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INTRODUCTION

Le chômage peut être défini comme l’inactivité d’une personne souhaitant travailler.
Cette définition du chômage connaît de nombreuses variantes et son concept donne
toujours lieu à des controverses théoriques et statistiques. Le chômage est souvent
considéré comme résiduel et volontaire jusqu’au début du XXe siècle. Il faut attendre la
Grande Dépression des années 1930 pour qu’il devienne un des problèmes sociaux et
économiques les plus centraux des pays développés. La détermination du niveau de l’emploi
devient également avec cette crise économique une des questions les plus fondamentales
de la réflexion économique. Le chômage demeure, dans la réflexion économique actuelle,
un sujet de confrontation : ses causes ou les politiques aptes à lutter contre lui, ne font
ainsi pas consensus.
Associé à la pauvreté, à la précarité et l’exclusion, il transforme la structure sociale
de la société, bouleverse la vie des plus touchés, tout en suscitant l’inquiétude de nombreux
actifs. Il n’est pourtant pas universel, et est donc un sujet de controverse fondé sur les
confrontations des modèles économiques et sociaux des différentes nations. Difficile à
appréhender dans les pays pauvres, son importance varie beaucoup d’un pays développé à
l’autre.
J’ai choisi ce sujet pour mon épreuve parce que la France est l’un des pays touchés
par ce problème sur le marché du travail. Mon travail contient deux grands chapitres
présentant la situation du chômage en France, les causes et les conséquences du chômage,
mais aussi des solutions pour lutter contre ce fléau.

I. LE PHÉNOMÈNE DU CHÔMAGE EST RESSENTI EN FRANCE

En 1946, après la deuxième guerre mondiale, l'économie française était en ruine. La


mobilisation générale pour la reconstruction fut alors spontanée. Aujourd'hui, la France
produit une masse considérable de biens et services et ses entreprises exportent sur
l'ensemble des marchés mondiaux. Pourtant, depuis de longues années, le chômage
augmente en France, signe inquiétant d'une divergence entre efficacité économique et
progrès social. Le chômage régresse dans la plupart des pays riches et, pourtant, en France
il continue à progresser.

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Aujourd’hui le taux de chômage baisse en France. D’après Eurostat, il a baissé de
-0.9 point entre février 2006 et février 2007. L’Insee quant à lui annonce une baisse de -1.1
point. Ainsi Eurostat confirme apparemment ce qu’affirme l’Insee alors que l’institut
européen est le seul à prendre en compte les données fragiles de l’enquête française sur
l’emploi.
Il y a bien eu une baisse significative du chômage en France, environ d’un point sur
un an. Mais alors on se demande pourquoi l’Insee n’a pas voulu réviser pour si peu ! En fait
c’est que Eurostat a révisé de +0.5 point le taux de chômage en intégrant les données
fragiles de l’Insee mais par un tour de passe-passe cela ne se voit pas sur les évolutions
récentes mais celles entre 2005 et 2006. Ainsi entre février 2005 et février 2006, Eurostat
dit que le chômage est resté stable en France alors que l’Insee dit qu’il a baissé de 0.5
point.
Pour conclure en attendant les conclusions de l’Insee, il y a une baisse du chômage
en France dont l’intensité prête encore à discussion.
Malgré la baisse actuelle, le taux de chômage reste haut en France par rapport aux
autres pays européens. Seuls deux pays de l’Europe des 27 font vraiment pire que la France
: la Slovaquie et la Pologne. Même l’Espagne et l’Italie ont maintenant un chômage inférieur
à celui de notre pays. L’Italie depuis 2002, l’Espagne depuis 2005 et ce n’est pas la révision
de +/-0.5 point en 2006 qui change les choses. Le graphique que j’ai constitué à partir des
données Eurostat montre cela. Il montre aussi qu’entre 1997 et 2002, l’époque où le
chômage a fortement baissé en France, le chômage a autant baissé en Europe qui n’a
pourtant pas connu le passage aux 35 heures... Plus globalement les profils de la France et
de l’Europe sont très proches et la France est le seul pays dans ce cas. Cela pose la
question de l’efficacité des politiques françaises en matière de lutte contre le chômage, alors
que c’est pourtant une priorité des gouvernements de gauche et de droite depuis des
années.

I.1 Les causes économiques du chômage

La France est entrée en crise dans les années 70 parce qu’à cette époque, les
capitaux se sont accumulés à un point tel que leur rentabilité a été mise en péril. Pour
préserver celle-ci, des choix ont été effectués par les grands groupes français et par l’Etat,
alors dirigé par la droite : ce furent plan d’austérité sur plan d’austérité, les exportations

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massives de capitaux et la casse de secteurs industriels essentiels, une modernisation
conçue pour aggraver l’exploitation. Le chômage massif fut la conséquence de cette
politique.
Outre les investissements spéculatifs, les groupes français sont les champions des
investissements à l’étranger. Pour ne prendre qu’un seul exemple, en cinq ans, la C.G.E. a
dépensé 37 milliards de francs pour racheter des entreprises à l’étranger. Elle a ainsi créé
140.000 emplois aux Etats-Unis et ailleurs dans le même temps qu’elle en a supprimé
40.000 en France.
Tout chômage résulte d'une surproduction puisque le travail n'est pas une richesse à
partager mais une création de richesse. Le chômage est plus précisément l'impossibilité de
créer une richesse solvable, valorisée socialement.
L'informatique n'est donc en rien responsable du chômage, la masse des chômeurs
devant surtout peser sur l'inflation. Son rôle est pourtant essentiel de porter un potentiel de
productivité immense disponible (donc un chômage classique pour ceux qui n'y ont pas
recours) ainsi qu'une discrimination éducative plus forte qu'avant, c'est-à-dire un chômage
frictionnel très important, impossible, lui, à résorber rapidement. Les possibilités de
l'informatique n'ont pas été exploitées tout de suite. Elles ont été mises en oeuvre à grande
échelle quand elles ont rencontré les intérêts des possesseurs de capitaux (retraités, mafias
et investisseurs institutionnels réunis).
La rationalisation technique se serait faite de toutes façons mais la rapidité
d'adaptation est exigée pour des profits à court terme (c'est la ruse de l'histoire). Une fois le
processus enclenché pourtant, l'automation et la civilisation de l'information sont un
changement fondamental, abolissant le travail non qualifié, passage de la force de travail à
la résolution de problèmes.
Le temps de travail n'est plus une mesure pertinente, les gains de productivité sont
un enjeu de formation. La rapidité d'adaptation suffit à augmenter le nombre des exclus,
mais c'est aussi la pression sur le producteur qui devient de plus en plus insupportable à
mesure que la production se règle sur l'information obtenue du consommateur (flux
tendus), condamnant ainsi le producteur à la précarité.
Cette accélération demande des adaptations urgentes, une redéfinition de la
citoyenneté et de la place de l'économie dans une société informatisée, d'abondances et de
misères mal partagées.

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I.2 Conséquences économiques

Chez la plupart des chômeurs, le rejet du système économique se traduit à long


terme par une situation d’anomie, et non par l’évolution de leur pensée politique. On trouve
toutefois dans l’histoire des périodes historiques de haut chômage qui ont favorisé
l’accession au pouvoir des régimes extrêmes comme le nazisme en Allemagne en 1933.
Pour autant, la réaction politique de sanction des gouvernants est autant le fait des
personnes effectivement affectées par le chômage que par les actifs occupés qui
s’inquiètent du niveau de l’emploi.
On remarque toutefois que statistiquement les chômeurs sont plus représentés parmi
les électeurs s’abstenant de voter, notamment dans les classes modestes. Le choix politique
entre les partis dits « de gouvernement » n’est que peu affecté par la situation de chômage,
le chômeur trouvant dans son vote habituel une occasion de rejeter son nouveau statut de
sans emploi. Les partis dits « de gouvernement » sont toutefois très légèrement sous-
représentés parmi les populations au chômage, et quelle que soit l’origine sociale des
chômeurs

II. ACTIONS DIVERSES DE LUTTE CONTRE LE CHOMAGE

II.1 Mesures gouvernementales contre le chômage

L'État a institué, au fil des années, diverses mesures et dispositifs visant à faire
baisser le taux de chômage en France, bien qu'avec un succès très mitigé. Celles-ci incluent
la création de l'Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE), les emplois-jeunes ainsi que la mise
en place des 35 heures sous le gouvernement Jospin, l'aide à la création ou à la reprise
d’entreprise (ACRE), le soutien apporté par les gouvernements Raffarin et Villepin aux «
services à la personne » (économie domestique), notamment via le plan Borloo ayant créé
les chèques emploi service universel, des réformes du contrat de travail (tentatives de
Dominique de Villepin d'instaurer le CPE après le CNE,...). La Prime pour l'emploi vise
également à réduire le chômage.
Le programme de Nicolas Sarkozy propose d'instaurer un contrat de travail unique
susceptible de réduire le chômage.

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II.2 L’école a des solutions

La formation est le principal moyen de lutte contre le chômage structurel. Une


intensification de la politique de formation professionnelle est donc nécessaire. Elle a été
relancée par les accords de juillet 1991 avec acceptation par les syndicats d’un prélèvement
de 25 % sur le temps de loisirs pour la formation. 7 ,8 millions de personnes ont bénéficiés,
soit un actif sur 3, d’une action de formation professionnelle financée par l’Etat. L’effort est
considérable sur le plan financier puisqu’il se monte en 1992 à 120 milliards de francs (soit
1.7 % du PIB ) dont 43 % à la charge de l’Etat, 6 % à la charge des régions et 41 % à la
charge des entreprises.
Il faut revoir complètement le système éducatif français pour une meilleure
adéquation formation emploi. Tout jeune à la sortie de son école devrait être en mesure de
trouver du travail rapidement (6 mois maximum) : il s’agit donc ici d’éliminer le chômage
structurel des jeunes.
Il faut aussi inciter les jeunes à changer de métier ou de branche professionnelle:
quand on est jeune on apprend vite alors que demander à un homme de 50 ans de changer
complètement de domaine est spartiate ! Il faut être réaliste.

Conclusions