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Droits humains et libertés publiques

Or toutes ces définitions ne sont pas neutres car elles reposent comme nous allons le voir dans un
paragraphe 3 sur des concepts très différents. ces différents termes employés ne sont pas synonymes il
renvoie à des concepts et ces concepts sont vraiment différents tout d'abord la notion de droits de
l'homme que l'on retrouve dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789 s’installe dans
le langage commun dans le sillage de la déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU de
1948 ou encore de la déclaration interaméricaine des droits et devoirs de l'homme de 1948 ou encore
autre exemple dans la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
fondamentales de 1950 cette notion né en France a été rarement employée par les constitutions depuis
la déclaration des droits de 1793. À la place est employé l'expression d'une liberté publique créé par
un courant libéral modéré qui voulait sous la restauration défendre ses droits et libertés sans faire
référence à une notion trop marquée par la révolution. Le glissement de terminologie entre droits de
l'homme et libertés publiques est en lien direct avec notre histoire nationale celle du 19e siècle. mais
droits et libertés ne sont pas synonymes par opposition au droit au singulier qui se définit comme un
ensemble structuré de règles destinées à régir la conduite des individus et qui présente un caractère
objectif et contraignant, les droits sont des prérogatives subjective concédé à chaque personne par le
droit objectif, les droits n'ont pas la même nature juridique que les libertés leur existence résulte d'une
consécration institutionnelle dans les secondes de liberté sont exempte la nature n’a offert à l’homme
aucun droit car les droits ne seraient lui être accordée que par un décret de la volonté ils
n’appartiennent qu’au domaine de la culture juridique par contre la nature a accordé à l'homme une
capacité d'auto détermination qu'on appelle liberté et que l'ont opposé au déterminisme en droit le
qualificatif de public à coller aux libertés publiques indique qu'elles ne peuvent exercer en dehors du
droit positif qu'elles ne sont garanties que par l'intervention et la protection de l'état cette fonction
régulatrice de l'état définit des 3 tests de leur champ juridique par contraste avec la grande généralité
du domaine dans lequel évoluent les droits toutes les libertés sont des droits mais tous les droits ne
sont pas des libertés. en effet à côté des droits consacrant une cert d'autonomie au profit de chaque
individu et qui n'exige la puissance publique que le devoir minimal de ne pas entraver leur libre
exercice, liberté de pensée, de conscience, de religion, liberté d'expression et d'information par
exemple, les droits créances, ne s'analysent pas comme des libertés mais comme des pouvoirs
reconnus aux individus d’exiger un devoir d'intervention et d'assistance de cette même puissance
publique , droit de recours effectif par ex.. Si les droits se répartissent entre ces 2 générations les
libertés ne se rangent que dans la première. Dès lors comment situer la notion de droits de l'homme
par rapport à celle de liberté ? à l'intérieur de la catégorie général des droits de l'homme la notion de
liberté serait cantonnée aux relations entre l'individu et la puissance publique par opposition aux
libertés privées. Les libertés publiques seraient alors un ensemble de droit considérés comme
fondamentaux opposables à l’état et aux personnes publiques. cette distinction se justifie en raison de
ces conséquences politiques et juridiques, la relation de la puissance publique avec les personnes
privées et inégalitaire contrairement à celle qui existe entre personnes privées qui serait en principe
égalitaire et donc moins dangereuse, cette rapproche très libéral passe sous silence plusieurs fêtes, en
particulier les moyens juridiques de contraintes ne sont pas le monopole des seules personnes
publiques les puissances économiques privés peuvent être un obstacle majeur à l'exercice des libertés,
la puissance publique peut également jouer un rôle essentiel dans l'affirmation à la protection des
libertés en contrario qui s'exercent dans les rapports interindividuels. L'état fournit le cadre juridique
des libertés privées en assurent la protection et en fonction des abus. Deuxièment, l'aide publique aux
libertés publiques presse-enseignement constitué un élément essentiel de leur régime juridique ces
libertés sont dite publique parce que reconnus, acceptés, consacrés, par l'état, et définir cette notion
par une opposition public-privé ne se justifie. JEAN RIVERO estimait que les droits de l'homme
constituent une catégorie générale permanente en quelque sorte à juridique. Il s'agirait d'attribut
essentiel de la personne existant indépendamment de leur consécration par le droit positif les libertés
publiques seraient la traduction juridique par un système politique donné des droits de l'homme. Voilà
pourquoi les droits de l'homme côtoient les libertés publiques dans le titre de certains manuels,
contrairement aux droits de l'homme qui enlèvent du monde la philosophie indique ce qui devait être
où ce qui devrait être, les libertés publiques se borne à dire ce qui est, elles sont l'ensemble des règles
juridiques qui garantissent l'exercice des droits et libertés dans un état donnée. Comme le souligné
Gilles Lebreton dans l'introduction de son manuel distincte les 2 notions apparaissent donc comme
complémentaires
En conclusion on pourrait faire 3 remarques : Premièrement certaines définitions révèlent une
approche formelle et d'autre une approche matérielle de la discipline. La notion de liberté
fondamentale peut être définie comme une liberté reconnue par une règle au niveau juridique le plus
élevé soit constitutionnel où international ce qui exclut les libertés consacrées par la voie législative la
notion de droits de l'homme approche matérielle renvoie au contenu de la norme elle trouve son
origine dans l'école droit naturel, doctrine philosophique ancienne, qui met l'accent sur les droits de
l'individu face à l'état. Certaines définitions au contraire sont doctrinal alors que d'autres s'appuient sur
le droit positif. Pour Jean Morange par exemple la renommée des droits de l'homme n'est pas le fait
des juristes ce sont les hommes politiques les plus hautes personnalités du monde religieux
philosophiques scientifiques qui contribuent le plus à la diffuser au risque de la banaliser, les libertés
publiques sont en revanche une notion exclusivement juridique puisqu'elle se définissent par rapport à
la norme juridique dont elle fait l’objet. 3 -ème remarque implique une appréciation sur le contenu si
certaines liberté sont fondamentales essentielles cela indique peut-être que d'autres sont moins ils
peuvent alors s'accommoder de garantie moins efficace ce cours s'intitulera donc libertés publiques et
droits fondamentaux et s'organisera autour de 3 parties: première partie les sources des libertés
publiques droits fondamentaux, 2e partie d'exercice des libertés publiques droit fondamentaux, 3e
partie des libertés et des droits garantis et nous étudierons quelques ex. Avant de clôturer totalement
cette introduction je voudrais indiquer quelques pistes de réflexion pour les étudiants curieux en
quelque sorte pour aller plus loin.

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