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Situation de la traductologie : délimitation du champ

Holmes dans un article intitulé « The Name and Nature of Translation Studies » distingue deux grandes branches
:
- la "traductologie théorique" qui a pour objet la description de phénomènes et la théorisation
de pratiques par rapport a la traduction.
- la "traductologie appliquée" qui met en ouvre les principes de la traductologie théorique .
Au-delà de la distinction de Holmes, la traductologie en général est classée parmi les sciences
humaines et elle est souvent considérée comme une science du langage. Toutefois certaines études
veulent lier la traduction aux sciences naturelles en centrant la recherche sur le sujet humain. Par
conséquent il ya une "traductologie interne" qui s’intéresse seulement aux processus de la
traduction et une "traductologie externe" qui s’intéresse à la traduction comme à un produit des
facteurs politiques, historiques et sociologiques. De plus s’ensuit que le traductologie est
aujourd’hui fondée sur l’empirisme (c’est- à-dire sur la pratique traductionelle et l’observation des
faits de traduction) et comme pour toute discipline empirique, le travail passe par trois étapes :
- L’observation qui consiste dans l’examen détaillé des faits de la traduction.
- L’hypothèse qui consiste à proposer un principe à partir des observations réalisées en
procédant avec un raisonnement par induction qui va du particulier au général.
- La vérification qui permet de confirmer l’hypothèse.
De plus, pour être utile l’étude traductologique doit répondre a certains principes :
- Principe de cohérence : elle ne doit pas présenter des contradictions internes.
- Principe d’exhaustivité : elle doit avoir un grand valeur explicatif en proposant beaucoup
d’exemples pertinents.
- Principe de simplicité: elle doit utiliser le moins possible de concepts.
- Principe de prédictibilité : elle doit permettre de prévoir la validité d’une traduction
nouvelle.
Si l’objet d’étude de la traductologie sont le divers manifestations de la traduction, il convient
comprendre ses opérations ayant :
- Un texte de départ ou texte à traduire.
- Un texte d’arrivée ou texte traduit.
- Un acteur central c’est-à-dire le traducteur qui apparaît comme un percepteur sur deux
plans : d’une part, pour traduire le perception du public de départ, et d’autre part, pour
traduire la perception du public d’arrivée.
CAPITOLO 4 – Le théories de la traduction
Les théories de la traduction servent à décrire ou à expliquer le texte traduit. À l’inverse des
approches qui lient la traduction à des disciplines instituées, ces théories veulent renforcer <p>l’autonomie et
l’indépendance de la traductologie. Elles se distinguent essentiellement par l’aspect
qu’elles privilégient dans la théorisation de la traduction.
- La théorie interprétative est connue sous la dénomination de l’École de Paris et insiste sur
le concept de traduction cibliste parce qu’elle accorde une attention particulière au lecteur
cible, à la compréhensibilité de la traduction produite et à son acceptabilité dans la culture
d’accueil.
- La théorie actionnelle a été développée en Allemagne et son premier objectif est de
promouvoir une traduction fonctionnelle permettant de réduire les obstacles culturels qui
empêchent la communication. Par conséquent pour elle le texte source est un simple outil
pour la mise en œuvre des fonctions de la communication interculturelle. Et dans ce cas la
première préoccupation du traducteur doit être la réception du message dans la culture cible
et évaluer son acceptabilité dans la culture d’accueil. Ainsi par exemple, la théorie
actionnelle prévoie le remplacement d’éléments culturels du texte source par d’autres
éléments plus appropries a la culture cible.
- La théorie du skopos s’inscrit dans le même cadre que la théorie actionnelle parce qu’elle
s’intéresse avant tout à la fonction des textes dans la culture cible. Son nom dérive du mot
grec « skopos » qui signifie « but » ou « finalité ». Ainsi, la traduction dans ce cas est