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LE METIER D'AVOCAT :UNE VOCATION OU UNE « «PARENTHESE » DANS UNE VIE ?

Sénéque a dit : «  Il n' y a de vent favorable que pour celui qui sait où il va. »

Il est important de concevoir son projet professionnel assez tôt puisque je pense que chacun peut se donner la peine, trouver la volonté lorsqu'il s'est
déterminé un but précis à atteindre.

« La vie n'est pas un long fleuve tranquille »,parce que cette affirmation est terriblement vrai, il est important de concevoir d'emprunter plusieurs
voies, chemins pour parvenir à son objectif. Il faut anticiper les obstacles à venir qui peuvent aussi bien être de nature conjoncturelle que personnelle .
En suivant cette idée , j 'ai progressivement construit mon projet professionnel particulièrement autour de la fonction d''avocat ; il est le fil conducteur
de ce devoir mais il n'est pas le point d'aboutissement de mon projet personnel qui est un peu plus ambitieux : devenir avocat spécialisé dans la
défense des droits de l'homme au sein d'une grande organisation internationale .
Oscar Wilde ne disait-il pas : « il faut viser la lune, car même en cas d'échecs, on atterrit dans les étoiles » .
Il faut donc viser haut pour espérer atteindre au moins une partie de son objectif. C'est un moteur qui se révèle très utile au vu du parcours de plus en
plus semé d'embûches du futur avocat.
En effet la profession semble connaître une crise en ce moment en France ; on observe une montée du chômage inquiétante.
Cette situation suscite des interrogations.Ces questions sont inspirées par la conjoncture actuelle.

Mais il existe d'autres questions, plus intemporelles dont celle-ci :

Le métier d'avocat, quelque soit la spécialité choisie, doit-il se concevoir comme étant LE métier d'une vie ou peut-il être perçu comme étant juste UN
métier « formateur » « enrichissant » exercé au cours de sa vie ?

Pour ma part, je ne conçois pas, dans l'hypothèse ou je parviendrai à le devenir, travailler toute ma vie dans un bureau,en étant entourée, « débordée »
par les dossiers. Ce mode de vie peut être quelque peu effrayant. Cependant, paradoxalement, c'est un métier qui m'a toujours fasciné et que je suis
très curieuse de découvrir. Il représente pour moi l'exercice le plus formateur qui soit pour prendre de l'assurance, devenir éloquent, acquérir une
certaine finesse d'esprit , savoir allier parfaitement théorie et pratique (il est vrai qu'il est préférable qu'un futur avocat dispose déjà de ces atouts pour
réussir dans la profession;mais on peut penser que ces qualités soient perfectionnées avec le temps et l'expérience ).
Aussi j'ai choisi d'en faire un véritable outil (II) au service d'un objectif que je conçoit comme un projet d'avenir à savoir une carrière dans
l'humanitaire(II) .

I/Un but, un objectif,un projet d'avenir: une carrière juridique dans le domaine humanitaire

A/La voie juridique: la porte ouverte à une multitude de choix

a)Le journalisme,un ancien rêve

Aujourd'hui je perçois le métier d'avocat comme étant une vocation,mais cela n'a pas toujours été le cas.
Pendant longtemps(et parfois même maintenant encore) j'ai envisagé d'exercer le métier de reporter. Le journalisme est plus qu'un métier pour moi ,
c'est un mode de vie. Il est symbole de voyage, d'aventure, de liberté , d'indépendance mais il est aussi la découverte d'autres horizons, d'autres
cultures ,d'autres visions du monde. Bref , un métier qui ne connaît pas l'ennuie.
Mais être reporter c'est surtout être sur le terrain, «vivre l'actualité» , dénoncer les inégalités dans le monde et donc participer au développement et au
respect des droits de l'Homme. C'est cet aspect qui est, à mon sens, le plus important. Et force est de constater qu'il est ici question de Droit.
Progressivement je me suis donc intéressée à cette matière et aux métiers qui se rattachent à elle.
Les séries américaines telles qu ' Aly McBEAL m'ont poussé à m'intéresser au métier d'avocat qui paraissait alors , tel que dépeint dans la série,
presque ludique. Puis il y a eu une maturation de cette vision plutôt naïve à travers des reportages sur la réalité de la profession en France puis
l'assistance à des audiences au tribunal.
Et si l'humour n'était pas au rendez-vous , la fascination devant la connaissance , la répartie ,l'éloquence des maîtres , elle, était là.

Etant par nature indécise, un doute subsistait quant au choix à faire entre une orientation entre des études de journalisme et des études juridiques.

Puis j'ai découvert que devenir journaliste n'était pas si simple que ce que je pensais. Il n'existe pas d'université de journalisme facilement accessible
après le BAC ; la formation se pratique uniquement dans des écoles spécialisées ou des instituts qui peuvent être publics ou privés sachant que
généralement les écoles publiques gratuites telle que celle de Lille, qui ont la particularité d'être très sélectives, bénéficient d'une meilleure réputation
et sont davantage reconnues . Or l'entrée dans ces établissements est soumis à un concours d'entrée extrêmement difficile accessible pour la plus part ,
à partir d'un BAC+2 . Il faut savoir que le taux de réussite à ces concours est très bas .

Il a donc été plus facile de prendre une décision. Quoi qu'il en soit des études de droit s'imposaient.

b) Le Droit , un instrument fort utile


Le Droit s'est donc imposé dans l'élaboration de mon projet professionnel et ce quel qu'il soit.

On entend souvent dire que «  les études de droit ouvrent toutes les portes ! »
Ceci expliquent sans doute l'engouement pour cette filière . En effet la Cour des comptes a relevé que sur 1,4 millions d'étudiants d'universités 15%
sont inscrits en droit. Mais la Cour des comptes souligne également que «  le droit fait rêver mais pas toujours réussir » . Les chiffres,tels des preuves,
appuient malheureusement la constatation : ainsi dans la filière seulement « quatre étudiants sur dix passent en deuxième année » « 35%
redoublent,22% s'évanouissent dans la nature et 2,5% se réorientent à l'université » et « seuls 35% sont cadres deux ans après avoir décroché leur
master » . Un fait aggrave le phénomène:si l'effectif des étudiants ne cesse de flamber, le nombre d'enseignants lui progresse nettement moins vite
que celui des étudiants , ce qui fait chuter le taux d'encadrement « qui oscillent entre 10,6 et 28,3 enseignants pour 1000 étudiants » contre une
moyenne de 36,7 toutes filières confondues. Le budget consacré à chaque étudiant est donc deux à six fois inférieur à celui d'un autre étudiant. On
peut voir là un facteur à l'origine du nombre élevé de l'échec dans cette filière ; mais ce n'est jamais qu'un facteur aussi peut on penser que celui-ci est
aussi du au fait que nombre de bacheliers ayant échoué à intégrer l'école , la prépa ou encore le DUT de leurs choix décident au nom du stéréotype
cité au-dessus d'intégrer cette matière sans réelle convictions, par dépit, parce qu ils n'ont pas de projet professionnel établit.

Pourtant le Droit est une matière riche d'enseignements. Parce que la plupart des rapports humains sont régis par le droit , que l'on peut voir des actes
juridiques, des contrats dans chaque acte du quotidien (par exemple le simple fait d'acheter sa baguette engendre un contrat) , il est intéressant et
même important d'être initier à la matière.
L'apprentissage du droit permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'Etat de manière générale. L'actualité, les enjeux politiques nationaux et
internationaux deviennent plus clairs.
Le Droit permet tout simplement une meilleure appréhension du monde.
Et au-delà de sa fonction d'instrument servant à accéder à des concours ,comme ceux des écoles de journalisme , on peut le percevoir comme un
véritable instrument sociale au service de la protection des droits et libertés fondamentales.
Et on peut voir dans sa maîtrise, dans l'exercice des métiers qui s'y rattachent directement une façon plus concrète encore de défendre, de protéger les
individus.
J'ai alors arrêter d'hésiter et choisi de m'orienter définitivement vers une carrière juridique.
Mais le Droit est vaste, alors quel spécialité du droit ? Quel métier ?

B/ Une carrière dans l'humanitaire : un rêve et la réalité

a) Un rêve

Quel branche du Droit ?

La question ne s'est pas posée longtemps. Le droit humanitaire , la spécialisation dans la défense des droits de l'homme a paru être une évidence.
La lutte pour la défense des droits de l'homme avait été la raison de mon penchant pour le journalisme , il était donc clair que le choix du droit avait
pour raison cet objectif. Spécialement axé sur la défense des droits des femmes dans le monde.
Cet envie, cette passion est née à la suite de la visualisation de nombreux reportages , de la lecture de nombreux témoignages choquants de femmes
brûlées à l'acide,enterrées vivantes parce qu on les soupçonnaient simplement d'avoir trompé leur mari,lapidées...ou encore ces histoires de petites
filles âgées de six ans à peine, forcées d'épouser des hommes de soixante dix ans auxquelles elles ont été vendu par leur propre famille , de ces
nouveaux-nés enterrés vivant après leur naissance ou jetés dans des poubelles pour seul motif le fait d'être né filles...
Ces histoires trop nombreuses m'ont toujours choqué (et ceux depuis l'âge de dix ans) et ont fait naître des valeurs plutôt féministes.

De grands hommes se sont révélés quant à eux être une réelle source d'inspiration, un moteur positif. Ces hommes qui se sont battus ou qui se battent
encore, souvent au péril de leur vie ou au prix de grands sacrifices, pour défendre de grandes valeurs humaines, pour instaurer l'égalité de manière
générale,la paix, la défense des libertés fondamentales et toujours lutter contre la violation des droits, pour rester général. Ces hommes sont pour
beaucoup des avocats,des juristes...est-ce un hasard ?
On citera les noms de Gandhi,un maître qui a toujours mener une lutte sans violence par le moyen de mots (ou par la grève de la faim) de lois. Mais
également maître Mandela,figure emblématique de la lutte pour les l'égalité et les libertés des hommes en Afrique du sud, qui a réussi à mettre fin à
l'Apartheid .
Aux grands noms très connus s'ajoutent d'autres qui le sont moins mais qui tendent à jouer un rôle important  ainsi on peut citer par exemple Patrice
Florvilus ou encore Nasrin Sotoudeh, une avocate iranienne spécialisée dans les droits de l'homme qui défend entre autres des groupes d'opposition
du gouvernement au nom du principe de démocratie et qui s'est vu pour cela condamnée à onze de prison (elle a été libéré le 18 septembre après avoir
purgé tout de même six ans de prison) .

Cependant il faut prendre conscience que tout le monde n'est pas voué à avoir un destin comme Gandhi ou Mandela qui ont vraiment permis de
grandes évolutions dans leurs pays respectifs, et il faut apprendre à être réaliste .

b) La réalité

Travailler dans l'humanitaire et devenir une avocate spécialisée dans les droits de l'homme a toujours été un rêve . Cependant il faut comprendre que
devenir un avocat spécialisé dans ce domaine est plutôt difficile, le fait est que cette spécialité n'existe même pas en France.

De manière générale, l'humanitaire est un secteur qui offre peu de débouchés. Il faut alors construire un cv bien rempli et bien pensé. Mon objectif
professionnel ultime serait d'intégrer un jour l'ONU en tant qu'avocate ou juriste spécialisée dans les droits de l'homme ou encore soutenir la
Fédération international des Droits de l'homme ( FIDH) et Amnesty International.
Mais étant tout à fait consciente qu'il n'est pas du tout évident, voir presque impossible d'intégrer la haute administration de l'ONU ( qui ne retient
pour ce genre de postes que des personnes extrêmement qualifiées, diplômées des meilleures universités ) , j'ambitionne d'intégrer d'autres ONG dont
le but reste la protection des droits de l'homme .
Cependant à une moindre échelle ,il est également difficile d'intégrer une ONG car les postes à pourvoir sont peu nombreux.Un exemple d'écrémage
parmi d'autres : «  En 2011, Action contre la faim a engrangé 32000 candidatures, reçu 880 personnes en entretien et en a recruté 300 ».  « Chez
Première urgence-Aide médicale internationale,5 % environ des quelque 6000 postulants sont reçus en entretien chaque année et 140 se voient
proposer un poste » « La sélection est aussi sévère pour les emplois salariés que pour le volontariat de solidarité internationale( VSI). L'association
France Volontaire enregistre près de 1500 candidatures par an pour 250 missions de VSI . »

Peut-on faire carrière dans l'humanitaire ?

Oui mais c'est difficile. Seules les grosses ONG , celles qui interviennent le plus en urgence et sont les plus professionnalisées , elles ne comptent
qu'un petit nombre de volontaires .La raison est simple, elles recherchent des vrais professionnelles pour leurs missions.Il y a une hausse du salariat
au sein de ces organisations particulièrement depuis les années 2000( par exemple les volontaires représentent moins de 10 % de l'effectif expatrié à
Handicap International).
De plus s'il est vrai que les salaires des postes à hautes responsabilités des petites associations sont jusqu'à 30 % moins élevés que ceux pratiquer en
entreprises ,dans les grosses ONG ,concurrence oblige,les salaires se rapprochent de ceux des entreprises ).

Quels profils recherchent les ONG ?

. Elles recherchent des personnes possédant un niveau master au minimum (ainsi au moins 50% des volontaires ont au moins un bac+5)

. Mais dans ce domaine,plus qu'ailleurs , les diplômes sans expériences ne servent à rien . Ainsi les ONG préfèrent privilégier l'expérience
acquise au cours de missions humanitaires...il est primordial d'avoir approché d'autres cultures et travaillé en équipe;en multipliant les
missions,on élargit sa compétence : chaque région présente un cadre géographique,culturel et politique différent. Des expériences étoffent le but étant
de sortir du lot.

. La priorité d'une ONG est de recruter un spécialiste dans son domaine,autonome et expérimenté;en effet il n'est pas possible d'apprendre à la
fois son métier et les spécificités de l'action humanitaire(il faut maîtriser parfaitement son sujet et présenter une certaine maturité avant d'être
confronté à des contextes difficiles .

Il n'est donc pas impératif d'avoir suivi un cursus spécialement axé sur l'humanitaire, au contraire les organisations recherchent des personnes
spécialisées dans leur domaine et pouvant apporter leur travail dans leur domaine à l'édifice.

Je pense donc suivre une formation normale pour devenir avocate mais en plus d'un master en droit social , éventuellement opter pour un deuxième
master en droit international à l'UFR Jean Monnet ontu de préférence un Master Droits de l'homme et droit humanitaire à l'université Panthéon Assas ;
auxquels s'ajouteront des missions accomplit au sein d'associations comme BIOFORCE , ainsi qu'au sein d'Amnesty International ( association dans
laquelle je me suis engagée). J'ai déjà prévu cet été de faire une mission d'aide humanitaire au Togo ou il serait question entre autres d'aider à
l'éducation de jeunes filles pour que celles-ci parviennent à s'émanciper ,à lutter pour les droits de la femme dans leur pays.

II/ Un moyen d'y parvenir : l'exercice du métier d'avocat

A/ Un métier « apparemment »trop facilement accessible

a) Des examens pourtant difficiles

Le métier d'avocat est un métier qui fait rêvé et qui fascine depuis longtemps . L'avocat est un homme de droit qui se charge de garantir le respect des
droits de chacun et permet donc la garantie de la démocratie. Certains diront que « c'est un métier de passion, destiné à des hommes et des femmes
qui ont envie de se battre. »
Il exige certaines qualités dont chacun est pourvu de façon inégale:le charisme,un certain sens de la répartie, l'éloquence,une vivacité d'esprit ,une
bonne mémoire
Pour parvenir à l'appellation « Maître » tant convoité, il faut suivre un cursus, des études assez difficiles. Une formation en plusieurs étapes est
obligatoire .

Ainsi dans un premier temps il faut, après avoir validé un master 1 de droit ou en même temps que celui-ci , s'inscrire obligatoirement dans l'institut
d'études judiciaire ( l' IEJ) qui dépend de sa faculté sauf exception lorsque la personne demande et obtient une dérogation. A l'instar d'une année
universitaire classique , il n'y a pas de sélection d'entrée et les cours ne sont pas obligatoires.
Cette formation comprend en moyenne treize heures de cours par semaine et trois à cinq heures de préparation écrite surnommée « galop d'essai »
qui permet de s'exercer à l'examen d'entrée à l'un des centres régionaux de formation à la profession d'avocat ( CRFPA );cet entraînement a
généralement lieu le samedi matin et s'achève en juin ; l'examen se déroule trois mois plus tard ,en septembre.
Les IEJ sont « plus ou moins performants» et comme l'étudiant dépend du lieu ou celui-ce a effectué son master , il est important d'y penser en
choisissant son master . Le taux de réussite avoisine en moyenne les 40 % or à l'IEJ de Paris 2 Panthéon-Assas avoisine lui les 45%. La qualité de la
préparation au concours n'est pas égale,elle dépend des moyens de chaque IEJ . Il faut également savoir que les sujets des épreuves ne sont pas
communes à tous les IEJ .

Dans un second temps, a donc lieu l'examen d'entrée au CRFPA . Selon Pierre Crocq , directeur de l'IEJ Panthéon-Assas : « L'examen d'entrée au
CRFPA a toujours été un concours difficile par le volume de travail exigé . En effet, le nombre d'épreuves est très important : il presque égal au
nombre de matières étudiées en master 1 . Résultat, on dénombre beaucoup de candidats et peu de places . » Une fois de plus les chiffres corroborent
le propos puisque qu'avec 30 à 35% d'admis,l'accès au CRFPA est considéré comme très sélectif, d'autant plus qu'il ne peut être tenté que trois fois.
D'un point de vue pratique et financier, il est à noté qu'à chaque essai, l'élève doit se réinscrire à l'IEJ et donc régler les frais de scolarité . Or il se
trouve que ces frais sont moins élevés lorsque l'étudiant suit un cursus en M2 donc beaucoup font le choix de poursuivre leur cursus avant de se
représenter ; ceci contribue à l'élévation du niveau d'entrée.Une fois le concours obtenu,l'étudiant doit s'inscrire dans le CRFPA qui dépend de son
IEJ .
L'examen en lui-même se divise en deux étapes :

-Des épreuves écrites qui portent:-sur une note de synthèse de cinq heures
-sur une épreuve de raisonnement juridique de cinq heures
-sur une épreuve écrite de caractère pratique de 3 heures(qui porte sur une des 11 matières étudiées)
Ces épreuves correspondent aux compétences que doit posséder un avocat.
Il faut avoir obtenu la moyenne pour pouvoir participer aux épreuves orales.

-Les épreuves orales comprennent : -un exposé de quinze minutes sur les libertés publiques suivi d'une discussion de même durée
-un oral en option portant sur l'une des dix matières non choisies à l'écrit
-un oral de procédures
-une épreuve de comptabilité privée ou de finances publiques
-un oral de langue vivante étrangère

Enfin l'étudiant reçoit une formation en CRFPA pour obtenir le CAPA , c'est-à-dire le certificat d'aptitude à la profession d'avocat. Elle est d'une durée
de dix huis mois et s'organise selon trois modules :

-Une formation de six mois consacrée à l'acquisition des fondamentaux. Les enseignements portent notamment sur le statut,la
déontologie et les aspects pratiques de l'exercice de la profession. Tous les futurs avocats suivent cette formation.

-Un module de six mois consacré à la réalisation d'un projet pédagogique individuel qui doit permettre à l'élève de définir ses
choix personnels et préparer en conséquence son intégration professionnelle.

-Dans un troisième temps,le futur avocat doit effectuer un stage de six mois dans un cabinet d'avocat.

« Durant tout leur cursus, les élèves apprennent à rédiger les assignations, les conclusions et à mener une plaidoirie.Ils sont également formés aux
techniques de management du personnel. »
De manière générale à partir du moment ou les élèves ont intégré l'école, ils parviennent facilement à décrocher le CAPA dont le taux de réussite
tourne autour des 99% à peu près chaque année.
Le CAPA c'est une note de contrôle continu, un écrit de 5 heures, 5 oraux(langues vivante étrangère,exposé-discussion avec rapport de stage en
cabinet d'avocat,déontologie).

Une fois le CAPA décroché,le futur avocat prête serment et revêt la robe noire durant la cérémonie. Il promet de respecter les principes essentiels de
la profession ,de respecter le règlement.

Enfin,pour finir les avocats sollicitent leur inscription au tableau du barreau de leur choix.

Puis plusieurs choix vont se présenter au nouvel avocat :travailler seul ou en tant que salarié ou associé au sein d'un cabinet d'avocats ou encore pour
une entreprise .
Il peut choisir d'être un avocat généraliste ou spécialisé.
Le métier d'avocat est un métier ou les femmes sont considérées comme étant l'avenir du barreau donc un métier qui ne souffre pas du plafond de
verre ; d'ailleurs depuis 2009,elles sont majoritaires dans la profession puisqu'elles représentent 53% des effectifs et la croissance est exponentielle
puisque « chaque année deux fois plus de femmes que d'hommes prêtent serment »;les femmes seraient plus douées du fait de leur attrait pour les
matières littéraires mais pas seulement elles auraient selon certains hommes un regard plus pragmatique et plus complet sur les dossiers que leurs
homologues masculins et percevraient plus vite les contraintes du client. Cependant malgré ces chiffres réjouissant, il ne faut pas se leurrer , si les
femmes ont gagné une bataille,elles n'ont pas gagné la guerre ! En effet si les cabinets sont toujours plus nombreux à revendiquer une parité totale et
parfois même les associées femmes sont majoritaires tel que le cabinet anglo-saxon Bird & Bird mais c'est loin d'être le cas pour toutes les entreprises
et si on compare le revenu annuel moyen sur l'ensemble de la carrière en 2010 celui des femmes est de 52650 euros et celui des hommes était de 106
817 euros soit presque le double. Donc des inégalités de salaires persistent ce qui inexpliqué et inexplicable puisque dans un pays de droit et d'autant
plus dans un métier du droit , à compétences égales, à prestations égales le salaire devrait évidemment être égal.

b) Mais un triste constat :un nombre trop important d'avocats, source de problèmes

En novembre de cette année le bâtonnier Christiane Féral-Schuhl a tiré la sonnette d'alarme puisqu'elle souligne que le nombre d'avocats a connu une
augmentation de 50% environ en a peine dix ans ! En effet pour se rendre compte du phénomène il suffit de souligner que le rapport commandé par le
bâtonnier compte 1532 avocats inscrits en 2012 contre 1050 en 2002 .Un chiffre affolant,d'autant plus que le flux des affaires judiciaires est en baisse
(sauf en droit pénal mais il y a déjà trop d'avocats).
De plus le nombre d'étudiants dans les universités françaises a dépassé 200 000 élèves et parmi ceux-ci 80% souhaitent devenir avocats!
Le problème est multiple dans la mesure ou la très grosse augmentation du nombre d'avocats se concentrent en Ile-de-France (un sur deux) surtout à
Paris « qui affiche une densité de 954 avocats sur 100000 habitants contre 87 pour 100000 à l'échelle nationale;résultat:beaucoup d'avocats au
chômage.Aussi le bâtonnier s'est vu reproché par certains jeunes avocats « de les avoir laissés accéder à une profession où ils ne trouvent pas les
débouchés espérés ».
De même, à côté de cette répartition géographique très inégale,la profession doit composer avec un autre facteur : certains marchés comme le droit
de la famille sont touchés par une abondance d'offres alors que d'autre, comme l'environnement, font face à une pénurie.

Ce phénomène engendre donc d'autres conséquences, d'autres problèmes notamment il est une des causes des filières « bouchées » qui poussent les
étudiants à se spécialiser dans certaines matières davantage en fonction du marché du travail , de la demande ( donc selon les débouchées du
moment) et moins selon ses affinités personnelles au risque sinon de ne pas pouvoir travailler plus tard.

De plus du fait de ce trop gros nombre d'avocats, selon la dure loi de l'offre et la demande, l'offre d'avocats étant nettement supérieure à la demande,
les recruteurs dans les cabinets peuvent se permettre d'être plus exigeants et imposent donc à leur collaborateurs de posséder des qualifications
toujours plus « poussées » : par exemple pour pouvoir faire carrière en droit des affaires, l'avocat doit pouvoir justifier d'un double cursus à savoir
université de droit et école de commerce et de préférence simultanément.Mais il faut souligner que tous cela a un coût qui peut être plus ou moins
important selon l'école de commerce choisie.Il doit également maîtriser deux langues étrangères parfaitement voir trois sachant que la maîtrise de
l'anglais est une évidence et donc qu'elle ne fera plus la différence sur un CV . Le problème c'est qu'il est difficile de parler couramment une langue
étrangère sans aller un temps dans le pays étranger en question or ceci est difficile car il mal vu d'interrompre ses études et prendre une année
sabatique . De même pour les stages, l'avocat doit posséder une certaine expérience s'il veut avoir une chance de trouver un métier mais il peut être
aussi difficile de les concilier avec un parcours universitaire, voir double cursus avec une école .
Malgré ce constat alarmante et effrayant, il ne faut pas croire que le métier est complètement « saturé », sans débouchées , la profession connaît juste
une crise comme le souligne Pascale Honorat , directrice l'observatoire du CNB « comme dans les autres domaines,trouver son premier emploi
comme avocat est devenu plus difficile ».Cependant, toujours selon le CNB 84% des diplômés trouvent une collaboration dans les trois mois de leur
sortie d'école.
Pour freiner l'évolution du problème un rapport est né sur la réforme des conditions d'accès à la profession d'avocat (dirigé par Kami Haeri sous la
demande de Christiane Féral-Schuhl). L'idée principale qu'il faut dégager de ce dernier est qu'il faut mieux trier les futurs avocats pour garantir aux
nouveaux entrants et aux professionnels installés des conditions d'exercice plus favorable. Pour cela plusieurs possibilités sont débattues:comme
selon le barreau la sélection est entre les mains des universités puisque les sujets d'examen sont variables d'un institut judiciaire à l'autre , il faudrait
organiser une épreuve nationale afin d'harmoniser les conditions d'exigence qui sont aujourd'hui différentes d'une université à l'autre et plus que cela
Kami Haeri souhaiterait que l'examen soit géré par le barreau et non plus par l'université elle-même :« Nous n'avons pour le moment aucun contrôle
sur les étudiants qui entrent à l'école de formation du barreau et que nous devons ensuite préparer à l'exercice de leur future profession » rapporte le
bâtonnier . Cette souhait est du au fait que la sélection a véritablement lieu à l'entrée de la formation et non à la sortie , l'examen final n'étant qu'une
« formalité ».
Une autre mesure consisterait à limiter le nombre de tentative possible à l'examen d'entrée dans les écoles de formation à deux au lieu de trois pour le
moment . Ensuite il envisagerait de durcir les conditions d'admissions en imposant un seuil de réussite à douze au lieu de dix actuellement , en
instaurant une note éliminatoire au grand oral et la suppression de l'épreuve de spécialisation.
Pour qu'il y ait réforme, il faut que le Conseil national des barreaux qui représente l'ensemble de la profession au niveau national adopte ce qui n'est
aujourd'hui encore qu'une proposition (mais on peut noter que  « le CNB avait par ailleurs déjà évoqué l'idée de proposer les mêmes sujets d'épreuves
écrites dans tous les centres d'examen. Tous ceci aurait pour effet de diminuer fortement le nombre d'avocats et pour beaucoup permettrait
d'augmenter le nombre d'avocats vraiment compétents, performants ce qui serait valorisant pour la profession qui retrouverait ses lettres de noblesse.

Mais il existe d'autres solutions pour ne pas être avocat au chômage : s'établir en province et non en région parisienne ; s'adapter aux nouveaux
marchés donc se spécialiser par exemple en droit de l'environnement , en droit bancaire ou des assurances,penser à devenir fiduciaires,
correspondants « informatique et libertés », mandataire d'artistes ou de sportifs ou encore lobbyistes. Le bon futur avocat doit savoir s'adapter et ne
pas se cantonner à un seul domaine d'expertise car ce serait assez risqué. «  Notre profession, qui se développe en termes d'effectifs, de spécialisation
et de compétences, doit s'adapter à l'évolution de la demande de droit » assure Pascale Modelski, vice-présidente du CNB ; «  et face à la déferlante
d'offres juridiques sur la Toile , l'avocat est appelé à relever le défi en valorisant les autres attributs de sa panoplie que sont l'analyse et la stratégie :
les clients ne perçoivent plus la valeur intrinsèque du conseil juridique , a fortiori depuis que certains experts-comptables offrent une prestation
juridique avec leurs abonnements ».

Donc malgré quelques difficultés, la profession a encore de l'avenir. Mais derrière ces problèmes assez concrets, d'ordre pratique, il existe des
problèmes plus sociaux.

B/ Avocat, plus qu'un métier, un véritable mode de vie

a)Une profession exigeante moralement

« Au sein de la filière du droit, la profession d'avocat s'impose comme la plus nombre-use et la plus hétérogène » révèle le CNB. Il existe une
multitude d'avocats qui exercent leur profession de façon complètement différente. . En effet quel rapport y a -t-il entre l'avocat du grand banditisme
et le consultant en fiscalité immobilière ? Le militant en droit social et le spécialiste des transsexuels ? Le défenseur de sans-papiers et l'orfèvre du
droit à l'oubli ? Le baroudeur des prétoires et l'as en restructuration ? De Maître Pathelin à Robert Badinter, l'avocat se conjugue au pluriel.
Pour se spécialiser dans un domaine , il faut être parvenu au préalable à choisir un master. Ce choix combiné à celui d'une profession amènent à se
poser des questions d'ordres morales.
Quand j'ai commencé à dire que je souhaitait devenir avocate, la plupart des gens autour de moi ont commencé à me poser la même question : mais tu
pourrais défendre un meurtrier ?
Il est difficile de répondre à ce type de questions car elles renvoient à la réalité qu'on a pas forcément envie d'imaginer. J'ai toujours rêvé d'être
avocate pénaliste, de défendre de vrais causes avec passion comme on le voit si souvent dans les films et les séries ...mais la réalité est autre et être
avocat en droit pénal c'est aussi et même surtout être du mauvais côté de la barre, accepter d'être « l'avocat du diable » parce qu'un jeune avocat en
droit pénal est ,pendant un moment, commis d'office. Quand bien même il aurait dépassé ce stade, pour devenir un ténor du barreau , il faut savoir
défendre des causes qui semblent perdues, des personnes pas forcément riches mais dont l'affaire intéresse les médias , il faut savoir mettre de côté
ses valeurs morales et être prêt à défendre de haut dirigeants ayant accomplis des actes de tortures inimaginable , certains ténors tel que maître Vergès
ont forcé l'admiration de par leur carrières mais certains de leurs clients ternissent cette belle image.
Il faut donc savoir mettre son éthique personnelle de côté pour favoriser le respect le principal fondamental en droit : chacun est présumé innocent
tant qu'il n'a pas été déclaré coupable et donc chacun a le droit d'être défendu effectivement.
Ces considérations morales , ces interrogations plus importantes en droit pénal touchent également d'autres branches du droit : ainsi en droit des
affaires on peut se dire que l'établissement du contrat va être à l'origine d'expulsion de familles ou de destructions de l'environnement pour favoriser
la société que l'on défend,représente ... de même en droit des banques ou des assurances (défense des intérêts de grands groupes contre des petits
particuliers) ; selon la personnalité de chacun il est plus ou moins facile de passer outre.
Personnellement j'hésite encore quant au choix de mon master mais je pense me diriger vers un master social ou droit du travail puis dans un second
temps tenter d'obtenir un master de droit international : le premier devrait me permettre de trouver plus facilement du travail afin de vraiment
pratiquer le droit  « sur le terrain » et le second aurait pour but de me rapprocher de ce que j'envisage après une éventuelle expérience d'avocat, à
savoir un métier juridique dans l'humanitaire.J'aurai vraiment souhaiter pouvoir choisir droit pénal mais je ne pourrai aller à l'encontre de mes valeurs
morales et cette filière offre de toute façon très peu de débouchées pour le moment (beaucoup de jeunes pénalistes sont au chômage).
Pour réussir une carrière d'avocat, il faut donc aussi faire des choix judicieux au risque d'aller à l'encontre « de la filière tant rêvée » pour pouvoir être
sure de trouver du travail à la fin de ses études .

Faire un projet professionnel réaliste et réalisable c'est aussi tenter d'accorder son choix professionnel à sa personnalité en prenant conscience
objectivement de ses qualités et de des ses défauts .
Pour être avocat, il faut bénéficier de certaines qualités : être assez éloquent si on souhaite devenir un avocat « qui plaide » ; avoir un esprit vif
,toujours alerte pour surveiller l'actualité juridique ; être flexible ; être organiser pour pouvoir travailler correctement sur chaque dossier... Je suis
plutôt timide à l'oral ,très mal organisée (concernée par la procrastination) mais on peut faire un travail sur soi-même pour surmonter ces handicaps ,
comme le dit le dicton populaire :  «  Tout est une question de volonté! »

b) Une profession synonyme de sacrifices personnels importants


L'indépendance a un prix, il faut entendre par là les deux sens du mot : une indépendance qui peut coûter cher au sens pécuniaire mais aussi
mentalement,physiquement et socialement.

La métier d'avocat est considéré comme étant une profession libérale donc elle bénéficie d'un régime juridique particulier. L'avocat bénéficie donc
d'une grande indépendance dans sa profession mais cette indépendance lui retire, lorsqu'il exerce seul, le bénéfice du régime protecteur du salarié :
ainsi non seulement ce dernier doit payer des taxes résultant de son cabinet et de son activité mais en plus il n'a pas aux mêmes allocations ainsi il n'a
pas par exemple d'allocations chômage donc peut souffrir d'une certaine insécurité pécuniaire. Si pendant longtemps cette insécurité était compensée
par le fait qu'un avocat gagnait très bien sa vie, c'est de moins en moins le cas (selon la spécialisation, le secteur géographique, l'appartenance à un
grand cabinet ou pas...). Il est donc préférable d'intégrer un grand cabinet international.

Outre les allocations, il faut se rendre compte que les places dans la vie professionnelle sont rares,précieuses et donc cher , les étudiants pour « sortir
du lot » poursuivent leurs études plus longtemps, se spécialisent dans divers domaines … Ils seront donc plus qualifiés mais s'il on compte la durée
des études , le temps de trouver ensuite un emploi stable , l'avocat peut commencer sa vie professionnelle tardivement donc il commence à cotiser
pour la retraite tardivement et concrètement il risque de ne pas pouvoir prendre de retraite .L'âge moyen d'entrée dans la première affiliation est de 32
ans pour les hommes et de 29 ans pour les femmes

Outre l'aspect financier , un choix de carrière dans ce type de métier est souvent synonyme de sacrifice sur le plans de la vie personnelle ,familiale de
manière générale sociale.
En effet on dit souvent qu'un avocat ne compte pas ses heures et qu'il est plus proche 72 heures que des 35heures (il peut s'agir d'un choix pour
réussir sa carrière mais peut également avoir pour raison le fait que l'avocat soit seul,qu'il travaille pour son compte et s'il ne le fait pas , il risque de
perdre des clients ou tout simplement d'avoir une grosse baisse de salaire) . Le nombre d'heures important de travail s'explique par le fait que
contrairement à certains salariés, l'avocat quand il finit ses journées ne peut rentrer chez lui pour se reposer à dix-sept heure( heures de bureaux), il
faut encore préparer les audiences, les dossiers ,les plaidoiries....bref je perçois cela un peu comme le fait d'avoir des « devoirs » toute sa vie (si on
adopte une vision un peu scolaire). Pour remplir ses obligations et pour faire carrière , l'avocat peut donc mettre ses loisirs de côté et pire sa vie de
famille;il est parfois difficile de concilier des deux surtout pour les femmes.
En effet,si ces dernières sont de plus en plus nombreuses dans la profession ( un avocat sur deux est de sexe féminin) et donc que c'est une profession
de cadre qui ne souffre pas du plafond de verre ( contrairement à beaucoup de postes de cadres), il faut relever que les statistiques CNB révèlent
« qu'une femme sur quatre quitte la profession dans les neuf premières années d'exercice ; au-delà de dix ans d'exercice ,30% des femmes et 22% des
hommes ont quitté la profession ».
Mais pourquoi cette désaffection du métier ?
Estelle Fournier , membre du CNB et avocate avance une explication : «  Les femmes entrent dans la profession entre 27 et 29 ans . Quelques temps
après,elles souhaitent fonder une famille et avoir des enfants. Or, les avocats voient d'un mauvais ?il le temps de congé maternité, et bien des
collaboratrices ressentent une pression très forte . Elles font l'objet d'un licenciement . Les avocats se battent pour la protection des femmes durant la
grossesse, mais leur action se prolonge rarement au-delà.C'est contradictoire! » Paradoxalement, les avocates sont les plus mal défendues bien que le
congé maternel ait été augmenté de 14 à 16 semaines en février dernier ; le congé paternel reste quant à lui inexistant.
Beaucoup de ténors du barreau admettent être passé « à côté de leur vie » à vouloir trop se concentrer sur leur carrière;cette dernière a été réussie
mais à quel prix ?
C'est aussi un métier qui peut se révéler stressant ,fatiguant qui peut être source de dépression.

Pour beaucoup, ce n'est pas ,au vue des chiffres cités plus haut qui reflètent le taux de reconversion et eu égards à ce qu'elle peut engendrer de
compromis sur la vie d'une personne, la profession d'une vie.

Forte de cette constatation et donc de la possible éventualité de ne pas devenir un jour avocate (du fait du durcissement possible des examens d'entrée
à l'école d'avocat ou encore de la crise que traverse la profession dans des secteurs qui m'intéressent) ou de ne pas l'être toute ma vie , et bien que j'ai
déjà des projets dans le droit humanitaire ou plus particulièrement la défense des droits de l'homme, j'ai dû envisager une autre possibilité, un « plan
B ».
Jusqu'à récemment , mon avenir professionnel était clair puis progressivement au fil des deux dernières années ,celui-ci s'est révélé plus fou que
prévu,cependant la robe noire reste un rêve. Dans la mesure ou je penses d'ores et déjà à une une éventuelle reconversion ( peut-être momentanée)
dans le droit humanitaire en tant que juriste dans une ONG ou si je parviens à atteindre mes objectifs,en tant qu'avocate pour la défense des droits de
l'homme, j' envisage de faire des choix qui puissent enrichir mon cv pour aller dans ce sens. Donc si je ne parviens pas à devenir avocate , le
m'orienterai vers le métier de juriste d'entreprise car je pense qu'il permet également d'acquérir une certaine expérience en droit qui pourrait se révéler
utile si je postulais à un poste de juriste au sein dune ONG .Une carrière dans l'humanitaire se construit le plus tôt possible,il faudra donc en plus de
choisir une spécialisation en tant que juriste qui puisse apporter quelque chose à une ONG ,mais également un master en conséquence donc si
possible un master Droit de l'homme et droit humanitaire ,finalité professionnelle à l'université Panthéon-Assas.

Cependant le métier d'avocat représentera toujours selon moi le meilleur exercice qui soit de par sa finalité- qui consiste à défendre les droits des
personnes ce qui reste un pilier mon projet professionnel-de par la proximité qu'il impose avec le client,le contact humain mais aussi du fait qu'il
pousse à se débrouiller seul, à être parfaitement indépendant.

Le métier d'avocat est un métier passionnant qui exige beaucoup de passion.