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PR BASSAID / Dr A.

LADJALI Module : Radiologie (S1, C1) 2019/2020

Généralités sur
s la matière et les rayonne
ements

• L’énergie est capable


ble de fournir du travail
trava et de donner naissance à de la chaleur.
• Elle se trouve sous deux formes : La matière ; Le rayonnement.
Introduction :
• Matière: ensemble d’atomes
• Atome: L’atome reproduit donc un système solaire avec un noyau central chargé(+)
autour duquel gravitent des électrons sur des orbites périphériques.
-Etat stable : L’atome est électriquement neutre, car le nombre
nombr de
protons est égal au nombre d’électron
lectrons.

Généralités :
• La radioactivité résulte de l’instabilité de noyau de certains atomes.
• La stabilité nucléairee : résulte d’un équilibre entre nombre de
protons et le nombre de neutrons.
- Définition de la radioactivité: Transformation d’un atome avec émission de rayonnements
rayonnements.
 Le Rayonnement (Rayons X) :
• Les rayons X appartiennent au groupe d’irradiation
d’irr électromagnétique. Ces
irradiations ont un double aspect : quantique et ondulatoire.
• Les rayons X sont constitués de quanta ou grains d’énergie que l’on peut
considérer comme des particules
icules appelées les photons.
• Découverts
écouverts par physicien allemand Wilhelm Conrad röntgen en 08
novembre 1895
• Le premier cliché célèbre est celui de la main d'Anna Bertha Röntgen réalisé
le 22 décembre 1895.
 Les rayonnements électromagnétiques : Une onde est caractérisée par
• Sa fréquence F en Hertz (Hz) : nombre de cycle par seconde
• Sa longueur λ : distance entre 2 maximum
• Sa vitesse de propagation V en m/s
Relation : λ = V / F
 Dualité onde corpuscule :
- On considère qu’un faisceau est constitué de photons, des particules sans masse qui se déplacent à la
vitesse de la lumière.
- Chaque photon transporte une quantité d’énergie
d’é (E) proportionnelle à la fréquence de l’onde ((ν) où h
est la constante de Planck.
E=h.ν

• Leurs mode de propagation n est de


caractère ondulatoire.
• Longueur d’onde : 0.001 et 10
nanomètre.
• Fréquence
réquence : 30 péta Hz et 300 exa Hz.

1 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
Interactions rayonnements (photons) et matière :
• Échange d’énergie entre les rayonnements (corpusculaire ou électromagnétique)
électromagnétique) et les atomes du milieu.
• Ce phénomène utilisé en radiodiagnostic se passe en
périphérie de l’atome.
’atome. Les électrons gravitent sur diverses
orbites stables concentriques que l’on désigne par les
lettres K, L, M, N (K étant la plus proche du noyau). Cette
stabilité est assurée par l’attraction qu’exerce sur les
charges (-) les charges (+) du noyau. Cette attraction est
d’autant plus forte que la charge du noyau
noya est plus élevée
et que l’orbite de gravitation est plus proche du noyau.
Chaque orbite se caractérise
térise par une certaine énergie de
liaison (W) différente d’une couche à l’autre ainsi l’énergie WK est
est différente de l’énergie WL et l’énergie
WM est différente te de l’énergie WN.
• D’après la théorie de BOHR : l’électron n’émet aucun rayonnement
rayonnement tant qu’il tourne autour du noyau sur
une orbite stable. Sous l’influence d’une cause extérieure
extérieure l’électron est brusquement expulsé de la couche
profonde, dans ce cas il est aussitôt remplacé
rempla par un électron d’une couche superficielle, il y à donc
émission de rayonnement dont la fréquence
fréque dépend du numéro atomique Z de l’atome considéré.

F = Wk - WL / H ; H= constante de Planck
• Quand il s’agit d’une énergie faible c’est à dire d’un électron peu lié au noyau, ce sont des radiations
lumineuses qui sont émises
• Quand il s’agit d’une énergie plus élevée donc d’un électron plus fortement lié au noyau, ce sont des
radiations X qui sont émises.

Prroduction des rayons X

1) Définition :
•Les rayons X sont produitss par le freinage d’un faisceau d’électrons
lectrons dans un métal lourd.
•Ce freinage provoque
que l’émission d’un rayonnement électromagnétique identiqu
identique à la lumière mais de
longueur d’onde
de plus courte : les rayons X.
2) Production Des Rayons
ayons X:
• Les rayons X sont produits dans des tubes
à rayons X également appelés tubes de
Coolidge ou tubess à cathode chaude.
Le principe est le suivant :
• des électrons émis par une cathode hode (un
filament en tungstène, chauffé par le
passage d'un courant électrique) sont
accélérés par une différence de potentiel
élevée (de 10 à 150 kV) en direction d'une
cible constituée d'une anode . Les rayons X sont émis par la cible selon deux mécanismes :
 Lee freinage des électrons par les atomes de la cible.
 Les électrons
trons accélérés ont une énergie suffisante pour exciter certains des at
atomes de la cible, en
perturbant leurs couches électroniques
électroniques internes. Ces atomes excités émettent des rayons X en
retournant à leur état fondamental.

2 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
3) Notions Fondamentales:
3.1 Tube à Rayons X (RX) :
Le tube est l'élément essentiel d'une chaîne radiogène.
radiogène. Il est utilisé en radiologie conventionnelle mais
aussi en radiologie
ogie vasculaire numérique et en tomodensitométrie ett les performances qui lui sont
demandées sont très différentes. Il doit répondre à deux qualités essentielles:
- Grande puissance pour réaliser des radiographies
radiograp avec un temps de pose très court afin de diminuer le
flou de mouvement.
- Grande finesse de foyer pour obtenir des images de grande résolution spatiale atiale en diminuant le flou
géométrique.
Le tube à rayon X ou le Tube de COOLIDGE est es constitué de deux électrodes: une cathode et une anode ;
placées danss une enceinte de verre où l'on réalise un vide poussé pour éviter les interactions entre les
électrons et l'air.
3.1.1 La cathode :
Elle comprend un filament
nt en tungstène et une pièce de concentration :
3.1.1.1 Le filament :
Filil en tungstène de 0,2 à 0,3 mm de section. Il est parcouru par un courant de chauffage de forte
intensité qui par effet JOULE, le porte à une température de 2000° environ.
3.1.1.2 La pièce de concentration :
Métallique, elle présente une forme en cuvette au fond de laquelle sont
placés les filaments.. Afin de focaliser le faisceau d'électrons, elle est portée à
un potentiel négatif.
3.1.2 L'anode :
Sa conception tient compte des es deux impératifs précédemment énoncés :
grande puissance et surface
urface de production des rayons X de petite taille.

3.1.3 L'ampoule :
Les électrodes sont placées danss une enceinte où règne un vide poussé pour
qu'il n'y ait pas interaction
nteraction avec les électrons : c'est l'ampoule. Cette ampoule, placée dans une huile
isolante est le plus souvent en verre qui est un bon isolant électrique, est transparente au ra
rayonnement
thermique et se soude parfaitement au métalmé des électrodes.
4) Le fonctionnement du tube :
4.1 L'alimentation électrique :
Deux courants électriques sont nécessaires
nécessai au fonctionnement du tube: courant de chauffage et courant
haute tension.
4.1.1 Le courant de chauffage :
En pratique, le nombre d'électrons du faisceau cathodique
cathodi par unité de temps ou intensité du courant
haute tension, est uniquement commandé par la température du filament et donc par l'intensité du
courant de chauffage.
4.1.2 Le courant haute tension :
Son intensité est de l'ordre du mA : 3 à 5 pour la radioscopie
radioscop et 10 à 1000 mA pour la radiographie. La
tension appliquée entre
ntre les deux électrodes est de plusieurs dizaines de milliers de volts, de même sens
et la plus constante possible: -20
20 à 40 kV pour la mammographie.
mam -50 à 150 kV pour la radiographie
conventionnelle et la tomodensitométrie.

3 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
4.2 Les caractéristiques thermiques :
4.2.1 Puissance absorbée et puissance d'émission :
Le tube radiogène absorbe de l'énergie sous forme électrique et la restitue
stitue sous forme de chaleur et de
rayonnement X. Selon le rythme de ces échanges énergétiques,
énergétiques, il est possible de définir une puissance
absorbée et une puissance d'émission. La puissance absorbée est égale au produit de la tension par
l'intensité du faisceau cathodique. La puissance d'émission est le quotient de l'énergie rayonnée par le
temps. Le rendement est le rapport des deux puissances.
4.2.2 Différents régimes de puissance :
Le rythme d'apport énergétique est limité par l'élévation thermique de l'anode, elle même dépendante
de son aptitude à se refroidir. La capacité thermique
th maximale d'un
'un tube correspond à l'énergie
absorbée amenant
enant l'anode de la température ambiante à sa température maximale.
• Régime de puissance instantanée lorsque l'apport énergétique est supérieur aux possibilités de
refroidissement. La température maximale de l'anode est plus ou moins rapidement atteinte et le tube
ne peut continuer
tinuer à fonctionner sous peine d'endommager le foyer.
• Régime de puissance permanente lorsque l'apport énergétique
ergétique est égal ou inférieur aux possibilités de
refroidissement. L'absorption
orption peut donc se poursuivre indéfiniment.

Pr
Propriétés des rayons X
1) Généralités :
Les RX Sont des ondes
es électromagnétiques comme les
rayons lumineux mais de longueur eur d'onde très courte (et
donc d'énergie très élevée), less RX sont formées de particules
dépourvues de charge électrique appelées photons, ayant des
propriétés physiques, chimiques, biologiques, et optiques.
La qualité des RX est déterminée par la différence
diff de
potentiel (DDP) en Kv, alors que la quantité de RX est
déterminée par l'intensité MaS.
2) Propriétés Physiques:
2.1 Absorption:
• Les RX se propagent en ligne
gne droite, et sont capables de traverser le corps humain, au cours de sa
traversée les RX subit un affaiblissement ou atténuation c'est-à-dire une disparition d'un certain nombre
de photons.
• Cette atténuation est directement proportionnelle au coefficient d'absorption tion du corps traversé, qui
est proportionnelle à :
- l'épaisseur x
- Nature du corps absorbant Z
 Effet photo-electrique :
- Définition : L'effet photoélectrique est
l'émission
on d'électrons par un matériau,
généralement métallique lorsque celui-ci
celui est
exposé à la lumière ou un rayonnement
électromagnétique de fréquence
suffisamment élevée,, qui dépend du matériau.
Dans l'effet photoélectrique, on éclaire une
plaque de métal et celle-ci émet des électrons.

4 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
- Se déroule comme suit : Après
près collision du photon sur l'électron : toute l'énergie du photon incident est
transférée à l'électron qui est éjecté de l'atome avec une énergie cinétique selon l'équation :

Où Ee : énergie cinétique de l'électron éjecté,


Ee = Eo — Eb
Eo :énergie du photon incident,
Eb :énergie liant l'électron à l'atome

Donc on en déduit qu'il faut que Eo soit sup à Eb pour qu'il y ait absorption probabilités de survenue de
l'absorption : est proportionnelle à Z/E,
Z/E « E :énergie du photon incident, Z : nombre atomique »
- Coefficient d'atténuation :
• Un faisceau de rayon comportant
ortant n photons qui traversent une épaisseur de matière ne compte plus à
la sortie le même nbre de photons >> c’est l’atténuation
l’atténuation qui représente le nbre de photons N qui
manquent à la sortie du corps.
• Pour une épaisseur x= 1cm on peut ut définir le coefficient
coeffic d'atténuation comme étant le logarithme
naturel de l'atténuation induite par une tranche d'épaisseur de 1cm du corps considéré
considéré.
2.2 Diffusion :
• La surface d'une matièreère atteinte par un rayonnement devient elle-même
même émett
émettrice de rayonnement
dans toutes les directions, c’est rayonnement diffusé,
• Ce rayonnement diffusé est directement proportionnel à :
-Volume du corps à irradier e -Nombre atomique Z -Tension
Tension du bord du tube
 Doit être éliminer.
- Diffusion : la diffusion agit nuisiblement sur le noircissement
noircissement et la qualité de l'image en la dégradant, il
existe 2 types de diffusions :
 Diffusion de Compton (ARTHUR COMPTON C en 1923, quantique, avec changement de longueur
d'onde: s'élève) : 02 caractères importants :
 Est le type de diffusion le plus important aux tensions élevées
 Résulte en une ionisation de l'atome : car un électron est éjecté,
Se déroule comme suit : le photon incident interagit avec un électron libre de préférence des couches
externes de l'atome : il produit :
- D'un
'un coté une élection éjectée à un angle f (phi), et une énergie Ex
- Et de l'autre coté un photon diffusé émis à un angle o (thêta)
(thê [le
le photon sera dirigé vers l'avant,] et qui
va emporter l'excédent d'énergie Es = Eo - Ex
[Es
Es : énergie du photon diffusé ; Eo : énergie du photon
photon incident ; Ex : énergie de l’électron Compton]
Ett selon la loi de conservation de l'énergie et du momentum l'on a :
Eo = Es + Ex . Ebe
[Où Ebe énergie liant l'électron à l'atome qui est négligeable aux couches électronique superficielles
superficielles]

5 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
 Diffusion de Rayleigh (ou Thompson, cohérent, classique, élastique, sans sa changement de longueur
d'onde  et donc sans perte d'énergie) :
• La diffusion simple, aussi appelée effet Thompson Rayleigh
Rayleigh ou diffusion cohérente, est une interaction
entre un rayonnement électromagnétique nétique de faible énergie et un atome du milieu traversé. Le
rayonnement incident excitexcite alors l’atome, qui réémet aussitôt ce surplus d’énerg
d’énergie sous forme de
rayonnement ent secondaire. Ce dernier, qui possède la même énergie que le rayonnement primaire
primaire, est
émis vers l’avant et avec très peu de diffusion par rapport au premier.
• Lee photon incident va interagir avec l'atome dans sa totalité, contrairement
airement à la diffusion de Compton
ou l'absorption, où le photon interagit seulement avec un électron, cette interaction a deux caractères
importants :
 Ill n'y a pas d'ionisation de l'atome : car
ca aucun électron n'est éjecté.
 Est max aux tensions basses
Se déroule comme suit : l’énergie électromagnétique
électromagnéti du photon
incident provoque l'oscillation en phase de l'atome  cette oscillation
est convertie en énergie électromagnétique avec émission d'un photon photo
de même énergie que le photon incident  cette émission se fait dans
une direction différente que l'incident : C'est l'angle de diffusion qui est
inversement proportionnel
ortionnel à l'énergie du photon incident
• Cette diffusion est appelée élastique car toute l'énergie
nergie est conservée sous forme d'un seul photon.
4) Effet Biologique :
Les RX possèdent un effet néfaste sur l'organisme, cet effet est variable d'un constituant ccellulaire à un
autre; d'un type cellulaire à un autre; et d'un organe à un autre.
4.1 Constituants cellulaires: Les RX ont le plus d'influence sur le noyau cellulaire :
4.1.1 Noyau :
a. Altération de l'ADN.
b. Altération des chromosomes.
c. Altération de la MB cellulaire.
d. Rupture de la chaine carbohydratée.
e.. Modification de l'activité enzymatique.
enzymatique
4.1.2 Selon le Type cellulaire :
Les cellules de l'organisme sont à différents degrés affectés par les radiations ionisantes des RX, ainsi de
façon décroissante de sensibilité l'on a :
- Cellules très sensibles : lymphocytes,
tes, érythrocytes, myélocytes, spermatocytes type A A.
- Moyennement sensibles : celle cutanées,
cutané érythroblastes, cristallin, celle du cartilage de croissance
croissance.
- Peu sensibles : hépatocytes, épithélium
épithél vasculaire.
- Résistantes : celle du système nerveux, celle musculaires.
4.1.3 Organes :
- Peau : (nécessite des doses moyennes à élevées)
é érythème, inflammation, atrop
atrophie, fibrose, nécrose,
cancer.
- Tissu hématopoïétique :
a. Pour
our les doses faibles : baisse
bai des éléments précurseurs.
b. Pour
our les doses moyennes à élevées : déplétion cellulaire.
- Tube digestif : l’intestin grêle est la partie
partie la plus sensible : risque d’hémorragie et de nécrose
nécrose.
- Œil : conjonctivite,
nctivite, kératite, cataracte.
cataracte
- Gonades : sont des organes très radiosensibles (avec un risque élevé de stérilité)
stérilité).

6 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
a-Ovaires : dose critique : 600-800 rads.
b-Testicules : dose critique de 500 rads.
- Os : ostéonécrose.
- Poumon : lésions rétractiles.
- Effet foeto-embryonnaire : surtout la période critique qu'est l'embryogénèse.
- Effet génétique : mutation/altération génétique.
5) Propriétés Optiques:
5.1 Réflexion :
Changement de direction d'un rayon incident tombant sur une surface réfléchissante; l'angle de
réflexion est égal à l'angle d'incidence, mais l'intensité du rayon réfléchi est toujours inferieur à celle du
rayon incident.
5.2 Réfraction :
Changement de direction subi par un rayon incident lorsqu'il traverse une surface séparant 2 milieux
différents ; il en résulte un rayon réfléchi et un rayon réfracté, sachant que le rayon réfracté est plus
intense que le rayon réfléchi.
5.3 Diffraction :
Modification de la direction de propagation d'une onde au voisinage d'un obstacle.
6) Propriétés Photo-chimiques :
6.1 Activation de certaines substances et les rendre fluorescents : Appliquée dans la radioscopie et
les écrans renforçateurs :
6.1.1 Écrans renforçateurs :
Permettent d'intensifier les films en rendant plus sensibles les émulsions par la transformation des RX
en rayons lumineux.
6.1.2 Radioscopie :
Les RX provoquent l'illumination d'écrans de platinio-cyanure de Baryum, les écrans utilisés actuellement
sont des écrans de sulfure de zinc (produisant une illumination de longueur d'onde adaptée à la vision
nocturne).
6.2 Impression et émulsion photographique :
Le film radiographique est constitué par un support sur lequel est fixé une émulsion d'halogénure de
bromure d'argent et de gélatine formés de grains qui sous l'effet de la lumière ou des RX seront
sensibilisés, ¨par la suite un bain réducteur va transformer les grains sensibilisés (grains ayant absorbé la
lumière) en grains sombres d'argent métallique qui se propagent sur le film avec apparition de zones +/-
noires.
A la fin, un bain fixateur, va dissoudre et éliminer les grains demeurant à l'état de bromure d'argent et
permet la conservation de l'image.

7 Les Rayons X : Généralités, Production et Propriétés_Enregistrement de l’Image Radiologique


Enregisttrement de l’image radiologiqque
1) INTRODUCTION :
La formation de l’image radiante
iante résulte de la propagation rectiligne des Rayons X et de ll’atténuation
différentielle par l’organe de l’intensité du rayonnement par sa nature ; sa composition chimique : état
physique et par son épaisseur, indépendamment de l’organe la la longueur d’onde influence sur
l’atténuation.
2) Enregistrement de l’image radiologique :
Le faisceau de rayons X issu du tube est
homogène. Ce faisceau traverse le corps
humain qui absorbe une ne portion du
rayonnement X proportionnelle à l’épaisseur, à
la densité et au numéro atomique de la zone
traversée.. Ainsi le faisceau de rayons X est
inégalement atténue, il devient hétérogène à
sa sortie du corps examiné. Ce faisceau
hétérogène peut être recueille sur différents
systèmes.
Pour pouvoir être recueilli sur un dispositif,
encore faut-il que ce faisceau ait une énergie suffisante
suffisante pour traverser le corps à examiner ; en prenant
pour exemple unee radiographie habituelle, s’il n’existe pas assez de rayons X, le clic
cliche est trop pâle, par
contre un excès de rayons X entraîne un cliche trop noir.
2.1
.1 En radioscopie conventionnelle :
• Le faisceau entraîne la luminescence de l’écran fluorescent ; le corps humain sera représente par une
ombre : les zones
nes denses a numéro atomique élevé entraînent une plage sombre sur l’écran : l’os
apparaît en noir.
• De même, en radioscopie pulmonaire,
pulmonai le coeur apparaît comme une plage sombre par la clarté des de deux
poumons. C’est de cet examen qu’est reste le vocabulaire
vocabulai (opacité) ett inversement pour les (clartés
(clartés; zone
brillante sur l`écran).
2.2 La radioscopie télévisée :
• Elle utilise l’amplificateur dee luminance ou amplificateur de brillance.:C’est un tube électronique en
verre dans lequel on a fait le vide. A l’extrémité du tube tourne vers le patient, se trouve un écran
fluorescent ou écran primaire qui s’illumine dans les conditions habituelles sous l’effet des rayons X. Le
rayonnement lumineux de cet écran primaire frappe la photocathode qui est située juste en arrière de
lui. Cette photocathode émet des électrons.
• Les électrons de la photocathode sont accélères par une différence de potentiel ntiel vers un écran
secondaire. Ainsi entre les deux écrans, les électrons sont
sont accélères et concentrés pour converger vers
l’écran secondaire, qui est recouvert d’une couche fluorescente.
• L’image recueillie sur l’écran secondaire est beaucoup plus lumineuse que celle du grand écran du fait
de la réduction n de surface et d’autre part de l’augmentation de la vitesse des élec
électrons.
• L’image de l’écran secondaire de l’amplificateur
l’ampli de brillance peut être analysée par une camera de
télévision et retransmise sur un récepteur permettant l’observation
ervation a la lumière du jour.

8 Les Rayons X : Gén


néralités, Production et Propriétés_Enregistrementt de l’Image Radiologique
2.3 Le film radiographique :
• Lorsque le rayonnement X frappe les cristaux de bromure d’argent contenus dans l’émulsion du film, il
se forme une (image latente). En effet, cette image n’est pas visible à l’oeil nu, mais en développant le
film, en le faisant passer dans un révélateur et un fixateur, les zones sensibilisées par le rayonnement X
apparaîtront en noir. Ce noircissement est d’autant plus intense que la quantité de rayons X reçue est
plus grande.
• Sur une radiographie qui est un film négatif, l’os apparaîtra en blanc et on a cependant gardé la
terminologie de la radioscopie une opacité est (blanche) et une zone radiotransparente est (noire).
• Pour augmenter l’efficacité du film radiographique, celui-ci est habituellement placé entre deux écrans
renforçateurs disposés dans une cassette.
• La cassette est simplement une enceinte close mettant le film à l’abri de la lumière du jour et contenant
deux écrans renforçateurs placés de part et d’autre du film.
3) Qualités de l’image radiologique : Un bon cliche radiographique doit avoir un maximum de
contraste et de netteté.
3.1 Le contraste :
• Il représente la différence entre les plages noires et les plages blanches sur le cliche. Il dépend des
conditions techniques de prise du cliché, et de l’acuité visuelle de l’observateur.
• L’atténuation du faisceau de rayons X dans le corps humain, entraîne un rayonnement diffusé ; de
même, la cassette, la table radiologique vont émettre un rayonnement diffusé dans toutes les
directions. Ce rayonnement risque (d’arroser) le film radiographique d’une façon uniforme, supprimant à
l’image tout contraste. Afin de diminuer le rayonnement diffusé, il faut :
 Diminuer le volume irradie, a l’aide d’un diaphragme ou de localisateurs sur le rayonnement
primaire, ou en comprimant la région explorée pour en diminuer l’épaisseur.
 Éviter que le rayonnement diffusé n’atteigne le film radiographique, le dos de la cassette est
plombé pour éviter le rayonnement diffusé par la table.
 Utilisation d’une grille antidiffusante évite que les rayonnements diffusés qui prennent naissance
dans le corps du patient, n’atteignent le film. Cette grille peut être fixe ou mobile (Potter, Bucky).
• La nature des films utilisée, le mode de traitement . Actuellement, ce traitement du film est réalisé
automatiquement dans des machines à développer.
• Enfin une fois le film radiographique obtenu, pour en tirer le maximum d’informations, il est
indispensable de l’observer sur un négatoscope.
3.2 La netteté de l’image : La netteté de l’image dépend de certains facteurs :
• La taille du foyer : plus elle est petite, meilleure est la radiographie. Mais un foyer de très petite taille ne
peut pas avoir une puissance élevée.
• La distance objet film : une structure au contact du film sera plus nette qu’une structure éloignée. La
distance foyer film : plus celle-ci est grande, plus le flou et l’agrandissement augmentent.
• Le flou cinétique est du au mouvement du sujet ou de l’organe examiné ; il sera réduit au maximum si
l’on utilise des temps de pose courts.
• Les écrans renforçateurs permettent de raccourcir le temps de pose, mais entraînent eux-mêmes un
flou d’autant plus important qu’ils sont plus efficaces.
3.3 Différentes techniques radiologiques :
4.3.1 La radioscopie :
• La radioscopie télévisée. L’image radioscopique est obtenue avec environ un dixième de la dose de
rayons X qui serait nécessaire dans des conditions identiques pour obtenir une radioscopie
conventionnelle. L’image du récepteur de télévision peut être observée en plein jour et cette facilite
9 Les Rayons X : Généralités, Production et Propriétés_Enregistrement de l’Image Radiologique
d’utilisation risque d’entrainer une durée d’utilisation exagérée.
• La radioscopie permet une étude dynamique mais a l’inconvénient de ne laisser aucun document.
4.3.2 La radiographie standard : Utilise :
• Des films sans écran, pour les zones de faible épaisseur facilement immobilisable ;
• Des cassettes pour les zones plus épaisses, comme les membres ;
• Pour les autres explorations, des cassettes et une grille anti diffusante.
4.3.3 Les examens avec produit de contraste :
• Il est souvent souhaitable de faire varier le contraste de certains organes examines par des opacifiants :
• Les premiers a être utilises étaient des poudres inertes de bismuth, puis de baryum et réserves aux
explorations digestives ;
• Les produits iodes hydrosolubles sont utilises : soit par injection dans une cavité ou un vaisseau, ou
élimines sélectivement par un organe ;
• Les composes huileux sont principalement utilises pour les lymphographies, le bilan des hépato-
carcinomes et comme vecteur dans les chimio-emboisassions.
4) Formation de l’image radiographique :
4.1 La projection des images sur un plan :
• La déformation de l’image : l’image radiographique d’une pièce de monnaie sera ronde, ovoïde ou
linéaire suivant sa position perpendiculaire, oblique ou parallèle au faisceau de rayons X.
• Il n’est pas possible sur un film radiographique de préjuger de la situation respective de plusieurs
structures. En effet, le cliche radiographique (additionne) toutes les structures traversées par les rayons X,
interposées entre le tube et le film. Une médaille se projetant sur le médiastin peut fort bien entre dans
l’œsophage sur un cliche de thorax de face.
4.2 Les différentes densités radiographiques :
• Un cliché radiographique comporte une échelle de densité allant du blanc au noir. Ces différentes
densités résultent de l’absorption différentielle des rayons X par les milieux traversés. Ce phénomène
d’absorption est fonction de la masse atomique du milieu traversé.
• Les molécules comportant des atomes lourds : calcium, iode, baryum vont se comporter vis-à-vis des
rayons X comme un écran les empêchant plus ou moins d’atteindre le film ; la conséquence au point de
vue radiographique est une plage plus ou moins blanche sur le film ; à l’oppose s’il n’y a que
de l’air interposé entre le tube à rayons X et le film, celui-ci sera impressionné au maximum donnant une
surface noire.
• Dans le corps humain, il existe quatre densités fondamentales :
 L’os est de densité calcique de même que, par extension, les produits de contraste opaques, tels
l’iode et le baryum.
 Sont de densité hydrique les différents parenchymes, les muscles, les tendons, les ligaments, les
cartilages, le périoste, les vaisseaux, le sang, le LCR, etc.
 Le tissu cellulaire sous-cutané et la graisse entourant de nombreux organes sont de densité
graisseuse.
 Enfin sont de densité aréique, toutes les structures comportant normalement de l’air, la trachée, les
bronches, les alvéoles pulmonaires, les sinus de la face et certaines portions du tube digestif.
5) CONCLUSION :
• L’image idéale est celle qui représente la plus grande netteté, meilleur contraste et montre le plus petit
détail de l’objet.
• Donc il faut lutter contre les phénomènes de diffusion et de flou en utilisant : grille anti diffusante et la
règle d’égalité des flous élémentaires.
10 Les Rayons X : Généralités, Production et Propriétés_Enregistrement de l’Image Radiologique