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Introduction

I. Entreprise éthique : AGR Togo

1. Présentation

2. Critère
2.1 Achat
2.2 Vente

II. Entreprise non éthique : Koz Ci

1. Présentation

2. Critère
2.1 Finance
2.2 R H

Conclusion
I. Entreprise éthique : AGR Togo

Présentation

Africa Global Recycling (AGR), créée en 2013 au Togo, est une SARL de référence de
l’économie verte de la valorisation des déchets en Afrique subsaharienne. Celle-ci met le
déchet au cœur d’un nouveau modèle économique et de l’innovation sociale sur le continent.
AGR possède un positionnement unique grâce à son excellence opérationnelle et sa capacité à
avoir rendu attractive la vente des déchets en créant un cercle vertueux d’achat aux entreprises
et aux collectivités, devenant ainsi la première entreprise d’Afrique de l’Ouest à proposer une
offre globale de solutions innovantes alliant performance économique et environnementale.
Environnement, Société et Economie sont très liés et interdépendants, c’est pourquoi A.G.R
soutient la prise en compte de tous les facteurs sociaux, économiques et environnementaux
dans la planification de leur développement. Africa Global Recycling dispose de 57 millions
Fcfa de capital, avec un chiffre d’affaire de 80 millions en 2017, elle espère 200 millions dans
les deux prochaines années.

3. Critère

Achats :

AGR achète des déchets (matières plastiques, les papiers, les appareils
électroniques, matériaux ferreux) auprès de ses fournisseurs (collectivités,
entreprise).

« Prenons l’exemple des papiers de bureau. AGR va facturer à ses fournisseurs


10 ou 15 francs CFA pour un kilo collecté. Puis va les trier, les conditionner et
les vendre 20 ou 25 francs CFA le kilo. Une partie de la différence va revenir à
AGR et l’autre au fournisseur. Ça allège le coût de sa gestion des déchets. »

En achetant les déchets, contribue à la protection de l’environnement, favorise le


développement durable, en proposant des solutions de gestion, de collecte des
déchets industriels en vue de leur valorisation.
AGR répond à une demande sociale très importante en achetant les déchets.

Ventes :

 Après la collecte des déchets, ils sont revendus aux clients (des industriels, des
écoles, des administrations publiques), à qui nous proposons une solution
globale de gestion de leurs déchets recyclables

Ici, les déchets ne sont pas seulement triés, ils sont ensuite revendus à des
entreprises qui les transformeront en livres, en tuyaux d’irrigation, en bâches
agricoles, en cartons… Une partie de l’argent issue de la vente est reversée au
client chez qui AGR a enlevé les déchets. Le client devient alors vendeur et le
déchet une matière première.

AGR recycle et trie les déchets achetés auprès de leurs fournisseurs avant de
revendre aux clients en bon état, A.G.R entend développer avec ses clients une
logique de partenariat « Gagnant-Gagnant » avec la prise en compte de tous les
facteurs sociaux, économiques et environnementaux dans la planification de leur
développement.

Ainsi AGR respecte donc les conditions sociales liées aux ventes des déchets.

II. Entreprise non éthique : KOZ Côte d’Ivoire

1. Présentation de KOZ

KOZ était un opérateur de télécommunications ivoirien, filiale de la multinationale libanaise


Comium basée à Beyrouth. Lancé le 31 mai 2007 lors d'une cérémonie au Golf Hôtel
d'Abidjan, Koz était le quatrième opérateur mobile ivoirien à être créé après Orange, Moov ,
MTN et Green et détenait 10 % de parts de marché pour la téléphonie mobile en 2012.

Il offrait des services Internet haut débit mobiles, vocaux, de données et sans fil basés sur
diverses technologies et fournissait aussi des services Internet à valeur ajoutée, notamment la
voix, les données, les réseaux privés virtuels et divers produits Internet destinés aux
entreprises en Côte d’Ivoire. En outre, KOZ proposait des services de messagerie vocale, de
zonage domestique, de divertissement, de messagerie vocale, de rechargement électronique,
de transfert d’argent mobile et de conciergerie. L'acquisition de la licence d'exploitation a
nécessité un investissement de plus de quarante milliards de francs CFA.

Aujourd’hui KOZ a fermé ses portes en Côte d’Ivoire pour des raisons fiscales et l’Etat
ivoirien a pris le contrôle de cet opérateur de téléphonie mobile arguant que ce dernier lui
devait des taxes et droits de licence.

2. KOZ Côte d’Ivoire et éthique des affaires


2.1. Sur le plan financier : dette financière
Il faut savoir qu’à cause des problèmes financiers que rencontrait cette société, elle a dû
s’allier avec COMIUM CI (filiale de la multinationale libanaise Comium ) qui était lui aussi un
des opérateurs de téléphonie mobile en Côte d’Ivoire pour former un seul réseau. Cependant
cette stratégie n’a pas fonctionné.
En juillet 2016, un avis de liquidation des biens de cette société mixte a été publié par le
Tribunal de Commerce d’Abidjan après avoir constaté que l’opérateur « n’est pas dans la
possibilité de proposer un concordat de redressement sérieux »
Le gouvernement ivoirien avait alerté ces dernières années sur les manquements de ces
opérateurs quant à leurs cahiers de charges. Outre le déficit d’investissements et
d’équipements pour étendre leurs réseaux sur l’ensemble du territoire, cette entreprise brillait
par son quasi-absence sur le marché.
En ce qui concerne les caisses publiques, Bilé Diéméléou, le directeur général de l’autorité de
régulation des télécommunications mobiles en Côte d’Ivoire (ARTCI) a évoqué une ardoise
de « plus de 80 milliards de francs CFA » que ces compagnies doivent au Trésor ivoirien. Il
en a résulté l’accumulation des créances de ces opérateurs qui ne parvenaient plus à honorer
leurs engagements envers aussi bien l’Etat que les autres opérateurs dans le cadre de
l’interconnexion (appels inter réseaux).
On savait Comium-Ci en difficulté financière, depuis l'épisode de la guerre des actionnaires
qui a opposé deux clans : celui de Joseph Diomandé, PCA et celui du Dr Nizard Dalloul,
président-fondateur de Comium. Mais il aura fallu le bras de fer qui oppose les responsables
de cette société à l'Etat de Côte d'Ivoire, et qui a occasionné la "fuite" de 6 de ses dirigeants,
pour se rendre compte de l'un des plus grands scandales financiers jamais enregistrés dans le
secteur de la téléphonie mobile. Entreprises "écrans", rapatriements illégaux de fonds,
blanchiment, tout y est passé.
Ce qui s’apparentait, depuis quelques années, à des rumeurs sur le rapatriement de fonds
occultes par les dirigeants de KOZ/Comium-Ci, fait désormais place à une réalité implacable.
Du moins, à l’analyse des documents confidentiels de Comium-Ci sur les flux financiers, mis
à notre disposition. Nous avons reconstitué, avec l’aide de certains cadres financiers et
juridiques de l’ex-opérateur, le puzzle de ce scandale financier.
Une recapitalisation en trompe-l’œil. Le dénouement de la crise entre actionnaires se solde
par une recapitalisation de Comium . Doté initialement d’un capital de 200 millions de F cfa,
l’opérateur réussit, par un tour de passe-passe, à se recapitaliser à hauteur de 50 milliards de F
cfa, soit au total 50 milliards 200 millions de F cfa de capital social. Mais non, cette
recapitalisation en trompe-l’œil avait pour principal objectif de maquiller la mauvaise santé
financière de l’opérateur. Dès lors, la machine des montages financiers illégaux et occultes se
met en place. Les premiers mouvements de transfert de fonds de l’entreprise à des
destinations inconnues des services comptables de Comium-Ci sont diligentés par M. Laurent
Dada, alors premier directeur administratif et financier chez l’ex-opérateur. Ainsi, de mars
2014 à mars 2016, ce sont environ 759 millions de F cfa qui ont été transférés des comptes de
Comium-Ci vers le compte de la société écran. Le solde du compte arrêté au mois de février
2016 affichait le montant ci-dessus. En outre, toutes les semaines, depuis 2014, ce sont près
de 250 millions de F cfa qui sont transférés à partir de plusieurs banques vers Beyrouth au
Liban, dans des comptes dissimulés du holding.

R H : licenciement abusif

Lors de la cérémonie de présentation de vœux du nouvel an au ministre Claude


Isaac Dé le secrétaire général du Syndicat national des agents des Postes et de
l’économie numérique (Synapostel-CI) Arsene Akobé affirment que les
employés de KOZ ne sont pas au bout de leur peine. 149 ex-employés des
compagnies de téléphonie mobile Green’N et Comium (connue sous la marque
Koz) font l’objet d’une « injustice », « la liquidation de leurs droits n’ayant été
faite que partiellement » .
 L’effectif réel des employés concerné par cette mesure était estimé à 539
personnes. Leur cas devait être réglé dans le cadre d’une « procédure de
licenciement collectif 
Conclusion

Au-delà d’un dispositif législatif et réglementaire cadre sur l’Environnement, mis en place
sous l’impulsion des bailleurs de fonds et des partenaires au développement, le Togo est
confronté à des approches insuffisantes relatives à la notion même de gestion des déchets et
de l’environnement. La plupart des mesures préconisées et des solutions appliquées sont
souvent des transpositions in extenso de modèles « Prêt à Porter » inadaptées aux contextes
locaux. Elles peuvent alors difficilement répondre à la situation d’urgence que connaissent les
pays en développement et, ceux dits les moins avancés, en matière de chômage, de santé, de
pauvreté et d’effets des changements climatiques, alors qu’il aurait fallu se les approprier et
les adapter aux différents contextes nationaux.
Longtemps ignorée, la gestion durable des déchets relève de toute une industrie à forte valeur
ajoutée, génératrice de nouveaux métiers et emplois qui favorisent l’éclosion d’initiatives
sociales et économiques, porteuses de richesses partagées, d’avenir et d’idées créatrices chez
les jeunes, les femmes et les populations vivant en précarité...