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Impôt :

le redressement fiscal
Après un contrôle fiscal, le contribuable peut subir un redressement en cas d'omissions ou
d'erreurs dans sa déclaration d'impôt.
Le détail de la procédure et les droits du contribuable. 
C'est la procédure normale qui s'applique dans la plupart des cas.
Elle n'est pas non plus utilisée en matière de contributions indirectes, de droits de timbre, dans
le cas de taxation ou évaluation d'office des bases d'imposition. 
Elle ne s'applique pas non plus aux erreurs matérielles concernant le calcul même de l'impôt,
que ce calcul soit effectué par le service ou par le redevable (exemple : erreur de report, etc.). 
Déroulement de la procédure
L'administration envoie, généralement par lettre recommandée avec AR, une
notification préalable avec le montant du redressement et des éventuelles taxes et pénalités.
Cette notification doit être motivée et doit comporter l'ensemble des raisons et évaluations sur
lesquelles se fonde le redressement. 
La notification doit également mentionner la possibilité pour le contribuable de se faire
conseiller par la personne de son choix et doit comporter la signature et l'indication du grade
de l'agent responsable. 
L'envoi de la notification interrompt le délai de prescription. 
L'administration étant parfois pressée par les délais de prescription, le montant du
redressement figurant sur cette première notification est souvent plus élevé que la « facture »
finale, obtenue après les réponses du contribuable.
Dès réception de cette première notification, le contribuable dispose de trente jours pour une
réponse éventuelle.
Pendant ce délai, il peut demander un délai supplémentaire de trente jours. 
Pendant cette période, aucun recouvrement ne peut être engagé. 
Il doit être fait abstraction du jour du point de départ du délai et de celui de son échéance.
Ainsi une réponse à une notification reçue le 2 avril qui serait parvenue au service des impôts
le 3 mai est recevable.
De plus, lorsque le dernier jour où le contribuable peut présenter sa réponse est un samedi ou
un jour férié, le délai est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant.
A l'issue de ce délai, il peut accepter tacitement le redressement ou formuler par écrit des
observations pour refuser tout ou partie de ce redressement. 
Sa réponse doit parvenir à l'administration au plus tard le trentième jour suivant celui de la
réception de la notification ou celui où le contribuable a retiré le pli à la Poste (dans les délais
de conservation habituels).
Si le contribuable n'a pas retiré la notification, le délai court à compter du jour de la
présentation. 
Si le contribuable refuse tout ou partie du redressement, l'administration est tenue de répondre
par écrit à ses observations.
- Si elle accepte les observations du contribuable, le redressement est effectué sur les bases
avancées par ce dernier.
- Si elle modifie le redressement envisagé, le contribuable dispose d'un nouveau délai de
trente jours pour faire connaître sa réponse.
- Si elle maintient sa position, elle doit émettre une réponse motivée.
Le contribuable dispose de trente jours pour décider de sa propre position.
Saisie de la commission
Quand le différend persiste entre l'administration et le contribuable, le contribuable est obligé
d'engager une action contentieuse qui débute par le dépôt obligatoire d'une réclamation
préalable.
Il peut se présenter en personne, se faire représenter ou assister par deux conseils, ou
transmettre des observations écrites. 
Les avis de l’administration doivent toujours être motivés. 
Dans certains cas, l'avis de l’administration a des conséquences en matière de charge de la
preuve.
En principe, c'est à l'administration de prouver le bien-fondé du redressement.
Mais la charge de la preuve incombe au contribuable dont la comptabilité comporte de graves
irrégularités
.