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SEMESTRE 5 – FILIERE GESTION

GESTION FINANCIERE- ETUDES DE CAS

PR. H. MESK

CAS FINA.SA.
La société Fina. sa. souhaite acquérir un matériel à 520 000 DH et devant entrer en service
le 1er janvier N+1. La direction hésite entre les deux formules de financement suivantes :
o Location sur une durée de 5 ans moyennant un loyer de 164 000 DH, payable en début
de chaque année.
o Emprunt bancaire à hauteur de 400 000 DH et autofinancement du reliquat. Le taux
d’intérêt proposé est fixé à 11% et le remboursement sera fait en 5 annuités
constantes de 108 200 DH chacune.
L’exploitation du matériel impliquerait une marge sur coût variable comme suit :
Années N+1 N+2 N+3 N+4 N+5

MARGE/COUT VARIABLE 180 000 234 000 256 000 264 000 240 000

Les charges fixes comprennent :


o Les dotations aux amortissements du matériel (linéaire sur 5 ans) et les charges
d’intérêt si l’entreprise opte pour la 2ème formule de financement ;
o Les loyers pour le second mode de financement.
En admettant que le taux d’actualisation est de 10% et un taux d’IS de 30%, quel est le
meilleur mode de financement du matériel selon les méthodes des DNA et de la VANA ?
CAS ENERGICO

Dans le cadre de sa stratégie de développement, la société ENERGICO, spécialisée dans la


fabrication de matériel dédié aux entreprises opérant dans la production d’énergies
renouvelables, envisage de réaliser un projet d’investissement en vue d’élargir sa capacité
de production et de répondre aux attentes d’un marché en plein essor.
Le projet consiste en l’acquisition au début de l’année N+1, d’équipements de nouvelle
génération dont la mise en service est prévue début janvier N+2, date de début
d’exploitation effective de l’investissement.
La dépense d’investissement sera engagée début N+1 et comporte :
• Le coût d’acquisition des équipements estimé à 42500 KDH à amortir linéairement sur
10 ans ;
• Des frais de recherche et développement estimés à 2 500 KDH, à amortir sur 5 ans ;
• Les BFR additionnels. Le BFR du projet étant évalué en moyenne à 75 jours de CAHT.
D’après des informations recueillies par la direction technique, la viabilité de
l’investissement projeté est estimée à 10 ans. Cependant, pour plus de visibilité, il est
recommandé de limiter l’horizon temporel d’évaluation à 5 ans uniquement, au terme
desquels on retiendra comme valeur résiduelle le prix de cession des équipements estimé à
26 000 KDH avant IS, auquel il faudrait rajouter 80% du BFR du projet.
Les prévisions du CAHT et du résultat ont été établies comme suit :

Années N+2 N+3 N+4 N+5 N+6


CAHT 73000 85600 105800 118500 118500
Résultat d’exploitation avant 18300 24500 27300 34800 38900
impôt

Concernant le taux d’acceptation du projet, on préconise le coût du capital de la société tel


qu’il ressort des informations suivantes :
• La structure du capital de l’entreprise ENERGICO est composée à 40% de capitaux
propres et 60% de dettes ;
• Le coût avant IS des dettes s’élève en moyenne à 10.48% ;
• Le coût des capitaux propres est estimé à 14%.
Si le projet s’avère rentable, la direction envisage de financer les équipements par l’une des
deux modalités suivantes :
• Un emprunt bancaire au taux de 10% remboursable par amortissements constants sur
5 ans. Les annuités étant payables en fin d’année.
• Une location ordinaire sur 5 ans, moyennant le paiement d’une redevance annuelle de
11000 KDH à verser au début de chaque année.
TAF
1. Évaluer la faisabilité économique du projet par le calcul du TRI;
2. Quelle est la modalité la moins coûteuse de financement des équipements ?
utilisez la méthode des décaissements nets actualisés.

CAS ABMOTEURS

La société marocaine AB MOTEURS est spécialisée dans la fabrication mécanique. Créée


depuis une vingtaine d’année par une association d’ingénieurs, elle a pu se forger une bonne
réputation qui lui a permis de décrocher d’importants marchés et de s’assurer d’une position
stratégique respectable.
Pour renforcer ses atouts et assurer son développement dans un secteur caractérisé par une
concurrence acharnée, la société AB MOTEURS souhaite se lancer dans le marché de la sous-
traitance jugée très porteur. Pour atteindre ces ambitions, la direction générale envisage de
réaliser un projet qui devrait lui permettre d’élargir sa capacité de production et d’être au
diapason des normes techniques internationales.
Le programme d’investissement projeté consisterait en la mise en place d’une nouvelle entité
de production qui impliquerait l’acquisition des actifs suivants :
Un terrain au coût de 3600 KDH ;
Des constructions au coût de 6000 KDH, amortissables linéairement sur 15 ans ;
Des équipements industriels pour 40000 KDH, amortissables sur 10 ans ;
Du matériel de transport pour 25000 KDH, amortissables sur 5 ans ;
Aménagements divers pour 1500 KDH, amortissables sur 10 ans.

Il est prévu que l’exploitation du projet débuterait à partir de janvier N pour prendre fin en
décembre N+4 et que les flux imputables à l’investissement envisagé seraient réalisés comme
suit :
Ø Planning des dépenses :
Au début N-1, l’entreprise engagerait les dépenses relatives à l’achat du terrain ainsi que le
1/3 du coût des constructions.
Les dépenses liées au 2/3 du coût des constructions, à l’acquisition des équipements et aux
aménagements seraient engagées au début de l’année N. En revanche, l’acquisition du
matériel de transport devrait se faire en deux temps :
- Une 1ére commande pour 15000 KDH au début N ;
- Une 2ème commande pour le reste au début N+1.
NB : L’amortissement des immobilisations doit être constaté à compter de leur date de mise
en service par l’entreprise.
Ø Prévisions des ventes et des charges fixes relatives au projet :(en KDH)

N N+1 N+2 N+3 N+4


Chiffres d’affaires du 1000000 1150000 1380000 1450000 1680000
Marché
Part de marché de 20% 23% 25% 30% 38%
l’entreprise
Charges variables/ CAHT 20%
Charges fixes hors Amort 120000 PAR AN

Ø L’exploitation du projet induirait un BFR estimé à 45 jours de CAHT.


Ø L’entreprise compte garder les immobilisations du projet sur une durée de 5 ans
uniquement. Par conséquent, à la fin de N+4, tous les actifs immobilisés seront cédés
pour une valeur de 38350 KDH, avant IS. En outre, on estime récupérer le BFR du
projet à hauteur de 60% de son montant.
Ø La direction financière propose de retenir comme taux d’actualisation, le coût des
capitaux propres qui est évalué à 13%.

Si l’investissement projeté s’avère rentable, la direction envisage de financer les


immobilisations du projet par ses propres ressources à l’exception des équipements pour
lesquels on hésite entre les deux modalités suivantes :
o 1ère hypothèse : Emprunt auprès des associés au taux annuel de 12%, avec différé de
2 ans sur capital. Le remboursement du principal sera fait en 2 tranches égales à
compter de fin 2008.
o 2ème hypothèse : Location longue durée (LLD) sur une période de 5 ans moyennant
paiement au début de chaque année d’un loyer de 13000 KDH. De plus, l’entreprise
devra s’acquitter d’’une caution à la signature du contrat de 5% de la valeur des
équipements. Cette caution sera restituée à l’entreprise au terme du bail.

TAF :
1- Evaluer la rentabilité économique du projet en utilisant les critères de la VAN et
du TRI.
2- Mesurer la sensibilité de la VAN au seul changement de la part du marché de
l’entreprise comme suit :
N N+1 N+2 N+3 N+4
Part de marché 18% 20% 22% 25% 34%
Toute chose restant égale par ailleurs
3- Quel est le mode le plus avantageux pour le financement des équipements ?
utiliser la méthode des décaissements nets actualisés.

NB : l’entreprise ne gardera pas les immobilisations au-delà de la 5ème année


(2010)
La société est assujettie à l’IS au taux de 30%.

CAS GSR

Dans le cadre de sa stratégie de développement, la société GSR projette de réaliser un


programme d’investissement qui lui permettrait d’élargir sa capacité de production, d’améliorer
la productivité et de répondre aux attentes du marché.
Le projet consiste en l’acquisition au début N+1 d’équipements modernes dont la mise en
service est prévue en janvier N+2, date de début d’exploitation effective de l’investissement.
La dépense d’investissement sera engagée début N+1 et comporte :
• Le coût d’achat des équipements évalué à 37 500 kdh, à amortir linéairement sur 10
ans ;
• Des frais de formation du personnel estimés à 500 kdh, à amortir en totalité fin N+2.
• Des variations du BFR, lequel est évalué en moyenne à 20% du CAHT annuellement.
D’après les informations recueillies par la direction technique, l’investissement pourrait être exploité
pendant 10 ans. Toutefois, la DG préfère limiter l’horizon de l’étude à 5 ans uniquement et propose de
retenir comme valeur résiduelle le prix de cession des équipements estimé à 21 350 kdh avant IS auquel
il faudrait rajouter la récupération de 75% du BFR du projet.

Les prévisions du CAHT et des résultats du projet ont été établies comme suit :

Années N+2 N+3 N+4 N+5 N+6


CAHT 69 000 79 350 91 250 110 900 110 900
Résultat avant 16 180 19 500 23 700 28 900 31 300
FF et IS

Concernant le taux d’actualisation, on préconise le coût du capital de la société à


déterminer en fonction des informations suivantes :
• La structure du capital de l’entreprise est composée à parts égales de capitaux
propres et de dettes ;
• Le coût avant IS des dettes se monte en moyenne à 9,72% ;
• Le coût des capitaux propres est estimé à 12%.
• GSR est soumise à l’IS au taux de 30%.

Si le projet s’avère rentable, l’entreprise envisage d’autofinancer les besoins d’exploitation


et les frais de formation. Cependant, pour le financement des équipements, elle hésite
entre les deux scénarii suivants :
• Autofinancement à concurrence de 2 700 kdh et emprunt du reliquat au taux de
10% remboursable sur 5 ans par annuités constantes payables en fin d’année. En
outre, des frais d’hypothèque estimés à 2% du montant de l’emprunt devront être
supportés à la signature du contrat de crédit ;

• Location en crédit-bail sur 4 ans pour une redevance annuelle de 9200 kdh payable
au début de chaque année ; une option de rachat est prévue à la fin de la 4ème
année pour 10% de la valeur des équipements. Cette valeur sera totalement
amortie à la fin de l’année suivante.

TAF :

1- Evaluer la rentabilité économique du projet.


2- Quel est le mode de financement le plus opportun ? utiliser la méthode des Décaissements
Nets Actualisés.
3- Etablir le plan de financement du projet (pour les équipements, on retiendra la source de
financement choisie à la question 2) sachant que le taux de distribution des dividendes se
monte à 30% en moyenne

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