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Le cahier des charges fonctionnel
Exemple célèbre : la 2 CV par Pierre Boulanger

Voici comment Pierre Boulanger, à la tête de Citroën en 1935, a exprimé au directeur des
études le besoin pour développer une « Toute petite voiture » (TPV) :

« Faites étudier par vos services une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en
sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet, à une vitesse maximum de
60 km/h pour une consommation de 3 litres aux 100 km. La voiture devra pouvoir
passer dans les plus mauvais chemins, elle devra pouvoir être conduite par une
conductrice débutante, et avoir un confort irréprochable car les œufs à l’arrière dans
un panier doivent arriver intacts. Le point de vue esthétique n’a aucune importance. Le
prix devra être inférieur au tiers de celui de la traction avant 11 CV. »

L’idée d’une TPV lui était venue au marché de Lempdes, où il habitait, à 10 km de Clermont-
Ferrand. Les paysans venaient y vendre leurs produits en carriole à cheval. Pendant que la fermière
tenait l’étalage, le fermier et le cheval passaient le temps !

« Si les cultivateurs possédaient une toute petite voiture que la femme puisse conduire pour aller au
marché, le fermier pourrait rester à la ferme avec le cheval et s’occuper utilement », s’était dit
Pierre Boulanger.

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Le cahier des charges fonctionnel

Les deux regards : fonctionnel et descriptif

Pierre Boulanger a soigneusement évité de nommer les moyens, les solutions techniques
(moteur, organes, transmission, allumage, etc.) pour satisfaire les besoins des utilisateurs.
Il a au contraire décrit les services attendus de la future voiture, autrement dit ses fonctions.
Pierre Boulanger a porté deux regards :

le regard « descriptif », celui du


le regard « fonctionnel », celui de concepteur-réalisateur. Il répond à la
l’utilisateur. Il répond à la question « À question « Comment » ou « De quoi c’est
quoi ça sert ? » par la liste des fonctions du fait ? » par la liste des constituants du
produit (ici fonctions de transport, de produit (moteur, châssis, carrosserie,
confort, d’ergonomie, d’esthétique, etc.) liaison au sol, transmission, équipements,
etc.).

Si ces deux regards sont bien complémentaires, on constate que la tendance naturelle est de
privilégier le regard descriptif, influencé par la solution existante. On court ainsi le risque
de « s’enfermer » dans une solution technique. Seul le regard fonctionnel permet de s’en
libérer en prenant systématiquement le point de vue de l’utilisateur. 54
Le contenu d’un CdCF
Le produit et son marché
-Concept général, objectifs de la DG, Enoncé du besoin
-Enjeux, contraintes, - Exigence fondamentale,
-Le produit et son marché, concurrence… - Les limites de l’étude,
- Informations qui motivent l’étude, - La finalité du produit (à qui, sur quoi…),…
-Le produit et son marché.
L’environnement du produit
Le contexte du projet - Liste exhaustive des éléments extérieurs qui
-Concept général, objectifs , situation du projet, agissent sur le produit
-Enjeux, contraintes, - Conditions particulières
-Informations qui motivent l’étude, -Indications des critères généraux (budget,
- Pré-étude, études de faisabilité existantes… lois, fiabilité…)
-Environnement du produit recherché…
-Le produit et son marché.
Expression fonctionnelle du produit
Principes technologiques, appel à variantes -Fonctions de service et de contraintes
-Technologies susceptibles, brevets… -Les critères, niveaux et flexibilité
-Appel à variantes, informations complémentaires -Les limites et taux d’échange
- Autres perceptions du besoin, -Les normes et réglementation
-Stimuler l’innovation,
-Cadre de réponse pour l’évaluation.

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Phase 4 : recherche d’idées et de voies de solutions

• On peut considérer que les trois premières phases du plan de travail ont été
préparatoires à la recherche des solutions. C'est au cours de cette phase que
sont utilisées les méthodes de créativité qui favorisent la recherche des
solutions viables.

• Le but de cette phase est la recherche du MAXIMUM d’IDEES. Cette


recherche peut se faire par fonction ou groupe de fonctions en évitant toute
censure et toute sélection prématurée.

• On utilise les techniques de créativité.

56
Recherche d’idées et de voies de solutions

Cahier des charges


fonctionnel

Conception d’un Re-conception de


nouveau produit produit

- Brainstorming -Bloc diagramme fonctionnel


- Arbre fonctionnel -Arbre fonctionnel
-Matrice de découverte (matériaux / fonctions) -Check-list (questions…)
-Méthode morphologique (éléments / solutions) -Arbres de décision
-… -…
-- …

Recherche d’une famille de solutions


(analyse critique (avantages, inconvénients,…)

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Recherche d’idées et de voies de solutions

Qualité à développer
-d’écouter les autres avec attention
-de ne porter de jugement a priori
-de lutter contre l’esprit critique systématique
-de développer son sens de l’humour
-de développer sa coordination corporelle (sport)
-de jouer
-d’apprendre à travailler en groupe
(communiquer et tirer profit des idées des autres…)
Pensée
L’individu Groupe de
divergente et
créatif travail
convergente

Cadre défini et -Capacité à émettre des idées Cadre défini et


cadre plus libre -aptitude à générer des concepts, idées… cadre plus libre
-idées réellement neuves

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Recherche d’idées et de voies de solutions

Les 6 ressorts de la créativité


Le défi (juste tension), l’autonomie (choix des moyens), la pression,
Diversité(profils et compétences divers, encouragement(reconnaissance), émulation (positive)
Le processus créatif
(1) Imprégnation : expression différente du même problème (carte heuristique)
(2) Divergence : aptitude à s’éloigner du problème (le mot au hasard ou matrice de découverte)
(3) Convergente : aptitude à transformer des idées en des solutions pour résoudre le problème
(4) L’évaluation et le tri des idées pour sélectionner les idées à « développer »
(5) Mettre en œuvre des idées retenues.
L’espace créatif
Est l’environnement physique dans lequel vont évoluer et travailler les participants d’une réunion
de créativité.

La séance de créativité
Modalité de création
L’échauffement
De se préparer à créer

59
Recherche d’idées et de voies de solutions

opportunité pas
Partir d’une

d’une idée
Les 4P de l’innovation

Potentiel
culturel
Six principes
pour réussir Etat d’esprit
L’innovation Produit Processus
résultat Innovation (étapes)
visible par
l’utilisateur
Personnes
compétences
expérience

Les 6 principes pour réussir l’innovation


Sources de progrès

60
Recherche d’idées et de voies de solutions

Recherche de brevets Affinement technologique


TRIZ -matériaux moins nobles
-solutions moins sophistiquées
Matrice de découverte
Etude des couples : Méthode morphologique
Matériaux / mode d’usinage -analyse des composants
Technologie / fonctions -façon de réaliser
-classement des procédés
Le « déjà dit » -analyse des combinaisons possibles

La carte heuristique Méthode de l’arbre de décision


A chaque fonction une solution

Méthode des check-lists Méthode APTE


Questions à partir de Analyse fonctionnelle et morphologique
critères techniques
Méthode analogique R à PC

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Recherche de solutions à partir d’un ordonnancement
des fonctions (Nouveau produit)

Fonctions de service Fonctions Solutions


ou contraintes technologiques

Résister aux chocs


thermiques Corps du taille crayon renforcé

C4. Résister à Résister à l’usure Lame du taille crayon protégé


l’ambiance extérieure

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Recherche d’idées et de solutions (Exemple Siège de plage)
Arbre de décision Fonction F1 : S’asseoir

Fonction F1 : S’asseoir
Arc-boutement
Tabouret, pouf, coussin sur une structure en bois (eau, air, sable)
Emboité
Chaise longue
Assemblé définitivement
Coffre sur pattes
Vissé, clipsé

Avec ressort
Sans ressort
Articulée
Bois Agrafée
Monobloc Toile Boutons pression

Chaise pliante Plastique Accrochée


Toile démontable
Coussin Fermeture éclair
Boules de Velcro
Sous-ensemble bois démontable bois
Emmanchée dans
l’ourlet
Brainstorming: recherche d’idées et de solutions (Exemple
Siège de plage) Arbre de décision Fonction F1 : S’asseoir

Pourquoi faire?
Pour chercher en groupe toutes sources d’idées

Quand l’utiliser?
A tout moment (choisir et poser un problème, rechercher des causes, solutions,…)

Comment faire?
- Présenter le sujet
- Produire en groupe un maximum d’idées sans oublier les règles du brainstorming:
- Tout dire (variété, diversité),
- En dire le plus possible (quantité),
- S’inspirer des idées des autres (analogies, variantes, oppositions,…),
- Ne pas critiquer les idées émises (incongrues, bizarres, insolites,…)
- Exploiter la production.

64
Recherche de solutions à partir du brainstorming
(Exemple pour un nouveau produit)

Retournement possible
Petit/Gros Dossier réglable, N positions Crémaillère/assise butée
Charge
Résistance
Dossier fixe

Tout bois
Toile Réglage – N positions Bois+tissus (assise et dossier)
Dossier
Bois
Fixe
Assise
Toile

Bois
La fiche à idée

66
Les coûts
- Définitions -
Coût (norme X50 – 150)
• Charge ou dépense supportée par un intervenant économique par suite de sa production ou de
l’utilisation d’un produit ou de l’ensemble des deux.

– Coûts attribués à une fonction = dépenses nécessaires pour l’obtention de cette fonction.
– Le coût à considérer dépend de la nature et du contexte de l’action d’Analyse de la valeur considérée.
Souvent, on prend le coût direct.
– Ne pas omettre les différentes coûts.
Prix (norme X50 – 150)
• Equivalent monétaire d’un produit lors d’une transaction commerciale.
Pèse sur les coûts
-Cahier des charges non fonctionnel ou inexistant.
-Non remise en cause des solutions existantes.
-ignorance des coûts réels.
-manque de temps, les solutions provisoires deviennent définitives.

67
Charges prises en compte en comptabilité analytique
Coûts selon la comptabilité analytique

Charges Coût
directes Elément 1

Coût
Elément 2

Centres Coût
centres d’analyse
Ensemble des

opérationnels Elément 3
indirectes
Charges

Centre de Coût
structure Elément 4

68
La détermination du coût

Surcoût de conception

coût direct coût


Surcoût de
actuel juste
conception
du produit nécessaire

La connaissance de ces divers éléments permet d’agir efficacement sur les


choix de conception.

69
La détermination du coût
Coût fonctionnel

•ventilation du coût sur les différentes fonctions du produit


•La détermination des coûts fonctionnels aide à remettre en cause les choix de
conception
ventilation du coût sur les différentes fonctions du produit
Coût Fonction 1 Fonction 2 Fonction 3 Fonction 4

Partie 1 500 250 100 75 75

Partie 2 130 30 100 0 0

50 10 30
Partie 3 100 10

120 70 30
Partie 4 300 80

70
Phase 5. Outils d’évaluation et de sélection des solutions

Matrice
attente/solution
Evaluation
Le test de par grille de
concept notation

La matrice
SWOT

Matrice La méthode
multicritères Delphi
La moyenne,
moyenne
pondérée, la
médiane…

71
Conception pour un coût objectif

La norme X50-150 définit un CCO comme une méthode basée sur :

-la fixation d’un coût objectif plafond (prédéterminé et fixé indépendamment de toutes références à
des coûts de solution).
-la mise en œuvre dès le départ du projet d’une organisation, de procédures et de règles d’arbitrage
spécifiques.
-l’identification et la description du besoin de l’utilisateur sous forme ouverte et négociable)
(utilisation du CdCF).

La CCO se distingue de l’AV par sa méthode et la dimension des projets.


(projets plus complexes et plus vastes)

Méthodologie de la CCO
-formation du personnel à l’AV et à la CCO,
-fixation d’un coût objectif avec des spécifications techniques minimales,
-rédaction d’un CdCF (délais, coût, performances,…),
-désignation d’un responsable de programme.

72
Conception pour un coût objectif

Politique de
marges

Prix de vente % Marge = Coût cible

AF/AV et
Etude de marché Quantités prévues réduction des
coûts

Projet de Techniques et organisation


produit Coût estimé
mises en œuvre, existantes

73
Conception pour un coût objectif
Avantages de la CCO

1-la CCO se prête chaque fois que le client fixe un coût objectif, origine contractuelle
prix « plafond »,

2-Développer les connaissances particulières et générales des participants,

3-créer une synergie entre les différentes activités de l’entreprise (production,


conception..),

4-obtenir une bonne adéquation performances/coûts et optimiser ce rapport dès la phase


d’étude,

5-d’abaisser les coûts de démarrage,

6-d’abaisser les coûts « série » dans la mesure où le lancement du produit se fait sans
«surprise ». Les différents services ont participé au choix des solutions.

74
Conception pour un coût global
(CCG)

La conception pour un coût global se situe dans le prolongement de la CCO. Le coût global est la
somme des dépenses sur l’ensemble de la vie du produit pour un usage donné.

1. Pour un utilisateur, le coût global comprend : le coût d’acquisition, le coût


d’utilisation (énergie, main d’œuvre), le coût de maintenance (rechanges…) .
Eventuellement le coût de modification, le coût de destruction, coût de production…

2. Le concepteur-réalisateur est conduit à s’intéresser de plus en plus au coût global pour


l’utilisateur.

3. Le coût global est généralement calculé en monnaie actualisée.

4. La notion de coût global est parfois étendue à une collectivité toute entière, on parle de
« coût global étendu ». )

75
Phase 6 : bilan prévisionnel et proposition de choix

La solution choisie par le groupe est présentée au décideur avec les


justificatifs nécessaires: recommandation de mise en œuvre, niveaux
estimés de chaque critère, estimation des coûts, liste des avantages et des
inconvénients, les conditions de délai, approvisionnements, etc.

76
Phase 6 : bilan prévisionnel et proposition de choix

Evaluation

Classe 1 : investissement à réaliser (critère économique) Classe 3 : maîtrise des coûts(critère


économique)
Sous-classe a : coûts de production
Sous-classe a : développement Sous-classe b : coûts de
Sous-classe b : production commercialisation
Sous-classe c : commercialisation
Sous-classe d : endettement ou emprunt
Classe 4 : influence sur la politique sociale
(critères généraux)

Classe 2 : possibilité d’évolution du produit (critère spécifique) Sous-classe a : formation


Sous-classe b : formation < 50 ans
Sous-classe a : formation personnel production Sous-classe c : formation >50 ans
Sous-classe b : nouvelle technologie Sous-classe d : formation mi retraite

Rédaction des grilles de décision Décision finale

77
Phase 7 : réalisation, suivi, bilan

Après accord du décideur, les services opérationnels de l’entreprise sont chargés de


la mise en application. L’animateur du groupe en effectue le suivi afin de vérifier si
des écarts apparaissent entre les prévisions et la réalisation. Il rend compte au
décideur des anomalies éventuelles et suggère des actions correctives.

78
Phase 7 : réalisation, suivi, bilan

Pert et planning Gantt : mise en place des tableaux de bord et des tâches à mettre en œuvre

Coûtenance (suivi des coûts, indicateurs de performances…)

Reporting (revues et suivi de projets)

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