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Le coronavirus et ses conséquences sur les contrats,


cas de force majeure ou cause d’imprévision ?
Par Elsa Haddad, Avocat et Charlotte Delaunay.

- vendredi 27 mars 2020


Lecture "Expert"

Outre les effets sur la santé publique, le Covid-19 entraine avec lui de lourdes
conséquences juridiques.
Le virus, désormais qualifié de pandémie, a forcé plusieurs gouvernements
notamment en Chine et en Europe, à fermer les frontières pour éviter la
propagation de la maladie sur leurs territoires.
Par ailleurs, des mesures de confinement des populations ont été prises au
niveau mondial afin d’endiguer le développement du virus.
Toutes ces décisions ont, par voie de conséquence, un impact sur l’exécution
des contrats commerciaux en cours, nous tacherons ainsi de répondre aux
questions que vous pouvez légitimement vous poser.
Vous êtes le débiteur d’une obligation contractuelle et vous souhaitez résilier le
contrat pour force majeure ?
Vous-vous demandez si le Coronavirus et ses conséquences peuvent conduire à
la renégociation d’un contrat pour cause d’imprévision ?

Il convient avant tout de rappeler le principe qui gouverne le droit des contrats,
posé à l’article 1103 du Code civil : « les contrats légalement formés tiennent lieu
de loi à ceux qui les ont faits  ». Ce principe général du droit est un rappel de
l’adage latin « Pacta sunt servenda » qui souligne l’obligation pour chaque
partie à un contrat de respecter ses engagements et pour les tiers, notamment
le juge, de ne pas s’ingérer dans les affaires d’autrui.
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Néanmoins, l’article 1218 du Code civil prévoit une exception à ce principe, le
cas de force majeure. Le texte pose en effet qu’il y a force majeure en matière
contractuelle lorsqu’un événement réuni trois conditions cumulatives :

un événement imprévisible : l’événement échappe au contrôle du débiteur de


l’obligation en ce qu’il ne pouvait, par aucun moyen, être anticipé ou prévu au
moment de la conclusion du contrat.
un événement irrésistible : les effets ne peuvent être évités par des mesures
appropriées, ainsi il est impossible d’éviter les conséquences de l’événement
malgré le fait que tout ait été mis en œuvre pour les réduire ou les éviter.
Malgré les précautions, les conséquences sont inévitables.
un événement extérieur : qui échappe au contrôle des personnes soumises au
contrat ou à leur volonté.

En cas de litige sur la caractérisation du cas de force majeure, c’est au juge qu’il
appartient de trancher, ce qui permet d’éviter les abus.

Lorsque la force majeure est caractérisée, elle a pour principale conséquence


d’exonérer une personne ou une entité de toute responsabilité mais elle peut
aussi permettre de s’acquitter d’une procédure en principe obligatoire (c’est
notamment le cas de la procédure de licenciement).

Aussi, il importe de bien qualifier au regard des circonstances et de la rédaction


de votre contrat, quel sorte d’évènement constitue le Coronavirus dans votre
cadre contractuel (I) mais également dans vos relations avec vos salariés (II).

I. L’impact du coronavirus sur votre cadre contractuel.

A. Le Coronavirus, un cas de force majeure ?

Bruno Lemaire, le ministre de l’économie a précisé lors d’un discours tenu le


vendredi 28 février 2020 que le Coronavirus sera considéré comme un cas de
force majeure pour les entreprises. Néanmoins, en application du principe de la
séparation des pouvoirs, la qualification de « force majeure » retenue par le
Ministre de l’économie ne s’impose pas aux juges.

Par ailleurs, bien que la force majeure soit définie juridiquement par le Code
civil, les parties ont la liberté d’aménager contractuellement cette définition.
Dés lors, toute la réflexion va dépendre de la manière dont les entreprises ont
rédigé les clauses de force majeure dans leurs contrats.
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A ce titre, l’article 1351 du Code civil prévoit que l’impossibilité d’exécuter la
prestation libère le débiteur à due concurrence lorsqu’elle procède d’un cas de
force majeure et qu’elle est définitive, à moins qu’il n’ait convenu de s’en
charger ou qu’il ait été préalablement été mis en demeure. Ainsi, le texte
prévoit la possibilité pour les parties à un contrat de prévoir contractuellement
que le contrat sera exécuté même en présence d’un cas de force majeure, elles
refusent alors la possibilité de s’en prévaloir.

S’agissant du Coronavirus, deux questions se posent quant à la caractérisation


des conditions cumulatives nécessaires à la qualification de force majeure :

Sur le critère de l’irrésistibilité : était-il possible d’éviter les effets de ce virus


par la mise en place de mesures appropriées ?
Sur le critère de l’imprévisibilité : au moment de la signature du contrat par
les parties, pouvaient-elles légitimement ignorer la survenance des événements
actuels ?

Avant d’envisager une réflexion propre à la situation actuelle, il convient de se


référer à l’état de la jurisprudence antérieure.

D’abord, lors de l’épidémie de Dengue touchant la Martinique, la Cour d’Appel


de Nancy, dans un arrêt du 22 novembre 2010, RG n°09/00003, a considéré qu’il
n’y avait pas de caractère imprévisible en raison du fait que la maladie était
propre à ce territoire et touchait un grand nombre de la population. Par
ailleurs, le critère de l’irrésistibilité n’a pas été reconnu eu égard à l’existence
de moyens de prévention.

Ensuite, plus récemment, avec le virus du Chikungunya, la Cour d’appel Basse-


terre, dans un arrêt du 17 décembre 2018, RG n°17/00739 a refusé de considérer
que cette épidémie avait un caractère imprévisible et irrésistible car elle
pouvait être soulagée par des antalgiques et était, dans la majorité des cas,
surmontable. De plus, dans le cas d’espèce, l’hôtel qui se prévalait de la force
majeure pouvait encore honorer sa prestation durant la période de l’épidémie.

A propos du Coronavirus et des effets qu’il a sur la santé publique, il est


possible de considérer que la pandémie actuelle ne remplit pas le caractère
d’irrésistibilité en ce sens qu’elle est surmontable pour la majorité des
personnes atteintes par la maladie.

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Néanmoins, si l’existence même du virus ne permet pas de constituer un
événement de force majeure, ses conséquences pourraient être qualifiées
d’imprévisibles et d’irrésistibles.

Première conséquence du virus : La saturation des hôpitaux annoncée


pourrait empêcher le personnel soignant de s’occuper de tous les malades, ce
qui remplirait alors le critère d’irrésistibilité.

Deuxième conséquence du virus : Les décisions administratives


contraignantes prises progressivement dans le but d’empêcher la propagation
du virus telles que l’interdiction des rassemblements, la fermeture des
restaurants et finalement le confinement total de la population, entrainent une
suspension de l’activité de la majorité, voire de la totalité des acteurs
économiques. Ainsi, du fait de son caractère exceptionnel, cette conséquence
pourrait être reconnue comme constitutive d’un cas de force majeure.

En outre, au regard des mesures actuelles, qui sont sans précédent et d’une
portée considérable, il semble possible de caractériser la situation de force
majeure.

B. Le Coronavirus, une cause d’imprévision ?

A l’origine, c’est l’arrêt Canal de Craponne de 1876 la question qui était posée à
la Cour de cassation était celle de savoir s’il était possible de porter atteinte aux
prévisions contractuelles des parties, dés lors que des circonstances
économiques attachées au contrat avaient changées.

A cette époque, la Cour de cassation répondait par la négative en faisant


prévaloir le principe de la force obligatoire des contrats et rejetait l’hypothèse
d’une révision du contrat par le juge, même en présence de circonstances
affectant l’équité.
Cette solution doit être interprétée en ce sens que le juge n’a pas la possibilité
de modifier l’accord passé entre les parties. En revanche, les parties sont libres
de prévoir dans leur contrat des mécanismes permettant de le réviser afin de
prévenir le risque de survenance de circonstances économiques de nature à
bouleverser l’équilibre contractuel.

Depuis cet arrêt, la théorie de l’imprévision a été codifiée dans le Code civil à
l’occasion de la réforme du droit des contrats et des obligations.

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En effet, l’article 1195 du Code civil prévoit la possibilité pour une partie de
demander la renégociation du contrat à son cocontractant dés lors que trois
conditions sont réunies :

un changement de circonstances imprévisibles lors de la conclusion du


contrat : le juge devra adopter une analyse in abstracto, en comparant
l’attitude des parties à celle qu’un professionnel raisonnablement prudent,
placé dans la même situation.
rendant son exécution particulièrement onéreuse : cette condition étant
subjective, elle est laissée à l’appréciation souveraine du juge.
pour une partie qui n’avait pas accepté d’en assumer le risque

Ainsi, une partie qui disposerait de solutions permettant de contourner les


effets du Coronavirus par la mise en oeuvre de mesures, rendant la force
majeure difficilement invocable, pourrait demander une renégociation du
contrat à son cocontractant si les mesures appropriées sont particulièrement
onéreuses.

Néanmoins, en application du principe de liberté contractuelle, il est possible


que les parties aient aménagé contractuellement l’imprévision, bien que cette
dernière fasse l’objet d’une définition légale.
Il faudra alors analyser la clause contractuelle et les mécanismes mis en place
par les parties dans le contrat pour déterminer si une partie peut se prévaloir
de l’imprévision pour faire face aux changements de circonstances
économiques.

En outre, il est fort probable que la pandémie du Coronavirus entre dans le


champs d’application de l’imprévision telle que prévue par l’article 1195 du
Code civil, permettant ainsi aux parties de renégocier leurs contrats, au moins
pour la période actuelle.

Néanmoins, une attention particulière devra être portée à la rédaction des


clauses de force majeure et d’imprévision, de sorte que la renégociation des
contrats soit possible.

II. L’impact du coronavirus sur le contrat de travail.

A. Un contrat de travail peut-il être résilié pour force majeure ?

L’article 1234-12 du Code du travail pose le principe selon lequel la cessation de


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l’entreprise pour cas de force majeure libère l’employeur de l’obligation de
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respecter le préavis et de verser l’indemnité de licenciement prévue à l’article
L1234-9 du même code.

Ainsi, en cas de force majeure, l’employeur a la possibilité de mettre fin au


contrat de travail de ses salariés, sans respecter la procédure de licenciement
obligatoire en principe. Ici, encore une fois, la triple condition inhérente à la
force majeure s’applique :

l’événement est extérieur : il ne doit pas être imputable au salarié ou à


l’employeur
l’événement est imprévisible : au moment où les parties ont signé le contrat de
travail
l’événement est irrésistible à l’exécution du contrat : ainsi le contrat de travail
ne doit plus pouvoir se poursuivre suite à l’événement survenu

Lorsque ces éléments sont réunis, la rupture du contrat de travail est


immédiate et sans aucun préavis.

Néanmoins, le salarié peut prétendre à une indemnisation de nature à


satisfaire le paiement de ses congés payés restants non encore posés ainsi
qu’une somme correspondant à une indemnité de licenciement et de préavis
qu’il aurait pu avoir dans des conditions normales de licenciement.

Il convient d’opérer une distinction entre la situation d’un contrat à durée


déterminée (CDD) et celle d’un contrat à durée indéterminée (CDI) en présence
d’un cas de force majeure :

• S’agissant des CDI

Lorsque l’empêchement est temporaire, l’exécution de l’obligation est


suspendue, à moins que le retard qui en résulterait ne justifie la résolution du
contrat. Ainsi, pour les CDI, les restrictions actuelles ou temporaires qui n’ont
aucune vocation à perdurer ne justifient pas la rupture d’un contrat de travail.

A ce titre, l’article 1234-13 du Code du travail prévoit que lorsque la rupture du


contrat de travail à durée indéterminée résulte d’un sinistre relevant d’un cas
de force majeure, le salarié a droit à une indemnité compensatrice d’un
montant égal à celui qui aurait résumé de l’application des articles L1234-5
(indemnité relative au préavis) et L1234-9 (indemnité de licenciement),
précision faite que cette indemnité est à la charge de l’employeur.

•116
S’agissant des CDD
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Lorsque l’empêchement est définitif, le contrat est résolu de plein droit et les
parties sont libérées de leurs obligations dans les conditions prévues aux
articles 1351 et 1351-1 du Code civil. Ainsi, pour les CDD conclus pour une
courte durée ou pour l’exécution d’une tâche précise, le contrat
peut être résolu.

A ce titre, l’article L1234-1 du Code du travail prévoit que sans accord des
parties, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être rompu avant
l’échéance du terme qu’en cas de faute grave, d’inaptitude constatée par le
médecin ou de force majeure.

En outre, la possibilité de résilier le contrat de travail par l’employeur dépendra


de la qualification retenue ou non de force majeure pour la situation actuelle.
De plus, il conviendra de prendre en considération la date à laquelle le contrat
de travail a été signé. En effet, pour les salariés dont le contrat aura été signé
récemment, il sera plus difficile de se prévaloir du cas de force majeure, étant
donné que le Coronavirus était attendu sur le territoire français.

B. Quelles sont les modalités d’aménagement des conditions de travail en


cas de force majeure ?

Dans le cas où le contrat de travail ne fait pas l’objet d’une résiliation, il est
possible que l’entreprise opte pour un aménagement des conditions de travail,
eu égard aux mesures de confinement imposées par le gouvernement français.
Ainsi, se pose la question des possibilités pour l’employeur d’imposer le
télétravail ou le chômage partiel à ses salariés.

• Est-il possible d’imposer le télétravail aux salariés ?

L’article L1222-11 du Code du travail prévoit qu’en cas de circonstances


exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure,
la mise en oeuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement
du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité
de l’entreprise et garantir la protection des salariés.

S’agissant du Coronavirus, il est possible, nous l’avons vu, de caractériser la


situation de cas de force majeure. Cependant, dans l’hypothèse où cette
qualification ne serait pas retenue par le juge, il n’en reste pas moins que nous
sommes en présence de circonstances exceptionnelles relatives à une
pandémie.
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Dés lors, tout employeur est en droit de demander à ses salariés de travailler de
chez eux, afin de permettre la continuité de l’activité économique mais
également pour assurer la protection des salariés.

• L’employeur peut-il imposer aux salariés de modifier les dates de


congés ?

Quelle que soit la situation, la décision des dates de congés payés du salarié
appartient à l’employeur. En effet, en principe, l’employeur a l’obligation de
communiquer au salarié la période de prise des congés au moins deux mois
avant son ouverture (article D3141-5 du Code du travail), mais l’accord du
salarié n’est pas nécessaire, il doit simplement en avoir été informé.

Néanmoins, en pratique, le choix des périodes de congés résulte d’une


négociation entre l’employeur et ses salariés.

Une fois que les dates de congés ont été choisies, en principe, l’article L3141-6
du Code du travail interdit à l’employeur de modifier les dates de congé prises
par les salariés.
Cependant, une exception existe en cas de circonstances exceptionnelles, qui lui
permet de modifier l’ordre et les dates de départ des salariés moins d’un mois
avant la date prévue.

Ainsi, la situation relative au Coronavirus permet aux employeurs de modifier


les dates de congés accordées au préalable aux salariés.

• Est-il possible d’imposer le chômage partiel aux salariés ?

Dans une situation exceptionnelle comme celle que nous connaissons


aujourd’hui avec le Coronavirus, il existe un régime particulier, celui du
chômage partiel. Ce régime permet en effet au salarié d’éviter, du fait de la
suspension de son contrat de travail, de se retrouver sans aucun revenu.

La circulaire du 12 juillet 2013 prévoit que la mise en place du régime du


chômage partiel est possible lorsque l’entreprise est forcée de réduire ou
suspendre de manière temporaire son activité pour les motifs suivants :

un problème lié à la conjoncture économique


des difficultés engendrées par l’approvisionnement en matières premières ou
en énergie - des sinistres ou des intempéries de caractère exceptionnel
la
116 transformation, la restructuration ou la modernisation de l’entreprise
d’autres circonstances à caractère exceptionnel
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A ce titre, dans un arrêt rendu le 18 juin 1996 n°94-44654, la Cour de cassation a
considéré que la mise au chômage partiel pouvait s’imposer aux salariés même
s’ils subissent une diminution conséquente de leur salaire durant cette période.
En effet, ils ne sont pas en droit d’invoquer un changement de leur contrat de
travail pour demander le maintien de leur salaire.

Elsa HADDAD, Avocat et Charlotte DELAUNAY


25, rue Coquillière
75001 PARIS
Toque C0016
www.elsahaddad-avocats.fr

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Dernière réponse : 11 avril à 11:35
Le 30 mars à 10:29 (2020-03-30T08:29:01Z) , par Jean-François CHECCHIN
Coquille

Bonjour,
merci pour ce bel article juridique.
Une coquille sur l’article du Code civil relatif à la force majeure : 1218 au lieu de
1248.
Bien cordialement

Participer à cette discussion


Le 30 mars à 10:59 (2020-03-30T08:59:35Z) , par Rédaction du Village

Merci
116 de votre attention sur ce point ; nous corrigeons.
Partages
Le 30 mars à 19:18 (2020-03-30T17:18:36Z) , par PN
coronavirus et préavis de démission (gèle ou pas..?)

Bonjour,

Qu’en est-il du préavis de démission dans le cadre d’un CDI ? :


J’ai démissionné le 16 mars 2020 (préavis d’un mois), car j’ai eu une promesse
d’embauche que j’ai accepté par écrit. Est-ce que le préavis de démission est
gelé pendant la période du COVID 19 ? (ce qui poserait un gros problème à mon
nouvel employeur qui est prêt à me prendre en télétravail puisque je suis
comptable).
nota : actuellement je ne travail pas , je ne suis pas en télétravail.

Merci

PN

Le 1er avril à 12:59 (2020-04-01T10:59:43Z) , par Gerart

Bonjour
contrat de leasing d une voiture pour un particulier : compte tenu du
confinement et de ce que la voiture est immobilisée, peut on demander la
suspension des loyers durant la période de confinement ? Peut on invoquer l
absence de cause et/ou la force majeure ?
ps : le contrat contient des CGV - contrat d adhésion.
merci par avance

Le 1er avril à 13:47 (2020-04-01T11:47:58Z) , par Elsa HADDAD


Contrat de leasing

Bonjour Gerart,

Impossible de vous répondre sans avoir vu votre contrat et les CGV y attachées.
Cela pourrait toutefois faire l’objet d’une consultation, si vous le souhaitez mon
cabinet reste ouvert en télétravail pendant la période de confinement ; nous
nous ferons un plaisir de répondre de manière détaillée à votre question et de
vous accompagner dans vos démarches.

A bientôt !

Le
1166 avril à 19:53 (2020-04-06T17:53:48Z) , par Marie chaume
Partages
Bonjour. Je suis propriétaire d un mobile home qui est installé sur une parcelle
que je loue dans un domaine où les prestations comme la piscine tennis loisirs
soirée ect sont comprises dans le loyer de cette parcelle la société qui offre
toutes ces prestations n^a pas ouvert les prestations suite au codiv19 le
domaine est donc fermé pour les proprietaires des.mobilhommes
Il a note que les mobilhommes sont ouvert egalement à la p location et que de
nombreux proprietaires louent leur mobilhome avec les prestations pour payer
le loyer des parcelles je voulais savoir s’il était possible de demander un
dédommagement pour des prestations non assurées. Pour les 3 mois de
fermetures la societe se cache juridiquement sousle termefermeture pour force
cas de majeur qu en est il ? Merci pour votre reponse

Le 11 avril à 11:35 (2020-04-11T09:35:07Z) , par trintignac


demande de renseignement

bonjour
Je suis propriétaire d un mobilhome dans un camping classique familial dans le
var. Je verse un loyer pour la parcelle que j occupe en trois fois au propriétaire
du camping comme tous les résidents de ce lieu de vacances.
Ce camping est fermé comme toutes les années du 15 octobre au 31 mars. il
devait donc ouvrir ce 31 mars 2020 mais il reste fermé jusqu’à nouvel ordre en
raison du confinement actuel.
Cependant, j ai versé un 1er tier de loyer (à ce jour encaissé) à la demande du
responsable du camping, à savoir 1176 euros.

Ma question est la suivante :


Si le confinement perdure jusqu à cet été par ex le 1er juillet, est ce que le
propriétaire de ce camping est obligé de me rembourser ce versement en
totalité ou au prorata du temps de la fermeture dû au covid 19, étant donné que
je n ai pas pu jouir de mon mobilhome ainsi que des infrastructures du
camping ?

NB : sur le contrat de location à l année d un emplacement destiné à l


installation d une résidence mobile de loisirs que j ai signé, il est stipulé que : je
cite l article 4 de ce fameux contrat "pendant la période de fermeture du
camping, l hébergement installé sur l emplacement bénéficie gratuitement du
"garage mort", sauf accords particuliers dûment exprimés."

Par avance merci pour votre réponse


116 cordialement
bien
Partages
TRINTIGNAC Jean-Paul

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Dernière réponse : 15 avril à 10:23
Le 4 avril à 02:56 (2020-04-04T00:56:16Z) , par le gall samuel
Facture Garderie

Bonjour,

Merci pour cet article fort intéressant :)

Je viens de recevoir ma facture de garderie payable d’avance pour le mois


d’Avril et à ma grande surprise celle ci me demande de payer même ci elle est
fermée.

Pour info, le mois de Mars à été réglé entièrement même si le confinement à


débuter chez nous le 21 Mars (Tahiti)

Est ce légal ?

Je vous joint le’extrait du contrat :

LA FACTURATION ET ABSENCES
Les forfaits sont à régler d’avance dès émission de la facture, la première
semaine du mois en cours (avant le 08).
La directrice se réserve le droit d’appliquer une majoration de 10% sur les
paiements tardifs. Au-delà du 10°
jour du mois en cours.
Lors de l’inscription, veuillez nous indiquer à qui adresser les factures. En cas
de payeurs multiples pour un enfant, ils devront s’arranger pour que la
structure ne subisse pas de désagréments dus à cette situation. Pour les
absences personnelles durant la durée du contrat, la Directrice doit être
informée
1 mois à l’avance par écrit. Cette absence ne donne pas droit à une absence de
paiement,
s’agissant d’un abonnement, tous les mois sont dus sur la période scolaire.
Pendant la durée du contrat (précisée sur votre contrat) aucune déduction ne
sera faite sur vos forfaits y compris en cas de maladie ou de vacances. Le forfait
mensuel est à régler tous les mois.
En cas de non-paiement de la facture dans les délais, la Directrice peut décider
116
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de déposer le chèque de caution garantissant le paiement du contrat et ensuite
décider de l’exclusion de l’enfant après en avoir informé préalablement les
parents.

EXCEPTION : PROTOCOLE D’URGENCE ALERTE AUX INTEMPERIES


En cas d’intempéries (de toutes sortes) rendant l’accès à la garderie dangereux
ou impossible, il est demandé aux parents de ne pas venir chercher l’enfant. Un
protocole d’urgence sera mis en place et ne doit pas être perturbé afinde ne pas
gêner les opérations d’évacuation des enfants.
Dans ce genre de situation, il est possible également que la garderie ferme
exceptionnellement ses portes. Auquel cas, aucun remboursement ne sera
possible.

En vous remerciant d’avance pour un éclaircissement sur ce type de contrat.

Cordialement

Le gall samuel

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Le 7 avril à 16:51 (2020-04-07T14:51:07Z) , par Elsa HADDAD
Questions individuelles

Chers tous,

Merci pour l’intérêt porté à notre article, dans la difficile actualité.

Pour toutes questions individuelles, nous pourrons vous répondre dans le cadre
d’une consultation, n’hésitez pas à contacter notre cabinet puisque nous restons
disponibles pour nos clients en télétravail.

A bientôt et bon courage à tous !

Le 15 avril à 10:23 (2020-04-15T08:23:35Z) , par Sarah Lacroix


Perte de salaire-contrat non signé.

Bonjour,
Je travaille pendant les vacances scolaires en centre aéré et je devais travailler
du 13 avril au 24 avril, sauf que je ne pourrais pas à cause du Covid-19, mon
problème c’est que mes contrats sont toujours signés le jour de la prise du
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travail et d’après ce que nous dit l’employeur (mairie) nous ne pouvons rien
prétendre.
Je me retrouve avec une perte de salaire.

Ma question est la suivante : est-ce légal ? et que dois-je faire ?

Merci de me répondre.

Sarah.

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Le 6 avril à 18:25 (2020-04-06T16:25:05Z) , par GrosDoudou63
Annulation mariage covid-19 - remboursement photographe

Bonjour,

Ma femme et moi-même avons été dans l’obligation d’annuler notre mariage


ainsi que les festivités (suite à un cas de force majeure - COVID-19). Ce mariage
était prévu le 21 Mars 2020, et suite aux mesures de confinements de la
population, tout a du être annulé au dernier moment.

Nous nous organisons donc pour reporter ce mariage sur le mois d’août. Jusque
là nous avons réussi à tout reporter (traiteur, musiciens, salle etc...) SAUF la
photographe qui a déjà un mariage ce jour là.
Nous avons alors contactés une nouvelle photographe et nous avons eu un
rapport bien plus positif avec cette nouvelle dame ceci dit en passant ! Bref...
nous souhaitons donc récupérer l’intégralité des sommes versées à la première
photographe puisque l’annulation ne provient pas de nous directement, mais
bel et bien des mesures gouvernementales (Il s’agit là d’un cas de force majeure
non ?).

La photographe ne veut rien entendre et ne veut pas rendre l’intégralité des


arrhes versés. Elle souhaite conserver l’acompte. A-t-elle le droit ?!

Voici le paragraphe du contrat en cas d’annulation :


En cas d’annulation de la part des clients, aucun remboursements ne peut avoir
lieu SAUF maladie ou décès entraînant l’annulation du mariage.
En cas d’impossibilité majeure de la part du photographe d’assurer elle-même la
prestation convenue, elle en informe les clients qui ont le choix entre un
remboursement des arrhes versés ou le remplacement par un photographe
recommandé
116 et ce au même condition financière que celles prévues dans le
présent contrat.
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Rien n’évoque les cas de forces majeures. Ceci est-il légal ? Que dois-je faire ?
Merci à toutes et à tous,
Cordialement.

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https://www.village-justice.com/articles/coronavirus-ses-consequences-sur-les-
contrats-commerciaux-cas-force-majeure,34373.html

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