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Définition d’un robot

Le terme robot est introduit pour la première fois en 1921 par l’écrivain tchèque Karel Capek
dans son drame, il signifie «Travail, besogne, corvée».

De nos jours, on désigne par robot un dispositif mécatronique qui interagit avec son
environnement afin d’accomplir une tâche précise pour laquelle il a était conçu. L’unité mixte
de recherche ATILF (Analyse et traitement informatique de la langue française) définie le
robot comme suit : « Appareil effectuant, grâce à un système de commande automatique à
base de micro-processeur, une tâche précise pour laquelle il a été conçu dans le domaine
industriel, scientifique, militaire ou domestique».

L’ensemble des techniques permettant la conception et la réalisation des robots est appelé
robotique.

Définition d’un robot de service


Les robots de service aident les êtres humains, généralement en effectuant un travail sale,
ennuyeux, distant, dangereux ou répétitif, y compris les tâches ménagères. Ils sont
généralement autonomes et / ou exploités par un système de contrôle intégré, avec des options
de dérogation manuelle. Le terme "robot de service" n'a pas de définition technique stricte.
L'Organisation internationale de normalisation définit un «robot de service» comme un robot
«qui effectue des tâches utiles pour l'homme ou les équipements, à l'exception des
applications d'automatisation industrielle».

Selon la norme ISO 8373, les robots exigent «un degré d'autonomie», qui est «la capacité à
effectuer des tâches prévues en fonction de l'état actuel et de la détection, sans intervention
humaine». Pour les robots de service, cela va d'une autonomie partielle - y compris
l'interaction robot humain - à une autonomie totale - sans intervention active du robot humain.
Les statistiques de la Fédération internationale de robotique (IFR) pour les robots de service
comprennent donc des systèmes basés sur un certain degré d'interaction robot humain ou
même une télé-opération complète ainsi que des systèmes entièrement autonomes.

Robotique de service 
D’après les 2 définitions précédentes, on peut définir la robotique de services
comme « L’ensemble des techniques permettant la conception et la réalisation d’un robot
effectue des tâches utiles pour l'homme à l’exception des tâches industrielles ».
La robotique de service est donc souvent définie par opposition aux robots industriels.
Classification
Les robots de service sont classés en fonction de leur utilisation personnelle ou
professionnelle. Ils ont de nombreuses formes et structures ainsi que des domaines
d'application :
 Domaine militaire : Grâce aux avancées technologiques, il devient possible de créer
des robots discrets mais dotés de nombreux capteurs, ils sont très pratiques pour les
missions de repérage ou d’espionnage.
 Domaine domestique : Les robots utilisés à la maison. Sont très rependus de nos
jours, les plus utilisés sont : Les aspirateurs, nettoyeurs de piscine, tondeurs de
pelouse….
 Domaine de la santé : Bien que pas très rependus dans ce secteur, les robots
commencent à être de plus en plus utilisés dans le domaine médical. Ces derniers ne
sont pas complètement autonomes, ils assistent les médecins dans des opérations
chirurgicales.

Avantages de la robotique de services 


 Un gain significatif de la productivité et une réduction importante des coûts.
 Une optimisation constante du niveau de qualité et une gestion des tâches plus agile et
des conditions de travail améliorées.
 Redynamiser et moderniser l’image de certaines entreprises.
 Assister des personnes en perte d’autonomie.

Marché de la robotique de services 


Alors, cette robotique peut-elle investir le monde des services et dans de nombreuses
situations, se substituer aux humains, les condamnant au chômage ou les reléguant dans des
tâches de si peu de valeur que les algorithmes n’ont pas été développés pour les réaliser ?
Ce marché mondial qui représentait environ 25 milliards d’euros en 2015 et 100 milliards en
2018, pourrait atteindre les 200 milliards d’euros en 2023 selon la Fédération internationale
de la robotique. Néanmoins, en tenant compte des évolutions récentes qui sont intervenues
avec les progrès de l’intelligence artificielle (IA) de sorte que l’on parle désormais de robots
intelligents, ceux-ci semblent appelés à dominer la robotique des services.
Pour illustrer cette évolution, nous présentons sur les figures suivantes les marchés de la
robotique de service, vus comme un ensemble, à partir de quelques estimations des marchés
établies par des analystes d’origines diverses (industrie, analystes de marchés, Erdyn).
Compilation d'estimations des marchés de la robotique personnelle (domestique et ludique) –
estimations raisonnables (ligne) et optimistes (barres) – en M$

Compilation d'estimations des marchés de la robotique de service professionnelle


– estimations raisonnables (ligne) et optimistes (barres) – en M$

Inconvénients
L’inconvénient majeur de la robotique de service ou même plus généralement de la robotique
est la crainte qu’elle suscite.
En effet dans les plus récents sondages, trois Européens sur quatre voient les robots comme
des rivaux potentiels sur le marché de l’emploi. La Commission européenne se veut pourtant
rassurante : « Pour un million de robots industriels construits et installés, ce sont trois millions
d’emplois qui ont été créés ou préservés dans le monde », assure-t-elle, reprenant le chiffre de
la Fédération internationale de robotique.
Néanmoins, il est évident que les gens craignent de voir les robots prendre les emplois des
hommes. En effet si les robots de service sont capables de réaliser des taches pénible pour un
l’homme, il est logique de penser que certains particuliers ou entreprises deviennent
dépendants de ces robots et ainsi conduisent à la suppression de certains emplois au profit des
robots de services (ménagère, jardinier, agent de sécurité….).
En effet une autre étude menée par l’OCDE avance que de 9 à 14 % des emplois des pays de
la zone EURO peuvent être totalement robotisés. Il s’agit essentiellement d’emplois
routiniers, non ou peu qualifiés, et peu rémunérés.

Solutions possibles
Pour contrer cette réputation de robotique destructrice d’emplois, les usages des robots de
service ont été repensés. On parle de plus en plus de robotique collaborative ou « Cobotique
». Ce concept est une véritable aubaine pour les défenseurs des technologies robotiques. Le
robot n’est plus voué à remplacer l’homme, mais à le seconder, à l’assister.
Très présents, aujourd’hui dans la robotique industrielle, des « Cobots » commencent à
émerger dans le tertiaire avec des robots qui facilitent les démarches juridiques, ou effectuent
les tâches chronophages de recherches documentaires pour venir en aide aux juristes comme
Ross, le premier robot avocat, intégré dans plusieurs cabinets. Ross n’a pas été « embauché »
pour plaider à la barre, mais plutôt pour effectuer les tâches ingrates et répétitives.

Références bibliographiques 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Robot_de_service

https://www.futuribles.com/en/article/alerte-sur-la-robotique-des-services/

http://yellowvision.fr/la-robotique-de-service-ameliore-nos-conditions-de-travail/

https://lejournal.cnrs.fr/articles/quel-avenir-pour-la-robotique-de-service

https://www.entreprendre.fr/ia-robots-un-danger-pour-emploi/

https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-
statistiques/prospective/robotique/robotique.pdf