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Chapitre 3 : L’environnement des institutions financières

islamiques
la finance islamique, d’abord considérée comme une niche, est devenue
une véritable industrie. se pose donc le problème de son intégration dans
l’environnement financier international, d’abord de sa soumission au
système de régulation qui prévaut dans le secteur.

les principaux obstacles à son expansion sont : le manque de transparence


dû au non respect des normes comptables internationales, l’hétérogénéité
des pratiques due à un cloisonnement des institutions et l’inexistence de
marchés financiers.

1 : la régulation des activités des institutions financières


islamiques.

1.1 : La nécessité de la régulation


si on remonte aux premières étapes de l’histoire de l’islam , les
musulmans ont pu établir un système financier sans intérêt en vue de
mobiliser des ressources pour financer des activités de production . les
opérations étaient basées essentiellement sur les partages des pertes
et des profits.
La finance islamique s’est beaucoup développée au cours de deux
décennies . ce qui compte actuellement et de poursuivre sa croissance
mais surtout d’assurer sa respectabilité de prouver que le système
islamique est viable. son défi est également de ne pas se détourner de
sa mission première.
1.2 : le système de régulation des activités financières
actuellement, la réglementation prudentielle dans le monde est un
système globale , c'est-à-dire que le cadre est le même quelque soient
les institutions financières ( banques commerciales , sociétés
d’investissements … ) . L’autorité de contrôle est la banque centrale de
chaque pays. Cette dernière est conforme aux normes internationales
dans la mesure où le gouvernement des pays les a adoptées .
la réglementation internationale émane des recommandations du
comité de Bâle dont les principaux réglementations sur le secteur
bancaire pour assurer la santé et la stabilité du système financier
sont :
- la suffisance du capital.
- les pratiques et les procédures pour les prêts et investissements.
- l’identification des principaux types de risques et les techniques
utilisées pour les gérer efficacement.
- Les méthodes d’évaluation de la qualité des actifs de banque.
- La création de réserves pour couvrir les pertes sur les prêts.
- Les différents types de contrôle interne.
- Les audits externes nécessaire .
1.3 : La spécificité des banques islamiques
Si pour certains activités , les banques islamiques et les banques
conventionnelles fournissent des prestations de services similaires
( dépôts à vue , services bancaires …) , sur de nombreux points les
activités divergent .
Dans les banques islamiques :
- Les opérations participatives sont des opérations risquées.
- Les produits basés sur des opérations achats vente sont en général
peu risqué.
- Les dépôts d’investissements ne présentent pas les mêmes risques
que les comptes courants, en l’occurrence se sont les déposants qui
supportent un risque élevé.
- Les banques islamiques ne peuvent commercer leurs dettes .
- Elles ne peuvent pas faire appel à la banque centrale en dernier
ressort ( à cause du Riba pratiqué par la BC )
- Ne pouvant pas utilisé les instruments classique de couverture à
cause du Riba et du gharar .
- Ne peuvent pas infliger des pénalités de retard pour paiement tardif.
1.4 : les problèmes posés par l’application de la réglementation
internationale

L’application de la réglementation internationale n’est pas sans poser


quelques problèmes. D’abord, elle favorise l’expansion des modes de
financement les moins risqués, ceux basés sur les opérations
commerciales achat vente au détriment des opérations participatives.
on constate, en effet, que le volume des activités basées sur la
participation aux pertes et profits est très faible. ce qui constitue une
dérive par rapport à la finance islamique. Ensuite, elle met sur un
même plan, quant à l’évaluation des risques, les dépôts à vue et les
dépôts d’investissements. Or ces derniers partagent les risques de la
banque. En fin, la particularité de la finance islamique est de se
conformer à la chariaa .

1.5 : la réglementation et le contrôle en vigueur


la situation réglementaire est très différente selon les pays. selon cette
citation on distingue les trois situations suivantes : les pays où le
système financier est islamisé, les pays où un système dual existe puis
les pays où aucune disposition réglementaire n’a été prise .
Dans les pays où le système est entièrement islamisé, la loi bancaire
prévoit les conditions d’ouverture, ainsi que les modes de
fonctionnement des banques islamiques. dans les pays où il ya une
volonté politique de développer la finance islamique, un système dual
a été mis en place. Puis nous trouveront dans une troisième catégorie,
les pays dans lesquels les banques islamiques peuvent être créées, les
produits islamiques peuvent être commercialisés, des aménagements
fiscaux sont éventuellement prévus, mais il n’y a pas de cadre
juridique les concernant.

2: la normalisation du système comptable islamique

Le système comptable des institutions financières islamiques a pu et


peu continuer à apparaitre comme peu transparent, d’abord à cause de
la jeunesse des institutions qui ont été créées et se développés très
rapidement dans différents pays soumis à des réglementations
nationales différentes , puis par ce que les produits nouveaux et les
nouveaux modes de fonctionnement exigent des règles spécifiques à
imaginer .

2-1 : l’organisme de normalisation l’AAOIFI

c’est une institution implantée à Bahreïn en 1991 , à l’initiative de


plusieurs groupes bancaires , financée au départ par ses fondateurs , ses
ressources provient actuellement de la cotisation de ses membres ,
actuellement elle comporte 200 membres institutionnelles de 40 pays .
Son objectif est de promulguer plusieurs types de standards chariaatiques
pour les institutions financières islamiques.

L’AAOIFI effectue un gros travaille d’adaptation des normes internationales


aux particularités des institutions financières islamiques.

2-2 : les normes comptables islamiques

1 / la comptabilité : les Financial Acounting standards , actuellement


comporte 26 normes .

2/ l’audits comporte 5 : auditing standards for islamic financial institution .

3/ la gouvernance comporte 7 : gouvernance standards for islamic


financila institution

4 / l’éthique comporte 2 standards

5/ la chariaa comporte 43 standards

2.3 : le cadre conceptuel du système comptable islamique

Les hypothèses de base

- l’unicité de l’entité
- la continuité d’exploitation
- la stabilité du pouvoir d’achat et de l’unité monétaire

les principes retenus


- La pertinence
- La comptabilité dans le temps et dans l’espace
- La régularité
- La compréhensibilité

Les états financiers et la reconnaissance des faits comptables

3 : le rôle de la BID

Son objectif est de promouvoir le développement économique et le


progrès social dans les pays membre de l’OCI et dans les
communautés musulmans dans le monde , en se basant sur les
principes de la chariaa .

4 : le rôle du conseil des services financiers islamiques

Ce conseil, encor appelé le IFSB ( islamic financial services board ) à été


créé en 2000 , lors de la conférence qui s’est tenu a Bahreïn sur le contrôle
du système bancaire islamique et qui réunissait les grandes banques
islamiques ainsi que la BID , l’AAOIFI, les organismes de financement
internationaux comme le FMI .

Cet organisme diffuse les résultats et fait prendre conscience de


l’importance de normalisation en organisant des conférences, des
séminaires et des rencontres dans différents pays.

5 : le développement des marchés financiers islamiques

5 .1 / les conditions d’admissions sur les marchés financiers


islamiques

Ne peuvent être admis sur les marchés que les titres conformes à la
chariaa, émis par des sociétés licites , les opérations étant effectuées par
des investisseurs et pas pars des spéculateurs .

5.2 le marchés des soukouks

Les soukouks sont semblables aux obligations mais :

- Elles doivent être émises par des sociétés licites


- Elles sont émis exclusivement à leurs valeurs nominales
- Elles ne donnent pas lieu à paiement d’intérêt
- Elles ne peuvent être assorties de lots
- Elles sont obligatoirement adossées à un actifs sous jacent

5.3 les fonds d’investissement


Les fonds d’investissements ciblant des épargnants islamiques. La plupart
des placements sont effectués dans les actions, d’où leur appellation de
fonds de prise de participation .

Les titres sont adossés à des contrats successifs de dépôt ( moudharaba


ou moucharaka ) ou d’achat- vente ( mourabaha ou wakala )

5.4 les indices boursiers islamiques

Pour répondre à la demande des investisseurs musulmans, de plus en plus


nombreux , des indices boursiers islamiques ont été créées par les
grandes agences traditionnelles de notation comme Dow Jones , Standards
and Poor’s, FTSE et STOKK