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Présentation des méthodes d u CND :

1- Introduction :
En Génie Civil, la majorité des ouvrages en béton armé et en béton précontraint
construits dans les années 50-70, atteignent aujourd’hui un stade de maturité
exigeant des réparations souvent majeures.

Ces structures peuvent présenter aujourd’hui des signes d’endommagement, vu


qu’elles sont exposées, aux phénomènes d’altération due à la mise en œuvre défectueuse
(erreurs de calcul, enrobage insuffisant, mauvaise qualité des matériaux de construction…), ainsi
qu’aux différentes pathologies qui peuvent aussi exister et agir négativement sur la durabilité de
béton. Cela nécessite des travaux plus ou moins lourds, Alors, le contexte actuel
fait qu’il est souvent plus avantageux de réhabiliter les ouvrages défaillants plutôt
que d’en construire des neufs, CAD, une protection et des méthodes de réparation ou de
renforcement basé sur un bon diagnostic. Ce dernier est basé sur des méthodes de contrôle
destructif et des méthodes non destructives (Le CND), l’évaluation des résultats issus de ces deux
types d’auscultation permettra d’identifier les sources des problèmes et par la suite les solutions
convenables.
2- Définition :
Puisque ce sont les méthodes non destructives qui feront l’objet de
notre présentation, commençons tout d’abord par les définir :

Qu’est-ce qu’un CND ? :

Cette appellation Contrôle Non Destructif fait naturellement penser au diagnostic


que le médecin formule lors de l’examen de son patient : le même principe ;
appliqué aux ouvrages en béton ; consiste à mettre en œuvre des méthodes
d'investigation permettant de juger « sans destruction » l’état de santé des
ouvrages et de formuler un avis sur leur aptitude à remplir la fonction pour
lesquels ils sont destinés.

alors
Un contrôle non destructif, est un ensemble de méthodes permettant de contrôler
certaines propriétés/caractéristiques du béton sans compromettre son intégralité.
Ces contrôles peuvent être effectués lors de la production du béton, sa mise en œuvre
et sur le béton durci. De plus, ces essais peuvent être d’ordre acoustique,
électromagnétique, électriques, mécaniques et thermique.

3- Intérèt des CND :

Lors de l’évaluation d’un ouvrage réel en béton, les essais destructifs sur prélèvements
(carottes) ont l’avantage de fournir des données mécaniques, physiques ou chimiques qui sont
directement exploitables. Toutefois, il existe les limitations de cette solution directe :

- Il n’est pas toujours possible de réaliser des prélèvements, soit pour des raisons
d’accessibilité, soit pour des raisons de sensibilité de l’ouvrage (ex. une centrale nucléaire).

- L’évaluation acquise sur carottes est locale. Elle ne peut pas être généralisée sans hypothèse
supplémentaire pour une évaluation globale et pertinente à grande échelle de l’ouvrage
ausculté.

- Les prélèvements peuvent être réalisés au hasard dans les zones qui ne sont pas forcément
représentatives des indicateurs (propriétés utiles) à évaluer.
*ces limitations liées aux prélèvements, à la fois pratiques et analytiques, justifient l’intérêt
des techniques de CND pour l’auscultation des ouvrages qui :

Peuvent être réalisés rapidement et ils sont facile à mettre en œuvre (ne nécessite pas
nécessairement de gâchées d’essais et donc de temps d’attente et plus économique).

4- Les différents types d’essais :


Les techniques de CND appliquées aujourd’hui pour l’auscultation des ouvrages
en béton armé peuvent être classées en six groupes qui seront décrits d’une
façon plus détaillée. Nous visons à présenter le principe, les applications
attendues, les paramètres d’exploitation et les limitations de chaque
technique.

Commençons par l’inspection visuelle :


L’inspection visuelle c’est le moyen le plus élémentaire et le plus ancien des
contrôles non destructifs à la reconnaissance et au diagnostic d’ouvrages en
béton armé. Elle permet de fournir immédiatement des données utiles et
globales sur le degré de détérioration visible, comme l’écaillage des surfaces de
béton, l’apparition de la fissuration et des défauts, la corrosion avancée des
armatures, etc. Les données observées peuvent être utilisées dans les
méthodes d’aides à la décision afin d’établir un diagnostic global d’un ouvrage.
Les inspections visuelles restent cependant sujet aux inconvénients liés à l’œil
humain, c'est-à-dire une faible productivité et une certaine subjectivité,
entrainant un manque de fiabilité. Pour cette raison-là, on peut faire appel à la
photographie numérique, et le traitement d’images au moyen du logiciel
performent et adéquat, afin d’améliorer cette fiabilité
Mais, seule l’inspection visuelle ne permet pas d’évaluer la résistance ou les
dégradations internes de la structure. C’est pour cela qu’elle est souvent
accompagnée de l’emploi d’autres techniques de CND.

Pour les Méthodes d’ondes mécaniques :


On distingue trois techniques : voir diapo
1er Le rebond :  Les mesures de rebond sont effectuées à l’aide d’un scléromètre (video)
1.1 Définition :
2 La mesure de la dureté au choc permet d’évaluer la résistance d’un béton de
manière non destructive

L’essai au scléromètre consiste à projeter une masse sur la surface du béton avec une énergie
initiale constante. Suite au choc, une partie de l’énergie est absorbée par le béton, l’autre
partie provoque le rebondissement de la masse. L’énergie d’impact est produite par un
système de ressorts dont l’amplitude du mouvement de recul est fonction de : L’énergie de
recul et les Caractéristiques des systèmes de ressorts.

1.2 Principe :
Alors Le principe de base de l’essai au scléromètre est que le rebond d’une masse élastique
dépend de la dureté de la surface sur la quelle frappe la masse. Il s’agit de tester la dureté de
surface d’un béton durci. Cette dureté étant d’autant plus élevée que le béton est plus résistant,
cela permet d’avoir un ordre de grandeur de la résistance atteinte par un béton à un âge donné
Voila une video qui illustre le principe de l’essai :

L appareil fournit une valeur sur l ecran qui est l indice scléromètrique

1.6 Expression des résultats :

A partir de l’indice sclérométrique Is de la zone testée et de l’abaque illustré ci après on peut


déduire directement la résistance du béton

Exploitation des abaques


DOMAINE D’APPLICATION

Cette méthode est appliquée à tous types de béton durci et toutes structures dont au moins une face
est accessible. Il existe également des appareils pour les matériaux de caractéristiques plus faibles
(plâtre, mousse, béton jeune et pour les revêtements ou enduits)

LIMITES D’UTILISATION

D’après la norme française  :

L’épaisseur de la structure dans la zone de mesure doit être supérieure à 10 cm.

Utilisation courante pour des bétons de résistance à la compression comprise entre 10 et 70 MPa.

. La carbonatation du béton influe sur la mesure de la dureté superficielle.


5-
2*L’ultrasons
Principe :
- Analyse de la propagation d’une onde longitudinale dans le matériau –
Objectifs : - Déterminer la qualité physique d’un matériau et la présence
d’hétérogénéités (vides, fissures, nids de cailloux), - Déterminer la
profondeur d’une fissure dans le béton, - Déterminer la présence et
l’épaisseur d’une bicouche dans le béton, - Déterminer une classe de béton,
en corrélation avec des écrasements d’éprouvettes béton

Mode opératoire

L’essai aux ultrasons permet, grâce aux ondes sonores voyageant dans le
béton à l’aide d’un appareil spécial, de déterminer s’il y a des fissurations dans
le béton, s’il y a des creux et à quels endroits ils se trouvent, de mesurer la
régularité d’un béton et d’avoir une indication sur la résistance mécanique. En
effet la vitesse de propagation de l’onde sonore augmente avec le module
d’élasticité du béton. Or, ce module d’élasticité augmente avec la résistance.
En conséquence, plus un béton aura une grande résistance, plus la donnée
affichée sur l’appareil de mesure sera élevée, en comparaison à un béton de
plus faible résistance. Le principe de cet essai est d’installer un émetteur
d’ondes sonores sur une paroi de béton et de mettre le récepteur de l’autre
côté de la paroi de béton. De plus, il faut un appareil de mesure (permettant de
transformer les données et du coup de donner un résultat concret) en circuit
avec l’émetteur et le récepteur comme vu sur la figure sur la diapositive.

DOMAINE D’APPLICATION
Tous types de structures en béton dont au moins 1 face est accessible (à noter que cette
méthode est également applicable sur de la pierre).

6-
3* L’impact-écho
La technique d’impact-écho a été développée à la fin des années 1980 pour détecter les vides dans
les matériaux de construction et mesurer les épaisseurs de dalles (Carino 1986). Le principe de cette
technique repose sur une analyse fréquentielle d’ondes mécaniques de vibration d’une structure en
béton suite à un choc. Le choc et le capteur à pointe mesurant des déplacements de la surface
auscultée sont situés à faible distance l’un de l’autre.

PRINCIPE

La technique consiste à générer une onde dans le milieu (exemple: dans une dalle de béton) à l’aide
d’un impact mécanique de courte durée. L’onde se propage dans le milieu et subit des réflexions
multiples entre la face supérieure et la face inférieure du milieu. Un capteur fixé à côté du point
d’impact détecte les arrivées successives des réflexions. On détermine la fréquence f d’arrivée des
réflexions. Cette fréquence permet de déterminer la position du réflecteur si la vitesse de
prop0agation VL dans le milieu est connue: p = VL / 2f

7- Les méthodes électriques :


Les méthodes électriques sont souvent utilisées pour caractériser l’état de corrosion des armatures
dans le béton.

Les techniques disponibles sont listées comme suivantes :

a- la résistivité électrique
b- Le potentiel de corrosion

Les mesures de résistivité sur site ont été utilisées en parallèle avec les
mesures de potentiel pour affiner le diagnostic de la corrosion

1- Mesure de la résistivité du béton :


La résistivité électrique : Grandeur électrique qui exprime la tendance d'un
matériau à résister au passage du courant électrique.
Pour le béton : La conduction de l’électricité dans le béton est essentiellement
ionique (le principal mode de transport du courant, conduction essentiellement
de type électrolytique) :
La résistivité du béton dépend essentiellement de :

- La structure des pores (composition du béton : E/C, type et quantité de ciment, type et quantité des
granulats, compaction) : plus le volume de granulats est important, plus la résistivité apparente est
élevée)
- La teneur en eau du béton et La composition chimique de la solution contenue dans les pores (les
ions) : Humidité (teneur en eau) et concentration ionique élevées sont deux paramètres qui font
diminuer la résistivité du béton.

Objectif de l’essai : Évaluation du risque de corrosion des armatures du béton


armé. la méthode des résistivités est utilisée pour localiser les zones de corrosion probable des
armatures, pour cartographier les gradients d’humidité ou de pollution (ionique), et pour décrire des
variations de porosité ou de fissuration.

On distingue :
1-Mesure de la résistivité du béton de surface : Technique de Wenner
( sur site ou bien au laboratoire) :
Principe de la méthode :

la mesure de la résistivité est effectuée à l’aide d’un résistivimètre, Utilisant le principe de la


sonde Wenner : quatre électrodes sont mis en contact avec la surface du matériau via un
agent de couplage. Les deux électrodes externes permettent l’injection d’un courant
électrique d’intensité I dans le milieu, et les deux électrodes internes permettent la mesure
de la différence de potentiel V. La résistivité électrique est donnée par la relation :
ñ= 2(pi)a V/I = 2(pi)aR
R : résistance électrique
a : espacement entre les électrodes
** elle donne la résistivité électrique d’une zone située entre les électrodes intérieures

Domaine d app et li, d uti ‘ diapo’

2-Mesure de la résistivité d’un béton d’enrobage : c'està-dire entre la surface


du béton et la barre d’armature métallique
Par Polarisation de l’armature : Non-destructif (forage ponctuel pour se connecter à
une armature dans le béton nécessaire pour la méthode par polarisation d’une armature).

Une électrode placée à la surface du béton est raccordée à une armature. L’appareil calcule la
résistivité du béton à partir de la résistance.
Limite d utili

Exploitation des résultats :


Les zones de faible résistivité présentent une forte humidité et/ou une forte teneur en sels
(chlorures) (Les chlorures libres qui se trouvent sous forme ionique dans la solution
interstitielle. Ils sont extractibles à l’eau et sont de ce fait appelés également « chlorures
solubles dans l’eau »); et sont donc des zones où le risque de corrosion des armatures est
important.
La résistivité électrique du béton dépend de son humidité et de sa salinité. Ainsi, dans une structure, une
zone toujours humide et polluée par des sels, le béton a une faible résistivité électrique et les armatures
sont dans des conditions qui favorisent leur corrosion.
Les valeurs de résistivités mesurées sur ouvrage sont comparées aux valeurs citées dans la
recommandation RILEM TC 154-EMC :
Limite d utili

8-
Mesure du potentiel de la corrosion :

Dom d app et limite d utilisation


La validation des résultats de cette méthode se fait souvent par
carrottage.
9- Les méthodes électromagnétiques :
On distingue :
- Radar
- Le pachomètre 

Le radar
OBJECTIF

Localisation en plan et en profondeur des armatures , des défauts (vides, fissures) dans le béton. Elle
permet d’estimer l’épaisseur du béton d’enrobage, la dimension d’éléments

PRINCIPE

Le principe des techniques radars repose sur la transmission d’une impulsion électromagnétique
dans la structure auscultée par l’intermédiaire d’une antenne

L’onde se propage ,en s’atténuant , et se trouve partiellement réfléchie à chaque interface


rencontrée .l’antenne réceptrice enregistre les différents échos réfléchis jusqu’à la surface.

Du fait du déplacement de l’antenne composée d’un émetteur (T) et d’un récepteur (R), lorsque les
ondes rencontrent une armature métallique, la signature a la forme d’une hyperbole, le sommet
indiquant la position de la barre. Dans l’exemple, les gaines positionnées sous le premier lit
d’armatures peu dense sont facilement détectées (Figure II-1). La difficulté augmente quand le
réseau d’armatures se densifie.

Voila une video descriptive , montrant le mode de travail d’un radar :


DOMAINE D’APPLICATION

Appliqués sur des Structures en béton armé (ouvrages d’art, bâtiments, etc.)et des Structures en
béton précontraint

L’application de systèmes radars en génie civil vise essentiellement à détecter

des cavités ,

la localisation de canalisations ,

à mesurer la profondeur d’armatures

l’épaisseur des dalles et des éléments en béton,

LIMITES D’UTILISATION

Les matériaux doivent être considérés comme homogènes. Structures à trop fortes densités d’aciers
(une nappe d’acier trop dense en surface peut gêner l’auscultation des nappes plus profondes – les
armatures en paquets ne peuvent être individualisées).

Structures à trop fortes épaisseurs

Un béton trop jeune ou trop humide peut fortement limiter la profondeur d’auscultation

Mesures perturbées par les défauts des matériaux (nids de cailloux, ségrégations, défauts
géométriques, etc.)

10- Pachométre

Le relevé du ferraillage peut se faire à l'aide d'un pachomètre.


Cet appareil est un système de détection portable pour un examen d'armatures non
destructif. Il permet de déterminer le positon exact des barres d'armatures, de mesurer
l'enrobage et de donner une indication du diamètre de l'armature.
Le principe de fonctionnement repose sur l'émission d'un flux magnétique par l'appareil.
Le pachomètre détecte la diffusion de ce champ magnétique ainsi que les modifications de la
résonance magnétique induite par la présence d'aciers. Ainsi, l'appareil mesure la variation
électromagnétique due à la présence d'éléments ferromagnétiques, les armatures.
La détermination du diamètre et de l'enrobage repose sur le fait que plus une armature a un
diamètre important, plus le signal reçu par l'appareil sera important. A contrario, plus
l'épaisseur d'enrobage sera importante, plus le signal sera faible.

Un pachomètre est un appareil qui permet d’évaluer l’épaisseur d’une structure de


béton armé et qui permet aussi d’évaluer la position des armatures d’acier en
mesurant la perturbation d’un champ magnétique généré en surface du béton. En
effet, un pachomètre peut précisément indiquer la profondeur de l’armature, son
emplacement, son orientation et son diamètre. Des indicateurs visuels et
sonores facilitent la localisation des armatures.

Comment le pachomètre fonctionne c’est qu’il détecte la diffusion d’un champ


magnétique ainsi que les modifications de la résonance magnétique induite par la
présence d’aciers. Ainsi, l’appareil mesure la variation électromagnétique due à la
présence d’éléments ferromagnétiques, autrement dit, les armatures. Par contre, il
faut faire attention car cet appareil de localisation peut être affecté par des granulats
ferreux.

En bref, le pachomètre est simplement un outil simple d’utilisation qui permet de


localiser des armatures dans une structure de béton

DOMAINE D’APPLICATION

Structures en béton armé (ouvrages d’art, bâtiments, etc.).

Structures en béton précontraint (conduits métalliques de précontrainte, fils adhérents


(prétension)).

Maçonnerie armée ou contenant des inclusions métalliques.

LIMITES D’UTILISATION

Profondeur limite de détection variable suivant les appareils et le diamètre des armatures.

Difficultés d’interprétation lorsque les armatures sont groupées ou présentent des recouvrements.
Les surfaces auscultées doivent être relativement planes et sans relief prononcé (difficultés sur
certains parements)

11-
Les méthodes thermiques :
PRINCIPE DE LA THERMOGRAPHIE

La présence de discontinuités (ex. vides) dans la masse d'un matériau affecte la propagation de la
chaleur au sein de ce matériau. Lorsque ces discontinuités sont situées près de la surface, cela se
traduit par une distribution non uniforme de la température de surface. Le rayonnement infrarouge
émis par la surface du matériau sera donc plus ou moins intense selon la température de la surface

Le rayonnement est détecté par des caméras spéciales dites caméras thermiques. Ces caméras sont
dotées de senseurs qui délivrent une valeur de température proportionnelle à la quantité d'énergie
rayonnée par le matériau contrôlé.
12- Les méthodes radiographiques : Essai à la radiographie :
derniere categorie
OBJECTIF
Avec les rayons X qui sont projetés sur une structure de béton, il est possible d’en voir sa
composition interne donc la Visualisation de la géométrie et des défauts internes d’une structure

PRINCIPE

Un faisceau de radiation est émis vers le matériau au moyen d’une source. Suivant la nature et la
géométrie de la pièce, une portion de l’énergie du faisceau est absorbée par le matériau contrôlé au
cours de sa propagation Un film radiographique (sensible aux rayonnements électromagnétiques)
fixé sur l’autre face du matériau permet la détection des variations de l’intensité du rayonnement qui
traverse le matériau. Ces variations correspondent aux discontinuités contenues dans le matériau

DOMAINE D’APPLICATION

L’application de ces techniques concerne tous les types de structure, et les différents matériaux de
construction tels que le béton, le béton armé, le béton précontraint, la pierre, les métaux, etc

LIMITES D’UTILISATION

Par contre elle présente plusieurs inconvénients :

 nécessité d’avoir accès à deux faces de la structure puisque les mesures se font en transmission

 surface investiguée réduite à cause des tailles limitées des films sensibles aux rayonnements

 aucune information sur la profondeur des aciers;

 technique couteuse, complexe et exigeante concernant la mise en œuvre et la règlementation


13- Cas d’étude :
Pour mieux comprendre l’utilisation de ses méthodes ND et leur
application, on vous propose le cas d’étude suivant, qui est le fruit des
recherches effectuées pour élaborer la thèse « Les essais ND du béton
comme outil d’aide à la gestion du patrimoine bâties ».
Ce travail est basé sur l’exploitation des méthodes d’évaluation non destructive
(END) qui permettent de fournir quelques indicateurs de la durabilité des
matériaux de construction (MDC) (résistance mécanique), et les indicateurs de
risque pathologique de type ‘corrosion’ à titre d’exemple.
À partir de la maitrise des mesures réalisées sur deux (2) exemples d’ouvrages
situés en Algérie ;
- L’un des deux est un ouvrage d’art (pont) à Annaba et exposé à un
milieu agressif multi paramétriques avec un taux hygrométrique élevé,
une forte pollution riche en CO2, et une forte concentration en chlorures
provenant des eaux souterraines de l’eau de mer

- La seconde conception s’agit d’un dalot qui se trouve à Oum El Bouaghi


dont le climat est semi-aride c’est-à-dire dans de différentes conditions
environnementales (humidité, température).

 On a donc tendance à évaluer l’effet de ces diverses conditions sur le


développement pathologique de chacun d’eux à travers les méthodes
(CND) afin de contribuer efficacement aux prises de décisions futures en
termes de suivi et d’entretien.

14- Le diagnostic des deux ouvrages est établi à travers des visites
périodiques sur site, ainsi que la présentation des désordres et
l’évaluation du degré d’avancement des pathologies sont
effectuées par les techniques (CND). Cela en respectant les
exigences de l’essai sclérométrique et celui d’auscultation
sonique. La mise au point du programme d’essai se limite aux
éléments structuraux dégradés seulement (Pile, chevêtre) ce qui
est présenté dans les figures suivantes :
RESULTATS
3.1 Investigation visuelle
Le pont El Hadjar, et pendant les visites précédemment détaillées ; des défauts
détectés sont à multi dégradations surtout les matériaux BA et acier des divers
éléments structuraux : les piles, la dalle, les appareils d’appuis métalliques,
ainsi les équipements divers (escalier, garde-corps, joints...) (Figure 4)

Interprétation de l’inspection visuelle :


Physiquement et en ce qui concerne les désordres apparents au niveau des ouvrages d’Annaba et
celui d’Oum El Bouaghi, le dalot est le plus affecté. L’investigation visuelle permet d’extraire des
anomalies d’ordre général, comme les défauts de réalisation (mauvaise étanchéité des joints des
chaussées, mauvais système d’évacuation des eaux pluviales et manque de conduites, …), le manque
de l’entretien annuel des éléments endommagé en BA ou corrodé en acier, et des défauts de mise en
œuvre.
15- Résultats des essais :
Tableaux

( Ic et vitesse )

Interprétation des valeurs :


L’étude mécanique des éléments en BA sont concerné par la méthode (CND), on remarque que
l’indice de rebondissement du pont prend des valeurs très élevées, cela signifie qu’il est très dense
en acier, la vitesse varie entre 2784 et 2863 m/s.

Pour le dalot, les valeurs de l’indice sclérométrique sont acceptables, et la vitesse d’ultrason varie
dans un intervalle 3740 – 3860 m/s.

Pour les différents degrés de la température (16 et 37) °C les résultats de CND sont varié avec un
écart très petit voire même négligeable.

Diapo 54 : Généralement, et en vue des résultats (CND) appropriés à la performance mécanique
ainsi que pour l’inspection visuelle périodique, on peut classer le degré d’endommagement dans le
pont selon le règlement du catalogue SETRA comme étant en 2ème à la 3ème classe. C'est-à-dire « le
niveau 2 : Ouvrage en état acceptable : dégâts mineurs n'ayant pas d'influence sur la sécurité et le
fonctionnement mais pouvant évoluer vers l'état 3» ou bien « le niveau 3: Ouvrage en état
détérioré : dégâts de moyenne importance ». L’état de cet ouvrage est plus ou moins acceptable, par
ailleurs l’intervention pour la réparation réside aux éléments suivants : le tablier ; la pile, la culée, le
chevêtre et aux équipements tels que les appareils d’appui, le joint de la chaussée, le garde-corps et
l’étanchéité. Le dalot occupe la 3ème classe en état plus dégradé par rapport au pont.

A noter que  : le diagnostic complet de l’ouvrage necéssitera beaucoup plus d’informations,


d’interprétations et de reconnaissance liées à d’autres paramètres comme la nature du sol et les
conditions climatiques du site.
Ninja Tech :

C’est une première au Maroc et dans tout le continent africain. La société


Nationale des Autoroute du Maroc (ADM) a fait une démonstration de la
méthode « NINJAS Tech » au pont à haubans Mohamed VI, réalisée par
trois ingénieurs marocains « NINJAS » formés au Japon.

Qu’est-ce que c’est que la méthode « NINJAS Tech » ?

La méthode Ninjas Tech permet l’inspection et l’auscultation des ouvrages d’art, loin
des méthodes traditionnelles, avec l’aptitude à accéder aux zones sensibles des ponts
en toute sécurité, moyennant du matériel spécial et sans recours aux équipements
d’accès lourds.

Pour l Ingénieur, responsable de l’inspection des ouvrages à ADM faisant parti de la


1ère promotion des Ninjas marocain, cette technique vient pour renforcer les
méthodes déjà déployées pour contrôler et inspecter les ouvrages d’art sur notre
réseau autoroutier.

« C’est une technique qui nous aide à avoir plus de détails et plus d’informations sur
les ouvrages d’art, elle nous permet par la suite de déceler et de prévoir les anomalies
avant qu’il ne soit trop tard »

17-Conclusion :

Dans un avenir plus ou moins rapproché, les contrôles non destructifs, joueront un
rôle encore plus exceptionnel dans la garantie de la qualité du béton. Ceci étant
possible grâce à l’avancé des technologies utilisées dans ce type d’essai, qui permettra
d’obtenir une meilleure précision des mesures et l’amélioration des appareillages en
général.

Citons l’exemple des drones introduits dans les inspections visuelles, ceux-ci peuvent
grandement bénéficier de la technologie.

En conclusion, les contrôles non destructifs sont des essais très utiles pour vérifier
l’intégrité structurelle des ouvrages en béton ayant été construit il y a plusieurs
années et aussi ceux ayant subi un incident plus ou moins majeur comme un feu ou
un séisme.