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Droit international l'ORGANISATION DES NATIONS UNIES (ONU), l'organisme


qui a succédé à la SDN. Les anciennes colonies qui ont accédé à
l'indépendance après la Deuxième Guerre mondiale se sont jointes à
Société des Nations et portée du droit international | Sources du
la communauté des nations comme membres à part entière. En 1939,
droit international | Problèmes actuels en droit international |
lorsque le Canada a déclaré la guerre indépendamment de la Grande-
Règlement de différends
Bretagne, il avait déjà acquis une identité politique distincte.
Ensemble des règles régissant la conduite des ÉTATS et autres
Aujourd'hui, le domaine du droit international est immense. Il
organismes internationaux, telle l'ONU, bien que, dans le domaine
englobe des questions comme le droit de la guerre, la reconnaissance
des droits de la personne, le droit international puisse, dans certains
des gouvernements et des États, le DROIT DE LA MER, le DROIT
cas, s'appliquer directement aux particuliers comme aux États. Le
AÉRIEN ET LE DROIT DE L'ESPACE, les obligations et les traités
droit international moderne remonte aux XVIe et XVIIe siècles en
internationaux (voir DROIT DE TRAITER), l'ÉCONOMIE
Europe. Créé à l'origine pour réglementer les relations entre un petit
INTERNATIONALE, les institutions politiques et économiques
nombre d'États qui partageaient le même patrimoine religieux et des
internationales, les DROITS DE L'HOMME et le règlement des
intérêts commerciaux communs, le droit international visait
différends. Depuis l'inclusion des pays en développement dans la
simplement à assurer la coexistence pacifique des nations.
communauté internationale, les questions liées à la justice
Aujourd'hui, il vise à protéger les intérêts communs des États et à
économique ont commencé à jouer un rôle déterminant en droit
réaliser leurs objectifs communs.
international.
Branches du Droit
Loin de ne constituer qu'une tribune de discussions et de débats entre
les nations du monde sur les questions internationales, l'ONU
Société des Nations et portée du droit international
contribue par le truchement de ses organes au MAINTIEN DE LA
PAIX sur le plan multilatéral, à l'évolution du droit international, au
Le traité de paix qui a suivi la Première Guerre mondiale a mené à la
règlement des différends ainsi qu'à la promotion et à la réalisation
création de la SOCIÉTÉ DES NATIONS (SDN), la première
des objectifs économiques, politiques et sociaux communs. Le
tentative par la communauté internationale de promouvoir la
Canada a appuyé avec diligence le droit international et a participé
coopération internationale et d'assurer la paix et la sécurité
activement à son développement. Il a joué, à l'ONU et dans d'autres
internationales. L'une des caractéristiques importantes de la SDN
forums internationaux, un rôle clé en matière de maintien de la paix,
était le principe de l'unanimité de ses décisions. Même si elle n'a pu
de droits de la personne, de droit de la mer et de droit économique
empêcher la Deuxième Guerre mondiale, elle a constitué malgré tout
international.
un précédent précieux pour la création d'un organisme international
après la guerre. L'après-guerre a été marqué par des développements
importants en droit international, notamment la création de

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Maintien de la paix à Chypre de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) a codifié certaines
Soldats canadiens en convoi de véhicules de combat légers Iltis, règles du droit international coutumier qui dataient de plusieurs
patrouillant la Ligne Verte près de Nicosie (avec la permission du siècles. En raison surtout de l'hétérogénéité de la communauté
Quartier général de la Défense). internationale, les principes généraux du droit reconnus par les
nations, la jurisprudence et les écrits d'éminents publicistes sont
considérés comme des sources secondaires du droit international.
Sources du droit international
Les principes du droit international universellement reconnus
comprennent les principes suivants : l'obligation de respecter
l'égalité souveraine de tous les États, le principe que les États
Les obligations, les droits et les responsabilités du Canada en droit s'abstiendront de recourir à la menace ou à l'emploi de la force
international sont essentiellement énoncés dans des traités, dans les contre d'autres États, sauf en cas de légitime défense, le principe que
règles de conduite et de pratique des États et, à un moindre degré, les États régleront leurs différends par des moyens pacifiques et
dans les principes généraux du droit, dans la jurisprudence, dans les rempliront de bonne foi leurs obligations internationales. Ces
écrits d'éminents juristes et dans des résolutions de l'Assemblée principes sont énoncés dans la Déclaration relative aux principes du
générale de l'ONU. Qu'ils soient bilatéraux ou multilatéraux, les droit international touchant les relations amicales et la coopération
traités sont des accords internationaux entre États qui s'imposent en entre les États conformément à la Charte des Nations Unies adoptée
droit international. Ceux qui reflètent le droit international coutumier par l'Assemblée générale en 1970.
s'imposent même aux non-signataires. Ainsi, le Canada se
considérait lié par de nombreuses clauses de la Convention de
Vienne sur le droit des traités avant même de signer la Convention. Problèmes actuels en droit international
Les traités qu'il a conclus sont publiés dans le Recueil des traités du
Canada et enregistrés auprès de l'ONU. À eux seuls, le Canada et les
États-Unis ont conclu environ 200 traités entre eux.
Dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, la
Le Canada, comme tous les autres États, est aussi lié par les règles communauté internationale était préoccupée tant par le maintien de
du droit international coutumier. La coutume s'établit par la pratique la paix et par l'élargissement de la communauté des nations grâce à
générale des États qui en reconnaissent le caractère obligatoire en l'autodétermination politique que par des questions liées au
droit. Les tribunaux canadiens ont reconnu que le droit international commerce. Plus récemment, l'évolution rapide du progrès
coutumier fait partie du droit canadien. Toutefois, la plupart des technologique, des télécommunications et des voyages a conduit au
coutumes qui sont source du droit international sont aujourd'hui perfectionnement de nouvelles branches du droit international
incorporées dans les conventions multilatérales. Ainsi, la Convention comme le droit de l'environnement et le droit de l'espace et à des

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percées fulgurantes dans des domaines plus traditionnels comme le documents, le Canada s'est soumis à une norme internationale de
commerce et le droit de la mer. La fin de la guerre froide a fait protection des droits de la personne, ce qui a permis aux citoyens
apparaître de plus grandes perspectives en matière de maintien de la canadiens de saisir le Comité des droits de l'homme des Nations
paix comme en a fait foi l'action du Conseil de sécurité au cours de Unies de plaintes de violation des droits de la personne par le
la guerre du Golfe. système juridique canadien.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, composé de 5 membres Après de très nombreux rapports d'atrocités commises dans
permanents et de 10 membres non permanents, est chargé l'ancienne Yougoslavie en 1993, le Conseil de sécurité a pris la
principalement du maintien de la paix et de la sécurité décision sans précédent de mettre sur pied un tribunal pénal
internationales. La Charte des Nations Unies impose à tous les États international habilité à juger les personnes présumées responsables
membres l'obligation d'accepter et d'appliquer ses décisions. Lorsque de crimes contre l'humanité, dont l'assassinat, la torture et le
le Conseil de sécurité détermine qu'il y a menace à la paix ou « nettoyage ethnique ». Le Canada a fortement appuyé la création du
violation de la paix, il exerce ses pouvoirs pour mettre fin à la tribunal et participe activement à ses délibérations. Un autre tribunal
tension ou aux hostilités. Dans certains cas, les Nations Unies ont a aussi été établi pour poursuivre les responsables du génocide
envoyé des forces de maintien de la paix dans des zones de conflit. survenu au Rouanda.
Les troupes canadiennes ont fait partie à plusieurs reprises des forces
spéciales de maintien de la paix des Nations Unies. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer conclue en
1982 est l'une des plus grandes réalisations multilatérales depuis la
Depuis sa création, l'ONU s'est occupée en priorité de la protection Deuxième Guerre mondiale. En raison de l'étendue de son littoral,
internationale des droits de la personne. En 1948, ses membres ont les questions maritimes ont de tout temps intéressé le Canada, qui a
adopté sans dissidence la Déclaration universelle des droits de joué un rôle de premier plan dans les négociations de la Convention
l'homme, qui énonce les droits fondamentaux et les libertés des Nations Unies sur le droit de la mer, qu'il a signée en 1982. La
fondamentales de tous les êtres humains. Certains ont pu dire que Convention établit le cadre législatif général régissant les utilisations
son influence et le fait qu'elle a été invoquée à plusieurs occasions de la mer à des fins pacifiques. Les clauses de la Convention ont
ont fait de la Déclaration une composante intégrante du droit répondu en grande partie aux principaux objectifs que le Canada
international coutumier. Un Canadien, le professeur John s'était fixés au cours des négociations : la compétence sur les
HUMPHREY, a été le premier directeur de la Division des droits de ressources halieutiques à l'intérieur d'une zone s'étendant jusqu'à 200
l'homme de l'ONU. milles nautiques (370 km) de ses côtes et la compétence sur toutes
les ressources du plateau continental à l'intérieur et au-delà de la
En 1976, le Canada a adhéré à un traité multilatéral important sur les limite des 200 milles nautiques. Le Canada n'a obtenu que des
droits de la personne, le Pacte international relatif aux droits civils et pouvoirs limités pour lutter contre la POLLUTION le long de son
politiques, et à son Protocole facultatif. Par la signature de ces littoral, mais il s'est fait garantir la capacité de prendre des mesures

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antipollution dans l'Arctique. Il a aussi appuyé l'idée innovatrice de sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire
la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer selon laquelle leurs propres besoins.
les fonds marins doivent être réservés à des fins pacifiques et
désignés « patrimoine de l'humanité ». Règlement de différends

Le fossé qui s'élargit de plus en plus entre les pays riches et les pays
pauvres a amené de nombreux pays pauvres à contester les normes
du droit international, faisant valoir que les institutions La Charte des Nations Unies interdit expressément aux États de
internationales protègent et favorisent les intérêts économiques des recourir à l'emploi de la force, sauf en cas de légitime défense. Le
pays capitalistes occidentaux. En 1974, la majorité des membres de Canada dispose d'une variété de mécanismes pour régler ses
l'ONU ont voté en faveur de la Déclaration du nouvel ordre différends avec d'autres États : les négociations diplomatiques, la
économique international, qui appelait à l'établissement d'une médiation, l'arbitrage international. En dernier ressort, il peut
nouvelle série de règles pour régir les relations économiques soumettre le différend à la Cour internationale de Justice, un organe
internationales. Le Canada s'est abstenu de voter sur la déclaration et de l'ONU composé de 15 membres. La Cour internationale de Justice
sur son annexe, la Charte des droits et devoirs économiques des peut statuer sur les différends entre États qui reconnaissent sa
États. En pratique, cependant, le Canada a favorisé une politique qui compétence. Ses décisions ne s'imposent qu'aux États parties au
vise à appuyer les efforts des pays économiquement défavorisés pour litige. Le Canada et les États-Unis ont soumis leur différend
accroître leur part du commerce mondial et des investissements concernant la délimitation de la frontière maritime dans le golfe du
étrangers. Le régime des tarifs de préférence général qui accorde un Maine à une chambre de la Cour. C'était la première fois que l'on
traitement préférentiel aux pays les plus pauvres illustre faisait appel à une chambre plutôt qu'à la Cour plénière. La décision
l'engagement du Canada à changer les règles établies en matière de a été rendue en octobre 1984.
commerce international.
Plus récemment, le Canada a été accusé de violation du droit
Le développement du droit environnemental international amorcé au international pour avoir arraisonné un navire de pêche espagnol qui
cours des années 60 ressort le plus clairement dans divers traités pêchait le flétan noir en haute mer au large de Terre-Neuve.
bilatéraux, régionaux et multilatéraux. Souvent critiqué pour sa L'Espagne a traduit le Canada devant la Cour internationale de
faible réglementation et ses mécanismes d'application inefficaces, ce Justice, prétendant, entre autres, que le Canada avait violé le droit
domaine du droit international a donné lieu à des concepts coutumier de pêcher en haute mer, un droit codifié dans la
importants en matière de protection de l'environnement (p. ex. le Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ce différend a
« développement durable »), qui a été définie comme une forme de mené à un résultat positif, soit la conclusion de l'Accord de pêche
développement qui répond aux besoins des générations actuelles des Nations Unies sur la conservation et la gestion des stocks de
poissons chevauchants et fortement migrateurs. Cet accord reconnaît

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aux États côtiers comme le Canada le pouvoir de contrôler qu'ils puissent être compétitifs à l'étranger
directement la surpêche des stocks migrateurs comme la morue et le = l'UE finance la différence entre les prix
flétan noir. communautaires et les pris du marché
= à l'inverse, les EU subventionnent non à l'exportation mais
au niveau des revenus des agriculteurs.
INTRODUCTION-
Possibilité également de procéder à des dévaluations compétitives
Domaines : (= exporter moins cher et importer plus cher).

- Commerce international : droit du commerce international Les relations économiques internationales ne sont pas gérées
- la monnaie comme des relations diplomatiques normales. Les relations
- l'investissement économiques internationales dépendent plus du Ministère des
Finances que du Quay d'Orsay.

Section 1- Droit de l'économie internationale Les Etats adoptent des législations spécifiques pour protéger leurs
économies nationales
= tarifs douaniers
I- Les acteurs = protectionisme de l'UE considéré comme pratiques
déloyales dès 1974
Dépasse les notions des sujets classiques du DIP (Etats + OI).
ii. Les Etats n'ont pas tous la même influence ni les mêmes
A. Les Etats capacités d'action

i. Des Etats devenus de plus en plus interventionnistes Grandes différences, notamment régionales
= grande puissance des EU, de l'Europe, du Japon
Paradoxal avec le libéralisme => participation contrastée et inégale des Etats

Interviennent notamment pour aider les entreprises via des Début 1970s' : revendications tiers-mondistes pour un NOEI
subventions (COFAS en France), afin qu'elles puissent investir à = appel pour de nouvelles règles, avec un soucis de plus
l'étranger grande équité
= cf la PAC, avec la notion de restitution, i.e. moyen => notamment souveraineté permanente sur les
détourné pour l'UE de subventionner les agriculteurs pour richesses naturelles nationales

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1970s' : Théorie des bénéfices excessifs (Chili) 1948 : Charte de La Havane et création de l'OIC
= comparaison de la rentabilité des investissements de =mais ne verra jamais le jour, du fait de l'opposition du
chaque pays, permettant de dégager les bénéfices excessifs de Sénat US
certaines entreprises
=> pas d'indemnité de la part du Chili 2 types de dispositions :
- définissant des règles du jeu : règles normatives
Milieu 1970s' : le débat sur le NOEI a régressé, notamment de part - portant sur l'OIE elle-même : règles conventionnelles
la conjoncture économique :
- chocs pétroliers Importance des OIE régionales : ± 360 organisations inter-
- boom asiatique gouvernementales
- disparition du bloc de l'Est = CEE, UE
= ALENA, MERCOSUR
Aujourd'hui, tout les Etats ont adopté le libéralisme, avec une = ASEAN
intervention minimum
= globalisation et mondialisation Les différents modèles :
=> cf les actions et le rôle du FMI • la Zone de Libre Echange : liberté de circulation des
marchandises entre les Etats membres. Disparition des droits
Les nouvelles idéologies sont d'ordre économique de douane et des restrictions quantitatives.
= AELE, créé en 1960 à Stockholm. Moribonde.
= ALENA : 1989 entre Mexique, US, Canada.
B. Les organisations internationales économiques Sur le plan externe, la ZLE ne prévoir
rien.
Rôle important et croissant dans les relations économiques
internationales. • l'Union douanière : ZLE renforcée ou améliorée, notamment
Leur création répond au désir de faire appliquer certaines règles par une politique commerciale à l'égard de l'extérieur
économiques. => Tarif Douanier Extérieur Commun
= Politique commerciale commune européenne
En matière monétaire, adoption d'un code de bonne conduite et = modèle communautaire, enrichie par la
création du FMI à Bretton Woods en 1944 + BIRD (aide à la liberté de circulation et la monnaie unique
reconstruction et au développement).
• => la Communauté européenne

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Définition par l'Institut du droit international


Intensité de la compétence de ces organisations : = entreprise formées d'un centre de décision localisée dans
• compétence de coordination : limitée un pays, et de centres d'activités, dotés ou non de la
= ex de l'OCDE qui n'a pas de compétence propre (cf personnalité juridique, situés dans un ou plusieurs autres
négociations de l'AMI) pays.
• compétence d'intégration
= ex de l'UE qui décide en matière monétaire en lieu => Concours de plusieurs ordres juridiques : toutes les filiales
et place des Etats dépendent de la société-mère. Le groupe a une nationalité : celle de
la société-mère.
Différents types d'organisation :
- organisations normatives : OMC, OCDE Quel ordre juridique va régire le groupe ?
- organisation intervenant opérationnellement : BIRD, FMI, = les sociétés obéissent à un seul centre : la société mère
BERD Ces sociétés sont souvent plus riches que certains Etats, d'où
parfois les difficiles relations entre sociétés et Etats d'accueil.
Modalités de participation des Etats membres au sein des => ont parfois des buts très différends :
organisations = rentabilité économique - délocalisation / chomage
= les OIE dépassent le principe de l'égalité souveraine des dans l'Etat - importations
Etats, et prennent en compte le poids économique des
différends Etats membres. Cette pratique n'est cependant pas Par ailleurs, les Etats veulent attirer ces sociétés multinationales, car
généralisée. sont créatrices d'emplois, attirent d'autres entreprises, contribuent
Cette prise en compte a des conséquences sur la aux transferts de technologie, permettent d'accroître les exportations,
composition et le fonctionnement des organes restreints : avantages fiscaux, coup de fouet à l'économie locale.
- au niveau des élections (voté pondéré...) Les Etats concentent à cet égard beaucoup de sacrifices :
- droit de sièger (cf FMI avec organe pleinier / subventions, exonorations fiscales...
conseil d'administration restreint)
Mais peur poser des problèmes : la société peut ne pas vouloir
transmettre son savoir-faire, peut amener son propre personnel, etc.
C. Les entreprises multinationales
=> tout dépend de la politique menée par la multinationale, c'est elle
Autres dénominations : entreprises transnationales (NU), cosmo- qui mène le jeu.
sociétés, sociétés mondiales Entre 20 et 30% du commerce international se fait antra-firmes.

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économique et formalisme juridique. En l'espèce, une société


=> Déséquilibre entre puissances économiques et souveraineté des canadienne aux capitaux belges travaillant en Espagne. La question
Etats était de savoir qui du Canada ou de la Belgique pouvait exercer sa
=> Les solutions sont à chercher au niveau international. protection diplomatique. La Belgique, qui se porte devant la CIJ
contre l'Espagne, doit prouver la nationalité belge.
Les activités de ces sociétés sont vivement critiquées par les PVD = la CIJ estime que le critère d'enregistrement (= critère du
dans les années 1970s'. Dès 1972, les NU ont décidé d'une siège social) détermine la nationalité de la société.
convention, et d'élaborer un code sur les activités transnationales, Au contraire, la nationalité des capitaux ne peut être prise en
qui n'a jamais vu le jour. compte.

On reparle aujourd'hui de ces sociétés dans le cadre de l'AMI, où La CIJ é été critiquée mais à tort
étaient abordées les relations entre Etats d'accueil et sociétés = la majorité des droits nationaux ne consacraient pas le
multinationales. Convention qui a échoué, de par le trop grand critère du contrôle
déséquilibre entre obligations pesant sur les Etats et celles sur les = difficulté de mise en oeuvre de ce critère de contrôle : à
multinationales. partir de quel porcentage de capital peut-on estimer qu'il y a
contrôle ? (avec de plus grande mobilité des actions +
CNUCED créé en 1963 afin de s'occuper des pratiques restrictives. complexifacation et interpénétration croissante).
L'OIT a adopté en 1976 un projet de Déclaration tripartite relatif
aux obligations des multinationales en matière sociale. L'OIT a -> Imputation de la responsabilité
demandé aux Etats de lui faire un rapport régulier de son application. Exemple de la pollution
= le groupe dans son entier doit-il indemniser les préjudices
OCDE a adopté en 1976 des principes directeurs à l'attention des causés par l'une de ses filiales ? => Oui
multinationales, amendés en 1983 / 84. Principes en partie respectés
car d'ordre général.
Les multinationales sont-elles de nouveaus sujets de droit
international ?
Problèmes posés en cas de litige avec les multinationales
Les accords conclus entre l'Etat et ces sociétés sont des sortes de
-> Problème de la nationalité conventions internationales.
Comment traiter une filiale dès lors que les capitaux sont étrangers L'Etat va renoncer à modifier l'accord, et parfois soumettre ce
et que la société à la nationalité du pays d'accueil contrat au droit international via un PGD.
= CIJ Barcelona Traction qui montre le divorce entre réalité En cas de litige, les tribunaux nationaux seront incompétents, le

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contrat ayant été internationalisé. - les droits des Etats


- le statut de l'entreprise étrangère
Accords d'auto-limitation : passés avec l'Etat pour limiter les
importations ou les exportations. Coutumes existentes :
- principe de la liberté du commerce
Positions de la Doctrine à cet égard : - standard pour le traitement juste et équitable des
= position classique : Etat et OI sont les seuls acteurs investissements
= qualité de sujet pour les multinationales - principes généraux sur les euro-devises : règles édictées
=> position majoritaire : les entreprises ont une certaine par les opérateurs privés et qui s'adressent aussi aux Etats.
capacité juridique internationale, mais elles est :
° limitée • Les PGD
° relative
° fonctionnelle Egalement peu nombreux.
Domaine principal : droit des contrats internationaux.

II- Les sources du DIE


B. Les sources "nouvelles"
A. Les sources classiques
Celles non mentionnées dans l'article 38 du statut de la CIJ.
• Les conventions internationales
• Les actes unilatéraux des OI
= mentionnées dans l'article 38 Statut CIJ
Conventions multilatérales : GATT, OMC, FMI... Chaque OI a sa terminologie propre : avis, résolution, etc.
Conventions bi-latérales
= traités-cadres : convention sur la promotion et la garantie Ces actes peuvent être déterminés par les actes constitutifs des OI
des investissements (± 1500 dans le monde) = cf articles 189 (réglement) et 190 (directive) du Traité de
=> prolifération d'accords du fait de l'inexistence d'accord Rome.
général.
La plupart de ces actes n'ont pas formellement de caractère
• La coutume obligatoire (cf Recommandation / Résolution Chapitre 7 des NU),
mais peuvent être créateurs de droit à l'égard des Etats non membres
Peu présente en DIE car domaine très technique + désaccord sur : de l'OI
- la question des investissements - valeur normative dans la résolution

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- condition d'élaboration
- suivi de la résolution = contrats particuliers
- répétition de la résolution dans le temps Régime : Droit international ou droit interne ?
=> formation d'une opinion juris = coutume
[cf résolution de l'AGNU sur la menace de recours à l'arme - Ex. des contrats de concession pétrolière, conclues dans les années
nucléaire]. 1930s', 40s', 50s' par des compagnies pétrolières avec des Etats
producteurs. Contrats très longs. Les compagnies ont obtenu des
• Actes concertés non conventionnels granties de la part des Etats :
° Clauses de stabilité : interdisent à l'Etat d'accueil de
= actes juridiques non contraignants modifier la législation telle qu'elle existe au moment de la
=> communiqués, déclarations, charte, code de bonne conduite, conclusion du contrat. En cas de nouvelle législation,
protocole, arrangements... inopposabilité à l'entreprise (clauses de gel, de stabilisation
de législation).
Avantages : souplesse, rapidité, absence de portée juridique, pas ° Clauses d'intangibilité : stabilité des rapports
besoin d'être ratifiés car supposés ne pas être obligatoires. conventionnels
= les Etats s'engagent facilement = l'Etat ne peut modifier le contrat sans accord de
l'entreprise.
Débat : peuvent-ils constitués des véritables engagements ° Clause de compétence : en cas de litige, incompétence des
internationaux ? tribunaux nationaux
= la question s'est posée à l'occasion d'un différend entre la = les tribunaux internationaux font application des
Turquie et la Grèce PGS du droit international et du droit local en ce qu'ils
=> CIJ Mer Egée : problème de la compétence de la Cour et ont de commun.
de la valeur d'un communiqué conjoint
= la CIJ estime ne pas pouvoir donner de réponse
générale sur communiqué, mais fait du contenu - Affaire des emprunts serbes, 1929
l'élément déterminant. = "Tout contrat qui n'est pas contrat conclu entre des Etat a
son fondement dans une loi nationale".
=> cf le SME né en 1978 d'une Déclaration du Conseil de l'Europe
=> peut être créateur de droits, du fait de l'OI qui en est à l'origine : - CCass 21 juin 1950, Messageries maritimes
cf G7+1 = "Tout contrat international est nécessairement rattaché à la
loi d'un Etat".
• Les contrats Etat-personne privée

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Terre d'élection de la soft law.


- Contrats admnistratifs qui reposent sur l'inégalité des parties, l'Etat
disposant de prérogatives de puissance publique : possibilité de - Pragmatisme et réalisme
modifier unilatéralement un contrat avec compensation Existence de régimes particuliers en DIE : règles juridiques
= quand est-il dès lors des clauses d'intangibilité ? différents auxquelles sont soumis les Etats
=> 1977, Texaco Galasiatic : "l'Etat souverain ne peut pas Ex: principe de la non-réciprocité, avantages généralisés
méconnaître les engagements de l'Etat contractant" pour les PVD
=> l'Etat ne peut donc pas nationaliser une entreprise Aujourd'hui de moins en vrai : les PVD sont soumis au
étrangère, ou modifier un contrat sans accord de l'entreprise même régime que les pays développés, à moins que ne leur
partenaire été conféré un délai plus long pour se mettre en conformité
=> le contrat est assimilable à une convention de droit privé, avec ce régime
l'entreprise étant considérée comme un sujet de droit => cf Uruguay
international. Round

- Système de pondération dans les processus de vote


Question du régime de ces contrats internationalisés régit pas le = le poids des Etats dans la décision est fonction de leur
droit international et échappant totalement au droit interne participation financière.
= décision de 1977 quelque peu isolée
- Clause de sauvegarde, d'exemption, d'exception
=> cf arbitrage de 1982, Aminoil c. Koweit : la clause d'intangibilité = les Conventions internationales prévoient toujours des
n'implique pas pour l'Etat la négation de son droit de nationalisation. régimes particuliers pour prévenir et parer les crises.
Pour qu'une nationalisation soit licite : => cf Article XIX GATT : clause de sauvegarde permettant
- caractère non-discriminatoire à un Etat qui doit faire face à des importations massives, de
- ne soit pas contraire à la clause d'intangibilité prendre des mesures de type augmentation des tarifs
douaniers (alors qu'interdit en temps normal).
=> cf Article XXV GATT : un Etat peut demander une
III- Les procédés normatifs exemption générale, i.e. non respect temporaire de tout ou
partie de ses obligations.
A. Substance de la norme de DIE

- Mobilité : les RIE sont très évolutives B. L'application de la norme de DIE


Obligation de comportement pour les Etats.
Le DIE n'a pas de vision contentieuse voire légaliste, l'objectif
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essentiel étant la recherche de la coopération et la restauration d'un A- Flux commerciaux


régime normal le plus vite possible
= soucis de tenir compte de la réalité économique 20ème siècle : expansion, avec un ralentissement net en 1929.
internationale et de son caractère évolutif. Reprise importante en 1949, avec une multiplication par 21 dees flux
entre 1953 et 1980.
Le recours au juge est peu fréquent, et même lorsqu'une procédure Dans les années 1980, diminution nette de cette expansion.
est engagée, les parties essayent de trouver une solution avant son
terme. Commerce très fort par zone : importance du Pacifique, de l'Europe,
On diffère donc le plus possible le recours à cette procédure. de l'Amérique du Nord.
Zones plus dynamiques que d'autres. Depuis les années 1970, les
Existences de procédures contentieuses adaptées flux avec l'Afrique sont divisés par 2. Le commerce avec l'Afrique
=> procédures intégrées mises en place pour résoudre les est marginalisé : produits dont la valeur est dégradée
conflits entre les parties : = dégradation des termes de l'échange
- à l'extérieur des OI : recours à l'arbitrage, dans le
cadre inter-étatique ou transnational (Etat-personne Commerce à l'intérieur des zones important pour certaines zones :
privée). UE, Asie-Pacifique
- au sein des OI : procédure de réglement des Importance de l'intégration régionale
différends
ex : l'OMC a développé une procédure complète Décolage de certains NPI grâce à une politique agressive
-non juridictionnelle mais très proche- avec un organe (Singapour, Taïwan, qui était avant la crise le 14° pays mondial en
d'appel terme de flux).
= Organisme de Réglement des Différends (ORD).
B- Les politiques commerciales

PARTIE 1 i. Les Etats


Le commerce
international Existe-t-il des politiques commerciales extérieures ? OUI
cf les théories économiques dominantes dans les relations
commerciales internationalles
Chapitre préliminaire = débat libre échange / protectionnisme
Flux et politiques commerciaux

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question sous la menace


Libre échange : économique ouverte vers l'extérieur, abattement des Même débat vis-à-vis de l'UE
frontières et des tarifs douaniers. Politique jamais appliquée à 100%.
= D. Ricardo, Les principes de l'économie politique et de Le 20è siècle a donc été dominé par le libre échange sauf en 1929 et
l'impot (1817). en 1945, avec dès que surgit une période de crise, tentation des Etats
Chapitre 7 consacré à la démonstration des bienfaits du de fermer les frontières.
libre-échange.
Notion de l'avantage comparatif : les Etats ont intérêt à se ii. Les multinationales
spécialiser dans la fabrication des produits pour lesquels ils
disposent de cet avantage comparatif. Création de flux à l'initiativ des multinationales
= ex : délocalisations
Protectionisme : fermeture des frontières Les multinationales sont très attiréespar les ZLE et les unions
Frederic List, Système national d'économie politique (1841) douanières
± plaidoyer en faveur du protectionisme (Allemagne / = cf les multinationales installées en Angleterre
Angleterre)
L'Allemagne doit jouer la carte du protectionisme pour que Importance des flux intra-firmes
son économie se développe, le temps que l'industrie nationale = 20% du commerce international est un commerce intra-
s'affermisse = protectionisme éducateur firmes

Aujourd'hui, l'école protectionisme est en perte de terrain


= cf GATT qui garantie les conditions du libre-échange Chapitre 1
Depuis les années 1980, le débat sur le protectionisme ressurgit, Du GATT à l'OMC
nottament aux EU qui pronent une politique commerciale stratégique
qui mêle libre-échange et protectionisme. Déficit de la balance
commerciale non résorbé aux US, notamment de par les relations Section 1- Naissance du GATT
commerciales avec les NPI, le Japon, l'Allemagne, avec lesquels le
libre échange ne peut fonctionner normalement car les conditions de La crise de 1929 fut un frein sérieux à l'expansion du commerce
concurrence saine et loyale sont loin d'être réunies. international, avec une régresssion du volume des échanges et une
Les économistes US ne font pas confiance au marché international, raréfaction des marchés.
et incitent donc l'Etat à intervenir afon que les autres Etats ouvrent Pour essayer de protéger leurs marchés, les Etats augmentent leurs
de grè ou de force leurs frontières droits de douane, obstacles non tarifaires, contrôle des changes,
= cf bras de fer US / Japon, où le Japon a reconsidéré la dévaluation compétitive, accords de troc, etc.

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+ dumping En octobre 1947, entrée en vigueur de l'OIC, le GATT ne devant


=> situation dangereuse s'appliquer que jusqu'en janvier 1948. Mais le GATT se pérénise.

19(3)7, Conférence de Genève GATT 1947


= prévoit que dans les 6 mois suivant l'entrée en vigueur de Accord normatif portant sur des règles de conduite. Dispositions sur
l'accord, abattement de tous les obstacles au libre échange. la réunion des parties contractantes (± organe plénier).
Mais beaucoup de clauses échappatoires, et convention tuée 1960 : création du Conseil veillant à la régularité des travaux des
dans l'oeuf. réunions.
Le consensus est le mode de prise de décision : 1 Etat = 1 voix
Le Congrès a plusieurs fois autorisé les Présidents US à ouvrir des Le GATT s'est enrichi au point de vue institutionnel : experts,
négociations pour baisser les droits de douanes. groupes de travail, mise en place de procédures de réglement des
Pendant le 2è GM, accords avec les alliés pour l'ouverture des différents
frontières à la fin du conflit. = articles 22 et 23 : nécessité de consultation, possibilité de
1944 : Conférence de Bretton Woods et naissance du FMI et de la contre-mesures.
BIRD. Création de panels composés de 3 à 5 experts, avec comme mission
1946 : ECOSOC saisi d'une proposition de conférence mondiale sur de statuer sur les plaintes des Etats.
le commerce et l'emploi Procédure codifiée en 1979 avec l'accord du Tokyo Round.
= 1948 : Charte de la Havane créant l'Organisation
internationale du commerce (OCI) Succès croissant du GATT avec une participation de plus en plus
Thèmes abordés : réduction des obstacles au libre échange importante des Etats, dont certains ont facilement adhéré, d'autres
(clause de la nation la plus favorisée), institution des ZLE, n'étant qu'observateurs.
développement économique et reconstruction (aides et Le GATT est un forum de négociations dites NCM (Négociations
possibilités de réstreindre les importations si la situation commerciales multilatérales ou Round). 8 au jour d'aujourd'hui. Sont
économique l'exige, accords sur les produits (matières de plus en plus complexes.
premières et maintien des prix), cadre institutionnel. 1999 : Clinton Round, négociation du millénaire.
=> accord qui n'est pas entré en vigueur, car non ratification du A chaque négociation, baisse des tarifs douaniers.
Sénat US car ne laisse pas assez de place à la main invisible du Accord général sur le commerce du service : GATS
marché, idées marxistes, socialistes, etc.
Section 2- L'OMC
Le GATT est issu des efforts de la diplomatie de couloirs
Les Etats s'appliquent réciproquement et provisoirement les mesures 1er janvier 1995, dans le cadre de l'Urugay Round
relatives aux abattement des obstacles tarifaires. Accord de 26 articles consacrée à l'organisation, complété par une

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série d'accords portant sur des règles matérielles, i.e. sur les Avis CJCE 1994 (article 228 du Traité) : consacre la thèse des Etats
principes fondamentaux et sectoriels applicables. membres selon laquelle l'accord de l'OMC est un accord mixte =>
double compétence de la communauté et des Etats membres.
§1. L'OMC, une organisation intergouvernementale

Le GATT est un accord international en forme simplifié (AFC) §2. Fonctions assignées à l'OMC
alors que l'OMC est un accord consolidé (ratifié).
L'OMC est dotée d''une personnalité juridique internationale (article = articles 2 et 3
8). Bénéficie des privilèges et immunités. Son siège est à Genève.
Caractère permanent de l'OMC, alors que le GATT s'est pérénisé de -> Servir de cadre institutionnel commun pour la conduite des
facto. relations commerciales.
Remarque : il existe un cadre commun et des accords ajoutés. Mais
Composition si l'accord de 1947 obligeait tous les Etats membres, il n'en est pas
Les membres sont les Etats car est une OI. de même pour les accords ultérieurs.
Tous les Etats parties au GATT sont devenus membres de l'OMC. L'OMC est donc une mesure en faveur d'un système commercial
Particularité : un territoire douanier autonome peut devenir membre intégré à vocation commune et globale.
(hypothèse : Palestine, Taïwan).
Un Etat devenant membre doit accepter l'acquis, contrairement au -> Gestion de tous les accords conclus ultérieurement au GATT de
GATT où il est possible de passer des accords négociés entre Etats 1994.
membres et nouveaux membres. Techniquement, ces accords sont annexés à l'accord de l'OMC, et
les Etats sont donc engagésde facto aux accords multilatéraux dès
Mode de prise de décision leur engagement à l'OMC.
Reprise de l'héritage du GATT avec décisions par consensus. En cas Concernant les accords plurilatéraux (4), ils n'obligent pas tous les
d'absence de consensus, possibilité de voter à la majorité simple, 2/3, Etats (volonté expresse de l'Etat). Ex : accord sur le commerce des
3/4 selon la nature du texte à adopter. aéronefs civils, accord sur les marchés publics.
Système basé sur le principe 1 Etat = 1 voix
= originalité par rapport à la majorité des OI financières où Le GATT de 1994 enrichissant le GATT de 1947 est incorporé à
pondération des voix. l'accord de l'OMC.
Le GATT de 1947 est abandonné car amendé, enrichi par des
1 disposition est consacrée à l'UE, avec un problème de ratification accords ou par le NCM du 15 décembre 1993 (Uruguay Round).
étant donné la répartition de compétence entre communauté et Etats D'où application du GATT de 1994.
membres.

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l'environnement ? US punis.
L'OMC doit : • clause sociale : tentative de boycottage des sociétés
• administrer l'accord l'instituant exploitant main d'oeuvre enfantine, etc. Les US et l'Europe
• gérer les accords ultérieurs multilatéraux et plurilatéraux, i.e. ont proposé que les Etats violant les principes fondamentaux
veiller à leur bonne application et favoriser la réalisation de des travailleurs (liberté syndicale, protection sociale, etc)
leurs objectifs. soient interdits d'exporter des produits à destination des pays
• appliquer les procédures prévues par les accords portant sur respectant ces droits. Le problème réside dans la définition
le réglement de ces grands principes : idée séduisante mais dur à mettre en
• procéder périodiquement à l'examen des politiques pratique.
commerciales des Etats membres dans leurs différents + derrière une façade noble de protection des droits de
aspects, suivi d'un rapport qui peut être suivi de l'homme, arrières pensée commerciales.
recommandations (ce qu'acceptent mal les Etats). • droit international de la concurrence
Dans le cadre du GATT lui-même, articles 6 et 16 sont
-> L'OMC est une enceinte de négociations consacrés aux mesures assurant la loyauté de la concurrence
à travers 2 mécanismes : dumping (mesures attentatoires à la
L'histoire montre que les accords conclus appellent à être dépassés concurrence émanant des sociétés) et subventions (mesures
de façon dynamique. Aller plus loin une fois les objectifs dépassés attentatoires à la concurrence émanant des Etats).
(cf tarifs douaniers). Aujourd'hui, tentatives de renforcer cette égalité par
Négociations périodiques dans le cadre du GATT. L'OMC suit l'instauration d'un régime juridique commun
exactement la même logique, mais avec un champ de compétences = cf lutte contre la corruption des agents publics (OCDE).
largement plus vaste que celui du GATT
= MIC (investissements et commerce), en matière de Par ailleurs, problèmes de monnaie (dévaluation), fiscalité, etc.
propriété intellectuelle, de service, AMI dans le cadre de = cf dévaluation du Brésil qui est partie au MERCOSUR,
l'OCDE (échec), etc. avec le problème des produits argentins qui devinrent plus
chers sur le marché brésilien, et la compétitivité accrue des
Sujets très à la mode produits brésiliens sur le marché argentin.
• environnement et commerce
cf litige US / Mexique sur le commerce du thon, les US CCL- Acquis très important, mais perspectives très prometteuses du
ayant interdit la commercialisation du thon mexicain à cause point de vue de l'élargissement des compétences de l'OMC.
de mathodes nuisibles à l'environnement (dauphins). La
question est de savoir si un Etat peut déroger à la liberté du §3. Les structures institutionnelles
commerce prévue par le GATT pour des motifs liés à

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Organigramme comme dans toute OI Les membres


-> Organe plénier : conférence ministérielle, tous les 2 ans (dernière
à Singapour). L'OMC a vocation à l'universalité. La candidature à l'accord de
-> Conseil général : autre organe plénier siégeant autant que l'OMC est assujetti à une négociation avec les Etats membres, et à un
nécessaire. accord de leur part aux 2/3, les négociations porteront sur des
=> Les 2 organes ont compétence pour prendre n'importe questions commerciales.
quelles décisions se rapportant aux accords En général, les Etats nouveaux payent ± un ticket d'entrée
-> Organe de réglement des différends (ORD) : c'est le Conseil (notamment sur le GATT).
général siégeant à titre d'ORD. Il en est de même pour l'examen des Un Etat doit accepter le degré de libéralisation atteint par les Etats
politiques commerciales : mécanisme d'examen des politiques membres, et accepter l'acquis de l'OMC.
commerciales (MEPC).
-> Conseil du commerce des marchandises (le plus actif), Conseil L'intégrité de l'accord de l'OMC
du commerce des services, Conseil sur la propriété intellectuelle :
gérent les accords particuliers. Volonté manifeste de l'uniformisation d'application de l'OMC. Les
réserves ne sont pas admises (cf mode de prise de décision).
Pour chaque accord, il existe un Comité et des organisations Particulrité : possibilité pour un Etat de ne pas appliquer
subsidiaires nécessaires au fonctionnement de l'OMC. intégralement le GATT dans ses relations avec un autre Etat pour
des motifs politiques (article 13). Soumis à la condition (?) de
Régime d'application des accords de l'OMC l'article 13 au moment où l'Etat adhère à l'OMC.
Mais cet article 13 ne concerne que les nouveaux membres.
- Article 16§4 : concerne les accords figurant en annexe de l'accord
de l'OMC. Obligation pour les Etats de mettre leur droit interne en Article 15 : possibilité donnée aux Etats de se retirer de l'accord.
conformité avec les obligations découlant de leur qualité de membre Retrait de l'OMC = retrait des accords multilatéraux.
de l'OMC
= droit OMC > droit interne
Chapitre 2
CJCE 1972 : les dispositions du GATT ont été jugées plusieurs fois Les principes fondamentaux
dépourvue d'effet direct. des relations commerciales internationales
Aujourd'hui, dans la mesure où des accords sont plus détaillés et
plus précis, les accords commerciaux multilatéraux peuvent décider
d'être self-executing. Principes qui servent à assurer la libéralisation du commerce
international.

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Section 1- La clause de la nation la plus favorisée (métropole et colonies) + traffic transfontalier (très limité voire
dépassé)
Le principe des principes en ce qu'il procède d'une volonté => Union douanière et
d'instituer une non discrimination entre opérateurs économiques ZLE
étrangers.
C'est un outil fondamental qui permet la plus grande libéralisation -> Conditions de fond
possible. - Union douanière : substitution d'un seul territoire douanier
à l'ensemble des territoires des Etats membre de cette Union.
§1. La substance du principe - ZLE : les droits de douanes et les autres réglementations
restrictives sont éliminées des échanges entre les Etats
Article 1 GATT : "Tous les avantages, faveurs, privilèges ou membres (volet interne seulement).
immunités accordés par une partie contractante à un produit
originaire ou à destination d'un autre pays seront immédiatement et => Pour les UD et les ZLE, s'agissant du commerce interne, doit
sous conditions étendus à tout produit similaire originaire ou à exister une intégration économique régionale, i.e. que doit porter sur
destination de toutes les autres parties contractantes" l'essentiel des échanges
= généralisation de tout avantage accordé par une partie => Interdiction des IER partielle fondée sur 1 ou 2 produits
contractante à une autre
= tous les pays sont à la même enseigne => Pour le commerce extérieur, les courants d'échange avec les pays
= tout avantage est concerné dès lors qu'affecte la tiers ne doivent pas être dégradés par la constitution des UD et ZLE
commercialisation des produits = cf régle de consolidation selon laquelle 1 Etat ne peut
relever un tarif douanier externe commun (GATT)
§2. Limites : les intégrations économiques régionales. => interdiction de compensation de l'interne par l'externe

La clause de la nation la plus favorisée n'a pas d'effets entre les -> Conditions de procédure
membres d'une intégration économiques régionales, car celle-ci - Information de la constitution d'une UD ou d'une ZLE
repose sur le principe de la préférence - Contrôle du GATT : conformité des dispositions et des
= article 1§24 : différence entre les in / out règles du GATT avec la constitution de l'UD / ZLE.
=> d'où enjeu pratique énorme de définir ce qu'est une = contrôle très souple : cf le cas de l'article 25§8 de la
intégration économique rég. CECA qui a bénéficié d'une dérogation, l'AELE qui avait
pour particularité d'exclure l'agriculture et la pêche, la CEE et
Le GATT prévoit 2 modèles d'IER pour lesquels l'exception de la la PAC (pour des considérations politiques).
clause de la nation la plus favorisée + exceptions historiques

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A partir de 1966, introduction d'une 4e partie consacre le principe


Liste des IER : Pacte andin (1969, Bolivie, Pérou, Equateur, de non-réciprocité pour avantages accordés aux PVD.
Vénézuela), Association latino-américaine d'intégration (1979),
MERCOSUR (1991), ALENA (1992), ALE dans les caraïbes, Section 4- Principe de la protection douanière exclusive
CEDEAO (Comité économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest,
1975), CEAO (1974), ASEAN. Un Etat a le droit de protéger son territoire douanier par l'institution
de droits de douane
- uniquement droits de douanes. L'art 11 prohibe
Section 2- Le traitement national l'instauration de quotas
- du fait de la négociation, l'Etat baissera in fine son tarif
Article 3 du GATT douanier (cf accord sur l'agriculture où l'OMC a demandé à
= instrument d'égalité de traitement entre produits étrangers et tous les Etats de convertir tous leurs prélèvements en droits
nationaux. de douane).
Règles ayant fait l'objet de nombreux litiges :
- 1986 : Congrès US adopte une loi taxant le pétrole,
établissant une discrimination entre pétrole US et pétrole [Section 5- Les négociations commerciales multilatérales (NCM)]
importé au niveau de la commercialisation. CEE et Canada
saisissent le GATT qui accueille favorablement leur Aspect procédural
demande. Le GATT est dès le départ un forum de négociations continuelles.
- Aux US, question des taxes sur le tabac et des mélanges de L'origine de cette dynamique se trouve dans le GATT lui-même
tabac. Une loi US de 1992 baisse le pourcentage de tabac = les articles 28 et 28 bis ne concernent que les tarfis
étranger pouvant être utilisé par les fabricants US + sanction douaniers, perçus comme l'obstacle essentiel au commerce.
en cas de violation. Panel du GATT a estimé qu'il s'agissait Or le GATT de 1947 n'oblige pas les Etats à réduire les
d'une violation de l'article 3. obstacles tarifaires. D'où, pour atteindre l'objectif de
libéralisation maximum, négociations multilatérales
Section 3- Le principe de la réciprocité périodiques.

Réciprocité dans les droits et obligations. Les NCM (= Round) ont porté quasi exclusivement sur la réduction
N'est pas exposé dans le GATT comme un principe fondamental, des droits de douane, bien que dès les années 1960 il est prêté
mais se déduit des mécanismes du GATT. Afin d'atteindre une plus attention à d'autres thèmes.
grande libéralisation des échanges, les Etats sont invités à appliquer Succès croissant des NCM : 23 Etats en 1947, 125 pour l'Uruguay
la réciprocité. ROund (1968-1993)

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l'interdiction de revenir à un niveau inférieur à celui d'avant la


1947 : Genève négociation
1949 : Annecy = phénomène de réduction progressive
1950-51 : Torguay
1955-56 : Genève Cependant, un relèvement des tarifs douaniers est possible en cas de
1960-61 : Genève circonstances exceptionnelles (conditions sévères + contrôle du
1964-67 : Kennedy (adoption du code anti-dumping) GATT). Dans ce cas, obligation d'offrir des compensations, respect
1973-79 : Tokyo (extension de la réglementation du GATT) des principes fondamentaux du commerce (non discrimination...).
1986-93 : Uruguay
=> Pour tous, problématique focalisée sur les droits de douane. CCL- Les NCM deviennent de plus en plus complexes, d'où la
longueur de la mise en application
Tokyo Round : réglementation spécifique consacrée au commerce = cf lancement du NCM de l'Uruguay le 1er septembre
des aéronefs civils + codification des procédures de réglement des 1986, mi-parcours à Montréal en 1988. Accord non atteint en
différends. 1990, donc package deal et accord signé en 1993.
Uruguay Round : accord commercial multilatéral sur l'agriculture
(AGR), sur le commerce du textile (AMF), sur les services, MIC Il y a donc néanmoins un approfondissement de l'acquis et une
(trims' ??), l'ADPIC (?), TRIPS (propriété intellectuelle) extension de la réglementation.
= augmentation spectaculaire de la réglementation Emergences de nouveaux problèmes : environnement et commerce,
clause sociale, fiscalité et concurrence, valeur de la monnaie.
Excellents résultats en terme de libéralisation des échanges
(réduction des tarifs douaniers de 50% entre le 1er et le 5è Round;
Uruguay + Tokyo = baisse de 33%).
125 Etats ont participé à l'Uriguay Round, mais les principaux Chapitre 3
acteurs des NCM sont la CE et les US (cf principe de réciprocité et Le commerce des marchandises
clause de la nation la plus favorisée).

Le résultat de la négociation fait l'objet d'une protection : liste = Question sur laquelle ont porté quasi-exclusivement les NCM. Est
annexée aux accords ayant la même valeur juridique que l'accord lui- de plus la question soulevée lors de l'accession d'un nouvel Etat au
même (= valeur juridique contraignante). GATT ou à l'OMC (cf Chine).
Egalement phénomène de consolidation triennale, i.e.
(im)possibilité pour un Etat de revenir sur ses engagements pendant
3 ans (gêle). A l'expiration du délai triennal, l'article 28 bis prévoit Section 1- Les modalités de négociations

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2 règles : Réflexion engagée dans le cadre du GATT dès les années 1960.
- principe du principal fournisseur Plusieurs catégories dégagées :
- méthode pour discuter concrètement le tarif douanier (tarif - participation des Etats aux activités économiques (aides,
moyen ou tarif négocié produit par produit) -> une baisse subventions)
concerne-t-elle chaque produit ou s'applique-t-elle à tous les - formalités douanières administratives à l'importation
produits ? - obstacles techniques (normes, réglement sanitaire,
sécurité, protection de l'environnement)
=> Approche par produit (négociation sur le pic tarifaire d'un - interdiction d'importation ou d'exportation
produit) / méthode de l'harmonisation (approche par catégorie de - taxations ou impositions intérieures.
produits).
Dans ce dernier cas, tous les pics tarifaires ne sont pas touchés. Les Chaque Etat appliquant tel ou tel mécanisme, rendant l'approche
Etats qui ont les tarifs les plus bas sont desservis par cette méthode générale difficile.
de l'approche globale.
Début des années 1970 : fin des 30 glorieuses et chics pétroliers
Le Genève Round de 1960 et le Kennedy Round furent consacrés à = récession économique
l'incidence du tarif douanier commun de la CE. => les Etats utilisent de plus en plus des obstacles non
Kennedy Round : baisse la plus significative des tarifs douaniers tarifaires
Uruguay Round : abolition des droits de douane pour une certain
nombre de secteurs. §1. Les restrictions quantitatives

Problème perçu dès 1947 par les négociateurs du GATT


Section 2- Démantellement des obstacles non tarifaires = article 11 : interdiction faite à un Etat de recourir à des
restrictions quantitatives tant pour les importations que pour
=> ± une mesure ayant pour effet de créer une distorsion des les les exportations
échanges internationaux. = principe de la protection douanière exclusive
Avec préférence pour les quotas à l'importation pour protéger
2 exemples dans le GATT : l'aconomie nationale.
- Article 11 : restrictions quantitatives
- Article 7 : valeur en douane Il existe des exceptions particulières et des exceptions générales

Exceptions particulières :

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- pour l'agriculture, en cas de pénurie alimentaire, avec - Article 19 : clause de sauvegarde en cas de
contrôle du GATT (cf différend US / Japon) désorganisation du marché
- pour la balance des peiements, avec nécessité d'une - Article 20 : protection de l'ordre public
baisse avérée et importante des revenus de l'Etat. - Article 21 : en matière de sécurité (sanctions économiques
Conditions : décidées par le Conseil de Sécurité des NU)
° rapport de proportionnalité (principe
général) Ces dérogations sont accordées par l'OMC à la demande des Etats.
° restrictions provisoires
° application non discriminatoire des mesures §2. Les obstacles techniques
° surveillance du GATT et de l'OMC, et du
FMI pour les questions monétaires = Normes, règles d'origine, inspection avant expédition, licences
(consultations entre l'Etat et le FMI pour d'importation, valeur en douane.
vérifier la situation et l'opportunité ou le bien
fondé des mesures). -> Principe cardinal : la transparence
= l'Etat doit publier la réglementation applicable.
S'ajoute une exception de fait (non prévu par les textes) -> Principe de non discrimination
= accord d'auto-limitation ou de restriction volontaire à -> Les administrations chargées de l'application de la
l'exportation : les Etats se mettent d'accord sur les quantités réglementation doivent intervenir de façon impartiale et prévisible
de produits à importer (en fait, accords entre les sociétés Ex : question de la valeur en douane, visée à l'article 7
intéressées). = question du calcul de la valeur du produit à partir
Cette exception de facto relève de la zone grise du GATT. de laquelle on calcule le taux.
Question de savoir si elle est contraire à l'article 11. 2 thèses -> 1960s' : les US calculent la valeur du produit à
opposées : l'importation non pas sur la valeur déclarée mais sur la valeur
- Contraire : la thèse s'appuie sur une interprétation du produit US tel que commercialisé aux US
téléologique de l'article 11 (finalité de l'article 11). = produit importé toujours cher selon cette méthode
- Conforme : une auto-limitation n'est pas contraire car il -> 1979 : accord sur la valeur en douane du fait du caractère
s'agit d'accords multilatéraux échappant à la réglementation vague de l'article 7
du GATT. = sont retenues (5) valeurs successives :
° valeur déclarée
Exceptions générales ° valeur du produit importé similaire
° produit local
Toutes les exceptions à toutes les règles du GATT : ° in fine recalcul du produit selon sa

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composition juridique
=> cf conflit US / UE concernant les subventions du FNE
Ex- CE, UD et ZLE qui constitue une sphère (Fonds national pour l'emploi). Pour les US, ce type d'aide est
attractive pour les entreprises étrangères. Cf voitures contraire à l'article 16.
japonaises -> règle d'origine
* Article 1 accord 1993
- Critère : la contribution financière
Section 3- Mesures concernant la loyauté du commerce = transfert de fonds, économie de recettes
exigibles, opération concernant uniquement
§1. Les subventions les garanties d'un prêt, fourniture de biens par
l'Etat, achat de biens par l'Etat, mécanismes de
-> Enjeux soutien des prix.
Assistance donnée par un Etat à des entreprises - Régime juridique
= cf aide pure et simple en donnant de l'a rgent ou en = diversifié, car toutes les subventions ne sont pas
allégeant des charges. prohibées, et que la prohibition diffère selon le degré.
=> Article 16 GATT = Seules les subventions spécifiques font l'objet
Voir le secteur agricole "assisté" (PAC) d'une prohibition susceptible.
1979 : code consacré à la question des subventions -> Prohibition irréfragable : subventions liées
1993 : accord sur les questions de subventions issu de l'Uruguay aux résultats à l'exportation, et subventions
Round accordées dans le cas où une entreprise
bénéficiaire doit utiliser des produits
-> Champ d'application de cet accord nationaux
= peu importe s'il y a préjudice ou
- Notion de subventions non
* Article 16 GATT : "toute forme de protection des revenus -> Prohibition susceptible : illicéité et mise
ou de soutien des prix, directement ou indirectement, ayant en jeu de la responsabilité possibles
pour effet d'accroître les exportations de produits du territoire = démontrer le caractère illicite des
d'une partie contractante". subventions par l'existence d'un
La définition appréhende les subventions dans leurs effets, i.e. non préjudice et d'un lien de causalité.
définies par ses ééments intrinsèques -> Subventions non spécifiques = autorisées
= avantages : réalisme (résultat des subventions) = secteurs où les subvetions sont
= inconvénient : donne lieu à une certaine incertitude libres : recherche industrielle, aides aux

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régions défavorisées, protection de Idée de base : un Etat a possibilité d'appliquer un droit anti-dumping
l'environnement. afin de rétablir les conditions normales du droit de la concurrence
= forme : taxe douanière additive, afin d'annuler l'avantage
- Institutions de compensations que s'est procurée la société en agissant déloyalement
= Ont pour effet d'annuler les effets des subventions par des droits = limites :
compensatoires - sur le montant = le dumping lui-même
- durée maximum : 5 ans
- Régime différents selon le développement => Application non discriminatoire
= PMA : régime très assoupli
= PVD : régme assoupli Principes directeurs en matière de procédés

Concernant l'agriculture, secteur de méga subventions, d'où ± une instruction, avec débat contradictoire entre la société accusée
exclusion de ce secteur du champ d'application de l'accord de 1993. et l'Etat accusateur, et procédure d'enquête transparente permettant à
Concernant le commerce des aéronefs civils, pratique des avances la société accusée de répliquer.
remboursables (cf Airbus) Conditions de récevabilité :
=> non application de l'accord de 1993 en cas d'échec - existence d'un plaignant : pas d'autosaisine
commercial, si existence d'une présomption simple de - saisine par les sociétés concernées qui doivent être
subvention, i.e. seuil de 5% du prix du produit. suffisament représentatives dans la branche de production
nationale.
- le dommage doit être important
§2. Le dumping - lien de causalité direct entre la société faisant du dumping
et le dommage
[semble manquer 5mn] = charge de la preuve incombe à la partie requêrante
- les produits en cause doivent être identiques
L'interdiction du dumping n'est pas générale - procédures contradictoires limitées (12 à 18 mois
=> Article 6 : nécessité d'une menace ou de l'existence d'un maximum)
préjudice important à la production établie d'une partie - la société pratiquant le dumping doit pouvoir s'engager
contractante, ou si retard sensible de la production nationale officiellement en matière de prix à la fin de la procédure (prix
= seule la production nationale est prise en compte minima à l'avenir)
NB- l'accord de 1993 fournit des éléments sur la
Encadrement juridique de la réaction des Etats manière de comparer les prix avec les solutions en cas
d'absence de prix sur le marché local

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- le droit pour la société poursuivie de recourir à un tribunal artistiques


indépendant (recours judiciaire pour contester la décision)
Mais ces conventions ne lient pas tous les membres de l'OMC
Problème du contournement Mais il existe l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle
= la définition du prix à l'export est inférieur à la valeur normale (OMPI / WIPO) à Genève.
Idée : une société joue sur l'un des 2 éléments. A vrai dire, elle En matière de réglement des différends, l'OMPI est impuissante,
s'installe sur le territoire d'un Etat où les prix sont plus chers (cf d'où adoption par les Etats de réglementations nationales (cf US pour
exemple des usines de tournevis). les brevets).

§3. Droits de la propriété intellectuelle touchant au commerce B- Règles générales de la nouvelle réglementation
(ADPIC)
-> Domaine d'application de l'ADPIC
A- Motifs de l'ADPIC = brevets, droits d'auteur, marques de fabrique, dessins et
modèles industriels, etc.
Ce secteur prend de l'importance d'un point de vue économique. Or,
réglementation internationale déficiente, d'où réglementation -> Principes généraux
unilatérale (US, PVD), puis internationale. - la réglementation existante doit s'appliquer aux Etats de
l'OMC
i. L'importance économique croissante des droits de la propriété - traitement de la nation la plus favorisée
intellectuelle - traitement national

Coût de la contrefaçon : ± 100 milliards par an -> Régles procédurales et de conflit


= 5% du commerce mondial Idée : donner des moyens de protection et de réaction aux
Ex- Appellation d'origine controlée (AOC) pour les spiritueux. sociétés victimes
Les Etats sont tenus de conformer leur législation interne à la
ii. Problèmes réglementation internationale.
Au niveau procédural :
La réglementation diffère selon la propriété intellectuelle, avec pour - sanctions dissuasives (civiles et pénales), accessibles,
certaines matières réglementation internationale importante : efficaces, rapides
- Convention de Rome, 1961 : artistes et interprètes = recours effectifs (contrôle
- Accord de Paris, 1967 : brevets juridictionnel)
- Convention de Berne, 1971 : oeuvres littéraires et - contrôle in fine par

25
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l'OMC Idée bien accueillie par les PD mais contestée par les PVD.
Opposition entre :
CCL- Beaucoup d'autres pratiques restrictives. Or aujourd'hui, les - US : libéralisation toute azimut, mais partielle et
réglementations ne sont que partielles. conditionnelle
- UE : libéralisation franche à la manière communautaire (±
100%).
Chapitre 4
Le commerce international Section 2- Champ d'application
des services
-> 4 modes de prestation des services
- fourniture de services
Cadre de l'Uruguay Round : accords du GATS (Accord général sur transfrontaliers
le commerce des services, AGCS). Accord additif au GATT. - consommation à l'étranger
- présence commerciale (en général sous la forme de
Section 1- Caractéristiques essentielles société)
- présence des personnes physiques (société et son
Economiques personnel)
= multisecteur : cinéma, TV, banques, fourniture de main
d'oeuvre, etc. -> Obligations générales posées par l'accord
Représente une part importante du commerce mondial. - traitement de la nation la plus favorisée
Pendant longtemps, aucune réglementation d'ensemble même s'il - principe du respect de la transparence, i.e. publication des
existe des réglementations particulières (secteur des transports). réglementations nationales. Obligation transversale et
notification au GATT
Juridiques - la réglementation nationale doit être appliquée sans
= les conditions d'établissement et d'exercice dans ces discrimination entre les prestataires de service étrangers
différents secteurs sont établies par les législations nationales - obligation de négocier en faveur d'une plus grande
qui protègent généralement les secteurs nationaux libéralisation
=> difficile de trouver une harmonisation / uniformisation = le GATS contient une clause de rendez-vous 5 ans
après l'entrée en vigueur de l'accord (an 2000) pour
Négociations négocier seulement et non conclure.
Les US ont soumis l'idée d'une libéralisation du secteur des services.
-> Obligation additionnelles et optionnelles

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Concerne le problème clé et sensible du traitement national


L'acceptation doit être expresse. Obligation modulable en ce sens
qu'elle ne va pas concerner tous les secteurs = les Etats doivent
prendre des engagements spécifiques

Débat sur l'exception culturelle, notamment en matière littéraire :


- UE en faveur de l'exception culturelle
- US opposés
=> Théoriquement, il n'y a pas d'exception culturelle entrant dans le
champ d'application du GATS.

-> Libéralisation sectorielle


= 4 secteurs, dont 3 ont abouti à un accord :
- mouvement des personnes : 30 juin 1995
- secteur financier : 30 juin 1995 et 13 janvier 1997
- télécom de base : 15 février 1997
+ transports maritimes

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