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A1 – se positionner correctement vis à vis de l'animal

A- LES SENS CHEZ LE CHEVAL

1 - La vision :
Le cheval dispose d'un angle de vue de 340 degrés avec seulement deux angles morts situés
exactement devant et derrière lui : sa vision lui permet de voir sur les côtés comme la cravache du
cavalier, mais il ne voit pas une main posée directement sur son chanfrein ou si quelque chose lui
est présenté au niveau de sa bouche. L'angle mort arrière, de 20 à 30° suivant les auteurs, peut
être compensé par une adaptation comportementale: la posture d'alerte, nez au vent et tête
oscillant de gauche et de droite. En contrepartie, les champs de vision de chaque œil ne se
superposent que sur une bande étroite à l'avant. Le cheval ne peut donc apprécier les distances
que dans cette zone alors que dans les autres zones, il perçoit pour chaque œil une image
différente. Cette conformation, courante chez les herbivores, permet une détection plus aisée des
prédateurs.
L'acuité visuelle du cheval est moyenne ou médiocre pour certaines races. Ainsi, 75 % des
chevaux de trait sont myopes. En revanche, lorsqu'il a les yeux baissés, le cheval a la capacité de
voir aussi bien les objets proches du sol que ceux qui sont lointains grâce à la forme ovale de son
cristallin. Il peut ainsi, tout en broutant, surveiller facilement son environnement à la recherche de
prédateurs. La vision du cheval possède une fréquence de perception de 20 à 25 images par
seconde, contre 15 à 18 pour l'homme. Cette caractéristique entraîne une meilleure faculté à
percevoir les mouvements, et donc les prédateurs qui s'approchent.

Le cheval voit bien la nuit grâce au tapetum lucidum, couche réfléchissante qui couvre sa rétine.
Présente chez tous les mammifères, elle est bien développée chez le cheval qui possède ainsi une
vision nocturne dont les capacités s difficilement les transitions brusques de luminosité. La vision
des couleurs est notablement s sont proches de celle du chat La pupille, qui peut s'ouvrir au fur à
mesure que la lumière baisse, contribue également à ces performances. En contrepartie, la vision
du cheval gère plu différente de celle des humains et peut se comparer à la vision des daltoniens.
Certains chevaux devenus aveugles peuvent tout de même vivre à peu près normalement : ils se
font aider d'un congénère.

2. L'ouïe :

Le cheval à une très bonne acuité auditive (il entend les sons à plus de 4000 m et est capable
d'identifier une souris dans la paille à 100 mètres) On devra donc communiquer avec sa voix.
Mobilisés par seize muscles, les pavillons auriculaires du cheval sont mobiles, ce qui lui permet de
les orienter vers la source d'un son qu'il souhaite analyser. Les deux oreilles sont mobiles de façon
indépendantes et ses oreilles, positionnées comme des antennes, et en forme d'entonnoir
renforcent cette acuité. De plus, il existe une connexion nerveuse entre les muscles des yeux et
des oreilles qui confèrent la capacité d'orienter en même temps les deux organes sensoriels vers
un signal qui attire son attention.
L'acuité auditive est indispensable pour cet animal pour détecter les prédateurs, en particulier pour
compenser sa perception visuelle peu utilisable lorsqu'il mange, activité qui constitue pourtant son
occupation principale.
Avec l'homme, il est sensible à l’intonation de la voix plus qu’au contenu des phrases. Que ce soit
pour le soigner (nourrir ou panser) ou pour le monter, la voix est un bon moyen de communiquer :
pour l’avertir de la présence, pour le préparer à être attraper, pour le calmer quand il a peur, pour
le punir s’il fait des erreurs. Le ton de la voix, la sonorité, le volume, le débit lui permet de
comprendre le sens du message, plus que le contenu d’une phrase (il ne reconnaît pas les mots
en tant que tel, mais plutôt le son final et l’intonation).Le cheval perçoit des sons sur une plage de
fréquence de 6 Hz à 33 500 Hz, ce qui lui permet de ressentir des tremblements de terre avant
l'homme ou de percevoir des ultrasons.
3. L’odorat :

Il est plus développé que celui de l’homme mais moins que celui du chien. Il l’utilise comme tous
les animaux pour confirmer ce qu’il voit. Le cheval possède un sens développé de l'odorat grâce à
des cellules olfactives très sensibles qui tapissent ses larges naseaux. Il est également doté de
l'organe de Jacobson au fond de la cavité nasale qui sert à fixer les odeurs pour permettre une
meilleure analyse permettant par exemple d'identifier des signaux par phéromones.
Le cheval peut se servir de son odorat pour trouver de l'eau. Certains chevaux vivants dans des
conditions désertiques peuvent sentir la présence de l'eau cachée sous terre. L'odorat sert aussi à
inspecter les objets inconnus, reconnaître les amis et ennemis, reconnaître les autres groupes en
sentant les dépôts de crottins et d'urine et pour les étalons, reconnaître une femelle en chaleur à
600 ou 800 m. Les chevaux se flairent le nez et le souffle pour se saluer et se reconnaître.

Pour analyser plus finement une odeur, le cheval les enferme dans sa fosse nasale en inspirant
profondément, retroussant la lèvre supérieure et faisant délicatement aller et revenir l'air dans ses
fosses nasales tout en relevant la tête. Cette attitude est appelée le flehmen et permet d'activer
l'organe voméro-nasal.

B- règles de sécurité liées à la manipulation de chevaux

- toujours se tenir du même côté que l'opérateur soignant quand on tient le cheval en soin. Cela
évite que le cheval bouscule le soignant et cela permet de lui garder toujours la tête vers les
personnes intervenantes. En maintenant la tête ployée vers les intervenants, on empêche le
cheval de se tourner et de se servir de ses postérieurs pour taper.
- éviter de se tenir devant les antérieurs – se positionner plutôt sur le côté (au niveau de l'épaule)
- éviter d'aborder le cheval dans les angles où il ne voit pas. On risque alors de l'effrayer.
- éviter gestes brusques et trop rapides, et les bras tendus paumes ouvertes vers le cheval Les
chevaux sont particulièrement sensibles aux déplacements et aux mouvements des hommes qui
évoluent autour d'eux. Tout se passe comme si les déplacements du corps sans mouvement des
bras, (ou inversement des mouvements des bras sans déplacement du corps) induisaient peu de
réaction. Au contraire, les mouvements conjoints du corps et des bras provoquent des réactions
nettes. Ceci a une application directe sur la façon d'aborder les chevaux.
Il convient donc :
1 - se positionner
2- s’immobiliser
3 - se servir des bras sans bouger le corps.
Autrement dit, il s'agit de décomposer les gestes. Ceci est déterminant pour la mise en place d'un
tord-nez par exemple. Cette immobilité apparente nécessite de bien se placer, de se concentrer, et
de rester vigilant pour pouvoir s'esquiver si nécessaire.
- utiliser la voix : des ordres brefs – des intonations différentes. Le cheval ne comprend pas les
mots mais est très sensible aux intonations de la voix. De plus, il et capable de mémoriser des
ordres brefs s'ils sont répétés systématiquement.
- ne pas enrouler la longe autour de sa main : en cas de frayeur, le cheval pourrait tirer pour
s'échapper brusquement. La longe, enroulée autour de la main et bloquée par les différents tours
sur elle même pourrait non seulement écraser les doigts mais aussi empêcher la longe de filer et le
soigneur pourrait alors être entraîné par la fuite violente du cheval
- aborder à gauche : Nous avons conservé de l'époque de la cavalerie , l'habitude d'aborder les
chevaux par la gauche. En effet, portant l'épée à gauche, le chevalier n'avait d'autre choix que
d'aborder et monter son cheval son destrier (cheval de bataille) par la gauche, s'il ne voulait pas le
blesser. Ainsi nos chevaux sont habitués à être montés et marchés en main à gauche.  
A2 – les mouvements de peur ou d'inquiétude du cheval
Le cheval est un animal extrêmement attentif et sensible à tous les éléments de son
environnement. Lorsqu’une situation lui semble menaçante, il peut réagir de façon violente et
disproportionnée.
Toutes ces réactions de crainte et de peur font partie des comportements normaux de l’espèce.
On peut distinguer plusieurs réactions significatives d'inquiétude voire de peur et de panique chez
le cheval :
- FUIR
Dans son milieu naturel, le cheval est une herbivore proie qui, privé de crocs ou de griffes, ne doit
sa survie qu'à l'évitement et la fuite.
Ce comportement instinctif se manifeste à différentes occasions lors de manipulations susceptibles
de générer de l'inquiétude ou de la peur.
- Le cheval peut tenter de s'échapper malgré la longe et le licol qui le retiennent lors de sorties en
main. Une longe suffisamment longue permet de garder le contrôle du cheval. Le risque est
d'échapper le cheval qui peut se blesser ou blesser ses congénères ou des hommes une fois en
liberté et il risque de trébucher en marchant sur sa longe.
- Le cheval peut aussi « tirer au renard » à l'attache ; Il tire alors de toutes ses forces en arrière
pour lutter contre le point
d'attache : le risque principal est
la rupture de la corde ou du licol
et la chute du cheval en arrière.
Il convient de remettre le cheval en avant rapidement, le tranquilliser et supprimer la cause
d'inquiétude.

- BOTTER (antérieurs / postérieurs)


Le cheval peut botter des postérieurs lorsqu'il se sent en danger et qu'il ne peut pas fuir (en boxe
ou en stabulation fermée)
Il peut également taper avec les antérieurs. Ce comportement est adopté par les chevaux les plus
agressifs et les plus courageux car il correspond à un comportement d'attaque, c'est à dire plus
agressif que défensif.
- MORDRE
Certains chevaux développent des comportements agressifs qui les amènent à mordre. On
retrouve ce type de comportement avec les poulinières qui protègent excessivement leur poulain et
qui n'hésitent pas à attaquer le danger potentiel en montrant les dents et en menaçant de mordre.

A3 - LES TICS COMPORTEMENTAUX

Le cheval s'ennuyant dans son box peut contracter des tics.


Les principaux tics sont :

-Tic à l'appui : Le cheval prend appui avec ses incisives sur un support quelconque, contracte son
pharynx (mâchoire et encolure), émettant un bruit en réalisant un bruit de déglutition. En réalité,
contrairement aux idées reçues, le cheval n'avale pas d'air. Les ballonnements souvent
mentionnés sont probablement dus aux ulcères.
En effet, le tic à l'appui et à l'air sont liés très souvent à une nourriture d'un trop faible volume : le
cheval restant avec son estomac vide souffre de brûlure d'estomac, d'ulcères. La contraction de la
mâchoire provoque la sécrétion de salive rafraîchissant l'estomac et soulageant la sensation de
brûlure.
Le tic à l'appui use les incisives. On accuse souvent ce type de comportement d'être responsable
de colique.

-Tic à l'ours :
Le cheval se balance latéralement, prenant appui sur un antérieur puis l'autre. Bien
évidemment cela est mauvais pour cheval les articulations. Cela est lié au besoin de bouger, à de
l'impatience

Tic à l'air : Le cheval ramène son menton vers son encolure, et contracte l'encolure, sans prendre -
.appui. L’avale de l'air

-Déambulation : le cheval tourne en rond dans son box.

A 4 - les causes de frayeurs chez le cheval

On peut trouver de multiples causes à l'inquiétude ou la frayeur des chevaux dans l'environnement
dans lequel l'homme le maintient (vie en boxe ou en stabulation, utilisation sportive)
1. Les transports (vans ou camions) :
Les chevaux qui refusent de monter dans un van ou un camion peuvent devenir dangereux pour
eux mêmes et pour les personnes qui l'entourent (ex : cheval qui se couche sur le pont, qui se
précipite sur le van, ou qui saute sur celui qui tient la longe)
2. le paddock :
C’est un espace dangereux pour le cheval en fonction du nombre de chevaux dans un espace
restreint. Dans un espace limité, le cheval ne peut pas fuir en cas d'agressivité des congénères, il
doit alors botter ou mordre. Il peut également essayer de fuir malgré les clôtures ou les barrières et
se blesser.
3. Le box :
Là encore, le danger vient du fait de l’étroitesse des lieux. Le danger est alors non seulement
perçu par le cheval qui peut se sentir piégé et essayer de fuir (forcer le passage de la porte, sauter
la porte etc …) mais le danger existe aussi pour l'homme qui peut se faire coincer par un cheval
affolé.
4. la carrière :
Le problème vient du fait qu'on s’y trouve souvent en groupe. Ce sera donc dans le cadre de
l’équitation que le danger existe. Les chevaux sont placés en groupe dans lesquels leur hiérarchie
n'est pas forcément respectée, ils peuvent donc avoir peur les uns des autres.
5. le pré :
Les chevaux au pré doivent avoir assez d'espace pour pouvoir fuir en cas d'attaque sans risquer
de rencontrer une barrière ou des clôtures. Les chevaux vivants quotidiennement en boxe peuvent
également être effrayés par des bruits d'extérieur qu'ils n'ont pas l'habitude d'entendre (passage
des camions ou des tracteurs sur une route, orages et tonnerre, passage d'autres chevaux)
6. Les compétitions :
il n’y a pas d’activités sportives qui ne soient pas dangereuses de la plus simple comme la
randonnée (les branches, les fossés), en passant par le horse Ball jusqu’à concours complet.
Outre les difficultés sportives, l'environnement peut être générateur d'inquiétudes ou de peurs chez
le cheval (sonorisation, véhicules, obstacles, chiens en liberté etc …)

B - Les principaux signes indicateurs d'inquiétude chez le cheval

Le cheval est dangereux 3 mètres en arrières de sa croupe (coups de pieds) et 2,50 m en avant de
son poitrail.
Il peut mordre à 1,50 m autour de son encolure. La zone de sécurité est donc située autour de ses
flancs.
D’une façon générale, il faut se tenir soit très près du cheval et ses coups ne porteront pas soit très
loin, hors de portée.
Il faut apprendre à reconnaître les signes qu’envoie l’animal afin d’anticiper ses mouvements ou
ses réactions. Il s’agit des faciès, des postures, des attitudes et des gestes que l’on peut
reconnaître comme autant de signes.
Certains sont faciles à décrypter comme les oreilles en arrière pour le mécontentement ou droite
vers l’avant comme un signe d’attention. Il utilise toute sa panoplie pour avertir son entourage de
son état : les oreilles, la queue, les narines, la bouche.
1. Signes de l’encolure :
Hochement de la tête (indique une lassitude) la tête haute (indique un degré d'attention élevé);
faciès attentif ; la tête en mouvement (indique un souhait de bouger)
2. Signes de la queue :
Sur le dos ou relevée (signe d'activité voire même d'excitation), plaquée entre les fesses (signe de
contraction et de peur); qui s’agite en tous sens (signe d'agacement. On retrouve ce geste chez les
chevaux montés qui rétives à faire l'exercice demandé. Ce geste peut être pénalisé en dressage
lorsqu'on dit que le cheval fouaille de la queue)
3. Signes du corps :
Se place à la perpendiculaire (avertissement) ; présentation de la croupe (se prépare à taper).
4. Signes des membres :
Gratte le sol (signe d'impatience ou de mécontentement), tape des pieds (mécontentement et
protestations).
5. Signes des oreilles :
Couchées (mécontentement et agressivité) ; en pointe, droites et immobiles (attention et
surveillance) ; tombantes (fatigué et/ou malade ou repos) ; basses et vers l’extérieur (soumission).
6. Les signes des yeux :
Exorbités (peur et panique) ; bien ouverts (grande attention).

A 4 - les risques encourus


Définition du risque : c'est le danger X temps d'exposition
1) pour le cheval :
- accidents dans les clôtures ou barrières ou barbelés
- blessures de ses congénères
- accidents sur des tiers (personne, véhicules)
2) pour l'homme
- coups de pieds
- morsure
- bousculades
– Sécuriser les lieux
B1 – isoler un cheval de façon sécuritaire
1) attraper un cheval au licol (ou boxe ou au pré)
- Prévenir le cheval pour attirer son attention sans le surprendre
En lui parlant, en l'appelant ou en sifflant. On considère que le cheval est attentif lorsqu'il
regarde en pointant ses oreilles vers l'objet de son attention.
- L'approcher par la gauche et par gestes lents : le cheval perçoit la fluidité des
mouvements : des gestes amples et souples sont signes de tranquillité et de calme par
opposition aux mouvements saccadés preuve de tension.
- Technique pour mettre un licol
Le licol est un harnachement simple qui permet de tenir le cheval par la tête, pour l'attacher
ou le déplacer. Il est utilisé avec une longe de 2 à 3 mètres (voire plus).  Poser sa main
droite sur la nuque, et passer le bras droit de l'autre côté de l'encolure (à droite du cheval)
La main gauche passe sous l'encolure
La main droite saisit la têtière et tire le licol vers le haut pendant que
La main gauche fait passer le nez du cheval dans la muserolle
Boucler le licol et ajuster le. - on évite de lui coincer les naseaux, de lui toucher les yeux, de
lui claquer la lanière sur l'encolure.
2) techniques d'attache

À - Les principes de
sécurité respectée :
- attacher suffisamment court (éviter les prises de longe)
- attacher suffisamment haut (hauteur du garrot)
- faire un nœud qui se détache très rapidement en cas de panique (ou de cheval qui tire au renard)
- ne pas passer les doigts dans les boucles du nœud d'attache
- disposer des « fusibles » sur les anneaux d'attache (petites ficelles peu épaisses et rapidement
cassables si le cheval tire au renard)

3) emmener un cheval en main


Position du cheval : l'idéal est le cheval qui se tient et marche juste derrière l'homme : ni trop loin
(en cas de peur, il peut sauter en avant et bousculer) ni trop en avant (il risque d'arracher la longe
avec son encolure) Attention : les chevaux entiers dominants peuvent « jouer » en bousculant
l'homme avec l'épaule. En marchant juste derrière l'homme ou la tête à la hauteur de l'épaule, le
cheval reste dans le champ de vision et il est alors plus facile d'anticiper ses réactions. De plus, il
sera plus facile de ployer l'encolure vers l'homme en cas de manifestation d'excitation.
« Savoir tenir un cheval, c'est savoir le lâcher »
En le tenant avec une longe trop courte et très tendue, le cheval peut se sentir dans une situation
d'insécurité car il ne peut pas observer son environnement.
Mieux vaut retenir le cheval trop nerveux ou trop rapide plusieurs fois successives en relâchant
immédiatement après plutôt que maintenir une pression constante : le cheval peut alors se
« blaser » et il risque de s'appuyer de plus en plus sur la main et le meneur et le cheval rentrent
alors dans une situation de « conflit » permanent
4) les règles à respecter
Le cheval est un animal grégaire qui n'aime pas être seul et qui ressent l'inquiétude qd il est en
soins
- ne pas toucher sans l'avertir
- ne pas l'approcher en étendant les bras
- Aller directement à sa tête, l'épaule du cheval est un point d'équilibre pour l'approche. Derrière, le
cheval fuit vers l'avant. Devant, il risque de reculer. Jouer entre ces 2 points fait gagner du chemin
sur un cheval difficile à prendre au pré par exemple
- ne pas le laisser mordiller
- ne pas attacher un cheval que l'on ne connaît pas
- l'attacher plutôt court (l'empêcher de brouter ou de descendre la tête au sol)
- le nœud d'attache se fait à hauteur du garrot. Jamais au sol ou plus bas que le poitrail
- éviter prises de longe
- vérifier qu'il ne peut pas sauter ou se mettre debout et se coincer les antérieurs
- ne pas séparer une mère de son poulain
- une fois isolée (en box ou en paddock individuel) ne pas faire passer d'autres chevaux dans son
champ de vision
- ne jamais se mettre à terre (assis ou accroupi) pour approcher un cheval
- au paddock vérifier toutes les clôtures
- vérifier régulièrement l'état du cheval (qui peut galoper des h le long de la clôture s'il s'inquiète)
-Assurer la contention de l'animal
A. Choisir la contention adaptée
Lors des actes vétérinaires ou des soins d’hygiène, il est indispensable de pouvoir agir
efficacement, sans risques pour le cheval, le soignant ou l’entourage. Lorsque le cheval doit être
immobilisé, il est parfois nécessaire de recourir à diverses formes de contention parfois très
simples (tenir un antérieur), mais parfois plus complexes qui nécessitent un réel savoir-faire.

La contention reste une préoccupation quotidienne du praticien et/ou du soigneur, qui doit se poser
certaines questions : l'acte envisagé nécessite-t-il vraiment l'immobilisation du cheval ? Cette
immobilisation impose-t-elle une contention ou non ? Si oui, quel type de contention envisager ?
Physique, chimique ou combinée ? Quels sont les risques pour le praticien (2) , pour l'entourage,
pour le cheval ? En cas de complication ou d'accident, que va-t-on reprocher au vétérinaire,
sachant qu'il porte une double casquette au niveau de la responsabilité : celle de praticien et celle
de gardien de l'animal. Et que cette responsabilité est renforcée en ce qui concerne la
contention….

Pour choisir de façon efficace le moyen de contention le plus adapté, il faut rassembler le plus
d'informations sur le cheval : demander aux soigneurs habituels si le cheval a déjà eu le tord nez
par exemple, s'il a tendance à mordre, s'il supporte les piqûres ou s'il s'inquiète rapidement etc …

L'observation au box et la technique de la palpation sont deux techniques qui fournissent une
quantité non négligeable d'informations :

1 ) L'OBSERVATION AU BOX

L'observation du cheval au box avant le soin s'avère très utile : cela permet de se faire une idée du
tempérament de l'animal et de son état émotionnel. Un cheval qui s'approche calmement est un
signe favorable ; à l'inverse, le cheval qui se place dans un coin avec une posture ramassée
posera sans doute des problèmes.
L'observation interactive du regard fournit pas mal d'informations. Le cheval qui baisse les yeux
lors de l'échange du regard est en général du type soumis, celui qui nous regarde droit dans les
yeux et vient chercher dans les poches, en général, manque d'éducation, celui qui reste totalement
indifférent est un cheval imprévisible. Celui dont la sclérotique est visible (œil blanc) a un état
émotionnel soit de peur, soit d'hyper vigilance.
La position de la tête et de l'encolure est aussi à prendre en compte, lorsque la tête est haute, et
les oreilles pointées, c'est qu'il y a un éveil maximal des sens, la tête haute et l'encolure contractée
sont un signe de peur, la tête encapuchonnée est une réponse à un contact désagréable et
excessif, les oreilles plaquées vers l'arrière sont un signe d'agressivité, etc.… Le port de la queue
est à observer aussi : la queue plaquée entre les postérieurs avec une arrière main contractée et
un bassin en flexion est un signe de peur, la queue plaquée avec un bassin en extension est un
signe de soumission, de douleur ou alors simplement de protection contre le vent, le fouaillement
de la queue n'est pas un signe de contentement comme chez les chiens, mais un signe précurseur
de coups de pieds, de ruades, de sauts de mouton, etc. L'observation permet d'évaluer le risque.
On peut ajouter que ce risque est augmenté lorsqu'on est placé devant un étalon (morsure, " coup
de palette avec les antérieurs "), et derrière une jument (ruade).

2 ) TECHNIQUE DE PALPATION :
Pour le choix de la technique et l'évaluation des risques, il faut tester le degré de tolérance du
cheval. Pour ce faire, on peut utiliser la technique de la palpation. Celle-ci permet notamment de
prendre contact avec le cheval (en essayant de rendre ce contact agréable pour lui).
Cette "prise de contact" par la palpation se réalise de la façon suivante : le praticien se positionne,
en avant, et légèrement de côté de l'épaule gauche du cheval. Ce qui est déterminant c'est La
tranquillité et l’immobilité du praticien est importante car elle favorise le calme et la décontraction
de l'animal. La main est apposée sur l'encolure ou sur le front du cheval, entre les deux yeux. Il y a
des régions à éviter autant que possible : ce sont celles des flancs et du sternum. Les tapotements
sont à éviter, la fixité de la main est essentielle.
La main posée à plat glisse alors doucement vers les sites anatomiques concernés. Une fois la
main posée et immobile, on exerce une pression.
Une fois la main posée à plat et immobile, on exerce une pression progressive puis maintenue. Le
comportement du cheval informera alors sur son seuil de sensibilité, d'abord superficiel, puis, de
façon légèrement retardée, profonde. Après quelques secondes, on relâche la pression, tout en
maintenant la main fixe, puis on appuie d'une façon répétée plus rapide et plus intense, de façon à
se rapprocher de la situation de l'acte envisagé (injection, mise en place du tord-nez)
Cette méthode est également utilisée comme étape préalable à un autre test de tolérance, qui
consistera en une pression d'un doigt sur un point précis (pression digitée punctiforme).

Là encore, cette technique s'applique soit sur le point du corps à traiter, soit sur le point où
s'exercera la contention. Les réactions du cheval seront enregistrées à toutes les étapes du test.
Dans tous les cas, cette pression digitée sera précédée d'un test de tolérance main à plat.

A l'approche de la main sur le site à examiner ou à traiter, le comportement du cheval informe de


la présence éventuelle d’une hyperesthésie cutanée (sensibilité exacerbée et douloureuse). Ce
phénomène peut être absent lors de l'examen initial, et seulement déclenché par l'utilisation d'une
sédation chimique (médicament du groupe de l’alpha 2 agonistes). Il convient donc de renouveler
cette technique d'approche après la mise en place d'une contention chimique. Dans tous les cas,
lorsque ce phénomène est présent, il faut éviter tout effleurement. Le comportement du cheval
nous informe alors du fonctionnement ou non du "système de contrôle de porte". Selon cette
théorie, les différents types de douleur et de sensations étant conduits à des vitesses différentes
au cerveau, l'information qui a été véhiculée le plus rapidement s'exprime, mais bloque
temporairement l'information suivante qui a été la plus lente. Lorsque ce mécanisme fonctionne, le
cheval ne réagit donc pas à la deuxième pression digitée.
Lorsque ces manipulations sont effectuées sur un membre postérieur, il convient de le faire en
tenant la queue du cheval

A ce stade de la procédure, le vétérinaire ou le soigneur est en mesure de faire son choix :


absence de contention, contention physique, contention chimique, ou contention combinée… Si
l'objectif est jugé difficilement réalisable, ou avec trop de risques, on peut être amené à le différer
ou à s'en passer.
Il reste alors à décider du moment opportun pour la mise en œuvre de la contention choisie. Ceci
dépend des situations. Pour un sondage nasaux-œsophagien par exemple, le tord-nez est
habituellement mis en place d'emblée, et durant toute l'intervention. Dans d'autres situations, on
peut commencer par une technique de contention sécuritaire et compléter éventuellement par une
technique de contention d'immobilisation ; c'est le cas pour une injection intra-articulaire au niveau
d'un postérieur : dans un premier temps, l'on fait prendre un antérieur, puis éventuellement, dans
un deuxième temps, si nécessaire, on met en place un tord-nez. Enfin, en ce qui concerne la
chirurgie, c'est l'anesthésie locale et locorégionale qui compte, ainsi que le savoir- faire du
personnel. Le tord-nez n'est mis en place que pour des temps courts comme la réalisation de
l'anesthésie locale, et les tranquillisants sont utilisés à minima, à la demande, et sous contrôle.
B – LA CONTENTION DU CHEVAL DEBOUT
Le comportement du cheval face à la douleur se traduit par de l’agitation. Contraignantes Un
cheval qui ne souffre pas est calme. L'analgésie (suppression de la douleur) quand elle est réalisable, fait
donc partie de la contention. De même, il faut que les manipulations soient l’impossible pour le cheval. Ceci
amène à envisager deux types de contention physique : d'une part, celles qui sont peu contraignantes, et
destinées à assurer notre sécurité (licol, chifney, tenue de la queue, tenue des pieds, barre d'examen). Et
d'autre part, celles qui sont plus contraignantes, et destinées à immobiliser le cheval (pincement de la peau
de l'encolure, tord-nez, entraves).

1) PRENDRE UN PIED CHEZ UN CHEVAL DIFFICILE


Un exemple quotidien est la prise d'un postérieur chez un cheval qui donne mal ses pieds. Ces chevaux
sont fréquemment porteurs d'arthropathie des membres, ou de lombalgie. La prise du membre
s'accompagne d'une flexion, qui peut être douloureuse. De plus, la position du membre tenu haut et vers
l'arrière est contraignante pour la région lombo-sacrale. L'immobilisation du membre postérieur de ces
chevaux pour un acte thérapeutique peut donc être délicate.

Le protocole est alors le suivant : prendre la queue du cheval d'une main ; demander le pied de l'autre main, qui
est positionnée au niveau du doigt du cheval, avec ou sans contact, mais sans prendre le membre. Dès que le
cheval a soulevé son membre, on le " reçoit " dans les mains, en veillant à le tenir le plus bas possible et dans l'axe.
Le membre est alors maintenu au niveau du doigt par une main, alors que l'autre main tient la pince du sabot. La
tenue de la pince ne sert qu'à indiquer au cheval qu'il ne faut pas reposer le pied à terre. Il convient de bien doser
cette force de traction pour éviter la remise à l'appui, puis rouvrir très progressivement le doigt du cheval et de se
positionner de façon confortable en élevant légèrement le membre et en le reculant modérément. Si la longueur de la
queue du cheval le permet, on la maintient tenue dans la main qui est posée sur la pince. Du point de vue de la
contention, l'immobilité du membre est ainsi obtenue par la main qui tient le doigt et la position de notre corps. La
sécurité est, elle, assurée par la tenue de la pince et de la queue.

De façon générale, la contention des membres permet d'immobiliser le cheval pour les soins :
notamment pour les soins au niveau des membres. Pour soigner un antérieur, on prend l'antérieur
opposé. Pour soigner un postérieur, on prend l'antérieur du même côté car le cheval peut tenir
assez aisément sur un diagonal
Dans les cas difficiles, il est possible d'utiliser une longe plate ou d'un diamètre important.
2 ) LE TORD NEZ :
le tord nez est une méthode de contention dite dérivative et dissuasive : l'inconfort lié à son
application permet de
détourner l'attention du
cheval tout en le
décourageant de faire des
mouvements qui ne feraient
qu'augmenter la douleur
ressentie au niveau de la
lèvre supérieure.
D'autre part, on lui attribue souvent une propriété analgésique centrale en libérant, au niveau du
cerveau, des endorphines et des enképhalines qui ont une activité morphinique. Cette théorie ne
peut être valable que si le tord-nez est bien conçu et bien utilisé. Le manche doit mesurer entre 50
et 70cm de long et la cordelette doit avoir un diamètre de 6 à 7mm pour une longueur de 40 a
50cm.
Il existe également des tord nez à chaîne qui présentent deux avantages :
- la pression de serrage de la chaîne sur la lèvre supérieure du cheval est moins importante, ils est
donc moins douloureux
- le tord nez à chaîne est plus lourd et tombe donc au sol plus rapidement si le cheval se débat et
si le tord nez est lâché.
Il peut être employé sur la lèvre supérieure ou sur une oreille, mais cette dernière méthode est peu
efficace donc déconseillée : non seulement elle est plus délicate d'emploi, mais elle est très
douloureuse pour le cheval et enfin, elle peut endommager l'oreille et casser son cartilage.
Le diamètre de la corde doit être suffisamment important. En effet, dans le cas contraire, la corde
pourrait couper les tissus de la lèvre supérieure. Pour la même raison, il ne faut utiliser le tord-nez
que le temps minimal requis.
Lors de son utilisation, le tord-nez doit toujours être tenu par un des soigneurs afin d'éviter que
celui-ci n'assomme quelqu'un si le cheval se défend avec le tord-nez libre. Lorsqu'un tord-nez n'est
pas toléré, s'il est enlevé assez tôt : il y a un moment de " grâce " de quelques secondes, qui
permet au praticien de sang froid de terminer son acte sans la contention. Les signes à ne pas
manquer sont l'accélération de la respiration (polypnée), les tremblements musculaires, le faciès
crispé, la transpiration, l'émission de bruits, la posture ramassée. Ces signes d'intolérance
précèdent le coup de pied, le saut de mouton, la ruade, la levade, la fuite, tout ceci en fonction du
tempérament du cheval.
Attention : le tord nez peut devenir un véritable instrument de torture s'il est mal utilisé. Le respect
de la pression exercée ainsi que l'emplacement sur la lèvre sont primordiaux. Au delà de 5
minutes, la pression sur la lèvre peut entraîner des nécroses ischémiques des tissus sous jacents
et une dépigmentation de la lèvre. Une application trop longue (de plus de 10min) peut induire une
douleur telle que le cheval peut devenir très violent.
3 ) PLACER UN TORCHON
On arrive souvent à calmer les mouvements de panique d'un cheval en lui cachant les raisons de
sa peur - aiguille, coton,... On lui bouchera donc un œil avec la main ou avec un torchon.
Par contre, l'utilisation du torchon pour aveugler complètement le cheval peut apporter plus de
problèmes que de solutions. En effet, le cheval peut s'effrayer et peut devenir difficilement
contrôlable et occasionner des blessures à lui-même et à son entourage, surtout si le torchon est
attaché trop fermement pour s'ôter par lui-même.

4 ) PINCER LE PLI DE PEAU DE L'ÉPAULE

Cette méthode permet de maintenir un cheval en place. Dans ce but, on lui attrape à deux mains la
peau au-dessus de l'omoplate. En appliquant ensuite un mouvement de rotation plus ou moins
prononcé, on immobilise le cheval.

La prise d'un pli de peau est un moyen de contention dérivatif c'est à dire dont le principe repose
sur la diversion de l'attention de l'animal. Elle est sans danger et ne requiert aucun matériel. Cette
méthode est utile lors d'une injection ou lors de l'insertion d'une aiguille en intramusculaire.
Cependant sa réalisation est difficile sur des chevaux maigres ou au contraire très musclés. Si la
pression exercée manuellement est insuffisante alors la contention est inefficace. En revanche, il
est possible de coucher un cheval de cette manière, si la pression est trop importante par rapport à
sa taille.

5 ) LE NŒUD DE QUEUE

L'extension dorsale de la queue obtenue par l'attache de l'extrémité libre de la longe sur un point
fixe situé en hauteur permet d'immobiliser l'arrière main du cheval et facilite les palpations trans –
rectales. Le nœud de queue est également utilisé lors du réveil postopératoire du cheval pour
l'aider à se relever

6 ) LE STABLEIZER

C’est un moyen de contention moderne très largement utilisé aux USA. Ce système est inspiré du
licol de guerre des Yankees de la réserve Nord Américaine.
Il est constitué d'un système de poulies double avec un serre-lacet et un mousqueton, d'une
cordelette recouverte en partie d'une tubulure plastique et d'une pièce métallique flexible
recouverte de caoutchouc avec deux renforcements à ses extrémités.

Le stableizer associerait l'action endomorphique du tord nez et une action au niveau de deux sites
d'acupuncture : en effet, il exerce des pressions sur le point GV26 localisé sous la lèvre supérieure
entre les deux incisives et responsable d'une inhibition de la libération d'adrénaline et le point
TH17 localisé derrière les oreilles et dont la stimulation entraîne la libération d'endorphines.
Il constitue une alternative intéressante au tord nez car il est moins invasif et est donc bien mieux
supporté par le cheval qui ne manifeste aucune réticence à sa mise en place, et ce même après
des applications répétées (ce qui n'est pas toujours le cas avec le tord nez)
Cependant, les utilisateurs notent une limite d'efficacité en fonction de la durée d'utilisation et le
serrage maximal ne doit pas dépasser 15 minutes. Son efficacité n'est pas effective sur tous les
chevaux et certains ne le supportant pas secouent la tête jusqu'au retrait.

7 ) LE COLLIER DE BOIS
C'est un moyen de contention qui limite les mouvements latéraux de l'encolure du cheval. Il peut
être facilement fabriqué. Son utilisation est intéressante sur un cheval qui a une plaie abdominale,
ou qui cherche à se retirer les bandes des membres ou des pansements.

8 ) LES ENTRAVES

Elles peuvent être de différent type et entraver soit les antérieurs soit les postérieurs.
Elles peuvent être mises en place sur le cheval debout ou couché

Elles peuvent être utilisées lors d'examens vaginaux ou transrectaux ou bien lors de la
reproduction pour éviter que la jument ne tape et ne blesse l'étalon en monte en main au moment
de la saillie.
L'utilisation des entraves pour la contention debout en dehors de la reproduction est relativement
rare et en milieu hospitalier, les entraves sont le plus souvent remplacées par l'utilisation du travail
ou du couloir de contention : en effet, les entraves ne permettent pas une immobilité aussi
marquée que le couloir et leur emploi sur des chevaux facilement excitable est très déconseillée
(risque de blessure et de panique). Enfin, en cas de problème, les entraves ne sont pas aisées à
enlever pour libérer le cheval.

9) les différents types de harnais.


Les vétérinaires apprécient
de concevoir leur propre
harnais de contention et le
font bien souvent fabriquer
sur mesures
L'utilisation d'un harnais de contention demande également l'utilisation d'un palan. De plus, la tête
du cheval devra être maintenue attachée par une longe à un point fixe ou tenue manuellement de
manière à éviter une rotation sur lui même.
Ce type de harnais est utilisé pour maintenir debout un cheval faible ou blessé. Il reste peu
employé en raison de son coût et de la difficulté d'application.

10) le travail ou couloir de contention ou barre


La encore il existe différents modèles tous adaptés au cadre dans lequel ils sont placés.
De façon générale, la barre permet de pratiquer de nombreux soins variés ou spécifiques.

Il permet alors de s'adapter à tous gabarits de chevaux et poneys et permet une utilisation
polyvalente.

Le travail est un moyen de contention très largement utilisé dans le cadre hospitalier. Il permet de
limiter les mouvements de l'animal mais son emploi sans contention chimique préalable sur des
chevaux stressés anxieux ou excités est impossible. Cela peut poser des problèmes avec les
chevaux de course par ex qui ne doivent pas être tranquillisés sous peine d'être positif aux
contrôles anti dopage.
Il convient de maintenir une surveillance attentive de l’attitude du cheval immobilisé pour anticiper
les réactions de panique et de défense. Dans ce cas, il faut sortir le cheval le plus rapidement
possible pour éviter qu'il ne saute et passe par dessus les barres

C - La contention du cheval couché

La contention du cheval couché se réalise en vue d'une intervention chirurgicale. Sous anesthésie
générale. Les risques pour le cheval sont donc plus importants. Le couchage du cheval dans de
bonnes conditions s'effectue sous tranquillisant dans un environnement calme. Selon la méthode
choisie, il nécessite la présence d'un ou plusieurs manipulateurs et éventuellement d'un matériel
spécifique. Le couchage peut se faire à l'extérieur (dans un pré ou un manège) ou en clinique.

1) techniques de couchage
- spontané : c'est la méthode la plus simple qui ne nécessite qu'une seule personne.
En revanche, elle ne permet pas de choisir précisément le site de couchage du cheval et donc de
pouvoir prévoir un isolant du sol (tapis de paille ou bâche). De plus, la violence de la chute au sol
ne peut pas être prévenue.
Le cheval est sous effet de la tranquillisation chimique et progressivement il devient ataxique des
membres postérieurs. Son arrière main va alors s'abaisser puis on avant main. L'orientation du
couchage s'effectue en fléchissant l'encolure du côté opposé à celui choisi pour le décubitus

- orienté :
il peut se faire grâce à un anneau fixé au sol dans un box spécialement réservé au couchage des
chevaux et aux interventions. Cela évite que le cheval se couche n’ importe où

Il peut aussi se faire en maintenant le cheval contre une paroi de la boxe ou une paroi latérale.
Après injection de l’anesthésique, plusieurs aides viennent exercer une poussée latérale sur le
cheval : une personne au niveau de l'épaule, une seconde au niveau des hanches et deux autres
au niveau du corps. La cinquième personne maintient la tête en extension. Lors de la chute au sol,
les aides maintiennent leur pression latérale afin de coucher l'animal en position sternaux
abdominale contre le mur. Puis le cheval est basculé en décubitus latéral et tiré vers le centre du
box.
Cette technique est intéressante car elle réduit considérablement les risques de blessures musculo
squelettiques du cheval au moment de la chue au sol. Elle permet aussi un bon contrôle de
chaque étape du couchage
2) Contention opératoire
Protection : la tête du cheval doit toujours être protégée et reposer sur un coussin ou être équipée
d'un casque rembourré afin d'éviter la compression du nerf facial au niveau de la joue ou les
éventuelles blessures sures à un sol irrégulier
Cheval peut ensuite être placé en décubitus latéral ou en décubitus dorsal :
Décubitus latéral :

il a les membres entravés au niveau des paturons et reliés entre eux. L'encolure est maintenue en
extension pour améliorer la circulation d'air dans la trachée.
L'extension excessive et durant une trop longue période peut engendrer des myosites
postopératoires très douloureuses le décubitus latéral est la position adoptée pour les castrations
couchées : on amène alors le postérieur de long de l'épaule correspondante

Décubitus dorsal :
Fréquemment utilisée lors de chirurgie de coliques d'intervention pour hernie ombilicale ou
castration par voie inguinale. Grâce à un système de suspension du cheval par les membres, il est
déposé en décubitus dorsal sur la table d'interventions et calé ensuite par des matelas latéraux.
3) la contention du poulain
Le poulain doit être habitué le plus tôt possible à être manipulé par l'homme. Il peut donc très vite
accepter un licol avec une petite l’Anière de saisie qui l'habituera à être tenu. Il sera
progressivement habitué à la marche en main en longe aux côtés de sa mère.

Pour immobiliser un poulain debout qui nécessite des soins, l'opérateur le saisit par la queue et
l'encolure. Attention à ne pas maintenir une pression excessive sur la queue car elle peut inciter le
poulain à s'asseoir.

Pour immobiliser un poulain couché, on maintient une pression sur l'encolure et une traction sur la
queue en direction du grasset.
D – Libérer le cheval une fois les soins terminés
1 – les effets des sédatifs
- définitions :
Sédatif : Un sédatif est une substance qui a une action dépressive sur le système nerveux central
et qui entraîne un apaisement, une relaxation, une réduction de l'anxiété, une somnolence, un
ralentissement de la respiration et une diminution des réflexes. À forte dose, la plupart des sédatifs
peuvent entraîner des altérations de la conscience, le coma, voire la mort.
Antalgique : médicament utilisé dans le traitement de la douleur : ils ont pour rôle de diminuer et
calmer la douleur
Analgésique : médicament utilisé dans le traitement de la douleur, ils ont pour rôle de supprimer la
sensibilité à la douleur
La sédation se définie par une diminution des réactions locomotrices de l’animal et par une
indifférence à son environnement. Elle permet ainsi la réalisation d’actes diagnostiques ou
thérapeutiques impossibles à pratiquer sur un cheval vigile et préserve alors le confort et la
sécurité du patient et du praticien. La sédation permet ainsi d’augmenter la sensibilité et la
spécificité de certains examens complémentaires, notamment d’imagerie médicale.
Si une analgésie suffisante est assurée simultanément à la sédation, certaines chirurgies
Peuvent être pratiquées sous tranquillisation uniquement, le cheval restant debout et conscient.
Cela permet ainsi d’éviter l’anesthésie générale et donc le risque anesthésique, important chez
Le cheval. En effet, le cheval est un animal lourd qui possède une importante masse viscérale. Il
Tolère donc mal d’être couché, particulièrement en décubitus dorsal. Ainsi, le taux de mortalité
S’élève à 0,9% lors de l’anesthésie générale d’un cheval en bonne santé. De plus, on diminue
aussi le coût lié aux molécules utilisées et à l’équipement nécessaire
Au couchage d’un cheval. Certaines interventions sont donc réalisables en pratique courante
Sans la contrainte d’une anesthésie générale
Il est aisé de comprendre que la sédation doit répondre à plusieurs critères pour que
L’intervention se déroule en toute sécurité et sérénité :
- une sédation de bonne qualité correspondant à une hypovigilance couplée à une hyperréactivité
- une myorelaxation modérée
- une analgésie
- un animal stable, pouvant se déplacer en toute sécurité au besoin donc présentant une ataxie
Minimale.
- une durée et une intensité de la sédation constantes et prévisibles
- une durée compatible avec la réalisation de l’acte diagnostique ou thérapeutique
- un réveil rapide et dans le calme
- un effet non cumulatif, permettant de prolonger l’anesthésie sans augmentation des effets
Secondaires
Il existe différents produits sédatifs utilisables sur les chevaux .
2 – le réveil des chevaux anesthésiés
Le réveil se fait donc à l'extérieur ou dans un box de réveil

- Box de réveil de petite taille (3x3) : il devra être équipé d'un sol relativement souple antidérapant
et lavable à grande eau. Les murs seront protégés (matelassés) jusqu'à 2m40 environ. Aucun
élément en saillie ne doit être présent. Les anneaux doivent être « noyés » dans le capitonnage.
Avantages des boxes de petite taille : le cheval peut se réveiller seul sans contention manuelle
extérieure, il peut éventuellement être surveillé par une lucarne ou un judas. Lors des premières
tentatives de redressement, on peut aider le cheval à se lever depuis l'extérieur avec des longes
fixées sur la muserolle du licol ou au nœud de queue et passées dans des anneaux muraux placés
en hauteur.

- Box de réveil de grande taille ou réveil en extérieur (pelouse ou manège) : le cheval devra être
assisté par plusieurs personnes. Tant que le cheval n'est pas bien réveillé, les manipulateurs
doivent l'empêcher de se relever en ramenant la tête vers l'arrière et vers le haut à chaque
tentative de redressement. Puis, petit à petit la contention manuelle est diminuée pour permettre
au cheval de se placer en position sternale. Le cheval se lève ensuite et peut être aidé par la longe
du licol et un aide qui tend une longe de queue.

E – Assurer la maintenance des matériels de contention


1 ) entretien
- boucleries :
- vérification systématique des fermetures
- vérification systématique des poulies
- vérification de l'état d'oxydation
- matériel en cuir :
- lavage à l'eau tiède puis entretien au savon glycériné et graisse classique
- vérification régulière des coutures
- vérification régulière des attaches de bouclerie (oxydation attaque le cuir et peut le faire
casser)
- matériel en corde
- vérification systématique des cordes et cordelettes
2 ) Rangement et stockage
Les matériels et appareils de contention et de manipulation des chevaux devront être rangés dans
un endroit abrité de l'humidité
Il est important de ranger ces matériels systématiquement au même endroit connu de tous les
opérateurs : en effet, un accident peut intervenir et il faut alors agir rapidement pour les éventuels
soins aux chevaux concernés, et il est alors inenvisageable d'avoir à chercher les matériels de
contention indispensables.

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