Vous êtes sur la page 1sur 20

LES NOUVELLES

BIOTECHNOLOGIES
OGM - Irradiation des aliments
1. LES OGM
 Un OGM est un organisme génétiquement modifié, cad qu’il a
subi une modification de son patrimoine génétique par
l’homme dans le but de lui conférer de nouvelles propriétés.
On change les caractéristiques génétiques par ajout,
suppression ou remplacement d’au moins un gène.
 Un organisme transgénique est un organisme qui n’existe pas
en tant que tel dans la nature, c’est un organisme totalement
artificiel.
 Les OGM sont utilisés dans les secteurs de l’industrie, de la
médecine, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.
 C’est dans le début des années 1980 que l’on réussit pour la
première fois à modifier génétiquement une plante et un
animal.
 En 1994, la première plante génétiquement modifiée (PGM)
est commercialisée.
 À partir de 1996 c’est le début de la culture des OGM en
plein champ. Depuis, des dizaines de variétés végétales (coton,
maïs, betterave, pomme de terre, soja, riz, blé, tomate, etc.) et
animales (saumon, porc, lapin, etc.) ont vu le jour.
 L’ISAAA (International Service for the Acquisition of Agribiotech
Applications) affirme qu’en 2010, un milliard d’hectares
cumulés ont été cultivés avec des cultures OGM dans le monde
!
 99% des OGM agricoles sont des plantes à pesticides,
c’est à dire, des plantes qui vont, soit produire un
insecticide leur permettant de résister à un insecte
ravageur, soit qui vont être capable d’absorber un
herbicide sans mourir.
 Les 1% restants sont des plantes résistantes aux
maladies virales, aux champignons, etc.
 Des études sont en cours, depuis déjà un certain nombre
d’années, pour créer des plantes adaptées à des
environnements hostiles (milieux arides, salins, etc.).
1.1- Plantes à valeurs nutritives modifiées:

 Certaines plantes ont été conçues pour apporter des


qualités nutritives qu’elles n’ont pas naturellement.
 C’est le cas du riz doré qui a été modifié pour produire
de la vitamine A.
 On l’appelle riz doré à cause de la béta-carotène qui
rend sa couleur jaune-orangée.
 Le problème ici est de savoir si la plante en question
produit toujours et si oui, dans quelles quantités, les
substances nutritives qu’elle produisait normalement
(vitamine E, chlorophylle…).
1.2- Plantes à pesticides

 La très grande majorité des plantes génétiquement


modifiées (PGM) actuellement commercialisées sont des
« plantes pesticides » : soit elles tolèrent un ou des
herbicides, soit elles produisent dans leurs cellules une
ou des protéines insecticides.
 Certaines plantes transgéniques cumulent les deux
caractéristiques.
 Argument de vente des entreprises : ces plantes vont
permettre de diminuer la quantité de produits
chimiques utilisés en agriculture et, par ricochet, de
diminuer la quantité de pétrole utilisée par les tracteurs
pour épandre ces produits.
 Ces plantes sont conçues pour produire par elles-mêmes un
pesticide.
 L’idée est à première vue plutôt bonne car l’agriculteur n’aurait plus
besoin d’utiliser ce pesticide en question car la plante la fabrique
toute seule.
 Le problème est de savoir l’impact que cette plante sur
l’environnement et sur la santé du consommateur.
 En effet, la plante fabrique automatiquement un pesticide et par les
racines largue cette substance dans le sol.
 Les pesticides sont, normalement, épandus en prévention ou lorsqu’il
y a un problème alors qu’ici la plante en crée en continu en toutes
circonstances, donc même en l’absence du problème.
 Quel est alors le bénéfice écologique si la plante crée cette
substance et l’injecte elle-même dans l’environnement ?
 L’Accumulation des pesticides dans les plantes à
pesticides:
 Un autre problème que posent ces plantes
est l’accumulation de ces pesticides dans ses tissus.
Quelles sont alors les répercussions sur l’animal qui les
mangera et de l’homme qui mangera l’animal ?
L’impact des OGM sur la santé:

 Nombreux sont ceux qui affirment que les OGM sont


sans danger pour la santé. Les États-Unis et le Canada
en consomment en effet depuis les années 1996.
 L’OMS précise que les OGM présentement
commercialisés ont subi toutes les évaluations de risques
nécessaires avant leur commercialisation et qu’ils sont
examinés plus soigneusement que les aliments
traditionnels pour la recherche d'effets potentiels sur la
santé et l'environnement.
 À ce jour, la consommation d’OGM n'a pas provoqué
d'effets indésirables connus sur la santé.
 Il est en revanche totalement impossible de savoir si les
OGM ont des effets négatifs sur la santé car le terme
« organisme génétiquement modifié » n’apparait sur
aucun emballage d’aliment. Il est donc impossible pour
un médecin d’établir le lien de cause à effet d’un
OGM. Des millions de personnes en consomment
quotidiennement sans le savoir !

 Comme c’est quelque chose de relativement nouveau,


nous sommes en mesure de nous demander s’il n’y aura
pas également des conséquences sur le long terme,
dans 20 ou 30 ans.
2. Irradiation des aliments
 L'irradiation consiste à exposer les aliments à une
source de rayons ionisants provenant du cobalt 60, ou
bien aux rayons X ou aux faisceaux d'électrons produits
par des accélérateurs d'électrons.
 C’est une technique développée par des
entreprises agroalimentaires parce que les
aliments ainsi irradiés s'abîment moins et donc se
conservent plus longtemps.
 Elle est actuellement autorisée dans 40 pays, sur un
nombre croissant de denrées alimentaires. Toutefois, le
volume d'aliments irradiés disponibles sur le marché
demeure très faible.
 L'irradiation des aliments fait l'objet d'études depuis
une cinquantaine d'années.
 En 1980, un comité mixte OMS/FAO/AIEA
(International Atomic Energy Agency) d'experts sur
l'irradiation des aliments a conclu que l'irradiation de
denrées alimentaires à une dose globale moyenne de
10 kGy (kilogray) ne représente aucun danger d'ordre
nutritif, microbiologique et toxicologique, et que
l'évaluation toxicologique des aliments ainsi traités
n'était plus requise (FAO/IAEA/WHO,1981).
 L'irradiation représente une solution de remplacement à
l'utilisation de gaz chimiques toxiques pour la désinfestation
des céréales et autres denrées alimentaires.

 Des doses de moins de 1 kGy sont suffisantes pour la


désinfestation des céréales, des fruits et des légumes.

 On a recours à des doses beaucoup plus élevées (jusqu'à 30


kGy) pour la stérilisation des épices et des herbes.

 La germination des pommes de terre, des oignons et de l'ail


est inhibée par l'irradiation à faibles doses, et ce procédé
peut aussi retarder la maturation des fruits et légumes et donc
prolonger leur conservation à l'état frais.
 Dans les viandes, les volailles et les fruits de mer,
une réduction significative des bactéries et parasites
pathogènes est atteinte avec des doses de 4,5 kGy
(7 kGy pour les produits congelés) .
 L'irradiation peut être effectuée sur des aliments
préalablement emballés, ce qui réduit les risques de
recontamination.
L'irradiation des aliments, combinée à d'autres
mesures de protection, constitue un outil efficace
pour combattre les bactéries pathogènes et les
parasites responsables des intoxications
alimentaires et des maladies diarrhéiques qui
affligent chaque année des millions d'individus et
qui causent de nombreuses pertes de vie.
 L'irradiation, un procédé «à froid», s'est avérée
efficace pour réduire de façon notable les organismes
pathogènes comme les salmonelles, Campylobacters,
listeria, trichine, vibrio, de même que les spores du
Clostridium botulinum.
 L'irradiation du poulet est autorisée dans de nombreux
pays, dont les États-Unis, qui viennent aussi d'autoriser
l'irradiation des viandes. Plusieurs pays asiatiques
procèdent aussi à l'irradiation des crevettes.
 Bien que l'innocuité et l'efficacité de l'irradiation
des aliments soient reconnue, l'industrie alimentaire
est lente à recourir à ce procédé en raison de son
coût très élevé et de la résistance de consommateur.
L'utilisation du nucléaire a mauvaise presse.
 L'irradiation ne peut à elle seule éliminer tous les
risques de contamination des aliments, mais
combinée à d'autres technologies elle constitue une
arme supplémentaire pour enrayer le nombre
croissant de toxi-infections d'origine alimentaire.
Inconvénients et questions sur la sécurité
alimentaire:
 À des doses supérieures à 6 kilogray, l'irradiation peut
dégrader les vitamines ainsi que d'autres nutriments, diminuant
ainsi les qualités nutritives du produit.
 Elle peut avoir un impact négatif sur le goût, l'odeur et la
texture des aliments traités. Par exemple, en France, la dose de
10 kilogray est autorisée pour le traitement des céréales, de la
farine de riz ou des épices, et la dose de 5 kilogray est
autorisée pour traiter la viande ou le poisson.
 Les aliments sont irradiés suffisamment longtemps pour que les
bactéries et moisissures soient inactivées. Exemple la pomme de
terre ne germe plus et le germe se nécrose en une pulpe noire.
 Bien qu'il ait été démontré que les modifications que l'on
observe dans les aliments irradiés sont de même nature que
celles causées par d'autres procédés, le consommateur
redoute la formation de produits de radiolyse.
 Advenant que de nombreux aliments soient irradiés, ils
craignent une diminution de la densité nutritive du régime
alimentaire et les conséquences qui en résulteraient dans les
populations les plus à risque.
 Aussi, dans tous les pays, les consommateurs exigent que les
produits irradiés soient clairement marqués et que le système
d'inspection soit en mesure de détecter les aliments traités.
 La détection par résonance paramagnétique électronique
permettrait de répondre à cette exigence dans un proche
avenir.

Vous aimerez peut-être aussi