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INTRODUCTION

La France comme grand pouvoir économique au niveau mondial et comme moteur


économique – à coté de l’Allemagne – de l’Union Européenne se trouve de nos jours elle
même confrontée à des difficultés en ce qui concerne l’exploitation de ressources
naturelles en vue de couvrir le nécessaire énergétique.
Les ressources d’énergie conventionnelle sont estimées à disparaître eu un demi-
siècle dans le rythme de l’exploitation actuelle. Face à ce problème la France se trouve
obligé de trouver une solution pour l’avenir. Elle s’est orientée dernièrement vers l’énergie
nucléaire.
Mon épreuve est structurée en deux chapitres dans lesquelles j’ai présenté des faits
sur le problème de l’énergie en France. J’ai inclus des causes et les principales
conséquences de ce problème, mais aussi quelques solutions.

I. LA POSITION DE LA FRANCE DANS LE CONTEXTE ÉNERGÉTIQUE EUROPÉEN


ET MONDIAL

La recherche de nouvelles sources d’énergie n’est pas récente : elle a été liée,
depuis plusieurs décennies, à l’épuisement progressif des ressources en énergies fossiles,
mais aussi à des préoccupations géopolitiques. En France cette question s’est posée assez
tôt avec la raréfaction du charbon et du gaz naturel qui impliquait à terme une
dépendance à l’égard des pays producteurs de pétrole, situés dans les régions sensibles
du globe. Ce souci de l’indépendance énergétique a conduit à une orientation nucléaire
qui place la France à la deuxième place par le nombre de centrales nucléaires en activité
(après les États-Unis), avec cinquante neuf réacteurs nucléaires en activité , et à la
deuxième place, après la Lituanie, pour la proportion d’électricité produite par le nucléaire.
La question du réchauffement planétaire et la nécessité de recourir à des formes
d’énergie non polluante ont relancé le débat sur le programme de développement des
centrales nucléaires , notamment le futur réacteur EPR (Europan Pressurised Reactor )
prévu pour être mis en service en 2012.

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I.1 Pourquoi faire le choix nucléaire ?

Les causes du réchauffement climatique sont aujourd’hui parfaitement identifiées :


elles sont majoritairement liées à l’augmentation d’émission des gaz à effet de serre
produits par la consommation d’énergies fossiles, notamment le pétrole, dans les sociétés
développées. Modes de production et modes de vie sont ici mis en cause, puisque
l’émission de ces gaz est principalement liée à l’activité industrielle, mais aussi au
transport des personnes et des marchandises, ainsi qu’au confort dans l’habitat.
Le débat sur le nucléaire a pris ces dernières années une tournure nouvelle : le
réchauffement climatique place l’énergie nucléaire en position d’alternative aux énergies
fossiles fortement mises en cause, et en voie d’épuisement. La France a fait le choix du
développement énergétique exclusivement nucléaire, mais se trouve aujourd’hui
confrontée au problème du traitement des déchets radioactifs. La question du nucléaire
qui est au centre d’un débat scientifique, économique, écologique, d’une importance
essentielle de la communauté des chercheurs, se confrontera les décennies prochaines à
une grande provocation unique à son genre.
Le réchauffement global a provoqué le long des années des effets catastrophiques
sur l’environnement tels : tsunami, fontes des glaces polaires, canicules, inondations. Il
est impossible aujourd’hui que ces effets négatifs ne soient pas pris en compte par les
écologistes. Ceux-ci ont réagi immédiatement.
Longtemps on a cru que le progrès technologique assurera à l’humanité un avenir
confortable, mais les idées de progrès se trouvent en difficulté depuis qu’on a constaté
que le développement industriel est à l’origine du dérèglement climatique. Aujourd’hui ce
ne sont pas seulement les spécialistes en écologie qui ont pris position contre le
développement agressif, mais aussi la collectivité sociale a pris position contre ce
phénomène considéré dangereux pour la planète.
L’homme se trouve pour la première fois dans l’histoire confronté à ses propres
limites : et la question se pose comment se développer sans agresser et détruire la
planète et par conséquent, la vie ? Pendant ces dernières décennies, l’utilisation civile du
nucléaire, notamment pour produire l’énergie électrique, a focalisé l’attention du grand
public et des médias, relayant les positions des scientifiques sur les avantages et les
risques associés aux progrès technologiques et au développement de la société
industrielle.

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I.2 Quels sont les risques du développement nucléaire ?

Face à ces arguments, les opposants au développement du nucléaire civil opposent


des arguments liés aux dangers potentiels des centrales, illustrés par la catastrophe de
Tchernobyl. Quelles que soient les précautions prises dans la construction et le
fonctionnement des centrales, il ne peut, disent-ils, éliminer tous les risques. Tout incident
– ou accident – dans une centrale nucléaire peut avoir des effets nocifs importants et
durables, tant sur les personnes que sur l’environnement.

I.2.1 Quel impact ont les déchets sur l’environnement ?

Quant aux dangers, la gestion des déchets nucléaires pose aussi des problèmes, car la
durée de radioactivité des résidus s’étend d’à peu près 10.000 ans à plusieurs centaines
de milliers d’année. Les matières radioactives perturbent le fonctionnement des cellules
vivantes. Elles sont d’autant plus dangereuses que nos sens ne peuvent pas les détecter.
Une irradiation très forte tue les cellules et provoque des brûlures radioactives, la maladie
et souvent, la mort. Un niveau d’irradiation moins élevé entraîne des mutations dont les
effets sont peu prévisibles.
Certaines enquêtes indépendantes ont révélé une augmentation des taux de
leucémie autour de la Hague, en Normandie, où se trouve la plus grande usine de
retraitement des déchets pour la France et d’autres 27 pays utilisant l’énergie nucléaire.
En cas d’irradiation plus faible les scientifiques sont en désaccord quant aux effets.
Certains et en particulier les partisans de l’industrie nucléaire, prétendent que celles-ci
sont inoffensives pour la santé. D’autres considèrent que l’étendue des risques reste mal
connue, car on continue de découvrir des effets inattendus de la radioactivité.
Coût du démantèlement des centrales nucléaires françaises, rejet de radioactivité
dans l’environnement, accumulation des déchets radioactifs dont on ne sait que faire, le
choix du " tout nucléaire " par la France met en danger ces citoyens.

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I.2.2 Le vieillissement des centrales nucléaires

Une centrale a une durée de vie de 30 ans, selon EDF (Énergie de France) mais
l’usure des composants engendrent des risques d’accidents ou fil des années. Lorsque la
centrale a fait son temps ; il faut prévoir son démantèlement, c’est à dire sa démolition.
C’est une opération difficile dangereuse car :
-la plupart des matériaux qui constituent la centrale elle même sont devenues
radioactifs ;
-les déchets à très faible activité sont rassemblés dans un site de stockage à
Soulaines, depuis 2003.Mais ce site ne sera pas assez grand pour recevoir les énormes
volumes de matières iradiées qui constituent les centrales
-lors des opérations de démantèlement, les travailleurs, sont souvent exposés
dans des zones très irradiantes. Leur santé est en danger.

I.2.3 Notre corps soumis à la radioactivité

L’industrie nucléaire rejette de la radioactivité dans l’air et dans l’eau (notamment


les usines de traitement des déchets). Même si les pouvoirs publics disent que ces rejets
sont totalement inoffensifs les français en absorbent dans le corps en mangeant des
aliments contaminés. Ou en découvrira les conséquences dans quelques années quand
une partie de la population tombera malade.

II. COMMENT RÉAGIR ?

Les réponses aux questions de sécurité de stockage et de transport des déchets ne


satisfont pas les antinucléaires, qui considèrent que le risqué demeure, quelle que soit la
solution adoptée. Il y en a trois :
-l’enfouissement en grande profondeur,
-le stockage en surface, accessible à la surveillance,
-le retraitement, notamment par séparation – transmutation. La transmutation
est évidemment, pour tous, la solution idéale, mais elle se heurte au fait qu’elle ne
pourrait être mise en oeuvre convenablement que dans un type de réacteur pas encore
en service. On envisage donc de créer des réacteurs destinés au retraitement des

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déchets, mais le coût de cette opération, nécessairement très élevé, n’est actuellement
pas acceptable.
D’autres arguments avancés par les antinucléaires sont tout aussi inquiétants. Le
risque d’accident nucléaire volontairement provoqué par un attentat terroriste, dans la
conjoncture mondiale, n’est pas invraisemblable. Or, il semble très difficile de protéger ces
installations d’une action kamikaze du type 11 septembre, précipitant un avion sur une
centrale, par exemple.
Le contexte énergétique impose aujourd’hui des adaptations indispensables aux
nouvelles réalités socio-économiques internationales. La croissance de la population
mondiale, pèsera fortement sur la demande mondiale en énergie et en électricité.
Il faudra donc recourir à des moyens de production d’électricité très concentrés de
manière que tous puissent accéder à une énergie économique – garantie du
développement – et en même temps faire attention à la protection de l’environnement.
L’énergie nucléaire semble trouver aujourd’hui sa place.

CONCLUSIONS

Les Français ont compris que le développement énergétique est impérativement


nécessaire. Mais la période industrielle leur a révélé que l’énergie conventionnelle peut
détruire aussi l’environnement que la vie des citoyens. Ils sont arrivés à l’idée que soit il
faut réduire la consommation, soit il faut faire recours à des ressources énergétiques
renouvelables (éolienne, marine, solaire).
En tout cas l’appel à l’énergie nucléaire ne peut pas être, pour l’instant, la solution
idéale. Car on ne peut pas encore maîtriser très bien l’exploitation de cette énergie et on
ne connaît pas très bien les conséquences qu’elle peut avoir sur la vie. Donc l’énergie
nucléaire, du point de vue de la population française, est une solution de moment pour
assurer le passage vers d’autres types de moyens énergétique.

5
BIBLIOGRAPHIE :

- Allègre Claude, "Article Cohérences dans le Point ", 5 mars 2007


- Cécile Rouquette, " France repousser la problème dans science et vie ", nov. 2000, nr.
1070
- www.nucleaire-nonmerci.net
- Google – Wikipédia L’encyclopédie libre