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PSI - Lycée Bellevue Devoir Maison n˚6

Sciences Physiques Pour le mardi 23 novembre 2010


Devoir Maison n˚6

À rendre pour le mardi 23 novembre 2010

Électrostatique

I Généralités sur les plasmas


Un plasma est un ensemble de charges positives et négatives libres en interaction coulombienne. On ne
considère que les plasmas complètement ionisés et globalement neutres.
Données :
⋆ On note T la température en K et ne et np respectivement les densités d’électrons et de protons,
exprimées en m−3 .
⋆ Charge élémentaire e = 1, 6.10−19 C ;
Constante de Boltzmann kB = 1, 4.10−23 J.K−1 ;
Permittivité du vide ε0 = 8, 8.10−12 F.m−1 .
⋆ On rappelle quelques expressions d’analyse vectorielle en coordonnées sphériques :


− 1 ∂ 2  1 ∂ 1 ∂Aϕ
div( A ) = r A r + (sin θAθ ) +
r 2 ∂r r sin θ ∂θ r sin θ ∂ϕ
2
1 d
∆f (r) = [rf (r)]
r dr 2
1. Donner un ordre de grandeur de l’énergie cinétique moyenne hEc i d’un électron en fonction de la
température T .
2. Estimer la distance moyenne entre deux électrons en fonction de la densité ne .
3. En déduire un ordre de grandeur de l’énergie potentielle d’une paire d’électrons hEp i en fonction
de e, ne et ε0 .
hEp i
4. On définit le rapport Γ = . Donner son expression et calculer son ordre de grandeur pour les
hEc i
différents plasmas répertoriés ci-dessous.

Plasma ne (m−3 ) T (K)


Vent solaire 7, 1.106 1, 3.105
Couronne solaire 1015 106
Ionosphère terrestre 1012 103
Métal solide typique 1029 102
Intérieur stellaire 1033 107

Le régime Γ ≪ 1 correspond au plasma dit cinétique et Γ ≫ 1 au plasma dit collisionnel. Justifier


succinctement ces dénominations.

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On considère un proton au repos dans le plasma et on cherche le potentiel qui règne au voisinage de
ce proton. On admet qu’à l’équilibre thermodynamique, les densités volumiques des électrons et des
protons autour de ce proton sont données par :
!
eV (r)
ne (r) = n0 exp
kB T
!
eV (r)
np (r) = n0 exp −
kB T

où V (r) est le potentiel électrique régnant à la distance r du proton de référence et n0 une constante
(exprimée en m−3 ).
5. Commenter brièvement l’origine des relations ci-dessus.
6. Déterminer une équation différentielle impliquant le potentiel électrique V (r).
7. On se place dans la limite Γ ≪ 1 (plasma cinétique). Montrer que le potentiel prend alors la forme
suivante : !
e r
V (r) = exp −
4πε0 r λD
Donner l’expression de λD , appelée longueur de Debye.
8. Tracer la courbe V (r) et la comparer à celle du potentiel créé par une charge ponctuelle.
À quelle échelle spatiale peut-on considérer que le plasma est neutre ?
Quel est le phénomène ainsi mis en évidence ?
9. Calculer la longueur de Debye pour le vent solaire. Quelle en est la conséquence directe pour les
satellites ?

Magnétostatique

II Éléments de magnétostatique
II.A. Propriétés du champ magnétique
1. Décrire l’expérience historique d’Œrsted qui a fait apparaître le rapport insoupçonné entre l’électricité
et le magnétisme. La dater.


2. Un élément dℓ d’un conducteur filiforme parcouru par un courant électrique d’intensité I est placé
en un point P de l’espace.
−−→ →

(a) En posant − →r = P M = r ~u où ~u est un vecteur unitaire, exprimer la contribution d B (M) au
champ magnétique total, créée par cet élément en un point d’observation M. Faire un schéma
en précisant les orientations.
(b) Comment s’appelle cette loi ? En quelle année approximativement a-t-elle été énoncée ?
(c) Par quelle relation simple la perméabilité du vide µ0 est-elle liée à la permittivité du vide ε0 ?
3. Le champ magnétique est dit à flux conservatif. Traduire physiquement cette propriété :
⋆ en termes de surface fermée
⋆ en terme de surface ouverte et de section d’un tube de champ.
Quelle est la conséquence sur les lignes de champ ?

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4. Énoncer et dater le théorème d’Ampère. Quel est son intérêt ? Expliquer à l’aide d’un dessin comment
le signe est affecté aux courants algébriques.
5. Les résultats des questions 2, 3 et 4 restent-ils valables lorsque le courant électrique, source du
champ magnétique, est variable dans le temps ? (dans les trois cas, préciser les domaines éventuels
de fréquence permettant de conserver ces lois).

II.B. La spire circulaire


Une spire circulaire de centre O, d’axe (Oz) et de rayon a est parcourue par un courant d’intensité I.
À partir d’un point M0 de son axe, elle est vue sous un angle 2α.

Figure 1 –



6. Après avoir examiné les propriétés de symétrie, déterminer le champ B (M0 ) en fonction de α et de
µ0 I
la valeur du champ au centre B(O) = .
2a
7. Tracer la courbe B0 (z) correspondante.
8. Un point M voisin de M1 se trouve à la même abscisse z mais à une distance r de l’axe. On
note B0 (z) = Bz (r = 0, z). Montrer à partir de la conservation du flux que, si r est suffisamment
petit par rapport à a, la composante radiale du champ en M s’écrit

r dB0 (z)
Br (r, z) ≈ −
2 dz

Quel est le signe de B(r, z) ? Était-il prévisible ?


9. Esquisser et orienter les lignes de champ magnétique autour de la spire et de son axe.

II.C. Le solénoïde
Un solénoïde d’axe (Oz) est constitué d’un bobinage serré modélisé par n spires circulaires par unité
de longueur. Les spires ont un rayon a et sont parcourues par un courant d’intensité I.

Figure 2 –

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On considère une épaisseur dz de spires au point P de cote z et un point M sur l’axe à partir duquel
les extrémités du solénoïdes sont vues sous des angles α1 et α2 (orientés positivement dans le sens indiqué
sur la figure 2).


10. Déterminer l’expression du champ magnétique B (M) en un point M quelconque de l’axe en fonction
de α1 et α2 .
11. Quelle est, en fonction de a et de la longueur L du solénoïde, la valeur du champ au centre du
solénoïde ? Que devient cette valeur si le solénoïde est infiniment long ?
12. Pour quelle valeur du rapport L/2a peut-on considérer que le champ au centre diffère de moins de 1%
de celui du solénoïde infiniment long ?
13. Montrer qu’à l’intérieur et à l’extérieur d’un solénoïde infiniment long, le champ magnétique est

− →

uniforme. Quelles sont ses valeurs respectives B 1 et B 2 ? Le champ est-il continu ? Commenter.

II.D. Le dipôle magnétique


Soit C une boucle filiforme circulaire de rayon a, de centre O et parcourue par un courant d’intensité I.
Le point d’observation est M tel que OM = r.

Figure 3 –

14. En quoi consiste l’approximation dipolaire ? Par quelle inégalité se traduit-elle ?


−→
15. Comment est défini le moment magnétique dipolaire M dans le cas considéré ?
Les composantes Br , Bθ et Bϕ en coordonnées sphériques du champ magnétique créé au point M


par un dipôle magnétique placé en O, de moment M = M ~uz sont données par les expressions

µ0 2M cos θ µ0 M sin θ
Br = ; Bθ = ; Bϕ = 0
4π r3 4π r3

16. Pour quelles valeurs de l’angle α le champ au point M0 sur l’axe de la spire circulaire de la ques-
tion 6 diffère-t-il de moins de 1% de celui du dipôle équivalent ? Il est conseillé d’établir le rap-
port Bspire/Bdipôle au point M0 en fonction de α et de donner la valeur numérique de l’angle limite
en degrés.
17. Établir dans un plan ϕ = cste l’équation r(θ) des lignes de champ en introduisant pour chaque ligne
de champ une constante r0 = r(θ = π/2) et les représenter graphiquement en pensant à les orienter.
18. En déduire qualitativement comment varie l’intensité du champ magnétique le long d’une ligne de
champ. Que se passe-t-il au voisinage du point O ?
19. Quelle est l’importance de la notion de dipôle magnétique au niveau microscopique ? Donner la
définition, l’expression et la valeur numérique du magnéton de Bohr.

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Figure 4 –

Thermochimie

III Étude thermodynamique de la synthèse d’éthanol


L’éthanol fut d’abord un produit fabriqué par fermentation de divers composés d’origine agricole :
– jus sucrés (mélasses résiduelles des sucreries),
– jus amylacés (céréales, pomme de terre),
– résidus bisulfitiques de pâtes à papier.
C’est seulement après la seconde guerre mondiale que l’éthanol de synthèse supplanta l’alcool de fer-
mentation. Avant 1948, on utilisait le procédé sulfurique qui ne sera pas étudié ici. La première unité
utilisant le procédé d’hydratation directe fut démarrée par Shell en 1948 aux États-Unis.
On fait réagir en phase gazeuse, de l’éthylène (ou éthène) avec de la vapeur d’eau pour produire de
l’éthanol. Cette réaction conduit à un état d’équilibre.
L’équation de la réaction est

C2 H4 (g) + H2 O(g) ⇋ C2 H5 OH(g)

La constante d’équilibre associée à cette réaction est notée K 0 .


On dispose des données thermodynamiques suivantes :

C2 H4 (g) H2 O(g) C2 H5 OH(g)


∆f H 0 (298 K) en kJ.mol−1 52, 5 −241, 8 −235, 1
0
Sm (298 K) en J.K−1 .mol−1 219, 6 188, 8 282, 7
CpmO en J.K−1 .mol−1 43, 6 33, 6 65, 4

où ∆f H 0 et Sm0
représentent respectivement l’enthalpie standard de formation et l’entropie molaire
standard et Cp,m représente la capacité thermique molaire standard isobare supposée indépendante de la
0

température.
On rappelle la valeur de la constante des gaz parfaits R = 8, 314 J.K−1 .mol−1 .
1. Définir l’expression "état standard".
2. Déterminer, en justifiant, la variance du système à l’équilibre. Quelle conséquence déduire de la valeur
obtenue ?

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3. Établir la relation entre les pressions partielles des constituants du mélange gazeux à l’équilibre et
la constante K 0 .
4. Calculer l’enthalpie standard et l’entropie standard de la réaction à T1 = 400 K.
5. En déduire la valeur de la constante d’équilibre K1 = K 0 (400 K) à cette température.
6. Les réactifs étant introduits en proportions stœchiométriques, on appelle taux d’avancement, noté α,
le nombre de moles d’éthanol formé par mole d’éthylène initial.
(a) Exprimer la relation entre la constante d’équilibre K 0 , le taux d’avancement à l’équilibre αeq ,
la pression totale P et la pression standard notée P 0 .
(b) Calculer αeq à T1 = 400 K sous P1 = P 0 = 1, 00 bar.
7. On veut étudier l’influence de la température T sur l’équilibre précédent.
(a) Prévoir, en justifiant, dans quel sens l’équilibre précédent est déplacé lors d’une élévation de
température à pression constante, le système étant fermé.
(b) Application : on élève la température de 150 K à partir de la valeur initiale T1 = 400 K.
Déterminer la valeur K2 de la constante K 0 à la nouvelle température.
En déduire la valeur du coefficient de dissociation αeq,2 une fois le nouvel état d’équilibre établi.
8. On veut maintenant étudier l’influence de la pression totale P sur l’équilibre précédent.
(a) Prévoir, en justifiant, dans quel sens l’équilibre précédent est déplacé lors d’une augmentation
de pression à température constante, le système étant fermé.
(b) Application : on considère l’équilibre à T1 = 400 K sous P1 = P 0 = 1, 00 bar.
On augmente la pression jusqu’à atteindre P3 = 10 bars, la température restant égale à 400 K.
Calculer la valeur du coefficient de dissociation αeq,3 une fois le nouvel état d’équilibre établi.
9. Expérimentalement on travaille à 300°C sous une pression de 70 bars.
Ces conditions expérimentales sont-elles en accord avec les prévisions faites précédemment ?

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