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Série 4 : Les opérations d’inventaire (Suite) - Chapitre 19 : La régularisation des opérations en devises

UV 104 Comptabilité
Série 4 : Les opérations d’inventaire (Suite)
Chapitre 19 : La régularisation des opérations en devises

Auteur : Didier CHADOURNE

Le thème de la régularisation des opérations en devises ayant été largement traité au niveau du
chapitre 16, ce cours a pour but de rappeler que les créances et les dettes en monnaies étrangères
doivent être obligatoirement converties et comptabilisées en monnaie nationale sur la base du
dernier cours de change (PCG, art. 342-5).

Les cours de change à utiliser sont, pour les devises cotées, les cours indicatifs de la Banque de
France publiés au Journal Officiel, et pour les autres devises les cours moyens mensuels établis par
la Banque de France (PCG, art. 341-1).

Ces modifications sont inscrites dans des comptes transitoires, en attente de régularisations
ultérieures et appelées écarts de conversion.

I Les écarts de conversion


Les écarts de conversion naissent donc lorsque à l’inventaire, l’entreprise doit opérer les
modifications suivantes :

Modifications à opérer Comptes à mouvementer

Augmenter une créance Débiter : « 411 Clients » ou « 274 Prêts »


(gain latent) Créditer : « 477 Différences de conversion – Passif »

Diminuer une créance Débiter « 476 Différences de conversion – Actif »


(perte latente)
Créditer « 411 Clients » ou « 274 Prêts »

Augmenter une dette Débiter « 476 Différences de conversion – Actif »


(perte latente)
Créditer « 401 Fournisseurs » ou « 164 emprunts… »

Diminuer une dette Débiter : « 401 Fournisseurs » ou « 404 Fournisseurs


(gain latent) d’immobilisations » ou « 164 emprunts… »
Créditer : « 477 Différences de conversion – Passif »

Par exception au principe de prudence, les gains latents sont comptabilisés par la constatation d’un
écart de conversion mais n’interviennent pas dans la formation du résultat. En effet seules les
pertes de change latentes doivent faire l’objet d’une provision pour risques.

Rappelons que les règlements relatifs à ces créances et dettes sont comparés aux valeurs
historiques originales et entraînent la constatation des pertes et gains de change ainsi réalisés aux
comptes 666 « Pertes de change » et 766 « Gains de change » sans compensation entre ces
deux comptes (PCG, art. 446/66 et 447/76).

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -1-


Série 4 : Les opérations d’inventaire (Suite) - Chapitre 19 : La régularisation des opérations en devises

II Les écarts de conversion et les documents de synthèse


Les écarts de conversion sont portés selon leur nature sur la dernière ligne à l’Actif et au Passif du
bilan

1°) Au niveau du bilan


À l’actif du bilan, les écarts de conversion correspondent à une perte latente car ils représentent la
majoration d’une dette ou la minoration d’une créance :

Primes de remboursement des emprunts (IV)................


Écarts de conversion Actif (V).........................................

TOTAL GENERAL (I + II + III + IV + V).....

Au passif du bilan, les écarts de conversion correspondent à un gain latent car ils représentent la
minoration d’une dette ou la majoration d’une créance :

Total III ...............................................................................


Écarts de conversion Passif (IV) ..........................................................................

TOTAL GENERAL (I + II + III + IV) .....................................

2°) Au niveau de l’annexe

Des précisions sur la nature, le montant et le traitement des écarts de conversion doivent figurer
dans l’annexe.

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -2-

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