Vous êtes sur la page 1sur 12

Dans les couloirs glacés de la Dame Blanche

Par Jean « Troll Traya » Faiderbe

Avant propos : Ce scénario est un one-shot prévus pour des PJs qui sont déjà au courant de
l’existence des vampires et qui en ont vraisemblablement déjà tué un –un sang-clair, sans doute-. Il
nécessite qu’au moins un des PJ soit le parent d’un enfant d’environs six ans, ou du moins son tuteur
ou sa personne de référence. Si ces conditions sont requises, vous pouvez facilement l’intégrer à une
campagne en cours.

Synopsis : Les chasseurs sont mis sur la piste d’un vampire qui aurait pris pour refuge un hôpital de la
région réputé pour être un mouroir. L’un d’eux est d’ailleurs personnellement lié à ce qu’il se passe
dans cet hôpital et devrait être le moteur de l’investigation. Mais les choses sont peut-être plus
compliquées qu’il n’y parait…

Le casting en bref :

Elaine « La Dame Blanche » Wright : vampire novice, paria d’ascendance Lasombra

Patrice « Docteur Schreck » Grimaldi : Nosfératu de treizième génération.

Barnabé : enfant, masque de Schreck

Léa : fille d’un/deux PJ(s), patiente de l’hôpital.

Docteur Martin Laval : goule éphémère de Schreck.

Les enfants : un petit nombre d’enfants de six à dix ans, malades, pensionnaires de l’hôpital, que
divertie et rassure la Dame Blanche (Elaine).

Le personnel de l’hôpital : la source la plus fiable d’informations sur ce qu’il se passe à l’hôpital. Si
certains se montreront agressifs, persuadés qu’on leur cherche des poux dans la tête pour monter un
dossier contre l’hôpital, d’autres se montreront abattus devant la recrudescence de décès
inexpliqués. Une seule infirmière –Irène Malthuis- sera réellement en quête de la vérité, convaincue
que les décès des personnes en rémission n’est pas dû à un manquement du personnel, mais à
quelque chose de plus… pernicieux. Si les PJs enquêtent, elle devrait les suivre, et finir par les
rencontrer, et leur raconter ce qu’elle sait.

Résumé : Les chasseurs –ou la plupart d’entre eux- sont convoqués à l’hôpital de la ville où ils
résident, un établissement qui n’a jamais eu bonne presse, car un de leur proche mineur –une fille de
moins de 10 ans, nommée Léa- y a été admis il y’à moins d’une heure.

Une fois sur place, le docteur Laval –le directeur de l’établissement- les rassure : l’enfant n’a eu en
fait plus de peur que de mal, même s’il préfère la garder en observation pour la nuit, ce que les PJs
ne devraient avoir aucune raison de refuser à ce stade.

Le lendemain matin, les PJs sont accueillis par le docteur Laval, qui les informe que la situation s’est
passablement compliquée : il serait possible que Léa développe une leucémie. Alors qu’ils encaissent
cette mauvaise nouvelle, les PJs « découvrent » que de nombreuses choses clochent dans cet
hôpital… Mais c’est presque comme si on avait mis là des indices pour qu’ils les suivent. Pire, ils
reçoivent des mails anonymes qui les aiguillent sur la présence d’un vampire hantant l’hôpital…
Mais la situation est’elle aussi simple que ça ? Tout semble indiquer qu’un caïnite s’en prend aux
patients du service pédiatrie, mais si les PJs parviennent à faire parler Léa qui semble cacher quelque
chose, ils pourraient apprendre qu’une « gentille Dame Blanche » vient rendre visite aux enfants de
l’hôpital la nuit, mais qu’elle distrait et apaise les peurs des enfants. Ça ne peut donc pas être un
monstre, pour la petite fille.

Et au moins pour une fois, les adultes devraient écouter l’enfant, car il y’à bien un vrai monstre dans
l’hôpital… Qui compte bien se servir des PJs pour éliminer la vampire à haut niveau d’humanité qui
s’est mise à squatter son domaine…

Les personnages en détails :

-Elaine Wright : D’apparence la vingtaine, Elaine est une jeune femme blonde, d’un mètre 68, les
traits harmonieux, les cheveux longs lui tombant sur les épaules. Anglaise, elle était monitrice pour
une colonie de vacances se rendant au Touquet-Paris plage, lorsqu’elle fut enlevée par une meute du
Sabbat qui réalisait une étreinte de masse dans une petite ville en vue de semer les chaos à
Dunkerque et à la jungle des migrants. Mais la meute fut chassée par des vampires locaux avant que
les premières tronches de pelles sortent de la terre. Elaine fut la première (la seule ?) à sortir de son
trou. Traumatisée et affamée, elle se fit renversée en pleine nuit par un chauffeur solitaire. Lorsque
celui-ci sorti pour lui prêter secours, Elaine lui mordit la jugulaire et le vida de son sang. Horrifiée, elle
a fuit dans la nuit, et passa les nuits suivantes à trembler et éviter de penser à sa nouvelle condition.

Complétement paumée, n’ayant personne à qui poser les questions qui la hantaient, il ne fallut que
quelques nuits avant que la faim ne devienne trop forte pour Elaine. Ne pouvant supporter d’ôter la
vie à quelqu’un qui pouvait encore en jouir, elle chercha l’hôpital le plus proche et passa la nuit à
chercher un patient mourant. En désespoir de cause, elle se jeta sur une vieille femme, et réussit à se
retenir de trop boire. Elle comprit ainsi qu’elle n’était pas forcée de tuer pour se nourrir. Décidant de
rester ici quelques temps (l’hôpital semblait effrayant, mais constituait aussi une bonne planque,
certaines salles semblant inoccupées depuis des années), Elaine finit par tomber sur le service
pédiatrie de l’hôpital. L’aura sombre des lieux semblait grandement perturber les petits patients, qui
lui rappelèrent son petit frère. Amuseuse dans l’âme, Elaine voulut alors rester un peu, pour soulager
leur peur et peine, ne serait-ce qu’un peu. Rassemblant les enfants la nuit, à l’heure où l’activité est
des plus réduite dans l’hôpital, Elaine enchaine les numéros de clowns le plus silencieusement
possible pour redonner le sourire aux enfants, qu’elle raccompagne ensuite à leur chambre. Cette
activité plait beaucoup à Elaine, surtout car en jouant aux clowns, elle oublie son propre état, ce qui
fait qu’elle est restée à l’hôpital depuis plusieurs mois. Les enfants se transmettent même sa
légende : « La dame Blanche » qui vient les voir la nuit.

Mais tout n’est pas rose avec Elaine : si elle ne se nourrit pas des enfants, elle le fait avec les patients,
même si elle fait tout pour ne pas les tuer. Elle est d’ailleurs devenue porteuse de la grippe, et ce
n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne devienne porteuse d’autre chose de plus dangereux.

Nature : Ange gardien


Attitude : bouffon
Génération : 13ème
Clan : Paria (ascendance Lasombra)
Force •• Dextérité •• Vigueur ••• Charisme ••• Manipulation • Apparence •••
Perception •• Intelligence •• Astuce ••
Comédie •••, Vigilance •, Sports •, Bagarre • Empathie ••••, Commandement •, Conn. rue ••,
Subterfuge •
Etiquette ••, Mêlée •, Musique ••, Furtivité ••, Survie •••
Informatique •, Investigation ••, Droit ••, Sciences • Médecine •
Pouvoirs : Puissance •, Obténébration ••
Conscience •••, Maîtrise de soi ••, Courage •••
Humanité •••••••••, Volonté •••••

-Patrice « Docteur Schreck » Grimaldi : Docteur Schreck n’était pas déjà vraiment humain de son
vivant, et ça ne s’est pas arrangé dans la non-vie. Fier médecin prônant la survie à tout prix, il était du
genre à promettre un fulgurant rétablissement grâce de nouvelles thérapies expérimentales et
couteuses. Très courtisés par les entreprises pharmaceutiques, il gagna beaucoup d’argent grâce à
ces pratiques sans scrupules… Mais il fut très rapidement gagné par une… dépendance. Une
dépendance à l’exposition à la souffrance humaine. Sélectionnant les pires traitements possibles
pour soigner telle ou telle pathologie, nul doute que les pratiques cruelles de Grimaldi auraient tôt
ou tard attirés l’attention de l’ordre des médecins, et un scandale aurait éclaté… Heureusement pour
le docteur (et malheureusement pour le monde), ce fut quelqu’un d’autre qui fut subjugué par ce
« bon docteur »…

Silas, un nosfératu de douzième génération fut à la fois horrifié et impressionné par le caractère
sadique de Grimaldi, et décida de l’étreindre, avec pour unique objectif que l’apparence du bon
docteur reflète sa monstruosité intérieure. Chose que l’étreinte à fort bien réussie. Silas n’à que peu
éduqué son infant –principalement en l’affamant et en lui faisant dévorer par la suite sa propre
famille au cours de sa frénésie- et s’est rapidement lassé de lui, le laissant seul responsable de ses
agissement après l’avoir présenté au prince de la ville.

Grimaldi n’à que peu de contact avec les autres caïnites de la ville, il faut dire que tout vampire un
tant soit peu expérimenté sent qu’il est un vrai nid à emmerdes, encore plus que n’importe quel
Nosfératu. Le prince lui a d’ailleurs accordé son petit refuge, l’hôpital, en espérant qu’il y pourrisse.

Dans son petit royaume personnel, celui qui se fait désormais appeler le docteur Schreck cultive son
penchant pour le sadisme : il a beaucoup apprécié l’arrivée d’un nouveau chef de service compétent,
qui redonne de l’espoir aux malades… espoir qu’il leur laisse reprendre, avant de s’attaquer à eux, en
les contaminants après coup avec d’autres miasmes ou se nourrissant d’eux jour après jour jusqu’à
que mort s’en suive. L’hôpital a gagné grâce aux efforts de Schreck la réputation d’un mouroir
infâme, même si aucune inspection officielle n’a put mettre en cause le fonctionnement de
l’établissement –Schreck se tient calme lors de ces moment-là, il ne tient pas à voir son terrain de jeu
fermé-.

Schreck est pervers, cruel mais intelligent. Il n’entretient pas de goule, hormis quelques besoins
périodiques, car il considère que c’est une faiblesse de dépendre des autres.

Nature : Monstre
Attitude : Pédagogue
Génération : 13ème
Clan : Nosfératu
Force ••• Dextérité •••• Vigueur •• Charisme • Manipulation •••• Apparence 0
Perception ••• Intelligence •••• Astuce •••
Comédie •••, Vigilance •••, Sports ••, Bagarre •, Intimidation •••, Commandement •••, Conn. rue
••, Subterfuge ••••
Etiquette ••••, Armes à feu ••, Mêlée •••, Larcin ••, Furtivité •••, Survie ••
Informatique •, Finances ••, Investigation ••, Droit •••, Occultisme •, Politique •, Sciences •,
Médecine ••••
Pouvoirs : Animalisme •, Force d’âme : ••, Occultation ••••, Puissance •
Conscience ••, Maîtrise de soi ••••, Courage •••
Humanité ••••, Volonté •••••••

– Docteur Martin Laval : Quarantenaire caucasien, Laval aime les défis, ce qui l’a poussé à choisir de
se rendre dans cet hôpital moribond pour en redresser la barre. C’est une personne au mode de
pensé très protocolaire, qui aime donc que les choses se fassent de façon carrée. Il s’attend à ce
qu’on se conforme à ses ordres et à ses attentes, vu sa position hiérarchique, et s’avère
décontenancé quand ce n’est pas le cas. Dans ces cas-là, il commence généralement par réexpliquer
ses instructions, mais peut vite perdre ses nerfs si la désobéissance persiste. C’est assez similaire avec
ses patients : s’il parait raisonnable et professionnel –ce qu’il est- lors des premiers échanges, les
choses se dégradent si les personnes en face de lui affichent une opinion différente et refusent de se
laisser convaincre. Il les prend alors de haut, les traitants comme des enfants et simplifie son discours
comme s’il s’adressait à des demeurés.

Depuis son arrivé à cet hôpital à fort mauvaise réputation, Laval fait de son mieux pour tenter de
redorer le blason de l’établissement… En vain. Ce qui à commencer à l’inquiéter : certain que les
protocoles qu’il a mis en place auraient dû changer la situation, il s’est tour à tour intéressé à la façon
dont le personnel travaillait, puis aux différents fournisseurs de matériel pour trouver la raison de ce
taux de mortalité impressionnant. Il a fait choux blanc, et se demande actuellement si la source de
contamination n’est pas le bâtiment en lui-même… mais comment ? Laval lui-même s’assure à ce que
locaux soient on ne peut plus sains…

-Léa : Léa est une petite fille de six ans on ne peut plus normale. Très gentille, très naïve, elle
comprend néanmoins d’instinct que la Dame Blanche est bien une femme très attentionnée, et n’en
démordra pas. Par contre, elle ne repère pas du tout l’aura malfaisante de Schreck, et considère son
masque « Barnabé » comme un gentil garçon de 8 ans.

La description physique dépendra bien entendu d’à quoi ressembleront les PJs qui seront ses
parents.

-Irène Malthuis : petite femme rondouillarde à la cinquantaine bien tassée, Irène a travaillé de
nombreuses années dans cet l’hôpital, et si cela l’a endurcie, elle n’est pas devenu complétement
insensible comme bon nombre de ses collègues, c’est pourquoi elle continue d’apporter le meilleur
service possible aux patients quand elle est de service. Superstitieuse, elle a toujours cru que quelque
chose clochait avec l’hôpital, et les efforts infructueux de Laval pour mettre un terme aux rechutes et
autres morts mystérieuses ont achevés de la convaincre que quelque chose ne tournait pas rond.
Depuis, elle fouine découvrant des cas curieux, même si elle est loin de se douter de la vérité…

Pour de nombreuses personnes, Irène apparait comme basculant vers la folie, et ils sont nombreux à
la cataloguer comme « conspirationniste » ou autre catégorie du même acabit. Si elle ne s’impliquera
pas dans la potentielle chasse, elle sera ravie de parler des bizarreries de l’hôpital.

Avant l’aventure :

Schreck a remarqué le jour même qu’un autre caïnite s’est mis à squatter son refuge, son domaine. Il
a d’abord espionné tranquillement Elaine avec occultation pour jauger de sa dangerosité, et à vite
conclu que son invitée surprise était aussi dangereuse qu’un chihuahua. Toutefois, il fallait bien se
débarrasser de cette sale resquilleuse… et c’est alors qu’Elaine à fait montre d’une humanité qui à
émoustillé Schreck. Non, un vampire qui essaye de venir en aide aux petits n’enfants ? Comme c’est
tordant ! Schreck a donc laissé faire, tout en ayant un nouveau hobby : chercher comment faire le
plus souffrir Elaine, ou ses petits protégés.
C’est alors que de ses rares contact avec les autres vampires de la ville, il a appris l’existence d’une
bande de chasseurs. Ah, manipuler des croisés pour qu’ils éliminent une sainte vampire, et qu’ils
finissent rongés par le remord, voilà qui émoustille le bon docteur… Utilisant ses rares contacts pour
découvrir l’identité de ces chasseurs, il découvre un moyen de les faire venir à l’hôpital : utiliser un
de leur jeune proche qui va subir un « accident »… et s’il s’agit de l’enfant d’un/de deux Pjs, c’est
encore mieux.

A l’aventure !

Scène 1 : D’énigmatiques imprévus.

Durant cette première scène, les joueurs seront divisés en deux groupes.

-Le premier sera constitué des proches de Léa qui est hospitalisé : contacté par l’hôpital, ils devraient
s’y rendre pour découvrir l’état de l’enfant, qui s’est juste fêlé un membre, une jambe –ou un bras si
vous ne voulez pas entraver son potentiel de mouvement-. Toutefois, après une entrevue avec
l’enfant qui est impatient de rentrer à la maison, le chef de service, le docteur Martin Laval, vient
discuter avec eux. Il se montre parfaitement rassurant et il émane de lui une impression de
compétence qui contraste fortement avec la réputation de l’hôpital. Laval déclare rapidement que la
petite fille va bien, et que son état est bénin… Toutefois, il est quand même un peu inquiet, car
l’enfant s’est cogné la tête durant l’accident. Il lui a fait passer quelques tests, et il aimerait en avoir
les résultats avant de pouvoir la laisser sortir, sans doute le lendemain matin.

Là, à priori, les personnages –et pas les joueurs qui sentent sans doute venir le coup-fourré^^- n’ont
strictement aucune raison valable de refuser. Mais si les personnages font un scandale, Laval pourra
proposer un compromis à contrecœur : un des parents et/ou responsable de la fillette pourra
demeurer avec elle dans sa chambre durant la nuit.

De même, les personnages voudront sans doute poser quelques questions… Voici les réponses de
Laval qui sont d’importances à ce stade de l’histoire, accompagné de la sincérité ou non du médecin :

Q : Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’accident ? R : Laval n’en sait rien, il ne sait que ce que les
ambulanciers ont indiqué dans leur rapport : une voiture a heurté la fillette sans trop la blesser avant
de prendre la fuite (Laval est parfaitement sincère ici, il a beau être devenu sans s’en rendre compte
la goule de Schreck, il ne connait rien des plans de son domitor, ni même la vrai apparence de ce
dernier).

Q : En ce qui concerne la mauvaise réputation de l’hôpital ? R : Tout cela est du passé, Laval applique
désormais un protocole strict qui est en vigueur dans les établissements les plus exigeant du pays.
(C’est un mensonge par omission : oui le protocole est en place… Mais il n’a donné aucune
amélioration…)

-Alors que les proches de Léa sont à l’hôpital, les autres PJs appartenant au groupe de chasseurs
reçoivent un mystérieux dossier par mail qui leur est adressé à chacun : il comporte différents scans
et liens d’articles de journaux qui détaillent les sombres soupçons d’incompétences qui pèsent sur le
personnel de l’hôpital en question, mais certains détails devraient les faire tiquer, comme par
exemple le grand nombre de morts dont l’autopsie à démontré la responsabilité d’une… anémie.
Tous ces éléments devraient les inciter à contacter leurs amis…

Les PJs n’ont presque rien d’autres à découvrir ici… Un expert en informatique pourra découvrir que
la boîte mail utilisé a été créée uniquement pour envoyer ce message, et une réussite exceptionnelle
pourrait lui faire découvrir que l’adresse IP utilisée pour envoyer ce message correspond à… Un des
ordinateurs de l’hôpital, et possiblement celui du docteur Laval. En effet, Schreck s’est servi du PC du
médecin pour envoyer son « invitation » aux chasseurs.

En tous les cas, la scène 1 se termine avec des chasseurs qui devraient être intrigués… Ou anxieux.

Scène 2 : Complications opératoires

La deuxième scène débute le lendemain, avec l’arrivée à l’hôpital du/des PJs parents –probablement
accompagné par leurs confrères chasseurs- qui devraient avoir la ferme intention de sortir la petite
Léa de l’hôpital. Selon ce que les PJs font, les événements qui suivent pourront se dérouler dans des
ordres différents :

-A l’arrivée en pédiatrie : un groupe d’infirmière est rassemblé autour d’une chambre d’enfants non
loin de celle de Léa, et il semble s’y passer quelque chose de grave. Si les PJs s’intéressent à ce
chambardement, une infirmière se détachera du groupe pour leur demander de ne pas s’approcher,
et leur dire que tout est sous contrôle.

Si les PJs posent des questions sur ce qu’il vient de se passer, l’infirmière haussera les épaules,
déclarant que « c’est ce qui arrive quand des parents refusent de donner leur accord pour une
opération urgente : la situation s’aggrave. », ce qui est un pur mensonge moyennement difficile à
repérer (difficulté 6), mais même en le découvrant ils ne tireront rien de plus de cette infirmière. La
plupart des employés de l’hôpital ont désormais peur de perdre leur emploi, et préfèrent rejeter
toutes les fautes sur les patients désormais pour que le blâme ne leur retombe pas dessus.

Si un PJ arrive à s’infiltrer parmi le groupe d’infirmière, il découvrira qu’un médecin et deux


infirmières essayent vainement de ranimer un enfant pâle comme la mort… Et qui l’est
vraisemblablement depuis plusieurs heures, saigné comme un goret…

D’ailleurs, un PJ qui réussirait un test de vigilance, pourrait remarquer une infirmière ayant un air
plus grave que les autres, et qui serait furieuse d’entendre les propos que dirait sa collègue qui arrête
les PJs… Il s’agit bien évidemment d’Irène, que les Pjs pourraient vouloir interroger plus tard.

-A la chambre de Léa : les PJs parents –ainsi que tous ceux qu’elle connait- sont accueillis par une Léa
qui n’a presque jamais été aussi radieuse. Certes, elle est heureuse de voir sa famille, mais elle
explique qu’elle a passé une très bonne nuit, et qu’ils ont bien fait de la laisser à l’hôpital. Les parents
devraient être intrigués par cela, surtout que la jeune fille boude si on lui explique qu’il faudra qu’elle
parte aujourd’hui.

Mais il est dur de savoir pourquoi Léa ne veut pas partir, surtout si on lui demande directement.
Toutefois, si on finasse, si on lui pose d’autres questions par rapport à sa nuit ici, à ses amis de
l’hôpital, Léa peut laisser échapper le nom « Dame Blanche » avant de mettre les mains devant la
bouche, comprenant qu’elle a gaffé. Interrogée à ce sujet, Léa déclarera qu’elle n’a pas le droit d’en
parler parce qu’elle a promis, mais que la Dame Blanche est gentille, qu’il ne faut pas s’inquiéter.

Si on l’interroge assez longtemps, Léa finit par parler un peu plus de sa nuit, que son ami Barnabé est
venu la chercher et qu’elle et tous les enfants ont assisté à un super spectacle, mais qu’il ne faut rien
dire, parce que c’est un secret. Léa ne révélera rien de plus, qu’on la cajole ou la menace.

Note : si un PJ a passé la nuit avec Léa : il s’est endormi avant minuit (faites lancer les dés pour un
test de vigueur pur, et dites que c’est un échec) et se réveille le lendemain matin à terre, en ayant
tiré la couverture avec lui. Il ne peut pas dire si qui que ce soit est entré ou sorti de la chambre
durant la nuit.

-Le diagnostic du docteur : Qu’ils le rencontrent alors qu’il effectue sa ronde de visite du jour, ou en
se rendant à son bureau, les Pjs constatent immédiatement que le visage du docteur Laval est des
plus graves. Il demande d’ailleurs aux parents de Léa s’il peut leur parler en privé. Ce qu’il a à leur
révéler est en effet une très mauvaise nouvelle : les examens de Léa sont revenus et ils indiquent
qu’il y’à dans son sang… Des marqueurs révélant potentiellement l’apparition d’une leucémie chez
Léa. Laval tempère tout de suite ses propos, insistant sur le fait que rien n’est encore sûr, mais que
d’autres tests doivent être fait dans la journée et soirée pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

Laval se montre conciliant et de bonne recommandation, recommandant à la famille de ne pas se


précipiter, d’avoir au moins un deuxième avis, et donne l’adresse de deux spécialistes renommés de
la maladie. Toutefois, il change de ton et se montre strict si les parents veulent retirer leur enfant de
l’hôpital dès aujourd’hui. S’il commence par opposer des arguments rationnels –vous aurez un
premier avis très vite, mieux vaut éviter de brusquer la petite patiente, etc…-, il finit bien vite si les
parents insistent par se montrer nerveux et sortir des arguments facilement démontables et
irréfléchis.

En effet Schreck, son domitor lui a vivement « conseillé » de ne pas laisser partir l’enfant, et la goule
obéit à son maître. Par contre, Léa n’est pas malade, et Laval l’ignore, il est sincèrement persuadé
qu’elle risque d’avoir une leucémie. Schreck a modifié les rapports d’analyse pendant la nuit et
remplacé les échantillons prélevés.

Enfin, si les Pjs insistent, ils arrivent à faire signer un bon de sortie à Laval pour que Léa rentre avec
eux, même si Laval hurle qu’il trouve leur comportement irresponsable.

-Enquête à l’hôpital : si des Pjs décident de fouiller un peu l’hôpital, ils peuvent rapidement découvrir
certains éléments… Troublants. En outre, certaines salles du rez-de-chaussée de l’hôpital sont vides,
mais vraiment vide. Pas un seul meuble, des salles pleines de poussières qui pourtant voit des gens y
passer régulièrement –un test de survie révèle qu’il n’y’à qu’une seule personne qui s’y rends en
réalité…-… Voilà qui est intriguant.

Les Pjs se font accoster par Irène dans un coin discret, et leur demande si eux aussi ont cette
impression qu’il se passe des choses étranges ici. En s’intéressant à ce qu’elle a à dire, les PJs peuvent
apprendre de nombreuses choses notamment que les décès imputés à l’incompétence de l’hôpital
sont bien plus que résultantes de simples bévues : elle à vu Laval arriver et appliquer des méthodes
strictes que tout le personnel s’est fait un devoir de suivre… Sans que rien ne change. Toujours les
mêmes rechutes, toujours les mêmes causes de décès… Quelque chose n’est pas normal dans cet
hôpital, c’est certain !

Irène peut permettre aux PJs d’avoir accès aux fichiers privés de l’établissement, mais ils ne
repéreront rien d’anormal, sauf si Léa leur a parlé de son ami Barnabé… un test d’investigation peut
faire découvrir qu’aucun patient, adulte ou enfant, ne s’appelle Barnabé, et que le dernier à être
passé à quitter l’hôpital –les pieds devant- il y’à 3 ans, mort d’insuffisance respiratoire. Encore un
détail étrange…

La scène deux peut se terminer de deux façons : soit les PJs trouvent un moyen de se cacher pour
rester à l’hôpital la nuit (que Léa reste ou non à l’hôpital), soit les Pjs rentrent chez eux avec Léa.

Scène 3 : La barde et les couloirs glacés


Cette scène peut débuter de deux façons, selon l’endroit où se trouve Léa, c’est-à-dire soit à l’hôpital
soit de retour chez ses parents/tuteurs. Les choses sont quelques peut différentes selon le cas.

Cas 1 : Léa est rentrée.

A moins que les PJs ne fassent une surveillance constante de la fillette ou se servent d’elle comme
appât pour un éventuel kidnappeur, Léa disparait au cours de la nuit, et les Pjs s’en rendent compte
suite à grand bruit en provenance de sa chambre. La fenêtre a été brisée de l’extérieur et on
découvre des traces de pieds adultes nus dans le jardin.

Il s’agit de Schreck qui, sous le masque de Barnabé, à gagner la confiance de Léa. Il lui a assuré qu’il
l’emmènerait voir la Dame Blanche avant de la ramener dans sa chambre. Schrek porte Léa jusqu’à
l’hôpital, la jeune fille étant trop embêtée qu’il ait cassé sa fenêtre pour se demander comment un
enfant de huit ans peut la porter si facilement et si vite…

Schreck ayant fait exprès de marcher dans de la boue dans le jardin, il laisse des traces sur macadam,
qui conduiront les PJs à l’hôpital où ils devront entrer par effraction, et arriverons directement à la
scénette b).

Comment Schreck à t’il appris le départ de Léa ? En allant voir sous son masque d’adulte le docteur
Laval, qui, influencé par le sang du nosfératu dans ses veines, lui révèle tout ce qu’il veut savoir.
Furieux, Schreck écrase le crâne de Laval, et part chercher Léa chez elle.

A noter que si les PJs prennent toutes les précautions possibles pour protéger Léa lorsqu’elle est
chez-elle, il faut les récompenser, quitte à raccourcir le scénario : Schreck ne s’attends pas à ce qu’il
y’ait des pièges et/ou un système d’alarme, et si les Pjs arrivent à bien les camoufler, il tombera
dedans. Déboussolé, Schreck essaiera d’abord de se faire passer pour un enfant innocent venu ici sur
ordre de la gentille Dame Blanche, mais son histoire est pleine de trou –genre comment est-il arrivé à
monter à la fenêtre de l’étage ? Ce genre de trucs…-, et il finit par se trahir, et hurlant de rage il
laissera tomber son illusion et attaquera les PJs. Il essaye d’utiliser le niveau 4 d’occultation le plus
possible, mais avoir été démasqué ainsi est humiliant pour lui, et il suffira d’une seule blessure pour
qu’il entre en frénésie et devienne berserk. Aux PJs de voir s’ils arriveront ou non à l’éliminer, et s’ils
arrivent à sauver ou non Léa du nosfératu.

Cas 2 : Léa est toujours à l’hôpital.

Le reste du script ne s’enclenche que si les PJs ont réussis à se cacher dans l’hôpital et attendent la
nuit tombée. Première constatation : le service de nuit est au minimum, et il est aisé de se déplacer
dans les locaux sans être repéré par le personnel. Toutefois, cette baisse d’activité est étrange et est
clairement dysfonctionnelle. La suite dépend des choix des PJs quand ils finissent par se rendre en
pédiatrie. Le plus logique s’ils sont arrivés jusque-là est qu’ils se cachent pour observer ce qui se
trame dans ce service… Et voici ce qu’il se passe :

a)Aux alentours de minuit, il devient impossible de trouver du personnel –soignant ou non- dans les
couloirs, ou dans les salles de gardes. Ils se sont évaporés, soit suite à des ordres, soit car le
personnel est superstitieux et sait d’instinct qu’il se passe des choses étranges à ces horaires tardifs…
Toujours est’il que si un patient fait appel à une infirmière à cette heure-là, personne ne viendra lui
répondre.

Mais c’est justement à cet horaire qu’Elaine sort de sa cachette et arpente les couloirs pour se rendre
en pédiatrie. Bien loin de ressembler au fantôme que laisse présager son « nom de scène », elle a
l’air d’une jeune adulte à la peau pâle habillée de façon patchwork, avec divers habits qu’elle a volé
aux patients et au personnel. Elle porte aussi une blouse blanche trop grande pour elle, mais cela ne
la gêne pas du tout dans ses mouvements.

Alors qu’elle arrive au service pédiatrie, aucune enfant n’est encore sortis des chambres, et c’est la
première occasion qu’aurons les PJs d’intercepter Elaine. S’ils optent pour une approche musclée et
menaçante, Elaine hurle, laisse pointer ses crocs par réflexes, et essaye de s’enfuir, ne se défendant
que si on l’attaque. Si au contraire ils l’approchent de façon pacifique –même s’ils se montrent
suspicieux à son égard-, la paria se montrera surprise de leur apparition, et essaiera de
maladroitement justifier sa présence comme gardienne de nuit qui passe un peu de temps avec les
enfants, pour les rassurer s’ils font des cauchemars. Toutefois, elle agit vraiment comme une
suspecte la main dans le sac, et pas comme une employée. Par exemple, elle ne pense pas du tout à
demander à ces « civils » ce qu’ils font à l’hôpital à cette heure-ci, comme le ferait une vraie
employée.

La discussion se poursuit donc, et même si Elaine est nerveuse, elle ne montre pas le moindre signe
d’agressivité. Plus, elle propose même aux Pjs d’assister au spectacle qu’elle fait pour les enfants
« durant sa pause ». Tout indique qu’Elaine n’est pas un monstre… une suceuse de sang, peut-être
par contre.

Si les Pjs semblent se détendre et aller dans le sens d’Elaine, ça ne plait pas beaucoup à Schreck qui
entretemps est arrivé en portant le masque de Barnabé. Il renverse quelque chose dans couloir qui
fera un grand bruit pour attirer le regard des PJs, puis hurle en pointant Elaine du doigt, criant que la
dame Blanche à des dents pointues, qu’en fait, c’est un monstre, avant de s’enfuir en faisant
semblent de pleurer. Le vacarme réveille tous les enfants du service qui se mettent aussi à pleurer, et
Schreck se sert de cette diversion pour s’évaporer.

Pendant ce temps, Elaine panique et essaye d’assurer que tout ce qu’a dit l’enfant est faux, mais
n’est pas convaincante du tout. Par nervosité, elle laisse apparaître ses crocs, et/ou passe devant un
miroir ou elle en se reflète pas, révélant sa nature de caïnite (de Lasombra même, mais les chasseurs
ont peu de chances d’être aussi bien informé^^). La suite dépend des PJs, mais devant sa bévue,
Elaine cherche à prendre la fuite.

b)Que les PJs espionnent ce que fait Elaine ou qu’ils viennent juste d’arriver au service pédiatrie à la
recherche de Léa qui aurait été enlevée, voici ce qu’il se passe : Elaine frappe doucement à la porte
de la première chambre d’enfant, et en est accueillie chaleureusement par ses petits occupants.
S’ensuit alors une réaction en chaîne ou tous les enfants qui se réveillent au fur et à mesure sortent
de leur chambre pour aider Elaine à rassembler les autres enfants, et aider ceux qui ont des
difficultés à se mouvoir.

Elaine guide alors dans une grande pièce, la salle d’accueil du service, et les faits tous s’assoir en rond
avant… de commencer son spectacle. De la jonglerie, du mime, et d’autres petits numéros qui
arrachent sourires et rires aux enfants, qui tout d’un coup oublient l’hôpital lugubre et malsain ou ils
se trouvent. La scène est vraiment marquantes pour les Pjs qui y assistent, car on ressent un vrai
bonheur, une vrai joie de vivre de tous, y compris d’Elaine.

Si les Pjs interrompent le spectacle, les choses se passent presque comme durant la scène a), la seule
différence étant qu’Elaine est plus vindicative, car elle se sent responsable des enfants qui
l’entourent, ce qui lui donnent du courage, et la pousse à s’interroger sur la présence de ces
inconnus qui n’ont pas du tout l’air de faire partie du personnel. De même si elle est agressée, elle
fera de son mieux pour réfréner l’apparition de ses crocs pour ne pas choquer les enfants. Si elle a
ensuite la conviction que le PJs n’agresseront pas les enfants, elle fuira si conflit il y’a, pour que
personne ne soit blessé, et surtout pas les enfants. Sinon, son instinct est de les protéger.

Si les choses ne dégénèrent pas toutes seules, Schreck applique la même tactique qu’en a), sauf que
faisant partie du cercle des enfants, plusieurs d’entre le verront se lever pour faire tomber quelque
chose, et pourrons le montrer du doigt quand il détournera l’attention.

D’autres choses peuvent trahir la vraie nature de Barnabé/Schreck : dans le cercle des enfants, tous
sont collé les uns aux autres… sauf autours de Barnabé. Masque des mille visages ne fait que donner
une illusion d’apparence, et Schreck fait donc toujours la taille d’un adulte, mais la discipline agit
comme occultation, et ni Elaine ni les autres enfants ne se rendent compte qu’il y’à un espace laissé
vacant pour que personne ne découvre la vrai taille de Barnabé. De même, Schreck est un être
vraiment maléfique, autant qu’un ancien moyen en tout cas, et on peut ressentir un certain malaise,
comme avec le défaut vent glacé… Chose qu’on ne ressent pas près d’Elaine.

Une dernière chose peut trahir Schreck uniquement dans le cas où les Pjs attaquent Elaine : alors
que tous les autres enfants paniquent, pleurent, s’enfuient et parfois les trois en même temps,
Barnabé reste stoïque. En faisant attention à lui, on remarque même qu’il affiche un sourire de
victoire tout à fait incongru dans cette situation… Sur un enfant de 8 ans, en tout cas…

c)Si les PJs ne se sont toujours pas manifesté et que les choses n’ont pas dégénérée à la fin du
spectacle, Elaine entreprend de ramener tout ce petit monde à leur chambre respective, tandis qu’en
son for intérieur Schreck est fou de rage. Il laisse Elaine guider tous mes enfants, et agit alors
qu’Elaine raccompagne la dernière enfant –Léa, of course- : toujours sous le masque de Barnabé, il se
jette sur Léa à la grande incompréhension d’Elaine et commence à boire son sang… Un peu. Avant
qu’Elaine ait put réagit, il arrête de mordre, Léa n’est donc plus sous l’extase du baiser, et griffe
sévèrement l’enfant sur le bras. Léa hurle, ce qui devrait forcer les Pjs à enfin se montrer.

Quand ils arrivent, Barnabé pointe du doigt Elaine et hurle que la Dame Blanche à mordue Léa.
Paniquée Elaine n’arrive pas saisir la situation et ne peut que balbutier de façon incohérente, surtout
les Pjs sont apparus armes en main.

Toutefois, si les PJs prennent le temps d’analyser la situation, les détails ne mentent pas : Schreck,
dans sa précipitation, n’a pas pris soin d’effacer le sang de son apparence illusoire, et on voit du sang
lui couler de la bouche, ainsi que des doigts de Barnabé, alors qu’Elaine est immaculée. Selon ce que
découvrent les PJs, ils peuvent donc chercher à détruire Elaine, Schreck, ou les deux.

Conflits possibles :

-Combat contre la Dame Blanche : Comme dit de nombreuses fois auparavant, Elaine fuira tout
combat du moment que les enfants ne sont pas en danger. Dans le cas contraire elle fera tous pour
les protéger, allant jusqu’à se sacrifier si un coup perdu vise un enfant. Voilà qui pourrait faire
réfléchir les chasseurs…

-Combat contre Schreck : Schreck, s’il est démasqué, reprends sa vrai apparence dans un ricanement
sinistre et… Perds les pédales. Le verni craque et au lieu de fuir et tendre des embuscades aux Pjs
dans cet hôpital qu’il connait comme sa poche en les tuant un par un, il utilise occultation et attaque
de façon commando les Pjs en tournant autour d’eux, cherchant à couper leur artères avec un scalpel
à chaque attaque, puis en repassant en occultation –via « Disparation à la vue de l’esprit »- pour
disparaitre de nouveau. Il n’arrête pas de parler avec sa voix qui semble venir de partout et nulle part
à la fois, pour déstabiliser les chasseurs, mais sa respiration peut trahir sa réelle localisation. Schreck,
persuadé d’être invincible, se battra jusqu’à l’inconscience ou la mort ultime.

Conclusions :

a)Si les choses ont dégénérées entre Elaine et les PJs sans que Schreck ne se soit dévoilé, il y’à deux
conclusions possible :

-elle parvient à s’enfuir, quitte l’hôpital et ne reviens jamais, étant trop effrayée. Son destin est
inconnu, mais il est fort possible qu’elle ne fasse pas de vieilles canines dans un monde si
dangereux… Schreck est furieux, mais se calme pour un temps. Il ne manquerait plus que les Pjs
reviennent à l’hôpital, persuadé qu’Elaine y sévit encore…

-Elaine meurt, tuée par les PJs. Ils rentrent chez eux, le sentiment du devoir accompli… mais quelques
jours après, ils apprennent dans le journal qu’un horrible accident s’est déroulé en pédiatrie, et que
des dizaines d’enfants sont mort. Par la suite, les Pjs reçoivent durant des semaines entières des
photos des enfants décédés, accompagné de la mention : « ça fait quoi de savoir que vous avez tué
celle qui aurait pu les sauver ? » « Ce n’est pas vous, en fait, les responsables de leur morts ? ». Les
futures recherches pour trouver l’expéditeur feront choux blancs…

b)Si Schreck s’est dévoilé, que les Pjs ont triomphé de lui et :

-Qu’Elaine est morte ou en fuite : les choses rentrent progressivement dans l’ordre à l’hôpital, même
si la pédiatrie reste un endroit terrifiant ou les enfants refusent de rester, ce qui créé parfois des
complications de santé chez ces enfants.

-Qu’Elaine est toujours « vivante » : les Pjs auront un choix à faire, car elle aura forcément à un
moment ou un autre révélée sa nature de caïnite. Que vont’ils faire ? L’abattre ? Tenter de la
convaincre de se suicider, tenter de la convaincre de se battre à leurs côtés ? La laisser en paix ? Ah,
y-a-t-il une solution simple, on ne peut pas vraiment le savoir… Mais les vampires dégénèrent tous,
non ? Presque tous. Presque. A vous d’adapter selon ce que les joueurs choisiront, mais si Elaine
reste morte-vivante, elle restera à l’hôpital pour un temps, veiller sur les enfants… Et beaucoup de
patients adultes se retrouveront avec une bonne grippe. Doit y voir un microbe dans l’air…

-Si Laval est en vie, il déprime durant plusieurs semaines, mais finit par remonter la côte et fait de
l’hôpital un modèle parmi les siens : ses méthodes produisent enfin des résultats, et quels résultats !

-Si Laval est mort, plus aucun chef de service compétent ne brigue le poste, qui revient à des
incompétents ou des je-m’en-foutiste qui se moquent bien de redorer le blason de l’établissement.
L’hôpital garde sa réputation de mouroir, et le personnel compétent quitte l’établissement et seuls
les pires membres de la profession acceptent d’y travailler…

Voilà les conclusions possibles de cet one-shot.

Et si les Pjs désirent continuer ? Ah, il se pourrait bien qu’ils découvrent qu’ils sont surveillés : ils ont
éliminés un nosfératu qui, bien qu’il fût une plaie pour ses voisins, était un membre reconnu sa
communauté vampirique. Sa disparition a attiré les projecteurs sur ces chasseurs inconnus, et qui
deviennent donc un ennemi à prendre en compte… Ou des pions précieux à utiliser, notamment par
le prince de la ville ou les membres du primogène…
Dans les couloirs glacés de la Dame Blanche de Jean « Troll Traya » Faiderbe est mis à disposition
selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale –
Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Vampire : La Mascarade et Hunters Hunted II sont des jeux de rôle conçus par White Wolf et Onyx
Path, et publié en langue française par Arkhane Asylum.