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FORMATION EN GEOTECHNIQUE

A la suite de la deuxième journée des 10 èmes journées Africaines de la Géotechniques (JAG 2018)
dont le thème général porte sur « L’INGENIERIE GEOTECHNIQUE EN AFRIQUE INTERTROPICALE :
BILAN ET PERSPECTIVES », une séance de formation s’est tenue sur le thème « FORMATION EN
GEOTECHNIQUE ».

Les thèmes principaux abordés lors de cette formation, ont porté sur deux points :

- Le contrôle qualité d’un projet routier,

- Et les missions géotechniques

Les différents intervenants qui se sont mués en formateurs de façon volontaire pour la circonstance,
pour permettre la tenue de cette formation sont :

- Monsieur NKONPAWA GREGOIRE de LABOGENIE du Cameroun ;

- Monsieur METO GAUTHIER de LNTP de la RDC ;

- Et monsieur le Professeur EGBANGO ALPHA de l’INBTP de la RDC.

Comme modérateur de cette formation, nous avions Monsieur BLAMI ETIENNE de la Côte d’Ivoire et
comme rapporteur monsieur BRAFF N’GUESSAN également de la Côte d’Ivoire.

Monsieur NKONPAWA GREGOIRE, premier intervenant de cette formation, a présenté d’entre et de


jeu, les grands aspects d’un contrôle qualité d’un projet routier. Il a signifié qu’il faut noter de façon
générale qu’un projet routier comporte entre autres les terrassements, la réalisation de la chaussée,
des ouvrages d’assainissement, des ouvrages d’art, etc. Ainsi, le contrôle qualité auquel le projet
peut être soumis peut se diviser en trois (03) phases :

- Le contrôle avant la réalisation des travaux ;

- Le contrôle pendant la réalisation des travaux ;

- Et le contrôle après la réalisation des travaux.

Avant la réalisation des travaux, il est nécessaire de réaliser certaines études dont des études de
dimensionnement de la chaussée, des études de formulation (dans le cas du béton et des enrobés),
des études d’impact environnemental, des études des matériaux, des études des fondations des
ouvrages s’ils existent, des stabilités des talus etc. Toutes les études doivent déboucher sur des
documentations techniques de base. Il a signifié un minimum de contrôle tant au niveau des
matériels utilisés, des effectifs ou équipes des travaux.

Pendant la phase des travaux, au niveau de la chaussée, l’on doit encore s’assurer de la qualité des
matériaux pour couche de forme, fondation, base et roulement. Idem dans le cas du béton des
ouvrages à travers les formulations qui doivent être réalisés. L’on ne devra pas oublier qu’avant la
réalisation des travaux, des épreuves expérimentales tels que des planches d’essais doivent être
menées.

Après la phase des travaux, des contrôles sont également à réaliser pour s’assurer de la qualité et la
conformité des mises en œuvre.

A la suite du premier point, le conférencier a abordé les aspects portants sur les missions
géotechniques. Les missions sont clairement définies de façon spécifique dans la norme NF P94 -500.

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La deuxième intervention a été donnée par Monsieur METO GAUTHIER de LNTP de la RDC et a porté
sur le cadre de la réussite ou de l’échec d’un projet routier. Il s’agit en fait d’un retour d’expériences
qui portent sur les causes de réussite ou non d’un projet routier. Selon le conférencier, le bon choix
de l’Entreprise, le mode de financement et le mode de passation des marchés peuvent contribuer à
la réussite du projet routier. Des études d’investigations menées sur ces trois (03) points sont à la
base de cet échec. Il a signifié que les personnes doivent du domaine doivent avoir la compétence et
la technicité pour pouvoir dimensionner le projet. Aussi, a-t-il rappelé que les Maîtres d’ouvrages ou
d’œuvre doivent mettre à disposition toutes les informations notamment le CCTP pour permettre de
faire le contrôle avec qualité et efficacité.

Le troisième intervenant, Monsieur EGBANGO ALPHA à l’INBTP en RDC, a expliqué la passation des
marchés de gré à gré et les marchés publics.

Selon lui, les passations des marchés de gré à gré ne doivent pas se faire sur les affinités car ce sont
souvent de gros investissements qui sont engagés dans la réalisation des projets. En ce qui concerne
les marchés publics, il a signifié qu’il faut faire prévaloir aussi la libre concurrence, la compétence et il
faut attribuer les moyens à ceux qui ont les moyens de garantir l’investissement.

Le second point abordé par lui, a concerné les outils d’aide à la décision qui existent et qui
permettent de disposer de données fiables dans l’analyse et la prise de décisions dans la réalisation
d’un projet. Ces outils peuvent se situer à un niveau expérimental (cas de la réalisation d’essais) ou
même d’un niveau statistique (utilisation de logiciel ou Excel pour le traitement des données).

Des éclaircissements aux préoccupations soulevées ont été apportées à la fin des exposés et un tour
de table a été fait pour recueillir les impressions des différents participants à cette formation en
grande majorité composée d’étudiants tous du domaine qui ont tous apprécié le niveau de formation
et la qualité des intervenants.