Vous êtes sur la page 1sur 20

Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .1. Généralités
L'irrigation est l'application de l'eau au sol dans le but de rafraîchir le sol et l’atmosphère, par
ce moyen réalise les conditions les plus favorables pour la croissance des plantes.
Mais quelque soit l'origine de l'eau (cours d'eau naturel, nappe souterraine, eau de barrage), et son
mode de transport (canaux, conduite sous pression), le problème qui se pose est comment répartir
Cette eau sur le sol de façon que les plantes en tirent le maximum profit.
V .2. Technique d'arrosage
Selon le caractère de l'exécution de l'arrosage, on distingue :
a) Irrigation de surface (par gravité): laisser couler l'eau à la surface, ou inonder le sol et le
laisser saturer jusqu' à une certaine profondeur (submersion, par planches, à la raie).
b) Irrigation par aspersion : pulvériser de l'eau dans l'air et la laisser retomber en pluie sur
les plantes et sur le sol, (cas de notre projet).
c) Irrigation souterraine : élever la nappe d'eau par en dessous (dans les endroits ou la
nappe d'eau souterraine est peu profonde et contrôlable) de façon à ce que la rhizosphère soit
humidifiée par capillarité.
d) Irrigation goutte à goutte : (cas de notre projet).
V .3 Choix de la technique d'irrigation convenable
Le choix de la technique la plus convenable repose sur l'analyse d'un ensemble de critères et
contraintes à savoir:
-la topographie (pente de terrain, relief géométrie de la parcelle…etc.)
-la ressource en eau (quantité, qualité, débit et pression disponible).
-la nature des cultures.
-la nature du sol (perméabilité).
-les facteurs socioculturels.
-les facteurs économiques.
-la rentabilité de l'opération.
V .4 Mode d'arrosage
Le mode d'arrosage qui nous intéresse dans notre étude est l'irrigation localisée (micro- irrigation
ou goutte à goutte) et l’irrigation par aspersion.

- 43 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .4. 1 L’irrigation par aspersion


L’irrigation par aspersion est un système d’arrosage qui consiste à distribuer l’eau sous forme de
pluie artificielle sur le sol, grâce à l'utilisation d’appareil (dit asperseurs) alimentés en eau sous
pression, Ce mode d’irrigation permet un dosage précis des apports d’eau, donc une économie d’eau.
Employée depuis long temps par les jardiniers horticulteurs et les arboriculteurs pour les cultures
maraîchères florales, arbustives, fruitières, cette technique peut être utilisée pour les grandes
cultures .
Ici l’eau tombe naturellement sur le sol donc dans les mêmes conditions que les précipitations
atmosphériques, et s’y infiltre compte tenu seulement de la perméabilité du sol.
V .4. 1 .1 Caractéristiques
Cette technique ne nécessite pas de nivellement de la surface irriguée et assure l’aération du sol
(oxygénation de l’eau).Elle exige une adaptation de la qualité microbiologique de l’eau, elle est
pratiquée sur des parcelles à topographie irrégulière.
V .4. 1 .2 L’avantage de l’aspersion 
-Elle s’adapte à n’importe quel type de terrain (accidenté, pente nulle ……etc.), elle ne nécessite pas
de préparation du sol (planage), donc elle facilite l’exploitation du sol, Permet d’irriguer des surfaces
importantes, demande peu de main en œuvre.
-Elle peut être employée quelque soit la nature du sol même si ce dernier est très perméable.
-Elle permet une oxygénation de l’eau,
-Elle représente une économie de l’eau, qui peut atteindre 50 %.
-Elle met à la disposition des exploitations des conditions d’arrosage très souples, En région aride,
l’aspersion permet une protection anti-gel et fertilisante.
V .4. 1 .3 L’inconvénient
Elle nécessite au départ pour chaque irrigant une dépense importante de premier établissement ( frais
du matériel) ,Elle exige une nombreuse main d’ œuvre d’exploitation , mais cet inconvénient n’est pas
toujours évident puisque les frais peuvent être compensés par les frais du travail du sol et la rapidité
d’arrosage .
Néanmoins l’aspersion régulière favorise l’apparition de problèmes phytosanitaires peu création un
milieu propice aux champignons, insectes et autres maladies. Elle provoque le développement des
mauvaises herbes, Elle favorise l’évaporation qui est d’autant plus intense que les gouttelettes sont
fines.

- 44 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

Elle provoque le tassement progressif du sol, dans les cas les plus dangereux elle peut contribuer à
l’érosion du sol .L’aspersion ne s’adapte pas bien à des sols ayant une vitesse d’infiltrations inférieur à
3 mm /h.
Dans le cas d’eau chargée, des problèmes peuvent se poser par suit de l’abrasion très rapide des buses
d’aspersion.
Les asperseurs sont peu susceptibles de colmatage, néanmoins un minimum de précautions doit être
pris avec la buse de petit diamètre.
V .4. 1 .4 Réseau d’aspersion
Les réseaux d’irrigation par aspersion, sont plutôt ramifiés que maillés car moins coûteux, les
réseaux maillés sont adaptés en AEP pour palier aux coupures d’eau, alors en irrigation ou peut
tolérer jusqu'à 48 heure au maximum.
Le sens de circulation de l’eau dans la conduite est donc toujours le même, ce qui nous permet de
choisir l’amont (tête de réseau ) et l’aval.
V.4.1.5 Structure d’un réseau d’aspersion
Le réseau d’irrigation par aspersion est un réseau de distribution d’eau caractérisé par une structure
de canalisations sous pression, enterrée alimentant un ensemble de bornes d’irrigation sur les quelles
se greffent les installations mobiles d’irrigation par aspersion, La fonction d’un réseau d’irrigation est
principalement agro économique.
A) Borne d’irrigation
Les réseaux mobiles sont branchés sur des bornes d’irrigation piquées sur les conduites de
distribution, une borne peut être piqué d’une au plusieurs prise.
La borne assure trois fonctions.
1) Le vannage 
La fermeture et l’ouverture de la vanne, comme dans une des prises d’eau.
2) La stabilisation des pressions
Pour une bonne régularité de la pluviométrie des asperseurs, il faut assurer une pression de
fonctionnement stable, indépendante des variations de pression du réseau. Chaque prise est équipée
d’un régulateur de pression maintenant la pression autour de 3 à 5 bar pour les asperseurs.
3) Limiteur de débit
L’appel d’un gros débit provoque une chute de pression, le débit de chaque prise plafonné à une
certaine valeur dépendant de la superficie à arroser, à partir de cette prise un petit appareil limite le
débit.

- 45 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

B) La tuyauterie
1) Canalisation principale
Elle est généralement enterrée pour des diamètres de plus de 100mm et peut être constituée de
métaux différent : fonte, acier, béton (pour le gros diamètre) ou les matières plastiques (PVC, PE), de
nos jour. Les conduites en fonte et en PVC sont les plus utilisées.
2) Les portes rampes
Elles sont en général superficielles et mobiles, elles sont installé souvent pour la durée de la campagne
d’irrigation, Elles sont de matériaux différent (acier galvanisé, en alliage léger, en PE et PVC), sont
équipés de rampes.
3) Les rampes
Ce sont des tuyaux légers qui portent les asperseurs, (ils sont superficiels, de PVC, PE, Aluminium).
L’assemblage des conduites réalisées par des emboîtements auto étanches, emboîtement à vis et des
raccords ou joint brisés.
C) Les accessoires
1) Coude et tés
Ils permettent de donner la forme géométrique voulue (choisie) à l’installation des rampe ou le
diamètre, 76/98, 76/102, 102/76, 76/50.
2) Vanne et robinet vannes (hydrant)
Elle permet la mise en eau et la coupure du réseau, ou asperseur.
3) Les tuyaux allongés
Ils servent à élever les asperseurs dans le cas de l’arrosage des cultures hautes (mais).
4) Les stabilisateurs et trépieds
Ils permettent d’éviter la rotation des canalisations et de tenir droit les arroseurs.
5) Les bouchons et les éléments d’assemblage
Ils servent à obstruer l’extrémité des canalisations, les éléments d’assemblages, assurent le
raccordement des conduites usinées.
Raccords rapides, il existe de nombreux systèmes permettant en montage ou démontage presque
instantané, ces raccords doivent de plus assurer une bonne étanchéité et un accrochage sur les éléments
les uns aux autres.

- 46 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

d) la pompe
On utilise en général les pompes centrifuges dont le fonctionnement est facile et moins encombrant.
Le choix de la pompe dépend du débit à assurer et la hauteur manométrique de fonctionnement.
V .5 Différentes installations a la parcelle
Sur le plan très général, deux solutions, extrêmes peuvent être envisagées :
-l’installation totalement fixée, et l’installation totalement mobile.
Dans l’installation fixée, l’ensemble des équipements (pompe, canalisation, asperseur) sont déplacés
de façon, permanente, ce qui limite une main d’œuvre, mais occasionne des investissements, très
élevés.
Dans les installations totalement mobiles, tout le matériel peut être déplacé d’un endroit, à un autre, ce
qui réduit fortement les frais d’installations, Cette solution est très exigeante en main d’œuvre, le plus
souvent on fait appel à des solutions mixtes dans les quelles les canalisations principales et secondaire
sont fixées et conduisant l’eau à des prises sur les quelle les exploitants viennent greffer du matériel
mobile.
V .5 .1 Couvertures partielle minimum 
Une canalisation mobile est installée en milieu ou à la limite de la parcelle .Sur cette canalisation on
greffe le matériel mobile (asperseur) qui doit être déplacé après chaque poste d’irrigation.
L’espacement entre les rampes et asperseurs dépend des dispositifs choisis (12, 18,24 m).
Lorsque la dose a été appliquée, l’agriculteur arrête l’eau une fois la couverture végétale est dense, il
peut alors procéder au déplacement des rampes, en vue d’arroser une nouvelle parcelle.
Ce type d’installation est le plus simple et le plus économique en investissement, il a été préconisé
pour le périmétre de Batna –Ain Touta.
V .6 Les Dispositifs usuels
Pour avoir une bonne répartition de l’eau acquise par le recoupement du jet obtenue, on peut jouer
sur la géométrie des installations, qui est de trois types :
V .6. 1 dispositif en carre : (asperseur au sommet des carrés)
Les asperseur sont disposés, simultanément ou par poste successifs aux sommets d’un quadrillage
régulier dont la longueur du coté dépend du pourcentage de recoupement choisi.
Il est admis si R est la portée du jet, on fixe l’asperseur à R 2 .Les espacements les plus couramment
rencontrés sont : 6x6, 12x12, 18x18, 24x24. Dans ce cas la pluviométrie horaire moyenne de
l’installation est obtenue en divisant le débit horaire d’un appareil estimé en m3/h par la surface du
carré du dispositif.

- 47 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .6. 2 le dispositif en triangle


Le meilleur dispositif théorique le meilleur est celui du triangle équilatéral, dans ce cas si
l’espacement entre asperseur sur une même rampe est E, la distance entre deux rampe R 2 .
V .6. 3 Dispositif en rectangle
Il s’agit la d’un dispositif assez irrationnel en soit en raison de la variabilité systématique de la
pluviométrie entraînés par une distribution équilibrée des arroseurs.
Dans un tel dispositif, l’espacement des appareils sur la rampe est inférieur à celui entre rampe.
De tels systèmes sont quelque fois employés dans des régions à vents dominants, les rampes étant
disposé perpendiculairement à la direction du vent, l’effet du vent sur le jet rétablissant une certaine
uniformité de la répartition de l’eau.
Les dispositifs les plus courants sont du type L=1,3 à 1,5 E avec L : espacement entre rampe et
E: espacement entre asperseur sur la rampe.
Généralement on prend E voisin de R (rayon) ce qui donne pour l’implantation en rectangle.
Remarque
L’implantation triangle présente des avantages par rapport à celle en rectangle, un inconvénient toute
fois réside dans le fait que les arroseurs sont déclarés en bande de route par exemple.
En quadrillage total l’implantation la plus courante est de 24mx24m (18x24 si, la région est ventée).
V .7 Les Conditions d’arrosage 
- type de structure et perméabilité du sol (pluviométrie horaire, topographie).
-forme et dimensions des parcelles de l’exploitation.
- La géométrie d’implantation, fréquence du vent, les besoins en eau, la fréquence et qualité d’arrosage
(pluviométrie, uniformité).
-Le type de cultures (herbacées, en ligne, arbustive, ..).
-Le type d’irrigation choisi, le prix de l’énergie.
-La disponibilité en main d’œuvre de l’exploitation.
-Le prix des matériels, le rendement et le rapport de cultures,
Les conditions d’installation (système fixé et mobile).
La pression et la quantité d’eau disponible et
Certaines conditions particulières (fertilisations, antigel).
V .8 Performance des asperseurs
V .8. 1 Performance 
Le débit, la portée et la surface arrosée, la pluviométrie horaire, la granulométrie du jet.
A) Débit en (m3/h) selon le type d’appareil, il varie de 0,1 à 200 m3/h.

- 48 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

B) la portée du jet (la distance de l’appareil au point du rayon arrosé)


Elle peut être exprimée quelque soit la forme du diamètre d’arroseur.
La portée R permet de définir la surface circulaire arrosée S par l’appareil, pour les petit asperseur le
jet varie de 6m à 20 m.
c) Pluviométrie horaire 
Elle est exprimée comme suit :
 1000 * Q 
Où p    
 S 
P : pluviométrie horaire (mm/h)
Q : débit d’appareil (m3//h).
S : surface circulaire couverte pat l’appareil en m2.
P : peut varier de quelque mm /h à plusieurs dizaines de mm/h suivant les appareils (elle varie souvent
de 2 à 15 mm/h).
La vitesse d’arrosage (pluviométrie horaire) dépend essentiellement de la nature du sol, de la
couverture végétale, et de la topographie.
Tableau V-1 : vitesses d'infiltration pour chaque type de sol.
Nature de sol Vitesse d’arrosage mm/h
Sable 50
Limon sableux 25
Limons 15
Argiles 5

V .8. .2 Facteurs déterminant les performances d’un arroseur 


A) buse
Le débit Q d’arroseur est directement lié au diamètre de la buse, dont il est équipé.
Où le diamètre varie de 1 à 50 mm.
B) pression
Pour une même buse, le débit d’asperseur augmente avec la pression où la portée commence à
augmenter puis diminuer avec la pression.
C) Choix de l’arroseur
Dépend des plusieurs facteurs.

- 49 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

D) Débit d’asperseur
D*I
Q
T * 1000
Où :
D : la dose en mm,
I : surface de l’implantation (du quadrillage) (m2)
TA : temps par position covenant le mieux à l’irrigation, la durée d’arrosage.
Q : le débit par arroseur en (m3/h.).
Durée d’arrosage
D
TA 
P

D : dose d’arrosage
P : pluviométrie horaire en mm/h
TA : temps d’arrosage.
Q ; débit de l’asperseur
a : écartement des asperseur sur la rampe
b : espacement entre les rampes
V .8. 3 L’uniformité d’arrosage 
L’uniformité d’arrosage ne peut être assurée que moyennant le recouvrement des cercles (station)
arrosées par les asperseurs voisins.
Pour un type d’appareil, équipé d’une buse déterminée et fonctionnant à une pression bien définie, on
caractérise l’uniformité par la détermination d’un coefficient d’uniformité. Ce coefficient est calculé
pour diverses implantation, de l’appareil par exemple (18 x18, 18x 24, 24x24), (en carre, rectangle,
triangle) ou encore diverse largeurs de la bande arrosés.
Quand les cercles arrosés se recoupent la pluviométrie résultante est en chaque élément de surface
égale à la somme des pluviométries apportées par les asperseurs qui couvrent cet élément.
Selon Christiansen
   hm  hi  
CU  100 * 1  

 n * nm 
hi : pluviométrie enregistré sur une petit élément Si.
hm : précipitation moyenne des hi.
hm = (∑hi)/n.

- 50 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .9 Projection du réseau d'aspersion


Pour le dimensionnement nous avons pris comme exemple une sous parcelle de 115Ha .Elle est
occupée par deux cultures (légumes)
V .9. 1 Dimensionnement théorique
V .9. 1. 1 Le diamètre de l’ajutage 
La perméabilité du sol K= 30 mm/h.
On pose p≤ k tel que p : pluviométrie de la buse.
Le diamètre de la buse se calcul par la relation:
1.5  d
p
1.04
8  1,04
D’où d  5.54 m m
1,5

D’après la fiche technique d’un arroseur, le diamètre de la buse normalisée le plus proche est de 5 mm.
V .9. 1. 2 La portée du jet (L) 
La portée du jet se calcul par l’équation suivante :
L  3  d 0,5  h 0 , 25
Ou d : diamètre de la buse (mm)
h : pression à la buse (m)
L  3  50 ,5  300, 25  14.5m
V .9. 1. 3 Ecartements entre les rampes et arroseurs 
Les normes américaines recommandent l’écartement maximum suivant :
El entre les lignes d’arrosage : 1,3 à 1,02 L.
Ea entre les arroseurs sur la rampe : 0,8 à 0,5 L.
Les valeurs maximales correspondent à des conditions de vent peu violent (<10Km/h).
Les valeurs minimales à des conditions correspondent à des conditions de vitesse de vent assez dures
(>15Km/h).
Donc on prend les valeurs maximales :
E l  1,25  14,5  18,12m

E a  0,80  14,5  11,9m On prend les valeurs normalisées des écartements.

El=18m, Ea=12m.

V .9. 1. 4 Débit de l’asperseur :

- 51 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

Le débit d’un asperseur se calcul, par la relation suivante :


 d2 3,14  (5  10 3 ) 2
q  0,95  2  g  h  0,95  2  9,81 30  1,63m 3 / h
4 4
Vérification de la pluviométrie de la buse :
Si on admet que l’écartement est proportionnel à L, la pluviométrie horaire p en (mm/h) peut être
appréciée via la relation :
q
p
El  Ea

1,63
D’où p  7.5mm / h
18  12
Donc le diamètre d de la buse assurera une pluviométrie P≤K=30mm/h.
Le temps T pour donner une dose par un asperseur sans dépasser la capacité d’infiltration se calcule
d’après la relation suivante :
dose
T 
p

Tel que:
La dose est de 8.87mm
P=7.5mm/h d’où
8.87
T   1.2.heurs
7.5
Donc on pourra adapter 13 positions par jour pour un asperseur, ce qui donne un temps de
fonctionnement de 15.6h
V .9. 1. 5 Surface de chaque poste 
ST
SP =
NP
115
SP = =9.00 ha (450*200)
13
V .9. 1. 6 Nombre de position des rampes 
L 450
Nr    25
El 18

L: largeur = 450 m, E espacement entre les rampe =18m.


Le nombre de poste égale à 13.

V .9. 1. 7 Nombre d'asperseurs


Nasp = (surface à arrosée (m2) / (implantation *nombre de poste /tours d'eau)

- 52 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

Surface =450*200=90000m2
Implantation =12*18 =216m2.
Nombre de poste /tour d'eau =13
90000
N asp   17 asperseur
12 *18 * 25
V .9. 1. 8 La rampe
Longueur de la rampe L= (N-1) 12 =192m.
Le débit de la rampe = le débit de l’asperseur × le nombre d’asperseur/ rampe.
QR =1.63*17=27.71 m3/h.
Donc le débit d'installation égale à 27.71m3/h = 7.70 l/s
V .9. 1. 9 Diamètre de la rampe 
4QR
-Diamètre de la rampe : DR 
 .V
Avec V  : vitesse de l’écoulement à travers la rampe
Ou : V ≤ VADM  ; Vadm   0.5  2.5 m / s
On suppos que V  1m / s et on calcule DR

4  7.7  10 3
DR   0,1m  100mm ,
 1
Le diamètre normaliser (DR=100 mm).
V .9. 2 La conduite d’approche
La longueur de la conduite d’approche est calculée par :
LCA  E R . Np  18 . 25  450m

Le débit de la conduite d’approche est calculée par :


QP  QR  N R

Q P  7.7  2  15.4 l/s

Le diamètre de la conduite d’approche est calculée par :


On suppose que V  1.5m / s et on calcule D p
4Q p
Dp 
 .V

4  15.4  10 3
Dp  =0.114m=114mm
 .1.5
Si on prend le diamètre normaliser (Dp=125 mm).
La nouvelle vitesse sera

- 53 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

4*Q 4 * 15.4 * 10 3
v   1.25m / s
 *d 2

 * 125 *10 3  2

V .9. 3 Perte de charge


Pour la détermination des pertes de charges pour les différents tronçons on a dans une canalisation
assurant un service d'extrémité
jPVC = 0,452.D-4,76.Q1,75
jPEBD = 0,478.D-4,75.Q1,75
Pour notre projet en a utiliser des canalisations en polyéthylène.
Dans une canalisation assurant un service en route
L
j= 2,75 J

Ou : L : la longueur de la conduite ; (m)


Q : débit (l/h)
D : diamètre intérieur de la canalisation (mm)
NB :
hl : perte de charge linéaire
hs : Perte de charge singulière
ht : Perte de charge totale
Tableau V-2 : Résultat de calcul pratique d’aspersion
Paramètres Canalisation d’approche Rampe
Longueur (m) 450 192
Diamètre (mm) 125 100
Débit (l/s) 15.4 7.7
Vitesse (m/s) 1.32 1.00
Perte de charge (m) 1.31 0.71

ΔHt=0.71+1.31=2.02m
V .9. 4 Calcul de Pression
C’est la pression nécessaire pour le bon fonctionnement du dernier asperseur.
Pasp = CR - ∆H
Pasp : Pression disponible au niveau du dernier asperseur.
CR : Différence de niveau entre la cote du radier de réservoir et la cote de dernier asperseur (35m).
∆H : perte de la charge totale

- 54 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

∆H=∆Ht + ∆H1
∆Ht : perte de charge totale de la rampe+ canal d’approche (2.02mce).
∆H1 : perte de charge totale de la conduite d’amené (1.76mce).
∆H= 2.02+1.76= 3.78mce
Pasp= 35 -3.78 = 31.22 m.
H : La pression nécessaire pour le bon fonctionnement d’un asperseur (3bar).
Pasp =31.22 mce >H=30mce
Donc la pression disponible est supérieure à la pression de service, c.à.d. l’alimentation est assurée
gravitairement.

V .10 Besoins en eau des cultures en irrigation localisée

ETMloc = ETM. Kr ; (mm/j)


Avec :
Kr : coefficient de réduction
D'après Freeman et Garzoli Kr = Cs + 0,5. (1 - Cs)
Cs : taux de couverture de sol (%)
V .10. 1 Besoin en eau d'irrigation
a) Les besoins d'irrigation net, Bnet, est le volume (ou la hauteur) d'eau d'irrigation théorique nécessaire
pour obtenir une production normale sur l'ensemble de la surface cultivée (à l’exclusion des pertes et
de la contribution des autres ressources).
b) Les besoins d'irrigation brut, Bbrut, est le volume (ou la hauteur) d'eau d'irrigation nécessaire en
pratique (y compris les pertes et les besoins de lessivage mais à l'exclusion de la contribution des
autres ressources).
Bbrut = Bnet . Rp + Lr ;( mm/j)
E.Cu
Avec : Rp : rendement de l'irrigation à la parcelle ; Rp =
100
E : coefficient qui exprime l'efficacité de l'arrosage dépend de la texture
du sol déterminée à partir du tableau V-3
Cu : coefficient d'uniformité
Lr : besoin supplémentaire en eau pour le lessivage du sol.
Tableau V-3 : Valeur de E pour diverses textures de sol
Type de sol E (%)
Sable grossier, ou sol léger sur sous-sol gravier 115
Sableux 110

- 55 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

Limoneux 105
Argilo-limoneux ou argileux 100
E.Cw
Pour la micro irrigation : LR 
2.E.Ce
Avec: E.Cw : Conductivité d'eau d'irrigation= 1.6mmhos/cm
E.Ce : Conductivité de la solution du sol qui occasion une baisse
de rendement de X%(10%généralement).
Pour le pommier E.Ce =2.3
Donc LR=0.35
Tableau V-4 : Résultat des calculs

Paramètres Pommier

ET0 (mm/j) 7.2


KC 1.24
ETM (mm/j) 8.93
CS 60
Kr 0.8
ETMloc=Bnet (mm/j) 7.14
E% 110
CU 1.2
RP 1.32
Lr 0.35
Bbrut (mm/j) 9.77

V .10. 2 Projection du réseau d'irrigation localisée


Le besoin net de pointe en volume par arbre est égal au besoin net en mm/jour multiplié par
l'écartement entre les rangs et l'espacement des arbres sur les rangs.
Bnet.p = ETMloc.Sr.Sa
Pour chaque poste on doit déterminer les paramètres de calcul qui sont :
mobilisé
V .10. 2. 1 La dose pratique
Dp = ( Hcc – Hpf ).Y . Z. P%
Tel que :
Hcc : humidité à la capacité au champ ; Hcc = 30 %
Hpf : humidité au point de flétrissement ; Hpf = 15 %
Y : degré d’extraction de l’eau du sol ; Y = 0,66
Z : profondeur d’enracinement ; (mm)

- 56 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

P : volume de sol humidifié.


Avec :
n.S pd .S h
P=
Sa.Sr
n : Nombre de point de distribution par arbre.
Spd : Distance entre deux points de distribution voisins du même arbre ; (m)
Sh : Largeur de la bande humidifiée ; (m).
Sr : Ecartement entre rangs d’arbre ; (m)
Sa : Espacement des arbres sur les rangs ;(m)
V .10. 2. 2 La dose réelle nette
Dr,net = 85% Dp
V .10. 2. 3 Fréquence d’arrosage
Dr .net
Fr =
ETM max
Tableau V-5 : calcul des paramètres
Paramètres Unité Poste N°1
Bnet.p L / arbre / jour (pommier)
114.24
Qg L/h 4
Sa m 4
Sr m 4
N - 2
Spd m 1
Sh m 1.5
P % 23
Dp mm 23.76
Dr.net mm 20.20
Fr Jours 3
V .11 Dimensionnement d’un réseau d’irrigation goutte à goutte
V .11. 1 Généralités 
Un réseau d’irrigation est l'ensemble d'organes, d'ouvrages et appareils qui assurent le transport, la
répartition et la distribution à chaque exploitation agricole, dans chaque parcelle des eaux destinées à
l'irrigation, sans oublier par ailleurs les organes qui doivent éventuellement évacuer les eaux en excès.
Les calculs hydrauliques consistent à déterminer les paramètres suivants :

• Les débits au niveau de chaque tronçon et à la tête du réseau.

• Les diamètres des conduites.

- 57 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

• Les vitesses d'écoulement de l'eau dans les conduites.


• Les pertes de charges totales.
V .11. 2 Pour les pommiers 
Données générales pour les pommiers 
Tableau V-6 : données générales pour les pommiers.

Culture pommiers
Espacement entre arbres 4m
Espacement entre rangs 4m
Caractéristique de goutteur
Débit nominal 4 l/h
Pression nominale 10 mce
1m
Espacement des goutteurs
V .11. 2. 1 Besoins en eau journaliers max 
Bmax =ETMlocal = 7.14mm/ jour.
Donc les besoins journaliers max correspond à B.max =7.14 mm / jour.
V .11. 2. 2 Temps maximum de travail 
Temps maximum journaliers de travail 18h/24h
V .11. 2. 3 Détermination des données de bases
Surface totale à irrigué
S (t)=104.2 ha
V .11. 2. 4 Dose fictive apportée
q( g )
p( g ) 
E (r ) * E ( g )

Avec :
q (g) : Débit de goutteur, q (g) = 8l/h.
E(r) : Espacement entre les rangs, E(r) = 4 m. 
E (g) : Espacement entre les goutteurs, E (g) = 1m.
V .11. 2. 5 Durée de l'arrosage

B max
TF 
p( g )

Avec :
Bmax : Besoins en eau journaliers en mm/jour.
P (g) : Dose fictive apportée en mm /h.

- 58 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .11. 2. 6 Nombre de postes


T max
N ( p) 
TF
Avec :
Tmax : Temps maximum de travail, en prend Tmax = 18h/24h.
TF : Durée d’arrosage en h/jour.
V .11. 2. 7 Surface d'un poste
S (t )
S ( p) 
N ( p)
S (f) : Surface totale en ha.
N (p) : Nombre de poste.
V .11. 2. 8 Surface correspondant à une rampe
Al=longueur moyenne de la rampe  espacement entre les rampes
Al = 200  4 =800 m2
Al = 800 m2.
V .11. 2. 9 Nombre de rampes par postes
S ( p)
N (r ) 
Al
Avec :
S (p) : Surface du poste en m2.
Al : Surface correspondant à une rampe en m2.
Les paramètres calculées sont repartes dans le tableau V .7
Tableau V-7 : calculs des paramètres pour les pommiers
Paramètres P (g) TF S (p) Al
N (p) N(r)
calculées mm/h h/jour ha m2
pommier
2 3.57 5.00 20 800 250
V .11. 3 Calcul hydraulique 
V .11. 3. 1 Débit 
Qr=QgNg/r
Qpr=Qr. Nr
Avec : Qr : Débit de rampe
Qg : Débit de goutteur
Ng/r : Nombre des goutteurs par rampe
Nr : Nombre des rampes
Qpr : Débit de porte rampe

- 59 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

V .11. 3. 2 Diamètre 
Pour calculer le diamètre on doit fixer la vitesse d'écoulement (valeur optimale) d'environ
1 m/s tel que :
4.Q
D=
 .V
Avec : Q : débit de la conduite considérée
V : vitesse d’écoulement.

V .11. 3. 3 Perte de charge


Pour la détermination des pertes de charges pour les différents tronçons on a dans une canalisation
assurant un service d'extrémité
jPVC = 0,452.D-4,76.Q1,75
jPEBD = 0,478.D-4,75.Q1,75
Pour notre projet en a utiliser des canalisations en polyéthylène.
Dans une canalisation assurant un service en route
L
j= 2,75 J

Ou : L : la longueur de la conduite ; (m)


Q : débit (l/h)
D : diamètre intérieur de la canalisation (mm)
NB :
hl : perte de charge linéaire
hs : Perte de charge singulier
ht : Perte de charge totale

V .11. 4 Conditions hydrauliques


Variation maximale de débit entre goutteurs q / q =10%

Variation maximale de la pression q  KHx

q H
 x
qg Hn

H n : Pression nominale ∆H=2mce


La valeur de pertes de charges singulière est estimée a 10% de la variation maximale de pression.
h (sing) = 0.2 mce
h (linéaire) = 2-0.2 = 1.8 mce h (linéaire) = 1.8 mce

- 60 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

La répartition de la perte de charge est :


1/3 sur la porte rampe
2/3 sur les rampes
V .11. 5 Position de porte rampe
V .11. 5. 1 La porte rampe au milieu du poste
Longueur de rampes Lr = 200m.
Nombre de goutteur Ng = 100
Débit de rampes Qr = 400 l/h.
Tableau V-8 : calcul de Dcal de la rampe pour les pommiers.

Cultures L r(m) Ng Qr(l/h) hl (m) Dcal(mm) Dn(mm) hlc (m)

pommiers 200 100 400 1.2 18.2 20 0.82


La valeur de la perte de charge calculée est inférieur a 1.2 mce (la valeur maximale).
V .11. 5. 2 Alimentation de la porte rampe est sur la cote
Longueur de la porte rampes Lpr = 280m.
Nombre de la porte rampes Npr=6
Nombre des rampes Nr = 83.
Débit de rampes Qr = 400 l/h.
Débit de la porte rampe =Qr  Nr
Tableau V-9 : calcul de Dcal de la porte rampe pour le pommier.
Cultures Lpr(m) Npr Qr(l/h) Qpr (l/s) hl (m) Dcal (mm) Dn (mm) hlc (m)

pommier 280 6 400 9.22 0.6 108 125 0.56


La valeur de la perte de charge calculée est inférieure à 0.6 mce (la valeur maximale).

V .11. 5. 3 Conduite d’approche  

Qapp=Qpr × Npr
Qapp : Débit de la conduite d’approche
Qpr : Débit de la porte rampe
Npr : Nombre de la porte rampes

Tableau V-10 : Caractéristiques hydrauliques des équipements goutte à goutte (pommier)

- 61 -
Chapitre V Technique d'arrosage et Réseau de distribution

Conduite principale Longueur Diamètre Débit Perte charge


m mm l/s m
Tronçon 1
160 250 55.32 0.56
Tronçon 2
290 250 36.88 0.48
Tronçon 3
290 200 18.44 0.44
Porte – rampe 280 125 9.22 0.56
Rampe 200 20 0.11 0.82

Tableau V-11 : calcul des diamètres de la porte rampe pour les pommier

Longueur de Diamètre Perte de


Débit en Diamètre
N° de poste la porte commercial charge en
l/s calcule
rampe en m en mm m

1 280 9.22 108 125 0.56


2 280 9.22 108 125 0.56
3 280 9.12 108 125 0.51
4 280 9.22 108 125 0.56
5 280 9.18 108 125 0.54

La valeur de la perte de charge est inférieur a la valeur admissible 0.6m

- 62 -