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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

Ne pas oublier à la fin de la rédaction de préciser ce qui suit : SOMMAIRE


- Au début de chaque chapitre préciser l’objectif global (titre du
chapitre) et les objectifs spécifiques (au moins 3) ;
- A la fin de chaque chapitre un bref résumé ou un tableau comparatif
s’il y a lieu avec le chapitre précédent. CHAPITRE III : TRANSMISSION NUMERIQUE ..........1
- Ne pas oublier lors de la dispensation aux étudiants, des différentes
parts suivantes dans le volume horaire accordé : I - STRUCTURE DE L’INFORMATION .............................................................. 1
1 - Information ou signal analogique .................................................... 1
o Cours (explication : 30 % + diction : 20 %) : 50 %
2 - Information ou signal Numérique.................................................... 1
o TD : 30 % 3 - Moments – Valence .......................................................................... 1
o Evaluation : 20 % 4 - Débits (Vitesses) ............................................................................... 1
- Surtout se souvenir et appliquer la méthode ou la procédure du a - Débit de moment (R) ................................................................. 1
déroulement des cours afin d’amener les étudiants à bien b - Débit de décision (D) ................................................................ 1
comprendre les différents chapitres du cours et les inciter à les c - Débit de décision maximum (Dmax ou C).................................. 1
aimer.
II - NUMERISATION DU SIGNAL OU MODULATION NUMERIQUE ................... 1
1 - Echantillonnage ................................................................................ 2
Ce document comme tout autre, peut contenir certaines coquilles dues à la saisie. 2 - Quantification ................................................................................... 2
Veuillez les notifier à Monsieur TRA Maxime Hervé à l'adresse suivante : a - Quantification linéaire ou uniforme......................................... 2
tmh_ci@yahoo.fr. b - Quantification non linéaire ou non uniforme.......................... 3
3 - Compression...................................................................................... 3
4 - Codage............................................................................................... 4
III - CODEURS MIC ........................................................................................ 4
1 - Le codeur série.................................................................................. 5
2 - Le codeur parallèle ........................................................................... 6
3- Le codeur Mixte (série - parallèle) ................................................... 6
IV - MULTIPLEXAGE DE BASE ....................................................................... 6
1 - Formation de la Trame de base........................................................ 6
2 - Affectation des ITs de la trame de base .......................................... 6
3 - Structure de la trame de base ........................................................... 6
a - Verrouillage de trame ............................................................... 7
b - Verrouillage de la multitrame .................................................. 7
V - TRANSMISSION DU SIGNAL NUMERIQUE ................................................. 8
1 - Signal numérique .............................................................................. 8
2 - Transcodage ...................................................................................... 8
3 - Problèmes de la transmission en ligne ............................................ 8
VI - CODE HDB3............................................................................................ 8
VII - SYSTEMES DE TRANSMISSION NUMERIQUE ......................................... 8
1 - TNE 2G ............................................................................................. 8
2 - PDH ................................................................................................... 9
3 - SDH ................................................................................................... 9
VIII - Q UALITE DE LIAISONS ....................................................................... 10
1 - Qualité en Analogique.................................................................... 10
2 - Qualité en Numérique .................................................................... 10

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

Chapitre III : TRANSMISSION NUMERIQUE

La transmission est l’action de transmettre, de permettre le passage, donc de transmis est : n € log 2 V avec V € 2 n . Le débit de décision se note D, son
transporter fidèlement des informations d’un point A vers un point B sans unité est le bit/s (binary unit ou élément binaire).
forcement en connaître le contenu. La transmission Numérique s’attellera à
effectuer aussi cette tâche. C'est aussi la cadence avec laquelle on "pose" les bits sur la ligne.

Il faut rappeler que fut d’abord utilisé la transmission analogique. Qu’ensuite, D € R• n ou D € R • log 2 V ou encore D € 1 • log V
2
pour palier ses défauts (affaiblissement élevé, bruit et diaphonie) a été inventé le T
procédé numérique par Alec Reeves en 1938 à travers la MIC, réalisé(e) par le log V
n € log 2 V = € = nombre de bit d’un niveau ou état significatif.
Transistor inventé par Schockley en 1947. log 2
La transmission numérique a donc pour objet, le transport d’une information Remarques :
discrète (contrairement à la transmission analogique qui a pour objet, le transport 1. Un moment permet de coder plusieurs bits en fonction de sa valence.
d’une information continue) d’un émetteur vers un récepteur.
Ex : un moment de valence 4 est appelé quaternaire ou tétravalent (V = 4).
Mais avant d’aller plus loin dans l’étude de ce procédé de transmission, faisons Nous pouvons transmettre : log2 V € log2 22 = 2 bits par moment.
un bref tour d’horizon sur la structure de l’information transportée.
2. Pour un même débit D, on peut diminuer R et augmenter V.
3. R est maximum pour V = 2 (moment binaire), le signal est dit binaire, dans
I - Structure de l’information ce cas R = D.
L’information est une notion difficile à définir. Mais, en télécommunications, 4. Le codage 6B4T signifie qu'à 6 bits sont associés 4 états significatifs donc
celle-ci est mise sous forme électrique (par un transducteur) et appelée signal D = (6/4)×R.
(grandeur physique variable et porteuse d’information).
Pour une meilleure performance dans la rapidité de transmission, on cherche à
améliorer le débit binaire. Puisque D = n R, on cherchera à augmenter :
1 - Information ou signal analogique
- soit n, mais le bruit est un frein (difficulté à discerner les différents niveaux) ;
Une information est dite analogique lorsqu’elle est produite par une source
continue. - soit R, mais on ne peut dépasser une valeur Rmax.
Le signal analogique sera donc une grandeur électrique ayant des valeurs
continues, non discrètes dans le temps. c - Débit de décision maximum (D max ou C)
Encore appelé capacité, c’est le débit maximum théorique qu’il est possible
d’atteindre sur un canal caractérisé par :
t t - sa largeur de bande passante W ou B ;
- son rapport S/B signal sur bruit (bruit blanc ou Gaussien = bruit thermique
2 - Information ou signal Numérique provoqué par l’agitation des atomes internes au conducteur).
Une information est dite numérique lorsqu’elle est produite par une source Deux (2) cas se présentent :
discrète, c'est-à-dire à partir d’un nombre fini p de caractères.
Le signal numérique est donc une grandeur électrique discontinue dans le temps, ‚ En absence de bruit (Canal idéal)
ayant des valeurs connues et finies et de durées biens déterminées. C’est la formule de Nyquist (1924) qui est utilisée : C € D max € R max • log 2 V max
Etats significatifs
Pour Nyquist Rmax = 2B = 2W pour un canal idéal et log 2 V max € n alors :
Transition

Instants significatifs
t t C € 2 • n •W en bit/s.
T T
Ex : En téléphonie, la paire symétrique a une largeur de bande de W = 1,1 MHz,
3 - Moments – Valence d’où C = R = 2,2 Mbauds = 2,2 Mbit/s avec n = 1 car signal binaire..
Un moment est un signal élémentaire. Les signaux utilisés (analogiques ou
numériques) pour transmettre l’information numérique sont composés d’une suite ‚ En présence de bruit (Canal réel)
de moments dans le temps.
C’est la formule de Shannon (1949) qui est utilisée avec :
L’information numérique portée par ce moment est représentée par un de ses
paramètres caractéristiques (amplitude, fréquence, phase) qui reste constant PS „ 1 Š P ‡ or Rmax = 2•W d’où :
pendant la durée TM du moment. V max € 1 ƒ log 2 Vmax € log 2 ˆˆ1 ƒ S ……
PB 2 ‰ PB †
De ce qui précède, nous pouvons dire que le moment est le laps de temps pendant

Œ
lequel une ou plusieurs caractéristiques de la porteuse est significative d’une 1 Š P ‡
valeur binaire. C € 2 • W • log 2 ˆˆ 1 ƒ S ……
2 ‰ PB † Š S‡
Ce paramètre caractéristique (amplitude, fréquence, phase) peut prendre V C € W • log 2 ˆ1 ƒ …
valeurs discrètes appelées valence. „ Š P ‡ ‰ B†
C € W • log 2 ˆˆ1 ƒ S ……
On appelle état significatif chacune des V valeurs que peut prendre le signal ‰ PB †
numérique, et transition le passage d'un état significatif à un état significatif
PS = S = Puissance du signal PB = B = Puissance du bruit.
différent.
Ex : En téléphonie, la largeur de bande utilisée de la paire symétrique est de
4 - Débits (Vitesses) W = 4 000 MHz, avec S/B = 1 000. „ C = 1 100 000•log2(1+1 000)
„ C = 39 868,91 bit/s ‹ 40 kbit/s.
Il existe plusieurs types, suivant l’élément que nous considérons.
Remarques :
a - Débit de moment (R)
‚ Pour un signal binaire (V = 2), on a en pratique pour un canal
Encore appelé Rapidité de modulation, c’est le nombre de moments qu’il est
possible de transmettre (par unité de temps ou T) en une (1) seconde à travers un Rmax = 1,25 W ou W = 0,8 Rmax. Or R = D lorsque V = 2, donc W = 0,8 D
canal. C’est donc la vitesse de transmission ou de variation physique des ou D = 1,25 W : c’est le critère de Nyquist élargi.
paramètres des signaux élémentaires (moments). Il est noté R et son unité est le Ex : Pour une voie téléphonique analogique W = 3 100 Hz, la même voie en
Baud (Bd). numérique nécessitant 64 Kbit/s, nous devons donc avoir un canal ayant
une bande passante de W = 0,8 × 64 000 „ W = 51,2 KHz.
1 Si T = TM cas général, alors
1
R€ R€ ‚ C est approchée de loin par les systèmes réels de transmission.
TM T
En général, la majorité des équipements en notre possession produisent un signal
analogique, bien que la source de l’information soit numérique. Il convient alors
b - Débit de décision (D) de numériser ce signal si nous voulons utiliser la transmission numérique, et ceci
Encore appelé débit binaire, c’est le produit de R par le nombre n de bits transmis à l’aide de la modulation numérique.
; donc le nombre de bits transmis par unité de temps. Le nombre n de bit
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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

II - Num•risation du signal ou modulation num•rique 2 - Quantification


La transmission num€rique a €t€ con•ue initialement pour v€hiculer de fa•on plus La quantification est souvent incorpor€e au codage. Mais pour les s€parer, nous
€conomique la t€l€phonie et donc un signal analogique occupant la bande pouvons dire que la quantification consiste ‚ donner ‚ l„amplitude d„un
passante de 300 ‚ 3 400 Hz. Pour ƒtre transmis num€riquement, ce signal doit €chantillon une valeur num€rique approximative parmi q valeurs discr‰tes
pr€alablement ƒtre converti en num€rique. d€sign€es chacune par un nombre entier.
La transformation du signal analogique en signal num€rique se fait par une Ces q valeurs discr‰tes sont appel€es niveaux de quantification (valence) car ils
modulation num€rique du type MIC (Modulation par Impulsions Cod€es) ou repr€sentent soit, des intervalles (plages) de tensions analogiques, soient des
PCM (Pulse Code Modulation) qui comprend les €tapes suivantes : limites de tension. En t€l€phonie num€rique nous avons ces valeurs discr‰tes qui
varient de 0 ‚ 255 donc (la valence V) q = 256.
La largeur des niveaux de quantification est appel€e pas de quantification et
1 - Echantillonnage repr•sente une plage de tensions analogiques. Elle est not€e … et peut varier
C„est l„op€ration consistant ‚ pr€lever ou remplacer un signal u(t) par un signal d'un niveau de quantification ‚ l„autre. Elle est aussi appel€e •chelon de
v(t) qui est : quantification.
‚ €gal en valeurs instantan€es ‚ u(t) pendant de brefs instants de dur€e …, U(v) Echantillon (UE ou VE)
r€p€t€s p€riodiquement avec une fr€quence fe appel€e fr€quence

quantification
Niveau de
d„€chantillonnage :
3 Milieu de la Plage
o si … = 0 ; on a un €chantillonnage id€al ; 3
o si … † 0 ; on a un €chantillonnage r€el ; 2 Pi€destal du niveau de quantification 3
2
o si … = 1/fe ; on a un €chantillonnage avec maintien. 1 Š = Pas ou €chelon de quantification
1
‚ nul entre ces instants. 0 ŒPlage de tensions analogiques
0
-1 t

v(t) est donc le produit du signal u(t) et d„une fonction d„€chantillonnage -2


(impulsion) e(t).
v(t) = u(t).e(t) „ suite d'impulsions modul€es en amplitude (PAM : Pulse
Il existe deux types de quantification fonction de l„€chelon † :
Amplitude Modulation).
‚ Lorsque † est constante pour tous les intervalles q de quantification : la

Œ
u(t) quantification est dite uniforme ou lin•aire.
‚ Lorsque † varie, c'est ‚ dire d€pend de l„amplitude du signal ‚ quantifier :
v(t)
la quantification est dite non uniforme ou non lin•aire.
t
Te
… a - Quantification lin•aire ou uniforme
e(t)
t
„ Te A chaque plage † compris entre deux (2) niveaux correspond un numéro : Mot
Te t cod• en binaire.
Echantillonneur
Pour la MIC, on a 256 plages (q) donc 256 mots de 8 bits dont 128 plages
positives et 128 n€gatives.
Mais ‚ quelle fr€quence fe pouvons-nous pr€lever ces €chantillons ? A chaque impulsion ou tension d„€chantillon situ€e dans une plage est associ€e le
Mot binaire ou num•ro de la plage correspondant.
Pour r€pondre ‚ cette interrogation, passons du domaine temporel au domaine
U(v)
fr€quentiel.

u(t) e(t) e(t)


Filtrage 81 Milieu de la Plage
q = plage 80
0 fmax f 0 fe 2fe „ 0 fmax fe-f max fe
f
fe+f max 79 Ši = Š
fondamental Harmonique
fmax
t
Pour pouvoir reconstituer le signal ‚ la r€ception, il suffit donc de faire un filtrage
de telle fa•on que la fr€quence d„€chantillonnage soit fe - fmax ‡ fmax
2U max U max
„ f e • 2 • f max avec fmax = fr•quence la plus •lev•e ‚ transmettre. On a Ž€ or q = V = 2n, donc Ž€
D„oˆ le th€or‰me de Shannon suivant :
q 2 n•1
Il est possible de restituer ‚ partir dƒun signal •chantillonn• et un filtre Ex : Pour la MIC, Umax = 3 072 mV or q = 256 niveaux de quantification
passe-bas id•al, le signal originel si celui-ci est ‚ spectre born• et que la 2 • 3072
fr•quence dƒ•chantillonnage soit sup•rieur au double de la fr•quence Ž€ € 24 mV.
256
maximale de ce m„me spectre.
Tous les €chelons de quantification ayant la mƒme valeur, on a :
Pour l„emploi de ce th€or‰me on prendra … = 0 (id€al) ; donc pour la modulation Š81 = Š1 = Š = 24 mV.
par impulsions cod€es, modulation appliqu€e dans la t€l€phonie on a :
BP = [300 ; 3 400 Hz] = [fmin ; fmax] „ fmax = 3 400 Hz ~ 4 000 Hz La tension quantifi•e U q de l'€chelon 81 est Uq € q • Ž
„ fe = 4 000 x 2 = 8 000 Hz. „ U81 = 81 € 24 = 1 944 mV.
La plage de tension Š81 est not€e E81 et s'€tend de [1 944 mV; 1 968 mV].
La transmission en ligne des €chantillons pr€lev€s reviendrait ‚ faire de la
transmission analogique et conduirait ‚ relever les mƒmes d€fauts de cette Vp = U81= 1 944 mV est le pi€destal de l'€chelon et repr€sente sa tension
transmission analogique :
minimale.
‚ distorsions (d„amplitude, de phase ou variation de temps de propagation ou
gigue) ;
‚ g€n€ration ou suppression d„harmoniques.
A la r€ception, le mot binaire re•u est reconverti en une impulsion de niveau :
On ne transmettra donc pas l„impulsion ou €chantillon mais un mot binaire (suite milieu de la plage correspondante. On parle alors de restitution ou
de 0 = absence de tension et de 1 = pr€sence de tension) correspondant ‚ la valeur quantification ‚ demi •chelon. Mais, il existe d„autres types de restitutions ou
num€rique de son amplitude. quantifications : par excès et par défaut.
Mais avant d„effectuer cette correspondance entre le mot binaire et l„amplitude
du signal, le passage par une €tape interm€diaire est obligatoire : la
quantification.
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U(mv) U(mv)
Tension de l'€chantillon Erreur de quantification Ž ou UB
1 968 UE ou V E 1 968
UR ou VR
Plage 81 Plage 81 Milieu de la plage 81
Echantillon restitu€ avec un demi €chelon
1 944 Tension quantifi€e 1 944
Uq ou Vq = VP
ou Echantillon restitu€ par d€faut
0 1 01 0 00 1
Echantillon t t
de d€part Codage : Code transmis D€codage de 0101 0001 = 81
En Emission 81 = 0101 0001 En R•ception

A la réception, apr‰s quantification, il appara‹t une erreur de mesure ‡ entre UE 2


S = PS = Puissance du signal, P € U E avec Z = Imp€dance dans laquelle est
de l'€chantillon d'Origine et UR de l'€chantillon Restitu€ (UR = Uq + †/2). S
Z
Cette erreur est appel€e Erreur de quantification : disponible la tension de l'€chantillon et B = PB = Puissance du bruit de
2
Š Ž‡ Š Ž‡ quantification, P € U B €2 .
€ € U E • U R € U E • ˆU q ƒ … € U E • ˆ q • Ž ƒ … B €
‰ 2† ‰ 2† Z Z
On a alors :
L'erreur de quantification se manifeste sous la forme d'un bruit audible,
tangible physiquement et superpos€ au signal : le Bruit de quantification €gale ‚ U 2E 2
B = Sq(t) ˆ S(t) (ci-dessous (a) et (b)). S P ŠU ‡ U
€ 10 • log S € 10 • log Z2 € 10 • log ˆˆ E …… € 20 • log E en dB
B PB € ‰UB † UB
Z
Signal quantifi€ Sq(t)
Pour une quantification lin€aire, ‡ ou UB est ind•pendante du signal ‚
quantifier.
Si q est multipli€ par 2, le bruit diminue de 6 dB car UB devient ' U
Signal initial S(t) U B € B

2
voir (1) donc
S U U U
€ 20 • log E' € 20 • log E ƒ 20 • log 2 € 20 • log E ƒ 6dB
B UB UB UB
Le rapport S/B est donc am€lior€ de 6 dB.

S/B
(dB)
Niveau fort : Si UE = 81 • Š et Ž = U B = Š / 2 alors
S/B grand,
S/B = 20 • log [(81.Š)/(Š / 2)] = 44 dB
Signal fort

t
Niveau faible : Si UE = 1Š et Ž = U B = Š / 2 alors
(a) S/B petit, S/B = 20 • log [Š / (Š / 2)] = 6 dB
Signal faible
S(dB) (Signal)

De fa•on g€n€rale, si n est le nombre de bits transmis :


U 2E
t P UE UE
S
€ 10 • log S € 10 • log Z2 € 20 • log € 20 • log ƒ n • 6 dB
B PB € U max U max
Z 2n
Pour une bonne transmission, il faut que S/B soit ind•pendant de S (du
Bruit de quantification B = Sq(t) ˆ S(t) signal). Ce qui signifie que pour les faibles €chantillons on aura B petit, donc Š
plus petit. Pour r€aliser cette condition, on utilise la quantification non lin•aire
(b) ou non uniforme avec † variant avec S.

Pour un €chantillon donn€, ce bruit de quantification est :


b - Quantification non lin•aire ou non uniforme
Š Ž‡ Š Ž‡ On parle de quantification non lin€aire lorsque le pas de quantification varie avec
UB €UE •UR €UE • ˆUq ƒ … €UE • ˆq • Ž ƒ … . le signal ; Š • constante.
‰ 2† ‰ 2†
Cette quantification peut ƒtre consid€r€e comme une quantification uniforme, car
D„oˆ la relation : elle est pr€c€d€e d'une compression dynamique du signal qui a pour cons€quence
de favoriser les signaux de faibles amplitudes au d€triment des amplitudes
Š Ž‡ Š Ž‡ €lev€es.
€ €UB €UE •UR €UE • ˆUq ƒ … €UE • ˆq •Ž ƒ … .
‰ 2† ‰ 2†
L'erreur de quantification maximum est : 3 - Compression
Pour une quantification non uniforme, nous devons avoir ‡ i = UBi = constante
Ž U max U max quelque soit le signal. Pour y arriver, on fait varier Œ proportionnellement au
€ max € U B max € € € n (1).
signal S. Ce qui signifie que pour les amplitudes faibles, Πest petit et plus grand
2 q 2 pour les amplitudes €lev€es.
Or pour assurer une bonne transmission, il faut r€duire au maximum cette erreur Ce proc€d€ s'appelle la compression logarithmique.
origine du bruit. Il existe deux lois r€gissant cette compression logarithmique, la loi :
‡max est faible si † est petit, donc lorsque q est grand.
‚ A, norme europ€enne ;
La d€termination de l'erreur se fait par la d€termination du rapport S/B avec : ‚ •, norme am€ricaine.
La loi A est celle que nous €tudierons et utiliserons.

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Elle consiste à approximer au moyen de la tangente passant par l'origine : si VY > Ve „ Y = 0 ou si VY = Ve „ Y = 1
‚ la pente (taux de compression C = 16 = A / (1 + lnA) ) ; VZ = A.Umax/2 + B.Umax/4 + C.Umax/8 + W.Umax/16 + X.Umax/32 + Umax/64
‚ le rapport S/B doit „tre sup•rieur ‚ 35 dB (S/B ‰ 35 dB) pour un + Umax/128
signal d'amplitude relative comprise entre 0,01 et 1, ce qui revient à si VZ > Ve „ Z = 0 ou si VZ = Ve „ Z = 1
fixer q = V = 256, donc un codage sur 8 bits ;
D'ou SABCWXYZ = 10110011
‚ le débit PCM est égal à 64 KBit/s.

Réalisation pratique de la loi A € Tension d•cod•e par le d•codeur


‚ La loi de compression est approchée par une suite de 13 segments On a S = 1 „ Ve > 0. Le numéro de l'échelon est q = 0110011 donc l'échelon
linéaires. Le premier segment à l'origine a une pente de 16. Les pentes N°51. Le codage étant linéaire on a donc 2 • 3072 d’où le piédestal
Ž€ € 24 mV
des segments suivants sont en progression géométrique de raison 1 / 2. 256
‚ La quantification est linéaire ou uniforme à l'intérieur de chaque Vp = Vq = q † => Vp = 51× 24 = 1 224 mV.
segment. Le premier segment dispose de 64 échelons dont 32 positifs et La tension décodée est VR = VD =Vq = 1 224 mV „ VD = 1 224 mV.
32 négatifs, les autres de 16.
VB = VE - VD = 1 233 – 1 224 = 9 mV „ S VE
‚ Dans l'octet de quantification, le bit de rang 0 est le signe, les trois € 20 • log € 42 ,73 dB
B VB
suivant indiquent le segment et les quatre derniers, l'amplitude de
quantification dans le segment. Il faut souligner qu'il existe plusieurs types de codeurs utilisés suivant les
domaines spécifiques, donc différents d'un domaine d'application à l'autre.
4 - Codage Pour la MIC et spécifiquement pour la téléphonie, nous utiliserons les codeurs
Il consiste à attribuer une combinaison binaire de n bits (SABCWXYZ) à MIC, dans lesquels la loi A de compression logarithmique est utilisée et mise en
l'échantillon quantifié. œuvre.
Pour la MIC, cette combinaison binaire est l'écriture binaire du num•ro q de la
plage d'arrivée de l'échantillon.
Il existe plusieurs méthodes de codage : III - Codeurs MIC
‚ Série : Les opérations de quantification et de codage sont réalisées dans le même
équipement appelé codeur. Ils effectuent des comparaisons d’étalons avec la
o Linéaire, le plus simple ;
valeur de l’échantillon à coder jusqu’à l’obtention de la meilleure approximation.
o Dichotomique ou codage MIC.
Pour améliorer le rapport S/B et le rendre constant donc indépendant du Signal,
‚ Parallèle. les codeurs MIC passent d'une échelle de comparaison linéaire à une échelle
‚ Série – Parallèle. compressée. Elle est réalisée comme suit :
- situons nous au dessus de zéro et cherchons à former huit (8) plages de tension
Ex : Codage série linéaire de l'échantillon Ve = 1 233 mV, Umax = 3 072 mV. En appelées segments par dichotomie (division successive d'intervalle restant par
réception, trouver la tension décodée et le rapport S/B. 2) ;
- divisons Vmax / 2 et faisons correspondre à la moitié supérieure [Vmax/2 ;
€ Codage s•rie lin•aire de l'•chantillon Ve = 1 233 mV
Vmax] de piédestal Vp = Vmax/2, le numéro 111 soit 7 (N° 7 ou 8e segment) ;
Si Ve = 0 „ S = 1 ou Si Ve < 0 „ S = 0. - divisons ensuite la moitié inférieure restante en deux parties égales. Faisons
Faisons des divisions successives de U max par deux (2) afin de déterminer correspondre à la moitié supérieure [Vmax/4 ; Vmax/2] de piédestal
les valeurs des bits SABCWXYZ. Vp = Vmax/4, le numéro 110 soit 6 (N° 6) ;
VA = Umax / 2 - divisons encore la moitié inférieure restante en deux parties égales et affectons
si VA > Ve „ A = 0 ou si VA = Ve „ A = 1 à la moitié supérieure [Vmax/8 ; Vmax/4] de piédestal Vp = Vmax/8, le
numéro 101 soit 5 (N° 5) ;
VB = A.Umax/2 + Umax/4
- on procède ainsi jusqu'à l'obtention des huit (8) segments ; les deux derniers
si VB > Ve „ B = 0 ou si VB = Ve „ B = 1 000 et 001 étant égaux. On procède identiquement pour la partie située en
VC = A.Umax/2 + B.Umax/4 + Umax/8 dessous de zéro.
si VC > Ve „ C = 0 ou si VC = Ve „ C = 1 - A la fin de cette procédure, nous constatons que la largeur des segments varie
VW = A.Umax/2 + B.Umax/4 + C.Umax/8+ Umax/16 de Vmax/2 pour 111, Vmax/4 pour 110, Vmax/8 pour 101, Vmax/64 pour 001,
à Vmax/128 pour 000.
si VW > Ve „ W = 0 ou si VW = Ve „W=1
Cette méthode est celle retenue par le CCITT et normalisée sous le nom de Loi
VX = A.Umax/2 + B.Umax/4 + C.Umax/8 + W.Umax/16+ Umax/32 G.711 du CCITT. Dans cette loi chaque (chacun des 16) segments est divisé en
si VX > Ve „ X = 0 ou si VX = Ve „ X = 1 16 échelons égaux, ce qui donne bien un total de 256 échelons (16×16).
VY = A.Umax/2 + B.Umax/4 + C.Umax/8 + W.Umax/16 + X.Umax/32 + Umax/64

Pi•destal NŠ d'•chelon
Vmax Vmax 127
Vmax 111
112
2
111 111 111 111 111 Vmax 110
96
4
Vmax 101
80
8
Vmax
Vmax/2 64 100
16
Vmax
110 110 110 110 48
32
101

Vmax
Vmax/4 32
64
101 101 101 Vmax
Vmax/8 16
128
0 V •chantillon
Vmax Vmax Vmax Vmax Vmax
16 8 4 2
Echantillon

Loi de codage compress•e 8 bits : G 711 du CCITT

1€re Ann•e BTS T•l•communications M. TRA Maxime Hervé Page 4


Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE
€me
La d€termination des bits de l'€chantillon s'effectue dans la Loi G.711 du 3 •tape : d•termination de la place du sommet de l'•chantillon sur le
CCITT (Loi A ou •) comme suit : segment
‚ la valeur de l'amplitude maximale codable est Vmax = 3 072 mV (revu Il faut se rappeler que chaque segment contient 16 €chelons ayant le mƒme pas
à Vmax = 4 096 mV); (Ž) de quantification. Le codage est donc lin€aire dans chaque segment, la
‚ le codage s'effectue par comparaison entre les tensions de r€f€rence ou dichotomie d'échelons est dans ce cas identique ‚ la dichotomie de tensions.
€talon et la tension de l'€chantillon ; Pour la d€termination des bits WXYZ, nous utiliserons maintenant la
dichotomie de tensions appliqu€e dans le codage série linéaire vu plus haut en
‚ pour coder sans erreur les petits €chantillons on les amplifie d'un facteur
lieu et place du graphe de la Loi G.711 du CCITT qui devenait fastidieux.
suffisant ;
On a ainsi VP Si Ve ‡ VW, „ W = 1 et Si Ve < VW, „ W = 0.
‚ on aboutit ‚ un mot de huit (8) bits : VW € VP ƒ
2
Signe NŠ de segment NŠ de l'•chelon dans le segment
On a VP VP Si Ve ‡ VX, „ X = 1 et Si Ve < VX, „ X = 0.
S A B C W X Y Z VX € VP ƒ W ƒ
2 4
Cette proc€dure est r€alis€e dans tous les codeurs MIC (TNE 1G, 2G etc.). On a ainsi VP V V Si Ve ‡ VY, „ Y = 1 et Si Ve < VY,
VY € VP ƒ W ƒX P ƒ P
2 4 8
„ Y = 0.
Il existe trois (3) types fondamentaux de codeurs MIC :
On a ainsi VP V V V Si Ve ‡ VZ, „ Z = 1 et Si
‚ le codeur S€rie (dichotomique); VZ € VP ƒ W ƒX P ƒY P ƒ P
2 4 8 16
‚ le codeur Parall‰le ; Ve < VZ, „ Z = 0.
‚ le codeur mixte (S€rie • Parall‰le).
La place du sommet de l'€chantillon dans le segment donne pour bits
WXYZ = 0000, donc l'€chelon 0 ou NŠ 0 du segment 3 ou N•3.
1 - Le codeur s•rie Le codage de l'€chantillon V'e = - 100 mV donne SABCWXYZ = 00110000
Ils sont pr€sents dans les TNE 1G (Terminal Num€rique d'Extr€mit€ 1‰re C'est l'€chelon 48 ou N•48, soit le 49‰me sur l'€chelle des €chelons.
G€n€ration). Ils ont une dur€e de codage plus longue (8 temps d'horloge) et
n€cessite de maintenir la valeur de l'€chantillon pendant toute la dur€e de € Tension d•cod•e par le d•codeur
l'op€ration d„oˆ la relative complexit€ de leur r€alisation €lectronique. A la r€ception, on a S = 0 „ V'e < 0. Posons pour la suite Ve = |V'e|.
Mais, ils utilisent le codage s€rie, le plus simple des codages dans lequel la valeur Le num€ro du segment est ABC = 011 €quivaut ‚ 3 avec comme
de l'€chantillon est compar€e successivement ‚ des valeurs €talons ou de Vp = Vmax/32 = 96 mV. Or Vq = Vp + Q • Ž = tension quantifiée.
r€f€rences. Ces valeurs de r•f•rences sont obtenues par dichotomie c'est-‚-
dire en partageant en deux (2) parts •gales le nombre des •chelons ou des WXYZ = 0000 „ Q = 0 et Ž = Vp/16 = 6 mV d„oˆ Ž/2 = 3 mV.
possibilités de codage restantes. Le codeur s•rie MIC est un codeur s•rie La tension d€cod€e est VR = VD = Vq + Š/2 = 96 + 3 = 99 mV „ VD = 99 mV.
dichotomique.
VB = VE - VR = 100 - 99 = 1 mV „ S UE
Le codage s€rie s'effectue en trois €tapes : € 20 • log € 40 dB
B UB
‚ d€termination du signe de l'€chantillon ;
‚ d€termination du segment d'arriv€e de l'€chantillon ; 2€me M•thode (M•thode TRA Maxime Herv•)
‚ d€termination de la place du sommet de l'€chantillon sur le segment. Elle est fond€e sur la loi G.711 du CCITT.
€ Codage de l'•chantillon Ve = - 100 mV
Ex : Coder l'€chantillon V'e = - 100 mV ‚ l'aide d'un codeur S€rie MIC,
Umax = 3 072 mV. En r€ception, trouver la tension d€cod€e et le rapport S/B.
1€re •tape : d•termination du signe de l'•chantillon

1€re M•thode Comparons V'e ‚ 0 V. Si V'e ‡ 0 V, „ S = 1 Si V'e < 0 V, „ S = 0

€ Codage de l'•chantillon V'e = - 100 mV 2€me •tape : d•termination du segment d'arriv•e de l'•chantillon
V'e < 0, pour la suite nous travaillerons avec Ve = |V'e| = 100 mV.
1€re •tape : d•termination du signe de l'•chantillon
Connaissant les bornes (les pi€destals) des intervalles de tensions des
Comparons V'e ‚ 0 V. Si V'e ‡ 0 V, „ S = 1 Si V'e < 0 V, „ S = 0
segments, nous proc€dons ‚ la comparaison de celles-ci avec Ve. Ici
2€me •tape : d•termination du segment d'arriv•e de l'•chantillon Ve ‘ Vmax/32 et Ve ‘ Vmax/16
V'e < 0, pour la suite nous travaillerons avec Ve = |V'e| = 100 mV. „ Vmax/32 • Ve ‹ Vmax/16 „ Nous somme donc dans le 4e segment soit le
segment 3 ou NŠ 3 „ ABC = 011. Or Vp = Vmax/32 = 96 mV et
Cherchons la moiti• des •chelons ou des possibilit•s de codage.
Ž = Vp/16 = Vmax/512 = 6 mV.
La moiti€ des possibilit€s de codage offertes est l'€chelon 64 ou N• 64 (128/2 =
64 le 1er €chelon €tant l'€chelon 0 ou N• 0). La tension correspondante ‚ celui-
ci selon la Loi G.711 du CCITT, car c'est elle que nous appliquons est : 3€me •tape : d•termination de la place du sommet de l'•chantillon sur le
Vmax/16 = 3 072 mV/16 = 192 mV. segment
Nous comparons Ve ‚ VA = Vmax/16 = 192 mV. Si Ve ‡ VA „ A = 1 Signe NŠ de segment NŠ l'•chelon dans le segment
Si Ve < VA „ A = 0 S A B C W X Y Z
NS : NŠ du segment Q' : NŠ de l'•chelon dans le segment
Ensuite, on cherche l'€chelon correspondant ‚ la moiti€ (64/2 = 32) des
q : NŠ de l'•chelon
possibilit€s de codage restantes. C'est la tension de l'€chelon 32 : Vmax/64 = 3
072/64 = 48 mV. On a : Q' € ’Ve • Vp “ , Q € E ’Q' “ et q € Q ƒ 16 • NS
On compare Ve ‚ VB = Vmax/64 = 48 mV. Œ
Si Ve ‡ VB „ B = 1 Si Ve < VB „ B = 0.
„Q' = (100-96)/6 = 0,67 „ Q = E(0,67) = 0
Enfin, on cherche la tension de l'€chelon correspondant ‚ la moiti€ des Sur le segment nous sommes sur l'•chelon NŠ 0 „ WXYZ = 0000.
possibilit€s de codage restantes. Nous nous situons entre l'€chelon 32 et 64
Le codage de l'€chantillon V'e = - 100 mV donne SABCWXYZ = 00110000
((64+32)/2 = 48) : la tension de l'€chelon 48 est Vmax/32 = 3 072/32 = 96 mV.
q = 0 + 16’3 = 48, nous sommes sur l'•chelon NŠ 48 sur l'€chelle de €chelons.
On compare Ve ‚ VC = Vmax/32 = 96 mV.
Si Ve ‡ VC „ C = 1 Si Ve < VB „ C = 0.
€ Tension d•cod•e par le d•codeur
La d€termination des bits du N• du segment s'est donc op€r€e par dichotomie
Vq = q† = Vp : tension quantifi€e de l'€chelon pour le codage lin€aire, d€vient :
d'échelons. Les bits de segment sont ABC = 011, c'est le segment NŠ 3 donc le
4‰me segment, le 1er €tant le 0 ou N• 0. Vq €Vp ƒ Q • Œ
Ce segment a pour pi€destal (tension du pied du segment)
Vp = Vc = Vmax/32 = 96 mV. Š Q‡
„ Vq € Vp ƒ Q • Œ € ˆ1ƒ … Vp : Tension quantifi€e de l'€chelon ou de
‰ 16† l'€chantillon.

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

Š 1 ‡‡ support sans qu„elles ne se m€langent ou se perturbent. Le groupe form€ est


Or Vr = (Vq + †/2) et VB = UE - UR „ Š
VB € Œ • ˆ Q' • ˆ Q ƒ … … appel€ Trame de base ou Trame Primaire.
‰ ‰ 2 ††
Il existe deux (2) types de multiplexages num€riques (temporel et code, ce cours
On a ABCWXYZ = 0110000 = q = 48, Vp = 96 mV, Ž = 6 mV, Q' = 0,67, traite du multiplexage temporel), le multiplexage pl€siochrone PDH et le
Q = 0. multiplexage Synchrone SDH, qui permettent tous une utilisation optimale de la
bande passante des supports.
La tension d€cod€e est VR = VD = Vq + Š/2 = 96 + 3 = 99 mV „ VD = 99 mV.
VB = 6 (0,67 • (0 + 0,5) = 1 mV „ S VE .
€ 20 • log € 40 dB 1 - Formation de la Trame de base
B VB
Appel€e Trame G.704, la trame de base est form€e de 32 ITs, num€rot€s de 0 ‚
31. Ces ITs sont des mots binaires de 8 bits num€rot€s de 1 ‚ 8 et issues du
2 - Le codeur parall€le codage de 30 €chantillons de voies diff€rentes. Les deux (2) autres sont ins€r€s
Il code en un temps d'horloge l'€chantillon re•u. Il poss‰de pour cela 255 par le multiplexeur.
comparateurs ‚ l'entr€e desquels est pr€sent€s en mƒme temps l'€chantillon ‚ La trame de base est utilis€e dans les commutateurs électroniques, mais aussi
coder. Il co“te tr‰s ch‰re, raison pour laquelle il est seulement d'usage dans le RNIS avec l’accès T2. Son d€bit est de 2,048 Mbits/s, soit 32’8/125’10e-6
p€dagogique et fut abandonn€ au profit du codeur Mixte. = 2,048 Mbits/s et dure 125 ”s. Elle est compos€e de 256 bits, chacun d'une
dur€e de 1/2,048.10e6 = 488 ns.

3- Le codeur Mixte (s•rie - parall€le) IT0 IT1 IT15 IT16 IT17 IT31
Ils sont pr€sents dans les TNE 2G. Ils ont une dur€e de codage plus courte (3
temps d'horloge). Le codage s'effectue lui aussi en trois (3) €tapes : b1 b2 b3 b4 b5 b6 b7 b8
‚ d€termination du signe de l'€chantillon ;
‚ d€termination du segment d'arriv€e de l'€chantillon ;
‚ d€termination de la place du sommet de l'€chantillon sur le segment. 2 - Affectation des ITs de la trame de base
Ces codeurs ne n€cessitent pas le maintien de la valeur de l'€chantillon pendant Nombre
l'op€ration. Un €chantillon est cod€ en 1,5 ”s et dure 3,9 ”s dans le TNE 2G. Affectation ITs
d'ITs
Les €chantillons d'une voie sont pr€lev€s toutes les 125 ”s. On a donc la
Synchronisation / verrouillage des terminaux 0 1
possibilit€ d'en pr€lever 31 d'autres voies durant cette p€riode. Apr‰s codage, les
bits de ces €chantillons sont achemin€s en s€rie (les uns apr‰s les autres) dans le Signalisation (voie par voie) 16 1
mƒme canal de transmission.
Cette op€ration permet de r€duire le nombre de codeurs, par ricochet le co“t des Transport de la parole 1 ‚ 15 et 17 ‚ 31 30
installations d'une transmission num€rique. Elle est appel€e multiplexage
temporel.

IV - Multiplexage de base 3 - Structure de la trame de base


Le multiplexage est l„op€ration consistant ‚ grouper plusieurs voies attribu€es
chacune ‚ une communication afin de les acheminer simultan€ment sur le mƒme

Multitrame = 2 ms

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
Num•ro des trames

Trame 0 = 125 ”s Trame 1

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 16 31 0 1 2 16 31 0

IT 0 IT 16 IT 0 IT 16
(Trame 0) (Trame 1)
x 0 0 1 1 0 1 1 0 0 0 0 x y x x x 1Ax x x x x a b 0 1 a b 0 1
Mot de
Mot de MVT = 1B
VMT = 00

Retour Signalisation Signalisation


Bit de IT de parole alarme
Bit de Retour alarme
Voie 1 Voie 16
CRC4 CRC4 VT, TE, codec
VMT distant
•ventuel s a b cwx y z •ventuel
distant
3,5 ‚s

Les bits 'b' peuvent ƒtre utilis€s pour transporter de la double signalisation ou du t€lex.
Les bits 'x' sont des bits de r€serve, ils sont g€n€ralement positionn€s ‚ 1 par d€faut.
Les IT0 avec VT ne se trouvent pas forcement en tƒte des trames paires comme pour les trames du TNE 1G.

STRUCTURE DE LA TRAME DE BASE

Pour former la trame primaire ou de base, il faut donc multiplexer 30 voies ou Deux (2) m€thodes de multiplexages peuvent donc ƒtre utilis€es :
affluents (tributary) de parole ‚ 64 Kbit/s chacun, et y ajouter deux autres ‚ Le multiplexage ou entrelacement de mots dans lequel chaque mot
affluents pour le verrouillage et la synchronisation. binaire d„une voie vient ‚ la suite du mot binaire d„une autre voie.
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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE
‚ Le multiplexage ou entrelacement de bits dans lequel chaque bit de rang récepteur B détecte ce mot, il se verrouille. Pour les trames impaires :
x constituant les mots binaires de chacun des affluents se succèdent le MVT a la valeur : VER2 = x1Axxxxx, avec le bit A : bit d’Alarme
formant ainsi y groupes de n bits (n affluents). VT = AE.
- Le récepteur B confirme à l’émetteur A son état verrouillé, en lui
1 1 MUX b11 b12 b13 b1n b21 b22
MUX M M M M
Affluents
ramenant (sens inverse) une trame (impaire) dont l’IT0 contient le
Affluents
MVT : VER2 = x1Axxxxx = x10xxxxx.
n n
Multiplexage ou entrelacement de Bits
- Le verrouillage est considéré perdu après trois (3) absences
Multiplexage ou entrelacement de Mots
consécutives de VER1. Donc, lorsque B renvoie à A trois (3) alarmes
successives, c'est-à-dire A = 1 ou AR Œ AE.
Pour la formation de la trame primaire issue du TNE, c’est le premier procédé
(multiplexage ou entrelacement de mots) qui a été choisi.
Comme indiqué ci-dessus, les IT16 sont réservés pour la signalisation des 30
Pour la transmission de cette trame entre un émetteur et un récepteur, le principe
voies de paroles. Chaque IT16 contient la signalisation de 2 voies (n et n + 15). Il
de verrouillage (bit, groupé ou reparti) doit être respecté.
faut donc quinze (15) IT16 soit 15 trames numérotées de 1 à 15 pour le transport
de la signalisation des 30 voies. L’IT 16 de la trame 0 contenant lui aussi un Mot
a - Verrouillage de trame de Verrouillage de multiTrame (VMT : 4 bits) pour la synchronisation de la
signalisation, comme c’est le cas de MVT dans l’IT0 pour la synchronisation des
Le verrouillage de trame consiste à synchroniser (avoir la même horloge) les
trames. Soit un total de 16 Trames qui constitue une Multitrame.
équipements terminaux en fr•quence et en phase. C'est donc dire que pour
échanger des trames, le récepteur R d’une liaison de transmission doit savoir où
commence et s’arrête la ou les trames émissent au bit près par l’émetteur E. Les 16 trames de cette multitrame sont constituées d’IT0 ayant des bits spéciaux :
Les IT0 des trames paires jouent ce rôle. En effet, ils sont formés du Mot de - C1 à C4 (Cx des trames paires) sont les bits de CRC4.
Verrouillage de Trame (MVT) qui est un motif que le récepteur R doit
- E signale la réception de Sous MultiTrame (SMT) en erreur.
rechercher pour être synchronisé sur l’émetteur E. La période de verrouillage a
une durée de 250 µs à 375 µs. - A est l’indicateur d’alarme distante.
Pour que le verrouillage soit effectif, les étapes suivantes sont nécessaires : - x sont les bits de réserve.
- Pour être reconnue, l’IT0 des trames paires (une (1) trame sur 2) a le
mot MVT (7 bits) suivant : VER1 = x0011011 (1B). Dès que le La structure de la multitrame est la suivante :

IT 0 IT16
Sous NŠ MVT VMT
MultiTrame Trame 1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8
0 C1 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 0 0 0 0 x y x x V16 V30
1 0 1 A x x x x x V1 V15 S1 b 0 1 S16 b 0 1 V16 V30
2 C2 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S2 b 0 1 S17 b 0 1 V16 V30
3 0 1 A x x x x x V1 V15 S3 b 0 1 S18 b 0 1 V16 V30
SMT 1
4 C3 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S4 b 0 1 S19 b 0 1 V16 V30
5 1 1 A x x x x x V1 V15 S5 b 0 1 S20 b 0 1 V16 V30
6 C4 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S6 b 0 1 S21 b 0 1 V16 V30
7 0 1 A x x x x x V1 V15 S7 b 0 1 S22 b 0 1 V16 V30
8 C1 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S8 0 0 0 S23 y x x V16 V30
9 1 1 A x x x x x V1 V15 S9 b 0 1 S24 b 0 1 V16 V30
10 C2 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S10 b 0 1 S25 b 0 1 V16 V30
11 1 1 A x x x x x V1 V15 S11 b 0 1 S26 b 0 1 V16 V30
SMT 2
12 C3 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S12 b 0 1 S27 b 0 1 V16 V30
13 E 1 A x x x x x V1 V15 S13 b 0 1 S28 b 0 1 V16 V30
14 C4 0 0 1 1 0 1 1 V1 V15 S14 b 0 1 S29 b 0 1 V16 V30
15 E 1 A x x x x x V1 V15 S15 b 0 1 S30 b 0 1 V16 V30
MVT : Mot de verrouillage de trame (Trame Paire) Vn : Mot de la voie n
VMT : Mot de verrouillage de multitrame y : Bit d’alarme distant VMT
= 1 : Alarme = 1 : Appel sur voie n
A : Bit d’alarme distant MVT Sn : Signalisation de la voie n
= 0 : Pas d’Alarme = 0 : Pas d’appel

STRUCTURE DE LA MULTITRAME

La multitrame est composée de numérotées de 0 à 15. Elle est divisée en deux (2)
Sous Multitrame (SMT) de huit (8) trames chacunes (2 048 bits). A l’aide des Les deux (2) bits E des deux (2) dernières trames impaires sont utilisés pour
bits C1 à C4 des procédures d'exploitation et de contrôle d'erreur CRC4 peuvent signaler la réception de SMT erronées. Soit le bit E de la trame 13 pour indiquer
être mise en place. Les SMT constituent alors le bloc de Contrôle de Redondance la réception d'une SMT 1 en erreur, et le bit E de la trame 15 pour indiquer une
Cyclique 4 (CRC4). erreur sur la SMT 2.

Le bit 1 des IT0 des trames paires (contenant le MVT) est utilisé pour transmettre Le bit 1 des six (6) autres trames impaires sont utilisés dans le processus de
le CRC4 de la SMT. Il y a quatre (4) bits de CRC4 par SMT. verrouillage de la multitrame, dont le code de verrou est 001011 (trames 1, 3,
5, 7, 9 et 11).
Calcul du CRC4
Les bits de CRC reçus dans la SMT N sont ceux de la SMT (N - 1). Ils b - Verrouillage de la multitrame
représentent le reste de la division de la représentation polynomiale P’(x) de Une trame sur deux (voir a-) est verrouillée par le MVT (0011011, bits 2 à 8)
la SMT (N - 1) par le polynôme générateur G(x). A la réception, on le présent dans l’IT0 de la trame. La multitrame par contre, est verrouillée en deux
recalcule après avoir extrait les bits Cx (mis à zéro) qui le compose. S’il y a (2) étapes :
divergence, c’est qu’il y a présence d’au moins une (1) erreur de - Recherche du VMT (0000) dans les bits 1 à 4 de l'IT16 de la trame 0 ;
transmission. A contrario, il n’y a aucune erreur.
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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE
- Recherche du verrou 001011 dans le bit 1 de l’IT0 des trames 3 - Problèmes de la transmission en ligne
impaires 1, 3, 5, 7, 9 et 11.
Les systèmes numériques sont des systèmes 4 fils (2E / 2R) constitués des
éléments suivants :
‚ TNE 1 ou 2G fait de codeur, de multiplexeur et de transcodeur ;
V - Transmission du signal numérique
‚ Supports de transmission (câbles (coaxial, quarte étoile, etc), autres :
Après codage et multiplexage des signaux, nous arrivons maintenant au problème FH, FO) ;
de la transmission numérique du signal obtenu. C’est-à-dire des éléments binaires
de fréquence d’horloge rectangulaire égale à celle TNE : 2,048 MHz et appelée ‚ Régénérateur, régénère les signaux.
Fréquence Bit (FB) ou Fréquence Horloge (FH) ou Fréquence Rythme (FR). Emetteur Régénérateur Récepteur

?
TNE 1 TNE 1

Transco

Transco

Voie 1 Voie 1 /

deur

deur
TNE 1 TNE 1 Allée ou ou
ou ou TNE 2 TNE 2
Voie 1 TNE 2 Transmission TNE 2 Voie 1

Transco

Transco
TNE 1
/• TNE 1

deur

deur
Retour ou ou
TNE 2 TNE 2
Dans la majorité des cas, les lignes utilisées sont constituées de tronçons séparées
Récepteur Emetteur
par des transformateurs ou translateurs (adaptation d’impédance, etc.) qui se
comportent comme un filtre passe haut, ne laissant passer ni le courant continu,
ni les fréquences basses et très basses. Les problème rencontrés en transmission en ligne sont dus à :
Or le signal numérique présente les caractéristiques suivantes. ‚ la bande passante limitée des supports ;
‚ l'affaiblissement apporté par ceux-ci ;
1 - Signal numérique ‚ les distorsions.
C'est une suite de bit "0" et "1" équiprobable (ayant la même probabilité Pour régénérer les impulsions, le régénérateur devra posséder l'information
d’apparition) chacun de durée T = 488 ns et appelé code Binaire NRZ. C’est un d’horloge du signal. Or l'information d’horloge disparaît après une longue suite
code à deux (2) états (binaire) : Valence 2. de "0" rendant impossible la régénération du signal.
Dans le code binaire NRZ, pendant toute la durée du temps bit T : Cet inconvénient est éliminé en effectuant une opération supplémentaire lors du
transcodage en empêchant l’apparition d’une longue suite de "0" afin de
‚ lorsque le bit est à "0", on lui associe une tension V1 ;
maintenir la densité binaire. A la fin de cette opération supplémentaire, nous
‚ lorsque le bit est à "1", on lui associe une tension V2 ; obtenons le code HDB3 (Haute Densité Binaire 3).
‚ généralement V1 = 0 V et V2 = + V (code unipolaire) (si V1 • V2 • 0 : code
bipolaire).
u(t) W(f)
90 % de l'énergie totale VI - Code HDB3
Composante Il interdit la succession de quatre (4) "0". En d'autres termes, il n'autorise que
1 0 1 0 1 continue
1 1 1 trois (3) "0" successifs, le quatrième étant remplacé par un "1".
t 2F 3F f
T F
Représentation temporelle du code NRZ Représentation Spectrale du code NRZ u(t
1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1
NRZ
t
Ce code binaire est appelée NRZ (Non Retour à Zéro) pour signifier que la T
tension + V correspondant à "1", est présente pendant toute la durée de 1 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 1
RZ
l’intervalle T 50% T t
Bipola
Constat : B V B V
HDB3
‚ Absence d'énergie à la fréquence bit : 1/T ƒ horloge impossible à T V V t
retrouver ;
‚ Présence d'une composante continue, valeur moyenne non nulle à
F = 0 Hz; Règles générales de formation du code HDB3:
‚ Maximum d’énergie aux basses fréquences ; ‚ Deux (2) viols consécutifs doivent être de polarité opposée ;
‚ Présence d'énergie aux basses et hautes fréquences. ‚ Le 4e "0" d'une suite de 4 "0" est émis avec la même polarité que le
dernier "1" ;
Le signal binaire NRZ ou NRZ ne peut être transmit sur une ligne ayant un ‚ Lorsque le nombre de "1" entre deux viols consécutifs est impair, on émet la
transformateur différentiel (circuit permettant la conversion 2 fils/4 fils). séquence 000V ;
Pour le transmettre en ligne, il convient donc de pallier ces inconvénients en ‚ Lorsque le nombre de "1" entre deux viols consécutifs est pair ou nul, on
faisant subir à son spectre d'énergie une modification : c'est le transcodage. émet la séquence B00V ; B signifie bourrage et respecte la règle de
bipolarité.
2 - Transcodage
C'est l'opération consistant à adapter ou modifier le spectre d'énergie d'un signal
pour sa transmission en ligne. A la fin de cette opération, le signal ne doit VII - Systèmes de transmission numérique
contenir aucune composante continue et permettre la récupération de
Il existe deux (2) grands systèmes de transmission numérique :
l'horloge.
‚ Les Anisochrones (Plesiochronous Digital Hierarchy : PDH) ;
La transformation retenue est le code RZ 50% bipolaire. Dans ce code, les bits
"0" sont représentés par une tension nulle pendant toute la période T. Tandis que ‚ Les Synchrones (Synchronous Digital Hierarchy : SDH).
les bits "1" sont représentés alternativement par la tension positive et négative
pendant la première moitié de T (T/2) et revient à une tension nulle pendant la
deuxième moitié (T/2).
u(t) 1 - TNE 2G
1 0 1 0 1 W(f) Le Terminal Numérique d'Extrémité Deuxième Génération ou TNE 2G est
1 1 1
NRZ
T t l'équipement chargé de récevoir les différentes voies analogiques, de les coder, de
former la trame de base G.704 et d'effectuer le transcodage du train numérique
u(t) obtenu. La différence majeure avec les autres équipements numérique (TNM) est
1 0 1 0 1 1 1 1 FH/2 F 2FH 3FH f
RZ 50% qu'à son entrée ne figure que des signaux analogiques et à la sortie des signaux
Bipolaire t Représentation Spectrale du code RZ
T 50% Bipolaire numériques.
Comme son nom l'indique, c'est le deuxième équipement de sa génération. Le
Constat : premier était le TNE 1G. Ils sont identiques du point de vu fonctions, mais
‚ Energie maximale à la fréquence bit : FH / 2 ; différent au niveau des méthodes utilisées : Codage Série - Parallèle pour le TNE
2G et Série pour le TNE 1G, etc.
‚ Pas de composante continue, valeur moyenne nulle ;
Ce signal est maintenant adapté pour la transmission en ligne.

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

- 48 V
ALIMENTATION Synoptique du TNE 2G
Convertisseur Ala

+12 V -12 V +5 V -13 V -13 V


Organe de Voie
CODEC
Ent. 1
4kHz Codage
30 Ech

Surveillance
Base
De temps
30
Sort Décodage
4kHz Jonction HDB3
1

HDB 3
Trans
B . T. G. codeur
Code NRZ
Base de Multi
Ala Bouclage
temps
FHorloge par
GTR Alarme Info FH Em. plexeur
Cavalier
Blocage Défaut
Joncteur Base de Code NRZ

HDB 3
temps SYNCHRO Trans
FHorloge
Rec. codeur
FHr

Organe de Signalisation
TRON Dispositif
Insertion
-13 V IT 16
TRON
Dispositif
RON Extraction
IT 16

B . T . S.

2 - PDH Ceux-ci seront à leur tour multiplexés dans les Terminaux Numérique de
Les affluents numériques sont dits anisochrones ou plésiochrones lorsqu'ils ont le Multiplexage (TNM) de l’Avis G.742 par groupe de quatre (4) afin d'obtenir la
même nombre d'éléments binaires et leurs fréquences d'horloge voisines. trame G.702 à 8,448 Mbits/s et de rythme 8,448 MHz ±560 Hz.
Ces affluents sont des multiplex de 30 voies téléphoniques issues des TNE 1 ou Nous avons au total quatre (4) hiérarchies normalisées allant de 2 à 140 Mbit/s.
2G et formant la trame G.704 ou trame de base MIC à 2 Mbits/s et de
fréquence d'horloge 2,048 MHz ±102 Hz. On passe d'une hiérarchie à l'autre en multipliant les affluents par quatre (4). Les
différentes trames formées sont aussi appelées trains numériques (TN) ou blocs
numériques (BN).

2 Mbit/s 8 Mbit/s 34 Mbit/s 140 Mbit/s 34 Mbit/s 8 Mbit/s 2 Mbit/s


30 voies 120 voies 480 voies 1 920 voies 480 voies 120 voies 30 voies

1 M D
M D
D
Voies analogiques

M
Commutateur

E
numérique

30
1

R
D D M
30 M
D M

TNE 1 TNM TNM TNM TNM TNM TNM


Ou 2G 2-8 8-34 34-140 34-140 8-34 2-8
Mbit/s Mbit/s Mbit/s Mbit/s Mbit/s Mbit/s
140 Mbit/s
34 Mbit/s

34 Mbit/s
2 Mbit/s

8 Mbit/s

8 Mbit/s

2 Mbit/s
Ligne

Ligne

Ligne

Ligne

Ligne

Ligne

Ligne

CENTRE 1 CENTRE 2 CENTRE 3 CENTRE 4 CENTRE 5 CENTRE 6 CENTRE 7 CENTRE8

: Terminaux de ligne M : Multiplexeur D : Démultiplexeur


Système de transmission PDH

Nombre Débit binaire Désignation 1 E2 = 30 Voies 1 E2 = 4 E1 1 E3 = 4 E2 = 16 E1 1 E4 = 4 E3 = 64 E1


Ordre Appellation
de voies en Mbit/s Mbit/s
1 30 2,048 2 E1 3 - SDH
2 120 8,448 8 E2 C'est le système de transmission numérique synchrone décrit dans l'avis G.709,
3 480 34,368 34 E3 dans lequel les affluents sont isochrones (ont le même rythme).
4 1 920 139,264 140 E4 Il a été conçu pour répondre au besoin sans cesse croissant de débit élevé et pour
5 7 680 564,992 565 E5 palier les inconvénients du PDH (non flexibilité, non visibilité, difficulté
d'exploitation).
Hiérarchie plésiochrone / plésiosynchrone européenne

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE
Il est aussi hiérarchisé et sa trame de base s'appelle Synchronous Transport TD Chapitre III : TRANSMISSION NUMERIQUE
Module level 1 (STM1) avec un débit de 155,52 Mbit/s qui peut contenir
n'importe qu'elle affluent PDH. Rappels
On passe d'une hiérarchie à l'autre en multipliant les affluents par quatre (4). Technique : ensemble des procédés et des méthodes d'un art, d'un métier.
Type : ensemble des traits caractéristiques d'un groupe, d'une famille de choses.
Débit binaire Désignation Mode : Manière générale dont un phénomène se présente, dont une action se fait.
Ordre Appellation
en Mbit/s Mbit/s
Méthode : Manière de dire, de faire, d'enseigner une chose suivant certains
1 155,52 155 STM 1 principes et avec un certain ordre.
2 622,08 622 STM 4
3 2 488,32 2 500 STM 16 Exercice 1 : Cours Précédents
4 9 953,28 10 000 STM 64 1. Calculer les différentes puissances des signaux au point X, si en un point de
5 39 813,12 40 000 STM 256 référence propre du système la puissance est P1 = 3 mW et nr = 0 dB, nr = +3
dNp et nr = - 3 dB
Hiérarchie Numérique Synchrone
2. En un point de ligne, on mesure une puissance de 9 dBm. Quelle est la valeur
en dBm du tiers de cette puissance ?
3. Au point O d’un circuit, le niveau absolu d’un signal est de –10 dBmO. Ce
VIII - Qualité de liaisons signal traverse les villes A (O se situe en A), B et C. Les affaiblissements
Le calcul des puissances reçus ne suffit pas à juger la qualité d’une liaison, il faut respectifs entre ces villes par rapport au point origine O (0 dBr) sont : 3,5 dB
en plus connaître au moins le rapport signal sur bruit S/B à l’extrémité de cette et 2 dB.
liaison. Quelle est la valeur en dBm au point C de ce signal ?
4. Soit une liaison de transmission par satellite possédant les caractéristiques
suivantes :
1 - Qualité en Analogique
Satellite : système de l'antenne réceptrice avec un gain G1 = 12 dB.
La qualité en analogique (d’un signal ou d’un conduit ou d’un circuit analogique)
est régis par : Un amplificateur avec un gain de G2 = 43 dB.
‚ le niveau du signal reçu (Pr /Pe) : affaiblissement totale de la liaison ; Système de l'antenne émettrice avec un gain G3 = 21 dB.
‚ le bruit ajouté au signal (extérieur : bruit électromagnétique ou La station Emettrice avec un gain de G4 = 18 dB
impulsif, électromécanique, acoustique, thermique) ; La station Réceptrice avec un gain de G5 = 45 dB
‚ les échos essentiellement dues à la désadaptation d’impédance des L'affaiblissement total que subit le signal sur toute la liaison est de A = 160 dB.
circuits 2 fils/4fils ; La puissance d'émission est de 1,2 kW.
‚ les distorsions subies par le signal. a. Calculer le niveau absolu de puissance à l'émission.
La qualité s'évalue en analogique, précisément en téléphonie analogique par b. Calculer le niveau absolu de puissance à la sortie du système.
l'équivalent de référence Q ou Aeq = 36 dB reparti comme suit :
5. Qu'es-ce que la modulation ?
‚ Réseau national : émetteur Aeq = 21 dB et récepteur Aeq = 12 dB ;
a. Quels sont les buts poursuivis par la modulation ?
‚ Réseau International : Aeq = 3 dB.
b. Quels sont les grands types de modulation ?
Les autres critères d'évaluation de la qualité sont le temps ou délai de
c. Donner l'expression u2 du signal modulé en amplitude.
transmission qui doit être inférieur à 150 ms et le rapport S/B doit être
supérieur à 50 dB en téléphonie. d. Donner l'expression de la largeur de bande occupée par ce signal u2.
e. Donner l'expression u3 du signal modulé en fréquence.
2 - Qualité en Numérique f. Donner l'expression de la largeur de bande occupée par ce signal u3.
Tout canal de transmission étant imparfait (bruit blanc), le signal numérique g. Donner aussi l'expression de l'indice de modulation —.
connaîtra aussi les mêmes défauts de transmission que le signal analogique h. Citez les groupes de base utilisés en multiplexage analogique.
(Affaiblissements, distorsions).
i. Donner les caractéristiques du générateur normal ?
La qualité en transmission numérique est évaluée par d'autres critères outre celui
du rapport S/B (entre 30 et 36 dB en téléphonie) qui sont :
Exercice 2
‚ Les Erreurs Binaires ou Erreurs Bloc désignent le Taux d'Erreur Bit (TEB
ou BER) : représente le rapport entre le nombre de bits erronés reçues et le Soit T = durée du bit (D = 1/T : nombre de bit transmis par seconde)
nombre de bits transmis. En téléphonie, TEB doit toujours être inférieur à 10- et TM = durée du moment ( R = 1 / R : nombre de moment par seconde).
6
(BER > 10-3, liaison mauvaise). 1. Calculer et comparer R et D, si pour un bit :
La détection de cette erreur peut se faire par détection par parité, par Bit - T = 1 ms et TM = 1 ms
Interleave Parity n ou Parité Bit Entrelacée d'ordre n : BIPn ou par Code à
- T = 1 ms et TM = 0.5 ms
Redondance Cyclique CRC.
- T = 0.001 ms et TM = 0.008 ms,
‚ Les erreurs code ou erreurs ligne causées par les défauts du canal. La
détection de cette erreur se fait par un dispositif approprié. Ex : HDB3, les 2. En déduire combien de moments avons-nous par bit, et la valence du signal.
viols sont bipolaires entre eux, toute incohérence est détectée comme une
erreur. Exercice 3 : Cours
Les erreurs survenant souvent par paquets aléatoires, l'UITT a défini de nouvelles 1- Qu'es-ce que la transmission numérique ?
recommandations afin d’uniformiser la mesure de la qualité du signal ou du 2- Donnez les avantages (3) de la transmission numérique.
conduit numérique. Entre autre l'Avis G.821 pour des liaisons de 64 Kbit/s de 3- Donner les valences des signaux tétravalent et bivalent.
1 250 Km aux extrémités nationale et 25 000 Km de liaison internationale (soit
27 500 Km) avec comme paramètres d’erreurs : 4- Soit un signal de moment TM = 10-3 s. Quelle est sa rapidité de
modulation ?
‚ SAE : Seconde Avec Erreurs = période de temps d’une seconde (1 s)
5- Si R = 8 000 bd, quelle est la durée T du signal, si TM = T/4 ?
comptant au moins une (1) erreur– TEB ‘ 1/64.103 = 1,5625.10-5 et faire
moins de 8 % de TO ; 6- Donner les caractéristiques du signal numérique.
‚ SGE : Seconde Gravement Erronée = période de temps d’une seconde (1 s) 7- Dessiner deux (2) périodes d'un signal numérique binaire ou bivalent
comptant au plus 64 erreurs – TEB ‘ 10-3 = 1/64 et faire moins de 0,2 % d'états significatifs +1 et – 1.
de TO (Temps d'Observation = un mois). 8- Quelles sont les différentes étapes du MIC ?
Les SAE sont inaudibles en phonie. Les SGE étant les plus gênants, c’est ce 9- A quel niveau est ramenée l'impulsion reçue lors de l'opération de
paramètre qui sera le plus surveillé. Une liaison est déclarée Indisponible quantification ?
après 10 SGE consécutives. 10- Qu'es-ce que le transcodage ?
Il existe aussi l'Avis G.826 pour des liaisons de plus de 64 Kbit/s et de 27 500 11- Donner le débit utile du TN1.
Km de long ayant les mêmes critères pour le SGE mais différents pour le SAE.

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE
12- Soit la séquence suivante 0000 0101 1100 0011. Représenter le signal
HDB3 équivalent.

Exercice 4
Soit une ligne téléphonique analogique de fréquence extrême de la bande
passante 300-3400 Hz. La rapidité de modulation est de 1 200 Bauds et les
signaux sont de valence 16.
1- Quel est le débit binaire de la ligne ?
2- On suppose que la ligne présente un rapport S/B de 34 dB. Quelle est la
capacité théorique de cette ligne ?
3- On veut numériser la voix téléphonique en utilisant la méthode du MIC.
a. Décrire les différentes étapes correspondantes à la numérisation.
b. Calculer la valeur du débit de numérisation de la parole sachant
que le codage se fait sur 8 bits ?
4- Un codeur situé à l'extrémité émettrice de cette ligne reçoit un échantillon de
-1 429 mV. On a Umax = 3,072 mV, donner la séquence binaire SABCWXYZ
de cet échantillon :
a. Si le codeur utilise un codage série linéaire.
b. Si le codeur utilise un codage série dichotomique ou la loi G.711 du
CCITT.
5- A la réception un décodeur reconstitue le signal codé.
a. Trouver le signal décodé.
b. Retrouver la tension quantifier Vq, restituée Vr, le bruit de quantification
et le rapport signal/bruit (S/B).
c. Faites la représentation HDB3 de la séquence suivante : 1000 0111 0000
1011

Exercice 5
On dispose d'un TNE 2G dans notre système de transmission. La tension
maximale qu'admet son codeur étant de 4,096 V, il reçoit à son entrée une tension
Ve = 3,072 V à coder et émettre en ligne.
1- Trouver la séquence binaire de cette tension à la sortie du codeur ?
2- Représente cette séquence en utilisation les signaux NRZ, RZ 50 % Bipolaire
et HDB3.
3- A la réception, un décodeur restitue la tension Ve préalablement codée.
Calculer la tension quantifiée ayant permis de coder Ve, le bruit de
quantification et le rapport signal/bruit (S/B).
4- Ce décodeur utilise maintenant la restitution à demi échelon. Calculer dans
cette condition, la tension restituée Vr, le nouveau bruit de quantification et
le rapport signal/bruit (S/B).
5- Quel est l'intérêt de cette restitution à demi échelon ?
6- Donner le débit utile du TN2.
7- Soit la séquence suivante 1000 0111 0000 1011. Représenter le signal HDB3
équivalent.

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Chapitre III TRANSMISSION NUMERIQUE

Correction
Exercice 1
Soit T = durée du bit (D = 1/T : nome de bit transmis par seconde) et TM = durée
du moment (R = 1 / R : nombre de moment par seconde)
On a :
‚ si T = 1 ms et TM = 1 ms D = 1 000 bit/s et R = 1 000 Bauds => D = R
‚ si T = 1 ms et TM = 0.5 ms D = 1 000 bit/s et R = 2 000 Bauds => 2
bit par moments, D < R
‚ si T = 0.001 ms et TM = 0.008 ms D = 1 000 000 bit/s et R = D/8 = 8 000
000 Bauds => 8 moments par bit, code a 2^8 = 64 niveaux, D < R

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