Vous êtes sur la page 1sur 5

hapitre 10 : le coût marginal

Chapitre 10 : LE COÛT MARGINAL

INTRODUCTION

L’analyse marginale s’intéresse aux coûts/recettes générés par la production/vente d’une unité
supplémentaire.

Pourquoi ?

-1- Pour mettre en évidence certains niveaux de production, intéressants à atteindre, ou à ne


pas dépasser en termes de coût et de profit.

-2- Parce qu’un certain nombre de décisions reposent sur une problématique simple : devons
nous accroître notre production ? Quelles en seront les conséquences ? 

On va définir et calculer un coût, qui éclairera la prise de décisions dans ce type de


situations : le coût marginal. 

Coût marginal (Cma)= accroissement des charges entraînés par l’accroissement de la


production d’une unité. (Plus souvent, une série)

On parle aussi de recette marginale (Rma), de profit marginal.(Ou résultat marginal)

Techniquement, les calculs reposent sur des notions déjà connues : coûts fixes, coûts
variables.

I– L’accroissement des quantités produites au cours du temps et ses conséquence

A/ Etude des différents coûts

Cf : Annexe 1

-1- En observant les calculs effectués au niveau d’activité de 10 séries, retrouvez comment a
été calculé le coût marginal unitaire (Cma). Etc.

Pour 10 séries, Cma = 8,7 = (32400-28050)/((10-5) / 100) 

On a donc une expression de type DCT/DQ : accroissement du Coût total / accroissement des
quantités

Coût Coût Résultat  


Productio Coût Prix de Résultat total R /
moyen marginal unitaire
n total vente (d) CA (e)
unitaire(a) unitaire(b) (c)
15 38250 25,5 11,7 30 4,5 6750 15%
(a) 25,5 = 38 250 / (15 x 100)

(b) 11,7 =(38 250-32 400) / ((15-10)x100)

( c) 4,5 = 30 – 25,5

(d) 6 750 = 4,5 x 15 x 100

(e)15 % = 6 750 / (15 x 100 x 30)

-2- Quel est le niveau de production minimal acceptable si on décide de lancer la nouvelle
activité ? Pourquoi ?

Il faudra produire au moins 15 séries. En deçà, on réalise des pertes . (SR non atteint)

-3- Comment évolue le coût moyen (Cmo)? Le coût marginal ? (Cma)

Chacun est décroissant, puis croissant. (Passe par un minimum pas "visible" ici)

Cmo minimum entre 25 et 30 séries

Cma minimum entre 30 et 35 séries

-4- Le coût moyen atteint son minimum pour une production de 25 séries. Que remarque-t-on
à ce moment ?

Le taux de profitabilité est maximal, à 25 %. L’entreprise produit au moindre coût, et a atteint


son optimum technique.

Lorsque l’optimum technique est atteint, Cma = Cmo : la valeur de production exacte n’est
pas visible ici.

-5- Pour quel niveau de production atteint-on le profit maximum ? Que remarque-t-on à ce
moment ?

Ce niveau est atteint pour une production de 35 séries, avec un profit de 21 700 €.
L’entreprise maximise son profit ; elle a atteint son optimum économique.

Lorsque l’optimum économique est atteint, Cma = Rma (= prix de vente) : la valeur de
production exacte n’est pas visible ici.

-6- Quelles seraient les conséquences d’une augmentation de la production :

Jusqu’à 25 séries ? au-delà de 25 séries ? de 35 séries ? de 50 séries ?

Jusqu’à 25 séries, résultat total et profitabilité augmentent. (On atteindra le SR, puis
l’optimum technique)
Entre 25 et 35 séries, le résultat augmente mais la profitabilité diminue : on atteint l’optimum
économique)

Entre 35 et 50 séries, le résultat commence à baisser.

Au delà de 50 séries on entre dans une zone de pertes

-7- Quelle est la composition du coût marginal 

Lorsque l’on passe de 15 à 20 séries ?

Le Cma se compose uniquement de charges variables.

Lorsque l’on passe de 30 à 35 séries ?

Le Cma se compose de charges variables et de l’accroissement des charges fixes. 

B/ Synthèse

Idée n° 1 : Le Cma se compose :

-        Du seul coût variable, lorsque la capacité de production n’est pas saturée.

-        Du coût variable et de nouvelles charges de structure lorsque la capacité de production


est saturée. (On devra investir si l’on souhaite produire plus)

Idée n° 2 : L’étude du Cma amène à repérer, (outre le S.R) deux niveaux de production
intéressants :

-        Un optimum technique : Cmo minimum et égal au Cma, profitabilité maximum.

-        Un optimum économique : Profit maximum. (Cma = Rma)

Idée n° 3 : On retiendra qu’il peut être plus ou moins intéressant d’accroître la production,
selon le niveau d’activité déjà atteint. Selon les cas, l’accroissement de la production, donc
du CA pourra :

                   

                  → accroître résultat, profit, profitabilité. (jusqu'à l'optimum technique)

                   → accroître le résultat au prix d’une baisse de la profitabilité. (jusqu'à l'optimum


économique)

                   → réduire le résultat, voire faire passer en zone de pertes. (Au delà de l'optimum
économique)
Une recherche de parts de marché supplémentaires peut donc, dans certains cas, aller de pair
avec une baisse du profit et/ou de la profitabilité !

Les décisions d'accroissement de la production devront donc être envisagées avec prudence :
elles ne sont pas systématiquement favorables à l’entreprise.

II – Coût marginal et prise de décision.

A/ Commande supplémentaire. 

Qu. 1

La base de négociation pourra être le coût marginal, ici égal au coût variable. En effet,
l’entreprise dispose de capacités de production inutilisées de 200 000 composants. Les frais
fixes sont étalés sur la production normale du mois.

Coût variable de production 17.5


Coût variable de distribution 1
Coût marginal 18,5 €.

Résultat marginal unitaire : Cma – Rma = 25 – 18,5 = 6,5 €

Résultat marginal = 6,5 x 100 000 = 650 000 €.

Qu. 2

On doit savoir à quel niveau de production Azyr se situe (Optimum technique atteint ? Etc …;
on ne peut pas répondre à cette question sans procéder à quelques calculs.

On sait en effet qu’un accroissement de production n’est pas forcément favorable à


l’entreprise : on peut se trouver, par exemple, dans une situation telle que la hausse des
quantités produites va, certes, améliorer le chiffre d’affaires, mais détériorer la profitabilité,
ce qui serait néfaste.

Plus généralement, on peut s’interroger sur l’impact commercial de ce genre de pratiques sur
les autres clients. La connaissance de tarifs ‘bradés’ peut, en particulier, dégrader l’image du
produit sur certains marchés (Luxe, mode…)

Qu.3
 

Coûts fixe supplémentaires    750 000.00


 
: €
Charges variables
  
supplémentaires
  Production 5 25000.00€     300 000 x (17,5)
   450 000.00
     300 000 x 1,5
  Distribution €
Total coût  5 700
 
variable   000.00 €
Coût total  6 450
 
marginal   000,00 €
            21,50
 
Cma   €

On refusera l'offre du sous traitant ; le profit marginal obtenu en produisant (36 – 21,5) sera
supérieur à celui obtenu en achetant le composant. (36 – 22,5)

Attention toutefois à l’accroissement des charges de structure, toujours potentiellement


facteur de risque si la conjoncture évolue défavorablement. (Baisse de la demande)

Dans bien des cas, la sous-traitance offre l’avantage de jouer le rôle d’amortisseur en cas de
baisse future de la demande. (Facteur de flexibilité)

CONCLUSION

Le coût marginal permet d’éclairer la prise de décision, face à des choix du type :

                  - Accepter une commande supplémentaire ponctuelle,

                  - Pratiquer des tarifs différentiels, dégressifs

                  - Produire ou sous-traiter.

                  - Accroître la production pour améliorer ses parts de marché

Vous aimerez peut-être aussi