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Recherches et Applications en Finance Islamique

‫بحوث و تطبيقات في المالية االسالمية‬


Researches and Applications in Islamic Finance

ISSN : 9052- 0224


Volume 3, Numéro 1, février 2019

Création d’un indice boursier islamique sur la place de


Casablanca
Hassan EL HAJJAJI Aziz MOUTAHADDIB
ENCG, Université ibn Tofail, ENCG, Université ibn Tofail,
Kenitra, Maroc Kenitra, Maroc
hassan.elhajjaji@yahoo.fr moutahaddib@gmail.com

Résumé :
La finance islamique a été créée au 20ème siècle en adéquation avec les principes de l'économie islamique.
La finance islamique se différencie de la finance traditionnelle par sa vision alternative de la valeur travail
et du capital. Dans le cadre d'une relation banque-client, la finance islamique exige un partage plus juste du
risque entre les deux parties. En finance islamique l’investissement en bourse est autorisé sous certaines
conditions, les valeurs boursières doivent obéir à des critères financiers et extra financiers validés par un
Sharia Board. L’objectif de cet article est de créer un indice boursier islamique à la place casablancaise à
travers la sélection de valeurs boursières dans lesquelles il serait possible d’investir conformément à la
Charia. Les critères de standard and poor's shariah indice s’appliquent au filtrage des valeurs boursières. La
performance de l’indice boursier islamique marocain est comparée avec son homologue conventionnel
(MASI) sur la période s’étalant de janvier 2016 à décembre 2017.

Mots clés : Indice boursier islamique, MASI, charia compatible, Performance de portefeuille.

Abstract
Islamic finance was introduced in the 20th century in accordance with the principles of the Islamic
economy. Islamic finance differentiates itself from traditional finance by its alternative vision of labour
value and capital. In a borrower-lender relationship, Islamic finance requires a more equitable sharing of
risk between the two parties. In Islamic finance the investment in the stock market is allowed under certain
conditions, the stock exchanges must obey financial and extra financial criteria set by a Sharia Board. The
objective of this article is to create an Islamic stock index in the Casablanca stock exchange through the
selection of stocks in which it would be possible to invest in accordance with Sharia. The standard and
poor's Shariah index criteria apply to stock filtering. The performance of the Moroccan Islamic Stock Index
is compared with its conventional counterpart (MASI) over the period from January 2016 to December
2017.

Keywords: Islamic Stock Index, MASI, Shariah compliant, Portfolio Performance.

Citation : El hajjaji H. et A. Moutahaddib (2019), Création d’un indice boursier islamique sur la place de
Casablanca, Recherches et Applications en Finance Islamique, Volume 3, Numéro 1, pages : 88-110

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Introduction
La finance islamique s’impose de plus en plus dans l’économie mondiale et devient
l’un des secteurs les plus dynamiques. L’originalité du système financier repose sur des
investissements éthiques, mais aussi sur un partage plus juste des coûts et des risques. Un
modèle qui s’impose de plus en plus comme une évidence pour le monde musulman.

Selon le rapport de l’agence d’informations financières Thomson Reuters sur la


finance islamique en 2019, le potentiel de croissance de l’industrie estimé à 3 800 milliards de
dollars d’actifs à l’horizon 2023, soit une croissance annuelle moyenne projetée de 10%. En
une année, l’industrie mondiale de la finance islamique a progressé de 11% en glissement
annuel, pour atteindre les 2400 milliards de dollars en actifs à fin 2017 selon la même source.

Au Maroc, Les banques participatives connaissent une croissance rapide depuis leur
introduction malgré les retards de lancement. En 2015, Bank Al-Maghrib a commencé à
approuver, au cas par cas, les demandes des banques d'ouvrir des banques ou des fenêtres
islamiques et de commencer à formuler des réglementations bancaires islamiques claires pour
les banques et les industries. Lors de la réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib en
décembre 2018, le gouverneur de la banque Abdellatif Jouahri s'est déclaré satisfait du
développement du secteur de la « banque participative ». Le pays compte aujourd'hui plus de
70 banques et institutions financières fournissant des services financiers conformes à la
charia, qui ont jusqu'à fin décembre 2018, un total de 4,4 milliard de dirhams en prêts selon
Bank Al-Maghrib.

Avec la mise en place de structures bancaires islamiques fondamentales, le Maroc


vient de lancer le premier sukuk pour un montant d’un milliard de dirhams levé sur le marché
local. Dans une prochaine étape, le Maroc se prépare à l’introduction de l’assurance
islamique, ou takaful, dans le pays d’ici fin 2019. Rappelons que le système de la finance
participative est censé comprendre trois compartiments : celui des banques (déjà en place),
l'assurance takaful et le marché des capitaux (en cours de création). La réussite du système
réside dans la complémentarité entre ces trois blocs.

Afin de compléter l’écosystème de la finance islamique et de profiter pleinement de


son évolution, la création d’un indice boursier « shariah compatible » sur la place financière
de Casablanca constituerait l’un des aménagements nécessaires pour renforcer son attractivité.

La finance islamique est fondée sur les principes de la loi islamique, la shari'a, cherche
à transmettre une vision de justice, d'équité et de transparence. La finance islamique se
distingue de la finance conventionnelle par la mise en avant d'idée d'éthique et de morale
islamique en puisant leurs sources dans la révélation divine, dans la sunna et dans les
pratiques économiques et financières à l'époque du prophète Mohammed (SWS). Elle est
notamment fondée sur l'interdiction de l'intérêt et la responsabilité sociale de l'investissement.
Elle lie plus étroitement la rentabilité financière d'un investissement avec les résultats du

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projet concret associé. L’islam interdit les transactions tant civiles que commerciales faisant
recours à l'intérêt (ribâ) ou à la spéculation (maysir). Toutefois, les mécanismes utilisés dans
la pratique reviennent souvent à rémunérer le prêteur.

Après l’émergence des banques islamiques dans le monde, le marché des capitaux
islamiques sortait du stade embryonnaire. Ainsi, le premier indice Islamique a été lancé sur le
marché en 1998, il s’agit du « socially aware muslim index » (SAMI). Depuis, les principaux
fournisseurs d’indices classiques ont étendu leur gamme et proposent aujourd’hui un large
panel d’indices Sharia pour accompagner le développement accéléré de la Finance Islamique,
et en particulier les fonds « Sharia Compliant ». Standards & Poors propose à ce jour plus de
30 indices Sharia tandis que la gamme Dow Jones Islamic Market en compte près d’une
centaine. A travers cet éventail d’indices Sharia, toutes les zones géographiques sont
couvertes ainsi que tous les secteurs d’activités et tous les niveaux de capitalisation. On
trouve également des indices représentatifs du marché des Sukuk ainsi que des indices ISR
Sharia. Dans leur majorité, les indices Islamiques sont des sous-ensembles des indices de
référence en ce sens que leur construction résulte d’un filtrage de leur indice parent. Les
indices Islamiques utilisent différentes méthodes de screening des titres à inclure dans leur
sélection. Ainsi, le Dow Jones Islamic Market Index (DJIM), reflète les cours des 2700
entreprises, majoritairement appartenant au Dow Jones, mais dont les activités sont
compatibles avec les fondements de la Sharia. Les indices islamiques permettent d’identifier
les sociétés qui respectent sharia compliant et de retracer leurs évolutions boursières. Ensuite,
ils servent de référence aux gérants de portefeuilles « sharia compatibles ».

La problématique de cette étude s'articule autour de la question centrale suivante : Les


valeurs boursières marocaines sont-ils éligibles aux critères de charia compliant? L’indice
boursier islamique marocain est-t-il plus ou moins performant que son homologue
conventionnel ?

Dans ce sillage nous proposons la création d’un indice boursier à la place


casablancaise. Aujourd’hui, les investisseurs désireux d‘investir en conformité avec leurs
principes religieux sont obligés d‘effectuer le tri eux-mêmes en s‘intéressant au secteur
d‘activité des entreprises. Afin d’attirer les investisseurs du moyen orient ainsi que les fonds
internationaux qui s’intéressent à des placements de sharia compliant, le lancement d’un tel
indice parait comme une étape important pour l’émergence du marché des capitaux
islamiques au Maroc. Ainsi, notre travail va s’articuler autour de deux parties :

La première partie va sélectionner les valeurs boursières marocaines qui sont éligibles
aux critères de Charia selon méthode de Dow Jones Islamic Market Index (DJIM). En
revanche dans la deuxième partie on va comparer la performance de l’indice boursier
islamique marocain avec son homologue conventionnel(MASI).

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1. Revue de littérature

Par définition, un indice boursier est un indicateur de valeur. Il est constitué d’un
certain nombre d’actifs financiers dans des proportions données. Bien qu’il ne contienne pas
lesdites valeurs, il permet de suivre l’évolution de la performance de ses composants dans le
temps. Ainsi, il reflète l’évolution de la valeur d’un portefeuille d’actifs dans le temps. Les
indices constituent de précieux outils d’aide à la prise de décision pour les parties prenantes
du secteur de l’investissement. Les gestionnaires de fonds s’en servent pour apprécier la santé
du marché, constituer leurs portefeuilles, ou encore comme benchmark de référence. La
comparaison de la performance des indices islamiques avec leurs homologues conventionnels
faisait toujours un sujet qui suscite les chercheurs. Dans ce sillage, Atta (2000) a comparé
l’indice boursier islamique Dow Jones Islamic Market Index (DJIM) avec son équivalent
conventionnel en utilisant des données de 1996 à 1999. L’analyse a conclu une
surperformance de l’indice islamique comparativement à l’indice conventionnel et d’un
rendement supérieur au taux sans risque trois mois. En 2001, Hassan a développé la recherche
d’Atta en sélectionnant six indices islamiques du Dow Jones de 1996 à 2000. Il analyse de
façon empirique les questions d’efficience et l’évolution dans le temps du ratio
risque/rendement. Il conclut que l’indice DJIM est non seulement plus performant, mais
également plus efficient. En utilisant un modèle GARCH économétrique, Hassan (2002)
dévoile qu’il y a une relation positive et significative entre les rendements des fonds propres
du DJIM et la volatilité conditionnelle. Il conclut aussi que les rendements du DJIM obéissent
à une distribution normale.

Hakim et Rashidian (2004) ont cherché à comparer les différences de performances


entre le Dow Jones Sustainability World Index (DJS), l’indice le plus populaire en termes
d’investissements socialement responsables et le Dow Jones World Islamic (DJI) de 2000 à
2004. En utilisant le modèle du MEDAF, ils démontrent que l’indice islamique est moins
performant que son équivalent socialement responsable, mais qu’il est plus performant que
son équivalent conventionnel (DJW). Abderrezak (2008) applique le modèle à trois facteurs
de Fama et French (1993) sur un échantillon de 15 fonds islamiques et éthiques au cours de la
période allant de 1997 à 2002. Abderrezak conclut l’impossibilité de distinguer une
performance statistiquement significative des fonds islamiques et éthiques. Abdullah, Hassan
et Mohamad (2007) montrent, quant à eux, que la performance des fonds islamiques est
inférieure à celle des fonds conventionnels. El khamlichi 2015, son étude Meta analyse a
démontré que les indices islamiques ne sont pas moins performants que les indices
conventionnels. Egalement, Elbousty et Oubdi (2017) confirment qu'il n'existe pas de
différences entre les rendements et les volatilités des deux types d'indices.

Pour synthétiser, l’investissement en actions « shariah compatibles » ne semble


pénalisant en termes de performance par rapport à son équivalent conventionnel.

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2. Constitution d’indice islamique

L’avènement de la finance participative au Maroc a poussé les autorités compétentes à


créer un chapitre dédié à la réglementation de celle-ci dans la loi bancaire. Ce chapitre recense
un ensemble règles ainsi que la liste des autorités habilitées dans ce domaine. Ainsi, les
banques islamiques seront en mesure de collecter des fonds auprès de leurs clients et les
placer selon des règles fixées par Bank Al-Maghrib.

Les banques participatives pourront également proposer d’autres services de changes, des
opérations sur or, ou d’assurance et surtout des opérations d’investissements, qui
m’intéressent le plus, ces dernières consistent en la gestion d’instruments financiers, le conseil
en matière de gestion des actifs, etc. Elles peuvent aussi effectuer des opérations de capital
investissement. D’après plusieurs études, les banques participatives jouissent d’une offre aussi
importante que les banques conventionnelles.

L’objectif de ce fameux texte de loi, est de réglementer les nouveaux produits proposés par
ces établissements, dont les fonds éthiques. En effet, ces produits doivent être validés par le
Conseil supérieur des Oulémas (CSO). Faute de compétence, ce dernier va certainement
collaborer avec des experts financiers pour fixer les règles. Je tiens à rappeler que les règles
appliquées actuellement en matière de sélection des fonds éthiques sont définis au niveau
interne de chaque société de gestion, chose qui va changer avec cette loi.

2.1. Critères de sélection d’un indice islamique

Lors de la création d’un indice islamique, ce sont aux shariah scholars que revient la tâche de
réaliser le screening des valeurs. Ils sont aussi en charge de garantir la conformité avec la
shariah à travers des stratégies et des méthodes de gestion employées. Combinant à la fois des
connaissances théologiques, juridiques et financières pointues, ils sont internationalement
reconnus du fait de leur rareté. Ces savants composent un groupe de décision appelé shariah
board.

En suivant les procédures appliquées par les indices shariah déjà existants, nous procéderons
nous-mêmes au stock picking des sociétés marocaines composant l’indice islamique. Ainsi,
les 74 valeurs cotées au MASI passeront une série de filtres classés en deux catégories.
Premièrement, un filtrage d’ordre qualitatif que nous appellerons « filtrage extra-financier ».
Deuxièmement, un filtrage d’ordre quantitatif appelé « filtrage financier ».

Dans ce présent rapport, nous procéderons à la constitution d’un indice islamique basée sur la
méthode Standard & Poor’s, avec un plafonnement de valeurs de 20%.

2.1.1. Les filtres qualitatifs : (Filtrage extra-financier)

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Dans une optique à la fois religieuse et éthique, la charia interdit d‘investir dans des secteurs
d‘activité dont les produits peuvent nuire à la santé de l’être humain et qui n‘ont pas une vraie
utilité (tabac), ou dont la consommation n‘est pas autorisée conformément aux préceptes de la
loi islamique. Cette interdiction s‘étend ainsi pour couvrir toutes les activités dites «illicites».

Ce filtrage extra-financier consiste à évincer des sociétés sur la base de la nature de leur
secteur d’activité. Les comités charia publient la liste des secteurs jugés incompatibles avec
les principes d‘investissement en finance islamique.

De manière générale et quelle que soit la classification utilisée, les secteurs d‘activité interdits
sont les suivants :

 Défense et armement
 Distillateurs et viticulteurs
 Tabac
 Audiovisuel et divertissements
 Jeux de hasard et d’argent
 Activités pornographique
 Alcool
 Banques conventionnelles
 Assurances, réassurances conventionnelles et financement

Suite à la première phase de sélection, nous avons retenu 53 valeurs sur 74 cotées à la bourse
de Casablanca dont leurs secteurs d’activité sont considérés Halal (licite).

2.1.2. Les filtres quantitatifs (filtrage financiers)

Le filtrage quantitatif ou extra-financier consiste à trier les sociétés selon les structures
financières à travers le calcul des ratios de dettes, de créances et de liquidités génératrices
d’intérêts. Ces ratios diffèrent d’une méthode de calcul d’indice à une autre puisqu’elles ne
sont pas décrites par la Charia. Ces ratios ne représentent que des seuils de tolérance qui sont
généralement maintenus à 33%, ce pourcentage correspond à la règle du tiers issue par une
tradition prophétique, et qui fait sujet de plusieurs critiques puisqu’elle ne figure pas
explicitement dans le Coran ou la Sunna. Certains comités ajoutent la part des produits
illicites dans le total des produits de la société comme quatrième ratio.

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Figure 1 : Filtres éligibles


La société évolue-t-elle dans une activité prohibée?
OUI NON

Son ratio d’endettement est supérieur à 33% ?


OUI NON

Investissement

prohibé Son ratio de liquidité est supérieur à 33% ?


OUI NON

Son ratio de créances est supérieur à 33% ?

Investissement compatibles avec la loi islamique :

Servir de base pour calcul de l’indice MSIN95

 Le niveau des dettes : Ratio d’endettement

C‘est ce premier filtre qui est utilisé pour mesurer le niveau d‘endettement pour s‘assurer que
l‘entreprise est modérément endettée (ou idéalement non endettée). En effet, un des piliers qui
distingue la finance islamique c‘est l‘interdiction du prêt à intérêt, raison pour laquelle le
niveau d‘endettement de la société est pris en considération.

Par le biais de l’achat d’une action, devenir propriétaire d’une partie de la société revient
aussi à devenir propriétaire d’une partie de la dette de cette même société. La dette étant
génératrice de riba, l’application de ce ratio d’endettement se justifie.

Le niveau des dettes doit être exprimé sous forme de ratio. Pour ce faire, nous avons utilisé la
formule suivante :

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Avec :

 Ratio liquidité : Actifs générateurs d’intérêts

Comme nous l’avons souligné au premier filtre l’un des piliers de la finance islamique
est l’interdiction de l’usure, c‘est pour cette raison que les banques ont développé des offres
de financement alternatives au circuit bancaire classique. Dans les pays où les banques
islamiques ne sont pas présentes ou lorsque les sociétés font appel à leurs banques classiques
pour déposer l‘excédent de trésorerie, les comités charia fixent des seuils qui indiquent le
niveau maximum de liquidités que la société doit détenir.

Ce filtre est exprimé sous forme de ratio :

Avec :

La raison d‘être de ce filtre de tri est double. Premièrement, il permet d‘éliminer les
firmes dont l‘une des principales activités consiste à placer des liquidités sous forme de
dépôts bancaires ou d’instruments financiers, et qui génèrent des produits financiers sous
forme d‘intérêts. La deuxième raison est d‘éviter d‘investir dans des sociétés dont les actifs
seraient majoritairement constitués par des liquidités ce qui reviendrait à investir directement
dans des liquidités.

Contrairement au filtre des dettes, le filtre des liquidités présente des disparités quant
aux seuils autorisés, ces derniers varient de 33% (pour les indices islamiques de Dow Jones) à
70% (pour l‘indice MSCI). Cette différence trouve son explication dans le fait que la
détention des liquidités est autorisée mais elle devient interdite uniquement quand elle génère
des intérêts.

 Ratio créances

Ce filtre est exprimé sous forme du ratio suivant :

Pour ce ratio, les créances prises en compte sont à la fois celles courantes et à long terme. La
société faisant partie de l‘indice islamique ne doit pas avoir un niveau de créance dépassant le
seuil autorisé. Si la majorité des actifs de la société est sous forme de créances, l‘actif
circulant de l‘entreprise se trouve majoritairement dominée par des flux de trésorerie avec le
risque que ces créances soient irrécouvrables.

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Afin d’avoir les ratios permettant de faire le filtrage financier, nous avons calculé la
capitalisation boursière moyenne annuelle quotidienne, plus précisément, nous avons pris
l’historique des capitalisations quotidiennes pour les années 2016 et 2017 pour calculer la
moyenne annuelle.

En résumé, et faisant abstraction des différences entre les ratios et mesures utilisées, il s‘agit
pour tous les indices d‘un filtrage en entonnoir qui se déroule de la manière suivante :
INDICE DE REFERENCE
Figure 2 : Processus de filtrage

SECTEUR D’ATE

FILTRE1

FILTRE 2

FILTRE 3

Valeurs compatibles

2.2. Composition et construction du fond

Pour la création de notre fond, nous allons prendre le model du Standard & Poor’s, parce que
c’est le modèle le plus répondu dans les marchés boursiers internationaux.

→Niveau 1 : Filtrage extra-financier

Les titres des valeurs qui s’échangent quotidiennement à la bourse de Casablanca sont
multiples et qui sont à la fois répartis par des secteurs différents. Ce premier niveau de filtrage
consiste à éliminer les secteurs illicites tels que les secteurs de la finance conventionnelle
(Banques et assurances), les sociétés des boissons alcooliques, l’armement, sociétés de Tabac,
les jeux de hasard.

Le tableau suivant indique le résultat du premier filtrage après l’élimination des secteurs déjà
cités précédemment. On peut observer qu’on est sorti avec 54 valeurs répartis dans 18
secteurs différents.

Tableau : Société requise après filtrage extra-financier

Suite à la première phase de sélection, nous avons retenu 54 valeurs sur 74 cotées à la bourse
de Casablanca dont leurs secteurs d’activité sont considérés Halal (licite).

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SOCIÉTÉS LESIEUR CRISTAL


ADDOHA LYDEC
AFRIC INDUSTRIES M2M Group
AFRIQUIA GAZ MAGHREB OXYGENE
ALLIANCES MANAGEM
ALUMINIUM DU MAROC MED PAPER
AUTO HALL MICRODATA
AUTO NEJMA MINIERE TOUISSIT
BALIMA NEXANS MAROC
CARTIER SAADA OULMES
CENTRALE DANONE PROMOPHARM S.A.
CIMENTS DU MAROC REALISATIONS MECANIQUES
COLORADO REBAB COMPANY
COSUMAR RES DAR SAADA
CTM S.M MONETIQUE
DARI COUSPATE SMI
DELATTRE LEVIVIER MAROC SNEP
DELTA HOLDING SODEP-Marsa Maroc
DISWAY SONASID
ENNAKL SOTHEMA
FENIE BROSSETTE STOKVIS NORD AFRIQUE
HPS STROC INDUSTRIE
IB MAROC.COM TAQA MOROCCO
INVOLYS TIMAR
ITISSALAT AL-MAGHRIB TOTAL MAROC
JET CONTRACTORS UNIMER
LAFARGEHOLCIM MAR ZELLIDJA S.A
→Niveau 2 : Filtrage financier

Après le filtrage extra financier, les sociétés sont passées au filtrage financier, seules les
sociétés admises par le premier filtre qui passent le deuxième selon l’ordre suivant :

 Ratio d’endettement
 Ratio liquidité :
 Ratio créances :

Après avoir effectué le filtrage financier, on obtient les


sociétés conformes pour les deux années :

Filtrage N°
SOCIÉTÉS CONFORMES 3
ITISSALAT AL-
AFRIC INDUSTRIES OUI MAGHRIB OUI
AFRIQUIA GAZ OUI LAFARGEHOLCIM MAR OUI
AUTO HALL OUI LESIEUR CRISTAL OUI
AUTO NEJMA OUI MINIERE TOUISSIT OUI
BALIMA OUI OULMES OUI
CENTRALE DANONE OUI PROMOPHARM S.A. OUI
CIMENTS DU MAROC OUI REBAB COMPANY OUI
COLORADO OUI SMI OUI
COSUMAR OUI SODEP-Marsa Maroc OUI

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CTM OUI SOTHEMA OUI


DARI COUSPATE OUI TAQA MOROCCO OUI
ENNAKL OUI TOTAL MAROC OUI

Dans notre cas, pour avoir un indice cohérent et homogène, on a opté pour un filtrage sélectif
de liquidité sur le marché, afin d’exclure les sociétés qui ne traitent pas ou très peu liquide,
(Comme Balima et Rebab Company.). La liquidité est calculée par la formule suivante :

Après ce filtrage de liquidité, on a gardé les 20 valeurs les plus liquides.

 Pondération avec plafonnement de valeurs de 20%

A compter du 1er décembre 2004, la Bourse de Casablanca a adopté une nouvelle


méthodologie de calcul de ses indices, basée sur le principe du flottant, ce mode de calcul,
notamment retenu par les principales bourses internationales, vise à apporter une grande
cohérence en matière des cotations et la traduire dans les indices. C’est alors un changement
de pondération des valeurs dans l’indice qui doit aboutir à une meilleure adéquation entre le
poids du titre dans l’indice et son poids dans le marché.

Dans notre cas, on cherche à constituer un indice islamique homogène à partir d’un
échantillon de valeurs composantes le MASI, le poids de chaque valeur fait sujet d’une
réévaluation avec respect de plafonnement de 20% par pondération. L’indice est pondéré par
les capitalisations flottantes à un maximum de 20% de manière à éviter la surpondération des
valeurs et à assurer une bonne représentation de l’échantillon. Si le poids d’une valeur
dépasse cette limite, il sera ramené à 20% par l’intermédiaire d’un facteur d’ajustement.

Concernant le calcul, une méthode de ventilation a été prise en considération. Vu l’utilisation


de la capitalisation flottante, on a calculé en premier la capitalisation flottante moyenne
annuelle, pour ensuite calculer le poids de chaque valeur dans le total des capitalisations
flottantes. Dans un second lieu, le poids capé est de 20%, tout poids de valeur supérieur à ce
seuil est reporté à 20, et tout supplément sert de base pour le facteur d’ajustement. Après avoir

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calculé le poids d’ajustement, on établit le correctif pour pouvoir calculer le poids final dans
l’indice à constituer.

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Réajustement de la pondération en 2016

Réajustement de la pondération en 2017

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 Calcul de facteur de plafonnement :

Pour MSIN20, les facteurs de plafonnement sont calculés en fonction du poids de la valeur
dans l’indice islamique. Ainsi, le facteur de plafonnement est égal à 1 pour les valeurs dont la
capitalisation flottante est inférieure à 20%. Par ailleurs, dès que la capitalisation d’une valeur
dépasse la limite indiquée, ce facteur est calculé en fonction de la capitalisation flottante
soumise au plafonnement par rapport à la capitalisation flottante totale de la valeur.

Concernant le calcul, il faut tout d’abord obtenir, la capitalisation flottante des valeurs non
soumises au plafonnement (X) : C’est-à-dire, déduire la capitalisation flottante de la valeur
sur plafonnée du total des capitalisations flottantes. X= Total des capitalisations flottantes –
Capitalisation flottante de la valeur sur plafonnée.

 La capitalisation flottante retenue correspond à 80%. Y= X / 80%


 La capitalisation flottante retenue pour la valeur soumise au plafonnement qui égale à
20% de la valeur de capitalisation flottante totale retenue. Z= Y* 20%

Finalement on divise la capitalisation flottante retenue pour une valeur soumise au


plafonnement par sa capitalisation flottante au moment T. Fac de plafonnement= Z /
Capitalisation flottante de la valeur

Année 2015

IAM
Capi F des val non soum au plaf 36.680.870.794,58
Capi F totale retenue 45.851.088.493,22
Capi F ret pour val soumise au plaf 9.170.217.698,64
Fac de plafonnement 0,398114652

SOCIETE CAPI FLOTTANTE Poids Fac plafonn


ITISSALAT AL-MAGHRIB 23.034.112.554,34 39% 0,398114652
SODEP MARSA MAROC 3.308.646.706,26 6% 1
COSUMAR 3.723.144.913,89 6% 1
LAFARGEHOLCIM MAR 11.709.993.823,33 20% 1
TOTAL MAROC 1.674.604.192,46 3% 1
CRISTAL LESIEUR 1.304.775.460,77 2% 1
TAQA MOROCCO 1.696.817.558,05 3% 1
CIMENTS DU MAROC 3.884.606.169,03 7% 1
MINIERE TOUISSIT 922.028.781,29 2% 1
AUTO HALL 3.884.606.169,03 7% 1
OULMES 399.431.451,26 1% 1
AFRIQUIA GAZ 2.133.940.474,48 4% 1

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SMI 722.045.093,57 1% 1
CTM 191.809.583,09 0% 1
ENNAKL 145.236.020,64 0% 1
COLORADO 228.252.683,34 0% 1
SOTHEMA 381.491.112,39 1% 1
AFRIC INDUSTRIES 43.578.142,67 0% 1
DARI COUSPATE 206.850.463,62 0% 1
PROMOPHARM S.A. 119.011.995,41 0% 1
59.714.983.348,92 100% ****

Année 2016

IAM
Capi F des val non soum au plaf 7.131.485.435.598,22
Capi F totale retenue 8.914.356.794.497,77
Capi F ret pour val soumise au plaf 1.782.871.358.899,55
Fac de plafonnement 0,321565001

LAFARGEHOLCIM MAROC
Capi F des val non soum au plaf 9.921.063.654.368,57
Capi F totale retenue 12.401.329.567.960,70
Capi F ret pour val soumise au plaf 2.480.265.913.592,14
Fac de plafonnement 0,900350105

SOCIETE CAPI FLOTTANTE Poids Fac Plafon.


ITISSALAT AL-MAGHRIB 5.544.357.608.892,60 44% 0,321565001
SODEP MARSA MAROC 225.933.895.666,80 2% 1
COSUMAR 709.048.681.186,95 6% 1
LAFARGEHOLCIM MAR 2.754.779.390.122,25 22% 0,900350105
TOTAL MAROC 327.039.417.600,00 3% 1
CRISTAL LESIEUR 303.698.340.882,65 2% 1
TAQA MOROCCO 392.480.786.692,04 3% 1
CIMENTS DU MAROC 862.077.738.068,80 7% 1
MINIERE TOUISSIT 187.146.787.641,60 1% 1
AUTO HALL 349.904.601.127,89 3% 1
OULMES 92.394.027.000,00 1% 1
AFRIQUIA GAZ 476.640.312.500,00 4% 1
SMI 160.857.229.218,00 1% 1
CTM 41.881.247.447,00 0% 1
ENNAKL 36.702.060.000,00 0% 1
COLORADO 48.937.423.782,98 0% 1

102
Volume 3, numéro 1 (2019)

SOTHEMA 84.177.900.000,00 1% 1
AFRIC INDUSTRIES 11.165.049.761,25 0% 1
DARI COUSPATE 37.616.016.900,00 0% 1
PROMOPHARM S.A. 29.004.530.000,00 0% 1
12.675.843.044.490,80 100% ****

Année 2017 :

IAM
Capi F des val non soum au plaf 10.217.495.413.699,70
Capi F totale retenue 12.771.869.267.124,60
Capi F ret pour val soumise au
2.554.373.853.424,93
plaf
Fac de plafonnement 0,416574268

LAFARGEHOLCIM MAROC
Capi F des val non soum au plaf 12.528.005.666.231,30
Capi F totale retenue 15.660.007.082.789,20
Capi F ret pour val soumise au
3.132.001.416.557,83
plaf
Fac de plafonnement 0,8196067

SOCIETE CAPI FLOTTANTE Poids Fac plafon


ITISSALAT AL-MAGHRIB 6.131.857.024.614,60 38% 0,416574268
SODEP MARSA MAROC 821.567.960.742,00 5% 1
COSUMAR 1.247.098.766.667,91 8% 1
LAFARGEHOLCIM MAR 3.821.346.772.083,00 23% 0,8196067
TOTAL MAROC 528.872.064.000,00 3% 1
CRISTAL LESIEUR 372.834.589.423,45 2% 1
TAQA MOROCCO 493.385.021.034,60 3% 1
CIMENTS DU MAROC 1.067.643.547.828,00 7% 1
MINIERE TOUISSIT 260.164.165.879,65 2% 1
AUTO HALL 329.548.108.339,84 2% 1
OULMES 123.561.504.000,00 1% 1
AFRIQUIA GAZ 595.423.984.375,00 4% 1
SMI 192.308.964.637,50 1% 1
CTM 60.576.185.969,00 0% 1
ENNAKL 42.593.100.000,00 0% 1
COLORADO 59.881.380.146,02 0% 1
SOTHEMA 88.667.460.000,00 1% 1

103
Volume 3, numéro 1 (2019)

AFRIC INDUSTRIES 11.937.903.711,25 0% 1


DARI COUSPATE 64.444.434.862,50 0% 1
PROMOPHARM S.A. 35.639.500.000,00 0% 1
16.349.352.438.314,30 100% ****

 Calcul de l’indice

En appliquant la méthode de pondération des titres, on obtient les nouveaux coefficients de


composition d’indices. Pour ce faire, on retient le facteur de plafonnement qui est toujours
égale à 1, les facteurs flottants, le nombre de titre et les capitalisations en moments T.

Pour le calcul, il faut tout d’abord fixer une année de référence (pour notre cas 31/12/2014),
du coup, on aura besoin de l’historique des cours et capitalisations de l’indice pour 3 ans.

 Règles de calcul de l’indice

La nouvelle formule de calcul retenue par la bourse de Casablanca est la suivante :

Avec:
t: Instant de calcul
N: Nombre des valeurs de l'échantillon
fit: Facteur flottant
Fit: Facteur de plafonnement
Qit: Nombre de titres total de la valeur i en t
Cit: Cours de la valeur i en t
Bo: Capitalisation de base
Kt: Coefficient d'ajustement en t de la capitalisation de base

Coefficient d'ajustement= 1+

Dans le calcul de l’indice, (Tableau : Performance de portefeuille indexé à MSIN), le


numérateur correspond au produit du facteur flottant, facteur de plafonnement et la
capitalisation T, càd : fit*Fit*Qit*Cit.

104
Volume 3, numéro 1 (2019)

La capitalisation de base ajustée= Capi de base en 31/12/2015 * Le coefficient d’ajustement.


(Le dénominateur).

Le coefficient d’ajustement diffère d’une année à une autre.

Le facteur de plafonnement est différent seulement pour les valeurs sur plafonnées, pour les
autres valeurs dont la pondération est < 20%, il est égal à1.

Après avoir appliqué la formule de calcul de l’indice :

2015 : 153.33 points

2016 : 256.90 points

2017 : 251.26 points

105
Volume 3, numéro 1 (2019)

 La performance de portefeuille indexé à MSIN20 en 2016

INDICE 2016 256,90

INDICE 2015 153,33 Perf 2016/15 68%

106
Volume 3, numéro 1 (2019)

 La performance de portefeuille indexé à MSIN20 en 2017

INDICE 2017 251,26 PERF 2017/16 -2%

107
Volume 3, numéro 1 (2019)

Conclusion
L’objectif de ce présent rapport est d’évaluer la faisabilité d’un indice islamique sur la
place de Casablanca, et la question de la performance d’un fond islamique, considérée comme
une alternative intéressante au mode de financement conventionnel. Les résultats obtenus
démontrent que l’indice islamique marocain pourrait dégager une valeur ajoutée importante
pour les sociétés de gestion et peuvent surperformer les indices traditionnels.

Notre tâche principale était de comprendre le fonctionnement et la nature des critères


de filtrage qu’on a utilisé. Ensuite on s’est dirigé vers les critères de sélections des sociétés
cotés à la bourse de Casablanca selon le screening de la méthode Standard & Poor’s afin que
le panier ne contienne que des valeurs conformes à la Charia. On a achevé le travail par le
calcul de la comparaison de la performance de l’indice islamique marocain avec l’indice de
référence de la place de Casablanca

En analysant les résultats obtenus il s’est avéré que ce dernier peut dans le futur avoir
un poids important parmi les fonds reconnus chez les sociétés de gestion. L’indice a affiché
une performance supérieure au MASI en 2016 et une sous-performance en 2017 avec un
panier d’indice compris de 20 valeurs. Cependant le marché financier marocain reste un
marché en voie de développement avec un MASI qui ne comporte que 75 valeurs.

La conduite de notre travail met en exergue un certain nombre de pistes de réflexion.


Concernant l’analyse du filtrage, nous avons quantifié les conséquences respectives de chaque
filtre sur le nombre de valeurs exclues. Il serait aussi intéressant de mesurer l’impact de
chacun de ces critères sur la performance ajustée par le risque de l’indice.

Enfin, il est nécessaire de repenser des indicateurs pertinents pour mesurer la


performance de l’indice islamique. L’intérêt de la création d’un indice boursier islamique sur
la place financière de Casablanca ne revêt pas seulement une dimension symbolique visant à
émettre un signal positif pour les investisseurs des pays de Golf. Il semblerait que cet indice
dispose aussi d’arguments financiers qui lui sont propre.

108
Volume 3, numéro 1 (2019)

Références
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Conventional, Islamic and Ethical Benchmarks, thèse, université de Maastricht.
 Abdullah F., Hassan T. et Mohamad S. (2007), « Investigation of Performance of
Malaysian Islamic Unit Trust Funds: Comparison with Conventional Unit Trust
Funds », Managerial Finance,
 Atta, H. (2000), « Ethical Rewards, An Examination of the Effect of Islamic Ethical
Screens on Financial Performance and of Conditioning Information on Performance
Measures », Working paper, University of Durham, Etats-Unis
 Bank Al-Maghrib, La Circulaire n°3/W/17 du 27 janvier 2017 fixant les conditions et
les modalités d’exercice par les banques des activités et opérations de banque
participative.
 Banque Africaine de développement, (2010). « Services Bancaires et finance
islamiques en Afrique du Nord : évolution et perspectives d’avenir ». Rapport.
 Benlahmar, I. (2010), « La Finance Islamique est-elle un rempart à la finance
conventionnelle face à la crise? ». Mémoire de Fin d’Etudes.
 Cabinet Islamic Finance Advisory & Assurance Services. (Juin 2012). Etude Cellule
de Fiqh du Centre Islamique de la Réunion, (Avril 2008) « Comprendre la finance
islamique » Publication - Édition spéciale.
 Conseil Déontologique des Valeurs Mobilière de la Bourse de Casablanca, (octobre
2010). « Finance Islamique » Rapport.
 El bousty M.D, Oubdi L. (2017), Les indices boursiers islamiques sont-ils plus
performants que leurs homologues conventionnels ? Étude comparative entre pays
émergents et pays développés, Recherches et Applications en Finance Islamique, Volume
1, Numéro 2, pages : 100-120.
 El Khamlichi A., Anne Viallefont (2015), La Performance des Indices Boursiers en
Finance Islamique : une Meta-Analyse, Revue de gestion et d'économie
 El Khamlichi.A, (2012), Ethique et performance : le cas des indices boursiers et des
fonds d’investissement en finance islamique, Faculté des Sciences Juridiques,
Economiques et Sociales, Agdal, Rabat – Doctorat
 El Khamlichi.A., (2010), « L’investissement en bourse : Les normes de la finance
islamique applicables aux valeurs de la place boursière de Paris (CAC 40etSBF 250)
 Hassan, M. K. (2001) « Risk, Return and Volatility of Faith-based Investing: the Case
of DJIM ». October 6-7, Boston, Massachusetts.
 Hassan, M. K. (2002), “Risk, return and volatility of faith-based investing: The case of
the Dow Jones Islamic Index,”Paper in Proceedings of 5th Harvard University Forum
on Islamic Finance, Harvard University. Hassan
 Hakim.S, Rashidian, M. (2004), “Risk and return of Islamic stock Market Indexes”,
http://www.iefpedia.com/english/wp-content/uploads/2009/09/Risk-Return-of-
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 Jonathon Peillex and Loredana Ureche-Rangau, 2015, Comment expliquer la
performance financière de l’investissement conforme à la Charia ?
 Jonathan Peillex et Loredana Ureche-Rangau, 2012, Création d’un indice boursier
islamique sur la place financière de Paris : Méthodologie et performance.
 L’économiste, édition n° 6891 du 0188/81/84, « Finance islamique: Le Maroc a une
place à prendre »

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Volume 3, numéro 1 (2019)

 Mzid. W, Directeur de la Banque Zitouna Tunisie, (2010) « La Finance islamique :


Principes fondamentaux et apports et potentiels dans le financement de la croissance et
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 www.asmeci.tripod.com/asmeci.htm: Site official de l’association marocaine d'études
et recherches en économie islamique
 Thomson Reuters, state of the global Islamic economy report 2016/2017:
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 Yaquby N. (2000), “Participation and Trading in Equities of Companies whose Main
Business is Primarily Lawful but Fraught with some Prohibited Transactions” Paper
presented to the Fourth Harvard Islamic Finance Forum, October 2000.

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