Vous êtes sur la page 1sur 17

Société Algérienne d’Echinococcose Hydatique

LES RECOMMANDATIONS NATIONALES POUR


LA PRISE EN CHARGE
MÉDICO-CHIRURGICALE DE
L’ECHINOCOCCOSE KYSTIQUE EN ALGÉRIE

Travail coopératif et multidisciplinaire


Février 2019
INTRODUCTION
L
’échinococcose kystique (EK) (parfois communément
appelée kyste hydatique, ou maladie hydatique) est une des
plus fréquentes zoonoses dans le monde. C’est un fléau
impliquant l’environnement, l’animal et l’Homme. C’est une
maladie ubiquitaire qui peut toucher tous les organes du corps
humain: foie, poumon, os, cœur, vaisseaux, cerveau, colonne
vertébral, voies urinaires…
Actuellement, en Algérie, la seule option thérapeutique
pour l’Homme est la chirurgie, alors que les recommandations
internationales, dont celles de l’OMS préconisent l’adjonction d’un
traitement médical (antiparasitaire)à la chirurgie pour prévenir les
récidives, et c'est dans ce sens que la SAEH a œuvré pour la mise
à la disposition du patient d'un traitement médical de fabrication
nationale.
En Algérie, l’évaluation épidémiologique de la maladie hydatique
est quasiment inexistante; le fait est dû non seulement au manque
ou à l’inadéquation des données, mais aussi à l’absence de
systèmes standardisés, d’où l’intérêt de mener une analyse de la
situation comme point de départ d’actions à l’avenir. Cette analyse
portera sur la récolte de donnés sur la base de fiches techniques
rédigées par des experts nationaux, remplis par les professionnels
de la santé qui prennent en charge ces patients, et envoyés a des
référents désignés par la SAEH et ce dans les différentes régions
du pays. Cela permettra la constitution d’un réseau de surveillance
de base couvrant tous les patients qui sont pris en charge pour
cette maladie.
Le but de la SAEH est de sensibiliser les institutions et les
personnels de santé, mais aussi toute la population, au problème
de santé publique et aux conséquences socio-économiques des
échinococcoses kystiques en Algérie
C'est pour toutes ces raisons que la SAEH a réuni dans un
séminaire atelier qui s'est déroulé les 13 et 14 Février2019 à Alger,
toutes les spécialités impliquées dans cette pathologie, afin de
faire des recommandations aux autorités de tutelle pour mettre en
œuvre des programmes de lutte contre cette maladie, dans le but
ultime de l’éradiquer, et dans un premier temps d’assurer un accès
à des soins de qualité à tous les patients.

1
LE SÉMINAIRE
Objectifs
l Améliorer la prise en charge de la Maladie hydatique en Algérie.
l Améliorer l’accès aux soins pour les patients porteurs de la Maladie hydatique.

Les ateliers
Les travaux de ce séminaire se sont déroulés sous formes d’ateliers
n Atelier 1 : Définir le kyste hydatique
n Atelier 2 : Définir le traitement antiparasitaire : Albendazole
n Atelier 3 : Mettre en place un protocole thérapeutique Médico-chirurgical
n Atelier 4 : Finaliser les fiches de suivi et les fiches de surveillance des patients porteurs de la Maladie hydatique :
• Fiche du pharmacien
• Fiche du chirurgien
• Fiche du médecin préscripteur.

Comité de rédaction
Pr . Achour Karima
Pr . Achour Nassima
Pr . Fissah Aziza
Pr . Graba Abdelaziz
Pr. Hamrioui Boussaad
Pr . Lellou Salah
Pr . Merad Boudia Fethi
Pr . Touil-Boukoufa Chafia
Dr . Dahel Sihem

Collaborateurs étrangers
Pr . Menezes da Silva António
Ancien président de l’Association Mondiale d’Échinococcose
Coordinateur du Groupe “CE Surgery” – Groupes Informels d’Échinococcose de l’ OMS.
Pr . Vuitton Dominique
Centre collaborateur OMS France

2
Participans
Pr . Achour Karima, Présidente de la Société Algérienne d’Echinococcose Hydatique, Chef de service de Chirurgie
thoracique, CHU BEO
Pr . Abdelaziz Rachid, Chef de service de Pneumologie, CHU Tizi Ouzou
Pr . Abid Mourad, Chef de service de Chirurgie générale, CAC Batna
Pr . Achour Nassima Chef de service d’Infectiologie, EHS El Kattar
Pr . Amrane Rabeh, service de Pneumologie, CHU BEO
Pr . Amzar Youcef, service de Neurochirurgie, CHU Mustapha
Pr . Baough Leila, service de Pneumologie, CHU Béni Messous
Pr . Belguendouz Houda, service d’Immunologie ,USTHB
Pr . Belhamri Ali Ameziane, service de Chirurgie Thoracique, CHU BEO
Pr . Benakila Kamel, service d’Urologie, CHU BEO
Pr. Benbeteka Yacine, service de Pneumologie, CHU BEO
Pr . Bensmina Menouba, service de Pédiatrie, CHU BEO
Pr. Benyahia Samir, service d’ORL, CHU Mustapha.
Pr . Boubrit Mustapha , Chef de service de Radiologie CHU Beni Messous
Pr . Bouyoucef K. A., Chef de service de Neurochirurgie, CHU Blida
Pr. Douagui Habib, Président de la Société Algérienne d’Allergologie et d’Immunologie Clinique, service de Pneumologie,
CHU Béni Messous
Pr. Fellah Nadia, Présidente de la Société Algérienne de la Douleur, Chef de service du département d’ Anesthésie-
Réanimation, CHU BEO
Pr. Fissah Aziza, Présidente de la Société Algérienne d’Oncologie Thoracique, Chef de service de Pneumologie, CHU BEO
Pr . Graba Abdelaziz , service de Chirurgie générale ,CHU Mustapha
Pr. Hamrioui Boussaad, service de Parasitologie, CHU Mustapha
Pr . Hassan-Charkaski Hamid, service de Pneumologie, CHU Annaba
Pr. Imessoudene Zohra, Chef de service de Chirurgie générale, CHU Mustapha
Pr . Kheloui Yacine, Président de la Société Algérienne de Bronchoscopie et de Pneumologie Interventionnelle, Chef de
service de Pneumologie, CHU Blida
Pr. Kihal Mouhamed, service d’ Orthopédie, CHU Mustapha
Pr . Laraba Abdennour , service de Pédiatrie CHU BEO
Pr. Lellou Salah, Chef de service de Pneumologie, EHU Oran
Pr. Malki Ghania, Chef de service de Pneumologie, CHU Bejaia
Pr . Merad Boudia Fethi ,Chef de service de Chirurgie générale ,CHU BEO
Pr . Nebab Abdelkader, Chef de service d’Epidémiologie, CHU BEO
Pr . Ouahioune Wahiba ,Chef de service d’anatomie pathologie, CHU Blida
Pr. Seddik Hachemi , Chef de service de Chirurgie générale ,CHU Sétif
Pr. Touil-Boukoufa Chafia , Chef de service du département Immunologie, USTBH
Pr. Zemirli Omar , Président de la Société Algérienne d’Otto Rhino Laryngé , Chef de service d’ORL, CHU Beni Messous
Dr . Benoui Rafika, service d’anatomie pathologie, CHU Blida
Dr . Dahel Sihem, service de Chirurgie Thoracique, CHU BEO
Dr. Drie Imad , service de Gastro-entérologie service de Neurochirurgie
Dr. Khaloufi Adel, service de Chirurgie générale ,CHU Sétif
Dr . Saaoui Abdelkrim, service de Chirurgie Thoracique, CHU BEO
Dr. Zait Houria ,service de Parasitologie, CHU Mustapha
Dr. Ait Mahiedine Zohra, service de Chirurgie Thoracique, CHU BEO

3
LES RECOMMANDATIONS
(I) Le kyste Hydatique
Le «Kyste hydatique» est la forme de présentation, dans les hôtes intermédiaires, de l’échinococcose kys-
tique, maladie causée par le parasite Echinococcus granulosus sensu lato.
Le parasite a une forme adulte, qui vit dans l’intestin du chien (et d’autres carnivores), qui sont les hôtes
définitifs, et une forme larvaire qui infecte les hôtes intermédiaires, où les humains sont inclus (acciden-
tellement) (Figure 1).

Figure 1 – Cycle evolutif d’Echinococcus granulosus

«Kyste hydatique» est la dénomination donnée à la lésion qui représente la forme larvaire du parasite (ou
‘métacestode’).
Le kyste hydatique se compose de deux parties: le parasite échinococcique ou «hydatide», et l’adven-
tice(ou couche adventitielle), fabriquée par l’hôte, qui l’encapsule (Figure 2 et 3. L’hydatide est une sphère
remplie d’un liquide d’origine parasitaire et composée de deux couches: l’interne, appelée germinative et
l’externe appelée cuticulaire .

Figure 2 – Kyste hydatique (schématique)

4
Les protoscolex, produits par la couche germinative assurent la fertilité du kyste. Leur destinée normale
chez les hôtes animaux est de faire perdurer le cycle parasitaire en formant, après leur ingestion, des vers
adultes dans l’intestin des hôtes définitifs carnivores. Ils ont aussi la possibilité, de reformer un kyste hyda-
tique, lorsqu’ils sont mis (après rupture spontanée ou interventionnelle du kyste) au contact des tissus des
hôtes intermédiaires ; ils sont donc capables de créer de nouvelles hydatides et de disséminer la maladie.
Par ailleurs, en cas d’agression de l’hydatide (fissure, infection), la membrane germinative peut réagir en
formant des vésicules filles (vésiculation), dans une tentative de préserver l’espèce en évitant la dégéné-
rescence (figure 3). Les vésicules filles ne comportent pas d’adventice constituées.

Figure 3 – La vésiculation–formation de vésicule filles en cas d’agression de la membrane germinative

La classification Echographique est très importante pour le diagnostic des kystes de la cavité abdomino
pelvienne.
En 1981, on a utilisé la Classification de GHARBI, mais depuis 2003 c’est la Classification internationale OMS
qui est utilisée car cette dernière présente une corrélation entre l’aspect échographique et l’évolution du
métacestode, et elle permet une standardisation internationale des descriptions des kystes pour une ex-
ploitation épidémiologique et pour les indications thérapeutiques.
Gharbi 1 Gharbi 3 Gharbi 2 - Gharbi 4 Gharbi 5

OMS 1 OMS 2 OMS 3a OMS 3b OMS 4 OMS 5


ACTIVE de TRANSITION INACTIVE
Classification Echographique du KH du foie selon l’OMS (2003)

5
LES RECOMMANDATIONS
(II) Le traitement antiparasitaire : Albendazole
L’albendazole (ABZ) est un médicament de la famille des benzimidazolés, utilisé depuis 1985 dans le
traitement des échinococcoses humaines (échinococcose kystique (EK) et échinococcose alvéolaire (EA).
Sa cible est le métacestode (larve) des différentes espèces d’échinocoques.
ELÉMENTS PHARMACOLOGIQUES
Le mécanisme d’action pharmacologique de l’ABZ est la désintégration des microtubules des cellules de
la couche germinative, qui conduit à des anomalies de l’utilisation du glucose, du stockage du glycogène, et
finalement à la dégénérescence du réticulum endoplasmique et des mitochondries et à la mort cellulaire.
Son action antiparasitaire s’exerce donc principalement en inhibant la croissance de la couche germinative
in vivo; l’action sur les protoscolex est effective, mais demande plus de temps.
ELÉMENTS PHARMACOCINÉTIQUES
L’ABZ est une pro-drogue inactive, transformée dans le foie en son métabolite actif : le sulfoxyde d’ABZ
(ABZ-SO) qui peut être dosé dans le plasma pour vérifier l’observance et adapter la posologie. Son absorption
digestive est faible, très variable d’un individu à l’autre, et multipliée par 5 à 6 lorsque la prise de l’ABZ se fait
au cours d’un repas comportant des graisses. Les cytochromes P450 1A2, 3A4 et 1A1, hépatiques, mais aussi
muqueux, intestinaux,sont impliqués dans son métabolisme, ce qui explique les interférences observées avec
certains médicaments et xénobiotiques naturels. Il y a un important effet de premier passage dans le foie qui
contribue au faible taux sanguins d’ABZ-SO chez les patients sans anomalie hépatique, et aux taux élevés
chez les patients cirrhotiques ou avec hypertension portale. L’élimination est biliaire à 80%, ce qui explique
les taux sanguins élevés observés chez les patients atteints de cholestase.
INTERACTIONS ENTRE ABZ ET XÉNOBIOTIQUES
Certains médicaments en interférant avec les cytochromes responsables du métabolisme de l’ABZ
peuvent majorer les concentrations plasmatiques d’ABZ-SO, entrainant un risque de toxicité, par exemple la
dexaméthasone, le praziquantel, le néomercazole. D’autres peuvent diminuer ces concentrations, entrainant
un risque d’inefficacité, par exemple des antiépileptiques comme la phénytoine, la carbamazépine, ou le
phénobarbital, et des anti-infectieux comme la rifampicine ou le ritonavir. Pour certains médicaments,
les interactions sont plus complexes, comme pour la cimétidine où une majoration ‘métabolique’ de la
concentration est compensée par la réduction de l’absorption intestinale de l’ABZ sous l’effet anti-acide
gastrique de la cimétidine. Il y a également des interactions avec d’autres xénobiotiques non médicamenteux,
comme le tabac le cannabis ou la réglisse qui augmentent le métabolisme par le Cytochrome P450, d’où
une possible inefficacité de l’ABZ, nécessitant une augmentation des doses d’ABZ(et une correction à leur
arrêt).
L’OBJECTIF DU TRAITEMENT COMPLÉMENTAIRE PAR L’ABZ
est de compléter la destruction de la couche germinative si elle a été incomplète pendant l’intervention
chirurgicale, et d’éviter les récidives associées d’une part à la reprise de prolifération des cellules de cette
couche germinative et d’autre part à la production de nouveaux kystes in situ ou à distance à partir des
protoscolex disséminés lors de l’intervention.

6
(III) Protocole thérapeutique médico-chirurgical
INDICATIONS
L’Albendazole (ABZ) n’ est indiquée comme seule option thérapeutique (sans geste interventionnel)
que dans 3 cas de figures seulement:
• Patient non opérable
• Localisations multiples non résécables
• Très petits kystes (inferieur a 3cm)de stade CE1 et CE3a
Ce document concerne essentiellement l’albendazole en association avec la chirurgie, dans la mesure où
c’est actuellement l’approche interventionnelle la plus utilisée en Algérie .
Mais il faut savoir que dans certains cas, l’ABZ est associé à un traitement interventionnel non chirurgical,
comme la ‘PAIR’ (Ponction Aspiration Injection Réaspiration), et d’autres versions modifiées avec aspiration
mécanique. Décrites initialement par les radiologues tunisiens en 1986, ces techniques ont fait depuis la
preuve de leur efficacité et de leur innocuité si les indications et techniques en sont bien respectées.
RÉGIME THÉRAPEUTIQUE ET SURVEILLANCE
Verten (Albendazole) comprimé de 400mg
• L’ABZ doit être administré en continu, à la posologie moyenne de 10-15 mg /kg/jour.
• L’administration est en 2 prises, matin et soir : généralement 1 comprimé à 400mg 2 fois par jour,
pour un adulte de poids moyen ; à adapter au poids du patient.
L’ABZ doit être pris au cours d’un repas comportant des graisses (beurre, huile d’olive, fromage…)
En début de traitement (6ème jour), un dosage des transaminases et une numération-formule sanguine
sont recommandés, en raison des possibles effets secondaires.
L’albendazole est contre-indiqué pendant la grossesse.
INDICATIONS ET DURÉE DU TRAITEMENT
• Tout médecin peut prendre en charge le traitement médicamenteux anti-infectieux de cette maladie:
les médecins généralistes, et/ou les spécialistes.
Une prise en charge multidisciplinaire est essentielle pour l’indication, le suivi du traitement, et la recherche
de récidives.
A – Lésion unique opérable
1-Durée du traitement avant l’intervention : 1 semaine
2- Durée du traitement après l’intervention:
Au cours de la chirurgie si le kyste a pu être enlevé en totalité, sans ouverture du kyste (Kystectomie totale
à kyste fermé) : il n’est pas recommandé de poursuivre l’administration d’ABZ après l’intervention.
Au cours de la chirurgie s’il y a eu ouverture du kyste (Kystectomie subtotale ou partielle) :
4 mois de traitement par ABZ
B – Lésions multiples d’un même organe
• si Lésions résécables
1-Durée du traitement avant l’intervention : 1 semaine
2- Durée du traitement après l’intervention:
-Au cours de la chirurgie si les kystes ont pu être enlevés en totalité, sans ouverture des kystes :
il n’est pas recommandé de poursuivre l’administration d’ABZ après l’intervention.
-Au cours de la chirurgie s’il y a eu ouverture d’au moins 1 kyste: 4 mois de traitement d’ABZ
• si Lésions non résécables Un traitement médical prolongé par ABZ doit être entrepris
C – Infections massives (lésions kystiques dans plusieurs organes): Formes malignes
• Infection massive chez un patient opérable (chirurgie palliative) Un traitement médical prolongé d ABZ
doit être entrepris associé à la chirurgie. Il est recommandé de débuter le traitement au moins un mois
avant la chirurgie, et de le poursuivre éventuellement à vie (sur le modèle proposé pour l’échinococcose
alvéolaire) ; toute décision d’arrêt doit reposer sur des arguments solides d’imagerie et de sérologie.

7
LES RECOMMANDATIONS
(IV) Fiches de suivi et de surveillance
des patients porteurs de la MH
FICHE DU PHARMACIEN: ALBENDAZOLE CP DE 400 mg
Informations concernant le produit
Nom déposé

Fabricant

Lot N°

Informations concernant le patient


Nom et Prénom

Sexe

Date de naissance

Téléphone/ Fax/ Email

Adresse, commune et wilaya de résidence

Date du diagnostic

Date du début du traitement

Posologie et durée du traitement

Organe(s) atteint(s): Nombre et siège des kystes

Lieu et nombres d’interventions

Informations concernant le prescripteur


Nom et Prénom

Spécialité

Téléphone/ Fax/ Email

Etablissement, service

Libéral (adresse)
Signature

8
FICHE DU CHIRURGIEN
Informations concernant le chirurgien
Nom et Prénom
Spécialité
Téléphone/ Fax/ Email
Etablissement, service
Libéral (adresse)

Informations concernant le patient


Nom et Prénom
Sexe
Date de naissance
Téléphone/ Fax/ Email
Adresse/commune /
wilaya de résidence

Informations concernant la maladie et le geste Chirurgical


Date du diagnostic : ......./......./.......
Organe(s) atteint(s): Siège: Foie Poumon Autres
Nombre: Unique multiples Polyviscéral
Etat du kyste: non compliqué compliqué
Si KHF : Statut biliaire.............................................................
Antécédents chirurgicaux : Non
Maladie hydatique Oui -lieu, date, nombres d’interventions.......................................................................
-KH: Siège ,Nombre , Etat;..............................................................................................
Antécédents médical ABZ : Non
Oui posologie et durée du trt.............................................................................................
Date de l’intervention finale: ......./......./.......
Geste Chirurgical :
Type de chirurgie Avec ouverture du KH Sans ouverture du KH
Traitement ABZ post op prévu Oui Non
Signature

9
LES RECOMMANDATIONS
FICHE DU MÉDECIN PRESCRIPTEUR
Médecin prescripteur
Nom et Prénom
Spécialité
Téléphone/ Fax/ Email
Adresse Etablissement
Libéral (adresse)

Patient
Nom et Prénom
Sexe
Date de naissance
Profession
Mode d’habitation
Téléphone/ Fax/ Email
Adresse/Commune/
Wilaya de résidence
Numéro de carte Chiffa

Antécédents médicaux ABZ


Date du début du traitement
Posologie et durée du traitement

Antécédents chirurgicaux de la maladie hydatique


Date de l’intervention :
Adresse de Etablissement :
Organe opéré :
Geste Chirurgical :
Type de chirurgie : Avec ouverture du KH Sans ouverture du KH

Circonstance de découverte:
Asymptomatique ......................................................................................................................................................................................
Symptomatique ......................................................................................................................................................................................

10
Interrogatoire (pour adapter les doses)
Médicaments associés
Comorbiditées
Notion de prise Tabagisme Cannabis
Autres

Sérologie hydatique
Technique: .......................................................................................................................... Positif Négatif

Imagerie
Echographie Abdomino-pelvienne: ..........................................................................................................................
Classification OMS: CL CE1 CE2 CE3a CE3b CE4 CE5
Téléthorax/: ..........................................................................................................................................................................
TDM: ........................................................................................................................................................................................
IRM: ..........................................................................................................................................................................................
Autres : .......................................................................................................................................................................................

Siège Foie Poumon Autres : ............................................................................................


Nombre Unique multiples Polyviscéral
Etat du kyste Non compliqué compliqué

Bilan pré-médicamenteux:
Test de grossesse sanguin (Bétha HCG): Négatif Positif
Transaminases ………………………………………………………………………………….………………..………….......................…………………
FNS ……………………………………………………………........……………………………………………………….…….......................…………………

Tolérance :
Effets indésirables Date d’apparition
Cliniques
Céphalées Alopécie
Troubles digestifs ........................................................................................................
Biologiques
Leucopénie ....................................................................................................................
Augmentation des transaminases .....................................................................
Autres
Signature

11
LES RECOMMANDATIONS
Surveillance Biologique après la prise de l’ABZ. (S: semaine M: Mois)
Dosage de l’ABZ-SO plasmatique 4 heures après la prise du matin (‘T4’) Taux= 1 et 3 µmol/L.
S2
1 fois par an. En cas de prise
prolongée
Si effets secondaires majeurs
ou inefficacité du traitement

Numération formule sanguine( FNS) et Transaminases


S2
S4
S6
S8
M3
M4
M5
M6
Puis tous les 3mois si trt
prolongé

Protocole de surveillance des transaminases


- Maintenir ABZ, et renforcer la surveillance : possible reflet de
Si ALAT ≤ 3 fois la Normale
l’efficacité du Tt
- Si possible, vérifier la concentration plasmatique
d’ABZ-SO, 4 heures après la prise de l’ABZ (T4) (surdosage? En
particulier à cause de la prise concomitante d’un autre médicament)
Si ALAT > 5 fois la Normale
- Arrêt ABZ jusqu’à normalisation de l’ALAT
- Rechercher autres causes : complication de l’échinococcose,
hépatite virale concomitante, autre médicament......
Si le traitement par ABZ est - Réintroduction à faible posologie
imputable … et indispensable - Surveillance rapprochée +++

B-Si arrêt du traitement


• Date et cause ----------------------------------------------------------------------------------

12
Surveillance par l’imagerie (fonction de l’organe atteint)
A 2 mois échographie et/ou radiographie pulmonaire
A 4 mois échographie et/ou radiographie pulmonaire
A 1 an TDM/IRM
Tous les ans pendant 5 ans échographie et radiographie pulmonaire
Tous les 2 ans pendant 10 ans échographie et radiographie pulmonaire

Signature

13
CONCLUSION
E
n Algérie, il faut qu’on reconnaisse l’importance de
l’échinococcose en tant que problème de santé publique, il
est donc impératif qu’un code de bonnes pratiques reconnu
par les professionnels et les autorités de santé soit proposé
et suivi pour améliorer la prise en charge des patients.
La prise en compte de ces recommandations permettra une prise
en charge correcte de la maladie hydatique chez l’Homme.

14
RÉFÉRENCES
1. Velasco-Tirado V, Alonso-Sardón M, Lopez-Bernus A, et al. Medicaltreatment of cysticechinococcosis: systematicreview and
meta-analysis. BMC Infect Dis 2018;18(1):306.
2. Saimot AG. Medicaltreatment of liverhydatidosis. World J Surg 2001;25(1):15–20.
3. Horton J. Albendazole for the treatment of echinococcosis. Fundam Clin Pharmacol 2003;17(2):205–12.
4. Ceballos L, Virkel G, Elissondo C, et al. Apharmacology-basedcomparison of the activity of albendazole and
flubendazoleagainstEchinococcusgranulosusmetacestode in sheep. Acta Trop 2013;127(3):216–25.
5. Ceballos L, Elissondo C, Sánchez Bruni S, Denegri G, Lanusse C, Alvarez L. Comparative performances of flubendazole and
albendazole in cystic echinococcosis: ex vivo activity, plasma/cyst disposition, and efficacy in infected mice. Antimicrob Agents
Chemother 2011;55(12):5861–7.
6. Ceballos L, Elissondo C, Sánchez Bruni S, et al. Chemoprophylactic activity of flubendazole in cystic echinococcosis.
Chemotherapy 2010;56(5):386–92.
7. Manterola C, Mansilla JA, Fonseca F. Preoperative albendazole and scolices viability in patients with hepatic echinococcosis.
World J Surg 2005;29(6):750–3.
8. Lange H, Eggers R, Bircher J. Increased systemic availability of albendazole when taken with a fatty meal. Eur J ClinPharmacol
1988;34(3):315–7.
9. Nagy J, Schipper HG, Koopmans RP, Butter JJ, Van Boxtel CJ, Kager PA. Effect of grapefruit juice or cimetidine coadministration
on albendazole bioavailability. Am J Trop Med Hyg 2002;66(3):260–3.
10. Zeugin T, Zysset T, Cotting J. Therapeutic monitoring of albendazole: a high-performance liquid chromatography method for
determination of its active metabolite albendazolesulfoxide. Ther Drug Monit 1990;12(2):187–90.
11. Steiger U, Cotting J, Reichen J. Albendazole treatment of echinococcosis in humans: effects on microsomal metabolism and
drug tolerance. ClinPharmacolTher 1990;47(3):347–53.
12. Cotting J, Zeugin T, Steiger U, Reichen J. Albendazole kinetics in patients with echinococcosis: delayed absorption and
impaired elimination in cholestasis. Eur J ClinPharmacol 1990;38(6):605–8.
13. Moskopp D, Lotterer E. Concentrations of albendazole in serum, cerebrospinal fluid and hydatidous brain cyst. NeurosurgRev
1993;16(1):35–7.
14. Saimot AG, Meulemans A, Cremieux AC, et al. Albendazole as a potential treatment for human hydatidosis. Lancet
1983;2(8351):652–6.
15. Guermouche S, Guermouche MH, Belkaid M, Jilali G. [Study of the distribution of albendazolesulfoxide by liquid
chromatography in plasma and cyst fluid in hydatidosis]. Ann Pharm Fr 1988;46(1):15–8.
16. Guermouche S, Guermouche MH, Belkaid M, Jilali G, Hamrioui B, Chami K. [Variation of albendazolesulfoxide concentrations
in serum, hydatid cyst membrane and liquid as a function of time. Liquid phase chromatographic study]. Ann Pharm Fr
1987;45(6):439–44.
17. Pawluk SA, Roels CA, Wilby KJ, Ensom MHH. A review of pharmacokinetic drug-drug interactions with the anthelmintic
medications albendazole and mebendazole.ClinPharmacokinet 2015;54(4):371–83.
18. Schipper HG, Koopmans RP, Nagy J, Butter JJ, Kager PA, Van Boxtel CJ. Effect of dose increase or cimetidine co-administration
on albendazole bioavailability. Am J Trop Med Hyg 2000;63(5–6):270–3.
19. Brunetti E, Kern P, Vuitton DA, Writing Panel for the WHO-IWGE. Expert consensus for the diagnosis and treatment of cystic
and alveolar echinococcosis in humans. Acta Trop 2010;114(1):1–16.
20. WHO Informal Working Group on Echinococcosis (WHO-IWGE). Guidelines for treatment of cystic and alveolar
echinococcosis in humans. Bull World Health Organ 1996;74(3):231–42.
21. Teggi A, Giattino M, Franchi C, Lastilla M. [A hypothesis on the significance of an increase in serum transaminases in patients
with hydatidosis treated with benzimidazolecarbamates]. RecentiProg Med 1997;88(10):452–8.
22. Franchi C, Di Vico B, Teggi A. Long-term evaluation of patients with hydatidosis treated with benzimidazolecarbamates. Clin
Infect Dis 1999;29(2):304–9.
23. Vuitton D, Bresson-Hadni S. Alveolar echinococcosis: evaluation of therapeutic strategies. Expert Opinion on Orphan Drugs
2014;2(1):67–86.
24. Junghanss T, da Silva AM, Horton J, Chiodini PL, Brunetti E. Clinical management of cystic echinococcosis: state of the art,
problems, and perspectives. Am J Trop Med Hyg 2008;79(3):301–11.
25. Falagas ME, Bliziotis IA. Albendazole for the treatment of human echinococcosis: a review of comparative clinical trials. Am
J Med Sci 2007;334(3):171–9.
26. Pang Q, Jin H, Man Z, et al. Radical versus conservative surgical treatment of liver hydatid cysts: a meta-analysis. Front Med
2018;12(3):350–9.
27. Velasco-Tirado V, Romero-Alegría Á, Belhassen-García M, et al. Recurrence of cystic echinococcosis in an endemic area: a
retrospective study. BMC Infect Dis 2017;17(1):455.
28. da Silva AM. Cystic Echinococcosis in the Liver: Nomenclature and Surgical Procedures. J Surg Surgical Res, 2015, 1(3): 059-
059.
29. Menezes-Silva A. Hydatid cyst of the liver – criteria for the selection of appropriate treatment. Acta Tropica 2003; 85(2): 237-
242.

15
SOMMAIRE
INTRODUCTION 03
LE SÉMINAIRE 04
LES RECOMMANDATIONS 05
CONCLUSION 06
RÉFÉRENCES 16