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Présentation

-élections présidentielles en France-

Pour cette présentation j’ai choisi quelques articles concernant les effets que les
événements violents de Toulouse et Montauban ont eu sur les campagnes électorale des élections
présidentielles des deux principaux candidats, Nicolas Sarkozy et François Hollande.

Les campagnes électorales pour les élections présidentielles en France ont été
interrompues pour quelques jours à cause des événements violents qui ont affecté la société
française la semaine passée. Je me réfère ici aux tueries de Toulouse qui ont mené à la mort des 4
personnes dans une école juive, mais aussi à la mort des 3 militaires dans la ville de Montauban.

La justification du coupable, Mohamed Merah, citoyen français d’origine algérienne, a été


d’avoir voulu attirer l’attention sur la sorte des Palestiniens, sur la présence des soldats français
en Afghanistan et sur l’interdiction du voile intégral.

Cette situation avait suscité des réactions sur le plan international, ainsi que les autorités
palestiniennes en France ont condamné « avec la plus grande fermeté l’odieux attentat perpétré à
Toulouse contre un établissement scolaire juif ». Le président du Conseil français du culte
musulman, Mohammed Mousseau, a affirmé que les actes commis par Merah ne peuvent pas être
justifiés par la religion musulmane. Cette situation violente a provoqué l’inquiétude du Collectif
contre l’islamophobie qui craint que la campagne électorale «ne  sombre dans l’hystérie
islamophobe ».

Sur plan interne, cet événement a déterminé l’interruption des campagnes électorales,
surtout celles de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

En ce qui concerne le candidat Nicolas Sarkozy, celui-ci a renoncé pour quelques jours au
statut de candidat aux élections présidentielles, pour redevenir le président de la France, cette
décision étant prise comme conséquence des événements violents de Toulouse. Comme
président, il a pris position face à la situation et il a ordonné le retour du ministre de la Justice,
Michel Mercies et a convoqué François Fillon et les directeurs de cabinet des ministres de
l’Intérieur, de la Justice et de la Décence pour une réunion de crise à l’Elysée. Pendant la
campagne électorale, le président Sarkozy avait l’habitude de se consacre à l’Elysée seulement un
jour par semaine.

En tant que président de la république, il a été présent à l’hommage apporté aux soldats
toués à Montauban, mais aussi à cel tenu à l’honneur des victimes de la tuerie de Toulouse.

Concernant la position de François Hollande, il y a des gens qui soutiennent que le


candidat essai d’imiter Nicolas Sarkozy et aussi de le suivre partout. C’est pour cela, dit-on, qu’il
a annoncé aussi la suspension de sa campagne. Quand même, François Hollande a déclaré que,
par comparaison avec le président, qui a le devoir de réagir face aux événements, pour lui est une
responsabilité, ayant en vue qu’une grande partie de la population avait exprimé l’intention de le
soutenir aux élections présidentielles. En vue de cela, il a participé aussi aux hommages apportés
aux victimes et il a tenu plusieurs discours où il avait évoqué la laïcité, la protection pour la
liberté religieuse, la sécurité dans les écoles ou le « poison » du racisme qu’il faut « exorciser ».

Comme je disais avant, les événements violents ont suscité des controverses et des
conflits, au moins au niveau des déclarations, entre les principaux candidats.

D’une part, François Rebsamen, responsable de la sécurité dans l’équipe de campagne de


François Hollande, avait déclaré que l’UMP utilise un double-langage et il avait souligné le
comportement indécent de Nicolas Sarkozy pendant la campagne. De plus, Eva Joly, a reproché a
Nicolas Sarkozy d’utiliser des discours discriminants et stigmatisant, tandis que le Front National
l’accuse de « laxisme » face aux « fondamentalistes ».

De l’autre part, l’UMP accuse le candidat du Parti Socialiste, François Holland et le


candidat du Front National, Marine le Pen, d’avoir « instrumentalisé la tragédie » pour briser
l’unité nationale.

Ces événements ont attiré l’attention sur des sujets qui ont été omis par les candidats, des
sujets qui, du à la situation, s’imposent maintenant dans les discours des candidats, comme : le
fondamentalisme islamique, le terrorisme, les interventions extérieures hasardeuses, voir Lybie et
Afghanistan, ou le referendum sur la peine de mort, proposé par Marine le Pen.

La question qui se pose est, donc, si ces événements qui ont affecté toute la société
française et qui ont déterminé des changements dans le discours et dans les campagnes des
candidats, vont influencer les options des citoyens ? Est-ce que cette tragédie représente une
épreuve pour les candidats, représente-t-elle une manière d’évaluer leurs comportements face à
une situation tellement violente?

Deux semaines après les événements de Toulouse et Montauban, les sondages d’opinion
relèvent que les Français ne montrent pas d’inquiétude au sujet du terrorisme et qu’il n’y a pas
aucun changement s’agissant de leur intention de vote. Concernant les discours de candidats, on
constante que seulement Marine le Pen et, dans une moindre mesure, Nicolas Sarkozy ont
accordé plus d’attention au sujet.

Une enquête montre que trois quarts de Français ont approuvé le comportement du
président de la République dans ces circonstances, mais une forte minorité, 41% a estimé que
Nicolas Sarkozy avait tenté de récupérer cet épisode au service de sa campagne. Quant à François
Hollande, une nette majorité a approuvé son comportement, mais les différences apparues sont
dues au fait que François Hollande était jugé en tant que candidat, alors que son adversaire l'était
comme président, incarnant à la fois l'autorité de l'Etat et l'unité de la nation

Les partisans de l'extrême droite et de la droite sont aussi les plus nombreux à penser que
les événements de Toulouse et Montauban auront un impact très important sur le vote des
Français à l'élection présidentielle, selon un sondage de BVA publié mardi par Le Parisien.
Curieusement, les électeurs croient, dans leur majorité, à un tel effet, mais les quatre cinquièmes
d'entre eux l'excluent pour eux-mêmes.

Les enquêtes d'intentions de vote confirment que la période du 11 au 22 mars n'a pas
modifié substantiellement les positions des candidats. Selon Ipsos, le changement est infime ou
nul pour M. Hollande et M. Sarkozy. Les autres candidats connaissent des mouvements faibles.
Jean-Luc Mélenchon, dont l'attitude pendant les événements est majoritairement approuvée,
gagne des points, et François Bayrou, critiqué, en perd, mais Marine Le Pen progresse, bien que
son comportement soit très largement réprouvé.