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Leçon 7

Les charges de
personnel

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Leçon 7 – Les charges de personnel

PLAN
PARTIE 1 – La Comptabilité Générale
Leçon 7 – Les charges de personnel
Chapitre 1 – Le personnel de l’entreprise
Chapitre 2 – Les trois contreparties du travail
Chapitre 3 – Le calcul des salaires
Chapitre 4 – La comptabilisation des salaires

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Leçon 7
1. Le personnel de l’entreprise

Généralités :
• Le personnel est lié à l’entreprise par un contrat de travail
• Juridiquement : lien de subordination entre la salarié et l’employeur
• Prestation du travail effectif compensé par une rémunération =
contrepartie du travail effectif (CDI ou CDD)
• Comptablement : compte 64 « Charges de personnel »
– Rémunération des salariés
– Rémunération des dirigeants des Sociétés à RL, des SA, des
gérants non associés des SNC  mandataires sociaux
• Dirigeants de l’entreprise individuelle  absence de salaire
– Bénéfice réalisé  rémunération & travail et du capital
• Personnel intérimaire  ne fait pas partie du personnel de l’entreprise
– Contrat de travail avec l’entreprise intérimaire
– Copte 621 « Personnel extérieur de l’entreprise »
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2. Les trois contreparties du travail

Travail

Salarié Entreprise

Salaire

Protection sociale

Part du bénéfice

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2. Le salaire (1/2)

Le salaire :
• L’entreprise verse au salarié en contrepartie du travail effectif une
rémunération brute :
– Salaire de base
– Primes (ancienneté, objectifs, individuelles vs collectives,…)
– Avantage en nature
– Heures supplémentaires
 base de calcul des cotisations sociales
– salariales versées à l’Urssaf directement par l’employeur (Union de
recouvrement de sécurité sociale et d’allocations familiales)
– patronales
• Cotisations sociales obligatoires pour tous les salariés :
– Rémunération nette = Rémunération brute – Cotisations sociales

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2. Le salaire (2/2)

Rémunération mensuelle :
• Base de calcul : 35 heures hebdomadaires soit 151,2/3 heures
• Loi de 1980 : généralisation de la mensualisation des salaires (stabilité
des revenus du salarié)
• Majoration pour chaque heure supplémentaire :
– + 25% de majoration de la 26ème heure  43ème heure
– +50% à partir de la 44ème heure
• SMIC :
– Garantir le pouvoir d’achat des salariés les moins rémunérés en
fonction de l’évolution des prix à la consommation
– Assurer une participation au développement économique de la
nation (coup de pouce du 1er Juillet)
• Masse salariale = Rémunération brute + Congés payés + Charges
sociales patronales + Impôts + Taxes et versements assimilés
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2. La protection sociale

Protection sociale :
• Assurée par différents organismes :
– Sécurité sociale
– Caisse de retraite complémentaire
– Mutuelles
– UNEDIC (Union Nationale pour l’emploi dans l’Industrie &
Commerces)
– FNGS
• Sécurité sociale :
– Assurance maladie : risque maladie  CNAM, CRAM, CPAM
– Assurance vieillesse : pensions aux personnes retraitées
(CNAV)
6 – Allocations familiales et logement (CAF)
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2. La participation des salariés

 Législation sur l’intéressement et la


participation aux résultats modifiée par une
ordonnance de 1986 :
– Participation aux bénéfices
– Intéressement
– Plan d’Epargne Entreprises

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2. La participation aux bénéfices
Participation aux bénéfices :
• Obligatoire entreprises d’au moins 50 salariés / facultative pour les autres
• Chaque salarié perçoit une fraction du bénéfice réalisé :
– Réserve = ½ (B – 0,05C) x (S/VA)
• B = bénéfice net de l’exercice
• C = Capitaux Propres
• S = Salaires bruts de l’exercice
• VA = Valeur Ajoutée par l’entreprise
– Sommes dues au titre de la participation bloquée pendant 5 ans
– Placement :
• Dans l’entreprise
• Dans des SICAV ou FCP
• Plan Epargne Entreprise (PEE)
– Entreprise : déductible du résultat net et non soumise à cotisation
8 – Salarié : exonération d’impôt sauf CSG et CRDS
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2. L’intéressement

Intéressement :
• Possibilité laissée aux entreprises et non une obligation
• Formule de participation à la performance de l’entreprise :
répartition des gains de productivité
• Complément de salaire :
– Pour l’entreprise même avantage fiscaux que la
participation
– Pour le salarié : soumis à l’IR / CSG et CRDS

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2. Le Plan d’Epargne Entreprise (PEE)

Plan d’Epargne Entreprises (ordonnance 21/10/1986) :


• « Système d’épargne collectif ouvrant aux salariés de
l’entreprise la faculté de participer, avec l’aide de celle-ci,
à la constitution de valeurs mobilières »
• Caractère facultatif de la mise en place d’un PEE
• Revenus du plan  exonération d’IR
• Sommes versées non déductibles du revenu imposable
(idem pour l’assurance-vie)

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3. Le calcul des salaires

Résultat de ce calcul figurant sur le bulletin de


paie :
– Forme libre… mais certaines mentions sont
obligatoires
• Identification de l’employeur (N°Urssaf)
• Identification du salarié
• Montants (salaire brut, retenues, salaire
net, etc.)
– Obligation de remise au salarié en fin de mois
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3. Les retenues sociales

Cotisations patronales

Cotisations salariales
Employeur Urssaf

Salaire net

Caisses de
Prestations sociales
Salarié Sécurité
Sociale

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3. Plafonnement des cotisations

Principe du plafond de sécurité sociale :


– Limiter les cotisations des salaires élevés en considérant que les
salariés concernés ne consomment pas davantage des soins
médicaux que les autres
– Organisation de cadre défendent le maintien de ce plafond
• Révision du plafond chaque année :
– Janvier 2006 : 2.589 € / mois
– Janvier 2009 : 2.885 € / mois
• Conséquence :
– La cotisation n’est calculée que sur le montant du plafond et non
sur le salaire total
– Si salaire < plafond : cotisation = taux x salaire
13 – Si salaire > plafond : cotisation = taux x plafond
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3. Périodicité du calcul du plafond

La cotisation plafonnée est calculée :


– Sur le cumul du plafond lorsque celui-ci est inférieur au cumul du
salaire
– Et sur le cumul du salaire dans le cas contraire
– Organisations de cadres défendent le maintien du système de
plafonnement
– Application du taux de cotisation sur le cumul le plus faible
– Cotisation du mois M = Cumul de cotisation du mois M
– Cumul de cotisation du mois M-1

Salaire Cumul de base Cumul plafond Cumul Cotisation Cotisation du mois


Janvier 2 600 2 600 2 885 260,00 260,00
Février 2 900 5 500 5 770 550,00 290,00
Mars 3 300 8 800 8 655 865,50 315,50
Avril 2 800 11 600 11 540 1 154,00 288,50

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3. Les taux de cotisation sociale
Tableau des taux de cotisations sociales 2010

15 Source : Commission des finances, 2010


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4. La comptabilisation des salaires

Classes de comptes :
• Salaire brut et cotisations de l’employeur  charges fiscalement déductibles
– 641. Rémunération du personnel
• 6411. Salaires et appointements
• 6412. Congés payés
• 6413. Primes et gratifications
• 6414. Indemnités et avantage divers
– 645. Charges de sécurité sociale et de prévoyance
• Dettes de l’entreprises vis-à-vis des tiers :
– 42. Personnel et comptes rattachés
• 421. Rémunérations dues
– 43. Sécurité sociale et organismes sociaux
• 431. URSSAF
• 4371. ASSEDIC
• 4372. Caisse de retraite des cadres
16 • 4373. Caisse de retraite complémentaire
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4. La comptabilisation des salaires
• 4 étapes de comptabilisation :
– Comptabilisation des rémunérations brutes
– Comptabilisation des charges salariales
– Comptabilisation des charges patronales
– Comptabilisation des versements

Exemple :
– Salaire brut : 3.000 € versé le 31 Janvier N
– Cotisations salariales :
• Caisse de Sécurité sociale : 430,47 €
• Assedic : 73,20 €
• AGIRC (retraite complémentaire) : 109,32 €
– Cotisations patronales :
• Urssaf : 817,89
• Assedic : 121,20
• AGIRC (retraite complémentaire) : 168,30
1. Quel est le montant du salaire net ?
2. Comment comptabiliser le versement des charges ?
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Leçon 7
4. Comptabilisation des salaires

Etape 1 : Comptabilisation des rémunérations brutes :


– Selon le PCG, le compte 421 doit être crédité du montant des
rémunérations brutes :

31 Janvier N
641 Rémunérations du personnel 3 000,00
421 Personnel, Rémunérations dues 3 000,00

Etape 2 : Comptabilisation des charges sociales


– Calcul des charges sociales salariales

31 Janvier N
421 Rémunérations du personnel 612,99
431 Caisse de Sécurité Sociale 430,47
4371 Assedic 73,20
4372 AGIRC 109,32

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Leçon 7
4. Comptabilisation de l’acompte

Etape 3 : Comptabilisation des charges sociales patronales :


– Calcul des charges sociales patronales

31 Janvi er N
6451 Rémunérations du personnel 817,89
6454 Cotisations aux Assedic 121,20
6453 Cotisations AGIRC 168,30
431 Caisse de Sécurité Sociale 817,89
4371 Assedic 121,20
4372 AGI RC 168,30

Etape 4 : Comptabilisation des versements


03 Février N
421 Personnel, Rémunérarions dues 2 387,01
512 Banque 2 387,01

10 Février N
431 Caiss e de Sécurité Sociale 1 248,36
4371 Assedic 194,40
4372 AGIRC 277,62
512 Banque 1 720,38
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Leçon 8
Les apporteurs de
capitaux

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Leçon 8 – Les apporteurs de capitaux

PLAN
PARTIE 1 – La Comptabilité Générale
Leçon 8 – Les apporteurs de capitaux
Chapitre 1 – Les associés
Chapitre 2 – La constitution de sociétés anonymes
Chapitre 3 – La répartition des bénéfices
Chapitre 4 – Les augmentations de capital

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Leçon 8
1. Les apporteurs de capitaux

Généralités :
– Pour financer son activité, l’entreprise a besoin de capitaux
• Apport des actionnaires
• Apport des créanciers

Les associés :
– Personnes physique ou personnes morales qui répondent au 3
Critères fondamentaux du contrat de société
– « La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes
conviennent de mettre quelque chose en commun, des biens ou
leur industrie, en vue de partager le bénéfice ou de profiter de
l’économie qui pourra en résulter. Les associés s’engagent à
contribuer aux pertes » Art. 1832 du Code Civil
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Leçon 8
1. Les associés

Trois éléments fondamentaux du contrat de société :


– « Mise en commun des biens constituant les apports »
• Apports en numéraire
• Apports en nature
• Apports en industrie
– « Participation aux résultats de la société »
• Bénéfices ou pertes
– « Intention de s’associer et e collaborer sur un pied d’égalité »
• exclusion de toute forme de subordination

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Leçon 8
2. La constitution de sociétés anonymes

1. Conditions de forme :
– La rédaction d’un écrit précise les éléments du contrat de société :
• Forme juridique
• Dénomination sociale
• Siège social
• Objet
• Montant du capital…
– Formalités de publicité
• BALO : faire connaître aux tiers l’existence de la société
• Déclaration de constitution auprès du greffe du Tribunal de
Commerce
• Immatriculation au RCS

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Leçon 8
2. La constitution de sociétés anonymes

1. Conditions de forme :
– Promesse d’apport :
• Souscription de la totalité du capital avant la constitution de la
société
– Types d’apport :
• Apport en numéraire  Libération partielle possible au moment
de la constitution de la société (50% de la valeur minimale)
• Apports en nature  Intégralement libérés à la souscription
– Montant minimum d’apport :
• SA : 37.000 €
• SA avec APE : 225.000 €

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Leçon 8
2. La comptabilisation des apports

2. Comptabilisation des apports : Exemple


– Création d’une SA au capital de 1.000.000 € (10 actions à 100 €
chacune)
• Apport en nature : Matériel divers : 150.000 €
• Fonds de commerce : 300.000 €
• Marchandises : 75.000 €
• Apports en numéraire : 475.000 €
• Frais de constitution : 35.000 €
– Constitution de la société le 12 Mai N
– Versement de l’intégralité des apports le 30 Mai N

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2. La constitution de sociétés anonymes
1. Promesse d’apport
12 Mai N
45611 Associés, Apports en nature 525 000,00
45615 Associés, Apports en numéraire 475 000,00
1012 Capital souscrit, appelé, non versé 1 000 000,00

2. Libération des apports


30 Mai N
207 Fonds commercial 300 000,00
215 Installations techniques, Matériel et Outillage 150 000,00
370 Stock de marchandises 75 000,00
45611 Associés, apports en nature 525 000,00

30 Mai N
512 Banque 440 000,00
2011 Frais de constitution 35 000,00
45615 Associés, apports en numéraire 475 000,00

30 Mai N
1012 Capital souscrit appelé non versé 1 000 000,00
27 1013 Capital souscrit, appelé versé 1 000 000,00
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Leçon 8
3. La répartition des bénéfices

• Deux affectations possibles du résultat net annuel :


– Mise en réserve afin de fournir à la société une source de
financement
– Distribution de dividendes aux associés  rémunération des
apports
• Réserve légale : prélèvement obligatoire  10% du capital social
• Bénéfice distribuable =
+ Bénéfice net comptable
– Pertes antérieures
– Dotation à la réserve légale
– Dotation aux réserves statutaires
+ Reports bénéficiaires antérieurs
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3. La répartition des bénéfices

• Dividendes :
– Après approbation des comptes en AG,
détermination de la part attribuée aux associées
sous forme de dividendes
• Délai maximum de distribution : 9 mois après
clôture des comptes
• Les statuts peuvent prévoir :
– Au titre du premier dividende : intérêt calculé sur le
montant libéré et non remboursé des actions
– Dans ce cas :
• Versement d’un premier dividende
29 • Versement d’unpalard@u-bordeaux4.fr
super dividende
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3. Répartition des bénéfices - Exemple

• Exemple :
– Capital de 1.000.000 € (actions de 100 €)
– Bénéfice net après IS 200.000 €
– Après dotation de la réserve légale, les statuts prévoient :
• Un intérêt statutaire de 5% du capital
• L’AGO dote les réserves de 25.000 €
• Attribution d’une superdividende arrondi à l’euro inférieur

Bénéfice net 200 000


Réserve légale 1.000.000 x 1/ 20 - 50 000
Bénéfice distribuable 150 000
Intérêt st atutaire 1.000.000 x 0,05 - 50 000
Sous-total 100 000
Réserve statutaire - 25 000
Sous-total 75 000
Superdividende 75000/ 10000 = 7, 5€ arrondi à 7€ - 70 000
Report à nouveau 5 000
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Leçon 8
3. Répartition des bénéfices - Exemple

Exemple :
• Montant des dividendes versés = 120.000 €
Intérêts statutaires 50.000 €
+ Superdividende 70.000 €
• Dividende unitaire : 120.000 /10.000 = 12€

Bénéfice net 200 000


Réserve légale 1.000.000 x 1/ 20 - 50 000
Bénéfice distribuable 150 000
Intérêt st atutaire 1.000.000 x 0,05 - 50 000
Sous-total 100 000
Réserve statutaire - 25 000
Sous-total 75 000
Superdividende 75000/ 10000 = 7, 5€ arrondi à 7€ - 70 000
Report à nouveau 5 000

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3. Répartition des bénéfices – Enregistrement

Exemple :
• Résultat de l’exercice : 200.000 €
• Réserve légale : 50.000 €
• Réserves statutaires : 25.000 €
• Actions, dividendes à payer : 120.000 €
• Report à nouveau : 5.000 €

31 décembre N
120 Résultat de l'exercice 200 000
1061 Réserve légale 50 000
1063 Réserves statutaires 25 000
457 Actions, dividendes à payer 120 000
110 Report à nouveau 5 000

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Leçon 8
4. L’augmentation de capital

• Contexte :
– Hausse de l’activité ou diminution de la part du financement externe
• Augmentation des moyens par des apports d’espèces
• Augmentation des capitaux propres pour financer un
Investissement ou son Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
– Emission de nouvelles actions soumises à une situation financière
saine :
• Résultats antérieurs bénéficiaires
• Perspectives de croissance saine

• Pourquoi le prix d’émission est-l supérieur à la valeur nominales des parts


sociales de l’entreprise ?
– Les nouveaux actionnaires achètent des droits sur l’ensemble des
capitaux propres  Réserves antérieures
33 – Prix d’émission > Valeur Nominale
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4. L’augmentation de capital

• Prime d’émission = Prix d’émission – Valeur nominale


– Supplément d’apport par les nouveau actionnaires
– Enregistrement dans le compte « 1041. – Primes d’émission »
• Quelles sont les limites du prix d’émission ?
– Valeur minimum = Valeur Nominale de l’action
– Valeur maximum = Actif Net (Capital + Réserves) / Nombre
d’actions
• Si le prix d’émission est < à la valeur mathématique, les anciens
actionnaires risquent d’être lésés :
– Émission d’un droit préférentiel de souscription (DPS)
– Valeur théorique du droit ni perte entre les anciens et les nouveaux
actionnaires
– DPS = valeur Mathématique avant augmentation
- Valeur mathématique après augmentation
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Leçon 8
4. L’augmentation de capital – Exemple

• Exemple : Société Duvenant créée en N-8 :


– Capital de 10.000 actions à 100 € = 1.000.000 €
– Réserves = 400.000 €
– Le 10/10/N, la société décide d’émettre 2.000 actions nouvelles au
prix de 110 € l’une
• Questions :
1. Quelle est la valeur de mathématique de l’action avant
augmentation de capital ? Après augmentation de capital ?
2. Quelle soit être la valeur du DPS pour que les anciens actionnaires
ne soient pas lésés par rapport au nouveaux ?
3. Montrez que l’équité est préservé à partir de 3 cas de figures :
– Souscription d’un ancien actionnaire détenteur de 5 actions
– Même actionnaire décidant de ne pas souscrire
– Nouvel actionnaire souscrivant une action
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Leçon 8
4. L’augmentation de capital – Solution

• Solution :
1. Valeur de l’action avant augmentation de capital : 1.400.000 / 10.000 =
140 €
Valeur de l’action après augmentation de capital : (1.400.000 + 220.000)/
12.000 = 135 €
2. Valeur théorique du DPS = 140 € - 135 €
3.1 Ancien actionnaire détenteur de 5 actions :
• Il souscrit une action nouvelle au pris de 110 € :
• Il avait : 5 x 140 = 700 €
• Il achète : 1 x 110 = 110 €
• Total : 810 €
• Soit 6 actions valant : 6 x 135 = 810 €

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Leçon 8
4. L’augmentation de capital – Solution

• Solution (Suite…) :
3.2 Même actionnaire décidant de ne pas souscrire :
• Il avait : 5 x 140 = 700 €
• Il a : 1 x 110 = 675 € (ses 5 actions)
5x5 = 25 € (produit de la vente des DPS)
• Total : 700 €
3.3 Un nouvel actionnaire souscrit une action :
• Il doit payer : 1 x 110 = 110 € (prix d’émission de la nouvelle action)
5 x 5 = 25 € (5 DPS nécessaires)
• Il détient alors une action valant 135 €

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Leçon 8
4. L’augmentation de capital – Comptabilisation

• Hypothèses de l’augmentation de capital :


– Montant de l’augmentation de capital : 2000 x 110 = 220.000 €
– Capital souscrit appelé versé = 200.000 €
– Prime d’émission = 20.000 €

10/10/N
512 Banque 220 000
4563 Actionnaires, Versements sur augmentation de capital 220 000
4563 Actionnaires, Versements sur augmentation de capital 220 000
1013 Capital souscrit, appelé, versé 200 000
1041 Prime d'émission 20 000

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Leçon 9
Immobilisations et
amortissement

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Leçon 8 – Les apporteurs de capitaux

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PARTIE 1 – La Comptabilité Générale
Leçon 9 – Immobilisations et amortissements
Chapitre 1 – Définition des actifs et actif amortissable
Chapitre 2 – Classification des immobilisations
Chapitre 3 – Evaluation des immobilisations
Chapitre 4 – Calcul des amortissements
Chapitre 5 – Comptabilisation des immo et amortiss.
Chapitre 6 – Le Crédit-bail

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Leçon 9
1. Définition d’un actif
Généralités :
• Plupart des entreprises : Actif immobilisé  rubrique importante de leur
patrimoine
• Selon le PCG 2006 :
– « Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur
économique positive pour l’entité, c’est-à-dire, un élément générant une
ressource que l’entité contrôle du fait d’événements passés et dont elle
attend des avantages économiques futurs »
• Commentaires :
– « Contrôle de la ressource économique »  Critère économique central
Actifs en contrat de crédit-bail  Pas un actif (à l’inverse de l’IAS 16)
– « Avantages économiques futurs »  Potentiel de l’actif à générer des
flux de trésorerie futurs : exploitation & revente
• Exemple :
– Actif non exploité mais avec une valeur vénale  Maintien à l’actif
41 – Machine mise au rebus  sortie de l’actif
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Leçon 9
1. Définition d’un actif

• Conditions de comptabilisation d’un actif :


– Probabilité que l’entité bénéficiera des avantages économiques futurs
existe
– Fiabilité suffisante pour évaluer la valeur ou le coût d’acquisition de l’actif
– Bien = élément du patrimoine
• Liste des actifs :
– Immobilisations
– Stocks
– Créances
– Trésorerie
– Charges constatées d’avance

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Leçon 9
1. Définition d’un actif amortissable

• Définition :
– « Un actif amortissable est un actif dont l’utilisation par l’entité est
déterminable » PCG 2006 :
• Utilisation : consommation par l’entité d’avantages économiques
attendus de l’actif
• Déterminables : en termes d’unité de temps et d’autres unités
d’œuvre qui reflètent plus correctement le rythme de consommation
• Usage de l’actif déterminé par l’un des 3 critères :
– Physique : usure physique par l’usage ou le passage du temps
– Technique : obsolescence l’actif
– Juridique : période de protection légale ou contractuelle
• Lorsque plusieurs critères s’appliquent  durée la plus courte

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Leçon 9
1. Définition d’un actif amortissable – Exemple

• Exemple 9.1 :
– Supposons qu’une machine ait été acheté 10.000 € le
31.12.N. Sa durée d’utilisation est estimée à 5 ans.
• Au bilan au 31.12.N : comptabilisation à l’actif pour
10.000 €
• Au bilan au 31.12.N+1 : comptabilisation à l’actif
pour 8.000 €
– Cette diminution de valeur correspond :
• à l’amortissement de la valeur du bien
• ayant une contrepartie en charge de l’exercice
44
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Leçon 9
1. Définition de l’amortissement

• Définition :
– « Constatation comptable de la perte de valeur irréversible subie par un
bien du fait de son utilisation ou de sa détention par l'entreprise » PCG
2006 :
– Deux phénomènes distincts :
• l'usure due à l'utilisation d'un bien
• l'obsolescence, due au fait les actifs deviennent désuets
• Trois approches juridiques de l’amortissement :
– Juridique : patrimoine d’une entreprise comprenant des actifs fixes
(détérioration irréversible)
– Economique : acquisition d’un bien  coût à répartir sur plusieurs
exercices (coût complet)
– Financière : renouvellement du capital initialement investi en vue de
renouveler le bien
45
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Leçon 9
1. Plan d’amortissement
• Plan d’amortissement :
– « Traduction de la répartition de la valeur amortissable d’un actif selon le
rythme de consommation des avantages économiques attendus » :
– Intégration de plusieurs variables :
• Valeur amortissable du bien
• Durée et rythme de consommation
• Méthode retenue pour traduire la consommation des avantages
économiques
• Valeur résiduelle :
– Montant, net des coûts de sortie attendus, qu’une entité obtiendrait de la
cession de l’actif sur le marché à la fin de son utilisation
– Exemple : Achat d’un véhicule de 23.000€ HT / Prix de revente : 15.000€
• Amortissement linéaire sur 2 ans
• Amortissement fiscal minimal : 23000 / 5 = 4600
• Amortissement comptable : (23000 – 15000) = 4000
46 • Amortissement dérogatoire : 600 en N et N+1
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Leçon 9
2. Les immobilisations corporelles (1/2)

• Immobilisations corporelles :
• Actif physique détenu :
• Utilisé dans la production ou dans la fourniture de B&S
• Loué à des tiers à des fins de gestion interne ou utilisé au-delà de
l’exercice en cours
• Ex : biens immobiliers, équipements, matériels et outillage
• Si possibilité de séparer un immobilisations en différents composants à
durée de vie différentes  comptabilisation par composants :
• Ex : ascenseurs, toiture
• Comptabilisation des immobilisations acquises pour raisons de sécurité /
environnement même en l’absence d’avantages économique futurs
• Eléments d’actif de faible valeur (< 500 €)  comptabilisation en charges

47
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Leçon 9
2. Les immobilisations corporelles (2/2)

• Principaux comptes :
• 211. Terrains
• 212. Agencement et aménagement de terrains
• 213. Constructions
• Bâtiments, installations, agencements et aménagements
• 214. Construction sur sol d’autrui
• Constructions édifiés sur un terrain n’appartenant pas à l’entreprise
• 215. Installations techniques
• 216. Autres immobilisations corporelles
• Matériel de transport, bureau et informatique, mobilier, emballages
récupérables bien identifiés…

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Leçon 9
2. Les immobilisations incorporelles (1/2)
• Immobilisations incorporelles :
– Actifs non monétaires sans substance physique
• 201. Frais d’établissement
• Frais attachés à la condition même de l’existence de la société
ou au développement de l’entreprise
• Exemples :
• Frais de constitution ou de transformation de la société
(méthode préférentielle  enregistrement au P&L)
• Frais d’augmentation de capital, de fusion ou de scission
spécifiques (méthode préférentielle  imputation aux frais
d’émission)
• 203. Frais de recherche et développement (R&D)
• Dépenses correspondant à l’effort réalisé par l’entreprise pour
son propre compte
• Conditionne le développement de l’entreprise à MT / LT
49 • Etalement sur plusieurs exercices
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• Projets nettement individualisés, sérieuses chances de réussite
Leçon 9
2. Les immobilisations incorporelles (2/2)

• 205. Concessions et droits similaires, brevets, licences, marques, droits


• Dépenses faites pour l’acquisition de l’avantage que constitue la
protection à l’inventeur, à l’auteur ou aux bénéficiaires du droit
d’exploitation d’un brevet, d’une licence, d’une marque ou d’un
procédé
• 206. Droit au bail
• Montant versé ou dû au locataire précédent en considération du
transfert à l’acheteur des droits résultant tant des conventions que
de la législation sur la propriété commerciale (Règle 3/6/9)
• 207. Fonds commercial
• Il comprend des éléments incorporels (y compris le droit au bail) ne
faisant pas l’objet d’une évaluation ou d’une comptabilisation
séparée au bilan
• Concourt au maintien et au développement du potentiel de l’activité
• Exemples : Achalandage, Nom commercial, Enseigne / Logo, Droit
50
au bail palard@u-bordeaux4.fr
Leçon 9
2. Les immobilisations financières (1/2)
• Les immobilisations financières :
• Créances, valeur mobilières ou titres détenus à moyen / long terme dans
le but de retirer des revenus ou des plus-values
• 261. Titres de participation
• Titres dont la possession est durable (contrôle ou influence forte sur la
société émettrice)
• 267. Créances rattachés à des participations
• Créances nées à l’occasion de prêts octroyés à des entreprises dans
lesquelles le prêteur détient une participation
• 27. Autres immobilisations financières
• 271-272. Titres immobilisés :
• 271. Droit de propriété si conservé durablement
• 272. Droit de créance si conservé durablement
• 274. Prêts accordés par l’entreprise à des tiers
51 • 275. Dépôts et cautionnements versés
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• Ex : loyer d’avance donné en garantie
Leçon 9
3. Evaluation des immobilisations non financières

• Immobilisations non financières :


• Evaluation à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise à leur
coût :
• Actifs acquis à titre onéreux : coût d’acquisition
• Actifs produits par l’entité : coût de production
• Actifs acquis à titre gratuit ou par voie d’échange : valeur vénale

1. Coût d’acquisition :
+ Prix d’achat net des remises, rabais, ristournes, droits de douane
+ Coût de mise en service (transport, installation, droits de douane…)
+ Droit de mutation (commissions, frais d’actes…) rattachés directement au
coût d’acquisition
+ Coût d’emprunt directement attribuable à l’acquisition
52 + Coût de démantèlement, d’enlèvement et de restauration du site
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Leçon 9
3. Evaluation des immobilisations non financières

2. Coût de production :
+ Coût d’acquisition des matières consommées
+ Charges directes de production
+ Charges indirectes de production raisonnablement attachées

3. Valeur vénale :
– Montant qui pourrait être obtenu de la vente d’un actif lors d’une
transaction conclue à des conditions normales de marché, nets des
coûts de sortie.
– Cout de sortie = coûts directement imputables à la sortie d’un actif

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Leçon 9
3. Evaluation des immobilisations financières

• Immobilisations financières :
• Règles d’évaluation identiques quelle que soit la nature des
titres
• Date d’entrée dans le patrimoine
• Montant  prix acquis ou valeur déterminée par les termes du
contra d’acquisition
• Frais d’acquisition :
• Droits de mutation
• Honoraires
• Commissions et frais d’actes
• Possibilité d’enregistrer ces frais en charges dans le compte
« 6271. Frais sur titres »
54
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Leçon 9
4. Méthodes de calcul des amortissements

• Deux types d’amortissement :


• Amortissement  application de règles comptables :
• sous la responsabilité de l’entreprise
• liberté de choix parmi un grand nombre de méthodes poss.
• Respect du rythme de consommation des avantages éco.
• Elaboration d’un plan d’amortissement obligatoire a priori
• Amortissement  application de règles fiscales :
• Amortissement accéléré
• Constatation d’une charge supérieure à la répartition
systématique de la valeur amortissable du bien
• Amortissement dégressif ou exceptionnel / Investissements

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Leçon 9
4. Méthodes de calcul des amortissements

Amortissements

Linéaire Dégressif Dérogatoire

Economique Fiscal

56
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Leçon 9
4.1 Amortissement linéaire

• Amortissement linéaire ou constant :


• Consommation des avantages économiques réguliers sur un temps
donné
• Hypothèses :
• V = Valeur amortissable
• D = Durée d’utilisation prévue de l’immobilisation
• 1/D = Taux d’amortissement
• Annuité = Valeur amortissable x Taux
= Valeur amortissable / D
• Pour une acquisition au cours de l’exercice :
• Amortissement effectué sur D+1 exercices
• Calcul au prorata temporis  Mise en service du bien
• Base annuelle de calcul = 360 jours
57
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Leçon 9
4.1 Amortissement linéaire

• Exemple 9.2
• Rythme régulier de la consommation des avantages économiques
• Valeur de la machine : 1.800 € le 15 Mai N
• Durée d’utilisation : 5 ans
• Amortissement linéaire

Plan d’amortissement

Valeur Nette Valeur Nette


Amortissements
Exercices Comptable Calculs Amortissement Comptable
cumulés
Origine Clôture
N 1800 =1800*225/360*1/5 225 225 1575
N+1 1575 =1800*1/5 360 585 1215
N+2 1215 =1800*1/5 360 945 855
N+3 855 =1800*1/5 360 1305 495
N+4 495 =1800*1/5 360 1665 135
N+5 135 =1800*135/360*1/5 135 1800 0
TOTAL 1800

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Leçon 9
4.1 Amortissement linéaire

• Exemple 9.3
• Rythme de consommation dépendant de la consommation du véhicule
• Valeur de la machine : 20.000 € le 15 Mai N
• Distance d’utilisation 80.000 km / 120.000 km / 50.000 km
• Amortissement linéaire

Plan d’amortissement

Valeur Nette Valeur Nette


Amortissements
Exercices Comptable Calculs Amortissement Comptable
cumulés
Origine Clôture
N 20 000 =20000*80/250 6 400 6 400 13 600
N+1 13 600 =20000*120/250 9 600 16 000 4 000
N+2 4 000 =20000*50/250 4 000 20 000 -
TOTAL 20 000

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Leçon 9
4.2 Amortissement dégressif

• Amortissement dégressif :
• Permet d’accélérer l’amortissement en majorant les premières annuités, pour
tenir compte d’une diminution de valeur de l’actif plus importante pendant les
premières années
• Réduction du bénéfice et donc de l’impôt des premiers exercices
• Application du taux d’amortissement à la VNC
• Taux d’amortissement :
• Taux d’amortissement linéaire x Coefficient fixé par l’administration fiscale
• 1/n * Coefficient fixé
• Première annuité = à partir du 1er jour du mois d’acquisition et la fin d’année
• On utilise toujours le taux d’amortissement le plus avantageux

Durée d’utilisation Coefficients fiscaux


3 et 4 ans 1,75
5 et 6 ans 2,25
60 Plus de 6 ans 2,75
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Leçon 9
4.2 Amortissement dégressif

Taux d’amortissement

Biens acquis entre le 26 septembre 2008 et le 3


Biens acquis entre le 4 décembre 2008 et le 31
décembre 2008 et entre le 1er janvier 2010 et le
décembre 2009
Durée d'amortissement Taux linéaire 31 décembre 2011

Coef. dégressif Taux dégressif Coef. dégressif Taux dégressif

3 33,3% 1,25 41,66% 1,75 58,33%


4 25,0% 1,25 31,25% 1,75 43,75%
5 20,0% 1,75 35,00% 2,25 45,00%
6 16,7% 1,75 29,17% 2,25 37,50%
8 12,5% 2,25 28,13% 2,75 34,38%
10 10,0% 2,25 22,50% 2,75 27,50%

61
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Leçon 9
4.2 Amortissement dégressif

• Exemple 9.4
• Machine acquise le 1er Janvier pour 10.000 € amortie sur 5 ans
• Taux d’amortissement dégressif en N : 1,75 x 5 = 35%

Plan d’amortissement

VNC Taux Amortissements VNC


Exercices Durée Taux linéaire Calculs Amortissement
Origine Dégressif cumulés Clôture
N 5 ans 10 000 20% 35% =10000*0,35 3 500 3 500 6 500
N+1 4 ans 6 500 25% 35% =6500*0,35 2 275 5 775 4 225
N+2 3 ans 4 225 33% 35% =4225*0,35 1 479 7 254 2 746
N+3 2 ans 2 746 50% 35% =2746*0,50 1 373 8 627 1 373
N+4 1 an 1 373 100% 35% =1373*1 1 373 10 000 -
TOTAL - 10 000

• Remarque :
• Dès que l’annuité linéaire calculée sur le nombre d’année restant à amortir
est > à l’annuité dégressive, on choisit l’annuité linéaire
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Leçon 9
4.2 Amortissement dégressif
• Exemple 9.5
• Valeur de la machine : 1.800 € le 15 Mai N
• Durée d’utilisation : 5 ans
• Amortissement dégressif

Plan d’amortissement

VNC Taux Amortissements VNC


Exercices Durée Taux linéaire Calculs Amortissement
Origine Dégressif cumulés Clôture
N 5 ans 1 800 20% 35% =1800*0,35*8/12 420 420 1 380
N+1 4 ans 1 380 25% 35% =1380*0,35 483 903 897
N+2 3 ans 897 33% 35% =897*0,35 314 1 217 583
N+3 2 ans 583 50% 35% =583*0,50 292 1 508 292
N+4 1 an 292 100% 35% =292*1 292 1 800 -
TOTAL - 1 800

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Leçon 9
4.2 Amortissement dérogatoire

• Contexte :
• L’amortissement dérogatoire est utilisé dès lors que l’amortissement
comptable diffère de l’amortissement fiscal
• Mise en œuvre du point de vue comptable de l’amortissement fiscal
• Conditions :
• Si l’amortissement fiscal (dégressif ou exceptionnel) correspond au
rythme de consommation des avantages économiques attendus :
 Amortissement = charges fiscalement déductible
• Si l’amortissement fiscal (dégressif ou exceptionnel) ne correspond pas
au rythme de consommation des avantages économiques attendus :
 Distinction entre amortissement comptable et fiscal
• Amortissement dérogatoire =
 Amortissement fiscal – Amortissement linéaire
• Complément fiscal = charges et produits exceptionnels
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Leçon 9
5. Comptabilisations des Immo. et Amortiss.

• Exemple 9.6 :
• En N, une entreprise acquiert une machine industrielle et reçoit la facture
suivante :
Machine : 800.000 €
Remise : - 20.000 €
Net : 780.000 €
TVA à 19,6% : 152.880 €
Net à payer 932.880 €
• Charges d’installation (HT) : 40.000 €
• Honoraires-conseil (HT) : 10.000 €
• Facture stipulée « Franco-port »

2154 Matériel industriel (780.000 + 400.000) 820 000


44562 TVA déductible sur immobilisations 160 720
404 Fournisseurs d'immobilisations 980 720
622 Honoraires 10 000
44562 TVA déductible sur B&S 1 960
65 401 Fournisseurs 11 960
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Leçon 9
5. Production d’immobilisations par l’entreprise elle-même

• Production immobilisée :
• Evaluation d’une immobilisation au coût de production  production réalisée par
l’entreprise
• Dépenses correspondantes enregistrées au fur et à mesure que de
l’engagement des charges dans les comptes
• Enregistrement en immobilisation :
• Passage par le compte « 72. Production immobilisée »
• Redevable de la TVA
• Exemple :
• Entreprise de BTP – construction d’un entrepôt pour le stockage de matières
premières
• Coût de fabrication : 300.000 €

213 Constructions 300 000


44562 TVA déductible sur immobilisations 58 800
72 Production immobilisée 300 000
4457 TVA Collectée 58 800
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Leçon 9
5. Comptabilisation des immobilisations financières

Exemple 9.7 :
• Acquisition de 1000 actions d’un sous-traitant de la société
Cousin dont le capital se compose e 1750 actions de valeur
nominale 100 €
• Prix d’acquisition : 265 €
• Frais d’achat : 1500 € HT, TVA à 19,6%
• Règlement pas virement bancaire
• Enregistrement des frais d’acquisition en charges

261 Titres de particpiation 265 000


6271 Frais s/titres 1 500
44566 Tva dédcutibles sur B&S 294
512 Banque 266 794

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Leçon 9
5. Comptabilisations des amortissements
• Exemple 9.8 :
• Voici le tableau d’amortissement suivant :

Amortissement Amortissement Amortissement dérogatoire


Exercices
linéaire dégressif Dotations Reprises
N 226 420 194
N+1 360 483 123
N+2 360 314 46
N+3 360 292 68
N+4 360 292 68
N+5 134 - 134
TOTAL 317 317

• Passez les écritures :


• Fin N
• Fin N+1
• Fin N+2
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Leçon 9
5. Comptabilisations des amortissements
Au 31/12/N
6811 Dotations aux Amts et Immos 226
2815 Amortissement des ITMOI 226
68725 Dotations aux provisions réglementées 194
145 Amortissements dérogatoires 194
Bilan N
Actif
Brut Amortissements Net N Net N-1
ITMOI 1 800 226 1 574 -

Passif
N N-1
Provisions réglementées 194 -

Au 31/12/N+1
6811 Dotations aux Amts et Immos 360
2815 Amortissement des ITMOI 360
145 Amortissements dérogatoires 46
68725 Dotations aux provisions réglementées 46
Bilan N+1
Actif
Brut Amortissements Net N+1 Net N
ITMOI 1 800 586 1 214 1 574

69 Passif
N+1 N
Provisions réglementées 317 palard@u-bordeaux4.fr
194
Leçon 9
5. Comptabilisations des amortissements
Au 31/12/N+2

6811 Dotations aux Amts et Immos 360


2815 Amortissement des ITMOI 360
145 Amortissements dérogatoires 46
68725 Dotations aux provisions réglementées 46

Bilan N+2
Actif
Brut Amortissements Net N+2 Net N+1
ITMOI 1 800 946 854 1 214

Passif
N+2 N+1
Provisions réglementées 271 317

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Leçon 9
6. Le crédit-bail

Crédit-Bail :
• Utilisation d’équipements dont une entreprise n’est pas
propriétaire mais pour lesquels elle a obtenu un contrat de
crédit-bail
• Contrat de location avec promesse de vente au profit du
locataire en fin de bail
• Utilisation d’un bien sans en supporter le financement immédiat
• Immobilisation ne figurant pas au bilan  pas de contrat de
propriété
• Versement d’un loyer périodique  charges d’exploitation
• Débit du compte : 612. Redevances de crédit-bail

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Leçon 9
6. Le crédit-bail

Exemple 9.9 :
• Contrat de crédit-bail signé pur l’utilisation d’une machine-outil
• Redevance mensuelle = 1.450 € HT, TVA 19,6%
• Durée de location = 4 ans
• Machine acquise contre le versement de 15.000€ HT

612 Redevance de Crédit-Bail 1 450


44566 TVA dédcutibles sur B&S 284
512 Banque 1 734

2154 Métriel Industriel 15 000


44562 TVA dédcutible sur Immobilisations 2 940
512 Banque 17 940

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Leçon 10
Les dépréciations et
les provisions

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Leçon 10 – Les dépréciations et les provisions

PLAN
PARTIE 1 – La Comptabilité Générale
Leçon 10 – Les dépréciations et les provisions
Chapitre 1 – Les dépréciations d’actifs
Chapitre 2 – Les provisions

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Leçon 10
1. Les dépréciations d’actifs
Définition de la dépréciation :
• « La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle est
devenue inférieure à sa valeur nette comptable »
Valeur actuelle nette comptable :
• Valeur brute de l’actif diminuée des amortissements cumulés et des
dépréciations éventuellement constatées
Valeur actuelle :
• Valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage
Valeur vénale :
• Montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d’un actif,
lors d’une transaction conclue à des conditions normales de marché, net des
coûts de sortie (coûts directement attribuables à la sortie d’un actif)
Valeur d’usage :
• Valeur des avantages économiques futurs attendus de son utilisation et de sa
sortie du patrimoine de l’entreprise
• Calculée à partir des estimations des avantages futurs attendus  Flux nets
75 de trésorerie
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Leçon 10
1. Les dépréciations d’actifs

• Test de dépréciation :
– Selon l’IAS 36, à la fin de chaque exercice un test de
dépréciation doit être effectué
– Comparaison entre la valeur comptable et la valeur actuelle
– Les causes de cette perte peuvent être :
• Interne (obsolescence, dégradation physique)
• Externe (baisse de valeur de marché)
• Comptabilisation d’une dépréciation :
– Modification de manière prospective de la base amortissable de
l’actif déprécié

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Leçon 10
1. Les dépréciations d’actifs

• Comptabilisation de la dépréciation :
– Charge enregistrée dans les comptes :
• 6816. Dotations des immobilisations incorporelles et
corporelles  Débit
• 29. Dépréciations des immobilisations  Crédit
• Exemple 10.1 :
– Valeur comptable du Fonds de Commerce : 40.000 €
– Dépréciation du Fonds de Commerce : 10.000 €

31/12/N
681(6) Dotations aux dépréciations 10 000
2907 Dépréciation du fonds commercial 10 000

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Leçon 10
1. Les dépréciations d’immobilisations

Exemple 10.2 :
– Immobilisation corporelle acquise 600 K€ le 1/1/N
– Amortissement linéaire sur 6 ans
– Le 31/12/N+3 : VNC de l’actif = 600 – 400 = 200 K€
– Si la valeur actuelle est de 150 K€  Enregistrement d’une
dépréciation de 50 au 31/12/N+3
– Dotation aux amortissements de l’exercice N+4 :
• 150 / (6 ans – 4 ans) = 75 K€
– Si au 31/12/N+4, les causes de la perte de valeur ont disparu, on
reprendra la dépréciation pour 25 VNC non > à la VNC du plan
d’amortissement initial
• En N+4  Dotation de 75 K€
• En N+5  Dotation de 100 K€

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Leçon 10
1. Les dépréciations d’immobilisations

Tableau d’amortissement

VNC VNC Valeur VNC selon plan


Exercices Amortissements Dépréciation
Ouverture Fermeture Actuelle initial
N 600 100 500
N+1 500 100 400
N+2 400 100 300
N+3 300 100 200 150 50
N+4 150 75 75 100 - 25
N+5 100 100 - -
Total 575 25

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Leçon 10
1. Les dépréciations de créances

• Définition :
– Dépréciation d’une créance lorsque le recouvrement d’une
créance semble compromis en raison des difficultés financières
graves de l’un des clients
– Trois situations à envisager :
• Recouvrement ne paraît pas menacé  pas de
dépréciation
• Recouvrement incertain (cessation de paiements) 
constitution d’une dépréciations (681. Dotations eux
dépréciations)
• Recouvrement abandonné (liquidation terminée) 
créance irrécouvrable (654. Pertes sur créances
irrécouvrables)
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Leçon 10
1. Les dépréciations de créances
Etape 1. Constitution de la dépréciation :
– Lorsque le recouvrement est incertain
• Constitution  montant de la perte probable
• Montant total de la créance concernée  416. Clients douteux
• Exemple 10.3 :
– Client Dupont déclarée en cessation de paiement
– Créance d’un montant de 3.588 TTC
– Risque de 30% perte de la créance
– Montant de la créance HT : 3.000 €
– Perte probable : 3.000 x 0,7 = 2.100 €
31/12/N
416 Clients douteux 3 588
2907 Clients ordinaires 3 588

31/12/N
6817 Dotations aux dépréciations des créances 2 100
491 Dépréciation des comptes clients 2 100
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Leçon 10
1. Les dépréciations de créances

Etape 2. règlement de la créance :


• Exemple 10.3 :
– En N+1, la liquidation est intervenue et Dupont nous a versé 2.990 €
pour solde de tout compte
1. On enregistre le règlement
2. A l’inventaire, on effectue une reprise de la dépréciation, la créance
étant soldée, la dépréciation est devenue sans objet
3. La solde HT de la créance est enregistrée
– Débit du compte « 654. Pertes sur créance irrécouvrable »
– La TVA collectée non perçue est récupérée en débit du compte
4457. TVA collectée
– Le compte client est soldé

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Leçon 10
1. Les dépréciations de créances
Calcul de la perte HT et de la TVA à récupérer

Créance initiale 3 588


Règlement - 2 990
Perte TTC 598
Perte HT 598 / 1,196 = 500 - 500
TVA à récupérer 598 - 500 = 98 98

Comptabilisation du règlement de la créance


Courant N+1
512 Banque 2 990
416 Clients douteux 2 990

31/12/N+1
491 Dépréciation des comptes clients 2 100
7817 Reprises sur dépréciations de comptes clients 2 100

31/12/N+1
654 Dépréciation des comptes clients 500
4457 Etat, TVA collectée 98
7817 Clients douteux 598

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Leçon 10
2. Les provisions

Définition :
• « Une provision est un passif dont l’échéance ou le montant
n’est pas fixé de façon précise » (PCG, art. 212-3)
3 type de provisions :
• provisions pour dépréciation d'actifs
• provisions pour risques et charges
• provisions réglementées
Principe
• Economiquement : anticipation d’une charge
• Eviter que les charges correspondantes n'influent sur les
résultats des exercices où elle ne sont pas constatées
• Fiscalement : déductibilité  report dans le temps d’une partie
84 de l’IS
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Leçon 10
2. Les provisions

Différence :
• Dépréciation : perte de valeur d’un élément particulier de l’actif
• Provision : perte de valeur portant sur l’ensemble du patrimoine
et non sur l’un de ses éléments particuliers
Exemple : Procès
• Enregistrement d’une provision pour risques et charges
nettement précisés quant à leur objet mais pas dans son
montant
• Perte sur contrat provisionné dès que nécessaire

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Leçon 10
2. Les provisions
Exemple 10.4 :
• Entreprise en litige avec un salarié dans le courant de l’exercice N
• Le 31/12/N le jugement n’est toujours pas rendu
• Estimation à 10.000 € des dommages-intérêts à payer

31/12/N
6875 Dotations aux provisions exceptionnelles 10 000
1511 Provisions pour litiges 10 000

• En février N+1, l’entreprise est condamnée à verser 11.000 € de


dommages-intérêts
Fevr N+1
6875 Pénalités 11 000
1511 Banque 11 000

31/12/N+1
1511 Provisions pour litiges 10 000
7875 Reprises sur provisions exceptionnelles 10 000
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Leçon 10
2. Les provisions réglementées

Définition :
• Dispositions légales particulières ayant pour objet l’obtention
d’un avantage fiscal temporaire
• Réduction du bénéfice comptable et fiscal  dotations aux
provisions exceptionnelles
• Incitation à l’investissement
• Hausse des prix de matières premières
• Renouvellement des stocks
• Caractère de réserve enregistré dans le compte 14. Provision
réglementée
• Dotations et reprises enregistrées en charge ou produits
exceptionnels
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Leçon 10
2. Les provisions réglementées
Exemple 10.5 :
• Une société constitue fin N une provision pour hausse de prix de 2.500 €
• Cette provision sera reprise au plus tard à fin N+6

31/12/N
6873 Dotations aux provisions réglementées 2 500
143 Provisions réglementées sur stocks 2 500

Fin N+6
143 Provisions réglementées sur stocks 2 500
7873 Reprises sur provisions réglementées 2 500

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