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Bâtiment et risques naturels

Le Vendredi 15 juin 2018

Chacun de nous, dans le cadre de l’occupation et de l’usage des bâtiments,


peut être exposé à différents types de risques : naturels, technologiques ou
liés à la vie courante

On peut classer ces risques en trois catégories :

les risques naturels, tels que les inondations, les séismes, les
mouvements de terrains, les avalanches…
les risques technologiques, d’origine humaine, tels que les risques
industriel, nucléaire, biologique, les ruptures de barrage…
les risques liés à la vie courante tels que l’incendie, la sécurité des
piscines ou des ascenseurs …

Les enjeux liés aux risques naturels et technologiques concernent en premier


lieu la protection des personnes, mais également la limitation des
dommages directs (réparation, remise en état des bâtiments…) et indirects
(arrêt d’activité dans les entreprise, relogement de personnes évacuées…).

Le secteur du bâtiment, constitué des logements, des immeubles de


bureaux, de commerces, des équipements publics ou privés, etc. est appelé
à apporter sa contribution à la prévention de ces risques. Il doit pour cela ne
pas constituer de facteur aggravant (par exemple effondrement en cas de
séisme), mais surtout garantir la protection des occupants et permettre de
limiter l’endommagement et les coûts de remise en état.

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en


œuvre du Grenelle de l’environnement, à son article 44, prévoit de renforcer la
politique de prévention des risques majeurs, notamment pour la prévention
du risque sismique aux Antilles, du risque de tsunami, et du risque lié aux
inondations.

Le risque sismique

La réglementation parasismique applicable aux bâtiments /


Le séisme constitue un risque naturel majeur potentiellement très meurtrier
et pouvant causer des dégâts importants sur les bâtiments et les
équipements. Dans le domaine des bâtiments, l’objectif principal de la
réglementation parasismique est la sauvegarde du maximum de vies
humaines pour une secousse dont le niveau d’agression est fixé pour chaque
zone de sismicité. La construction peut alors subir des dommages
irréparables, mais elle ne doit pas s’effondrer sur ses occupants. En cas de
secousse plus modérée, l’application des dispositions définies dans les
règles parasismiques permet de limiter les destructions et, ainsi, les pertes
économiques.

Les règles de construction parasismique, depuis le 22 octobre 2010, ont


évolué et font désormais référence à l’Eurocode 8
(http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html), norme issue d’un consensus européen et

relative au calcul des structures pour leur résistance au séisme. Ces règles
sont applicables aux permis de construire déposés après le 1er Mai 2011.

Champ d’application de la réglementation parasismique applicable aux


bâtiments

Les exigences parasismiques sont définies en fonction de deux critères :

la localisation géographique d’une part,


et la nature de l’ouvrage d’autre part.

Deux décrets du 22 octobre 2010 donnent les nouvelles dénominations de


zones sismiques et de catégories de bâtiments et le nouveau découpage
géographique des 5 zones sismiques :

Le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des


zones de sismicité du territoire français
(https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2010/10/22/DEVP0823374D/jo), fixe le périmètre

d’application de la réglementation parasismique applicable aux


bâtiments.
Le décret n°2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du
risque sismique (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
, permet la classification des ouvrages
cidTexte=JORFTEXT000022941706&categorieLien=id)

et des bâtiments et de nommer et hiérarchiser les zones de sismicité


du territoire.

La réglementation distingue deux types d’ouvrages :

les ouvrages à « risque normal » : cette classe correspond « aux


bâtiments, équipements et installations pour lesquels les
/
conséquences d’un séisme demeurent circonscrites à leurs occupants
et à leur voisinage immédiat ». Elle correspond notamment au bâti dit
courant (maisons individuelles, immeubles d’habitation collective,
écoles, hôpitaux, bureaux, etc.…)
les ouvrages à « risque spécial » : cette classe correspond « aux
bâtiments, équipements et installations pour lesquels les effets sur les
personnes, les biens et l’environnement de dommages même mineurs
résultant d’un séisme peuvent ne pas être circonscrits au voisinage
immédiat desdits bâtiments, équipements et installations ». Elle
correspond à des installations de type nucléaire, barrages, ponts,
industries SEVESO, qui font l’objet d’une réglementation parasismique
particulière.

Eurocode 8 : Conception et dimensionnement des structures pour leur résistance


aux séismes (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html)

Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de


sismicité du territoire français (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2010/10/22/DEVP0823374D/jo)

Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique


(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000022941706)

Cinq zones de sismicité


Le territoire national est divisé en cinq zones de sismicité croissante :

une zone de sismicité très faible (1) où il n’y a pas de prescription


parasismique particulière pour les bâtiments à risque normal mais prise en
compte de l’aléa sismique dans les installations à risque spécial
(installations classées),

quatre zones de sismicité faible (2), modérée (3), moyenne (4) et forte (5), où
les règles de construction parasismique sont applicables pour les bâtiments.
Outre-mer, les départements de la Guadeloupe et de la Martinique sont
classés entièrement en zone de sismicité forte (5).

L’arrêté du 22 octobre 2010 modifié par l’arrêté du 19 juillet 2011


(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024403949&categorieLien=id) définit les règles

parasismiques applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal


» situés en zone de sismicité faible à forte.

Les exigences et règles de construction contenues dans cet arrêté sont


applicables pour tout permis de construire déposé après le 1er mai 2011,
date d’entrée en vigueur de l’arrêté (l’arrêté du 29 mai 1997 /
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000566216&categorieLien=id) ayant été abrogé à
cette date).

Ces règles sont applicables lors de la construction de bâti nouveau ou


lorsque le bâti ancien fait l’objet de modifications importantes. Dans le cas
général, les règles de construction applicables sont celles définies dans
l’Eurocode 8 (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html) (normes NF EN 1998-1, NF EN
1998-3 et NF EN 1998-5).

La réglementation autorise également le recours à des règles simplifiées


pour certains bâtiments de type maisons individuelles : guide CP-MI Antilles
en zone de sismicité 5, règles PSMI-89/92 (norme NF P 06-014) en zones de
sismicité 3 et 4.

Durant une période transitoire, qui s’est achevée le 1er janvier 2014 (arrêté
modificatif du 25 octobre 2012 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
cidTexte=JORFTEXT000026555020&categorieLien=id) ), est autorisée l’utilisation des règles PS 92
(norme NF P 06-013) avec des valeurs d’accélération modifiées (article 5 de
l’arrêté du 22 octobre 2010).

L’arrêté du 22 octobre 2010 a été modifié par l’arrêté du 15 septembre 2014


(Arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l'arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique

applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal ») qui s’inscrit dans une démarche de
simplification normative et porte notamment sur deux des 50 mesures de
simplification pour la construction (mesures 7 et 8).

L’arrêté apporte trois modifications principales :

une refonte des exigences pour les éléments non structuraux du cadre
bâti : l’arrêté définit un champ d’application restreint aux éléments non
structuraux présentant un enjeu important pour la sécurité des
personnes et, en cas d’ajout ou de remplacement d’éléments non
structuraux dans un bâtiment existant, les règles parasismiques ne
sont plus d’application obligatoire que dans le cadre de travaux "lourds"
dépassant les seuils des conditions particulières de l’article 3 de
l’arrêté du 22 octobre 2010 ;
une clarification des outils à appliquer en cas de procédés innovants et
non visés par les règles Eurocode 8 (application des principes de la
norme NF EN 1990 mars 2003 ;
une explicitation et une réduction du champ des bâtiments de centres
de production collective d’énergie classés en catégorie d’importance III.

/
Crédits : Ministère de l'Environnement

Arrêté du 19 juillet 2011 modifiant l'arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la


classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de
la classe dite « à risque normal » (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000024403949)

Arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de construction


parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite << à risque normal >> telle
que définie par le décret no 91-461 du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque si
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000566216) /
Eurocode 8 : Conception et dimensionnement des structures pour leur résistance
aux séismes (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html)

Arrêté du 25 octobre 2012 modifiant l'arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la


classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de
la classe dite « à risque normal » (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000026555020)

Arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l'arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la


classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de
la classe dite « à risque normal » (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000029490176)

La nouvelle réglementation parasismique applicable aux bâtiments - janvier 2011


(PDF - 2.31 Mo) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/La%20nouvelle%20r%C3%A9glementation%20parasismique%20applicable%20aux%20batiments%20
%20janvier%202011.pdf)

Obligations de contrôle technique pour certaines


constructions de bâtiments en zones sismiques
Depuis le 1er avril 2006, l’obligation d’un contrôle technique des
constructions définie à l’article R.111-38 du code de la construction et de
l’habitation (https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?
cidTexte=LEGITEXT000006074096&idArticle=LEGIARTI000006896016) , qui existait déjà pour certains
bâtiments (notamment pour les établissements recevant du public des trois
premières catégories et les immeubles de grande hauteur), est étendue :

dans les zones de sismicité 4 et 5 à tous les immeubles dont le plancher bas
du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol,

dans les zones de sismicité 2, 3, 4 et 5, aux constructions de bâtiments dont


la défaillance présente un risque élevé pour les personnes, soit à la classe C
(ERP de catégorie1, 2 ou 3, bâtiments de plus de 28m, par exemple).

Depuis le 1er mai 2008, les bâtiments de classe D (catégorie IV au sens du


décret n°2010-1254 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
cidTexte=JORFTEXT000022941706&categorieLien=id) ) sont également concernés par ces
dispositions (bâtiments concernés par l’organisation des secours, bâtiments
stratégiques pour la défense, centres de communication, établissements de
santé).

Ces obligations résultent du décret n°2005-1005 du 23 août 2005 relatif à


l’extension du contrôle technique obligatoire à certaines constructions
exposées à un risque sismique et modifiant le code de la construction et de
/
l’habitation (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000261704) et du décret
2007-1727 du 7 décembre 2007 relatif à l’extension du contrôle technique
obligatoire à certaines constructions exposées à un risque sismique et
modifiant le code de la construction et de l’habitation
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017577466&dateTexte=). Leurs objectifs sont

de renforcer la sécurité des personnes dans les zones sismiques pour les
bâtiments où elles sont le plus vulnérables.

Le contrôleur technique a pour mission de contribuer, par ses avis, à la


prévention des différents aléas techniques susceptibles d’être rencontrés
dans la réalisation des ouvrages, à commencer par ceux susceptibles
d’affecter leur solidité et la sécurité des personnes.

Article R.111-38 du code de la construction et de l’habitation


(https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074096&idArticle=LEGIARTI000006896016)

Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique


(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000022941706)

Décret n°2005-1005 du 23 août 2005 relatif à l'extension du contrôle technique


obligatoire à certaines constructions exposées à un risque sismique et modifiant le
code de la construction et de l'habitation (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
cidTexte=JORFTEXT000000261704)

Décret n° 2007-1727 du 7 décembre 2007 relatif à l'extension du contrôle


technique obligatoire à certaines constructions exposées à un risque sismique et
modifiant le code de la construction et de l'habitation (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
cidTexte=JORFTEXT000017577466&dateTexte=)

Attestations de prise en compte des règles de construction


parasismique
Depuis le 1er octobre 2007, dans les cas où le contrôle technique est rendu
obligatoire pour des raisons d’exposition au risque sismique, le maître
d’ouvrage a l’obligation de fournir des attestations établies par un contrôleur
technique. Ces documents justifient de la réalisation de la mission au stade
de la conception puis de l’achèvement des travaux.

L’arrêté du 10 septembre 2007 relatif aux attestations de prise en compte


des règles de construction parasismique à fournir lors du dépôt d’une
demande de permis de construire et avec la déclaration d’achèvement de
travaux, liste les documents à communiquer aux contrôleurs techniques et
les points essentiels sur lesquels portera le contrôle . Il comporte en annexe
les modèles d’attestations.
/
Arrêté du 10 septembre 2007 relatif aux attestations de prise en compte des règles
de construction parasismique à fournir lors du dépôt d'une demande de permis de
construire et avec la déclaration d'achèvement de travaux
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006057000)

Guides d’application de la réglementation parasismique


Dimensionnement parasismique des éléments non structuraux

L’objectif de comportement réglementaire minimum vis-à-vis du risque


sismique est d’assurer la protection des vies humaines par le non-
effondrement des structures. Les règles parasismiques applicables aux
bâtiments relevant de la classe dite à "risque normal" s’intéressent au
comportement de la structure résistante mais également au
dimensionnement des éléments non structuraux. En effet, une prévention
parasismique efficace doit considérer les risques induits par ces éléments, à
l’intérieur comme à l’extérieur du bâtiment. En cas de séisme, les éléments
non structuraux peuvent en effet occasionner des blessures aux occupants
ou gêner leur évacuation.

La réglementation parasismique impose, dans certaines zones sismiques et


pour certaines catégories de bâtiment, le dimensionnement au séisme des
éléments non structuraux dans un bâtiment neuf mais aussi dans un
bâtiment existant.

À ce titre, l’arrêté du 22 octobre 2010 modifié (relatif à la classification et aux


règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe
dite à "risque normal") (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
cidTexte=JORFTEXT000022941755&categorieLien=id) s’appuie sur les dispositions de l’Eurocode 8
(norme NF EN 1998-1 Septembre 2005). L’Eurocode 8
(http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html) étant un document conçu pour différentes

natures d’ouvrages à "risque normal" (ponts, silos, bâtiments…), la partie


relative aux exigences sur les éléments non structuraux demande à être
précisée afin de définir les principes de dimensionnement et de vérification
propres aux éléments non structuraux du cadre bâti.

L’arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l’arrêté du 22 octobre 2010


(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029490176&categorieLien=id), définit le champ

d’application restreint aux éléments non structuraux présentant un enjeu


important pour la sécurité des personnes, et ne rend d’application obligatoire
la réglementation sismique en cas d’ajout ou de remplacement d’éléments

/
non structuraux dans un bâtiment existant que dans le cadre de travaux
"lourds" dépassant les seuils des conditions particulières de l’article 3 de
l’arrêté du 22 octobre 2010.

Le référentiel “Dimensionnement parasismique des éléments non


structuraux du cadre bâti ; Justifications parasismiques pour le bâtiment « à
risque normal »” version 2014 vient donc expliciter le champ et les principes
de l’Eurocode 8 (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html) dans sa partie dédiée aux
éléments non structuraux du cadre bâti afin de proposer une méthode
simplifiée pour l’application des clauses réglementaires. Dans un premier
temps, sont définis, à partir de la liste de l’Eurocode 8
(http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html), les éléments non structuraux du cadre bâti

devant faire l’objet d’un traitement parasismique.

Ce guide précise, dans sa seconde partie, les objectifs de comportement, les


principes d’analyse et de vérification ainsi que les paramètres à retenir pour
l’application de l’Eurocode 8 aux éléments non structuraux du cadre bâti.

Diagnostic et Renforcement du bâti existant

La résorption de la vulnérabilité du bâti existant est l’un des enjeux de la


réduction du risque sismique sur le territoire français. Cependant, les
contraintes relatives au renforcement parasismique sont parfois fortes :
prise en compte de la dimension socio-économique du projet, mauvaise
connaissance du bâti, difficulté pour choisir une stratégie de renforcement.

L’arrêté du 22 octobre 2010 modifié (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?


cidTexte=JORFTEXT000022941755&categorieLien=id) vient faciliter les démarches de renforcement
volontaire de la part d’un maître d’ouvrage, en permettant de choisir le niveau
de conformément.

Les ministères ont souhaité apporter aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre
et entreprises des éléments de réponse relatif au diagnostic et au
renforcement du bâti existant.

Pour cela, la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages (DHUP) a


confié à l’Association Française de Génie Parasismique (AFPS) et au Centre
Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) la rédaction d’un guide
explicitant la démarche à adopter pour le traitement des bâtiments existants.

Le guide s’appuie sur les dispositions relatives au renforcement volontaire


défini dans l’arrêté du 22 octobre 2010 modifié et sur les dispositions de
l’Eurocode 8 (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html) partie 3, règles de construction
retenues par la réglementation (NF EN 1998-3 décembre 2005).

/
Ce guide n’a pas de statut réglementaire ni normatif. Il s’appuie sur des
exemples de démarches de diagnostic et renforcement de bâtiments
existants pour illustrer les méthodologies et stratégies de renforcement
décrites dans l’Eurocode 8 (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html). Il livre également
(en annexe) des outils techniques adaptés aux différents intervenants du
projet (rapport de visite, études de cas, fiches techniques).

Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction


parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal »
(https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000022941755)

Eurocode 8 : Conception et dimensionnement des structures pour leur résistance


aux séismes (http://www.icab.fr/guide/eurocode/eurocode8.html)

Arrêté du 15 septembre 2014 modifiant l'arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la


classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de
la classe dite « à risque normal » (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?
categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000029490176)

Référentiel “Dimensionnement parasismique des éléments non structuraux du


cadre bâti ; Justifications parasismiques pour le bâtiment « à risque normal »” - Version
2014 (PDF - 964.84 Ko) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/R%C3%A9f%C3%A9rentiel%20%E2%80%9CDimensionnement%20parasismique%20des%20%C3%A9
%20version%202014.pdf)

Diagnostic et renforcement du bâti existant vis-à-vis du séisme - Mars 2013 (PDF -


4.71 Mo) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Diagnostic%20et%20renforcement%20du%20b%C3%A2ti%20existant%20vis-%C3%A0-
vis%20du%20s%C3%A9isme%20-%20Mars%202013.pdf)

Annexes - Diagnostic et renforcement du bâti existant vis-à-vis du séisme - Mars


2013 (PDF - 7.99 Mo) (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Annexes%20-
%20Diagnostic%20et%20renforcement%20du%20b%C3%A2ti%20existant%20vis-%C3%A0-vis%20du%20s%C3%A9isme%20-
%20Mars%202013.pdf)

Le risque sécheresse
Les sols argileux peuvent présenter des modification de volume en fonction
des variations de la teneur en eau du terrain. Lors des périodes de
sécheresse, le manque d’eau entraîne un tassement irrégulier du sol en
surface : on parle de retrait. À l’inverse, un nouvel apport d’eau dans ces
terrains produit un phénomène de gonflement. Pour des pays comme la
France au climat tempéré, les argiles sont souvent proches de leur état de
saturation, si bien que leur potentiel de gonflement est relativement limité. En
/
revanche, elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui
explique que les mouvements les plus importants sont observés en période
sèche.

La lenteur et la faible amplitude du phénomène de retrait-gonflement le


rendent sans danger pour l’Homme. Néanmoins, l’apparition de tassements
différentiels peut avoir des conséquences importantes sur les bâtiments à
fondations superficielles, notamment dans les maisons individuelles.

Ceci se traduit par des fissurations en façade, souvent obliques et passant


par les points de faiblesse que constituent les ouvertures. Les désordres se
manifestent aussi par des décollements entre éléments jointifs (garages,
perrons, terrasses), ainsi que par une distorsion des portes et fenêtres, une
dislocation des dallages et des cloisons et, parfois, la rupture de
canalisations enterrées (ce qui vient aggraver les désordres car les fuites
d’eau qui en résultent provoquent des gonflements localisés).

L’épisode de sécheresse exceptionnelle de 2003, particulièrement important,


a occasionné des dommages dans les bâtiments de plus de 8000
communes, pour un coût total d’environ un milliard d’euros.

Afin de contribuer à prévenir ces désordres, il importe de délimiter les


secteurs a priori sensibles. À la demande du ministère, le bureau de
recherches géologiques et minières (B.R.G.M www.brgm.fr ) (http://www.brgm.fr/)
dresse, pour l’ensemble du territoire métropolitain, des cartes d’aléa défini de
manière qualitative. Cette cartographie nationale est librement accessible
sous le site www.argiles.fr (http://www.georisques.gouv.fr/dossiers/alea-retrait-gonflement-des-argiles/#/).

Publications

Sécheresse et construction sur sols argileux : réduire les dommages (PDF - 718.76
Ko) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/S%C3%A9cheresse%20et%20construction%20sur%20sols%20argileux%20-
%20r%C3%A9duire%20les%20dommages.pdf)

Le retrait-gonflement des argiles : comment prévenir les désordres dans l’habitat


individuel ? (PDF - 2.71 Mo) (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Le%20retrait-
gonflement%20des%20argiles%20%20comment%20pr%C3%A9venir%20les%20d%C3%A9sordres%20dans%20l%E2%80%99habitat%20in

Sites internet utiles

Site du bureau de recherches géologiques et minières (B.R.G.M) (http://www.brgm.fr/)

/
www.argiles.fr : site de référence sur le retrait gonflement des argiles et accès à la
cartographie nationale réalisée par le BRGM (http://www.argiles.fr/)

Le risque inondations

Prévention de l’inondation : informations et conseils aux


particuliers
En France, le risque inondation concerne une commune sur trois à des
degrés divers dont 300 grandes agglomérations. Sur les 20 dernières années,
l’inondation reste la cause majeure des dégâts causés par les catastrophes
naturelles (plus de la moitié du coût des sinistres).

L’action des pouvoirs publics porte notamment sur l’amélioration de la


prévision et de la prévention des inondations, à travers une meilleure
information des populations exposées et la diminution de la vulnérabilité des
biens situés dans les zones inondables. Cependant, si l’État et les
communes ont des responsabilités dans ce domaine, chaque citoyen doit
aussi contribuer à se protéger efficacement et diminuer sa propre
vulnérabilité.

Le ministère met à votre disposition 3 brochures pour vous aider dans vos
démarches et pour la remise en état des bâtiments.

Inondations - Guide de remise en état des bâtiments - Réédition mars 2010 (PDF -
309.34 Ko) (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Inondations%20-
%20Guide%20de%20remise%20en%20%C3%A9tat%20des%20b%C3%A2timents%20-
%20r%C3%A9%C3%A9dition%20mars%202010.pdf)

Inondations - Guide d’évaluation de la vulnérabilité des bâtiments vis-à-vis de


l’inondation - Novembre 2005 (PDF - 657.39 Ko) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Inondations%20-
%20Guide%20d%E2%80%99%C3%A9valuation%20de%20la%20vuln%C3%A9rabilit%C3%A9%20des%20b%C3%A2timents%20vis-
%C3%A0-vis%20de%20l%E2%80%99inondation%20-%20Novembre%202005.pdf)

Inondations. Conseils pratiques. Démarches d’indemnisation - Mai 2001 (PDF - 1


Mo) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Inondations.%20Conseils%20pratiques.%20D%C3%A9marches%20d%E2%80%99indemnisation%20-
%20Mai%202001.pdf)

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Services

www.prim.net : le portail de la prévention des risques majeurs. (http://www.prim.net/)

www.argiles.fr : site de référence pour l’information sur les risques liés au retrait-
gonflement des argiles. (http://www.argiles.fr/)

www.planseisme.fr : portail pour la prévention du risque sismique.


(http://www.planseisme.fr/)

www.qualiteconstruction.com : agence qualité construction (A.Q.C) est une


association loi 1901, qui regroupe 41 organisations professionnelles.
(http://www.qualiteconstruction.com/)

www.cepri.net : centre européen de prévention du risque d’inondation (C.E.P.R.I)


(http://www.cepri.net/)

Référentiel de travaux de prévention de l’inondation dans


l’habitat existant
Entre 2001 et 2010, 15% des évènements dommageables d’origine naturelle
sur le territoire national français étaient liés à des inondations. Sur le
territoire français, 17 millions de personnes habitent en zones inondables. La
prévention du risque d’inondation nécessite donc la maîtrise de
l’urbanisation en zone inondable mais également l’adaptation de l’habitat
existant.

L’hétérogénéité des mesures de prévention dans la bibliographie existante,


comme dans les outils réglementaires, montre la nécessité de créer un
référentiel national des travaux de prévention de l’inondation dans l’habitat
existant.

Ce document recense, formalise et illustre les principales mesures de


prévention de l’inondation pouvant être mises en œuvre sur un bâtiment
existant en zone inondable que ce soit dans une optique préventive ou plus
généralement à l’occasion d’autres travaux réalisés sur le bâtiment
(réhabilitation, amélioration thermique, entretien,...). Il est ainsi destiné à la
fois aux professionnels susceptibles de travailler en zone inondable mais
également aux services de l’État et à ses partenaires en charge de la
politique de prévention du risque d’inondation.

Une attention particulière a été apportée au cours de l’élaboration de ce


référentiel afin que ce dernier constitue une base technique et pédagogique,
à partir de laquelle le professionnel pourra proposer et réaliser les travaux de
/
prévention les plus pertinents en fonction de l’aléa, du contexte d’intervention
et des contraintes techniques et réglementaires existantes.

Le document est constitué de 4 chapitres distincts :

un chapitre « Définitions et domaine d’application » qui donne au


lecteur les définitions de base nécessaires au parcours du document et
permet de déterminer si la situation considérée entre dans le domaine
d’application du présent référentiel. Cette partie s’achève par un outil de
sélection des travaux les plus pertinents selon le contexte des travaux
de prévention.
18 fiches-travaux, qui sont le cœur du document, et qui livrent les
éléments techniques et économiques à considérer lors de la réalisation
de travaux de prévention. Ces fiches sont indépendantes et contiennent
chacune un rappel de leur domaine d’application.
5 études de cas, qui sont un déroulé de l’application du référentiel
(première partie et fiches-travaux) sur des cas concrets : dans un
contexte bien défini, après une phase de diagnostic, chaque étude de
cas est traitée depuis la sélection des fiches-travaux jusqu’aux conseils
de mise en œuvre des mesures de prévention.
Un dernier chapitre « Pour en savoir plus » qui traite des responsabilités
des acteurs intervenant dans la prévention de l’inondation et des
processus d’indemnisations en cas de sinistre.

Référentiel de travaux de prévention de l’inondation dans l’habitat existant – Juin


2012 (PDF - 4.12 Mo) (https://www.ecologique-
solidaire.gouv.fr/sites/default/files/R%C3%A9f%C3%A9rentiel%20de%20travaux%20de%20pr%C3%A9vention%20de%20l%E2%80%99ino