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COMPTABILITE

APPROFONDIE

Zineb LAAMARTI Réalisé par :



LaLAAJILY Zainab
LAAMARTI Zineb

Comptabilité



LAARICHI Hajar
LABIBI Soumaya
LAISSAR Houssain

Bancaire
Encadré par :

 M. AAJLY Abdellah

Réalisé par :

 LAAJILY Zaineb, 5479


 LAAMARTI Zineb, 5481
 LAARICHI Hajar, 5676
 LABIBI Soumaya, 5483
 LAISSAR Houssain, 5825

Encadré par :

 M. AAJLY Abdellah
Table de matières :
Introduction .................................................................................................................. -2-

I. L’organisation du système comptable bancaire marocain

Les techniques et les supports de la comptabilité ..........................................................- 5-

Les Livres obligatoires ................................................................................................... -5-


Structure et Organisation du système bancaire marocain .............................................- 7-

Les réformes et les dispositions de la comptabilité bancaire marocaine .......................- 9-

II. La présentation du PCEC

Les états de synthèse ....................................................................................................-20-

Liste des comptes du CPEC ...........................................................................................-20-

Contraintes réglementaire ............................................................................................-21-

Les types des attributs ..................................................................................................-21-

III. Les états de synthèse

Le Bilan ......................................................................................................................... -24-

L’Hors-Bilan ................................................................................................................. -25-

Le Compte des Produits et Charges ..............................................................................-30-

L’ETIC ........................................................................................................................... -39-

IV. Comparaison des états de synthèse du PCEC et ceux du PCG


des entreprises...........................................................................................-40-

V. Les écritures comptables

Les dépôts ordinaires ....................................................................................................-41-

Les dépôts à terme ........................................................................................................-42-

Les dépôts spéciaux .......................................................................................................-42-

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INTRODUCTION :

En tant que client, chacun connaît la banque gestionnaire des moyens de paiement,

cartes et chèques notamment mais aussi tout virement ou prélèvement sur un compte

courant. S’y ajoute, la fonction on majeure de distributeur de crédits : pour les

particuliers, crédits immobiliers, crédits à la consommation on (notamment automobiles,

équipement ménager), et pour les entreprises, crédits à l’exportation ou de gestion de

trésorerie à court ou moyen terme. Parmi les ressources figure une spécialité bancaire :

les comptes à régimes (fiscaux) spéciaux tels que les PEL (plan épargne logement), les

CEL (comptes épargne logement), les CDD (comptes de développement durables), les

PER (plan épargne retraite), les PEA (plan d’épargne en actions).

Dans la plupart des cas, ces différents comptes, les dépôts à vue et à terme reçus de

la clientèle ne suffisent pas à financer les prêts accordés. Les banques doivent donc se

refinancer auprès des marchés. Les émissions d’obligations et de certificats de dépôt

négociables utilisent des références de taux variables, pas toujours dans leur monnaie de

fonctionnement, alors qu’il est préférable pour la clientèle d’emprunter auprès des

banques à taux fixe.

Celles-ci se servent d’instruments financiers dits de « couverture » pour réduire

leurs risques. Les banques ont en outre développé des activités de marché pour compte

propre, parfois dans des proportions importantes. Que cette une activité soit ou non

filialisée à l’avenir, elle restera dans le bilan consolidé des banques. Mais en cas de

pertes sur ces activités, les comptes sociaux des filiales permettraient un suivi facilité

pour les pouvoirs publics, désireux de ne pas subventionner ces déficits, et pour les

investisseurs et les analystes financiers.

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Plus que jamais, les banques jouent un rôle de plus en plus décisif dans la création de

la valeur des nations, notamment la création monétaire.

A cet effet, le bilan et le CPC constituent la source d’information incontournable,

pour les entreprises industrielles et commerciales, c’est pour cela qu’on leurs attribuent

une réglementation comptable poussée. Ceci est de même pour les opérations de banque.

En l’absence des précisions au niveau du plan comptable bancaire (P.C.B), les

banques sont soumises aux multiples dispositions découlant de la législation

commerciale et fiscale et des décisions des autorités comptables nationales.

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I. L’organisation du système comptable :
1. Les techniques et les supports de la comptabilité :

Les écritures comptables :

Les écritures comptables s’effectuent en respectant : Le principe de la partie double :

 Somme des emplois = somme des ressources


 Somme des débits = Somme des crédits
Une écriture comptable est composée de la date, des numéros de comptes (suivant le PCEC),

le libellé de l’opération (qui permet de trouver la pièce comptable qui a générée l’opération),

et les montants. L’enregistrement comptable doit être justifié par une pièce comptable

(facture, chèque, dépôt, etc.). Doivent être prévus dans un manuel de procédures.

Le classement et l’archivage des pièces. Les pièces doivent être conservées pour une durée

minimum de 10 ans.

2. Les livres obligatoires :


Sont obligatoires :  La balance

 Le journal
 Le Grand livre comptable

Une banque est un établissement privé ou public qui facilite les paiements des
particuliers et des entreprises, avance et reçoit des fonds, et gère des moyens de
paiement et prestations de services.

Pouvons-nous dire, pour autant, qu’une banque est une entreprise comme une
autre ?
Dans cette analyse nous allons démontrer en quoi les banques d’aujourd’hui sont des
entreprises à part entière.

4
Dans une première partie, nous verrons que les banques répondent aux
caractéristiques d’une entreprise, et dans une 2nde partie, les "spécificités" d'une
Entreprise Bancaire.

Les banques possèdent-elles des caractéristiques des entreprises?


Comme toutes les autres entreprises, une banque doit répondre à 4 conditions :

 elle a une finalité économique (généralisé très souvent par la volonté


d’apporter la satisfaction à des clients),
 une gestion de flux financier (recettes -dépenses),
 elle met en œuvre des moyens financiers et matériels et/ou immatériels de
manière organisée,
 et enfin elle est composée d’une communauté humaine, composée des
entrepreneurs qui engagent les fonds qu’ils sont à même de mobiliser, ils
assument le pouvoir, la direction sa supervision et prennent le risque, et les
salariés qui assument les tâches nécessaire.

L’entreprise banque est régie par la même réglementation générale que toute
autre entreprise. Comme les autres, elle doit avoir des statut.

Une entreprise bancaire, avec de nouveaux défis confortant l’idée que la


banque est une entreprise à part entière. Dans cette confrontation quotidienne
avec des concurrents, les banques sont aussi lieu où se concilient les intérêts des
clients, des fournisseurs, des salariés et des actionnaires. Elles sont donc soumises
aux mêmes nécessités que les entreprises : développement et rentabilité,
construction et leur pérennité.

A leur façon, les banques assument un rôle économique, Les banques sont :

 contributrice à la production nationale (PIB) en créant des richesses,


 pourvoyeur d’emploi,
 consommatrices d’intermédiaire,
 investisseur,

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 contributrice en matière d’impôt...Tout ceci justifie que l’on considère les
banques comme une entreprise

Pour les mêmes raisons et pour d’autres considérations internes liées

essentiellement à la mise en œuvre de programme d’ajustement structurel, le

Maroc a entamé dès le milieu des années 80 une importante réforme de son

système bancaire qui a abouti à la quasi-libération des conditions

d’interventions des banques, à la levée de l’encadrement de crédit, au

décloisonnement des structures et à la promulgation en juillet 1993, d’une

nouvelle loi bancaire destinée à promouvoir une concurrence saine et loyale

entre les établissements de crédit. La nouvelle loi bancaire N 34/03 en 2006 a

renforcé le statut de BAM et a instauré de nouvelles règles prudentielles.

Des profonds changements se sont accompagnés d’une admirable

intégration technologique qui a complètement modifié la structure du système

bancaire dans son ensemble et le métier de banquier, dans sa gestion, son

organisation, son fonctionnement mais aussi dans ses opérations et ses

relations avec la clientèle.

3. Structure et Organisation du Système Bancaire Marocain :

La nouvelle configuration du secteur bancaire Marocain est le produit

d’une évolution progressive, continue et ininterrompue.

En effet, générés par la globalisation, les phénomènes de concentration et

de rapprochement qui opèrent aujourd’hui impactent fortement l’organisation

des banques et du paysage financier national.

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Pour ceci notre chapitre va s’acheminer comme suite, nous traiterons

dans une première section, les composantes du système Bancaire Marocain, la

deuxième section va porter sur l’organisation du système Bancaire Marocain.

 Les composantes du système Bancaire Marocain


Elles sont au nombre de deux à savoir, Bank Al-Maghrib et les
établissements de crédit.

A – Bank Al-Maghrib.
Dénommée « Banque du Maroc » jusqu’au 1987, Bank Al- Maghrib a
été créée par Dahir du 30 juin 1959 par substitution à l’ancienne Banque d’Etat.
Appelée également « Institut d’Emission », « banque centrale » ou « banque des
banques », Bank Al-Maghrib assure un rôle réunissant, en fait, des activités
multiples qui expliquent les différentes appellations dont elle fait l’objet.

 Les principales missions de Bank Al-Maghrib :

La nouvelle loi bancaire de 2006 conférée à Bank Al-Mghrib un ensemble


de missions dont principalement:
– Exercer le privilège d’émission.
– Veiller à la stabilité de la monnaie et de sa convertibilité.
– Développer le marché monétaire en relation avec la stabilité de la monnaie
et assurer sa régulation.
– Gérer les réserves publiques de change et mettre en œuvre la politique de
change conformément aux orientations du ministère de finance.
– S’assurer du bon fonctionnement du système bancaire.
– Assurer le rôle du banquier et d’agent financier du trésor.
– Etablir les statistiques sur la monnaie et le crédit.

 Organisation de Bank al Magrhib :

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Son organisation est composée de cinq organes:
– Le Gouverneur
– Le conseil
– Le comité de direction
– Les censeurs
– Le commissaire du gouverneur.

B – Les établissements bancaires.


Selon l’article 27 de la loi 2006 « toute personne morale considérée comme
établissement de crédit au sens de l’article 1 doit, avant d’exercer son activité au
Maroc, avoir été préalablement agréée par le gouverneur de Bank Al-Magrhib
après avis de comité des établissements de crédit, soit en qualité de banque soit
en qualité de société de financement.

 Les conditions d’accès à la profession bancaire :

Pour l’accès à la profession bancaire, deux conditions doivent être respectées:

 Les conditions juridiques.

Les établissements de crédits ne peuvent être constitués que sous la

forme de société anonyme à capital fixe, à l’exception des organismes que la loi

a dotés d’un statut particulier.

En outre, la dénomination sociale doit être approuvée par le comité des

établissements de crédit. Elle ne doit pas porter tort aux intérêts d’un

établissement déjà existant, ni risque d’induire le public en erreur par

appellation trop générale et insuffisamment distinctive. Selon l’usage le mot

banque doit figurer explicitement dans toute nouvelle dénomination.

 Les conditions financières.

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Tout établissement de crédit doit justifier à son bilan d’un capital

minimum effectivement libéré ou lorsqu’il s’agit d’un établissement public,

d’une dotation minimum totalement versée dont le montant est fixé pour la

catégorie ou la sous catégorie dont elle relève par la circulation du gouverneur

de Bank Al-Magrhib, après avis du comité des établissements de crédits (art 29

de la loi Bancaire).

Par ailleurs, l’entreprise bancaire doit pouvoir réaliser ses objectifs de

développement dans des conditions compatibles avec le bon fonctionnement de

la profession et qui assurent à la clientèle une sécurité suffisante. Aussi,

l’adéquation de son programme d’activité avec les moyens techniques et

financiers mis en œuvre sont un critère important d’appréciation.

Dans tous les cas la banque doit être en mesure de participer activement au

développement économique et social du pays sur le plan national.

 Typologie des banques Marocaines :


Au Maroc, les établissements de crédits sont répartis en différentes

catégories:

A- Les banques privées ou commerciales.


D’après la loi bancaire, les banques ont une vocation universelle, c’est-à

dire qu’elles peuvent recevoir des dépôts de toute nature et de toute durée et

octroyer librement tout montant de crédit qu’elles jugent utile à leur clientèle.

Les banques commerciales se présentent sous la forme de sociétés

anonymes et ont pratiquement toutes une participation étrangère dans leur

capital. Elles sont ouvertes sur l’extérieur à travers des réseaux de

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correspondants bien développés et des succursales implantées à l’étranger qui

deviennent de plus en plus nombreuses.

La liste des banques commerciales au Maroc est la présente:


 Dénomination sociale :
 Arab Bank (PLC ARAB BANK PLC)  Banque populaire de Rabat

 Attijari wafa Bank Bank al Amal  Banque populaire de Tanger – Tétouan

 Banque centrale populaire ( BCP)  Banque populaire du centre sud

 Banque Marocaine du commerce  Casablanca finance Markets ( CFM)

extérieure ( BMCE Bank)  CDG capital

 Banque Marocaine pour le commerce et  CITI BANK MAGRHIB

l’industrie ( BMCI)  Crédit agricole du Maroc ( CAM)

 Banque populaire d’el Jadida – Safi  Crédit du Maroc (CDM)

 Banque populaire d’Oujda  Crédit immobilier et Hôtelier ( CIH)

 Banque populaire de Casablanca  Fonds d’équipement communal ( FEC)

 Banque de Fès Taza  Media finance ( MDF)

 Banque populaire de l AAYOUNE  Société Générale Marocaine de banques

 Banque populaire de Marrakech – Beni ( SGMB)


Mellal  Union Marocaine de Banques ( UMB)

 Banque populaire de Mekhnès  Les banques islamiques.

 Banque populaire de Nador Al-Hoceima

B – Les banques à caractère public ou semi public :


A l’exception de Crédit Populaire du Maroc (CPM), les établissements bancaires à
caractère public ou semi-public ont été créés par l’Etat pour intervenir dans des secteurs
spécifiques. Ils ont longtemps concentré leur activité sur des créneaux spécialisés avant de
converger progressivement pour la plupart d’entre eux, vers la banque universelle et
marquer leur présence dans le secteur des banques privées. Ces banques sont au nombre de
six:

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– Bank Al AMAL.
– Le crédit populaire du Maroc ( CPM).
– La Banque Nationale pour le développement Economique (BNDE).
– La caisse Nationale de crédit agricole ( CNCA) a récemment changé de dénomination
pour le crédit agricole du Maroc ( CAM).
– Le crédit immobilier et Hôtelier ( CIH).
– Le Fonds d’équipement communal ( FEC), qui a obtenu le statut de banque en 1996.

c – Les Banques offshore.


Les banques offshores sont des banques au capital minimum de 500.000 dollars US.
Elles ne sont pas soumises à la loi bancaire mais sont régies par la loi N°= 58-90
promulguée par le Dahir N°= 1-91-131 du 26 Février 1992 relatif aux places financières
offshore.

Cependant, outre la demande d’agrément présentée à Bank al Magrhib, elles sont soumises
à un droit de licence. Ces banques sont actuellement au nombre de six:

1. – Attijari International Bank.


2. – Banque International de Tanger.
3. – BMCI Bank offshore.
4. – Chaabi International Bank.
5. – SGMB Bank offshore.
6. – BMCE Bank offshore.
La création de ces places financières qui bénéficient des régimes douaniers, fiscaux et de
change préférentiels s’inscrit dans le cadre de la politique d’ouverture de notre économie
sur l’extérieur et de modernisation du système financier et bancaire Marocain. C’est
également un signe envers les investisseurs étrangers.

Le champ d’activité des banques offshore est très varié. Elles peuvent notamment:

– collecter toute forme de ressources en monnaie étrangères convertibles appartenants à

des non-résidents.

– Effectuer pour leur propre compte et pour le compte de leur clientèle non résidente
toute opération de placement financier, d’arbitrage, de couverture et de transfert de

devises ou en or.

– Accorder tout concours financier aux non-résidents.

– Participer au capital d’entreprise non-résidente.

– Emettre des emprunts obligataires en monnaies étrangères convertibles.

D - Les sociétés de financement.


Les sociétés de financement ne sont pas habituellement habilitées à recevoir des

fonds du public. Elles sont pourtant soumises au contrôle des autorités monétaires. En effet

elles connaissent ces dernières années un développement considérable dans plusieurs

domaines d’activités et notamment dans ceux du crédit à la consommation, du crédit bail et

dans une moindre importance dans le financement de l’immobilier (uniquement Attijari

immobilier et Wafa immobilier).

 Structuration et orientation du système bancaire marocain :

A- Historique et description :

 La première étape à partir du 06 Juillet 1993 :

Le secteur bancaire marocain a fait l'objet en 1993 d'une importante réforme, qui

a introduit un concept nouveau, largement inspiré de l’expérience internationale, avec la

promulgation du dahir portant loi n° 1-93-147 du 15 moharrem 1414 (6 juillet 1993) relatif

à l'exercice de l'activité des établissements de crédit et de leur contrôle.

Ce texte qui avait expressément exclu de son champ d'application Bank Al-Maghrib,

la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), le service de comptes courants et de chèques

postaux, le service de mandats postaux, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), la Caisse

Centrale de Garantie (CCG), les banques off-shore et les compagnies d'assurances et de

réassurances, avait permis, en effet :


 La refonte du cadre législatif régissant l’activité du système bancaire par :

- l’introduction de la notion de « banque universelle » ;

- l’introduction du concept d’établissement de crédit « EC » (banques et

sociétés de financement) et l’unification de leur cadre juridique ;

- la limitation des autorisations administratives aux seules décisions

stratégiques ;

- l’implication du Comité des Etablissements de Crédit dans l’octroie de l’agrément par le

Ministre des Finances ;

- l’instauration de mécanismes de protection de la clientèle, en particulier les déposants, en

mettant en place un fonds de garantie des dépôts ainsi qu'un mécanisme de soutien aux

établissements de crédit en difficultés ;

- la consolidation de la concertation à travers, notamment, la mise en place des deux

organes suivants : Le Conseil National de la Monnaie et de l'Epargne " CNME " présidé par

le Ministre des Finances et le Comité des Etablissements de Crédit " CEC ": présidé par le

Gouverneur de Bank Al-Maghrib;

- le renforcement du pouvoir de la banque centrale, notamment en ce qui concerne ses

attributions en matière prudentielle et l'extension de ses contrôles aux personnes morales

liées aux établissements de crédit ;

- la soumission des EC à une réglementation comptable spécifique (PCEC) qui déroge aux

obligations comptables des commerçants (l'arrêté du Ministre de l'Economie et des

Finances n° 1331-99 du 11 Joumada I 1420 (23 Août 1999).

 La déréglementation de l’activité bancaire par :

- la suppression des emplois Obligatoires ;

- la libéralisation des taux d’intérêt (avec un taux max).


 Le renforcement de la réglementation prudentielle :

- Capital minimum, solvabilité (coef. minimum de solvabilité), division des risques (coef.

maximum de division des risques), liquidité (coef. Minimum de liquidité), position des

changes (coef. maximums relatifs aux positions de change), les règles relatives à la

classification des créances en souffrance et à leur couverture par les provisions, les règles

régissant les prises de participations et le système de contrôle interne.

 La modernisation des instruments de la politique monétaire par :

- la suppression de l’encadrement du crédit ;

- l’abolition des mécanismes de réescompte à taux fixe ;

-l’institution d’instruments indirects de régulation des agrégats monétaires …etc.

Après, une panoplie de textes juridiques, qui visent l’ouverture internationale du

secteur financier marocain et son environnement, ont suivi entre 1993 et 2002. Dans ce

cadre le code de commerce (la loi 15-95) et la loi 17-95 relative aux sociétés

anonymes, viendront également confirmer et compléter le droit bancaire marocain, en

particulier, au niveau du droit cambiaire de certains nantissements, des contrats bancaires

et des entreprises en difficultés. D’autres réformes qui touchent le marché des capitaux ont

concerné :

- la modernisation de la gestion de la bourse ;

- la mise en place du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières ;

- la création du Dépositaire Central «MAROCLEAR » ;

- La création des titres de créances négociables : TCN ;

- la mise en place du marché hypothécaire.


Cette modernisation du paysage financier et principalement le marché des capitaux

a été poursuivie en 2003, dans le but de renforcer la sécurité et la transparence de ce

marché et lui permettre de s’adapter aux normes internationales et faire face à la

globalisation financière. Ainsi, six textes de lois ont vu le jour. Il s’agit de :

- la loi relative aux offres publiques ;

- la loi relative aux opérations de pension ;

- la loi relative à la bourse des valeurs ;

- Dahir portant loi sur le CDVM ;

- la loi relative au Dépositaire Central ;

- la loi relative aux OPCVM.

 La deuxième étape vers la fin 2005 et début 2006

Afin de rapprocher encore davantage la législation nationale des standards

internationaux et surtout aux principes du comité de Bâle (voir institutions internationales

de réglementations en Annexe I), les lois 76-03 (portant statut de Bank Al-Maghrib) et 34-

03 (relative aux établissements de crédit et organismes assimilés) ont été promulgués,

respectivement par les Dahirs 1-05-38 du 20 chaoual 1426 (23 novembre 2005) et 1-05-178

du 15 moharrem 1427 (14 février 2006).

 Réglementation prudentielle au Maroc

Inspirée de la réglementation prudentielle internationale, la réglementation prudentielle

bancaire au Maroc est régie par :

 La loi n°103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés, promulguée


au début de l’année 2015,
 Les arrêtés et décrets du Ministère chargé de l’Économie et des Finances ;
 Les circulaires de Bank Al-Maghrib.
Au Maroc, la réglementation prudentielle bancaire a franchi un certain nombre

d’étapes. Au lendemain de l’indépendance, précisément le 30 juin 1959, le Dahir n° 1-59-

233 relatif à l’institution de la banque centrale, dite « Banque du Maroc », sera

promulguée. En 1967, le système bancaire devra connaître sa première loi régissant la

profession bancaire et au crédit avec la promulgation du Dahir n° 1-76-66 du 21 avril 1967

portant ladite loi. Ce n’est qu’à partir de 1993, 25 ans après la promulgation de la première

loi bancaire après l’indépendance, que la réforme de la loi serait décrétée. Le 6 juillet 1993,

le dahir portant loi n° 1 -93-147 relative à l’exercice de l’activité des établissements de

crédit et de leur contrôle sera promulgué.

Même si le premier accord de Bâle a été signé en 1988, aucune référence aux

recommandations de cet accord n’est présente au niveau de la loi bancaire de 1993.

Toutefois, ces recommandations seront introduites au fur et à mesure par le biais de

signature et de publication d’un certain nombre d’arrêtés

ministériels et de circulaires de Bank-Al-Maghrib.

Ainsi, le coefficient minimum de solvabilité (ratio Cooke) sera introduit au niveau de

l’arrêté du Ministre des Finances n° 175-97 du 22 janvier 1997, tel que complété par l’arrêté

n° 1439-00 du 6 octobre 2000, dont les modalités d’application sont fixées par la circulaire

de Bank Al-Maghrib n° 4/G/2001 du 15 janvier 2001.

Un second ratio, à savoir le coefficient maximum de division des risques, sera

introduit au niveau de l’arrêté du Ministre des Finances n° 174-97 du 22 janvier 1997, tel

que complété par l’arrêté n° 1435-00 du 6 octobre 2000, dont les modalités d’application

sont fixées par la circulaire de Bank Al-Maghrib n° 3/G/2001 du 15 janvier 2001.


Enfin, un coefficient minimum de liquidité sera introduit en 2000 avec la signature

de l’arrêté du Ministre de l’Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme n°

1440-00 du 6 octobre 2000.

En 2006, une nouvelle loi bancaire sera promulguée. Il s’agit du dahir n° 1-05-178

(14 février 2006) portant promulgation de la loi n° 34-03 relative aux établissements de

crédit et organismes assimilés. Cette loi va procéder ainsi à l’intégration d’un certain

nombre de recommandations du comité Bâle. Du coup, l’adoption des approches standards

au titre des risques de crédit, de marché et opérationnels par les principales banques

marocaines est effective depuis le deuxième semestre de l’année 2007.

Durant l’année 2006, les textes réglementaires régissant le dispositif prudentiel ont

fait l’objet d’un avis favorable émis par le Comité des Etablissements de Crédit (CEC) au

niveau de Bank-Al-Maghrib, tenu le 13 novembre 2006.

Il s’agit dès lors du circulaire n° :

– 24/G/2006 du 4 décembre 2006 relative aux fonds propres des établissements de

crédit ;

– 25/G/2006 du 4 décembre 2006 relative au coefficient minimum de solvabilité ;

– 26/G/2006 relative aux exigences en fonds propres portant sur les risques de

crédit, de marché et opérationnels.

Bank-Al-Maghrib va procéder également à la publication par la suite d’un certain

nombre de directives concernant les pratiques en matière de gestion de risque de taux

d’intérêt, la gestion du risque de liquidité, etc.

En 2014, une nouvelle loi bancaire est promulguée. Il s’agit de la loi n° 103.12

relative aux établissements de crédit et organismes assimilés. Cette loi intègre


essentiellement de nouvelles mesures relatives à l’intégration de de financements

alternatifs, mais également de nouvelles dispositions par rapport à la monnaie

électronique.

La nouvelle loi bancaire s’inspire fortement des exigences retenues pour Bâle III.

Aujourd’hui, Bank Al Maghrib exige aux banques marocaines de détenir en termes de fonds

propres au moins 9.5% des risques pondérés, contre 8% pour Bâle III (hors coussin de

conservation). Pour ce qui est du coussin de conservation, Bank Al Maghrib s’est aligné sur

les exigences bâloises et propose aux banques de constituer en permanence un coussin de

conservation à partir des fonds propres de base (CET 1), un coussin équivalent à 2.5% des

risques pondérés. Pour ce qui est du niveau de liquidité, Bank Al Maghrib fait de même et

introduit le ratio LCR aux côtés du ratio moyen de liquidité, mis en place depuis le début

des années 2000. La banque centrale adopte le même calendrier de mise en œuvre, avec un

rehaussement de 10% chaque année jusqu’à atteindre 100% d’ici 2019.


II. Présentation du PCEC :
Le PCEC constitue un dispositif complet, Il est structuré en 6 chapitres :

Chapitre I : les règles de l'organisation de la comptabilité et les méthodesgénérales


d'évaluation.

Chapitre II : les règles comptables et d'évaluation applicables aux opérations .

Chapitre III : les états de synthèse bancaires.

Chapitre IV : les règles d'établissement et de présentation des états desynthèse


Consolidés.

Chapitre V : la liste des comptes et les modalités de fonctionnement de ces comptes

Chapitre VI : le plan des attributs.

1. Les états de synthèse

À l'instar de ce qui est prévu par le C.G.N.C. les états de synthèse prévu par le PCEC

comprennent : Le bilan, Le compte de produits et charges (CPC) (appelé compte des

résultats dans la loi bancaire), l'état des soldes de gestion (ESG) Le tableau de

financement et l'état des informations complémentaires (ETIC). Ces états sont présentés en

milliers de DH et donnent les chiffres de l'exercice précédent.

2. liste des comptes du CPEC.

Le plan de comptes a été simplifié par l'utilisation des attributs et la limitation de la

codification des comptes à 4 chiffres à l'instar du CGNC au lieu de 5 retenu par l'actuel Plan

Comptable Bancaire. L'ensemble des opérations traitées sont réparties, par catégories

homogènes, en 8 classes :

La classe 1 : Traite des opérations de trésorerie et les opérations avec les sociétés de

financement et les établissements de crédit assimilés.


La classe 2 : Couvre les opérations effectuées, sous forme de dépôts ou de crédits, avec les

agents économiques autres que les établissements de crédit et assimilés y compris les

opérations de pension.

La classe 3 : Regroupe les opérations sur titres effectuées avec l'ensemble des agents

économiques ainsi que les opérations diverses (débiteurs et créditeurs divers, comptes de

régularisation etc...

La classe 4 : Comprend les immobilisations financières et les immobilisations incorporelles

et corporelles, y compris celles destinées à l'activité de crédit-bail et de location.

La classe 5 : Enregistre les provisions pour risques et charges et les capitaux propres et

assimilés.

Les classes 6 et 7 : Traitent respectivement des charges et des produits.

La classe 8 : Couvre les engagements par signature donnés et reçus ainsi que les opérations

suivies en comptabilité matière.

3. Reporting réglementaire /contraintes réglementaires .

Il est constitué des documents que les Etablissements de Crédit sont tenus de

transmettre périodiquement (mois, trimestre, semestre, année) à Bank Al Maghreb. Les

états périodiques comprennent : -La balance des comptes -La situation comptable des états

annexes -Les états de synthèse -Les indicateurs d’activité et informations diverses.

4. Les types d’attributs :

 Définition :
Un attribut est un critère d’information rattaché à une opération ou à un ensemble

d’opérations, ou encore à un tiers, qui permet soit de ventiler le solde d’une rubrique
comptable, soit de compléter cette rubrique d’une caractéristique supplémentaire (nombre,

volume, ...). Les attributs sont des spécifications complémentaires qui peuvent être

qualifiées d’extracomptables dans la mesure où ils ne sont pas inclus directement dans le

plan de comptes, mais viennent s’y intégrer soit par un système de matrices, soit par un

système d’extraction d’informations sur un compte ou un tiers (base tiers), soit par une

combinaison des deux systèmes.

 Principe et Objectif :
Le principe est de croiser des comptes avec divers critères ou attributs, permet de
fournir les informations exigées notamment au niveau des états périodiques destinés à
Bank Al- Maghrib ou à des fins d'analyses micro ou macro-économiques. L’attribut permet
ainsi : -D’une part, d’analyser chaque type d’opération en fonction de ses caractéristiques
(durée initiale, durée résiduelle, monnaie, éligibilité d’une créance au refinancement ...) et
des caractéristiques de la contrepartie (statut de résidence, statut économique de l’agent,
liens avec le groupe ...), -D’autres part, d’obtenir un nombre important de solutions
combinatoires « comptes/attributs » sans alourdir le plan de comptes.

 La liste des attributs réglementaires :



Resident/non Résident
Etablissement
resident
de crédit

EC et clientele
Non résident
Les attributs liés aux
agents économiques
Groupe Clientèle Financière

Réseau Non financière

Les établissements de crédit : résidents (catégorie définie par la loi bancaire et les institutions financières) ou non-
résidents (banques centrales, institutions d’émission, organismes bancaires et financiers internationaux) ;

La clientèle : financière (autres qu’établissement de crédit) : OPCVM, FCC, entreprises d’investissements ; non
financière : entreprises, entrepreneurs individuels, particuliers, assurances, administrations... etc
Eligibilité

Les attributs
Les attributes liés Créances impayées et
aux operations douteuses
liées aux

opérations
Critère d’identification
Créances impayées et
du titre
douteuses
Créances impayées et
Durée initiale
Critèredouteuses
d’identification
du
Critère d’identification
Les attributs liés Duréetitre
du
résiduelle
aux échéances
Les attributs
titre
Eléments
liées aux
échéances, non
opérations
échéances

Créances impayées et

douteuses

Critère d’identification
du

titre

Les attributs

liées aux

opérations

Créances impayées et

douteuses

Critère d’identification
du

titre
III. Les états de synthèse des établissements bancaires :
1. Préparation des états de synthèses :

Les états de synthèse sont établis dans le respect des principes comptables

fondamentaux qui ont précisément pour but d'en assurer la pertinence, la fiabilité et la

comparabilité dans le temps et dans l'espace.

Les états de synthèse peuvent être établis avec une périodicité semestrielle,

trimestrielle ou mensuelle ; en tout état de cause, ils doivent être établis au moins deux

fois par exercice, par semestre.

Les établissements de crédit sont tenus d’établir et de publier (en deux catégories :

L’une destinée à la commission bancaire (CB) et l’autre destinée aux marchés

financiers) des états de synthèse annuels, à la clôture de l’exercice, sur le fondement des

enregistrements comptables et de l’inventaire retracés dans le livre journal, le grand-livre

et le livre d’inventaire. Ils doivent notamment respecter les dispositions générales et les

dispositions particulières ; les états de synthèse doivent donner une image fidèle des

actifs et passifs, des risques assumés, de la situation financière et des résultats de

l’établissement.

Le Bilan et le Compte de Produits et Charges (Appelés respectivement état de la

situation financière et état de résultat pour les établissements bancaires) doivent découler

directement de l'arrêté des comptes. La durée de l'exercice est de douze mois allant du

01/01 au 31/12 de chaque année. Elle peut, exceptionnellement, pour un exercice

déterminé, tel que le premier exercice, être différente sans pouvoir pour autant excéder

douze mois. L’établissement des états de synthèse périodiques, sauf circonstances

exceptionnelles justifiées dans l’ETIC, doit se faire au plus tard dans les trois mois suivant

la date de clôture de la période.


2. Etablissement du Bilan : (Etat de la situation financière)

Il s’agit d’un rapport qui indique la position financière de l'établissement à un


moment donné, y compris ses ressources financières et autres ressources économiques, les
autres actifs, les obligations, le passif, et les créances résiduelles des actionnaires - les
fonds propres.

Cet état présente les caractéristiques suivantes :

 Le classement des titres combine les


 Elaboré suivant l'approche critères de l'intention et de la nature
patrimoniale (les valeurs prises à du support ;
l'encaissement ne figurent plus au  Les frais d'établissement sont
bilan, les immobilisations données en enregistrés parmi les comptes de
crédit-bail sont traitées suivant les régularisation ;
règles fiscales) et économique (les  Les intérêts courus ou échus sont
valeurs données en pension sont rattachés aux capitaux qui les
maintenues au bilan), concernent ;
 Retrace l'activité de toutes les  Les engagements par signature sont
implantations de l'établissement de classés selon qu'ils sont reçus ou
crédit au Maroc et à l'étranger ; donnés et selon leur objet :
 Les éléments de l'actif sont donnés engagement de financement, de
pour la VNC ; garantie ou sur titres ;
 Les opérations sont mises en évidence  Les engagements sur instruments
selon la contrepartie ; financiers à terme, étant enregistrés
sur base notionnelle, figurent dans
l'ETIC.
Le bilan bancaire comprend un actif qui enregistre les avoirs et créances et un passif qui
enregistre les dettes.
 Bilan Individuel:

Actif Passif
Classe 1 : Comptes d'opérations de trésorerie et d'opérations interbancaires
10- caisse
11- Banques centrales Chèques postaux 11- Banques centrales Chèques postaux
12- Comptes ordinaires - Etablissements de 12- Comptes ordinaires - Etablissements de
crédit (EC) crédit (EC)
131- Prêts Comptes à terme-(EC) 131- Prêts Comptes à terme-(EC)
141- Valeurs reçues en pension-EC 141- Valeurs reçues en pension-EC
19- Créances douteuses – EC 19- Créances douteuses – EC

Classe 2- Comptes d'opérations avec la clientèle


20- Crédits à la clientèle
231- Prêts à la clientèle financière 231- Emprunts à la clientèle financière
251- Comptes ordinaires débiteurs de la 251- Comptes ordinaires débiteurs de la
clientèle clientèle
254- Comptes d'épargne à régime spécial
255- Comptes créditeurs à terme de la clientèle
256- Valeurs non imputées 256- Bons de caisse et bons d'épargne
262- Autres sommes dues à la clientèle
29- Créances douteuses 299- Provisions sur créances douteuses
Classe 3 : Comptes d'opérations sur titres et opérations diverses
301- Titres reçus en pension livrée 301- Titres donnés en pension livrée
302- Titres de transaction
3039- Provisions pour dépréciation - Titres
303- Titres de placement
de placement
304- Titres d'investissement
33- Dettes représentées par un titre
34- Comptes de règlement sur opérations 34- Comptes de règlement sur opérations
sur titres sur titres
35- Siège et succursales 35- Siège et succursales
36- Débiteurs divers 36- Créditeurs divers
38- Comptes de régularisation 38- Comptes de régularisation
Classe 4 : Compte de valeurs immobilisées
40- Prêts subordonnés
41- Titres de participation
419- Provisions sur titres de participation et de
filiales
42- Dotations des succursales à l'étranger
44- Immobilisations d'exploitation 48- Amortissements des immobilisations
46- Opérations de crédit-bail 468- Amortissements de crédit-bail
49- Créances douteuses 499- Provisions pour créances douteuses
Classe 5 : Comptes de provisions, capitaux propres et assimilés
51- Provisions pour risques et charges
52- Provisions réglementées
54- Dettes subordonnées
55- Fonds pour risques bancaires généraux
56- Réserves
57- Capital
58- Report à nouveau
59- Résultat

 Les rubriques et sous-rubriques des comptes de l’Actif :


 Les rubriques et sous-rubriques des comptes du Passif :

3. L’hors du Bilan :

Un hors bilan peut se définir comme étant un compte dans lequel sont enregistrées
les sommes engagées par l’entreprise et qui ne sont pas encore disponibles ou n’ont
pas encore été payées. En d’autres termes, figurent dans ce compte les actifs et les passifs
de l’entreprise qui font encore l’objet d’un contrat en cours d’exécution ou qui n’ont pas
encore été régularisées par un paiement.
Le hors-bilan comprend ainsi les éléments devant figurer dans l’une des comptes
du bilan mais qui ne le sont pas en raison du paiement non effectif ou de l’exécution de
l’obligation se trouvant encore en cours. D’une manière générale, ce terme se matérialise à
travers une dette non payée ou encore un investissement effectué par l’entreprise.

Le hors bilan peut aussi désigner une charge qu’un investissement. Dans ce dernier
cadre, il se présente comme un élément d’une grande importance dans la vie de
l’entreprise. Un fait qui conduit de plus en plus les entreprises à se tourner vers les
activités hors-bilan. De ces principales caractéristiques du hors-bilan découle l’un de ses
avantages : il offre à l’entreprise la possibilité de posséder des ressources régulières à
travers, par exemple, l’exécution des obligations par l’autre partie.

La classe 9 contient donc les comptes de l’hors bilan. Or, Contrairement aux autres
états financiers, la présentation du hors-bilan n’est pas obligatoirement équilibrée entre
Actif et Passif.

 L’hors- bilan :

Compte 9 : Comptes de l’hors – bilan

Débit Crédit
901- Engagements de financement en faveur 901- Engagements de financement reçus
d'EC d'EC
903- Engagements de financement en faveur 912- Engagements de garantie reçus d'EC
de a clientèle
911- Engagements de garantie donnés –EC 914- Garanties reçues de la clientèle
913- Garanties d'ordre de la clientèle 922- Titres à livrer
921- Titres à recevoir 93- Opérations en devises
93- Opérations en devises 94- Engagements sur instruments financiers
à terme
94- Engagements sur instruments financiers 952- Autres engagements reçus
à terme
951- Autres engagements donnés
 Les rubriques et sous-rubriques des comptes de l’Hors-Bilan :

Eléments Année N Année N+1

Engagements donnés
Engagements donnés en faveur d’établissement de crédit et assimilés :
- Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle
- Engagements de garantie d’ordre d’établissement de crédit et
assimilés
- Engagement de garanties d’ordre de la clientèle
- Titres achetés à réméré

Engagements reçus
- Engagements reçus d’établissements de crédit et assimilés.
- Engagement de garantie reçu de l’état et d’organisme de garantie
divers
- Titres vendus à réméré
- Autres titres à recevoir
Total du hors-bilan

4. Etablissement du Compte de Produits et Charges (CPC) : Etat du résultat:

Le compte de produits et charges récapitule les produits et les charges de l'exercice


(corrigés par les diverses écritures d’inventaire), sans qu'il soit tenu compte de leur date
d'encaissement ou de paiement. Il est bâti selon la même logique que le plan de comptes.

Les rubriques constitutives du CPC regroupent :

Pour les produits : Pour les charges :

 produits d’exploitation bancaire ;  charges d’exploitation bancaire ;


 produits d’exploitation non  charges d’exploitation non
bancaire ; bancaire ;
 reprises de provisions et  charges générales d’exploitation ;
récupérations sur créances amorties ;  dotations aux provisions et pertes
 produits non courants. sur créances irrécouvrables ;
 charges non courantes.

Tout en mettant en évidence quatre niveaux de résultats communs à l'ensemble des


établissements de crédit, à savoir : le produit net bancaire(BNP), le résultat
courant(RC), le résultat avant impôts (RAI) et le résultat net de l'exercice(RN).
 Compte des Produits et Charges :
Eléments N

(1) pour les établissements exerçant une activité de crédit-bail à titre principale ou de façon significative ;

(2) pour les établissements exerçant une activité de location simple à titre principale ou de façon significative.

Elément Formule Observation


mesure la contribution spécifique des banques à
PNB produits bancaires – charges bancaires l’augmentation de la richesse nationale.
permet d’apprécier la capacité d’un EC à dégager
RBE PNB - frais généraux – Amortissements une marge après imputation du coût des ressources
et des charges de fonctionnement.
RBE – coûts du risque (provisions et
RE reprises)
-

RCAIE + produits exceptionnels – charges exceptionnelles – IS


RN – Dotations aux fonds pour risques bancaires généraux
-
 Les rubriques et sous-rubriques des comptes du CPC:

Rubriques Sous-rubriques
701- Intérêts sur comptes des BC, TP, du SCP; 702- Intérêts sur
comptes ordinaires des EC et Ass;

703- Intérêts sur valeurs reçues en pension, prêts et autres


Intérêts et produits assimilés sur comptes débiteurs;
opérations avec les établissements
705- Intérêts sur opérations internes au réseau doté d'un organe
de crédit et assimilés (70) central

706- Intérêts sur opérations avec le siège, les succursales et les


agences à l'étranger

Intérêts et produits assimilés sur


opérations avec la clientèle. (71) :
Produits d’exploitation bancaire

Concerne les opérations effectuées avec la


clientèle telles que : 710- Intérêts sur comptes à vue débiteurs de la clientèle
-Les comptes à vue : Comptes chèques,
Comptes Courants, Comptes d’affacturage 711- Intérêts sur crédits de trésorerie
(Transfert de créances) .
712- Intérêts sur crédit à l'équipement
-Les comptes de crédits : Crédits de trésorerie
(Financement des besoins à CT), Crédit à 713- Intérêts sur crédit à la consommation
l’équipement (LT et MT), Crédits à la
consommation, Crédits immobiliers. 714- Intérêts sur crédit immobiliers

-Les créances : Créances acquises par 715- Intérêts sur créances acquises par affacturage
affacturage, Créances en souffrance
(reclassement des créances ordinaires en 716- Intérêts sur autres créances sur la clientèle (Pensions, prêts)
créances douteuses), Autres créances
(concernent les valeurs reçues en pensions, les 719- autres produits d'intérêts sur opération avec la clientèle.
prêts de trésorerie et les prêts financiers.

Intérêts et produits assimilés sur


titres de créance (72) 721-Gains /titres de transaction
Concerne les opérations des :
722-Produits/titres de placement: titres de créance
- Titres : d’investissement, de participation, de
placement et de créance émis. 724-Produits sur titres de d’investissement

725-Produits sur titres de créances émis


727-Plus-value de cession sur titres de placement
-Opérations de couverture : correspondent au
transfert au marché d’un risque que l’on ne 729-Autres produits d'intérêt sur opération sur titres
souhaite plus assumer
Produits sur titres de propriété.
Enregistre les dividendes et les autres produits
provenant des titres de placement, des titres de
participation et emplois assimilés.

Produits sur immobilisations en


crédit-bail et en location. (73) 731- Produits sur immobilisation en crédit-bail et en location avec
option d'achat
Enregistre les loyers, les reprises de provisions
732- Produits sur immobilisation en location simple
et les plus-values de cession des
immobilisations: en crédit-bail, Immobilisations
754- Produits sur créances subordonnées
en location simple.
Produits d’exploitation bancaire

741 - Commissions sur fonctionnement de compte

742 - Commissions sur moyens de paiement


Commissions sur prestations de
service. (74) 743 - Commissions sur opérations sur titres

Enregistre exclusivement les commissions qui 744 - Commissions sur titres en gestion ou en dépôt
rémunèrent une prestation de service à
l’exclusion de celles qui rémunèrent un risque 746 - Commissions sur prestations de service sur crédits
de crédit par décaissement ou par signature.
747 - Produits sur activités de conseil et d’assistance

749 - Autres produits sur prestations de service

753 - Produits sur opérations de Mourabaha

754 - Produits sur créances subordonnées


Autres produits bancaires (75).
755 - Produits sur engagements sur titres
Enregistre les gains sur titres de transaction, les
gains sur engagements sur titres, les gains sur 756 - Produits sur engagements sur produits dérivés
produits dérivés et les gains sur opérations de
change. 757 - Produits sur opérations de change

759 - Divers autres produits bancaires


761 - Produits sur valeurs et emplois divers

762 - Plus-values de cession sur immobilisations financières


Produits d’exploitation non bancaire
(76). 763 - Plus-values de cession sur immobilisations incorporelles et
corporelles
Cette rubrique comprend les produits sur
valeurs et emplois divers, les plus-values de 764 - Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même
cession des immobilisations incorporelles,
corporelles et financières, les immobilisations 765 - Produits accessoires
produites par l’entreprise pour elle-même, les
produits accessoires et les subventions reçues. 767 - Subventions reçues
Produits d’exploitation non bancaire

769 - Autres produits d'exploitation non bancaire


771 - Reprises de provisions pour créances en souffrance

772 - Récupérations sur créances amorties

773 - Reprises de provisions pour dépréciation des titres de


placement

Reprises de provisions et 774 - Reprises de provisions pour dépréciation des immobilisations


récupérations sur créances amorties financières
(77).
775 - Reprises de provisions pour dépréciation des immobilisations
incorporelles et corporelles
Ces rubriques enregistrent les reprises de
provisions et les récupérations sur créances
776 - Reprises de provisions pour risques d’exécution
amorties de l’exercice.
d'engagements par signature

777 - Reprises de provisions pour autres risques et charges

778 - Reprises de provisions réglementées

779 - Reprises des autres provisions

Produits non courants et Charges


non courantes (78).
Ces rubriques enregistrent les produits et les
charges non courants qui présentent un
caractère exceptionnel et non récurrent et dont
le montant est significatif tant en valeur absolue
qu’en valeur relative.

Intérêts et charges assimilées sur


Les charges d’exploitation

opérations avec les établissements


de crédit :
bancaires

Pour faire face à des déficits de trésorerie


momentanés, la banque peut recourir aux
autres établissements financiers, aux banques
centrales, au trésor public ou aux services des
chèques postaux qui disposent d’excédents de
liquidité moyennant des intérêts.
Intérêts et charges assimilées sur
opérations avec la clientèle :

enregistre les intérêts sur les capitaux


effectivement empruntés, les charges sur
engagements de financement et de garantie
reçus et les charges assimilées à des intérêts tels
les reports et déports sur les opérations de
change à terme, les indemnités de réméré et le
résultat des produits dérivés de taux d’intérêt
conclus à titre de couverture.

Intérêts et charges assimilées sur


titres de créance émis.
Cette rubrique enregistre les intérêts sur titres
Les charges d’exploitation bancaires

de créance émis ainsi que les primes d’émission


et de remboursement de ces titres.

Charges sur immobilisations en


crédit-bail et en location.

Concerne Les immobilisations données en


crédit – bail entraînent des charges avant et
après résiliation du contrat ou lors du
renouvellement de la location.
Elle enregistre les dotations aux
amortissements, les dotations aux provisions et
les moins-values de cession des immobilisations
en crédit-bail, en location avec option d’achat
ou en location simple.

Autres charges bancaires.

Enregistre les pertes sur titres de transaction,


les moins-values de cession sur les
immobilisations financières, corporelles, et
incorporelles, les charges sur prestations de
service, les charges sur engagements sur titres,
les pertes sur produits dérivés et les charges sur
opérations de change.

Charges de personnel.
Les salaires, les appointements, les gratifications
versées au personnel, les rémunérations des
administrateurs, les charges connexes aux
rémunérations
Impôts et taxes.
Enregistre tous les impôts et taxes à l’exception
de l’impôt sur les résultats.

Charges externes.
Enregistre toutes les charges externes de
l’établissement : loyers et charges locatives,
frais d’entretien et réparation, primes
d'assurance, frais de transports, frais
Les charges d’exploitation bancaires

d’annonces et insertions publicitaires,


cotisations versées aux associations, etc.

Autres charges générales


d’exploitation.
Comprend les charges réparties sur plusieurs
exercices, les subventions d’exploitation et
d’investissement accordés par l’établissement et
les dotations aux amortissements et aux
provisions.
Les dotations aux provisions et
pertes sur créances irrécouvrables :

Provisions pour :
+ risques domestiques : provisions destinées à
couvrir les pertes dues à l’insolvabilité des
clients
+ Sur portefeuille titre utilisées en cas de
difficultés ou de retournement de tendance sur
les marchés de capitaux
+risques divers (dot pour risques d’exécution
d’engagement par signature, dot pour autres
risques et charges)
Les charges non courantes.

Ce sont les charges exceptionnelles non


courantes, elles correspondent aux dotations
non courantes aux amortissements et aux
provisions et aux autres charges non courantes
dont le montant est significatif tant en valeur
absolue qu’en valeur relative.
Les charges d’exploitation

Enregistre les pertes sur titres de transaction,


non bancaire

les moins-values de cession sur immobilisations


financières, corporelles, et incorporelles, les
charges sur prestations de service, les charges
sur engagements sur titres, les pertes sur
produits dérivés et les charges sur opérations de
change.

5. Etablissement du Tableau des Flux de Trésorerie :

Le tableau de flux constitue un document essentiel pour mettre en œuvre ou


comprendre la gestion financière d’une entreprise car il retrace l’ensemble des origines et
utilisations de trésorerie d’une période.

Il retrace l’ensemble des flux de trésorerie, encaissements et décaissements, d’une


période. Il explique comment l’on passe du bilan de l’année N-1 au bilan de l’année N. Pour
cette raison, on dit qu’il procure une vision dynamique du bilan.

Les flux de trésorerie sont regroupés en trois familles :

• Le flux de trésorerie de l’activité (FTA) : il indique quel excédent de trésorerie a été


généré par l’activité propre de l’entreprise résultant de son chiffre d’affaires;
• Le flux de trésorerie de l’investissement (FTI) : il retrace les décaissements qui
résultent des acquisitions d’immobilisations, net des encaissements provenant de la cession
d’immobilisations;
• Le flux de trésorerie du financement (FTF) : il retrace l’ensemble des encaissements et
décaissements relatifs aux choix de financement : apport en capital, versement de
dividendes, emprunts émis et remboursés, montants prêtés par les actionnaires, ….

 Tableau de financement :
Le tableau de financement est l'état comptable des flux de trésorerie d'emplois
mobilisés et de ressources dégagées par une entreprise au cours d'un exercice
comptable passé.

Le tableau de financement vise principalement à expliquer la variation


de trésorerie d'une entreprise à partir de son résultat net, en prenant en compte les
différents flux qui ont une incidence sur le bilan de cette entreprise et en privilégiant les
flux stables.

Il permet ainsi, à travers l'analyse des flux d'emplois et des ressources, de dessiner
l'évolution de la structure d'une entreprise, afin d'envisager de nouveaux investissements.
Le tableau de financement peut de cette façon être considéré comme un outil permettant
d'anticiper la physionomie d'un bilan provisionnel à partir des flux. Il ne faut pas
confondre le tableau de financement avec le plan de financement, qui a une vocation
prévisionnelle.

 Exemple du Tableau de Financement (TF) :

Le Tableau de Financement permet ainsi d’établir le Tableau des Flux de Trésorerie qui se
présente comme suit :

 Exemple du Tableau des Flux de Trésorerie:


IUT GEA – 843 S4 – Gestion de la trésorerie et diagnostic financier approfondi –

6. Etablissement de l’Etat des Informations Complémentaires (ETIC) :


L’E.T.I.C est un document de synthèse qui complète et commente l’information comptable donnée par les états de
synthèse décrits plus haut.

A. Informations sur les principes et méthodes comptables :

 Etat des principes et méthodes d’évaluation appliqués :

Cet état décrit les principes comptables et les méthodes d’évaluation appliqués par la Banque en précisant, le
cas échéant, la méthode retenue lorsque les règles comptables prévoient un choix entre plusieurs méthodes.
 Etat des dérogations :

Cet état décrit, en les justifiant, les dérogations aux principes comptables généraux et spécifiques à la Banque,
pratiquées pour l’obtention d’une image fidèle et mentionne l’influence de ces dérogations sur le patrimoine, la
situation financière et le résultat.

 Etat des changements de méthodes

Cet état mentionne, en les justifiant, les changements ayant affecté les méthodes d’évaluation et les règles de
présentation des états de synthèse de l’exercice et précise leurs incidences sur le patrimoine, la situation financière
et le résultat.

B. Compléments d’informations au bilan et au compte de produits et charges


 Ventilation des titres de transaction, de placement et d’investissement par catégorie d’émetteur

Cet état recense les titres de transaction, de placement et d’investissement libellés en dirhams, en dirhams
convertibles et en devises, ventilés en fonction de la catégorie de leurs émetteurs.

 Immobilisations incorporelles et corporelles

Cet état détaille les immobilisations incorporelles et corporelles en distinguant les immobilisations d’exploitation et
hors exploitation. Il fait ressortir les montants des acquisitions, cessions ou retraits des immobilisations ainsi que le
montant des amortissements desdites immobilisations.

 Titres de participation

Cet état donne la liste des entités dans lesquelles la Banque détient des participations en faisant ressortir
notamment la valeur nominale de ces titres, le prix d’acquisition, le nombre des titres détenus, la valeur globale
d’acquisition et les revenus de ces titres.

 Détail des éléments constituant les emplois du capital et réserves

Cet état retrace les titres négociables, les prêts immobilisés, les titres de participation et emplois assimilés ainsi
que l’actif immobilier net, représentant les emplois du capital et des réserves de la Banque.

 Provisions

Cet état présente les mouvements ayant affecté les provisions durant l’exercice en distinguant les provisions pour
dépréciation déduites de l’actif qui sont ventilées selon les rubriques auxquelles elles se rapportent et les
provisions inscrites au passif qui sont ventilées selon leur objet.

 Régime des fonds Sociaux gérés par la Banque

Cet état présente les renseignements essentiels relatifs aux régimes des fonds sociaux gérés par la Banque.

 Activités de Dar As-Sikkah

Cet état présente les principaux renseignements sur l’activité de Dar As-Sikkah au titre de l’exercice concerné,
comparée à l’exercice précèdent.

 Détail des charges et produits

Cet état détaille les charges et les produits de la Banque comparés à ceux de l’exercice précédent.
IV. Comparaison des états de synthèses du PCEC avec ceux du PCG des
entreprises:

A/ Les similitudes :
- Sur le plan juridique : même loi pour la banque que pour les entreprises commerciales.
- Les deux bilans sont soumis aux mêmes principes comptables.
- La présentation actif/ passif.

B/ Différences :
- L’ordre de classement des postes actif/passif : L’actif de la banque est classé par ordre
de liquidité décroissante alors le classement est croissant pour l’entreprise.
Le passif est par ordre d’exigibilité décroissante pour la banque contrairement à celui de
l’entreprise commerciale.

- Au niveau des composantes de l’actif et du passif Bilan de la banque se démarque de


celui de l’entreprise par le fait son actif est essentiellement constitué de créances sur
ses clients (crédit/prêt) et au passif les dettes envers les mêmes clients (dépôt) alors
que ce n’est pas le cas pour les entreprises. Cette composition expose la banque à des
risques très élevés.
- Le hors bilan qui est un élément très important du bilan bancaire est quasi inexistant
pour celui de l’entreprise. Les établissements de crédit doivent recenser leurs
engagements au sein du plan de comptes dans la classe 8. Ce hors bilan revêt une
importance toute particulière compte tenu des engagements que prend une banque
chaque jour et de l’importance des opérations en devises et sur instruments financiers.
Le hors bilan est le support de la détermination de la plupart des ratios réglementaires.
- L’importance des comptes de transit : ceux-ci sont essentiellement regroupés au sein
de la classe 3. Ces comptes sont très nombreux dans une banque, car chaque opération
d’une banque étant une opération comptable, de ce fait les comptes de suivi des
opérations sont très importants, notamment en ce qui concerne les échanges
interbancaires.
V. les écritures comptables :
1. Les dépôts :

Ce sont des liquidités confiées à une banque par une personne physique ou morale.

PEP

2. Les dépôts ordinaires :


 Les dépôts à vue :

Dans ce type de dépôt le propriétaire dispose à tout moment de l’argent qu’il a


déposé en banque.

Le client A remet à la banque des espèces :


le client A remet à la banque des chèques :

 Les dépôts à terme :

C’est un compte bloqué sur une période contractuelle

 Les dépôts spéciaux :

A - Bons de caisses :

Ce sont des titres de créances (sous forme de billets à ordre) à échéance fixe d’une
durée théorique entre « 1 mois et 5 ans » rémunérés pour toute la durée de blocage en
fonction en fonction du montant et de la durée. Ils peuvent être par les entreprises ou les
associations. Ils sont calculés au taux du marché monétaire. Ce taux peut être précompté
ou post compté.

Rappel : intérêt précompté et intérêt poste compté

Il existe deux manières de paiement des intérêts :

 Par un versement unique lors du remboursement du prêt par des (ces intérêt sont
dits post compté ou à terme échu) ;

 Par un versement anticipatif au moment de la conclusion du contrat par des


intérêts dits précomptés ou en terme à échoir) Sur le plan financier ces intérêts ne sont pas
équivalents.

Le taux apparent (TA) relatif à l’intérêt post compté est inférieur au taux effectif
(TE) relatif à l’intérêt précompté.

TE = (valeur nominal du prêt / valeur nette du prêt) * TA 1 = TE * 1  ( j *TA / 360)


, j étant la durée du prêt en jours

 Un préteur a intérêt à se faire rembourser par intérêt précompté ;

 Un emprunteur à intérêt à rembourser sa dette par intérêt post compté.

Application : comptabilisation des bons de caisses (intérêt précomptés) Un lient B


souscrit le 01/05 un bon de caisse de 10000 DH d’une durée de 1 an au taux de 2.5 %
(précompté) par le débit du compte courant :

Remarque : En optant pour intérêt précompté la banque ne disposera que 9750 au


lieu de 10000 DH. Pour le client, la somme de 9750 lui permet d’obtenir le même intérêt
fixé pour 10000 (gain financier).
B- Bons d ’épargne :

Ce sont des bons à intérêt progressif (d’une durée qui peut aller jusqu’à 5 ans) dont
le remboursement peut être obtenu au gré du porteur à partir du premier mois après le
leur émission. Les intérêts des bons d’épargne sont décomptés lors du remboursement
(post compté). Les taux sont alignés à ceux du Bons de trésor.

Leurs calculs sont comptés pour 30 jours (le mois) / 365 afin de baisser les intérêts à
payer par la banque. Lors du versement des intérêts, la banque prélève à la source les
impôts sur les intérêts à verser à l’Etat. En cas de versement anticipé, le client supporte
une minoration des intérêts et des frais fixes.

Application : (comptabilisation d’un bon d’épargne) Le client C souscrit le


01/03/2007 un Bon d’épargne sur une durée d’un an dont la valeur nominale est de 30000
DH et l’intérêt est de 2.5 % (post compté). L’impôt sur les intérêts est de 25 %. Le
remboursement au eu lieu dans un an .

Date de souscription :

Date du remboursement du client C : Intérêts = 30000 * 2.5 % * 360/365 = 739.71 DH Impôt = 739.71 * 25% =
184.27 DH

Remarque : On utilise la même démarche pour comptabiliser la souscription et le remboursement des bons de caisse
(à intérêts post comptés).
En guise de conclusion, la Banque doit établir, à la fin de chaque exercice comptable,
les états de synthèse aptes à donner une image fidèle de son patrimoine, de sa situation
financière, des risques assumés et de son résultat.

La représentation d’une image fidèle repose nécessairement sur un certain nombre


de conventions de base - constitutives d’un langage commun - appelées principes
comptables fondamentaux.

Lorsque les opérations, événements et situations sont traduits en comptabilité dans


le respect des principes comptables fondamentaux et des prescriptions du présent plan, les
états de synthèse sont présumés donner une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière, des risques assumés et du résultat de la Banque.

Dans le cas où l’application de ces principes et de ces prescriptions ne suffit pas à


obtenir des états de synthèse une image fidèle, la Banque doit obligatoirement fournir dans
l’état des informations complémentaires (ETIC) toute indication permettant d’atteindre
l’objectif de l’image fidèle.

Dans le cas exceptionnel où l’application de ces principes et de ces prescriptions ne


suffit pas à obtenir des états de synthèse une image fidèle, la Banque peut y déroger.

La Banque peut également déroger à certaines prescriptions dans le cas où des


traitements comptables et des méthodes d’évaluation spécifiques sont prévus par son
statut.

Ces dérogations doivent être mentionnées dans l’ETIC et être dûment motivées avec
indication de leur influence sur le patrimoine, la situation financière et le résultat de la
Banque.

Ces dérogations sont précisées dans la section 4 « Règles de comptabilisation et


d’évaluation particulières ».

Les principes comptables fondamentaux retenus sont au nombre de sept :

- Principe de continuité d’exploitation, - Principe de prudence,

- Principe de permanence des méthodes, - Principe de clarté,

- Principe du coût historique, - Principe d’importance significative.

- Principe de spécialisation des exercices,


 Bibliographie :

 DOV Ogien, Comptabilité et audit bancaires, centre de recherche ESG,

 édition Dunod, Paris, 2006.

 Jean- Marie GELAIN, la comptabilité bancaire, la revue BANQUE

 EDITEUR, collection CESB, Editions d’organisation, France, 1992.

 MIKOU.N et SADIKI.A, MATHÉMATIQUES FINANCIÈRES, IBSN 2éme édition

 MAROC, 1999.

 Webographie :

 http://ckf.ma/

 http://etienne.chouard.free.fr/Europe/ComptabiliteBancaireJMGelain.pdf

 http://www.oodoc.com/14677-comptabiliteetablissements-credits.php

(consulté le 29/04/10)

 http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021bs791sj590kt&forumI

d=002sprm6j7l3rs3&threadId=002idtr9j3880kq

 http://doc.abhatoo.net.ma/doc/IMG/html/Apercu_sur_le_systeme_bancai

re_marocain.html

http://www.banque-info.com/formationsbancaires/principes-et-specificites-
de-lacomptabilite-bancaire
ANNEXES