Vous êtes sur la page 1sur 17

Nada sadiq groupe E

finance publique groupe E


Mme Khallouk ouafae
Leçon 1 Présentation de la loi de finance
-Chaque année une loi de finance est
proposée par le gouvernement prévoit et autorise l’ensemble
des ressources et des dépenses des budgets de l’Etat pour
une année civile.
-Le projet de la loi de finance est déposé en priorité sur le
bureau de la chambre des représentants (priorité de cette
chambre depuis la constitution de 2011) accompagné des
documents budgétaires ’13 rapports ‘ . Au plus tard le 20
OCTOBRE de l’année budgétaire en cours ,il es soumis
immédiatement à la commission de finance à la chambre des
représentants .
-Le gouvernement voit dans la loi de finance toute la
politique en recette et dépense qui sera exécuté en l’année.
En faite La loi de finance pour l’exécutif est un document qui
va lui permettre de suivre chaque étape de l’exécution de ce
qu’il a projeté de faire dans l’année .
- Le parlement : la loi de finance constitue un référent non
pas d’exécution mais de contrôle .
La constitution article 70 prévoit que le parlement contrôle la
politique du gouvernement via la loi de finance.
C’est alors qu’intervient la loi de finance qui est un texte qui
va servir au parlement de référent et de contrôle.
En résumé : nous avons un même texte mais on voit bien que
ce même document sert des entités juridiques différentes.
-Pour l’exécutif, le budget est un acte d’exécution d’une
politique
-Pour le parlement, le budget est un acte de contrôle d’une
politique.
-Le but de la loi de finance est de prévoir les recettes et les
dépenses de l’Etat pour l’année suivante, il s’agit d’une loi qui
indique pour une année donnée la composition du budget de
l’Etat.
Conclusion
La loi de finance décrit les recettes et les dépenses et le
solde budgétaire de l’Etat.
La loi de finance est donc l’expression de la politique du
gouvernement.
Elle traduit les objectifs en matière économique et sociale.
Elle découle de l’article 1 de la loi organique de la finance
(LOF) que la loi de finance ne peut contenir que des
dispositions qui relèvent des opérations financières de l’Etat.
-Cas de la loi de finance 2017 au Maroc n’a pas encor été voté
par la chambre des représentants .mais il est déjà entré
partiellement en application.
La constitution article 75 la loi organique article 50 autorise
le gouvernement à ouvrir des crédits si le projet de la loi de
finance n’a pas été adopté.
-La Loi organique des finance (LOF) permet de mettre en
œuvre par décret sans passer par le parlement les mesures
favorables au contribuables.

Leçon 2 : Les principes budgétaires


-Le droit budgétaire détermine un ensemble de règles
et de principes fondamentaux qui encadrent la procédure
d’établissement de la loi de finance.
- Au nombre de 5 ces principes ont pour objet de permettre
au parlement de contrôler dans le détail l’activité fin de l’Etat.
Dans cette perspective le parlement doit avoir connaissance .
1- de toutes les recettes et les dépenses de l’Etat « l’unité »
2- de façon périodique « l’annualité »
3- mais aussi chaque dépense « l’universalité  et la
spécialité »
4- Etant précisé que ces recettes et dépenses doivent être
présentés de manière sincère.
-A préciser
L’annualité : signifie que la loi de finance est votée chaque
année par le parlement pour une durée d’un an et qu’elle
doit ensuite être exécutée dans l’année par le gouvernement.
-Cette durée a été contestée d’abord pour les
investissements (qui se réalisent sur plusieurs années )
D’où al nécessité de faire apparaitre la dimension
pluriannuelle (triennale) de la gestion des dépenses
publiques.
-Au Maroc l’année budgétaire commence le 1er Janvier et se
termine le 31 décembre « sauf certaines exceptions »
(royaume uni + Japon) 1er Avril. En Suède 1er Juillet. USA 1er
Octobre.
Pour que le budget puisse s’exécuter au cours d’un an encore
faut-il qui est adopté avant cette date.
Le 2ème principe « l’unité » impose de faire figurer dans un
document unique.
L’ensemble des recettes et des dépenses du budget Article
1et 8 de la « LOF ».
-3ème principe l’universalité article 1 et 8 de la « LOF » ce
principe revêt une grande importance en matière des
finances publiques car c’est le principe dont le respect est le
plus nécessaire à la clarté et la maitrise des comptes
publiques.
-Il impose une certaine manière de présenter les
autorisations budgétaires.
Toutes les recettes et toutes les dépenses doivent figurer
dans le budget de l’Etat dans leurs intégralités.
-Les aménagements (exceptions)
Fonds de concours et établissements des crédits.
4ème principe La spécialité a connu aussi du nouveau avec la
LOF signifie que les crédits autorisent par la Loi de finance
sont tous affectés à une catégorie de dépense déterminée.
5ème principe la sincérité est un principe nouvellement apparu
dans la LOF cette disposition qui semble aller de soi est
évidente car une loi de finance doit être sincère elle recouvre
2 dimensions.
Budgétaire et comptable
1 budgétaire
L’obligation consiste à présenter l’ensemble de recettes et
des charges de l’Etat de façon sincère contenu des
informations disponibles au moment de leur établissement
de des prévisions sui peuvent en découler.
Il s’agit plus précisément de l’absence d’intention de fausser
les grandes lignes de la loi de finance.
2 Au niveau comptable
Les comptes de l’Etat doivent être réguliers et sincères et
donner une image fidèle de son patrimoine et de sa situation
financière, à la différence de la sincérité des comptes est
certifié par l’accoure des comptes.
Cette procédure de contrôle externe, va permettre aux
parlementaires de disposer d’un contrôle neutre extérieur à
l’administration.
12 /04/2017

Leçon 3 Examen et adoption :


Si la préparation de la loi de finance est une
prérogative du gouvernement son adaptation relève du
parlement.
La loi de finance est une loi, elle est donc votée selon une
procédure législative.
Chaque fois son adaptation présente 3 particularités :
1 la CHR « chambre des représentants » est prioritaire par
rapport à la CHC « chambre des conseillers ».
-2La loi de finance doit être adaptée avant le 31/12 « principe
d’annualité »
3- le droit d’amendement des parlementaires est strictement
encadré pour éviter que l’équilibre budgétaire établi par
l’exécutif qui ne s’est bouleversé. Ainsi des règles ont été
prises pour :
-éviter une adoption tardive (hors délai)
-Limiter le droit d’amendement
Concernant les délais il y a des délais qu’il faut respecter au
niveau de dépôt et au niveau d’adoption
_ Les délais de dépôt :
Procédure ordinaire
Pour que la loi de finance soit adoptée avant le 31/12
la LOF a prévu un certain nombre des mesures
-1 le gouvernement doit déposer le projet de la loi de finance
dans les délais strictes
2- Les débats doivent se dérouler également dans des délais
bien déterminés
L’article 48 de la LOF précise que le projet de loi de finance
accompagné des documents budgétaires doit être déposé en
prioritaire sur le bureau de la chambre des représentants au
plus tard le 20/10
De l’année budgétaire en cours, immédiatement ils son
soumis à la commission de finance de la chambre des
représentants
_ Procédure d’urgence
L’article 75 prévoit que la loi de finance n’est pas votée à la
fin de l’année budgétaire ,le gouvernement ouvre par décret
les crédits nécessaires à la marche des finances publiques .
Les délais d’adoption
Sont définis par l’article 49 de la LOF 2015
CHR dispose de 30 jours à coté des dépôts du projet du 20/10
CHC dès le vote du projet ou à l’expiration du délai du 30
jours, le gouvernement s’aire le CHC de texte adopté.
La CHC se prononce sur le projet de la loi de finance en
première lecture dans un délai de 22jours.
La CHR examine les amendements votés par le CHC et adopte
le projet de loi de finance dans un délai inférieur à 6 jours.
19/04/2017
Note : un cavalier budgétaire c’est toute disposition qui n’a
pas un caractère financier et qu’on essaie d’insérer dans la loi
de finance.
Résumé
Discussion budgétaire :
-lorsque le Projet de la loi de finance PLF est déposé sur le
bureau de la chambre des représentants , il ne fait pas
immédiatement l’objet d’un débat en séance publique .
Il est préalablement examiné par les commissions
permanentes afin de préparer la séance publique.
La préparation cesse d’être un processus interne.
L’examen en commission constitue une phase essentielle de
l’examen par le parlement du projet de loi de finance.
La commission de finance joue un rôle important
prépondérant grâce à son organisation spécifique
(rapporteurs générales, présidents, conseillers …) les
commissions des finances réunissent des informations
considérables qui nourrissent les rapports présentés par les
rapporteurs générales
Cette commission tient le premier rôle dans la discussion du
débat budgétaire
Dès que la commission des finance a achevé son travail
d’examen du PLF , le texte présenté par le gouvernement est
soumis à la discussion en séance publique.
Ce débat a pour objet de permettre aux différentes parties en
présence (le gouvernement , le président , les rapporteurs de
la commission  de finance , les groupes politiques) de faire
connaitre leurs propositions et d’éclairer le vote de
parlementaires .
-Le budget est un instrument de mise en œuvre de la
politique publique la plus importante.
Il affecte tous les citoyens, pourtant le processus budgétaire
est sous contrôle du gouvernent .or il ne peut y avoir de
bonne gouvernance de finance publique sans un contrôle
externe efficace.
Les pays en développement ont engagé des réformes
courageuses pour permettre au parlement de jouer un rôle
important que leur accorde la constitution dans la gestion des
affaires publiques ce rôle accru du parlement consiste :
1- A débattre des grandes orientations du pays.
2- A contrôler les politiques publiques.
3- A définir les politiques publiques.
De nombreux pays accordent une place importante au
parlement dans le processus budgétaire.
Il est admis que l’existence d’un parlement efficace
permet d’améliorer la gestion des affaires publiques et de
réduire les risques.
Dans une démocratie du parlement est un rouage essentiel
pour indiquer clairement les préférences des sociétés .
1-approuve les politiques.
2-il vote la loi de finance et la loi de règlement
3-Il examine les comptes de fin d’année .
Le parlement doit s’assurer à travers son travail de contrôle
que la gestion des affaires publiques se fait en toute
transparence, et par le respect des lois et textes en
vigueur.
Au Maroc le parlement évalue les politiques publiques.
Un consensus international s’est dégagé en ce qui
concerne le rôle d’un parlement efficace dans le processus
budgétaire.

Leçon 4 : l’exécution de la loi de finance


-Le principe de la séparation des ordonnateurs er des comptables

-Les opérations d’exécution

Le principe de la séparation des ordonnateurs et


des comptables
-Une fois la loi de finance est votée par le
parlement, il faut procéder à l’exécution de la politique
budgétaire par la mise en œuvre concrète des opérations des
recettes et des dépenses .
En clair il s’agit d’assurer l’exécution de ce que le parlement a
autorisé
1- Autorisation de perception des recettes
2- Autorisation d’effectuer des dépenses

Pour y parvenir, il est nécessaire de suivre une


procédure précise organisée à partir d’un principe de la
comptabilité publique.
Il convient de préciser que si la loi de finance est dont un
acte d’autorisation, cette autorisation n’a pas la même
portée selon qu’il s’agit des ressources ou de dépenses .
En matière de ressources : L’autorisation de prélever
l’impôt est une obligation , cela veut dire que les services
fiscaux sont obligés de percevoir les impôts prévus par les
législations .
En revanche, s’agissant des dépenses
publiques ,l’autorisation de dépenser ne signifie pas
l’obligation de dépenser.
La réalisation des opérations des recettes et des
dépenses est régie par le décret Royal de 21 AVRIL
1967 .
Le décret portant règlement général de la
comptabilité publique .
Ce principe est énoncé à l’article 4 de ce décret

« Les fonctions d’ordonnateur et de comptable sont


incompatibles … »
Ce principe signifie que l’exécution des
opérations des recettes et des dépenses est confié à
deux intervenants distincts et indépendants ,dont les
fonctions sont séparés .Ce principe se traduit par la
séparation des acteurs et la séparation des actions .
-Les ordonnateurs son définis par l’article 3 du décret de
1967.
Les ordonnateurs sont des administrateurs , en plus
de leurs fonctions administratives principales ont des
attributions financières.
-Fonction d’ordonnateur : -Pouvoir d’engager une dépenses
publiques.
-Contribuer à prélever des
recettes .
L’article 2 de la loi de finance (6199) du 02 MAI 2002 .
1-Se sont les ministres qui sont les ordonnateurs de
Droit, Les ordonnateurs peuvent déléguer leurs signatures,
aux ordonnateurs délégués ou suppléants.
Ce procédé constitue une simple commodité
administrative , qui n’a pas pour résultat de dessaisir
l’autorité délégante (ministre) de sa compétence .
- ils peuvent déléguer leurs pouvoirs aux sous
ordonnateurs.
La délégation du pouvoir implique la perte des prérogatives
financières du délégant contrairement à la délégation de la
signature .
Il y a une différence entre l’ordonnateur ministre et
l’ordonnateur fonctionnaire.
L’ordonnateur ministre : encours à raison de l’exercice de
leurs attributions ,une responsabilité pénale article 94 de la
constitution .
L’ordonnateur fonctionnaire : qui commet une irrégularité
peut encourir une triple responsabilité ; disciplinaire ,civile ou
pénale .
-Exécution des opérations
- Des dépenses
-Des recettes
- La procédure d’exécution des dépenses de décompose
en deux phases.
La phase administrative qui incombe aux ordonnateurs .
La phase comptable qui incombe aux comptables .
Phase administrative : En matière de dépense ,l’ordonnateur :
-a le pouvoir de faire naître la dépense (engagement)
- a le pouvoir d’en déterminer le montant (Liquidation)
-a le pouvoir d’en préciser le paiement (ordonnancement)
-L’ordonnateur de droit a de plus le pouvoir de
répartir dans le temps et dans l’espace ,les crédits ouverts par
la loi de finance .
-Cette répartition s’opère aux moyens de
délégation de crédits faite aux sous-ordonnateurs.
L’engagement : le mécanisme d’engagement comporte deux
phases juridique et comptable.
-l’aspect juridique : rend l’organisme publique débiteur .
-l’aspect comptable : correspond aux blocage en
comptabilité des crédits nécessaire à la réalisation de la
dépense en déterminant son montant.
--La liquidation :est définie par l’article 34 du décret du 1967 .
Qui rappel le double aspect que la liquidation
-juridiquement : opération de contrôle qui a pour objet de
vérifier la réalité de la dette ,c’est la traduction de la règle du
« service fait ».selon laquelle le paiement de la dette suppose
que le créancier de l’Etat a exécuté préalablement  Le
service ou les prestations qui étaient à sa charge , et on a
apporter la preuve .
Notons que la règle du service fait n’empêche pas
l’administration à verser des acomptes à son créancier .
Aspect technique : qui a pour objet de déterminer le montant
exact de la dette après examen des pièces justificatives exigés
par le décret.
-L’ordonnancement :
Par une ordonnance du paiement ,l’ordonnateur
donne l’ordre au comptable assignataire de payer au
cocontractant les sommes qui lui sont dus .
Et cet ordre préalable du paiement est accompagné des
pièces justificatives .
Les pièces justificatives sont de manière (…) ,pour éviter tout
pouvoir d’appréciation du comptable.
-phase comptable :
Débouche sur le paiement après vérification de la régularité
des opérations de l’ordonnateur .
-Phase d’engagement :le comptable doit s’assurer :
1-De la disponibilité des crédits. Article 3 décret
du 2008
2-De l’imputation budgétaire.
3-l’exactitude des calculs
Phase du paiement ,il doit s’assurer que les calculs sont justes
1-qu’il existe un visa préalable d’engagement.
2-de la signature de l’ordonnateur qualifié.