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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université des Sciences et de la Technologie d’Oran


Mohamed BOUDIAF
FACULTE DE GENIE-ELECTRIQUE
DEPARTEMENT D’ELECTROTECHNIQUE

MEMOIRE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MAGISTER

SPECIALITE : Electrotechnique.
OPTION : Commande Electrique.

PRESENTE PAR
M r HARIR Miloud
Ingénieur d’état en Electrotechnique

SUJET DU MEMOIRE

Etude des Défauts dans La Machine


Asynchrone à Cage d'Ecureuil par
l'Emploi de la Fonction
d'Enroulement Modifiée

Soutenu publiquement le_______________ devant le jury composé de :

MR M.Bourahla (Professeur, USTO-MB) PRESIDENT


R
M A.Bendiabdellah (Professeur, USTO-MB) RAPPORTEUR
MR N.Benouzza (Maître de conférences, USTO-MB) CO-RAPPORTEUR
MR A.Taîb Brahimi (Professeur, USTO-MB) EXAMINATEUR
MR M.Bendjebbar (Maître de conférences, USTO-MB) EXAMINATEUR
MR A.H.Boudinar (Maître de conférences, USTO-MB) EXAMINATEUR

Année Unive rsitaire 2008/2009


Sommaire

SOMMAIRE

Liste des symboles utilisés


INTRODUCTION GÉNÉRALE 1
CHAPITRE I : GENERALITE SUR LES DEFAUTS AFFECTANT LES
MOTEURS ASYNCHRONES

I.1 Etude des différents défauts affectant le moteur asynchrone 3


I.1.1. Les causes des défauts 3
I.1.2. Défauts statoriques 4
I.1.3. Défauts rotoriques 5
I.1.3.1. Défaut de rupture de barres et de segments cassés 5
I.1.3.2. Défaut de roulements 8
I.1.3.3 Défauts d’excentricité 10
I-2 Différentes méthodes de diagnostic 12
I.2.1Techniques mécaniques 13
I.2.1.1 diagnostic par mesure de la température 13
I .2.1.2 Diagnostic par mesure des vibrations 13
I.2.2. Diagnostic chimiques 14
I.2.3 Techniques magnétiques et électriques 15
I.2.3.1 Diagnostic par mesure du flux magnétique axial de fuite 15
I.2.3.2 Diagnostic par l’analyse du courant statorique 16
I.3 Conclusion 17

CHAPITRE II : MODÉLISATION DU MOTEUR ASYNCHRONE.

II.1 Modèle de la machine asynchrone à cage d’écureuil 18


II.1.1 Equations des tensions statoriques 18
II.1.2 Equations des tensions rotoriques 21
II.1.3 Equation mécanique 23
II.2 Calcul des inductances par l’approche de la fonction d’enroulement 26
II.2.1 Présentation en 2D de la fonction d’enroulement modifiée 26
Sommaire

II.2.2 Expression des inductances 29

II.2.3 Application de la fonction d’enroulement à la machine asynchrone sous étude 32

II.2.3.1 Calcul sans prise en compte de l’effet de l’inclinaison des barres 32

a) -Calcul des inductances statoriques 32

b) -Calcul des inductances rotoriques 34

c) -Calcul des inductances mutuelles entre stator et rotor 36

II.2.3.2 Calcul des inductances avec prise en compte de l’effet de l’inclinaison

des barres 38

II.2.3.3 Introduction de l’ouverture d’encoche 41

II.3.1 Modèle du moteur asynchrone à cage d’écureuil avec défaut


de court-circuit entre spires 44
II.3.1.1 Exemple élémentaire 44
II.3.1.2 Circuit statorique équivalent correspondant au défaut court-circuit 45
II.3.1.3 Application à la machine étudiée 46
II.3.1.3.1 Calcul des inductances statoriques 46
II.3.1.3.2 Calcul des inductances rotoriques 49
II.3.1.3.3 Calcul des inductances mutuelles entre le stator et rotor 49
II.3.2 Modélisation du moteur avec défaut barre 52

II.3.2.1 Fracture totale d’une barre 52


II.3.2.2 Fracture partielle d’une barre 53

II.4 Conclusion 53

CHAPITRE III : RESULTATS DE LA SIMULATION DU MOTEUR


ASYNCHRONE
III.1 Introduction 54

III.2 Fonctionnement du moteur sain 54

III.2.1 Analyse spectrale du courant statorique 59


Sommaire

III.3 Fonctionnement du moteur avec défaut statorique 62

III.3.1 court -circuit entre spires 62


III.3.2 Déconnection d’une phase 64

III.3.3 Conclusion 65
III.4 Fonctionnement du moteur avec défaut de barres 66

III.4.1 Fonctionnement du moteur avec cassure de barres ou d’anneau de court-circuit 66

III.5 Conclusion 70

CONCLUSION GENERALE 71

ANNEXES. 73

BIBLIOGRAPHIE. 76
Introduction générale 1

Introduction générale

La machine asynchrone occupe un domaine très important dans l'industrie et les


transports. Elle est appréciée pour sa robustesse, son faible coût d'achat et d'entretien.
et ne nécessite qu’une seule source d’alimentation.
Malgré ces qualités évoquées, il n’est pas rare que ces moteurs présentent quelques
défaillances émanant d’un vieillissement prématuré. Comme ces machines sont
soumises pendant leur fonctionnement à plusieurs contraintes électrique, magnétique,
mécanique et thermique. Ces dernières provoquent des défauts dans les différentes
parties du moteur, ce qui engendre des arrêts conduisant à des pertes de production et
à des réparations coûteuses.

Les défauts avec leurs effets ; se reflètent dans les grandeurs du moteur,
principalement dans le flux, le courant, la vitesse et le couple. Dans le passé la plupart
des techniques de diagnostique utilisaient les grandeurs mécaniques qui nécessitent
l’introduction des capteurs au niveau de la machine ce qui rend l’équipement coûteux
et encombrant [1] [2], ces inconvénients ont poussés les recherches vers une
maintenance prédictives utilisant des grandeurs électromagnétiques tel que (flux,
courant, tension, etc.…) et particulièrement le courant statorique qui exige ni
l’introduction d’un capteur au niveau de la machine, ni l’utilisation des équipements
onéreux mais seulement un capteur de courant (transformateur de courant ou sonde à
l’effet hall ) qui donne une image sur le courant de la phase statorique, de plus cette
technique est utilisée lors du fonctionnement du moteur ce qui permet de l’utiliser
dans la surveillance des machines électriques.
La compréhension du fonctionnement avec et sans défaut, ainsi que la
vérification des algorithmes de détection des défauts, nécessite la synthèse d'un
modèle mathématique décrivant le comportement de la machine d'une façon la plus
fine possible. Dans cette logique, nous proposons un modèle multi-enroulement basé
sur la modélisation de la cage rotorique sous forme de mailles reliées entre elles
électriquement et couplées magnétiquement [3]. Ce modèle tient compte de la
distribution réelle des différents enroulements, notamment avec l’implication de
l’approche de fonction d’enroulement, puis, la fonction d’enroulement modifiée
(MWFA) [4], où il est possible de déceler les phénomènes accompagnant une
probable excentricité. Le modèle est ainsi apte à définir les inductances d’une

-1-
Introduction générale 2

machine en tenant compte de l’ouverture et /ou l’inclinaison des encoches, et qui peut
être étendue à l’étude d’autres types d’asymétrie axiale, à savoir, l’excentricité axiale.
Ainsi, et pour se faire, le travail présenté dans ce mémoire est articulé autour de
trois chapitres principaux.
Dans le premier chapitre, un résumé sur les principaux défauts de la machine
asynchrone, leurs origines ainsi que les fréquences caractérisent ces défauts, seront
exposés. Les différentes techniques de diagnostic seront aussi présentées. Le tout
constituera un aperçu sur l’état de l’art et la problématique du sujet.
Le deuxième chapitre sera consacré à la formulation mathématique du modèle
de la machine asynchrone triphasée à cage avec la modélisation des inductances
entres enroulements de la machine tenant compte de tous les harmoniques d’espaces,
et en s’appuyant sur une extension en 2D de la fonction d’enroulement modifiée qui a
pour avantage de prendre en compte l’inclinaison des barres et l’ouvertures
d’encoches statoriques. Le modèle résultant sera aussi apte à prendre compte les non
uniformités de l’entrefer rencontrées dans les cas d’excentricité du rotor, Dans ce
chapitre, on traitera comme dernier cas la modification que subissent les inductances
de la machine en cas de court-circuit partiel, ou bien court-circuit entre spires.
Dans le troisième chapitre, on présentera les résultats de simulation du moteur
asynchrone dans les différentes conditions de fonctionnements, avec et sans défauts
statorique ou bien rotorique. Commençant par le fonctionnement du moteur sain, en
allant vers le fonctionnement en cas de court-circuit entre un certain nombre de spires
d’une de ses phases, et en arrivant à l’exemple le plus fréquent représenté par la
déconnexion d’une phase.
Puis, on passe aux défauts rotoriques (cassures de barres ou anneau de court-
circuit). Un enrichissement avec figures relatives aux grandeurs électromécaniques et
leurs spectres correspondants sera en mesure d’élucider quelques phénomènes déjà
prédits analytiquement.
Nous terminons notre travail par une conclusion sur l’ensemble de cette étude et par
une présentation des perspectives envisagées.

-2-
Chapitre I 3

Chapitre I
Généralités sur les défauts affectant les moteurs asynchrones

Dans le présent chapitre, nous allons énumérer les différents défauts qui peuvent affecter le
moteur asynchrone et leurs méthodes de diagnostic et de montrer l’avantage de l’emploi l’une de
ces méthodes, qui est la méthode de l’analyse spectrale du courant statorique comme une
technique permettant la détection des défauts de barres et d’excentricité dans les moteurs
asynchrones.

I.1 Etude des différents défauts affectant le moteur asynchrone


Bien que la machine asynchrone a la réputation d’être robuste, elle peut présenter comme
tout autre machine électrique, des défaillances d’ordre électrique ou mécanique. Notre objectif est
de détecter ces défauts en cours d’évolution ou en cours d’apparition [5].
Parmi toutes les méthodes utilisées ou proposées, on se doit de prélever un ou plusieurs signaux
pour :
– les traiter,
– les analyser,
– conclure à une défaillance ou non, avec certitude.
I.1.1 Les causes des défauts
Pour le stator, les effets sont principalement dus à un problème [6] :
– thermique (surcharge),
– électrique (diélectrique),
– mécanique (bobinage),
– environnemental (agression).
Pour le rotor, les effets sont essentiellement dus à un problème :
– thermique (surcharge),
– électromagnétique (Force en fonction B2 (t)),
– résiduel (déformation),
– dynamique (arbre de transmission),
– mécanique (roulement),
– environnemental (agression).

-3-
Chapitre I 4

Ces défauts se répartissent selon la figure suivante :

Fig.I.1 : la répartition des pannes

I.1.2 Défauts statoriques


Ces défauts apparaissent souvent au niveau des enroulements statoriques (Fig.I.2) et sont dus à
des dépassements de différentes natures [7]. On distingue :
 Court-circuit dans les spires d’une même phase ;
 Court-circuit entre phases ou entre bobines ;
 Coupure d’une phase ;
 Défaut du circuit magnétique (rupture de tôles) ;
 Défaut de l’isolation masse.
A partir des études théoriques, il a été montré que le courant statorique avait un spectre enrichi
par la création d’un court circuit au stator. Les fréquences sont données par la relation [6]:
 
fcc  n / p .1  s   k . f Hz (I.1)

où :

 f cc  fréquence « de court-circuit » ;
 f  fréquence d’alimentation ;

 n  1 , 2 , 3, …, n  N ;
 p  nombre de pair de pôles ;

 s  glissement ;
 k  1 , 2 ,3 ,…., k  N .

-4-
Chapitre I 5

Figure I.2 : Défauts statoriques

I.1.3 Défauts rotoriques

Les différents éléments pouvant être défaillants se répartissent en 3 catégories. Celles-ci sont [5] :
– portion d’anneau ou de barre au rotor,
– roulement à billes,
– excentricité statique, dynamique, mixte.
Il est important de souligner que les défauts rotoriques peuvent être la cause de défauts dans les
autres parties de la machine, et entraîner ainsi un dysfonctionnement plus grave.

I.1.3.1 Défaut de rupture de barres et de segments cassés


Un des défauts les plus difficiles à détecter concerne les ruptures de barres qui sont les pannes
majeures pour les rotors à cage. Ces défauts représentent la particularité d’être progressives et
partielles. Il s’agit d’un phénomène à évolution lente ce qui permet de poursuivre l’exploitation
de la machine sans arrêt.
Les ruptures de barres (Fig. I.3) sont essentiellement liées à des erreurs d’exploitation (démarrage
très lent non détecte, non-respect du délai de refroidissement entre démarrages successifs), ou à
des défauts de fabrication (mauvaise coulée) [8].

-5-
Chapitre I 6

Les conséquences de ce type de défaut ne sont pas anodines car elles induisent :
 Un vieillissement mécanique de la ligne d’arbre à cause des fluctuations de couple,
 Une rupture des autres barres du fait des courants plus importants qui les parcourent et
des efforts électrodynamiques,
 Une influence sur les formes d’ondes des signaux d’alimentation de la machine.

Points de cassure

Anneau de court
circuit

Barres rotoriques

Figure I.3 : Points sensible ; à la rupture dans la cage


rotorique du moteur à cage d’écureuil

Le rotor avec ce défaut crée, en plus du champ rotorique direct qui tourne à la vitesse s s par

rapport au rotor ( s le glissement de la machine), un champ inverse qui, lui tourne à une vitesse
 ss . L’interaction de ces champs avec celui issu du bobinage statorique donne naissance des

composantes de fréquence 2ss dans le couple électromagnétique. Ces composantes seront


la cause d’oscillations de la vitesse. Cette dernière donne naissance à des f.e.m aux
pulsations s , 1 2s s , 1 2s s et 1 4s s , qui créent à leur tour des courants aux mêmes
pulsations [9]. Les champs créent par ces courants vont à leur tour induire au rotor des courants
directs et inverses. Ainsi par un processus identique, on retrouve dans le courant statorique des
composantes de fréquences [10] :

f b  1 k.s  f (I. 2)

Où k un entier positif, s le glissement, et f la fréquence d’alimentation.

-6-
Chapitre I 7

Le schéma de la figure (I.4) permet une meilleure compréhension du fonctionnement du moteur


avec un rotor sain alors que celui de la figure (I.5) décrit le phénomène dû à l’apparition du
défaut rotorique sachant que :

2 f
s  représente la vitesse de synchronisme, p est le nombre de paires de pôles de la
p
machine. (I. 3)
r  1  s s la vitesse de rotation, (I. 4)

  s  r la vitesse de glissement, (I. 5)

 s  r
s le glissement, (I.6)
s
Alors :
(I.7)
défaut  r  ss  1  s s  ss

défaut  1  2 s s
(I.8)

d’ où la fréquence du défaut :
fb  1  s  f  sf  1  2s  f (I.9)

 s  s

 r  r




Figure. I.4 : schéma de fonctionnement Figure. I.5 : schéma de fonctionnement


du moteur sain d’un moteur défaillant

-7-
Chapitre I 8

I.1.3.2 Défaut de roulements

Les études permettent de classer le défaut de roulement à bille comme suivant [7] :
 Trous dans les gorges de roulement intérieures et extérieures.
 Ondulation de leur surface de roulement.
 Attaque des billes.
 Corrosion due à l’eau.
 Défaut de graissage, problème dû à la température.
 Découlement, effritement de surface, provoqués par une surcharge.

Figure.I.6 : les roulements à billes

La relation entre les vibrations des roulements à billes et le spectre du courant statorique est basée
sur le fait que toutes les excentricités interfèrent sur le champ dans l’entrefer de la machine
asynchrone. Un défaut de roulement à billes se manifeste par la répétition continuelle du contact
défectueux avec la cage de roulement extérieur comme intérieur [5].
La fréquence de répétition sera pour la cage intérieure et extérieure :

nB  DB 
f int  f r 1  cos  (I.10)
2  Dc 

nB  DB  (I.11)
f ext  f r 1  cos 
2  Dc 

-8-
Chapitre I 9

Le spectre en courant est alors décrit par :

nB  DB 
fint , ext  f n f r 1  cos  (I.12)
2  Dc 
Cette expression contient des données spécifiques au roulement à billes.
 f = fréquence d’alimentation ;

 f r = fréquence de rotation mécanique ;


 n = 1,2,3, . . ., n  N ;
 nB = nombre de billes ;
 DB = diamètre des billes ;
 Dc = La distance entre les centres des billes diamétralement opposées;

  = l’angle de contact de la bille avec la cage.


En considérant que le nombre de billes est compris entre 6 et 12 habituellement, deux relations
couramment rencontrées sont :
f ext  0.4nb f r (I.13)

fint  0.6nb f r (I.14)

donc le spectre en courant sera enrichi de :


fint , ext  f  nfext ,int  (I.15)

-9-
Chapitre I 10

I.1.3.3 Défauts d’excentricité

L’excentricité est un phénomène qui fait l’objet de nombreuses publications, car elle est
responsable de multiple dommages sur les machines électriques, surtout lorsqu’il s’agit de la
machine asynchrone où l’entrefer est volontairement d’épaisseur très faible.
L’excentricité est le résultat de la non uniformité de ce dernier, ce qui signifie l’existence de
longueurs radiales différentes entre le stator et le rotor, donc une asymétrie d’entrefer. Cette
asymétrie faite, va décaler les axes des deux armatures l’un par rapport à l’autre d’une
d’épaisseur qui dépend du degré d’excentricité et de la longueur moyenne de l’entrefer (Fig.I.7).
Les causes d’une excentricité sont multiples : elle peut être due à la flexion de l’arbre, à un
phénomène d’usure ou au désalignement des roulements, à un positionnement incorrect du rotor
ou du stator au moment de l’assemblage, à l’ovalité du rotor ou de la partie intérieure du stator ou
à un fonctionnement du moteur au-delà d’une vitesse limite qui provoque des résonances [8].

Figure.I.7 : Moteur asynchrone avec rotor excentrique

- 10 -
Chapitre I 11

La présence de l’excentricité se manifeste par la création d’harmonique s dans le spectre du


courant statorique à des fréquences ( f d ) données par l’expression ci-dessous [11] [12]:

 kn  nd  
fd  f  b 1  s     (I.16)
 p 
Où :
 nb le nombre de barres rotoriques,

 nd le nombre d’ordre d’excentricité : nd =0 pour l’excentricité statique et

nd =1, 2 ,3… pour l’excentricité dynamique,


 p le nombre de paires de pôles,

  l’ordre des harmoniques de temps de la F.M.M, (    1,  3,  5,  7,..etc.)


La présence de l’excentricité mixte crée des harmoniques de basses fréquences données par la
relation :
fm  f  kfr (I.17)

où f r  f 1 s  / p et k  1, 2, 3.... (I.18)

Ces défauts engendrent les problèmes suivants :

- déséquilibre des tensions et courants de ligne.


- augmentation des pulsations de couple.
- réduction du couple moyen.
- échauffement excessif.
- augmentation des pertes et réduction du rendement

- 11 -
Chapitre I 12

I.2 Différentes méthodes de diagnostique

Les moteurs asynchrones sont soumis pendant leur fonctionnement à plusieurs


contraintes de différentes natures, l’accumulation de ces contraintes provoque des défauts
dans les différentes parties du moteur.
Pour remédier au problème de détection des défauts, il existe une variété de techniques
de diagnostique et de détection des défauts [1] [13]. Certaines d’entre elles sont basées sur
l’observation et la mesure (mesure de champ magnétique, mesure de bruit) d’autres sont
basées sur la surveillance et la comparaison des caractéristiques électromécaniques du moteur
en défaut (courant statorique, couple et vitesse) (Figure I-8) [5].

Figure I.8 : Les différents grandeurs de diagnostique


dans une machine.

Ces techniques peuvent être classées en trois catégories : les techniques mécaniques, les
techniques chimiques et les techniques magnétiques et électriques.

- 12 -
Chapitre I 13

I.2.1 Techniques mécaniques


Parmi ces techniques, on trouve :
I.2.1.1 diagnostique par mesure de la température
Les températures des supports sont surveillées sur des bases de routine, et fournissent des
informations utiles. Un volume de liquide refroidissant, débouché sur des températures, est aussi
précieux pour l’indication des problèmes de refroidissement et pour le contrôle lorsqu’il est
proposé de faire opérer la machine au delà de sa puissance.
Les températures des bobines sont aussi impératives pour la détermination de la limite pour
laquelle le moteur peut être chargé et pour l’estimation de la durée de vie rémanente de l’isolation
des enroulements. Elles sont rarement mesurées à cause des problèmes d’obtention de l’isolation
électrique contre les conducteurs de haute tension, bien que les détecteurs de température soient
parfois intercalés dans l’isolant renfermé sur le point surchauffé du conducteur, mais cela affaiblit
l’intégrité de l’isolant.

Il demeure donc une nécessité pour le capteur de fortes températures lequel peut être monté
sur les enroulements ou inséré dans l’isolant électriquement isolé par rapport à son instrument de
mesure.
I .2.1.2 Diagnostique par mesure des vibrations

Le diagnostique vibratoire est une méthode très ancienne et très utilisé pour la détection des
défauts dans les machines électriques.
Toutes les machines électriques produisent du bruit et des vibrations. Leur analyse peut être
employée pour fournir des informations sur l'état de la machine.
Plus souvent, les mesures sont faites comme une procédure non fréquente ou lorsqu’un
problème est suspecté, les mesures sont faites en utilisant des accéléromètres ou des capteurs de
vitesse à boulons.
Des sondes de déphasage sont aussi employées pour le contrôle du mouvement de l’arbre.
Le désalignement entre les centres des supports donnant naissance à un entrefer non uniforme
produit la vibration à une fréquence double, tandis que le déséquilibre mécanique engendre la
vibration à la vitesse angulaire, au moment ou les deux dépendent de la réponse mécanique à
cette fréquence.

- 13 -
Chapitre I 14

Les signaux de vibrations détectés contiennent des informations essentielles sur l'état de la
machine. L’analyse spectrale de ces signaux nous renseigne sur les différents défauts qui sont à
l’origine de ces vibrations.

I.2.2. Diagnostique chimiques

Plusieurs moteurs sont refroidis par l’air ou à l’aide d’un circuit fermé avec un échangeur de
chaleur hydro réfrigéré. La dégradation de l'isolation électrique dans le moteur produit le gaz
d'oxyde de carbone qui apparaît dans le circuit de l'air refroidissant et qui peut être détecté par
une technique d'absorption infrarouge.
L’air est tiré du moteur à travers le tube vers le détecteur infrarouge par une pompe
auxiliaire. Seules les moteurs en service sont échantillonnés et la forme de l’air de chaque moteur
est analysée pendant deux minutes.
L’huile de roulement est aussi analysée régulièrement, et l'intervention est requise si les
produits indiquant la dégradation sont présents [1].
A ce stade, on peut conclure que la plupart des techniques précitées exigent l’emploi des
capteurs, qui doivent être placés au niveau de la machine. C’est pour cette raison elles peuvent
être utilisées que pour les machines de grande puissance.
Ces techniques sont basées généralement sur l’utilisation des grandeurs mécaniques, afin que les
ingénieurs mécaniciens puissent faire leur interprétation, malgré que les machines sont des
moteurs électriques. La présence des ingénieurs électriciens est nécessaire pour intervenir dans la
partie électrique et pour cette raison, les techniques de diagnostiques sont de plus en plus
orientées vers l’emploi des grandeurs électriques vu leur accessibilité et la simplicité du capteur
utilisé.

- 14 -
Chapitre I 15

I.2.3 Techniques magnétiques et électriques

I.2.3.1 Diagnostique par mesure du flux magnétique axial de fuite

Le flux de fuite axial peut être détecté par une bobine (bobine exploratrice) enroulée autour
de l'arbre de la machine (Figure I-9) et aussi par n'importe quel arrangement symétrique simple
des bobines placées à l'extrémité de l’arbre de la machine ou par d'autres dispositifs sensibles
telles que les sondes à effet hall.
Lorsque la bobine est enroulée autour de l'arbre d'une machine électrique, elle est le siège
d'une force électromotrice (Fem) induite qui est liée aux flux de fuite axiaux.

Les flux de fuites sont présents dans toutes les machines électriques en raison des asymétries
dans les circuits électriques et magnétiques qui sont dues aux fluctuations du réseau électrique et
les tolérances pendant le processus de fabrication.

L’analyse spectrale de la tension induite peut être utilisée pour identifier les différentes
asymétries et défauts. Le contenu d’harmoniques des flux de fuites axiaux du stator et du rotor est
directement en relation avec les harmoniques contenus respectivement dans les courants du stator
et du rotor.

La conséquence directe d’un défaut est l’augmentation du flux de fuite axial. Cette
augmentation du flux est la condition nécessaire pour l’utilisation du flux de fuite axial comme
une technique de diagnostique, c'est-à-dire ce dernier doit avoir une valeur importante.

L’arbre de la
machine Moteur asynchrone

Bobine exploratrice

Figure I.9 : Bobine exploratrice pour la


mesure du flux de fuite axial.

- 15 -
Chapitre I 16
I.2.3.2 Diagnostique par l’analyse du courant statorique
Cette méthode est un outil puissant pour détecter la présence des défauts mécaniques et
électriques. Elle présente plusieurs avantages par rapport aux autres méthodes, parce qu’elle ne
demande ni l’introduction d’un capteur au niveau de la machine ni l’utilisation d’un équipement
coûteux et encombrant mais seulement un capteur de courant (sonde à effet de hall ou
transformateur de courant) qui donne une image sur le courant de phase statorique. C’est cette
méthode de diagnostique qui sera utilisée comme outil de diagnostique dans la recherche des
différents défauts dans ce travail.
C’est une méthode de surveillance, qui consiste à utiliser le spectre du courant statorique
[14] [15] [16]. Sachant que dans un spectre de courant d’un moteur sans défaut apparaît
uniquement la composante du fondamental, pour une répartition sinusoïdale de la Fmm.
Dans le cas d’une répartition non sinusoïdale de la F mm en plus du fondamental apparaît des
harmoniques de l’encochage rotorique, cas d’un moteur à cage.
Pour montrer le principe de cette méthode, on considère le cas d’une asymétrique rotorique
d’un moteur asynchrone, l’existence de ce défaut engendre un courant de défaut dans le rotor,
Ce courant produit une Fmm pulsatoire dont la fréquence d’ondulation est sf  , cette Fmm
produit dans l’enroulement statorique une harmonique à deux composantes, la première ayant la
fréquence 1 2s  f et la deuxième ayant la fréquence 1 2s  f . (figure I-10).

Source
triphasée Moteur Charge

Capteur
de courant

Module de
conditionneme
nt
Carte d’acquisition PC
Figure I.10 : schéma synoptique du principe de la méthode du
spectre du courant statorique
- 16 -
Chapitre I 17

I.3 Conclusion

Nous avons présenté dans ce premier chapitre les différents défauts affectant les machines
asynchrones et leurs méthodes diagnostiques. On a aussi fait l’objet de la présentation de la
méthode de l’analyse spectrale du courant statorique qui fait l’objet de notre travail ; pour la
détection des défauts dans les machines asynchrones. Son principe est basé sur l’emploi des
grandeurs électriques faciles à manipuler.
Pour montrer l’effet des défauts sur le moteur, il est nécessaire d’avoir un modèle
mathématique régissant le fonctionnement du moteur lors du défaut afin de simuler son
comportement. Ceci fera l’objet du deuxième chapitre suivant.

- 17 -
Chapitre II 18

Chapitre II
Modélisation du moteur asynchrone

Dans ce chapitre deux modèles dynamiques du moteur asynchrone à cage d’écureuil sont
utilisés pour étudier le comportement de la machine à induction dans le cas de fonctionnement
sain. Dans le premier modèle, on va tenir compte de tous les harmoniques d’espace due à la
distribution non sinusoïdale de la force magnétomotrice (Fmm) dans l’entrefer. Le calcul des
différentes inductances a été réalisé par l’introduction de l’approche de la fonction d’enroulement
(A.F.E) [17]. Dans le deuxième modèle, on utilise l’approche de la fonction d’enroulement
modifiée pour calculer les différentes inductances de la machine pour la prise en compte des
effets engendrés par les inclinaisons et les ouvertures que peuvent présenter les encoches de la
machine.

II.1 Modèle de la machine asynchrone à cage d’écureuil

Pour la modélisation de la machine asynchrone triphasé à cage d’écureuil à nb barres


rotoriques, les hypothèses couramment posées sont :
- la saturation du circuit magnétique, l’hystérésis et les courants de Foucault sont négligeables.
- La perméabilité du fer est supposée infinie.
- Les résistances des enroulements sont constantes et le phénomène d’effet de peau est
négligeable.
- l’enroulement statorique est identique par rapport à l’axe de symétrie.
- la cage rotorique est supposée être regroupée un nombre de mailles reliées entre elles
électriquement et couplées magnétiquement formant un enroulement polyphasé. Chaque maille
est constituée de deux barres adjacentes et les deux portions d’anneau de court circuit qui les
relient [3].

II.1.1 Equations des tensions statoriques :


Les équations des tensions des trois phases statoriques s’écrivent alors comme suite :

Vs  RsIs  ddts (II.1)

- 18 -
Chapitre II 19

Où la matrice des flux statorique est donnée par :

Ψ s   Lss I s  Lsr I r  (II.2)


[Vs] est le vecteur des tensions statoriques.

[Is] et [Ir] sont les vecteurs des courants statoriques et rotoriques respectivement.

Avec :
Vs    vsa vsb vsc 
T
(II.3)

Is   isa isb isc 


T
(II.4)

Ir    ir1 ir 2 ir 3 .....irnb ire 


T
(II.5)

En notant que les indices sa,s b,sc font référence au stator et les indices r1 ,r2 …..rnb,re aux mailles et
anneaux de court-circuit.
[ Rs ] est une matrice des résistances statoriques diagonal de dimension 3 est donnée par :

 Rsa 0 0
 0 
[ Rs ]   0 Rsb (II.6)
 0 0 Rsc 

Avec
Rsa , Rsb , Rsc : sont les résistances des enroulements statoriques.

Lss  est La matrice symétrique des inductances statoriques de dimension 3*3 est donnée par :

 
 L aa L L 
 ab ac

Lss    L L L  (II.7)
ba bb bc 
 
L L L 
 ca cb cc 

- 19 -
Chapitre II 20

Où Lii, Lij représentent respectivement l’inductance propre de la iéme phase et l’inductance


mutuelle entre la iéme et la j éme phase (i≠j).

Lsr  est La matrice des inductances mutuelles des phases statoriques et les mailles rotoriques
de dimension 3*(nb+1) exprimée sous la forme suivante :

 
 L ar1 L .. .. L
ar ( nb  1)
L 0
 ar 2 arn b

L 
sr  L
 br1
L
br 2
.. .. L
br ( nb  1)
L
brn b
0

(II.8)
 
L L .. .. L L 0
 cr1 cr 2 cr ( nb  1) crnb 

Où Lari représente l’inductance mutuelle entre la phase "a" et la iéme maille rotorique. De même
pour les autres phases.
Les inductances mutuelles entre les phases statoriques et les segments de l’anneau de court-
circuit sont négligées, ceci est représenté par un zéro dans la dernière colonnes de la matrice.
En remplaçant l’équation (II-2) dans (II-1) on obtient :

Vs  Rs  I s   Lss d Is   Lsr  d Ir   d Lsr I r  (II.9)


dt dt dt

Le dernier terme de l’équation (II-9) peut être écrit comme suit :

d Lsr 
I r   d Lsr  d r I r  (II.10)
dt d r dt
Où, θr est l’angle qui définit la position du rotor par rapport au stator.

d r
Avec r (II.11)
dt
r est la vitesse mécanique du rotor.

- 20 -
Chapitre II 21

Par substitution (II-10) et (II-11) dans (II-9), l’équation (II-9) devient :

Vs   Rs  I s  Lss  d Is   Lsr  d Is    r d Lsr  I r  (II.12)


dt dt dθr

II.1.2 Equations des tensions rotoriques :

La figure (II-1) illustre le schéma équivalent du rotor à cage o ù sont représentés les courants
circulant dans les mailles et les anneaux de court-circuit.

Figure II.1: Circuit équivalent du rotor à cage d'écureuil

La modélisation de la cage rotorique consiste à écrire les équations de tension des nb mailles
parcourues par nb courants indépendants et de tenir compte d’un des deux anneaux de
court-circuit. Nous obtenons ainsi un système de nb+1 équations qui est donné par la relation
matricielle suivante :

Vr Rr I r  d  r  (II.13)


dt
Où la matrice des flux rotoriques est donnés par :

Ψr Lrr I r Lrs I s  (II.14)

- 21 -
Chapitre II 22

Vr  est le vecteur des tensions rotoriques, qui est nul pour le cas d’un rotor à cage d’écureuil.
Rr  est la matrice symétrique de dimension (nb+1)*(nb+1) des résistances rotoriques qui est
exprimée par la relation suivante :

2( Rb  Re )  Rb 0   Rb  Re 
 R 2( Rb  Re )  Rb  0  Re 
 b

Rr   . . .  . .  (II.15)
 
  Rb 0 0  2( Rb  Re )  Re 
  Re  Re  Re   Re nb .Re 

Avec Rb et Re respectivement la résistance d’une barre rotorique et la résistance d’un segment de


l’anneau de court-circuit.
[ Lrr ] est la matrice des inductances rotoriques de dimension (nb +1)*(nb +1)) qui s’écrit sous
forme matricielle comme suit :

Lmr 2( Lb Le )



 Lr 1r 2 Lb ... Lr 1r ( nb1 ) Lr 1rnb Lb Le 
 
 Lr 2 r 1 Lb Lmr 2( Lb Le ) ... Lr 2 r ( nb1 ) Lr 2 rnb Le 
 
 Le 
Lrr  L :


L
: : : :
... Lmr 2( Lb Le ) Lr ( nb1 )rnb Lb Le 
(II.16)
 r ( nb1 ) r 1 r ( nb1 ) r 2
 
 Lrnbr 1 Lb Lrnbr 2 ... Lrnbr ( nb1 ) Lb Lmr 2( Lb Le ) Le 
 


Le Le ... Le Le nb Le 

Avec Lmr l’inductance de magnétisation d’une maille rotorique.


Lb et Le sont respectivement les inductances de fuite d’une barre rotorique et d’un segment de
l’anneau de court-circuit et Lrirj l’inductance mutuelle entre la iéme et la j éme maille rotorique.
[Lrs] est la matrice des inductances mutuelles entre les mailles rotoriques et les phases statoriques,
elle est égale à la matrice transposée [Lsr ] dans le cas d’un moteur avec entrefer uniforme.
En remplaçant l’équation (II-14) dans (II-13), on obtient :

Vr   Rr  I r   Lrr d Ir   Lrs  d Is   d Lrs Is  (II.17)


dt dt dt

- 22 -
Chapitre II 23

d Lrs 
Sachant que : I s   d Lrs  d r I s  (II.18)
dt d r dt

Vr  Rr  I r  Lrr  d Ir   Lrs  d Is    r d Lrs  Is  (II.19)


dt dt dθr

Afin d’obtenir le système d’équation électrique global de la machine, on rassemble les deux
système (II-19) et (II-12) sous la forme suivante :

Vs  Rs  0  I s   Lss  I sr  d I s  d  Lss  I sr  I s 


Rr  I r  Lrs  Lrr  dt Ir r d r Lrs  Lrr  I r 
V    0      (II.20)
 r  

En posant :

Rs  0 Lss  Lsr  I 


V   VVr  ; R   
s
 
 ; L   

 ; I    
s
(II.21)
  0 R 
r L  L 
rs rr Ir
On obtient :

V   R I   L d L  r d


L I  (II.22)
dt dr

II.1.3 Equation mécanique :


Nous allons ajouter les équations mécaniques du mouvement au système d’équation
électrique et ceci dont le but de faire une étude électromécanique du fonctionnement de la
machine.
L’équation mécanique du mouvement dépend des caractéristiques de la charge qui diffère
largement d’une application à l’autre.
Pour la simplicité dans ce cas, nous supposons que le couple qui s’oppose à celui produit par la
machine consiste seulement en une charge à inertie et un couple externe de charge qui sont
connus explicitement.

- 23 -
Chapitre II 24

d r
JT  Te  Tc (II.23)
dt
d r
et r  (II.24)
dt

 JT : moment d’inertie total sur l’arbre du moteur.

 Tc : couple de charge.

 Te : couple électromagnétique produit par la machine.


Le couple électromagnétique est tiré à partir de la co-énergie magnétique Wco comme suit :

 W 
Te   co  (II.25)
  r  I , I r cons tan ts 
s

La co-énergie est égale à l’énergie stockée dans un circuit magnétique linéaire de sorte que :

 
L L 
1 t t  ss sr   I s 
Wco  I s I r
 Lrs Lrr   I r 
(II.26)
2
 
d’où :
1 t 1 1 1
Wco  I s Lss I s  I st Lsr I r  I rt Lsr I s  I rt Lrr I r (II.27)
2 2 2 2

Sachant que Lss et Lrr contiennent seulement des éléments constants, de manière que l’équation

(II-25) se réduit facilement a :

1 t Lsr 1 Lrs
Te  Is I r  I rt Is (II.28)
2  r 2  r

- 24 -
Chapitre II 25

Par conséquent le premier terme de l’équation (II-28) est égal au second terme parce que
Lsr et Lrs sont égaux pour un entrefer uniforme. Donc l’équation du couple se réduit à la forme

finale :

Lsr
Te  I st Ir (II.29)
r

1 0  d  r  0 1   r   0 
        (II.30)
0 J T  dt r  0 kf  r   Te  Tc 

kf est le coefficient de frottement.


La combinaison des équations électriques (II-22) et des équations de mouvement (II-30) conduit
au système d’équation global [5] :

 V  

  
  R  r  L 0 
  I   L 0   I  
 0       1 0   d   
  
r
0 1     dt   r  
   0
 (II.31)
   r 
  Te  Tc    0    r    0 J T    r  
   0 kf     
  
Ce qui donne :

 I   
L 0 
1 
 V    
 
  R  r  L 0 
  I   

1 0    0      

r
d   
 r    0 1  
dt      0      r  (II.32)
 r   0 J T      Te  Tc    0    r
 
       0 kf     
    

Le système d’équations obtenu est de nb  6 équations différentielles à coefficients variables, les


inductances dépendent de la position du rotor par rapport au stator. Pour résoudre ce système, il
faut avoir les valeurs des différentes inductances de la machine.

- 25 -
Chapitre II 26

II.2 Calcul des inductances par l’approche de la fonction d’enroulement


Dans notre étude, on va utiliser la fonction d’enroulement modifiée qui emploie les mêmes
relations que la fonction d’enroulement mais qui en plus tient compte des inclinaisons des barres
et la non-uniformité d’entrefer dans la machine.
L’approche de la fonction d’enroulement (winding function en anglais) permet le calcul des
inductances en tenant compte de tous les harmoniques. Cette approche prend en considération la
géométrie réelle de la machine ainsi que la distribution de l’enroulement, de manière générale. La
perméabilité du fer est considérée comme étant infinie [3].

II.2.1 Présentation en 2D de la fonction d’enroule ment modifiée :

Pour montrer le développement de la fonction d ’enroulement modifiée, prenons la machine de la


figure.2, qui regroupe deux masses cylindriques. L’une d’elle creuse et représente le stator, et
l’autre représente le rotor avec un entrefer qui les sépare. Soit abcda un contour arbitraire défini
par rapport à une référence de phase fixée sur le stator par rapport à une référence axiale le long
de l’axe de la machine, et par rapport à la position r du rotor mesurée en respectant une

position statorique fixe. Pour une position r avec   0  0 et z  z0  0 se situent les points
a et b, et a une position donnée  et z nous retrouvons c et d qui sont situés sur la surface
interne du stator, et b et c sur la surface externe du rotor [18].

Figure II.2 : Machine à induction élémentaire

- 26 -
Chapitre II 27

Afin de parvenir à l’expression de la fonction d’enroulement modifiée, nous reprenons les


mêmes étapes de [4], mais cette fois en faisant intervenir la dimension axiale.
Selon le théorème de Gausse, on a:

 B dS  0 . (II.33)
s

Sachant que B  0 H et que H  F / g . H étant l’intensité du champs magnétique , F la force


magnétomotrice et g l’épaisseur de l’entrefer. Ces grandeurs sont définies à n’importe quel point
de coordonnées  , z , dans ce cas l’écriture de (II.33) devient :

F  , z, r 
2 l
0 r  dzd  0 (II.34)
0 0
g  , z, r 

l désigne la longueur de la machine .


D’un autre coté, et conformément à la loi d’ampère, nous avons :

 H  , z , r dl   Jds . (II.35)


abcda 

 est la surface enfermée par le contour abcdb, et J la densité du courant.


Cette expression (II.35) pourra être écrite en fonction du nombre de tours enfermés par le
contour en objet et parcourus par un même courant i comme suite :

 H  , z, dl  n , z, i


abcda
r r (II.36)

La fonction relative au nombre de tours n, z,r  est appelée fonction de distribution ou
fonction de tours. Dans le cas des machines électriques, elle est généralement associée à une
bobine élémentaire ou bien à un enroulement constitué de plusieurs bobines.
En terme de FMM (II.36), elle peut être écrite comme suit :

Fab 0,0,r   Fbc  Fcd , z,r   Fda  n, z,r i (II.37)

En supposant que les parties en fer ont une perméabilité infinie, nous pouvons admettre que Fbc
et Fda sont nulles, ainsi, à partir de (II.37) on obtient :

Fab 0,0,r .  Fcd , z,r   n, z,r i (II.38)

- 27 -
Chapitre II 28

Par division des deux membres de l’équation II.38 par la fonction d’entrefer g  , z,r  , et par
intégration de la nouvelle expression en allant de  , z   0,0 jusqu'à 2 , l  on obtient :

F 0,0,  F  , z,  n , z, r i


2 l 2 l 2 l

0 0 gab , z,rr dzd  0 0 gcd , z,rr dzd    g  , z,r dzd


0 0
(II.39)

Selon II.34, un terme de cette équation est nul, de ce fait II.39 se réduit à l’expression suivante :

n , z, r i
2 l 2 l
Fab 0,0, r  
1
0 0
g  , z,r 
dzd    g  , z,r dzd
0 0
(II.40)

En définissant la valeur moyenne de la fonction d’entrefer inverse  g 1  , z,r  , tel que :

2
1 l 1 
 g 1  , z, r   0  l 0 g  , z,r dzd ,
1
(II.41)
2

A partir de II.40 et II.41, il est possible de tirer l’expression de Fab 0,0,r  , et en la remplaçant
dans II.39 nous aboutissons à :
l
2
Fcd  , z, r   n , z, r i   n , z, g  , z, idzd
1
2  g 1  , z, r  0
1
r r (II.42)
0

ainsi, on parvient à l’expression donnant la fonction d’enroulement modifiée en divisant les


membres de (II.42)par le courant i
2 l
N  , z, r   n , z, r   n , z, g  , z, dzd
1
 , z,   
1
(II.43)
2l  g 1 r r
r 0 0

Il est remarqué que cette expression ne tient aucune restriction quant à l’uniformité axiale,
notamment en terme d’inclinaison des encoches ou d’excentricité axiale. Si on néglige toute
asymétrie axiale, on parvient à l’expression habituelle de la fonction d’enroulement modifiée [4] :

2
N  , r   n , r   n , g  , d
1
 ,  
1
(II.44)
2  g 1 r r
r 0

- 28 -
Chapitre II 29

Et si on admet que l’entrefer est uniforme, et que par conséquent g 1 ,r  est constante, on
obtient :
2
N  ,  r   n ,  r    n , d
1
(II.45)
2
r
0

Ce qui est équivalent à

N  ,r   n ,r   n ,r  (II.46)

On se ramène ainsi à l’expression de la fonction d’enroulement donnée dans [3] et [19].

II.2.2 Expression des inductances

Dans cette section nous désignons par A et B deux enroulements quelconques de la machine.
Soit la distribution F de la FMM dans l’entrefer due au courant iAi traversant une bobine Ai , et
sachant que le flux élémentaire correspondant dans l’entrefer est mesuré par rapport à un volume
élémentaire de section ds  rd et de longueur g , tel que :

d  0 Fg1ds (II.47)

Le calcul du flux total revient donc à un calcul d’intégrale double. En effectuant le changement
de variable x  r et xr  rr tout revient comme si on s’est référé à un repère orthonormé
d’axes X et Z là où il est possible d’imaginer une représentation plane de la machine. Un choix
qui, nous estimons, va nous aider à mieux concevoir et manipuler les intégrales de surface. Il est
claire que x , dans ce cas, traduit bien le déplacement linéaire le long de l’arc correspondant à
l’ouverture angulaire  . De même en ce qui concerne xr .

Sachant que N est la FMM par unité de courant, le flux vu par les spires d’une bobine
B j dû au courant traversant une autre bobine Ai tient l’expression :
2r l
BjAi  0   N x, z, x n x, z, x g x, z, x i
1
Ai r Bj r r Ai dzdx (II.48)
0 0

Et si à la place de B j on traite plus particulièrement le cas d’une maille rotorique r j , et si Ai

est une des bobines connectées en série de l’enroulement de la phase statorique A , à la


différence du cas où on néglige toute asymétrie axiale, notamment du rotor, nrj  x, z, xr  sera

- 29 -
Chapitre II 30

définie en 2D dans le plan délimité par les axes X et Z. Cette définition peut être traduite de la
manière suivante :

 N rj  1 x1 j  x  x2 j , z1 j x   z x   z 2 j x 
nrj x, z, xr   
0 à l' intervallerestant (II.49)

En prenant en considération (II.49), l’expression donnant le flux vu par la maille r j dû au courant

i A traversant la bobine Ai se réduit à :


x2 j z2 j  x 

rjAi  0   N x, z, x g x, z, x i


1
Ai r r Ai dzdx (II.50)
x1 j z1 j x

Dans le cas générale où B j et Ai représentent deux bobines élémentaires de deux enroulements

quelconques A à q bobines et B à p bobines, le flux total  AB tient son expression générale par
introduction des fonctions d’enroulement et de distribution globales relatives aux enroulements
A et B respectivement, et par intégration par rapport à toute la surface S située entre la surface
interne du stator et la surface externe du rotor, et mesurée par
rapport à un rayant moyen r , on aura:
2r l
 BA xr   0   N x, z, x n x, z, x g x, z, x i dzdx
A r B r
1
r A (II.51)
0 0

L’inductance mutuelle LBA étant le flux  BA par unité de courant, par conséquent, son expression
sera:
2r l
LBA xr   0   N x, z, x n x, z, x g x, z, x dzdx
A r B r
1
r (II.52)
0 0

Remarquons qu’un réarrangement de (II.52) permet de mettre en évidence une inductance


définie par unité de longueur tel que [20] [21] :
l
LBA xr    L'BA z, xr dz (II.53)
0

- 30 -
Chapitre II 31

Pour ces deux enroulements A et B , et à partir de (II.43) et (II.52), il est également possible de
démontrer que du fait que:

p
nB x, z, xr    nBj x, z, xr  (II.54)
j 1

il en résulte :

q
N A x, z, xr    N Ai x, z, xr  (II.55)
i 1

2r  q p
 1
LBA xr   0  0    r  nBj  x, z , xr g  x, z , xr dzdx

l
 N Ai x, z , x  (II.56)

0
i 1 j 1

p  2r l
q 
LBA xr     0   N Ai x, z , xr nBj x, z, xr g 1 x, z, xr dzdx (II.57)
i 1 j 1  0 0 
Ce qui donne :
q p
LBA xr     LBjAi xr  (II.58)
i 1 j 1

On note ici que le signe dans (II.58) est lié à la manière dont sont raccordées les bobines, et qu’en
fonction de la position de chaque enroulement par rapport à l’autre, il faut introduire les valeurs
d’éventuelles inductances de fuites dans l’expression générale de la mutuelle, notamment
lorsqu’il s’agit du calcul de l’inductance propre.
Dans le but de concevoir des subroutines destinées au calcul des différentes inductances de la
machine, il est possible de déduire une nouvelle expression pouvant être plus facile à être traduite
en algorithme. Pour cela, posons P  g 1 x, z, xr  dit perméance de l’entrefer. Dans ce cas,
l’équation (II.43) prendra la forme :
 PnA 
N A x, z, xr   nA x, z, xr   (II.59)
 P
Tenant compte de P , l’expression de l’inductance mutuelle devient :
2r l
LBA x, z, xr   0   PN x, z, x n x, z, x dzdx
A r B r (II.60)
0 0

- 31 -
Chapitre II 32

Et par substitution de la fonction d’enroulement par son expression donnée par (II.59), on
parvient à :
2r l
  Pn  
LBA xr   0   P n x, z, x    P n x, z, x dzdx
A r
A
B r (II.61)
0 0

 PnA  PnB 
LBA x, z, xr   2rl0  pnAnB   2rl0 (II.62)
 P
Par utilisant (II.43), on abouti à l’expression (II.63) qui sera la base des algorithmes adopté.
 q p   PnA  PnB  
LBA x, z , xr   2rl0     pnAi nBj     (II.63)
 i 1 j 1   
  P 
À partir de cette expression, on peut remarquer que l’inductance mutuelle LBA est bien égale à
LAB [22]. Un résultat similaire peut être atteint en procédant à l’extraction des expressions des
inductances à partir de l’énergie magnétique mise en jeu [23].

II.2.3 Application de la fonction d’enroulement à la machine asynchrone sous étude


II.2.3.1 Calcul sans prise en compte de l’effet de l’inclinaison des barres
a) Calcul des inductances statoriques

Dans notre cas la machine à étudier est une machine triphasée à cage dont les paramètres sont
donnés dans l’annexe (-1-). Le déphasage entre deux phases de l’enroulement statorique est
de 2 3 , et de   2 p nb = 4 nb entre deux barres rotoriques adjacentes. La distribution de
l’enroulement de la phase statorique a est représentée sur la figure (III.3.a) où chaque encoche
contient deux faisceaux, chacun constitué de N s conducteurs. La figure (III.3.b) représente sa

fonction de distribution na   avec une valeur moyenne  na   2 N s . Cette valeur nous permet de
trouver la fonction d’enroulement de la phase a suivant l’équation (II.48). La figure (III.3.c)
représente la fonction d’enroulement de la phase A.

- 32 -
Chapitre II 33

(a)

na 
(b)
4Ns
3N s
 na 
Ns
 2  5 2 
12 3 3

N a  
(c)

2Ns  2 5
Ns
12 3  3 2
 Ns 
 2N s

Figure (II.3)
(a)- l a répartition des enroulements statorique.
(b)- la fonction de distribution non sinusoïdale de la phase (a).
(c)- la fonction d’enroulement non sinusoïdale de la phase (a)

Les phases B et C ont les mêmes formes de fonctions de distribution et d’enroulement


décalées respectivement et en retard de  3 et 2 3 .

Après tout calcul fait, on obtient pour l’inductance magnétisante de la phase ‘A’ :

 0 r l 2
L AA 
g  n   N   d
0
A A

D’où,

0rl 72Ns2
LAA  (II.64)
g 12

- 33 -
Chapitre II 34

Les mêmes résultats sont obtenus pour les autres phases :

L A A L B B  L C C (II.65)

L’inductance mutuelle entre l’enroulement de la phase "a" et de la phase "b" est donnée par :
2
0r l
nA   NB   d
g 0
L 
AB

D’où,

 0 r l   8 N s2 
L AB    (II.66)
g  3 
Les mêmes résultats sont obtenus pour les inductances mutuelles entre les différentes phases
statoriques :

L L  L L  L L (II.67)
AB BA BC CB AC CA

b) Calcul des inductances rotoriques

La figure (II.4.a et b) montre respectivement la fonction de distribution et la fonction


d’enroulement d’une maille rotorique qui est considère comme étant une bobine à une spire. Les
fonctions des autres mailles présentent les même formes mais décalées vers la gauche d’un
multiple de  .

Figure. II.4 : (a)- Fonction de distribution d’une maille rotorique,


(b)- Fonction d’enroulement

- 34 -
Chapitre II 35

Avec la fonction de distribution d’une maille rotorique

0 , 0   '  1  j 

ni ( ' )  1 , 1  j    '  j
0 , j   '  2

et la fonction d’enroulement d’une maille rotorique

  / 2 , 0   '  1  j 

Ni ( ' )  1   / 2 , 1  j    '  j
  / 2 , j   '  2

Le calcul de l’inductance magnétisante rotorique de n’importe quelle maille « j » est exprimé par
la relation suivante:

 0 rl 2
  Nrj nrj d
'
L rjrj
g 0
(II.68)
 0 rl 
 L r jr j   (1  )
g 2

L’inductance totale de n’importe quelle maille rotorique « j » est égale à la somme de son
inductance de magnétisation, des inductances de fuite de la barre et des inductances de fuite des
deux segments d’anneaux.
Les inductances mutuelles entre les mailles rotoriques adjacentes et non adjacentes « i » et « j »
sont données par la relation :
 0 r l 2
g 0
L r irj  N ri nrj d
(II.69)
 0 rl 
2

Lri rj  ( )
g 2

- 35 -
Chapitre II 36

c) Calcul des inductances mutuelles entre stator et rotor

L’inductance mutuelle entre la phase ‘a’ et la maille rotorique ‘nr1’est obtenue :

 0 rl 2
L r 1A 
g N
0
A n r1 d (II.70)

Pour calculer cette intégrale, on varie la position de la maille rotorique par rapport au stator, et
on calcule pour chaque intervalle la valeur de l’intégrale analytiquement (voir annexe -2-).
L’intégration analytique nous donne les résultats consignés dans le tableau (II.1). Pour chaque
intervalle donné on a une valeur de l’inductance mutuelle qui dépend de (θ r).

Inductance Lar1 H  Angle r rad 

0 rl
Ns  0  r   s  
g

0 rl
N s  r  2   s   s    r   s
g

0 rl
N s 2   s  r  5 s  
g

0 rl
N s   r    5 s  5 s    r  5 s
g

0 rl
Ns  5s  r  6s  
g

0 rl
N s  2 r    12 s  6 s    r  6 s
g

Tableau II.1

- 36 -
Chapitre II 37
Pour obtenir les inductances mutuelles entre la phase ’A’ et les autres mailles rotoriques on
obtient le même résultat mais décalée par un angle (kα), avec k=1,2,3….

Pour les inductances mutuelles entre les autres phases statoriques et la première maille du rotor,
on a toujours les mêmes expressions mais décalés par -2π/3 et -4π/3 respectivement.

La figure II.5 regroupe les inductances mutuelles e ntre les phases statoriques et la première
maille rotorique, tandis que la figure II.6 représente les inductances mutuelles entre la première
phase statorique et les mailles rotoriques 1 et 2.

A partir de la figure II.5 on constate que Lr1B et Lr1C sont identiques à Lr1A mais décalées à droite

respectivement de  / 3 et 2 / 3 .

La figure II.6 montre que l’inductance mutuelle Lr 2 A est identique à Lr1A mais décalée par un

angle  .

Figure II.5 : inductances mutuelles entre les phases statoriques A, B, C et la


maille rotorique r1.

- 37 -
Chapitre II 38

Figure II.6 : inductances mutuelles entre la phase statoriques A et les mailles


rotoriques r1 et r2.

II.2.3.2 Calcul des inductances avec prise en compte de l’effet de l’inclinaison des barres

Tout d’abord, on suppose que la machine possède toujours un entrefer uniforme, mais
présentant une asymétrie axiale au niveau du rotor traduite par l’inclinaison des barres. Ainsi,
et dans le but de calculer les inductances mutuelles entre enroulements statoriques et
rotoriques, il est possible d’écrire [24] :

2r l

  n x, z, x n x, z, x dzdx


1
 PnAi nrj   (II.71)
2r lg0
Ai r rj r
0 0

Sachant que les fonctions de distribution peuvent être définies en deux dimensions de la
manière suivante :

1 x1 j  x  x2 j , z1 j x   z x   z 2 j x 
nrj x, z, xr    (II.72)
0 à l' intervallerestant

- 38 -
Chapitre II 39

N x1i  x  x2i , 0  z x   l
n Ai x, z, xr    s (II.73)
0 à l' intervallerestant

Dans tout les cas, et particulièrement quand la maille rotorique est totalement sous le
champ de la bobine, l’équation (II.71) devient :

x2 j z 2 j  x 

  n x, z, x n x, z, x dzdx


1
 PnAi nrj   (II.74)
2r lg0
Ai r rj r
x1 j z1 j x

La figure II.7 illustre une vue plane du passage de la maille rotorique sous le champ de la bobine
statorique, tel que  désigne l’angle d’inclinaison des barres, et i  x2i  x1i / r représente

l’ouverture de la i éme bobine de la phase statorique. Quand la maille est partiellement sous le
champ de la bobine, l’intervalle d’intégration se réduit à la surface commune 'D' entre la surface
de projection de la maille rotorique r j et celle de la bobine Ai (la partie en jaune de la figure II.7).

En se référant aux expressions (II.72) et (II.73), il est clair que l’intégrale dans le domaine restant
est nulle:

Z xr
r r
zl

z2 j x z1 j x

(D)
z0 x1i r s ri x1 j x2i x2 j X

Figure II.7 : représentation de l’inclinaison des barres.

- 39 -
Chapitre II 40
avec :

0 , x1 j  x  x1 j  r

z1 j  x    l
 r x  x1 j  r  , x1 j  x  x2 j
(II.75)

 x  x1 j  , x1 j  x  x1 j  r
l
z 2 j  x    r
0 (II.76)
 , x1 j  r  x  x2 j

Suite à ces considérations, l’équation (II.74) devient :


1
2r lg0 D
 PnAinrj   nAi  1dzdx (II.77)

Sachant que nAi est constante dans le domaine ‘D’, et est égale à N s , l’équation (II.77) peut

être écrite en fonction de l’aire délimité par le domaine 'D' tel que :
N s S D xr 
 PnAinrj   (II.78)
2r lg0

Quant à  PnAi  et  Pnrj  , et du fait qu’elles sont indépendantes de la position r , leurs valeurs

peuvent être facilement déduites à partir des expressions :


2Ns
 PnA   (II.79)
g0
Srj
 Pnrj   (II.80)
2r lg0
Le calcul de la mutuelle stator – rotor selon l’expression (II.63), revient en partie au
calcul de l’aire du domaine 'D' en fonction de la position du rotor, il est fonction aussi du
nombre de spires de chacune des bobines de l’enroulement de la phase. Et plus généralement, il
faut précéder l’expression résultante avec un signe positif ou négatif selon que le courant
dans la bobine soit entrant ou sortant.

- 40 -
Chapitre II 41
Pour le calcul des inductances Lmrj et Lrjrk , et avec le même raisonnement en posant nrj ou nrk

respectivement dans (II.71) à la place de nAi , et tenant compte de (II.80), il est possible de

constater que la surface d’une maille rotorique Srj demeure constante face à la prise en

considération du degré d’inclinaison de celle-ci. Soit :


2rl
Srj  (II.81)
nb
Ce qui fait que, les inductances rotoriques toujours inchangeables devant le fait d’incliner les
barres rotoriques, tiendront les mêmes expressions (II.68) et (II.69) préétablies. D’un
autre coté, le calcul des inductances d’une armature ne s’affecte pas par la prise en compte de
l’effet de l’inclinaison des encoches de l’autre armature. Par conséquent, dans ce présent cas,
les inductances statoriques seront celles calculées pour un rotor à barres non inclinées.
II.2.3.3 Introduction de l’ouve rture d’encoche
Dans le cadre du calcul des inductances on va prendre en compte l’ouverture d’encoche qui
représente un ces réel dans certaines machines.
Examinons le cas d’un enroulement A placé dans des encoches qui, selon le cas, peuvent
présenter une ouverture de largeur  dans la simple configuration considérée. La figure II.8
montre la fonction de distribution d’une bobine Ai de l’enroulement A dans les deux cas, sans et
avec introduction de l’ouverture de l’encoche dans le calcul de la FMM [20].

nAi x

Ns Ai

(a)

x1i ri x2i X

nAi x
r
Ns Ai

(b)

x1i x2i X
ri

Figure II.8 : fonction de distribution de la bobine statorique Ai .


(a)- sans introduction de l’ouverture de l’encoche.
(b)- avec introduction de l’ouverture de l’encoche.
- 41 -
Chapitre II 42

à partir du figure (II.8), l’expression de la fonction de distribution d’une bobine statorique peut
être exprimer comme suit [25] :

 N s Ai
 x  xi  , x1i  x  x1i  r
 r 
 N s Ai , x1i  r  x  x2i  r
n Ai  x    (II.82)
 N s Ai  x  x  , x  r  x  x
 r 2i 2i 2i


0 , à l' inervallerestant

Il est à noter qu’on ne traite pas l’effet des encoches dans le sens propre, mais on vise plus
particulièrement ici l’évolution linéaire de la FMM dans l’entrefer e n allant d’un coté à l’autre
d’une encoche ayant une ouverture de largeur  rad  .

Dans la figure II.9 on peut observer les fonctions décrivant les inductances mutuelles
entre la première phase statorique et la première maille rotorique dans les quatre cas envisagés,
sans et avec prise en compte des ouvertures d’encoches statoriques et sans et avec inclinaison des
barres rotoriques. Dans chaque figure, la fonction dont la valeur maximale est la plus importante,
représente la première dérivée par rapport à r de l’inductance Lr1A .

Dans la figure II.9-a, on peut voir l’allure de Lr1A r  qui est loin d’être une sinusoïde. Il est à

remarquer aussi qu’un calcul analytique de la première dérivée de Lr1A r  fait aboutir à une
fonction à caractère discontinu. La figure II.9-b montre les variations qui peuvent découler de la
prise en compte des ouvertures d’encoches, ces variations sont apparentes dans la première
dérivée de l’inductance mutuelle,

- 42 -
Chapitre II 43

(a) (b)

(c) (d)

Figure II.9 : inductance mutuelle entre la phase A statorique et la maille r1 rotorique


(en bleu) et sa première dérivée par rapport à  r (en rouge).
(a)- sans inclinaison des barres ni ouvertures d’encoches.
(b)- sans inclinaison des barres avec ouvertures d’encoches.
(c)- avec inclinaison des barres et sans ouvertures d’encoches.
(d)- avec inclinaison des barres et ouvertures d’encoches.

La figure II.9-c met en évidence une sensible modification dans l’allure de l’inductance mutuelle,
ainsi qu’une nette variation dans sa première dérivée, notamment en terme d’allure que de valeur
maximale. Alors que dans la figure II.9-d, on peut voire l’effet engendré par la prise en compte
des deux effets en même temps, ces effets se manifestent dans les phases où l’inductance
mutuelle varie en fonction de la position du rotor. Dans tout ces cas, il est ainsi possible
d’observer la qualité du passage de la maille rotorique sous le champ de la phase statorique, un
passage plus doux en faisant intervenir les deux effets mentionnés.

- 43 -
Chapitre II 44

II.3.1 Modèle du moteur asynchrone à cage d’écureuil avec défaut de court-


circuit entre spires :
On essaye à travers cet exemple élémentaire de montrer l’effet du court-circuit entre spires
d’une bobine sur le modèle de la machine.
II.3.1.1 Exe mple élémentaire :
Soit une bobine A′ − X ′ à cinq spires occupant deux encoches tel que illustré par la figure II.10.
Lorsqu’un court-circuit apparaît entre les points de contact a1 et a2 on obtient quatre spires en
série et une spire additionnelle court-circuitée. Il en résulte moins de spires effectives dans le
circuit de la phase; donc apparait un affaissement de la FMM résultante, et la création d’une
nouvelle maille court-circuitée et couplée magnétiquement avec les autres circuits de la machine
[26].

Figure II.10 : représentation élémentaire d’un court-circuit entre


spires.

- 44 -
Chapitre II 45

II.3.1.2 Circuit statorique équivalent correspondant au défaut court-circuit :


La figure II.11 représente le circuit statorique équivalent du nouveau système avec deux branches
additionnelles. La branche de défaut sd relative aux spires court-circuitées et la branche scontact
relative à la branche de court-circuit(a1-a2).

Figure II.11 : représentation d’un circuit statorique


contenant un court-circuit entre spires.

Rsd représente la résistance effective de la branche court-circuitée, et est généralement petite,


tandis que Rscontact est la résistance de la branche de court-circuit qui doit être très grande dans
l’état sain du moteur. La simulation du court-circuit brusque consiste à faire annuler en un instant
tcc la résistance Rscontact . Il est à rappeler que la maille court-circuitée résultante est couplée
magnétiquement avec les autres circuits de la machine, ce qui impose le calcul des nouvelles
inductances toujours selon les notions préétablies. Aucun couplage ne sera envisagé avec la
branche scontact en raison de son caractère non inductif.
Quant au modèle mathématique, la formulation de base relative au système d’équations
différentielles par les équations (II.32), il ne subit pas de grande changements, à part l’extension
des vecteurs tension et courant en leurs nouvelles expressions données par

Vs   VsA VsB VsC Vsd Vscontact  T


(II.83)

I s   I sA I sB I sC I sd I scontact 
T
(II.84)

- 45 -
Chapitre II 46

Et par conséquent, la réinitialisation des matrices inductances et résistances en tenant compte des
branches nouvellement introduites.
Le court-circuit entres spires apparaît dans la section extérieure de la première bobine de la
phase ‘A’. Quant il y a un court-circuit entre spires, la fonction d’enroulement de la phase en
défaut change ainsi que son inductance propre, sa résistance et son inductance mutuelle avec tous
les autres circuits de la machine [27].
II.3.1.3 Application à la machine étudiée
Considérant le cas d’un court-circuit qui touche un certain nombre des spires de la première
bobine de la phase ‘A’, puis on calcul les différentes inductances de la machine.
II.3.1.3.1 Calcul des inductances statoriques
Avec le même principe de calcul que pour le cas sain, considérant maintenant la phase ‘A’
en défaut avec sa nouvelle fonction d’enroulement modifiée.
La fonction d’enroulement de la phase ‘A’ en défaut est obtenue en retranchant la fonction
d’enroulement de la portion court-circuitée Nd   de la fonction d’enroulement de la phase
‘A’saine comme indiqué sur la figure (II.12).

- 46 -
Chapitre II 47

N a   (a)

2Ns 7 11 19 23


Ns 12 12 12 12 2
 Ns  
 2 N s 12

(b)
nd  
3
ccN s
2
nd 
7
7 23 2 
12
12 12

nd  
(c)

ccNs

7

cc
Ns 7 23 2 
2 12
12 12

N a  
(d)
 cc 
Ns 2  
N s 2  cc  2
 cc 
N s 1  
N s 1  cc  2 2
 N s 1  cc  cc 
 N s 1   
 2
 cc 
 Ns 2  
 2

Fig.II.12 : (a)- fonction d’enroulement de la phase’a’saine.


(b)- fonction de distribution de la portion court-circuitée.
(c)- fonction d’enroulement de la portion court-circuitée.
(d)- fonction d’enroulement de la phase ‘a’ en défaut.

- 47 -
Chapitre II 48

Le terme cc représente la fraction des spires court-circuitées ( ncc  ccNs ),


On calcul les inductances mutuelles statoriques de la manière suivante :

0 rl 2 0rl  72 
Laa 
g  N ( )n ( )d 
0
a a
g
N s2 
 12
 cc2  2cc 

(II.85)

0 rl 2 0 rl  72 
Lbb 
g  N ( )n ( )d 
0
b b
g
N s2 
 12 
 (II.86)

Lcc  Lbb

0 rl 2 0 rl  8 cc 
Lab 
g N
0
a ( )nb ( )d  
g
N s2  
 3 2 
 (II.87)

Lac  Lab

0 rl 2 0 rl  8 
Lbc 
g  N ( )n ( )d  
0
b c
g
N s2  
 3 
(II.88)

Sachant que Lab  Lba , Lbc  Lcb et Lac  Lca

0 rl 2 0 rl
Ldd 
g N d ( )nd ( )d 
g

N s2 cc2  (II.89)
0

0 rl 2 0rl
Lad 
g  N ( )n ( )d 
a d
g

N s2  cc2  cc  (II.90)
0

0 rl 2 0 rl  
Lbd 
g  N ( )n ( )d 
0
b d
g
N s2   cc 
 2
(II.91)

- 48 -
Chapitre II 49
II.3.1.3.2 Calcul des inductances rotoriques
On n’apporte aucune modification aux inductances rotoriques, c'est-à-dire les mêmes inductances
que dans un moteur sain sont retenues.
II.3.1.3.3 Calcul des inductances mutuelles entre le stator et rotor
Le calcul se fait de la même manière, on n’a pas de changement au niveau des inductances
mutuelles entres les phases ‘B’, ‘C’ et les mailles rotoriques, par contre l’inductance mutuelle
change entre la phase ‘A’ et tout les autres enroulements de la machine. On calcul aussi celles de
la portion des spires court-circuitées avec tout les autres enroulements de la machine.
Le calcul évolue comme suit :
0  r   S  

0 rl 2
Lar1 
g N
0
a ( )nr ( )d

0 rl
 Lar1  N s   cc  (II.92)
g
 S    r   S
0rl
 Lar1  N s  r  2   S  cc  (II.93)
g
Après tout calcul fait, on remarque qu’il n’y a que le seule terme  cc qui fait la différence

entre ces valeurs et les valeurs du tableau (II 1), mais cela pour l’intervalle 0 , 7 s   
et pour
7 s    r  7 s

0rl   3   1  7cc 
 Lar1  N s  r 1  cc     2  cc   7 s  (II.94)
g   2   2  8 

7 s  r  11 s  

0 rl  cc 
 Lar1  N s   2   (II.95)
g  2 

 
Concernant l’intervalle 7s , 23s   on ajoute le terme 
cc
2
 au lieu de  cc et pour

23 s    r  23 s

0rl   3  23cc 
 Lar1  N s r 1  cc    1  cc  23 s 
8 
(II.96)
g   2 

- 49 -
Chapitre II 50

23 s  r  2  

0rl
 Lar1  N s    cc  (II.97)
g
2    r  2
0rl
 Lar1  N s 2 r  4    cc  (II.98)
g

On calculera après, l’inductance mutuelle entre la portion des spires court-circuitées et les
mailles rotoriques, pour cela on suit la même méthode d’intégration et on trouve
les résultats du tableau suivant :

Inductance Lar1 H  Angle r rad 

0 rl
ccNs  0  r  7s  
g

0 rl cc  7 
N s   3 r     7 s    r  7 s
g 2  4 

0rl   
ccNs   7 s  r  23 s  
g  2 

0rl cc  23  23 s    r  23 s


Ns  3 r  2  
g 2 4 

0 rl
ccNs  23 s  r  2
g

L’inductance mutuelle entre la portion nd et la maille 2,3….nb est la même que celle vue

avec la maille 1, on remplace juste r par r   , r  2 ...r  nb  1  respectivement.

- 50 -
Chapitre II 51

La figure II.13 met en évidence les nouvelles inductances mutuelles entre les enroulements
constituant le circuit statorique et la première maille rotorique.

Figure II.13 : inductances mutuelles entre les enroulements


statoriques et la maille r1 rotorique .

- 51 -
Chapitre II 52

II.3.2 Modélisation du moteur avec défaut de barre

L’asymétrie rotoriques du moteur à cage est représentée par la rupture des barres ou des
segments d’anneau. Cette rupture peut être totale ou partielle [28].

II.3.2.1 Fracture totale d’une barre

Le cas d’une cassure totale d’une barre signifie que le courant ne passe pas dans cette barre,
donc il est nul.

La Figure (II-12.a) montre la disposition générale de deux mailles adjacentes et donne les
courants qui circulent dans les barres et dans les anneaux.

Ir Ir+1

Ir - Ie Ir+1 - Ie

Figure II.12.a Deux mailles adjacente

Si une barre est ouverte (cassée), cela implique que Ir+1 = Ir voir figureII-12.b

Ir

Ir - Ie Ir - Ie
Figure II-12.b Deux mailles adjacentes avec une barre cassée

La condition Ir+ 1 = Ir est imposée sur la matrice des résistances et des inductances par
l’addition de la colonne relative à Ir+ 1, à celle relative à Ir. De même pour les lignes, I r+ 1 est
supprimé du vecteur courant et tension. La taille des matrices est réduite selon le nombre de
barres cassées.

- 52 -
Chapitre II 53
II.3.2.2 Fracture partielle d’une barre
Une barre rétrécie ou mal soudée représente une augmentation de la résistance de ce tte
dernière par rapport à une barre normale, Ce qui signifie le passage d’un faible courant dans cette
barre. La matrice de résistance est modifiée en augmentant la valeur de la résistance de la barre
défectueuse.

II.4. Conclusion :
Dans ce chapitre, on a introduit une nouvelle approche pour la modélisation du moteur à
induction dont le modèle est basé directement sur la géométrie réelle de la machine et la
disposition physique de ses enroulements. L’extension de la fonction d’enroulement en une forme
permettant la prise en compte de l’asymétrie axiale a été utilisée avec profit dans la modélisation
de l’effet de l’inclinaison des barres rotoriques et la prise en compte de l’ouverture des encoches
dans le calcul de l’évolution linéaire de la FMM entre les extrémités des encoches, ainsi que le
calcul des inductances dans le cas d’un court-circuit entre spires.
Les modèles présentés vont être utilisés pour la simulation du comportement du moteur
avec différents types de défauts : défaut de court-circuit de spires et défaut de barres afin de faire
la simulation de leurs effets sur le comportement du moteur qui fera l’objet du chapitre prochain.

- 53 -
Chapitre III 54

III.1 Introduction
Le début de ce chapitre sera marqué par le traitement du fonctionnement du moteur
asynchrone à cage dans son état sain. Les résultats de simulation obtenus pour un moteur sain
pour différents charges seront alors utilisés comme une référence pour étudier les différentes
types de défauts qui pouvant apparaître dans un moteur. Dans notre travail, les défauts de
court-circuit, défauts de barres et des anneaux de court-circuit seront étudiés.

III.2 Fonctionnement du moteur sain :


La simulation du moteur à cage d’écureuil sain basée sur l’approche de fonction
d’enroulement modifiée, est présentée selon les deux cas envisagés, c'est-à-dire, sans et avec
prise en compte de l’effet de l’inclinaison des barres. L’évolution linéaire de la FMM le long
de l’encoche, qui constitue une première tentative d’introduire l’ouverture d’encoche dans le
modèle, est aussi intégrée dans la simulation.
Les figures III.1 jusqu’à III.5 représentent les grandeurs électromécaniques sous une charge
de 8Nm. Les résultats illustrent les variations de ces grandeurs en fonction du temps et dans
les deux cas. La figure III.1 montre clairement comment l’inclinaison des barres contribue à
faire augmenter le glissement avec également une sensible modification du régime transitoire.
Mais, en contre partie, les pulsations de vitesse présentent dans le cas sans l’effet de
l’inclinaison des barres, se trouvent nettement amméliories avec l’introduction de cet effet de
l’inclinaison des barres dans le modèle.
Dans les figures III.2 et III.3 qui représentent le couple électromagnétique correspondant, il
est possible de constater les améliorations qu’apportent l’inclinaison des barres, notamment
en terme de réduction des pics au régime transitoire et réductions des oscillations au
démarrage et au régime permanent. D’un autre coté, les fluctuations des courants en régime
permanent sont moins importantes avec l’introduction de l’effet de l’inclinaison de barres et
sa forme d’onde est sinusoïdale (Figures III.4, III.5, III.6 et III.7).

-54-
Chapitre III 55

(a) (b)

Figure III.1 : Vitesse mécanique et son zoom du moteur sain sous une charge
de 8Nm.
a) sans inclinaison.
b) avec inclinaison.

-55-
Chapitre III 56

Figure III.2 : Couple électromagnétique correspondant et son zoom.


cas de non prise en compte de l’inclinaison des barres.

Figure III.3 : Couple électromagnétique correspondant et son zoom.


cas de prise en compte de l’inclinaison des barres.

-56-
Chapitre III 57

Figure III.4 : Courant de la phase A statorique - sans prise en


compte de l’inclinaison des barres.

Figure III.5 : Courant de la maille r1 rotorique - sans prise en


compte de l’inclinaison des barres.

-57-
Chapitre III 58

Figure III.6 : Courant de la phase A statorique - avec prise en


compte de l’inclinaison des barres.

Figure III.7 : Courant de la maille r1 rotorique -avec prise en


compte de l’inclinaison des barres.

-58-
Chapitre III 59

III.2.1 Analyse spectrale du courant statorique

Afin de mieux évaluer la différence entre le modèle mathématique qui prend en


considération l’effet de l’inclinaison ou non, on va étudier le spectre du courant d’une phase
statorique. Les figures III.8 (a et b) représentent les spectres du courant statorique pour le cas
de non prise en compte de l’inclinaison des barres. Les harmoniques d’espace se manifestent
par des fluctuations dans la forme temporelle du courant statorique et par la création
d’harmoniques de haute fréquence appelés harmoniques d’encoche rotorique. Ces
harmoniques s’expriment par la formule suivante :
f h  (k  n(1  s) / p) f avec f la fréquence d’alimentation, p le nombre de paire de
pôles, k  1,3...et n  1,2,3...2 p  1. et s le glissement.
Dans notre cas de simulation, ces harmoniques se manifestent à des fréquences :
f h1  (17  18s) f  842.35hz
f h 2  (19  18s ) f  942.35hz
f h 3  (35  36s ) f  1734.7 hz
f h 4  (37  36s ) f  1834.7 hz
f h 5  (53  54s ) f  2627.05hz
f h 6  (55  54s) f  2727.05hz
Les figures III.9 (a et b) représentent les spectres du courant pour le cas de la prise en
compte de l’inclinaison des barres. Ces figures indiquent clairement une atténuation des
piques avec un petit décalage dû à l’augmentation du glissement, ce qui signifie une
amélioration de notre courant, couple et vitesse.
Les premières fréquences correspondant aux harmoniques d’encoches rotoriques sont :

f h1  (17  18s ) f  839.89hz


f h 2  (19  18s ) f  939.89hz
f h 3  (35  36s ) f  1729.8hz
f h 4  (37  36s ) f  1829.8hz
f h 5  (53  54s ) f  2619.6hz
f h 6  (55  54s ) f  2719.6hz

-59-
Chapitre III 60

(a) (b)

Figure III.8 : Spectre correspondant du courant de la phase statorique A – sans


prise en compte de l’inclinaison des barres.
a)- pour les basses fréquences.
b)- pour les hautes fréquences

(a) (b)

Figure III.9 : Spectre correspondant du courant de la phase statorique A –


avec prise en compte de l’inclinaison des barres.
a)- pour les basses fréquences.
b)- pour les hautes fréquences

Dans la suite de ce chapitre, on entamera une étude de simulation du moteur lors son
fonctionnement avec :
- Un défaut de court-circuit
- Un défaut d’anneau de court-circuit.
- Un défaut de barres

-60-
Chapitre III 61

Lorsque on varie la charge de 8Nm vers 12Nm, on remarque que les ondulations des
grandeurs électromécaniques augmentent avec l’augmentation de la charge. Ceci est illustré
par la figure III-10 qui présente le cas du fonctionnement du moteur sain sous une charge de
12 Nm.
On observe aussi que l’augmentation de la charge se manifeste aussi par l’augmentation des
amplitudes des harmoniques principaux d’encoches rotoriques (figure III-3-d).

(a) (b)

(c) (d)
(d)

Figure III.10 : Cas d’un moteur sain sous une charge de 12Nm.
a), b) vitesse de rotation et couple électromagnétique
c), d) courant statorique et son spectre .

-61-
Chapitre III 62

III.3 Fonctionnement du moteur avec défaut statorique

III.3.1 court -circuit entre spires

Le défaut considéré dans ce cas est le court-circuit de quatre spires, le moteur étant
chargé de 5Nm, les figures III-11-a,-b,-c et d montrent les fluctuations dans le couple
électromagnétique et la vitesse de rotation, tandis que la figure III-12-a illustre les signaux
correspondants aux courant IsA (en noire), IsB (en rouge) et (en bleu) Isd. On observe aussi
une augmentation du courant de la phase ‘a’ et une augmentation excessive du courant de
défaut de court circuit Isd à des valeurs pouvant affecter le bon fonctionnement du moteur.
La figure III-12-b représente le spectre du courant de la première phase statorique défaillante,
la seule nouvelle composante fréquentielle visible constatée est à 150Hz.

Figure III.11 : cas d’un moteur avec court-circuit de quatre spires sous une
charge de 5 Nm.
a), b)vitesse de rotation et son zoom en régime permanent.
c), d) couple électromagnétique son zoom en régime permanent

-62-
Chapitre III 63

(b)

Figure III.12 : cas d’un moteur avec court-circuit de quatre spires sous une
charge de 5 Nm.
a)courants des phases statoriques en régime permanent.
b) spectre de la phase ‘a’.

-63-
Chapitre III 64

III.3.2 : Déconnection d’une phase

On a pas besoin d’un grand changement dans la structure de base du modèle afin de
simuler une déconnection d’une phase, à part l’élévation de la résistance de la phase objet de
déconnection en une très grande valeur simulant ainsi un circuit ouvert. Cela sera apte à
prédire le comportement du moteur en régime permanent juste après le défaut.
La figure III.13 illustre les oscillations pouvant découler d’une déconnection de la
première phase, et qu’on peut facilement les distinguer des oscillations fonctionnelles qui ne
peuvent nuire au fonctionnement normal du moteur. Le moteur tend à récupérer le courant
annulé à partir des phases restantes, pour finalement, essayer de vaincre le couple résistant.

Figure III.13 : (a) Vitesse, (b) couple, (c) courant de la phase A


statorique et (d) courant de la phase B statorique avant et après le
défaut.

-64-
Chapitre III 65

III.3.3 : Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons simulé le moteur asynchrone pour les deux cas de
fonctionnement sain et avec défaut de court-circuit afin de montrer l’effet de défaut sur son
comportement électromécanique. Le défaut de court-circuit des spires statoriques change le
flux dans la machine et par ce changement, toutes les grandeurs qui dépende nt du flux vont
être perturbées. Cet effet est visible sur l’allure du couple électromagnétique qui se traduit par
sa fluctuation et aussi sur la vitesse rotorique. Par conséquent les enroulements statoriques
voient cette variation de flux qui crée des Fem induites dans ces derniers. Ces Fem induites
donnent naissance à un courant qui apparaît dans le spectre du courant statorique par la
création de l’harmonique à 150Hz, ce qui permet d’identifier le défaut.
Si la déconnexion d’une phase est détectée par la mesure directe du courant statorique, ou
suite au déclenchement par la protection contre les surcharges au niveau des deux phases
restantes, la détection du court-circuit partiel n’est pas aussi simplement. De ce
fait, on doit impérativement s’orienter vers d’autres approches plus efficaces. L’analyse
spectrale du courant statorique en est une. L’apparition des fréquences obéissant à
l’expression (I.1) est fonction de la sévérité du défaut, le modèle établi ne peut les révéler,
mais dans tout les cas, la fréquence 150Hz sera toujours présente indiquant un certain
déséquilibre d’impédance ; cette dernières est sensible à l’apparition du défaut statorique.
Ajoutant à cela la modulation des harmoniques d’encoches rotoriques, et notamment la
première.

.
.

-65-
Chapitre III 66

III.4 Fonctionnement du moteur avec défaut de barres

Dans la simulation des défauts de barres ou de segments d’anneaux de court –circuit, le


modèle du moteur sain sera utilisé tel qu’il est, il suffit seulement de faire augmenter les
résistances des barres ou de segments en défaut à des valeurs pouvant refléter le degré de
rupture partielle voulu, Ces considérations sont prise du fait qu’une rupture totale de barres se
reproduit rarement. Les résultats obtenus sont intéressants, du fait que toutes les raies prédites
par les développements analytiques peuvent être observées dans les spectres résultants. Plus le
facteur de multiplication est grand, plus la sévérité de défaut grande.
III.4.1 Fonctionnement du moteur avec cassure de barres ou d’anneau
de court-circuit:

Les résultats issus de la simulation du fonctionnent sous conditions de défaut de


cassure de barres est différent du point de vue allure et raie spectrale. Les figures III-14 et III-
15 présentent le couple électromagnétique, la vitesse, le courant statorique avec son zoom et
son spectre avec défaut d’une cassure d’une barre sous une charge 8Nm.
On constate sur les grandeurs électromécaniques des fluctuations d’amplitude plus importante
que celle d’un moteur sain.
Les figures III-15-a,b,c et d présentent l’allure respectivement l’évolution du courant en
régime permanent, son zoom, le spectre du courant autour du fondamental, et le spectre autour
des harmoniques caractéristiques du défaut de haute fréquence, le modèle avec harmoniques
d’encoches est plus performant, du fait qu’il est capable de dévoiler une nouvelle série
d’harmoniques donnée par (I.3)(figure II.2-d) dans la simulation du défaut, Les battements du
courant sont plus importants que ceux obtenues dans le cas d’un moteur sain.
Le spectre du courant obtenu montre que la cassure de barres se manifeste par la création
d’harmonique de part et d’autre du fondamental à des
fréquences fb1  (1  2s) f et fb 2  (1  2s) f . Dans notre cas, la machine opère avec un

glissement de 0.009 soit : fb1  49.1Hz et fb 2  50.9 Hz .

Les figures III-16-a,b,c et d illustrent la vitesse de rotation, le couple électromagnétique, le


courant statorique en régime permanent et son spectre avec cassure de deux barres.

-66-
Chapitre III 67

En comparant le spectre du courant dans le cas d’une cassure d’une barre et de deux barres,
nous pouvons remarquer que l’augmentation du nombre barres cassées augmente
l’amplitude des harmoniques caractéristiques du défaut.
Les figures III-17-a,b ,c et d illustrent la vitesse de rotation, le couple électromagnétique, le
courant statorique en régime permanent et son spectre avec cassure d’une segment d’anneaux
de court-circuit.
Le spectre du courant obtenu dans le cas de cassure d’anneaux de court-circuit montre que les
harmoniques générés par ce type de défaut sont les mêmes que ceux générés dans le cas de
cassure de barres.

(a) (b)

(c) (d)

Figure III-14 : cas d’un moteur avec cassure d’une barre sous une charge de 8Nm.
avec inclinaison des barres.
a), b) couple électromagnétique e son zoom.
c) , et d)vitesse de rotation et son zoom.

-67-
Chapitre III 68

(a) (b)

(c) (d)

Figure III.15 : cas d’un moteur avec cassure d’une barre sous une charge de
8Nm. avec inclinaison des barres.
a), b) courant de la phase ‘a’ et son zoom.
c), et d) spectre du courant.

(a) (b)

-68-
Chapitre III 69

(c) (d)

Figure III-16 : cas d’un moteur avec cassure de deux barres sous une charge de
8Nm.avec inclinaison des barres
a), b)vitesse de rotation et couple électromagnétique
c) , et d)courant statorique et son spectre.

(a) (b)

(c) (d)

Figure III-17 : cas d’un moteur avec cassure d’un segment d’anneaux sous une cha rge de
8Nm avec inclinaison des barres.
a), b)vitesse de rotation et couple électromagnétique
c) , et d)courant statorique et son spectre.

-69-
Chapitre III 70

III.5 Conclusion :
S’il y a un défaut de barre, on observe en plus le fondamental, deux harmoniques de
fréquence 1 2s  f qui sont les harmoniques caractéristiques du défaut de barres.
On conclure donc que l’emploi de spectre du courant statorique est un outil très important qui
nous permet de distinguer entre le cas du moteur sain et un moteur défaillant. Pour le cas
défaillant, on peut identifier la nature des défauts par la localisation des harmoniques
caractéristiques du défaut.
Les raies de part et d’autre du fondamental du courant statorique sont les plus
adaptées à être prises comme moyen de détection des ruptures de barres, mais cela n’exclut
pas notre besoin aux autres harmoniques d’ordre supérieur, surtout si la nature de la char ge
sera à l’origine de fréquences similaires à ceux de basses fréquences générées par les cassures
de barres. Il est à noter que le fait d’avoir pris en considération l’inclinaison des
barres, cela s’est traduit par l’atténuation des harmoniques d’encoches rotoriques. Quelques
travaux de recherche confirment que le fait d’incliner les encoches contribue à faire minimiser
les conséquences des défauts, et notamment les harmoniques qui en découlent [2].

-70-
Conclusion générale 71

Conclusion générale

Le travail présenté dans ce mémoire s'inscrit dans le cadre du diagnostique des


défauts dans les moteurs asynchrones triphasés. Nous avons focalisé l’étude sur les
moteurs à cage pour deux raisons : La première est parce que les moteurs asynchrones
à cage sont les plus utilisés, tandis que la deuxième raison réside dans le fait que d’un
point de vue structure multi-enroulement, les moteurs à rotors bobinés constitues un
cas particulier des moteurs à cage. Les défauts de barres, d'anneaux de court-circuit,
et les courts-circuits entre spires statoriques ont été le centre de notre intérêt dans le
présent travail par la technique de l’analyse spectrale du courant statorique..
Pour aborder notre étude, nous avons commencé par identifier les défauts possibles
rencontrés dans le moteur asynchrone, et leurs causes, suivit des différentes
techniques de diagnostique.
La deuxième partie de notre travail a été consacrée au développement d’un modèle
mathématique dont le rôle principal est d’interpréter le comportement de la machine à
induction dans ses diverses situations (moteur sain ou défaillant)
Ce modèle a fait appel à deux approches, la première la fonction d’enroulement pour
tenir compte de l’effet des harmoniques d’espace et la deuxième, la fonction
d’enroulement modifiée qui tient compte en plus des harmoniques d’espace,
l’inclinaison des barres rotoriques, l’ouvertures d’encoches statoriques et rend par
conséquent possible la simulation du fonctionnement de la machine avec défaut de
barres et de court-circuit entre spires d’une façon plus proche de la réalité.

On a utilisé le programme de la Transformé de Fourier rapide (FFT), qui nous


a permis de localiser les harmoniques qui caractérisent les défauts étudiés à savoir
défaut de barres et défaut de court-circuit entre spires et de déterminer la nature de
ces défauts.

Finalement l’utilisation de l’approche de la fonctio n d’enroulement nous a


permis de modéliser le moteur à cage afin d’étudier son fonctionnement réel (avec et
sans défauts).Ce qui va fournir un ensemble précieux d’informations sur la nature et le

- 71-
Conclusion générale 72

degré réel de défaut de la machine, avec l’emploi de l’analyse spectrale du courant


statorique.

En perspective, il est intéressant étudier le défaut d’excentricité avec le modèle


mathématique qui tient compte les deux effets (inclinaison des barres et l’ouvertures
d’encoches), il nous semble important d’envisager la prise en compte des effets des
encoches dans le calcul de la permeance de l’entrefer, d’introduire la saturation dans
le modèle mathématique et d’étudier l’effet des variateurs de vitesse (onduleurs). Ces
travaux de perspectives ont pour but d’évoquer l’impact de ces effets sur la procédure
du diagnostique des défauts dans les moteurs asynchrones.

- 72-
Etude des défauts dans la machine asynchrone triphasée par
l’emploi de la fonction d’enroulement modifiée

-Résumé-

L’objectif de ce mémoire est le diagnostique de la machine asynchrone triphasée. Le but


principal sera l’établissement de modèles mathématiques de la machine capables de prédire
son comportement en présence de défauts statoriques (court-circuit partiels ) et rotorique (cassure
de barres). Le modèle est plus significatif, en tenant compte de la distribution des enroulements
dans les encoches statoriques, et cela grâce à une extension en 2D de l’approche de la fonction
d’enroulement modifiée. Les effets de l’inclinaison des barres et de l’évolution linéaire de la
FMM entre les extrémités de l’encoche se trouvent intégrés dans le modèle final. Les modèles
seront exploités dans la simulation de la machine avec et sans défauts.

‫ـــ ملخــص ـــ‬

‫ انهـذف انشئيسي سيتى بئَشاء ًَارج سياضيت نآلنـت‬. ‫انغشض يٍ هزِ انًزكشة هى تشخيص اآلنت ثالثيت انطىس انغيش تضايُيت‬
‫تًكُُا بانتُبؤ باألخطاء انتي قذ تقع أثُاء عًم اآلنـت كاختضال جضء بانُسبت نهجضء انساكـٍ أو كسـش انقضبـاٌ بانُسبـت نهجـضء‬
‫ ورنك بفضم وجىد إيتذاد ثُائي‬، ٍ‫ يع يشاعاة تىصيع انهفاث في فتحاث انجضء انساك‬، ‫ يعتبش هزا انًُىرج أكثش أهًيت‬.‫انذواس‬
‫ تأثيشاث ييم انقضباٌ وانتطىس انخطـي نهقـىة انًحـشكت انًغُطيسيـت بيـٍ َهايـاث‬، ‫انبعذ بتطبيق َظشيت دانت انهفاث انًغيشة‬
. ‫ انًُارج ستستخذو في انىاقع اإلفتشاضي نآلنت يع وبذوٌ أخطاء‬. ‫انفتحاث ستكىٌ يذسجت في انًُىرج انُهائي‬
Liste des symboles

Liste des symboles

S: Surface fermée.
: Surface enfermée par un contour.
0 : Perméabilité magnétique de l’air.
B: Induction magnétique.
H: Champ magnétique.
: Flux magnétique.

LBA : Inductance mutuelle entre l’enroulement B et A .

Lb : Inductance de fuite d’une barre rotorique.

Le : Inductance de fuite d’un segment d’anneau de court-circuit.

Lmr : Inductance de magnétisation d’une maille rotorique.

Lss : Inductance de magnétisation d’une phase statorique.

Lsf : Flux de fuite d’une phase statorique.

 BA : Flux mutuelle total entre deux enroulements A et B .


F: Force magnétomotrice.
g: Epaisseur de l’entrefer, ou fonction d’entrefer.

g0 : Epaisseur de l’entrefer de la machine symétrique.


P: Permeance de l’entrefer.
s: Glissement.
r: Rayon moyen de l’entrefer de la machine symétrique.
Rb : Résistance d’une barre rotorique.

Re : Résistance d’un anneau de court-circuit.

Rs : Résistance d’une phase statorique.

Rs : Matrice des résistances statoriques.


Rr  : Matrice des résistances rotoriques.
R  : Matrice globale des résistances de la machine.

Vs  : Matrice des tensions statoriques.


Vr : Matrice des tensions rotoriques.

I s : Matrice des courants statoriques.


Liste des symboles

I r : Matrice des courants rotoriques.

Rscontact : Résistance de la branche de court-circuit.

Rsd : Résistance effective de la branche court-circuitée.

Vscontact : Tension de la branche de court-circuit.

Vsd : Tension de la branche court-circuitée.

I scontact : Courant dans la branche de court-circuit.

I sd : Courant dans la branche court-circuitée.

cc : La fraction des spires court-circuitées


r : Pulsation mécanique du rotor.

s : Pulsation statorique.
: Ouverture angulaire.

r : Position mécanique du rotor.


J: Densité de courant.
JT : Moment d’inertie totale.
i: Courant électrique.
l: Longueur active de la machine.
N si : Nombre de tours de la bobine i de l’enroulement A.
q: Nombre de bobines de l’enroulement A.

p: Nombre de bobines de l’enroulement B.


p: Nombre de paires de pôles.

N   : Fonction d’enroulement.

Ne : Nombre d’encoches statoriques.

nb : Nombre de barres rotoriques.

n  : Fonction de distribution.

: Pas d’encoches rotoriques.


s : Pas d’encoches statoriques.
: Inclinaison de l’encoche.
: Ouverture de l’encoche.
: Ouverture de la bobine.
Liste des symboles

f : Fréquence d’alimentation.

fr : Fréquence rotorique.

fh : Fréquence des harmoniques d’encoches rotoriques.

f cc : Fréquence caractéristique du défaut de court-circuit.

fb : Fréquence caractéristique du défaut de barres.

f int : Fréquence de vibration relative au défaut de bague intérieure.

f ext : Fréquence de vibration relative au défaut de bague extérieur.

fd : Fréquence caractéristique du défaut d’excentricité dynamique.

fm : Fréquence caractéristique du défaut d’excentricité mixte.

 : L’ordre des harmoniques de temps de la F.M.M.


nd : Degré d’excentricité dynamique.

nB : Nombre d’éléments roulant du roulement.

DB : Diamètre des billes.

Dc : La distance entre les centres des billes diamétralement opposées.


 : L’angle de contact des bielles avec les bagues du roulement.
Annexe 73

ANNEXE -1-

Les paramètres du moteur simulé :

Puissance P=7.5 KW.


La tension d’alimentation v m =220 V.
Le nombre de pôles p =4 pôles.
Longueur de la machine l=115 mm.
Epaisseur de l’entrefer g=0.6 mm.
Rayon moyen de l’entrefer r=66 mm.
Nombre de spires Ns=20 spires.
Résistance d’une phase statorique Rs=1 Ω.
Inductance de fuite d’une phase statorique lsf=0.006 H.
Résistance d’une barre rotorique rb=87.85E-6 Ω.
Inductance de fuite d’une barre rotorique lb=0.36E-6 H.
Résistance d’un segment d’anneau de court-circuit re=2E-6 Ω.
Inductance de fuite d’un segment d’anneau de court-circuit le=0.038E-6 H.
Moment d’inertie J=0.035 kgm2 .
Nombre d’encoches statoriques Z=24 encoches.

Nombre de barres rotoriques nb =36 barres.

Couple de charge Tc =5 Nm.



Angle d’ouverture de l’encoche   rad.
24

Angle d’inclinaison de l’encoche   rad.
12

-73-
Annexe 74

ANNEXE -2-

Calcul des inductances mutuelles entre le stator et le rotor :

L’intégrale se calcule en fonction de la variation de la position de la maille par rapport au stator,


à cet effet nous devons calculer cette intégrale soit analytiquement (pour les différents intervalles
composants les deux fonctions) soit numériquement.
On voie que la fonction de distribution de la phase « A » se répète chaque /2 mais de signe
inverse, il suffit de procéder à l’intégration analytique que pour l’intervalle [0, /2] et dans ces
résultats trouvés on remplace juste r par  r   / 2 , r   et r  3 / 2 respectivement pour les

intervalles [0, /2], [/2, ], [, 3/2].

On procède à l’intégration analytique comme suit :

 0  r   s  
2
0rl 2N s
Lar1 
g  N  n  d
0
a r Ns
1 

2  r  s 5 s 6 s
 Na nr d   N a  nr  d
0 r
 r 
  N .1d  N 
r
s s

0 rl
 Lar1  N s
g

  s    r   s
 r  s  r 

 N  n  d   N
r
a r s .1d   2 N .1d
s
s 2N s
r
Ns
 Ns r  2   s  1 
0 rl
 Lar1  N s r  2   s  s 5 s 6 s
g

-74-
Annexe 75

  s  r  5 s  
 r   r 

 N  n  d   2 N .1d
r
a r s
r

2N s
 2Ns Ns
1 

s 5 s 6 s

0 rl
 Lar1  N s 2 
g

 5 s    r  5 s
 r  5 s  r 

 N a  nr  d 
r
 2 N s .1d 
r
 N .1d
5
s
s

 Ns  r    5 s  2N s
0 rl Ns
 Lar1  N s  r    5 s  1 
g
s 5 s 6 s

 5s  r  6s  
 r   r 

 N  n  d   N .1d  N  
r
a r s s 2N s
r
Ns
1 
0 rl
 Lar1 
g
Ns   s 5 s 6 s

 6 s      6 s
 r  6 s  r 

 N a  nr  d 
r
 N s.1d 
r
  N .1d s 2N s
6 s Ns

 Ns  2r    12 s 
1

0 rl s 5 s 6 s
 Lar1  N s  2r    12s 
g  Ns

-75-
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