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Économie sectorielle au Maroc

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I. Définitions et classification
 L’économie est habituellement divisée en trois
secteurs :
– Le secteur primaire
– Le secteur secondaire
– Le secteur tertiaire
 Chaque secteur regroupe plusieurs branches
 Il y a une différence entre les région en termes
d’importance accordée à chaque secteur,
 Il faut créer une synergie entre les différents
secteurs.

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1. Le secteur primaire
 Regroupe ensemble des productions dont le
fondement repose sur la terre et les
ressources naturelles,
 C’est un secteur basique, mais peut être
modernisé afin d’améliorer son rendement
 Il s’agit essentiellement des branches
suivantes : agriculture, élevage, sylviculture,
pêche, mines, énergie et eau.

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2. Le secteur secondaire
 C’est souvent l’industrie,
 Très importent, car représente la puissance
économique,
 La production nécessite un apport autre que
le travail et la terre,
 Plusieurs branches : industrie agroalimentaire,
automobile, aéronautique, mécanique et
électronique, textile, artisanat, etc.

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3. Le secteur tertiaire
 Les services, les BTP, tourisme, transport,
poste et télécommunication, banques et
assurances ,
 Est un secteur récent,

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Contribution sectorielle au PIB
marocain
1998-2000 2001-2007
Secteur primaire 17,5 % 17,9 %
Secteur secondaire 28,3% 27,7%
Secteur tertiaire 54,1% 55,9%

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II. Aperçu sur l’ économie sectorielle
au Maroc
 L’économie marocaine connaît actuellement une
transformation structurelle tendant vers la
tertiarisation du tissu
– Secteur tertiaire : 60% de la VA totale du pays (en
augmentation)
– Secteur secondaire : 25 % (quasi stagnation)
– secteur primaire : 15 % (recul)
 Ces résultats témoignent de la diversification des
sources de croissance et de la modernisation du
tissu productif national,
 La compétitivité internationale l’oblige.

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 Le Maroc essaye de capitaliser sur ses bonnes
performances agricoles,
 Mais ses choix stratégiques s’orientent
essentiellement vers les secteurs porteurs et à
forte valeur ajoutée, la diversification de la
production,
 le Maroc veut développer des métiers
mondiaux sans, néanmoins, trop se
spécialiser.

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 Le modèle économique marocain (de
développement) repose sur une approche
multisectorielle : infrastructure, agriculture,
industrie, commerce; pêche, artisanat, tourisme,
finance, etc.
 L’objectif est d’exploiter l’avantage compétitif du
pays dans des secteurs spécifiques :
infrastructure portuaire, agriculture, pêche,
tourisme, créneaux industriels porteurs,
artisanat, etc.

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Les stratégies sectorielles du Maroc
‒ Les programmes d’infrastructure au Maroc
‒ Agriculture : Plan Maroc Vert
‒ Pêche : Plan Halieutis
‒ Tourisme : Visions 2010, 2020 et Plan Azur)
‒ Industrie : Plan Emergence
‒ Commerce : Maroc Export Plus
‒ Artisanat : Vision 2015

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1. Le secteur premier
 Les activités agricoles, qui représentent près de
15%, en moyenne, du PIB global revêt une
importance primordiale pour l’économie
nationale car :
‒ son rôle au niveau de l’emploi de la population active
rurale (près de 80%).
‒ sa participation aux échanges extérieurs (10% des
exportations globales de produits).
‒ son approvisionnent des autres secteurs industriels,
notamment agroalimentaires.

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1. L’agriculture
 L’agriculture marocaine se caractérise par :
‒ une faible concentration technologique
‒ des exploitations de petites tailles ne permettant pas la
production à grande échelle.
‒ domination des céréales, légumineuses et l’arboriculture
occupent (plus de 60% de la superficie agricole utile (SAU))
‒ un faible effet en amont sur le reste de l’économie
‒ un grand effet en aval sur le reste de l’économie
 Les produits agricoles hautement capitalistiques
destinés à l’exportation, sont produits principalement
dans les zones irriguées (75% des exportations
agricoles).

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2. La pêche
 La production est très irrégulière,
 sa valeur ajoutée a régressé de 9%
 Ce secteur a un impact sur des industries
annexes, exemple : industries de conserves et
de congélation

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3. Les mines
Tendances à la baisse, à cause
de :
– la baisse des prix du phosphate
et dérivés, à partir de 2012
– la baisse de la demande
mondiale sur le phosphate :
• le marché américain (qui
absorbait 20% des exportations
nationales) a connu un
essoufflement de sa production
industrielle d’engrais phosphatés.
• l’Inde (30% des importations) a
arrêté les subventions à l’achat
des engrais
• le niveau élevé des stocks des
engrais chez les principaux
importateurs mondiaux,
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4. L’industrie
 Dominée par deux branches : « l’agroalimentaire
» et « le textile et cuire » (72 % des exportations
industrielles et 68% de la main d’œuvre du
secteur),
 L’industrie manufacturière reste insuffisamment
développée ( 14% de la population active et 17%
de la valeur ajoutée totale),
 Importance en progression de l’industrie de
l’automobile et l’aéronautique.
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5. Les services
 Emploie près de 32% de la population active,
 Les recettes d’exportations des services marocains
représentent 14% du total des exportations et sont
essentiellement dues aux recettes de voyages.
 Importance des secteurs de transport et de
communication, qui ont connu un essor remarquable
avec le processus de privatisation,
 Le tourisme (près de 10% du PIB) dont les recettes
constituent une principale source de devises, a connu
également une amélioration significative.

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