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Economie des institutions et des organisations

05/12/2018 :
Analyse des institutions et des organisations

Introduction : distinction institution / organisation


Institution : ensemble des règles qui régissent l’économie.
Organisation : groupe d’acteurs regroupés autour d’un projet commun.
Les entreprises sont des organisations.

L’analyse des institutions et des organisations aborde ces 2 aspects.

North : « les institutions c’est les règles du jeu, les organisations ce sont les joueurs ».
 Critiquable car : les joueurs jouent le jeu mais essaient aussi de changer les règles à leurs
avantages.

Règles : les acteurs vont suivre des tics de comportements.


Quelles sont les règles sont on va parler ? Juridiques / morales / normes de comportements /
sociales
 Formelles et informelles / codifiées et non codifiées.

A chaque période dela vie économique la prise en compte de ces règles n’était pas la même.
Etude des lois du fonctionnement économique.
Démarche classique : on fait des hypothèses.

- Ecole historique allemande : Roscher : économie c’est une discipline abstraite qui construit un
monde artificiel. Il faut aller observer comment fonctionne l’économique, faire des études de terrains
pour comprendre comment se développe la vie économie et d’en tirer des généralités.
On ne peut pas comprendre l’économie sans comprendre les règles juridiques, les règles de
comportements sociaux. Objectif : identifier les lois empiriques.
Il faut faire des analyses à partir de situation concrètes.

Loi de Wagner : tente d’expliquer pourquoi on a une augmentation du rôle de l’Etat dans les
systèmes économiques ? observation du rôle de l’Etat, avec l’industrialisation, on a des
regroupements de population et des augmentations du niveau de vie et donc une augmentation des
demandes (éducation, amélioration de la santé, etc.) cela va créer des tensions donc l’Etat va
augmenter son rôle.

- Schmoller (fin 19ème) : il ne faut pas changer seulement les institutions économiques, on va aussi
changer les règles de fonctionnement (système national de sécurité sociale).

- Institutionnalisme américain (20ème) : Veblen, Commons : ils se trouvent face au courant néo-


classique. Veblen, un des premiers à critiquer l’homo-economicus. Commons, va s’intéresser aux
droits de l’époque, aller observer les conditions économiques concrètes (le marché du travail et les
législations du travail).

L’approche des institutions est plus concrète que les théories économiques classiques.

2 types d’approches opposées :


Approche classique : lois de l’échange et de la production
Approche de l’économique, d’un système institution amendé par une observation construite.
Après la 2nde GM : la question des institutions va disparaitre, l’économie va se construire autour de
Walras et de Keynes.Les comportements du consommateur sont être mis de côtés.
Le thèmedes institutions va resurgir à partir des années 80 avec des auteurs qui vont réinvestir ce
thème avec quelque chose de nouveau  Langlois. Construction d’une approche scientifique des
institutions.

Eléments de rapport entre droit et économie :


Le droit à un effet très important que l’économie.
- Approche purement juridique : elle étudie la logique interne du droit (les normes juridiques,
comment elle s’applique). Conduit à la dogmatique juridique (logique propre du droit). Contester par
les juristes car le droit ce sont des règles qui sont aussi des règles sociales. On va étudier comment
les règles sont utilisées socialement (sociologie du droit). Il existe plusieurs façons d’utiliser le même
droit, il n’y a pas un seul ordre juridique mais plusieurs.
Economie du droit (law and economics) : premier courant  utilisations des outils de la
microéconomie pour interpréter les phénomènes juridiques. Les acteurs vont être abordés par le
choix rationnels et l’efficience. Deuxième courant reprend la tradition institutionnaliste du droit. Ils
vont étudier les relations entre droit économie et éthique (système de valeurs) avec l’idée qu’un
système juridiques est lié à un ou plusieurs systèmes de valeurs.
Le premier courant donne des résultats universels, le deuxième donne des résultats lors d’études
concrètes.
- approche de type néo-classique : théorème de Coase : exemple 2 individus : un qui pollue et l’autre
qui ne pollue plus. Coût marginal et bénéfice marginal.
Voir feuille 1.
Les 2 individus vont aller devant le juge, deux possibilités :
- droit en faveur du pollué
- droit en faveur du pollueur
 Ils vont négocier jusqu’au point A : bénéfice marginal = coût marginal.
Résultat : quelques soit l’attribution du droit par le juge on aboutit à la même répartition du droit. La
décision du juge n’a pas d’effet.
Lemarchandage suppose aucun coût de transaction. Si l’on introduit des coûts de transaction, le
marchandage serait moins efficace. On suppose aussi l’information parfaite des 2 individus.
La décision du juge est importante, à des effets économiques réels lorsqu’il y a des coûts de
transaction et l’existence d’informations imparfaites. La décision du juge ne sera donc pas neutre.
Il faut étudier comment les juges prennent leurs décisions et que les juges comprennent LA théorie
économique, à partir de quelles croyances etc.

Logique des systèmes juridiques :


Le droit doit s’adapter à la logique économique. Le droit à une logique qui lui est propre.
Rapport entre droit et économie : 2 ensembles d’activités (économiques qui ont leur logique et le
droit)
Introduction de la notion de système autonome (Varela). Ordre autonome : ordre qui fonctionne
avec ses propres critères de fonctionnement. Pour le droit, les règles produites par le droit vont être
jugées par les critères du droit, le critère de validité. Pour l’économique, le critère c’est l’efficacité.
Ces 2 critères sont autonomes mais pas indépendants. Chacun des ordres va produire des résultats
qui vont agir sur l’autre ordre.

Plusieurs types d’approches de l’économies des institutions.

Panorama des courants institutionnalistes


Distinction entre ceux qui veulent approfondir et ceux qui veulent développer les courants
institutionnalistes.
- L’institutionnalisme historique :
* Veblen : approche qui se veut évolutionniste. Va insister sur l’émergence spontanée des règles qui
surgissent des différents acteurs. Va insister sur le rôle des traditions et des habitudes (règles qui ont
émergées et qui durent dans le temps et qui peuvent freiner ou aider les acteurs). Le comportement
repose sur des règles, des routines.
* Commons : va insister sur les règles qui sont volontairement formées. S’intéresse plus au droit et
donc au rapport entre économique et politique. S’intéresse à comment les acteurs interagissent 
notion de transaction (différentes formes de transactions). Va intégrer le fait qu’il peut y avoir des
conflits d’intérêt entre les acteurs.
* auteurs contemporains : BazzoliDutraive pour Commons et Hodgson pour Veblen.

- La New Institutional Economy:


Faire de la théorie économique des institutions. La théorie économique repose sur un comportement
rationnel des individus et les comportements individuels.
Simon : suppose que l’individu à une connaissance parfaite des biens et des substituts. La rationalité
est limitée car la réalité est complexe et changeante.
Dans un environnement changeant, est-il rationnel de maximiser ? Non car ne conduit pas forcément
à la situation la plus efficace.
Logique de décision des individus notion d’aspiration. Le comportement rationnel c’est de se fixer
un seuil d’aspiration et d’essayer de l’atteindre.
Etudier le processus du choix.
* Rationalité maximisatrice
Approches néo-classiques des institutions (Law and Economics : Posner). Maximiser en intégrant le
fait que le droit change. On va intégrer le juge qui va maximiser les fonctions-objectifs.
 Théorie des droits de propriétés : tragédie des communs.
 Théorie d’Etat / théorie des choix publics (Buchanan, Tullock). L’homme politique va maximiser
ces chances de réélection. Le résultat du fonctionnement de l’Etat n’est pas un résultat lié à la
volonté générale mais le résultat d’avoir des avantages pour gagner les élections.
 Théorie des jeux
* rationalité limitée 
 Théorie des coûts de transaction (Coase, Williamson) : deux notions clés : coût de transaction et
spécificité des actifs.
Approches évolutionnistes : (Nielson, Winter) les connaissances deviennent des savoirs-faires.
Toute organisation développe ces propres routines.
* Agir gouverné par des règles  courant autrichien (Hayek, Mises).
Problème centrale : utilisation de la connaissance. Le marché c’est un mécanisme qui diffuse des
informations et des connaissances. Les prix de marchés transferts de la connaissance. Le marché est
un système de règle qui agit que les institutions. Approche évolutionniste. Les interprétations du
marché peuvent être différentes.
 Lachmann : les institutions sont des poteaux indicateurs qui nous donnent des indications sur les
marchés. Un système institutionnel doit être soutenu et qu’il y ait des compromis avec les différentes
catégories sociales.
 Hayek : les individus vont sélectionner les règles les plus efficaces à son fonctionnement.

L’économie institutionnelle de Commons 


I- Les concepts fondamentaux de l’économie institutionnelle
On part de la théorie du comportement pour comprendre le système de transaction pour
comprendre l’ensemble du système.

1) Rapport entre action et cognition = l’esprit institutionnalisé


a) Acquisition de la connaissance
Les individus acquièrent des connaissances. Il refuse de reposer sur des hypothèses de
comportements abstraites : fonctions de préférences, logique de calcul / maximisation. Il s’intéresse
au processus d’acquisition de la connaissance : psychologie négociationnelles.Tout type de
connaissance à sa source dans l’expérience, il faut partir de l’expérience et comprendre comment les
abstractions vont émergées spontanément.
Peirce  : notion d’esprit actif. L’esprit est une activité par laquelle on organise les impressions et elle
va leur donner un sens.

Ce processus d’acquisition des connaissances est un processus d’enquête, de recherche  3


éléments du processus de connaissance :
- analyse : processus de classification des expériences.
- genèse : analyse des changements permanents.
- synthèse / insight : construction de représentations des relations changeantes, des parties et du
tout.

5 niveaux de complexité croissantes :


- Percepts : significations attribuées aux faits à partir des hypothèses habituelles de comportement.
- Concepts : idées, instruments simples
- Principes : concepts dotés d’une dimension temporelle
- Formules : construction mentales synthétiques qui vont éclairer les relations entre un tout et ses
parties / articule les concepts et les principes.
- Philosophies sociales : donnent aux formules une dimension sociale en permettant leur application.

Faits objets ou relations 



Transformation avec les hypothèses habituelles

Percepts / attribution des significations

Transformation par la classification

Concepts / regroupement à partir de similarités

Transformation par la genèse

Principes

Transformation par la synthèse

Formules / idéales types ou modèle

Transformation par l’éthique

Philosophies sociales
 Processus d’acquisition cognitif

b) L’action comme dimension cognitive


La théorie économique standard ne prend pas assez en compte le côté intentionnel. Introduction de
l’action intentionnelle  l’individu se projette dans l’avenir. La volonté est tournée vers le futur
(futurité), vers l’avenir qui est dans un contexte social qui implique des conflits de volonté.
Principe générale du comportement = les individus recherchent leur intérêt personnel. Pour
Commons, le principe général, c’est la recherche d’une sécurité des anticipations. Chaque acteur en
faisant des expériences de manières répétées vont acquérir des habitudes qui sont des règles qui
guident leur conduite. Ces règles d’actions délimitent les comportements individuels et leur donne
du sens. Pour comprendre les acteurs il faut comprendre les règles qui constituent les institutions.
La pensée c‘est un ensemble de signification que l’on attribue aux choses. Cet ensemble va
déterminer nos croyances qui vont durer dans le temps tant que les réalisations correspondent aux
effets attendus. Les croyances de chaque acteur constituent la réalité.

Définition de l’institution par Commons : Action collective en contrôle de l’action individuelle (le
collectif contrôle l’individu).
Approfondissement de la définition :
Action collective s’étend de la coutume inorganisée aux nombreuses organisations (famille,
entreprise, holding, association, commerciale, syndicat, Etat, etc.)
Définition de l’institution par Commons: action collective est contrainte, libération et expansion de
l’acte individuelle.

12/12/2018 :
2) Règles et transaction 
L’individu est toujours institutionnalisé. Comment pense-t-on l’unité de base qui est la transaction ?
La transaction c’est le premier degré de la socialisation, ça place dans l’analyse. Les individus sont
programmés pour faire des transactions. La société éduque les individus. La transaction c’est la plus
petite unité de base de la société.

Caractéristiques générales de la transaction :


- Dans la transaction il y a forcément des conflits d’intérêt et en même temps une interdépendance
des intérêts.
- On peut l’identifier donc on peut la répétée dans le temps, avec des variations. Les individus
pensent que cela va se répéter dans le temps, ils vont anticiper que cette transaction va continuée
dans le futur. Dans la transaction, il faut que soit réaliser la sécurité des anticipations. Les individus
vont donc atteindre l’objectif qu’ils s’étaient fixé donc il y a un ordre. C’est une petite unité qui
comporte un ordre.
La transaction c’est donc une unité de conflit, de dépendance réciproque et d’ordre.
Corrélation entre ces 3 éléments car il y a des règles (du droit), des intérêts matériels et une éthique.
Dans la transaction il y a à la fois corrélation entre conflit-dépendance-ordre et droit-économie-
éthique.

Différents types de transaction  :


Ces 3 types de transaction sont interdépendantes et elles constituent, ensemble, le «  goingconcern »
que l’on traduit comme « collectif dynamique organisé ».
- Transaction de marchandage : type de relation horizontal (transaction égalitaire, chaque partenaire
à une égalité juridique et contractuelle). Objectif : les individus vont entrer en relations entre eux
pour obtenir des droits de propriété sur les choses. On n’échange pas des biens et services mais des
droits d’utiliser les biens et services. Il y a une égalité juridique mais aussi éthique. Dans cette relation
il y a une contrainte forte, c’est la contrainte économique : le risque de perdre l’échange donc un
risque d’appauvrissement. Le marchandage va donc passer par la monnaie. Ce qui est recherché c’est
un gain monétaire et le risque du marchandage est donc de perdre ce gain monétaire. On aurait une
mise en concurrence des individus entre eux. Cette concurrence sera la forme du conflit dans ce
domaine. On va associer ce type de transaction à un certainlangage qui s’exprime de prix exprimé en
monnaie et qui est conflictuel car concurrentiel. Il y a une dimension cognitive particulière  : la
psychologie négociationnelles liée aux types de relations. Dans ce cas il y a égalité juridique et
économique.
Principe de fonctionnement : rareté du bien ou du service.
- Transaction de direction / managériale : situation dans laquelle on aura une différence entre les
différents individus. Relation inégalitaire, verticale, hiérarchique. Ce qui marque ce type de relation,
c’est le commandement et l’obéissance. Processus mentaux liés à ce type de transactions ce sont le
commandement et l’obéissance. La contrainte est éthique car liée à un intérêt commun. Langage
c’est le discours idéologique, qui a pour objectifs de relier le groupe. Il faut légitimer la relation
hiérarchique. Principe de fonctionnement : efficacité.
- Transaction de répartition : on va avoir des négociations entre les individus qui ont un pouvoir de
répartir les avantages et les coûts d’un collectif quelconque. La transaction se fait entreceux qui ont
le pouvoir. La répartition se fait soit en termes de prix soit en termes de production.
Relation politique : langage utilisé c’est le droit et l’obligation.

Tableau récapitulatif :
Transaction Transaction Transaction
marchandage managériale répartition
Psychologie / Persuasion et Commandement et Argument et
négociation contraintes obéissance plaidoyers
Principe Rareté Efficacité Justice
Langage Prix exprimés en Discours idéologique Langage du droit, droit
monnaie / conflictuel qui relie le groupe / obligation

3) Une théorie du capitalisme raisonnable


Le fonctionnement des différents types de coordination économique repose sur des valeurs.

a) Le rôle de l’éthique dans les processus économiques


Société économique va constituer l’environnement des individus

Collectifs dynamique organisés  ils sont de plusieurs types : CDO économique et industriels, CDO
souverain politique et CDO oraux et culturels.

Transactions sont de 3 types : marchandage, management, de répartition

Esprit institutionnalisé qui engendre des conflits liés à la concurrence, de dépendances et de la
coopération et aussi des ordres / règles du jeu.

Idées subjectives qui permettent de dégager des significations, d’établir des évaluations et de
déterminer des actions.

L’éthique est présente à tous les niveaux du processus économique.

b) Système capitaliste : monnaie et travail


Monnaie et travail : deux institutions fondamentales. La monnaie facilité les échanges et on ne peut
pas penser les échanges en dehors de la monnaie. On échange des droits, la contrepartie c’est le
devoir, les obligations. On va penser le marché par rapport à la dette. Le capitalisme est un système
qui repose sur la dette. Le capitalisme est un système dans lequel les dettes sont négociables. Les
dettes deviennent des marchandises. L’existence de comptes, les règles vont permettre que les
dettes deviennent des institutions. Pour que ces dettes soient négociables, il faut de la monnaie.
L’institution monétaire est fondamentale car la monnaie est une unité de compte, elle est liquide,
elle est acceptée par tous le monde.

Rapport salarial : rapport qui relie ceux qui disposent d’un capital et ceux qui sont dotés d’un moyen
de production. Apparition du salariat fait apparaître une nouvelle catégorie sociale : le salariat. Il
introduit un nouveau type de conflit et de négociations. Cela va conduire à la formation du marché
salarial. On échange des droits d’utiliser le travail matérialiser par un contrat de travail.
Spécificité du contrat de travail :
- vend sa promesse de répondre aux ordres, vend sa bonne volonté. L’employeur à une parfaite
liberté. On ne vend qu’une promesse donc ce n’est pas une marchandise comme une autre.
- relation de subordination : pouvoir de négociation inégal. Créer du conflit. Le contrat de travail
individuel ne protège pas le travailleur. Des coutumes vont émergées contre une contrainte
économique et la volonté de remettre en cause les inégalités de pouvoir à travers l’organisation
collective du salariat. Fait apparaître un droit du travail. Un doit social va se développer pour
compenser cette inégalité de pouvoir. Ce droit social va introduire une dimension collective des
autorités juridiques  développement des conventions collectives.

c) Régulation et coordination démocratique


La régulation du système va être assurée par l’établissement d’une valeur raisonnable des
transactions économiques.Deux institutions importations : les tribunaux et l’administration.
Etablissement d’une valeur raisonnable par l’institution juridique : exemple :
Prix 40c = extorsion
Prix déraisonnable = 35c
Prix déraisonnable = 25c
Prix 20c = confiscation
Le tribunal va être en charge de trouver le prix raisonnable. Le travail de la commission est de trouver
les prix d’extorsion, de confiscation et les prix déraisonnables. La valeur raisonnable va se situer
entre les deux valeurs déraisonnables. Il y aura conflit lorsque plusieurs prix sont possibles entre les
deux prix déraisonnables. On peut fixer un prix car on est dans une logique d’expérimentation. Dans
la réalité, le tribunal ne peut pas imposer un prix raisonnable, cela relève du législatif. Le capitalisme
va devenir raisonnable parce qu’il dépend de valeurs raisonnables établies par la législation.
Au niveau du système dans son ensemble l’enjeu c’est de favoriser des transformations
institutionnelles qui vont transforment le capitalisme financer en capitalisme raisonnable en
introduisant les intérêts du salariat (développer sa participation au gouvernement de la nation et à la
richesse de la nation). Il faut une négociation des règles entre catégories sociales et étendre les
fondements démocratiques de la société capitaliste. Objectif : aboutir à l’adaptation des institutions
du capitalisme de tel façon que les hommes d’affaires aient des incitations économiques à améliorer
les conditions de la classe salariale.Il faut lutter contre les fluctuations économiques. Il faut une
politique de régulation monétaire. Il faut faire une politique de l’emploi anti-chômage.
Sur les fluctuations, pour Commons, l’expansion excessive des crédit bancaires risque de faire
basculer le système. Il faut gérer la monnaie  politique anticyclique. Concernant l’emploi, il faut
une politique de l’emploi dans laquelle il y aurait une législation sur l’indemnisation du chômage mais
c’est aussi le plan du Wisconsin : plan ou l’on va agir sur l’environnement des décideurs / des
employeurs. L’idée c’est de forcer chaque entreprise à constituer une provision pour indemniser les
chômeurs qu’ils ont licenciés. Dès qu’une entreprise licencie, cela joue sur les profits de l’entreprise.
Les salariés doivent être autorité de créer leurs propres organisations. Il y a un rapport conflit /
coopération. Il faut des compromis et des négociation collectives entre organisation des employeurs,
des salariés et l’Etat qui est conciliateur.

23/01/2019 :
Rappel : différence entre l’approche des comportements de Commons et de l’approche
microéconomique : point de départ choix individuel dans la théorie standard / objectif est de
montrer que l’ensemble du comportement est modifié par l’interaction entre l’acteur et
l’environnement dans l’approche de Commons, l’individu va modifier ses grilles d’analyse.
Théorie classique : individu à peu de connaissance / théorie de Commons : l’individu sont dans un
processus d’apprentissage continu. Les individus cherchent la réalisation de leurs anticipations.
Notion centrale : notion de transaction 3 types de transactions (marchande, managériale et de
répartition).
Capitalisme raisonnable idée de justice / jugement de valeur incorporation d’un système de
valeur.Respect des valeurs par les lois, prix, revenus, etc. Dans toute transaction on retrouve :
l’économique, le juridique et l’éthique. Dans le capitalisme raisonnable il y a ordre et conflit.
II- Un renouvellement de l’économie politique
Le recourt au marché à un coût donc il est peut-être plus avantageux de produire soi-même.

1) Une analyse alternative de l’échange et du marché


Le marché dans l’analyse économique c’est un lieu de rencontre entre l’offre et la demande. La
notion centrale c’est l’équilibre. Propriété de l’équilibre : unicité, optimalité et stabilité. On a une
approche mécanique du marché.
Dans l’analyse de Commons, le marché n’est pas le lieu de rencontre de forces mécaniques mais un
processus institutionalisé c’est-à-direqui repose sur des règles particulières. Définition de l’institution
chez Commons : l’action collective qui prend l’apparence des règles contrôle, libère et étend l’action
individuelle.

Le marché est un processus lié à une histoire particulière et un contexte particulier, il n’est donc pas
abstrait. Le marché est le lieu de la concurrence. La concurrence va être liée à l’efficacité du marché.
Ici, la concurrence est liée à la formation et transformation des rapports de force entre des groupes
particuliers / sociaux. Le marché est une réalité sociale et historique.Les règles sociales et juridiques
ne peuvent pas être séparées du fonctionnement du marché, il faut donc rendre compte des formes
concrètes des processus marchands. Il faut étudier les institutions existantes. 2 conséquences :
- il faut intégrer la notion d’encastrement dans l’analyse du marché. Le marché est encastré dans
l’économie qui est elle-même encastrée dans la société. Le marché est une des modalités de
fonctionnement de l’économie, ce n’est pas la seule mais ce n’est pas non plus la modalité centrale.
La représentation de l’économie n’est pas réalisée par le seul échange marchand mais aussi par l’Etat
et les organisations.
Marché (échange) Organisation (production)

Etat (répartition)
- il faut distinguer le marché et les marchés. Le marché revoit au système économique dans son
ensemble. Les marchés renvoient aux niveaux intermédiaires, on insiste sur la diversité de ces
marchés et qu’ils ont des caractères spécifiques. La différence entre les marchés peut venir du type
de bien échange ou de la caractéristique environnementale dans lequel on est. Il faut comprendre le
fonctionnement spécifique de chaque marché. Chez Polanyi, il y a des marchandises fictives : la terre,
le travail et la monnaie. Ils ne peuvent pas être régulés par les prix, seul l’Etat peut réguler les
caractéristiques du travail et de la monnaie.

Le marché est lié à une histoire particulière. Sur le fond, c’est un processus institutionalisé, on étudie
comment le marché est apparu tel qu’il est. On étudie la genèse du marché qui permet d’étudier le
fonctionnement de ce marché et ses règles de transformation.
L’Etat, d’un point de vue historique, à été déterminant dans l’apparition et le développement de ces
marchés. Le marché est en partie une construction politique car l’Etat à favoriser la monétarisation
de l’économie. La monétarisation facilitait le prélèvement de l’impôt. Instauration d’une monnaie
légale qui va être un instrument d’échange.La monnaie, c’est un échange de dettes donc il va y avoir
l’instauration de la négociabilité des dettes (aspect privé de la monétarisation). L’action de l’Etat va
favoriser le développement des marchés en transformant le droit, en donnant un statut légal à la
propriété privée, on va la protéger ce qui permet de l’étendre. L’Etat va donc favoriser la création de
nouveaux marchés en étendant le droit de propriété aux biens matériels, immatériels (dettes) et aux
actifs intangibles (ensemble des actifs immatériels de l’entreprise qui augmente sa valeur anticipé,
exemple : une marque), biens culturels, biens vivants, etc. L’Etat montre l’existence d’un processus
particulier, alternatif d’encastrement et de désencastrement.Le processus de désencastrement
signifie que on a un ensemble d’acteurs éco et sociaux qui vont agir pour détacher le marché de son
environnement social. Il faut construire des marchés autonomes. Selon Polanyi, c’est ce qui se passe
au début du 19ème siècle. Il va falloir construire les acteurs du marché, des acteurs intéressés qui vont
recourir au marché pour qu’il fonctionne. La notion de concurrence est différente. Comment les
transaction marchandes et les règles évoluent et se transforment : deux aspects, les pratiques et les
actions individuelles / les pratiques et les actions collectives.
- Les actions individuelles sont à l’origine du changement des pratiques des relations marchandes.
- Les actions collectives vont sélectionner les règles et les pratiques. Le niveau collectif se sont les
acteurs qui ont une autorité pour sélectionner, pour prendre une décision. Qui a autorité ?Les
entreprises peuvent avoir un pouvoir de sélection en agissant sur les critères d’évaluation. L’Etat va
avoir un rôle lorsqu’il y aura conflit. Les autorités publiques vont évaluer l’usage du pouvoir politique
et des impactes collectifs des transactions marchandes. Ce qui est important ce sont les valeurs de
ces autorités, les croyances, les idéologies, etc. ces croyances sont aussi liées à des coalitions qui
peuvent essayer de contrôler l’Etat et être à l’origine de choix des dans des situations de conflits. Ce
processus de changement de règles est continu. On introduit la notion de sélection artificielle. La
coalition est issue d’une phase de négociation qui aboutit à des compromis d’intérêt qui permet la
mise en place d’accords et d’engagements (de performance, de prix, de paiement, etc.). Ces
processus définissent bien un processus évalué et non un prix d’équilibre. Ces compromis sont
routiniers, il donc y avoir des irrégularités de fonctionnement.Pour pouvoir aboutir à une régularité, il
faut une régulation protectrice. Le marché ne permet l’ordre social mais le marché façonne une
partie de la société car à travers lui on aura un système de prix qui va orienter les incitations, les
gains mais on n’aboutira pas à un équilibre économique. Les autorités régulatrices seront donc en
charge de l’efficacité et de l’équité des processus de marché. Elles vont évaluer les pratiques, les
règles, les valeurs pour considérer s’ils sont raisonnables, si elles réalisent un compromis entre
intérêts en conflit.

2) Une économie institutionnelle des organisations et de la firme


Etude de la diversité des organisations. Etudie due fonctionnement interne : nécessité de réguler les
conflits (dimension politique des institutions  réguler le pouvoir). Etude de la diversité des
caractéristiques des firmes capitalistes.

1) Analyse de la diversité des organisations :


« Goingconcern » collectif dynamique organisé. Approche de la notion d’organisation, corrélation
de 3 éléments : économique, juridique et normatif.On peut avoir 2 grands principes de l’analyse :
- Toute organisation peut être analyse comme une action collective organisée : on a un
comportement collectif avec un but commun, ce comportement est dominé par des règles de
fonctionnement communes. On y associe un gouvernement qui exerce le pouvoir.
- Toute organisation peut être étudier à partir de l’articulation des sphères publiques et privées.
On peut donc faire une typologie des organisations à partir de plusieurs types de contrôles collectifs.
Ces contrôles collectifs correspondent à 3 types de pouvoirs donc 3 types d’organisations :
1) Organisation spirituelle / morale : repose sur la sanction de l’opinion commune (exemple :
associations, établissement scolaires, universités, etc.). Pouvoir moral fondé sur la propagande pour
faire respecter les règles.
2) Organisations économiques : sanction = gains et pertes. Pouvoir de retirer les droits de propriété
aux autres pour obtenir une obéissance.
3) Organisation politique : sanction = emprisonnement fondé sur le pouvoir physique qui est le
pouvoir d’utiliser une violence légale.
La distinction n’est pas stricte. Toute organisation va utiliser à certains degré ces types de pouvoirs.
Hiérarchie entre les pouvoirs : pouvoir politique < pouvoir éco < pouvoir moral.
2) Régulation des conflits
Les organisations vont devoir réguler les conflits, renvoie à la dimension politique des organisations.
Phase constitutive : instituer une organisation pour qu’elle devienne une personne légale ayant une
structure organisationnelle. L’organisation va exprimer des relations de pouvoirs et d’autorités
définit légalement lors de la transaction. Cette organisation devient alors un acteur collectif qui a une
certaine autonomie par rapport au droit.
Cette organisation repose sur 2 ensembles des règles :
- règles externes / règle de droit / légales : elle contrôle l’activité de l’organisation / établi les droit et
les devoirs. Ces règles permettent de fabriquer des normes et des ressources.
- règles internes : permettent à l’organisation de fondé son gouvernement / organiser l’exercice du
pouvoir de régulation de l’organisation.
On aura de la coordination s’il y a de la production et le respect d’un ensemble de règles négociées
ou imposées, formelles ou informelles. Ces règles représentent un ensemble des contraintes, de
modèles d’actions et de compromis et d’engagements. Elles définissent un ensemble de croyances
partagées,de routines (règle collective qui se maintient dans le temps) et mode de régulation des
conflits afin d’obtenir la volonté des acteurs de participer / consentir à cette action collective. Ces
règles vont changer dans le temps et vont devoir être modifiées car toute organisation innove et le
contexte, l’environnement est toujours changeant. Problème : les nouvelles règles ne vont pas
forcément créer un ordre car elles vont détruire les anciennes et peuvent générer de nouveaux
conflits. On va avoir besoin d’acteurs qui ont une autorité pour trancher, sélectionner les pratiques
satisfaisantes. La sélection est artificielle, elle est intentionnelle et liée à une autorité, 2 idées :
- évolution des règles internes dépend des caractéristiques des relations entre les membres et des
conflits.
- la durée d’une organisation dépend de la capacité de son gouvernement à favoriser l’adaptation
des règles.
(Utilisation du mot gouvernement car on a besoin d’une autorité dont on a besoin
intentionnellement).

Les organisations doivent être analyser en fonction des 3 types de transactions. La transaction de
répartition sera essentielle à l’ordre interne des organisations. Conséquence : répartition des
avantages et des charges.Elle va être régulée par des règles politiques. Pour comprendre
l’organisation, il faut comprendre qu’il y a des actions concertées pour garder le contrôle du collectif
et des participants. La formulation de ces règles passe par une lutte interne.

3) Caractéristiques et diversité des firmes.


Le cœur de la firme c’est le rapport salarial. La force de travail salarié c’est l’objet de transaction de
marchandage et de direction car elle est échangée contre de la monnaie dans la transaction de
marchandage et soumise au pouvoir de commandement des dirigeant dans la transaction de
direction.
Dans une relation marchande, le salarié est l’égal de l’employeur. Dans une relation de direction, le
salarié est inférieur à l’employeur. Cette contradiction est résolue par des règles qui vont faire régner
l’ordre. Cet ordre collectif va être instauré par la transaction de répartition (primes ou amendes liées
au rendement ou à la qualité du travail qui vont moduler le salaire / prestations sociales spécifiques /
etc.). Plusieurs formes d’organisations capitalistes qui se distinguent en fonction de l’importance
accordée aux différents types de transactions. On fait dominer la concurrence entre salariés. Si on
gère d’avantage le travail, par la relation hiérarchique et non par le marché, le principe d’efficacité va
être régulateur.

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