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journées scientifiques | actualités

Echinococcose kystique en Algérie :


les camélidés comme réservoirs d’Echinococcus
granulosus pouvant contribuer
à la contamination humaine.
Karima Kohil, M.C. Benchikh Elfegoun, A-C. Normand, B. Babelhadj,
R. Piarroux, École Vétérinaire, Université Mentouri (Constantine, Algérie);
Laboratoire de parasitologie, Hôpital La Timone (Marseille, France).

Le typage moléculaire des souches d’Echinococcus granulosus


est essentiel pour définir une stratégie ciblée de lutte contre
l’échinococcose kystique car les souches se différencient selon
divers facteurs : pouvoir pathogène pour l’humain, durée de la
période pré-patente chez l’hôte définitif, pouvoir antigénique…
L’amplification en PCR et le séquençage des gènes mitochondriaux
du cytochrome oxydase 1 (Cox1) et déshydrogénase 1 (Nad1)
ont été utilisés pour caractériser 42 isolats d'E. granulosus :
28 collectés dans des abattoirs sur le bétail (4 ovins, 3 caprins,
17 camélidés, 4 bovins) et 14 recueillis chez l’humain dans les
services de chirurgie des hôpitaux dans le sud de l’Algérie.
Les résultats ont montré la présence de 2 génotypes distincts :
85,7 % de génotype G1 (souche ovine), 14,3 % du génotype G6
(souche de camélidé). Le génotype G1 est retrouvé dans 75 %
des ovins, 100 % des caprins, 100 % des bovins et 82,3 % des
dromadaires. Le génotype G6 a été identifié à 17,6 % sur les
dromadaires, 25 % sur les ovins et 14,3 % chez l’humain. La
fréquence élevée de G1 chez les camélidés suggère que ceux-ci,
dont les kystes sont le plus souvent fertiles, pourraient représenter,
dans les régions du sud, une source de transmission indirecte à
l’humain de cette souche zoonotique.

Les mycoses pulmonaires du sida


S. Touta, R. Mansouri, N. Boudiaf, A. Chalabi, S. Khebizi, F. Saadni,
S. Benaissa, M. Aidaoui, Service de parasitologie-mycologie, Service
des maladies infectieuses, CHU d’Annaba (Algérie).
Application du MALDI-TOF en entomologie
médicale en Algérie Il s’agit d’une étude prospective menée au Laboratoire de
Smail Lafri, I. Bitam, Institut des sciences vétérinaires, Université parasitologie-mycologie du CHU d’Annaba sur une période de
Blida et École supérieure des sciences de l’aliment et de l’industrie 18 mois, au cours de laquelle ont été reçus 16 prélèvements
alimentaire (Algérie). d’origine respiratoire.
Les prélèvements ont été examinés après coloration au May-
Durant 11 nuits 2 692 phlébotomes ont été capturés : Grünwald-Giemsa et au bleu de toluidine et par réalisation d’un test
102 phlébotomes stockés à -80 °C ont été soumis à l’identification en immunofluorescence directe, pour mise en évidence des Ag de
morphologique pour inventaire de six espèces : P. perniciosus, paroi des kystes de Pneumocystis jirovecii. De plus ont été étudiés
P. longicuspis, P. perfiliewi, P. papatasi, P. sergenti, S. minuta, 31 prélèvements sanguins pour la recherche en ELISA de l’antigène
utilisées pour l’identification par MALDI-TOF MS. Ces espèces sont galactomannane aspergillaire et 20 prélèvements sanguins pour
reconnues comme vecteurs de Leishmania selon la distribution lesquels a été réalisé un test d’agglutination de particules de latex
géographique. 28 spécimens sont confirmés par des outils pour la recherche du glucuronoxlomannane du Cryptococcus sp.
moléculaires pour être inclus dans une base de données de Tous les patients étaient HIV-positifs avec un taux de CD4+ inférieur
référence. Avec le logiciel Flex Analysis, il a été observé que les à 200 éléments par mm3.
profils obtenus pour chaque espèce étaient similaires. Les intensités Cette étude a permis d’estimer la fréquence de la pneumocystose à
de signal sont très fortes, l’alignement des spectres en utilisant le 46 %, de l’aspergillose à 19 % et de la cryptococcose à 2 % dans la
logiciel ClinProTools 2.2 confirme la reproductibilité intra-espèces et région du nord-est de l’Algérie.
la spécificité inter-espèces. Les profils protéiques étaient spécifiques Les mycoses pulmonaires restent un problème d’actualité en
pour les différentes espèces qui ont permis l’identification fiable et santé publique, d’autant qu’elles semblent sous-diagnostiquées.
concluante selon la classification taxonomique des phlébotomes Un taux bas de CD4+ (inférieur à 200/mm³) constitue un facteur
analysés. de risque majeur dans la survenue de ces redoutables mycoses
opportunistes.

OptionBio | janvier - février 2018 | n° 573-574 5