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Introduction

Se loger, tout comme manger et s’habiller, a toujours été l’un des besoins
fondamentaux de l’homme. Il est tout à fait naturel que le souci majeur de l’homme soit la
recherche permanente de L’amélioration de son logement, comme en témoignent de par le
monde les diverses recherches dans le domaine de la construction.

Les exigences de plus en plus sévère en matière de stabilité, de confort et d’esthétique des
constructions ont pousser l’homme à la recherche et à l’invention de nouveaux matériaux.
C’est ainsi que l’on est parti des matériaux naturels que sont les pierres, la terre, le bois aux
matériaux artificiels que sont le béton, le ciment, la chaux, l’acier, le contre-plaque, les
matière plastiques etc…

La plupart de ces produits reviennent très chers pour des populations des pays
sous développe comme notre pays le Togo surtout que ces matériaux ne se trouvent pas
partout où l’on veut bâtir un logement. Ceci est un véritable obstacle pour des personnes a
revenue modeste d’entreprendre des projets de construction. Dans le but de lever cet obstacle,
le C. C. L a initié l’utilisation de la terre stabiliser car la terre est le matériau le plus accessible
et le plus disponible pour tous.

Suite à cette invitation, une étude comparative des éléments de maçonnerie des
constructions couramment réalisées en agglomère de sable ciment et celle en terre stabiliser
s’avère nécessaire.

Le présent travail consiste donc à mettre face à face un logement réalisé en terre
stabiliser et un autre en agglomères de sable ciment. Réalisation concernera exclusivement les
éléments de maçonnerie. Les autres corps d’état entrant dans la réalisation à savoir : le
terrassement, la menuiserie, la couverture, électricité, la plomberie, le carrelage, la peinture
etc…, restent les mêmes pour chaque type de logement. Pour ce faire, nous exposons la
technologie de production et de mise en œuvre de chacun de ces matériaux, leurs
caractéristiques physiques et techniques puis le coût au m² de chaque type de mur fini.

Chapitre I : technologie de production des blocs tersta et leur mise en œuvre

Selon la norme NTG 03 01 001/89 codifiant l’utilisation de la terre stabiliser au


Togo ‘la technologie de production des blocs tersta et leur mise en œuvre est très simple. La
méthode est applicable sur des terres ne contenant pas d’humus et ayant une granulométrie
appropriée.
I. Contrôle de la qualité et de la composition de la terre

Pour qu’une construction en terre stabiliser présent de sérieuse

Garanties quant à la durabilité qui est un facteur essentiel pour un logement, il convient de
procéder a des tests. Ces tests concernent particulièrement le contrôle de la présence de
l’humus dans la terre et l’étude de la composition granulométrique de celle-ci.

I – 1 le test d’humus

Les déchets animaux et végétaux contenus dans la terre sont progressivement


transformé sous l’action microbienne en une matière organique connue sous le nom d’humus.

Si la présence de l’humus dans la terre est toléré et même recherchée dans


certains cas comme les constructions en terre naturelle, en terre battue etc…, la présence de
cette matière dans la terre destiné a la stabilisation présente des inconvénients notables
lorsque l’on envisage de stabiliser cette terre avec des liant hydraulique tel que le ciment. En
effet, les matières humides provoquent assez rapidement une altération des agents stabilisants
Avec une action tres préjudiciable sur la cohésion de l’ensemble de la structure du matériau.
Cette action reduit considérablement la résistance du materiau ainsi préparé. Pour éviter
d’utiliser une telle terre, il existe des test qui permettent de déceler la présence de l’humus
ainsi ces tests peuvent être fait soit au laboratoire soit par observation empirique.

Au laboratoire, ce test consiste à ajouter a la terre prelevee, de la soude (NaOH) ou de


l’hydroxyde de potassium (KOH) à 3%. On introduit 50 à 100g de terre sechee dans une
eprouvette contenant 300 à 400 ml de soude à 3g/l. On mélange l’ensemble par agitation puis
laisse reposer pendant au moins une journée. Au bout de ce delai, on procède encore à une
agitation énergétique puis on laisse à nouveau l’ensemble au repos pendant une heure environ.

Une coloration brune foncée ou noirâtre de la solution surnageant indique la présence


d’humus .

De façon empirique l’humus est détecté dans la terre par simple examen de l’odeur. En effet
le sol organique présent une odeur de moisi, surtout quand on vient de l’extraire, de même si
on le mouille, puis si on le chauffe il est foncé d’une couleur allant du brun au noir.

I-2 analyse granulometrique

Outre la composition mineralogique des terres, elles contiennent differents contituants


de taille differente. Selon leur taille, ces constituants prennent des noms differents, ce sont :
les pierres, les cailloux, les graviers, les sables, les silts et les argiles existant a l’etat naturel.
Leurs grosseurs varient de 100 a 0.001mm.

Les recherches effectuées sur la stabilisation des terres ont montre que les bonnes
terres a stabiliser renferment des particules dont les dimensions ne depassent guére 6mm. La
détermination des proportions de ces particules (grains) a été effectuée sur un échantillon de
terre de barre ayant :