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COURS

DE
FISCALITE

Cours dispensés par Mme MAHERZI Sofia née TAKARLI

2015
SOMMAIRE

I. Cadre conceptuel de la fiscalité

A. Les sources du droit fiscal


i. La loi
ii. Les textes réglementaires
iii. La jurisprudence
iv. La doctrine

B. Législation fiscale algérienne


i. Loi fiscale
ii. Loi de finance
iii. Décrets / arrêtés / instructions interministérielles
iv. Circulaires et instructions du ministre des finances

C. Règles d’un bon système fiscal


i. Règle de la justice
ii. Règle de la fixité et la certitude
iii. Règle de commodité
iv. Règle d’économie

D. Prélèvements obligatoires
i. Impôts
ii. Taxes
iii. Taxes parafiscales
iv. Droits de douanes
v. Redevances
vi. Cotisations sociales

E. Les fonctions de l’impôt


i. La fonction financière
ii. La fonction économique
iii. La fonction sociale

F. Les classifications de l’impôt


i. La classification administrative
ii. La classification économique
iii. Les classifications techniques
iv. La classification sociale

G. La procédure d’imposition
i. Détermination de l’assiette
ii. Liquidation
iii. recouvrement

II. Présentation générale du système fiscal Algérien

A. Les impôts de l’Etat

1. l'Impôt sur le Revenu Global (I.R.G.)


2. l'Impôt sur les Bénéfices des Sociétés (I.B.S.)
3. la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)

B. Les impôts locaux (collectivités locales)

1. Taxe sur l'activité professionnelle (TAP)


I. Cadre conceptuel de la fiscalité
A. Les sources du droit fiscal : Sont au nombre de quatre.

i. La loi : seule véritable source du droit fiscal, elle est consacrée


comme telle par la constitution

ii. Les textes réglementaires : Constituent une source puisqu'ils


précisent les modalités d'application des dispositions législatives ;
Dans leur commentaire dans la rubrique des dispositions légales, ils
abordent souvent des points non-traités par la loi.

iii. La jurisprudence : Dans le règlement du contentieux fiscal, le juge


est amené à interpréter la loi fiscale. Ces interprétations en tant que
telles font jurisprudence et sont source du droit fiscal.
En effet l'administration fiscale prend en compte le plus souvent au
niveau de ses textes les interprétations données par le juge.

iv. La doctrine fiscale: c’est l’ensemble des opinions formulées, des


commentaires, des directives, ou prise de position individuelles par
les auteurs et commentateurs à propos des textes législatifs ou
réglementaires et des décisions jurisprudentielles de ce fait elle
constitue une source du droit fiscal en ce qu'elle influence l'orientation
du législateur ou l'interprétation de l'administration fiscale et du juge.

C. Législation fiscale algérienne

i. Loi fiscale :
Les lois fiscales sont prises à l'initiative de l'exécutif sous forme de projet de
loi ou des députés sous forme de proposition de loi ;

Dans les faits, l'initiative appartient au gouvernement, en raison de la


complexité de la matière ;

Les lois fiscales sont prises sous forme de codes ; elles sont promulguées
par le Chef de l'Etat et publiées au Journal Officiel.

Application de la loi fiscale dans le temps :


 les lois fiscales s'appliquent immédiatement :
 Elles ne sont pas rétroactives ;

Application de la loi fiscale dans l'espace. Elle soulève le :


 problème de la double imposition ;
 problème de l'évasion fiscale internationale (paradis fiscaux) ;
ii. Loi de finance : Elles sont prévues par l'article 2 de la loi n° 84-17
du 07 Juillet 1984 relative aux lois de finances.

a) la loi de finances de l'année (initiale) :

- le projet de loi de finances est élaboré par l'administration fiscale ;

- elle constitue le moyen juridique utilisé pour procéder à des


modifications aux différents codes fiscaux ou instituer de nouveaux
impôts et taxes au sein et en dehors des codes fiscaux ;

- le dépôt du projet de loi de finances par le Gouvernement auprès


de l'APN doit intervenir au plus tard le 30 septembre de l'année
précédent l'exercice en cause.

b) La loi de finances complémentaire :

Il est fait recours à ce support juridique généralement pour procéder à


des réajustements budgétaires ou pour prendre des mesures urgentes.

iii. Décrets / arrêtés / instructions interministérielles :


A cet égard on distingue le "décret", acte pris par le Président de la
République et l'"arrêté" qui est pris par les ministres, les Préfets, les sous-
préfets et par les maires en fonction des attributions que leur confèrent la
Constitution et les Lois

iv. Circulaires et instructions du ministre des finances

D. Règles d’un bon système fiscal

i. Règle de la justice : Selon cette règle la contribution de chaque


sujet doit être proportionnelle à ses facultés contributives ;

Ce principe doit être complété par le principe de l'universalité qui tend à


éliminer les privilèges de certaines personnes et classes ;

Ce principe d'égalité doit être complété également par le principe d'uniformité


de l'impôt qui implique une contribution uniforme, les citoyens étant égaux
devant les charges publiques.

ii. Règle de la fixité et de la certitude : La taxe imposée à chaque


citoyen doit être certaine et non arbitraire ;

 le temps du paiement ;
 le mode du paiement ;
 la quotité à payer.
Cette règle vise à éviter l'arbitraire de l'administration ;
Elle tend également, à sauvegarder les intérêts du Trésor, en stabilisant les
recettes fiscales ;

Elle a aussi pour objet d'éviter les changements fréquents de la législation


pour ne pas perturber l'administration fiscale et le contribuable.

iii. Règle de commodité : Toute contribution doit être levée à l'époque


et suivant le mode qui paraissent les plus convenables pour le
contribuable et assurer au Trésor des rentrées tout en évitant au
contribuable des charges et sacrifices démesurés.

iv. Règle d’économie

Toute contribution doit être établie de manière à faire sortir des


bourses du peuple le moins possible au delà de ce qu'elle fait
entrer dans le trésor de l'Etat ;

L'administration fiscale doit adopter un système fiscal qui


n'occasionne pas des dépenses supérieures à ce qu'il procure à
l'Etat ; Limitation des frais de perception de l'impôt et de contrôle.

E. Prélèvements obligatoires
i. Impôts : Prestation pécuniaire requise des contribuables d’après
leurs facultés contributives par voie d’autorité de manière définitive et
sans contrepartie directe, en vue de la réalisation des objectifs de la
puissance publique.
C’est un acte de puissance publique;
Il opère un prélèvement sur la propriété;
Il est perçu dans un but d’intérêt général.

ii. Taxes : Prestation pécuniaire due dés lors que le service est mis à
la disposition du redevable, son montant n’est pas proportionnel à la
valeur du service rendu. (droits d’inscriptions dans les universités).

iii. Taxes parafiscales : Prestation pécuniaire perçu dans un intérêt


économique ou social au profit d ’une personne morale publique autre
que l’État. (cotisation à la chambre de commerce)

iv. Droits de douanes : Contribution pécuniaire sur une marchandise


lors de son passage à la frontière.

v. Redevances : Prestation pécuniaire en contre partie d’une


prestation de service fournie, son produit est affecté au service
prestataire, elle n’est due que par les usagers effectifs, et que le
service bénéficie exclusivement aux redevables du prélèvement
obligatoire exigé..
Ex.: les redevances téléphoniques, les droits et taxes à l’entrée des
musées nationaux…

i. Cotisations sociales : Les apports des personnes protégées ou


de leurs employeurs à des institutions octroyant des prestations
sociales, en vue d’acquérir et de maintenir le droit à ces prestations.

F. Les fonctions de l’impôt


i. La fonction financière : d’un point de vue historique c’est la
première fonction de l’impôt. Ce dernier a été créé afin de couvrir les
charges publiques. Pour ce faire il doit être :
1. Productif : être payé par le plus grand nombre de
contribuables.
2. Etre stable : ce qui permet aux contribuables
l’acceptation de le payer.
3. Etre élastique : il doit pouvoir être augmenté sans
susciter de trop vives réactions.

ii. La fonction économique : l’impôt dans le domaine économique


peut être utilisé pour divers actions dans le cadre de la politique
fiscale :

1. La régulation conjoncturelle : en période d’inflation l’impôt


peut permettre une action anti-inflationniste en
épongeant l’excédent du pouvoir d’achat qui fait
augmenter les prix.
Par l’incitation à l’épargne et l’incitation à l’investissement
en capitaux mobiliers.
2. L’action structurelle : incitations fiscale favorisant
l’implantation d’entreprises dans certaines régions ….
3. Les interventions fiscales sectorielles : exemple dans le
secteur agricole.

iii. La fonction sociale : le capitalisme a engendré des inégalités qu’il


convient de corriger, le premier objectif social étant la redistribution
des revenus, c’est la théorie du réformisme fiscal. Cette théorie repose
sur deux techniques :
1. La progressivité de l’impôt : permet de frapper moins
lourdement les plus démunis.
2. La personnalisation de l’impôt : va permettre de tenir compte
de la situation du contribuable notamment de ses charges
familiales.
La redistribution des revenus se matérialise à travers les
subventions, la couverture sociale, construction de logements
sociaux,….
G. Les classifications de l’impôt

i. La classification administrative

- Les impôts de l ’État  budget de l’Etat


- Les impôts locaux;  budget des collectivités locales

ii. La classification économique :


- L’impôt sur le revenu, frappe la richesse en voie d’acquisition ;
- L’impôt sur la dépense, frappe la consommation;
- L’impôt sur le capital, frappe la richesse acquise (ou patrimoine).

iii. Les classifications techniques

- Impôt direct et impôt indirect;


o Les impôts directs sont payés et supportés par la même
personne, le redevable.
o Les impôts indirects sont payés par le redevable mais
supportés par le contribuable.

- Impôt spécifique et impôt ad-valorem


o ; Impôt spécifique: un poids, un volume, une surface de
matière imposable multiplié par une somme forfaitaire.
o Impôt ad-valorem: application d’un pourcentage (%) à la
base imposable.

- Impôt analytique et impôt synthétique;


o Impôt analytique:
Assis sur les éléments d’un patrimoine ou sur une opération isolée
ou sur une catégorie unique de revenu;
o Impôt synthétique:
Consiste à appréhender un ensemble d’opérations ou de revenus
et à taxer cet ensemble.

- Impôt de répartition et impôt de quotité;


o Impôt de répartition:
Le montant est fixé à l’avance par le législateur puis réparti
ensuite entre les contribuables, le taux de l’impôt se dégage après
la répartition (fiscalité locale).
o Impôt de quotité:
Définir initialement un taux d’impôt qui sera ensuite appliqué à la
matière imposable, le montant par contribuable et le montant global
ne sont connus qu’à la fin de l’année.

- Impôt progressif et impôt proportionnel.


o l'impôt proportionnel : est celui dont le taux demeure
constant quelle que soit la quantité de la matière imposable ;
o l'impôt progressif : est celui dont le tarif s'élève à mesure
que croit la quantité de la matière imposable, il y 'a deux
progressivité :

iv. La classification sociale


o l'impôt personnel est un impôt organisé de manière à tenir
compte de la situation particulière (familiale,…) du
contribuable. C'est un impôt subjectif.
o l'impôt réel frappe les choses et ne s'intéresse qu'à la
matière imposable. C'est un impôt objectif ;

H. La procédure d’imposition

i. La détermination de l’assiette de l’impôt :


1. L’assiette de l’impôt désigne la somme retenue pour définir la
base de calcul d’un impôt ou d’une taxe. En d’autres termes
c’est sur qui repose l’impôt elle est déterminée par la
recherche de la matière imposable et l’évaluation de cette
matière.
2. La matière imposable est l’élément économique sur lequel
l’impôt prend sa source cet élément peut être un bien, un
produit, un revenu, un capital ou une personne.
C’est le champ d’application de l’impôt.
Deux méthodes pour déterminer la matière imposable : la
déclaration d’existence ou le recensement.

ii. La liquidation : c’est l’opération qui conduit à déterminer l’impôt


exigible. Elle consiste à appliquer à la base imposable ou assiette, le
taux ou le tarif de l’impôt pour en déterminer le montant.
La liquidation peut se faire par trois parties :
Par l’administration fiscale : Après le dépôt de la déclaration par le
contribuable l'administration procède à la liquidation (le calcul de l’impôt)
Par le contribuable : C'est généralement en matière de taxes sur le
chiffre d'affaires (TAP) que la liquidation de l'impôt est confiée au
contribuable lui même.
Par un tiers : Elle est prévue par la loi sous forme de retenue à la
source. L'impôt est ensuite reversé au Trésor. Exemple la TVA.

iii. Le recouvrement : est l’opération de perception de l’impôt, la


collecte des prélèvements obligatoires peut se faire à l’amiable
(payement dans les délais) ou de force (redressement,…).
1. PRESENTATION GENERALE DU SYSTEME FISCAL ALGERIE
1. L'IMPOT SUR LE REVENU GLOBAL (I.R.G.)

L'IMPOT SUR LE REVENU GLOBAL (I.R.G.)


Est un impôt de l’état selon la classification administrative, il
concerne les Personnes physiques et sociétés de personnes.

REVENUS IMPOSABLES
 Revenus Professionnels;
 Revenus agricoles ;
 Traitements et salaires ;
 Revenus locatifs;
 Revenus des capitaux mobiliers (RCM).

Traitements et salaires ;

Toute forme de rémunération ayant pour source un travail fourni sur la base
d’un contrat de travail créant un lien de subordination entre une personne
appelée ‘’EMPLOYEUR’’, et une autre personne appelée ‘’EMPLOYE ‘’, est
soumise à une imposition au titre de l’impôt sur le revenu
Le revenu obtenu périodiquement sur la base d’un contrat de travail, d’un
contrat de louage de services ou d’une décision de justice, prend différentes
dénominations :

 Salaires ;
 Traitements ;
 Indemnités ;
 Primes ;
 Emoluments ;
 Vacations ;
 Pensions ;
 Rentes viagères.

L’IRG est un impôt direct à la charge exclusive du salarié mais retenu à la


source par l’employeur.

CHAMP D’APPLICATION GENERAL

Sont soumis de plein droit à l’ IRG :

 Les traitements, émoluments et salaires ;


 Les primes et indemnités ;
 Les vacations ;
 Les pensions ;
 Les rentes viagères.
 Et d’une façon générale, toute rémunération quelque soit sa
dénomination, à l’exceptions de celles expressément exonérées par la
loi (voir § exemptions)
BASE D’IMPOSITION
La base d’imposition brute est constituée par le montant des rémunérations
imposables auquel il y a lieu d’ajouter le montant des avantages en nature
estimés à leur juste valeur,

La base d’imposition nette est constituée par la base d’imposition brute


comme indiquée ci-dessus, déduction faite des rémunérations expressément
exonérées par la loi, ainsi que de l’abattement des charges sociales mise à la
charge du salarié que sont :

 La retenue faite par l’employeur en vue de la constitution de pensions


ou de retraites ;

 La cotisation aux assurances sociales

FAIT GENERATEUR
En matière d’IRG, le fait générateur est constitué par le paiement effectif des
rémunérations imposables, c'est-à-dire leur mandatement, quelque soit le
mode de paiement.

LIQUIDATION

 Tarification
Le montant de l’impôt est obtenu en appliquant à la base d’imposition nette,
le barème progressif en vigueur depuis le 01.01.2008.

 Barème mensuel élaboré par l’administration fiscale

Le barème est utilisé en fonction de la situation matrimoniale du salarié, par


lecture directe dans la colonne appropriée ou application du barème :

- La première colonne représente le salaire net imposable


- La deuxième colonne représente la retenue à opérer.

BAREME D’IMPOSITION MENSUEL EN VIGUEUR (ART.104 CID)

FRACTION DU REVENU MENSUEL IMPOSABLE EN DA TAUX EN %

 N’excédant pas 10.000 0

 De 10.001 à 30..000 20

 De 30.001 à 120.000 30

 Supérieure à 120.000 35

METHODOLOGIE DE CALCUL
TRANCHE DE Assiette en DA TAUX MONTANT DE
REVENU L’IMPOT
IMPOSABLE

- 1RE TRANCHE 10.000 0 0

- 2ème TRANCHE 20.000 20 4.000

- 3ème TRANCHE 90.000 30 27.000

- 4ème TRANCHE Salaire réel imposable 35 A Déterminer


Diminué de 120.000 DA

 ABATTEMENTS/

En plus du taux d’imposition applicable à chaque tranche concernée, le


salarié bénéficie d’un abattement sur l’impôt de 40 % sans distinction de la
situation matrimoniale.
L’application de cet abattement ne doit pas entraîner un montant déductible
inférieur à 1.000 DA et supérieur à 1.500 DA.

Les travailleurs handicapés dont le revenu brut est supérieur à 20.000 DA,
ainsi que les travailleurs retraités du régime général, bénéficient d’un
abattement supplémentaire sur le montant de l’IRG avec un MAXIMUM DE
1.000 DA, comme suit :

- 80 % pour un revenu supérieur ou égal à 20.000 DA et inférieur à 25.000 DA


- 60 % pour un revenu supérieur ou égal à 25.000 DA et inférieur à 30.000 DA
- 30 % pour un revenu supérieur ou égal à 30.000 DA et inférieur à 35.000 DA
- 10 % pour un revenu supérieur ou égal à 35.000 DA et inférieur à 40.000 DA

EXCEPTION / La législation fiscale en vigueur prévoit une exception


en ce qui concerne l’imposition des rémunérations suivantes :

 Toutes les primes et indemnités ou gratification d’une périodicité autre


que mensuelle ;

 Les vacations ;

 Toute rémunération provenant d’activités occasionnelles à caractère


intellectuel.

Ces rémunérations ainsi que les rappels y afférents sont soumises à


une imposition forfaitaire de DIX (10) % sans aucun abattement à
la base ni sur la retenue.

 Mensualisation
La retenue de l’IRG résultant de l’application du barème étant exprimé en
mois, lorsque la rémunération est basée sur un tarif autre que le mois, il y a
lieu de mensualiser cette rémunération selon les cas suivants :

a / Lorsque la rémunération est payée par trimestre : elle est ramenée au
mois en la divisant par trois ; la retenue de l’impôt ainsi calculée est multipliée
par trois.
b / lorsque la rémunération est payée par quinzaine : elle est ramenée au
mois en la multipliant par deux ; la retenue de l’impôt ainsi calculée est
divisée par deux.
c / Lorsque la rémunération est basée sur un tarif journalier : elle est
ramenée au mois en la divisant par le nombre de jours auxquels elle se
rapporte et en multipliant le quotient par 26
La retenue IRG correspondante à cette rémunération est obtenue en divisant
la retenu mensuelle par 26, et en multipliant le quotient par le nombre de
jours rémunérés.
d / Lorsque la rémunération est basée sur un tarif horaire: elle est ramenée
au mois en la divisant par le nombre d’heures auxquelles elles se rapportent,
et en multipliant le quotient par 173.33.
La retenue l’IRG correspondante est obtenue en divisant la retenue
mensuelle par 173.33 et multipliant le quotient par le nombre d’heures
rémunérées.

 Rappels
On entend par rappel, toute somme payée à titre de complément d’une
somme de même nature déjà perçue.
La retenue IRG afférente à un rappel est obtenue en multipliant par le
nombre de mois auxquels il se rapporte, la différence de l’IRG calculé en
ajoutant de façon fictive la rappel ainsi ramené au mois, faisant l’objet du
même paiement, ou ayant donné lieu au paiement le plus récent.
Pour le calcul du nombre de mois, toute période inférieure à quinze (15) jours
est considérée comme nulle, toute période égale ou supérieure à quinze (15)
jours est imputée pour un mois entier.

 Retenue pour absence sans solde.


Lorsqu’une partie de la rémunération mensuelle est réduite de quelques jours
ou quelques heures pour absence non rémunérée, il n’y a pas lieu de
procéder à la mensualisation pour le calcul de la retenue IRG.
La retenu IRG doit correspondre à la rémunération réelle versée au salarié,
par application du barème mensuel, déduction faite de la rémunération
représentant les heures ou les jours d’absence.

 Avantages en nature
On entend par avantage en nature, toute prestation servie gratuitement au
salarié, et qui concerne :
 Le logement ou l’hébergement ;
 L’habillement ;
 Le chauffage et l’éclairage ;
 Le téléphone
 La nourriture.

a). Le logement
Dans le cas du logement mis à la disposition du travailleur, deux hypothèses
sont à considérer :
 Le loyer du logement est totalement pris en charge par l’employeur :
son montant doit figurer sur le bulletin de paie du salarié sous la
rubrique ‘’avantage logement’’ et y subir l’imposition au titre de l’IRG,
ainsi qu’au VF à travers le code rubrique paie.

NB/ Les baux privés étant presque équivalents aux salaires mêmes de
certains travailleurs concernés, il convient à cet effet de prendre comme
référence les loyers appliqués par les organismes publics de logement
(OPGI), sur la base d’une ancienne mesure tolérée par l’Administration
fiscale.

Ainsi, pour un appartement de trois (03) pièces principales, le loyer à


considérer comme avantage en nature serait de 1.500,00 DA.
Au-delà de trois pièces il y a lieu d’ajouter 600,00 DA par pièce
supplémentaire.
 Le loyer est pris partiellement en charge par l’employeur : seule la
partie prise en charge par l’employeur est considérée comme
avantage logement et subit l’imposition (la valeur de l’avantage en
nature à retenir repose sur les mêmes paramètres que le cas ci-
dessus).

b) Nourriture
En ce qui concerne la nourriture, trois situations sont à considérer :
 Le repas est totalement pris en charge par l’employeur (la salarié
mange gratuitement) : dans ce cas la valeur réelle et totale du repas
constitue un ‘’avantage nourriture’’ et doit figurer su le bulletin de paie
du travailleur, et à travers le code rubrique paie, pour y subir
l’imposition au titre des deux impôts ;

 Le travailleur contribue pour partie au prix du repas ; seule la partie


prise en charge par l’employeur constitue ‘’ l’avantage nourriture ‘’
soumis à imposition ;

 Le travailleur règle le prix du repas et reçoit en contrepartie une prime


de panier ; si la prime de panier couvre le prix réel du repas servi par
l’employeur, il n’ y a pas lieu d’intégrer la valeur de l’avantage nature
nourriture dans la rubrique imposable, étant donné que c’est la prime
de panier elle - même qui est imposable. Si par contre le prix réel du
repas est supérieur à la prime de panier, la valeur de l’avantage
nature représente la différence entre le coût réel du repas et le
montant de la prime de panier.

c) Chauffage éclairage
Dans certains cas l’employeur peut être amené à prendre en charge le
règlement de la quittance SONELGAZ d’un travailleur en raison le la
spécificité de son poste ; dans ce cas le montant de la quittance constitue en
totalité la valeur de l’avantage nature devant être soumis à imposition.

d) Téléphone
La réglementation du travail permet que l’employeur puisse prendre à sa
charge la quittance téléphonique d’un appareil fixe se trouvant dans le
domicile de certains responsables de l’entreprise ; Le montant de cette
quittance constitue en totalité un avantage en nature soumis à imposition à
l’IRG à la charge du bénéficiaire.

cas particulier/
La législation fiscale en vigueur n’ayant prévu aucune disposition spécifique
pour les téléphones mobiles, il y a lieu de les considérer actuellement
comme outils de travail se trouvant au niveau de l’entreprise, en
conséquence le montant de la quittance les concernant ne peut être
considéré comme avantage en nature dans la limite d’une somme
raisonnable effectivement consommée dans le cadre du travail.

e) L’habillement
La valeur de l’habillement d’apparat offert par l’employeur à ses travailleurs
de façon définitive dans le cadre de certaines fonctions de représentation,
constitue un ‘’avantage nature habillement’’ soumis à imposition.

cas particulier/
Les vêtements de protection prévus par la législation du travail
(combinaisons, casques, brodequins, jaquettes, gans …) ne constituent pas
des avantages en nature, et échappent en conséquence à l’imposition, à
condition qu’ils soient restitués une fois la raison ayant motivé leur
affectation prend fin, ou après des périodes jugées normales pour considérer
leur amortissement comme acquis.

 EXEMPTIONS
EXEMPTIONS COMMUNES A L’IRG

 Les personnes de nationalité étrangère exerçant en Algérie dans le cadre d’une


assistance bénévole prévue dans un accord étatique ;

 Les personnes de nationalité étrangère employées dans les magasins centraux


d’approvisionnement dont le régime douanier a été créé par l’article 196 bis du code
des douanes ;

 Les salaires et autres rémunérations servis dans les programmes destinés à l’emploi
des jeunes dans les conditions fixées par voie réglementaire ;

 Les travailleurs handicapés moteur, mentaux, non voyants et sourds muets dont les
salaires ou les pensions sont inférieurs à vint mille (20.000) dinars ;

 Les indemnités allouées pour frais de déplacement ou de mission ;

 Les indemnités de zone géographiques ;

 Les indemnités à caractère familial prévues par la législation sociale telles que
notamment : salaire unique, allocations familiales, allocations maternité ;

 Les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies aux victimes


d’accident de travail ou leur ayant droits ;

 Les allocations chômage, indemnités et prestations servies sous quelque forme que
ce soit par l’Etat, les collectivités et établissements publics en application des lois et
décrets d’assistance et assurance ;

 Les rentes viagères servies en représentation de dommages- intérêts en vertu d’une


condamnation prononcée judiciairement pour la réparation d’un préjudice corporel
ayant entraîné, pour la victime, une incapacité permanente totale l’obligeant à avoir
recours à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la
vie ;

 Les pensions de moudjahidines, de veuves et ascendants de chahid pour fait de


guerre de libération nationale ;

 Les pensions versées à titre obligatoire à la suite d’une décision de justice ;

 L’indemnité de licenciement ;

 Les avantages en nature correspondant à la nourriture et au logement exclusivement


dont bénéficient les salariés travaillant dans les zones à promouvoir

EXEMPLE N°1
Soit un chef d’unité, marié ayant trois enfants à charge, dont les
éléments de la paie de Mars 2015 se présentent comme suit :

Salaire de base 37.000


IEP 40 %
PRC 20 %
PRI 10 %
Sujétions+responsabilité 60 %

En outre, ce salarié perçoit la somme de 15.000 DA au titre de


vacations dispensées le mois précédent dans un centre de formation de
l’entreprise.
Par ailleurs, le loyer d’une maison individuelle de fonction qu’il occupe
est pris en charge par l’unité à raison de 30.000 DA/mois.
Il en est de même de la quittance relative au poste téléphonique
installé au domicile du chef d’unité pour 4.500 DA, et de la quittance
SONELGAZ pour 6.198 DA.
En ce qui concerne la restauration, le chef d’unité mange gratuitement
à la cantine de l’unité ; le prix réel du repas est estime à 300 DA/jour.
Il perçoit une prime amortissement véhicule de 1.800 DA et a facturé
une indemnité kilométrique de 6000 DA (300 km à 20 DA/km) pour
utilisation du véhicule personnel lors d’une mission de travail.

Solution :
LIQUIDATION

Cotisation sociale ;
101900 x 9% = 9.171
Assiette Brute imposable: 127.816
S. Sle (9%) 9.171
Assiette Nette imposable 118.645
ARRONDIE : 118.645
Calcul de l’impôt
1er tranche (exonérée) 10..000 x 0 % = 0
2ème tranche (30.000-10.000) 20.000 x 20 % = 4.000
3ème tranche (118.645-30.000) 88.645 x 30 % = 26.593,5
------------------------------------------------
TOTAL 118.645 30.594
Abattement
30.594 x 40 % =12.237,4 (supérieur au maximum requis de 1.500 DA :
donc
Déduction limitée à cette somme).
Montant de la retenue IRG
IRG mensualité : 30.594 – 1.500 = 29.094
IRG vacations : 15.000 x 10 % = 1.500
Total retenue IRG : 30.594 DA

BULLETIN DE PAIE
ENTETE

Code RUBRIQUES Nbre Taux Base Base Total Total


Cotisable Imposable Gains Retenu.
Salaire de base - - 37.000 37.000 37.000 -
IEP - 40 14.800 14.800 14.800 -
PRC - 20 7.400 7.400 7.400 -
PRI - 10 3.700 3.700 3.700 -
Sujétions - 60 22.200 22.200 22.200 -
Vacations 30h 500 15.000 - 15.000 -
Prime Amt Véhicul - 1.800 1.800 1.800 -
indemnités km 300 20 - - 6.000 -
Avant. Nat. Nour. 22 300 - 6.600 - -
Avant. Nat. Electr. 1 1/3 - 2.066
Avant.Nat. Téléph 1 1/2 - 2.250 -
Avant. Nat. Logt - 30.000 -
Allocat.famil 3 300 - - 900
RetenueS.S base - - - 9.171
Retenue IRG Vac - - - 1 .500
RetenueIRGMens - - - 29.094
- - -
-

101.900 127.816 108.800 39.765

NET A PAYER 69.035

Revenus locatifs : 

Les revenus provenant de la location à titre civil de biens immobiliers à usage


d'habitation sont soumis à l'IRG au taux de 7 % , libératoire d'impôt.
La location d’appartement d’une superficie inferieur à 80m 2 est exonérée de
l’IRG.
Les locations au profit des étudiants sont exonérées de l’IRG.

Les locaux à usage commercial ou professionnel sont soumis à un taux de


15% sans application d'abattement (libératoire) .

Les revenus issus de la location de salles des fêtes, fêtes foraines et de


cirques sont soumis à un versement spontané au titre de l'IRG au taux de
15% libératoire.

EXEMPLE N°2

Soit un contribuable ayant perçu au titre de l’année 2014 un revenu


provenant de la location d’un logement à usage d’habitation pour un montant
annuel s’élevant à 90.000 DA. Quel le montant de l’IRG concernant le revenu
locatif en question.

Solution :
LIQUIDATION

Montant brut …………………………….…… ....90 .000


Revenu imposable………………………………..90.000
Montant de l’impot (90.000 X 7%) soit…… .…6.300

EXEMPLE N°3

Soit un contribuable ayant perçu au titre de l’année 2014 un revenu


provenant de la location d’un locale à usage commercial pour un montant
brut s’élevant à 300.000 DA. Quel le montant de l’IRG concernant le revenu
locatif en question.

Solution :
LIQUIDATION

Montant brut …………………………….………. ....300 .000


Revenu imposable…………………………………...300.000
Montant de l’impôt (300.000 X 15%) soit……...…45.000

Revenus des capitaux mobiliers :

Il s’agit essentiellement des revenus distribués par :

Les sociétés par actions ;


Les sociétés à responsabilité limitée ;
….

- Les revenus distribués sont soumis à une retenue à la source libératoire au


taux de 10%.

- Les opérations réalisées sous anonymat telles que les bons de caisse
anonyme sont placées sous le régime du prélèvement libératoire au taux de
50% pour les personnes physiques et 40% pour les personnes morales.
L’assiette de l’impôt est constituée par le montant brut de l’ensemble des
intérêts produits par les bons de caisse anonymes ou au porteur.

- Les revenus des créances, dépôts et cautionnements sont soumis à une


retenue à la source aux de 10%;

- Les Intérêts produits par les sommes inscrits sur les livrets d'épargne
ou les comptes d'épargne  des particuliers.
-
= 1%  libératoire de l'IRG pour la fraction des intérêts inférieure ou
égale à 50.000 DA.
= 10% pour la fraction du revenu supérieure à 50.000 DA.
EXEMPLE N°4

Soit un contribuable qui dispose:


- de bénéfices non commerciaux de 240.000DA
- d’un montant brut d’intérêts produits par un livret d’épargne de 290.000 DA.

T .A. F : Calculez l’impôt

Solution :
LIQUIDATION

Sachant que la retenue à la source applicable pour les intérêts produits par
les sommes inscrites sur les livrets d’épargne est calculée comme suit :
- pour la fraction des intérêts égale à 50.000DA (1%) soit : 500 DA.
- pour la fraction des intérêts supérieure à 50.000DA, soit : 240.000DA x 10%
= 24.000DA.

Le montant total de la retenue est de : 500DA +24.000DA = 24.500DA.


Ainsi, le montant net d’intérêts est égal à 265.500 DA (soit un montant brut
d’intérêts de 290.000 DA diminué de 24.500 DA au titre de retenue à la
source).
Le crédit d’impôt dans ce cas, correspond au montant de la fraction de la
retenue à la source au taux de 10% soit 24.000 DA seulement.
- Revenu annuel imposable:240.000 DA + (290.000 DA - 50.000 DA) =
480.000 DA.
(50.000 DA il s’agit de l’abattement pour tenir compte du caractère libératoire
de la retenue à la source de 1%).

- Calcul de l’impôt :

Fraction de revenu Différence Taux Impôt dû


annuel imposable

jusqu’ à 120.000 0 0% 0

De120.001 à 360.000 240.000 20% 48.000

De360.001 à 480.000 120.000 30% 36.000

Total 84.000 DA

Impôt à payer : 84.000 - 24.000= 60.000 DA


(les 24.000 sont déjà prélevé à la source et sont considérés comme
crédit d’impôt)
2. L'IMPOT sur les Bénéfices des Sociétés (I.B.S.)

L'IMPOT sur les Bénéfices des Sociétés (I.B.S.)


I. CHAMP D’APPLICATION

Les sociétés ci-après  citées,  sont éligibles au régime du réel et soumises en


occurrence à l’impôt sur les bénéfices des sociétés, lorsque  le chiffre
d’affaires réalisé au titre d’une année d’exercice, est  égal ou supérieur  à
trente millions de dinars (30.000.000 DA).

Les sociétés obligatoirement imposables à l’IBS sont:

-Les sociétés par actions (SPA) ;

-Les sociétés en commandite par actions ;

-Les sociétés à responsabilité limitée (SARL, EURL) ;

-Les entreprises publiques économiques (EPE) ;

-Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) ;

Les sociétés imposables par option sont :

-Les sociétés en nom collectif ;

-Les sociétés en commandité simple ;

-Les sociétés en participation ;

-Les sociétés civiles ;

La demande d’option doit être annexée à la déclaration de l’IBS. Elle est


irrévocable pour toute la durée de vie de la société.

Activités réputées commerciales :

Les bénéfices de certaines opérations qui ne présentent pas un caractère


commercial sur le plan juridique, sont assimilés à des bénéfices industriels et
commerciaux, ainsi les sociétés qui réalisent ces opérations sont passibles
de l’impôt sur les bénéfices, il s’agit des : 

- Bénéfices des marchands de biens et assimilés et des lotisseurs ; 

- Bénéfices réalisés par des personnes qui donnent en location un


établissement commercial ou industriel muni du mobilier ou du matériel
nécessaire à son exploitation ;

- Bénéfices réalisés par les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de


droits communaux;
-Bénéfices tirés par les activités avicoles et cuniculicoles lorsqu'elles ont un
caractère industriel;

- Bénéfices provenant de l'exploitation de salins, lacs salé ou marais


salants. ;

-Bénéfices des marins pêcheurs, patrons pêcheurs, armateurs et exploiteurs


de petits métiers ;

-les gains nets en capital réalisés à l‘occasion de la cession à titre onéreux de


valeurs mobilières et de droits sociaux. (art  3 LF 2015)

Sont également passibles du dit impôt les sociétés coopératives et leurs


unions, à l'exception de celles exonérées par la loi fiscale.

Les exonérations permanentes accordées en matière d’IBS :

1. Le secteur agricole :

-Les caisses de mutualité agricole au titre des opérations de banques et


d'assurances réalisées exclusivement avec leurs sociétaires.

-Les coopératives agricoles d'approvisionnement et d'achat ainsi que leurs


unions, bénéficiant d'un agrément délivré par les services habilités, sauf pour
les opérations réalisées avec des usagers non sociétaires.

-Les sociétés coopératives de production, transformation, conservation et


ventes de produits agricoles et leurs unions agréées, sauf pour les opérations
suivantes:

*Ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de leur établissement


principal.

*Opérations de transformation portant sur les produits ou sous-produits


autres que ceux destinés à l'alimentation de l'homme et des animaux ou
pouvant être utilisés à titre de matière première de l'agriculture ou de
l'industrie.

* opérations effectuées avec des usagers non sociétaires que les


coopératives ont été autorisées ou astreintes à accepter.

* opérations effectuées par les coopératives de céréales et leurs unions avec


l'Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC ) relativement à
l'achat, la vente, la transformation ou le transport de céréales; il en est de
même pour les opérations effectuées par les coopératives de céréales avec
d'autres coopératives de céréales dans le cadre de programmes élaborés par
l'office ou avec son autorisation.

-Revenus issus des activités portant sur le lait cru, destiné à la consommation
en l’état.
2. Le secteur social :

-Les coopératives de consommation des entreprises et organismes publics.

-Les entreprises relevant des associations de personnes handicapées


agréées, ainsi que les structures qui en dépendent.

3 – Les opérations génératrices de devises :

Bénéficient d'une exonération permanente les opérations génératrices de


devises, notamment:

- les opérations de ventes destinées à l'exportation;

- les prestations de services destinées à l'exportation.

Ne peuvent bénéficier de cette exonération, les transports terrestres,


maritimes, aériens, les réassurances et les banques ».

L'exonération est octroyée au prorata du chiffre d'affaires réalisé en devises.

Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la présentation, par


l’intéressé, aux services fiscaux compétents, d’un document attestant du
versement de ces recettes auprès d’une banque domiciliée en Algérie.

4– le secteur culturel :

Le montant de recettes réalisées par les troupes et les organismes exerçant


une activité théâtrale

5 – les sociétés de groupe :

Les dividendes perçus par les sociétés au titre de leur participation dans le
capital d'autres sociétés du même groupe.

6-les ouvrages de défense

-Les activités  portant sur les moyens majeurs et les ouvrages de défense
sont exemptées de l’IBS (art 48 LF2010).

Les exonérations temporaires accordées en matière d’IBS :

1 – Les investissements régis par le dispositif ANDI : (art 74 lf 2015)

-Les investissements régis par le régime général énoncé aux termes de


l’ordonnance 06-08 du 15 juillet 2006 modifiant et complétant l’ordonnance n°
01-03 du 20 août 2001 relative au développement de l’investissement,
bénéficient au titre de la phase d’exploitation de l’exonération de l’IBS, pour
une période de trois (03) ans après constat de l’entrée en activité établi par
les services fiscaux à la diligence de l’investisseur pour les investissements
créant jusqu’à cent (100) emplois. Cette période est portée à cinq (05) ans
pour les investissements créant plus de 100 emplois au démarrage de
l'activité.

Ces dispositions s’appliquent également aux investissements déclarés


auprès de l’ANDI à compter du 26 juillet 2009. 

Les investissements implantés dans les localités éligibles au Fonds Spécial


du Sud et des Hauts Plateaux de la condition de création d’emplois sont
dispensés de la condition de création d’emplois.

Les investissements dans les filières stratégiques dont la liste est fixée par le
conseil national de l’investissement, bénéficient de l’exonération de l’impôt
sur le bénéfice des sociétés (IBS) pendant une durée de cinq ans sans
condition de création d’emploi.

- Les investissements régis par le régime dérogatoire énoncé aux termes de


l’ordonnance 06-08 du 15 juillet 2006 modifiant et complétant l’ordonnance
n°01-03 du 20 août 2001 relative au développement de l’investissement,
bénéficient au titre de la phase d’exploitation de l’exonération de l’IBS, pour
une période de dix (10) ans, après constat de l’entrée en activité établi par les
services fiscaux à la diligence de l’investisseur.

- Les investissements réalisés dans certaines activités relevant des filières


industrielles énumérées ci-dessous, bénéficient d’une exonération temporaire
pour une période de cinq (05) ans, de l’impôt sur les bénéfices des sociétés
(IBS).

Les filières industrielles ouvrant droit au bénéfice des dispositions


précédentes sont :

-sidérurgie et métallurgiques ;

-liants hydrauliques ;

-électriques et électroménagers ;

-chimie industrielle ;

-mécanique et automobile ;

-pharmaceutiques ;

-aéronautique ;

-construction et réparation navales ;

-technologies avancées ;

-industrie agroalimentaire ;
-textiles et habillement,

-cuirs et produits dérivés ;

-bois et industrie du meuble.

Les activités liées à ces filières sont définies par le Conseil National de
l’Investissement.(art 75 LF 2015)

2– Les activités éligibles aux dispositifs  d’aide à l’emploi : ANSEJ,


CNAC et ANGEM

-Les activités créées par les jeunes promoteurs d’investissement dans le


cadre des dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM, bénéficient d'une
exonération totale de l'impôt sur les bénéfices de sociétés pendant une
période de trois (03) années à compter de la date de mise en exploitation.

Si ces activités sont exercées dans une zone à promouvoir la période


d'exonération est portée à six (06) années à compter de la date de mise en
exploitation.

Cette période est prorogée de deux (02) années lorsque les promoteurs
d’investissements s’engagent à recruter au moins trois (03) employés à durée
indéterminée.

Le non-respect des engagements liés au nombre d’emplois créés entraîne le


retrait de l’agrément et le rappel des droits et taxes qui auraient dû être
acquittés.

Si les activités exercées par les jeunes promoteurs d’investissements,


éligibles à l’aide du « Fonds national de soutien à l’emploi des jeunes » ou de
la « caisse nationale d’assurance-chômage » ou du « Fonds national de
soutien au micro-crédit », sont implantées dans une zone bénéficiant de
l’aide du « Fonds spécial de développement des régions du Sud », la période
de l’exonération est portée à dix (10) années à compter de la mise en
exploitation.

3- Marché boursier :

 - Exonération des produits et les plus-values de cession des actions et titres


assimilés réalisés dans le cadre d’une opération d’introduction à la bourse

- Exonération des produits et plus values de cession des actions et titres


assimilés cotés en bourse ainsi que les produits et les plus values de cession
des actions ou parts d’organismes de placement collectifs en valeurs
mobilières pour une période de cinq (05) ans, à compter du 1er janvier 2013.
(art 73 LF 2015)
Cette exonération est accordée également aux produits et plus de cession
des obligations, titres assimilés et obligations assimilées du trésor cotés en
bourse ou négocié sur un marché organisé.

4– Secteur touristique :

- Les entreprises touristiques créées par les promoteurs nationaux ou


étrangers, bénéficient d'une exonération de dix (10) ans, à l'exception des
agences de tourisme, de voyages, ainsi que les sociétés d'économie mixte
exerçant dans le secteur du tourisme.

- les agences de tourisme et de voyage ainsi que les établissements


hôteliers, bénéficient d'une exonération pendant une période de trois (03)
années à compter du début d'exercice de l'activité, sur la part du chiffre
d'affaires réalisé en devises.

5 - Les sociétés de capital à risque :

-Les sociétés de capital à risque bénéficient de l’exonération de l’impôt sur


les bénéfices des sociétés pour une période de cinq (05) années, à compter
du début de leur activité.

6- Clubs professionnels de football:

- Exonération des bénéfices réalisés par les clubs professionnels de football


constitués en sociétés par actions, à compter du 1 er janvier 2015 et jusqu'au
31 décembre 2020 ;

-les produits et les plus-values de cession des actions des clubs


professionnels de football constitués en sociétés Sont exemptés de l’IBS,  à
compter de la date de publication de cette loi au Journal officiel et jusqu’au 31
décembre 2020.

Sociétés exclues du champ d’application de l’IBS :

-Les sociétés de personnes et les sociétés en participation n’ayant pas opté


pour l’imposition à l’IBS.

-Les sociétés civiles qui ne sont pas constituées sous la forme de sociétés
par actions (SPA).

- Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM).

- Le fonds de soutien à l’investissement pour l’emploi (FSIE).

-Les sociétés et coopératives soumises à l’impôt forfaitaire unique (art 11


LF2015)

 II / NOTION DE TERRITORIALITE DE L’IBS


Pour être assujettis à l’IBS, les bénéfices ou revenus imposables doivent
avoir été réalisés en Algérie. Ces bénéfices doivent provenir, en outre, de
l’exercice d’une activité imposable de manière habituelle. 

Sont notamment considérés comme bénéfices réalisés en Algérie :

1/ les bénéfices provenant de l’exercice habituel d’une activité à caractère


industriel, commercial ou agricole même en absence d’un établissement
stable.

Exemple : une compagnie aérienne ayant son siège social à l’étranger et qui,
ne possédant ni local spécial ni préposé en Algérie, vend par l’intermédiaire
d’autres agences des billets de voyage ou de transport ;

2/ les bénéfices d’entreprises utilisant en Algérie le concours de


représentants n’ayant pas une personnalité professionnelle distincte de ces
entreprises, dans ce cas , la société est réputée effectuer elle-même les
opérations à partir de son principal établissement.

Par contre, si le représentant est doté d’une personnalité professionnelle


indépendante, comme par exemple le courtier ou le commissionnaire, la
société est considérée comme n’ayant pas effectué personnellement les
opérations .Elle ne serait donc pas imposable. 

3/ les bénéfices d’entreprises qui, sans posséder en Algérie d’établissement


ou représentant désigné y pratiquent néanmoins, directement ou
indirectement, une activité se traduisant par un cycle complet d’opérations
commerciales (ex : opérations d’achat -revente).

Dans cette situation, l’administration fiscale invite les sociétés concernées à


désigner un représentant en Algérie pour accomplir en leur lieu et place les
formalités nécessaires : domiciliation, déclaration, paiement de l’impôt etc.

Cas particulier :

Entreprise exerçant une activité à la fois en Algérie et à l’étranger.

Sauf preuves contraires résultant de comptabilités distinctes, le bénéfice est


présumé réaliser en Algérie au prorata des opérations de production, ou, à
défaut, des ventes réalisées dans ce pays.

Sont également imposables à l’impôt sur les bénéfices des sociétés, les
bénéfices dont l’imposition est attribuée à l’Algérie par une convention
internationale tendant à éviter les doubles impositions.

III / NOTION DE PERIODES D’IMPOSITION :


L'IBS est un impôt annuel, établi sur l'ensemble des bénéfices ou revenus
réalisés par les sociétés et autres personnes morales, au titre de l'exercice
précédent.

La période dont les résultats servent de base à l'impôt est constituée en


principe, par l'exercice comptable de l'entreprise.

Dans la pratique, les cas suivants peuvent se présenter:

1er CAS: l'exercice comptable coïncide avec l'année civile :

Exemple: du 1er Janvier 2014 au 31 Décembre 2014.

La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.

2ème CAS: l'exercice comptable ne coïncidant pas avec l'année Civile :

1er exemple :

Un bilan est arrêté au 31 juillet de l'année 2014, le contribuable est imposé


en 2015 au titre de 2014 à raison des résultats de la période allant du 1er
août 2013 au 31 Juillet 2014.

La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.

2ème exemple :

L’exercice comptable est inférieur ou supérieur à 12 mois.

Exercice supérieur à 12 mois:

- du 1er août 2013 au 31 Décembre 2014.

La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.

Exercice inférieur à 12 mois:

- du 01 Juillet 2014 au 31 Décembre 2014.

La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.

Ces deux dernières hypothèses permettent le passage d'un exercice


comptable ne coïncidant pas avec l'année civile à l'exercice correspondant à
l'année civile.

3ème CAS: aucun bilan n'a été dressé au cours de l'année (Cas d'une
entreprise nouvelle).
Début d'activité le 01 Octobre 2013;

Bilan du 1er octobre 2013 au 31 décembre 2014.

La déclaration de résultat doit être déposée au plus tard le 30 Avril 2015.

Cependant, le résultat de ce bilan sera réduit de celui ayant fait l'objet d'une
imposition provisoire au titre de l'année 2012/2013, c'est à dire pour la
période de trois mois.

4ème CAS: deux ou plusieurs bilans ont été dressés

L’impôt est assis sur la somme algébrique des résultats accusés par ces
bilans.

Les entreprises qui veulent clore leur exercice à une date autre que le 31
Décembre, doivent solliciter une dérogation qui est accordée par le Ministre
des Finances après avis du conseil supérieur de Comptabilité.

IV- DETERMINATION DU BENEFICE IMPOSABLE:

Le bénéfice imposable est le bénéfice net, égal à la différence entre les


produits perçus par l’entreprise et les charges supportées par elle.

Le bénéfice net est déterminé d’après les résultats d’ensemble des


opérations de toute nature effectuées par l’entreprise, y compris les cessions
d’éléments quelconque de l’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation. Les
opérations réalisées peuvent concerner l’objet même de l’entreprise ou
n’avoir aucun lien direct avec son activité. Elles peuvent être exercées à titre
principal ou accessoire.

Il est également défini comme étant constitué par la différence entre les
valeurs de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de la période dont les
résultats doivent servir de base à l’impôt, diminuée des suppléments
d’apports et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette
période par l’exploitant ou par les associés. Il s’ensuit que le bénéfice ne
résulte pas seulement des profits et des pertes – en revenu ou en capital-
engendrés par des opérations effectuées par l’entreprise mais aussi de la
comparaison des valeurs actives et passives inventoriées suivant le code de
commerce. 

Le bénéfice imposable pour les contrats à long terme portant sur la


réalisation de biens, de services ou d’un ensemble de biens ou services dont
l’exécution s’étend au moins sur deux (2) périodes comptables ou exercices
est acquis exclusivement suivant la méthode comptable à l’avancement
indépendamment de la méthode adoptée par l’entreprise en la matière, et ce,
quel que soit le type de contrats, contrat à forfait ou contrat en régie.

Est requise, à ce titre, l’existence d’outils de gestion, de système de calcul de


coûts et de contrôle interne permettant de valider le pourcentage
d’avancement et de réviser, au fur et à mesure de l’avancement, des
estimations de charges de produits et de résultats.

Le bénéfice des entreprises de promotion immobilière est dégagé suivant la


méthode de comptabilisation des charges et produits des opérations à
l’avancement

Dans la pratique le bénéfice imposable est déterminé à partir du résultat


comptable corrigé des réintégrations et des déductions fiscales.

Comment est déterminé votre bénéfice imposable ?

Le bénéfice imposable est déterminé à partir du résultat comptable de


l’entreprise. Mais, pour l’assiette de l’impôt, il convient d’apporter au résultat
comptable des corrections extra- comptables pour tenir compte des règles
fiscales spécifiques, le résultat comptable est affecté de réintégrations
(corrections positives) et de déductions (corrections négatives).

Ces corrections apparaissent dans le tableau de « détermination du résultat


fiscal » qui doit être joint à la déclaration annuelle des résultats. Elles peuvent
être positives ou négatives.

Résultat comptable = Produits comptabilisées – charges


comptabilisées.

Résultat fiscal = produits imposables - charges déductibles.

Le résultat fiscal constitue la base du calcul de l’impôt sur les bénéfices


des sociétés.

En cas de déficit fiscal, la société n’est pas imposée, le déficit est imputable
(sous certaines conditions) sur d’autres bénéfices fiscaux (futurs ou passés).

Régimes dérogatoires :

1/ Abattements accordés sur le montant de l’IBS au titre des revenus


provenant des activités exercées dans certaines zones de l’extrême sud :

Les revenus provenant des activités exercées par des sociétés dans les
wilayas d'Illizi, Tindouf, Adrar et Tamenghasset et qui y sont fiscalement
domiciliées et établies de façon permanente, bénéficient d’une réduction de
50% du montant de l’impôt sur le bénéfice des sociétés pour une période
transitoire de cinq (5) années à compter du 1er janvier 2015.

Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas aux revenus des sociétés


exerçant dans le secteur des hydrocarbures à l’exception des activités de
distribution et de commercialisation des produits pétroliers et gaziers.

Les modalités et les conditions d’application du présent article seront


précisées, en tant que de besoin, par voie réglementaire ». (art 17 LF2015)
2/ Avantages accordés aux entreprises qui créent et maintiennent des
emplois nouveaux :

Les entreprises qui créent et maintiennent des emplois nouveaux, bénéficient


d’une réduction au titre de l’IBS. Cette réduction est fixée à 50% du montant
des salaires versés au titre des emplois créés et dans la limite de 5% du
bénéfice imposable sans que cette réduction n’excède un million de dinars
(1.000.000 DA) par exercice fiscal. Elle est accordée sur une période de
quatre (04) ans, à compter du 1er janvier 2007.

3/Abattements accordés aux activités créées par les jeunes promoteurs


d’investissement dans le cadre des dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM,
après la période d’exonération, comme suit :

-70% d’abattement pour la 1ère année d’imposition,

-50% d’abattement pour la 2ème année d’imposition,

-25% d’abattement pour la 3ème année d’imposition.

Bénéficient également de ces abattements pour la période restant à courir,


les activités susmentionnées ayant bénéficié de l’exonération et dont la
période de l’abattement demeure en cours, sans pour autant réclamer la
restitution de ce qui a été versé.

4/ Les sociétés dont les actions ordinaires sont cotées en Bourse


bénéficieront d’une réduction de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS)
égale au taux d’ouverture de son capital social en bourse pour une période
de cinq (5) ans, à compter du premier janvier 2014.

V- LES CHARGES :

a-      Les conditions générales de déduction :

Pour être admis en déduction, les frais et les charges doivent satisfaire aux
conditions suivantes :

1/ être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la


gestion normale de l'entreprise;

2/ correspondre à une charge effective et être appuyé de justifications


suffisantes;

3/ se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise;

4/ être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été
engagés.

b-      Les charges fiscalement  déductibles :


I - Les frais généraux : de toute nature, ceux-là comprennent notamment :

1/ les achats de matière et de marchandises : sont comptabilisés pour leur


coût réel, augmenté des frais accessoires d'achats tels que frais de
transports, assurances, droits de douane et éventuellement diminué des
remises consenties par les fournisseurs.

2/ les charges du personnel : Rémunération de toute nature directe ou


indirecte, y compris les indemnités, allocations, avantages en nature et
remboursements forfaitaires de frais d'emploi.

Le salaire du conjoint de l'exploitant d'une entreprise individuelle, d'un


associé ou de tout détenteur de parts sociales dans une société, servi au titre
de sa participation effective et exclusive à l’exercice de la profession, n'est
déductible du bénéfice imposable qu'à concurrence de la rémunération servie
à un agent ayant la même qualification professionnelle ou occupant un même
poste de travail et sous réserve du versement des cotisations prévues pour
les allocations familiales et autres prélèvements sociaux en vigueur. 

3/ les charges sociales : les cotisations aux divers régimes de prévoyance


sociales (assurances, maladie, chômage, accident du travail, allocations
familiales) sont déductibles du bénéfice imposable.

4/ les charges financières : intérêt, agios, honoraires, frais d'assistance


technique, frais de siège, redevances pour brevets, licences de marque de
fabrique et autres frais financiers relatifs à des emprunts contractés hors
d'Algérie.

Pour les intérêts, agios et autres frais financiers, relatifs à des emprunts
contractés hors d’Algérie ainsi que pour les redevances exigibles pour
brevets, licences, marques de fabrique, les frais d’assistance technique et les
honoraires payables en monnaie autre que la monnaie nationale, leur
déductibilité est pour les entreprises qui en effectuent le paiement,
subordonnée à l'agrément de transfert délivré par les autorités financières
compétentes.

Pour ces mêmes entreprises, les frais de siège sont déductibles dans les
limites de 1% du chiffre d’affaires au cours de l’exercice correspondant à leur
engagement.

5/ loyers et charges locatives : La  déduction des loyers des locaux


professionnels et matériel, est effectuée au titre de l’exercice au cours duquel
les loyers sont échus ou courus sans considération de leur date de
paiement ; la déductibilité des loyers s’applique également pour les contrats
de crédit bail (leasing).

6/ primes d’assurances : sont déductibles lorsqu’elles garantissent les actifs


de l’entreprise ou des pertes d’exploitation.

7/ mission, frais de transports et déplacement;


8/ frais d'entretien et de réparation;

9/ frais divers de gestion : frais de bureau, PTT, publicité ;

10 / les dépenses de parrainage, patronage et de sponsoring, engagées


dans le cadre des activités sportives et de la promotion des initiatives des
jeunes ainsi que les activités à vocation culturelle sont admises en déduction
sous réserve d'être dûment justifiées à hauteur de 10 % du chiffre d'affaires
de l'exercice des personnes morales et/ou physiques et dans la limite d'un
plafond de trente millions de dinars (30.000.000 DA).

11/ Les frais préliminaires inscrits en comptabilité, antérieurement à l’entrée


en vigueur du système comptable financier, sont déductibles du résultat fiscal
suivant le plan de résorption initial.

12/ Charges relatives à la recherche scientifique : sont

- Les dépenses de fonctionnement des opérations de recherches


scientifiques ou techniques.

-les dépenses engagées dans le cadre de la recherche développement au


sein de l’entreprise sont déductibles du bénéfice imposable jusqu’à
concurrence de dix pour cent (10%) du montant de ce revenu ou bénéfice,
dans la limite d’un plafond de cent million de dinars (100.000.000 DA), à
condition que le montant admis en déduction soit réinvesti dans le cadre de
cette recherche.

        c -   Les provisions :

Les provisions sont des déductions opérées sur les résultats d'un exercice en
vue de faire face ultérieurement charges et des pertes de valeurs sur compte
de stocks et de tiers nettement précisé et dont la réalisation, incertaine,
apparaît probable en raison d'événements survenus au cours de l'exercice et
qui existent toujours à la clôture dudit exercice.

La déduction d'une provision ne présente qu'un caractère provisoire et son


sort définitif est lié à la réalisation de la perte ou de la charge qu'elle est
destinée à couvrir.

d-  Les amortissements:


Les amortissements représentent la constatation de la dépréciation des
investissements permettant de reconstituer les fonds investis.

La déduction de ces amortissements obéit aux conditions suivantes :

Les amortissements doivent porter sur les éléments de l'actif immobilisé


soumis à dépréciation du fait de l'usage du temps, du changement technique
et de toute autre cause ;

Les amortissements doivent correspondre en principe à la dépréciation


effective subie par les éléments à amortir (écritures comptables) ;

Les amortissements sont calculés chaque année de telle sorte que leur
montant cumulé permette de reconstituer le prix de revient de l'immobilisation
amortissable à l'expiration de la durée normale l'utilisation.

Remarque :

La base de calcul des années d'amortissement déductible pour les véhicules


de tourisme est limitée à une valeur d'acquisition unitaire de 1.000.000 DA ;
Ce plafond ne s'applique pas lorsque le véhicule constitue l'outil principal de
l'activité de l'entreprise.

-Les éléments de faible valeur dont le montant hors taxe n’excède pas 30.000
DA peuvent être constatés comme charge déductible de l’exercice de leur
attachement ;

-Les biens acquis à titre gratuit sont inscrits à l’actif pour leur valeur vénale.

e- Impôts et taxes

Les impôts, droits ou taxes supportés par l'entreprise, ouvre droit à la


déduction, à l'exception de l'impôt sur les bénéfices de sociétés.

Ces impôts doivent être déduits des résultats de l'exercice au cours duquel ils
ont été mis en recouvrement ou sont devenus exigibles (taxe foncière, TAP,
versement forfaitaire, taxe d'assainissement).

f- Report déficitaire

Le déficit subit pendant un exercice est considéré comme charge de


l'exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce
bénéfice n'est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement
opérée, l'excédent du déficit est reporté successivement sur les exercices
suivants jusqu'au quatrième (04) exercice qui suit l'exercice déficitaire, au-
delà, il est perdu.

Exemple :
Un déficit subit au cours de l’exercice 2014pourra être reporté sur l’exercice
2015 et en tant que de besoin, sur les exercices 2015, 2016, 2017, 2018.

En cas de coexistence de plusieurs déficits successifs, les déficits les plus


anciens doivent être reportés, le report s’effectue déficit par déficit et non pas
en considérant en bloc l’ensemble des déficits, afin de faire apparaître les
déficits qui se trouveraient atteints par le délai de report. 

Sont également admis en déduction :

*les bonis provenant des opérations faites avec les associés et distribués à
ces derniers au prorata de la commande de chacun d'eux en ce qui concerne
les sociétés coopératives de consommation ;

*la part des bénéfices nets qui est distribuée aux travailleurs dans les
conditions prévues par la réglementation en vigueur, en ce qui concerne les
sociétés coopératives ouvrières de production ;

*les sommes versées en remboursement des avances de l'Etat, en ce qui


concerne les banques.

g-Les charges non déductibles :

Ne sont pas admis en déduction pour la détermination du bénéfice net fiscal,


les charges suivantes :

-Les dépenses, charges et loyers de toute nature, afférents aux immeubles


qui ne sont pas directement affectés à l'exploitation ;

-Les cadeaux de toute autre nature à l'exclusion de ceux ayant un caractère


publicitaire lorsque leur valeur unitaire ne dépasse pas 500 DA ;

-Les subventions, les libéralités et les dons à l'exception de ceux consentis


en espèces ou en nature au profit des établissements et associations à
vocation humanitaire lorsqu'ils ne dépassent pas un montant annuel d’un
million de dinar 1.000.000 DA ;(art 9 LF 2014)

-Les frais de réception, y compris les frais de restaurant, d'hôtel et de


spectacle à l'exception de ceux dont les montants engagés sont dûment
justifiés et liés directement à l'exploitation de l'entreprise.

-Les transactions, amendes, confiscation et pénalités de toute nature. 

Régime des paiements spontanés :

L'IBS doit être payé, suivant ce mode, calculé par le contribuable lui même et
versé spontanément à la recette des contributions diverses, sans émission
préalable d'un rôle par le service des impôts.
• Le système des paiements spontanés comporte
1°/ Le versement de trois acomptes provisionnels
2°/ Et le solde de liquidation de l'impôt.

• Les acomptes provisionnels sont versés

– du 20 février au 20 mars,
– du 20 mai au 20 Juin et
– du 20 octobre au 20 novembre de l'année suivant celle au
cours de laquelle sont réalisés les bénéfices, servant de base
au calcul de l'impôt précité.

• Le montant de l'acompte est égal à 30% de l'impôt afférent au


bénéfice du dernier exercice clos.

NB: -le défaut de paiement des acomptes entraine l’application d’une


amende de 10 %

-suspension de paiement en cas: déficit, prévision de bénéfice insuffisant ,


suffisance du 1 er acompte.
2. LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE (TVA)

La TVA est une taxe générale de consommation. Inventée par


les français, elle est en passe de devenir, en raison de sa simplicité et de son
efficacité, une taxe universelle (plus de 100 pays l’ont déjà adoptée).

CHAPITRE 1. CARACTERISTIQUES DE LA TVA

La TVA est un :

-Impôt réel : Car elle frappe l’utilisation du revenu c’est à dire la


dépense ou la consommation finale des biens et services.

-Impôt indirect : Elle est payée au trésor, non pas directement par le
consommateur final qui est le redevable réel, mais par l’entreprise qui
assure la production et la distribution des biens et qui est le redevable légal.

-Impôt ad-valorem : Elle est perçue en proportion de la valeur des


produits et non en référence à la qualité physique du produit (volume ou
quantité).

-Impôt établi suivant le mécanisme des paiements fractionnés : A


chaque stade de la distribution, la TVA frappe seulement la valeur ajoutée
conférée au produit de telle sorte qu’à la fin du cycle suivi par ce produit la
charge fiscale globale correspond à la taxe calculée sur le prix de vente au
consommateur.

-Impôt qui repose sur le mécanisme de déduction : La TVA


acquittée par l’assujetti en amont est déduite de celle fracturée au client en
aval.

-Impôt neutre : La TVA est neutre sur le résultat des redevables


légaux car elle est supportée par le consommateur final.

CHAPITRE 2. TERRITORIALITE DE LA TVA

La TVA s’applique sur le territoire national compris entre ses


frontières terrestres et sur les eaux territoriales.

Le territoire retenu est :


- le lieu de la livraison lorsqu’il s’agit d’une vente de marchandises ;

- le lieu d’utilisation ou d’exploitation pour les services rendus, les


droits cédés ou les objets louées.

CHAPITRE 3. CHAMP D’APPLICATION DE LA TVA

Section 1. Les opérations imposables par nature

«Sont soumises à la TVA les livraisons de biens et les prestations de


services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.»

«Sont assujetties à la TVA les personnes qui effectuent d’une manière


indépendante une des activités économiques : livraisons de biens ou
prestations de services, quels que soient le statut juridique de ces personnes,
leur situation au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leur
intervention.»

D’où deux (02) critères :


- le critère réel (le plus important)
- le critère personnel

Paragraphe 1. Critère réel : Opérations imposables

Le champ d’application de la TVA est doublement circonscrit par :

A. LE CADRE DES OPERATIONS : L’ACTIVITE ECONOMIQUE

Les activités économiques sont celles relatives à la production,


au commerce, aux prestations de services, à l’extraction, à l’agriculture et aux
professions libérales.

1. Les activités relevant du secteur économique :

Tous ceux qui exercent une activité professionnelle


indépendante (commerçant, industriel, artisan, profession libérale) relèvent
de la TVA.

2. Les activités ne relevant pas du secteur économique :

Il s’agit des activités qui même si elles sont productives de


recettes ne sont pas considérées comme ayant un caractère économique et
sont situées hors du champ d’application de la TVA.

a) activité de gestion du patrimoine privé ;


b) activité des administrations publiques.
Les personnes morales de droit public ne sont pas assujetties à
la TVA pour l’activité de leurs services administratif, social, culturel et sportif.

B. DEFINITION DES OPERATIONS : LIVRAISON DE BIENS ET


PRESTATIONS DE SERVICES A TITRE ONEREUX

1. Définition des livraisons et des prestations de services :

a) les livraisons des meubles corporels :

La livraison s’entend du transfert de propriété c’est à dire


transfert du pouvoir de disposer d’un bien meuble corporel comme un
propriétaire.

Sont exclus :

1. Les opérations sur meubles incorporels (brevets etc...) qui relèvent


du régime des prestations de service

2. Livraisons d’immeubles qui sont soumises aux droits


d’enregistrement.

Pour le transfert de propriété, il faut qu’il y ait deux personnes


distinctes juridiquement. D’où l’exclusion des opérations internes à
l’entreprise (livraison de marchandises à une succursale).

b) les prestations de service :

Sont définies négativement : toutes les opérations autres que


les livraisons de biens meubles corporels - Cession ou concession de
brevets ou de logiciels -travaux immobiliers- travaux à façon - transport,
location, crédit bail, prestations des meubles des professions libérales.

2. Définition du caractère onéreux des opérations :

L’opération est à titre onéreux lorsqu’elle comporte une contrepartie :

- espèce ;

- nature (échange ou apport en nature) ;

- prestations de services (rémunération du fournisseur par une


opération de publicité).
Il est sans importance que l’opération se réalise avec bénéfice,
à prix coûtant ou à perte, car c’est le chiffre d’affaires qui est taxé et non le
bénéfice. Donc, une opération gratuite ne subit pas de TVA.

3. Définition du lien direct :

Il y a lien direct, lorsque celui qui verse la contrepartie bénéficie


en échange d’un service individualisé en rapport avec le prix qu’il a payé. Un
avantage diffus ou collectif n’est pas suffisant.

D’où l’exclusion :

- des subventions versées par les collectivités publiques ;


- des aides interentreprises.

Paragraphe 2. Critère Personnel : Les personnes assujetties

A. NOTION D’ASSUJETTI

Sont assujetties à la TVA les personnes qui effectuent une


activité économique entrant dans le champ de la TVA et de manière
indépendante quel que soit leur statut juridique et fiscal et même si elles sont
exonérées par la loi.

L’assujetti doit agir de manière indépendante c’est à dire pour


son propre compte.

Les salariés, les représentants de commerce, les travailleurs à


domicile et dirigeants de société n’ont pas la qualité d’assujetti en raison du
lien de subordination.

L’assujetti est normalement redevable de la TVA. Toutefois, il


peut être assujetti et non redevable pour cause d’exonération.

B. NOTION D’ASSUJETTI AGISSANT EN TANT QUE TEL

Lorsque un assujetti réalise une opération située hors du champ


d’application de la TVA, un placement financier par exemple ; la TVA ne
s’applique pas. Elle ne s’applique pas également aux dividendes.

Sont assujettis à la TVA :

- les producteurs ;
- les grossistes + les grandes surfaces ;
- les sociétés filiales.
Section 2. Les opérations imposables par détermination de la loi

Le législateur soumet expressément à la TVA un certain nombre


d’opérations qui, par nature, n’auraient pas été imposables.

Paragraphe 1. Les livraisons à soi même

Il y a livraison à soi même lorsqu’un assujetti a pour la même


opération la double qualité de fournisseur et de consommateur.

Livraison à soi même avec application de la TVA :

- auto-consommateur : consomme ce que lui livre son entreprise.


- auto-fabrication : fabrique lui même ce qui sera utilisé par son
entreprise

Paragraphe 2. Les Opérations portant sur des biens immeubles

Il s’agit des :
- travaux immobiliers ;

- des opérations de lotissement et de ventes de terrains faites


par les propriétaires de terrains ;

- les ventes d’immeubles ou de fonds de commerce effectuées par


les personnes qui habituellement ou occasionnellement achetent
ces biens en leur nom en vue de leur revente ;

- les opérations d’intermédiaire pour l’achat ou la vente de biens


immeubles ou de fonds de commerce ;

- les opérations de construction et de vente d’immeuble réalisées


dans le cadre de l’activité de promotion immobilière ainsi que les
opérations de construction de logements sociaux

Paragraphe 3. Les Opérations d’importation :

La TVA est due dès qu’une marchandise franchit la frontière.

Section 3. Les opérations imposables par option

La loi autorise dans certains cas limitativement énumérés


l’option pour l’assujettissement à la TVA.

La personne concernée doit notifier expressément l’option à


l’administration fiscale.
Le seul fait de soumettre ses recettes à la TVA ne vaut pas
option expresse.

Paragraphe 1. Les Avantages de l’option :

L’exonération d’une opération au cours d’un circuit de


fabrication ou de commercialisation est pénalisante, car elle ne permet pas la
récupération de la TVA facturée.

Il y’a rupture de la chaîne des déductions du fait que l’un des


maillons est taxé comme un consommateur final. Cela aboutit à une
surcharge fiscale. C’est le phénomène de la rémanence de taxe.

Avec la soumission à la TVA, il y a :

- possibilité de facturer la taxe aux clients assujettis qui la


récupéreront eux mêmes ;

- possibilité d’augmenter le prorata de déduction.

Paragraphe 2. Les Bénéficiaires de l’option :

L’option est accordée aux personnes physiques et personnes morales


dont l’activité se situe hors du champ d’application de la TVA si elles livrent :

1./ à l’exportation ,

2./ aux sociétés pétrolières ;

3./ à d’autres redevables de la TVA ;

4./ à des entreprises bénéficiant du régime des achats en franchise.

Paragraphe 3. Modalités et durée de l’option :

L’option peut être demandée à toute période de l’année auprès


de l’inspection des impôts compétente.

Elle prend effet le 1er jour du mois suivant celui au cours duquel
elle est souscrite et s’exerce à toute période de l’année.

Elle expire le 31 Décembre de la 3ème année qui suit celle au


cours de laquelle elle a pris effet c’est à dire l’année considérée et les deux
(02) années suivantes. Elle est renouvelée par tacite reconduction s’il n’y a
pas dénonciation expresse.
Paragraphe 4. Conséquence de l’option :

La personne ayant opté est obligatoirement soumise au régime


du réel. Elle est astreinte à toutes les obligations imposées aux redevables
de la TVA (déclaration d’existence, dépôt du relevé du chiffre d’affaires
-tenue d’une comptabilité régulière).

Section 4. Les opérations hors du champ et les opérations


Exonérées

Paragraphe 1. Les opérations hors du champ d’application de la TVA :

Il y’a deux situations :

1./ L’activité entière est située hors du champ de la TVA.

Ce sont des consommateurs finaux qui ne facturent ni déduisent


la TVA. Ce sont des non-assujettis à l’état pur.

2./ Seules certaines opérations sont situées hors du champ de la TVA.

Paragraphe 2. Les opérations exonérées de la TVA :

Il y’a deux cas :


1./ L’activité entière est exonérée :

Ce sont des assujettis non redevables à l’état pur. Ils sont


traités comme des consommateurs finaux ne facturent ni ne déduisent de
TVA.

2./ Seules certaines opérations sont exonérées de TVA.

Il s’agit de redevables partiels.

Le calcul de la TVA exigible fait intervenir trois éléments :


- le fait générateur et l’exigibilité ;
- la base d’imposition ;
- le taux d’imposition.

CHAPITRE 4. LE FAIT GERERATEUR ET L'EXIGIBILITE DE LA T.V.A.

Section 1. Définition.

Le fait générateur : est l’événement qui donne naissance à la créance


fiscale du Trésor.

L’exigibilité : est l’événement qui accorde au Trésor le droit de


réclamer le paiement de la taxe.
C’est cette notion qui est importante en pratique car :

Pour l’assujetti : l’exigibilité permet de déterminer à quelle période


d’imposition il convient de rattacher les opérations réalisées.

Pour le client : elle détermine la date à la laquelle il peut récupérer la


taxe qui lui est facturée.

Ces deux notions coïncident fréquemment dans le régime des


livraisons mais ne coïncident pas nécessairement dans le régime des travaux
immobiliers et des prestations de services.

Section 2. Fait générateur des différents cas

I. AU PLAN INTERIEUR

A. LE REGIME DE DROIT COMMUN

1. En matière de vente (Livraison) :

Le fait générateur est constitué par la livraison.

La livraison peut consister en la remise matérielle des biens ou


leur remise juridique.

Il faut entendre par :

- livraison matérielle : le transfert du produit vendue en la puissance et


possession de l’acheteur.
En d’autres termes, la livraison consiste en la
remise
A l’acheteur de la marchandise ayant fait l’objet de
contrat.

- livraison juridique : La mise du produit à la disposition de l’acheteur


ou de l’acquéreur alors même qu’il n’en prend pas
possession, dès que le vendeur a déjà établi une
facture qui authentifie la vente.

2. En matière de travaux immobiliers :

a) règle générale :

Le fait générateur pour les entreprises de travaux immobiliers


est constitué par l’encaissement total ou partiel du prix.
L’encaissement s’entend de toutes les sommes perçues au titre
d’un marché de travaux quel qu’en soit le titre (avances, acomptes,
règlements pour solde).

b) cas des entreprises étrangères :

Pour les entreprises étrangères exerçant en Algérie, le fait


générateur est constitué par l’encaissement total ou partiel du prix.

A l’achèvement des travaux, le fait générateur est constitué par


la réception définitive de l’ouvrage réalisé et ce, pour le montant de la taxe
encore exigible après cette date.

Entre l’achèvement des travaux et la réception définitive,


l’entreprise continue à déposer sa déclaration avec la mention «Néant».

c) paiement par effet de commerce :

Le fait générateur intervient à la date d’échéance quand bien


même l’effet de commerce a été escompté.

3. En matière de livraison à soi-même :

a) livraison à soi même de biens meubles :

Le fait générateur est constitué par la livraison entendue comme


étant la 1ère utilisation du bien ou la 1ère mise en service.

b) livraison à soi-même de biens immeubles :

Le fait générateur est constitué par la 1ère utilisation du bien, en


l’occurrence l’occupation.

4. Les prestations de service :

Le fait générateur est constitué par l’encaissement total ou


partiel du prix,

B. REGIME DEROGATOIRE : REGIME DES DEBITS

C’est la possibilité de payer au moment de la facturation au lieu


de l’encaissement. Inscription de la facture au débit du compte client ou de
l’encaissement au débit d’un compte de trésorie :

Les établissements de travaux et les prestataires de service


peuvent demander à l’inspection, l’autorisation de se libérer de la TVA selon
le régime des débits. L’autorisation est donnée pour l’ensemble des
opérations.

II. A L’IMPORTATION

Le fait générateur de la TVA est constitué par le dédouanement


des marchandises. Le débiteur de la taxe est le déclarant en douane.

III. A L’EXPORTATION

En principe c’est l’exonération. Mais c’est également la


présentation en douane.

CHAPITRE 5. BASE D’IMPOSITION

La TVA frappe l’ensemble des éléments constitutifs du prix des


ventes et des services et notamment les frais qui incombent normalement au
fournisseur et qui sont facturés séparément au client.

Donc :
prix de base=(prix-catalogue du fournisseur) + tous les frais
accessoires

Section 1. I. A l’INTERIEUR

Paragraphe 1. Les ventes en général

A. PRINCIPE

La base imposable est constituée par le montant total des


sommes versées par l’acquéreur des biens.
Valeur de la marchandise + certains éléments - d’autres éléments

1. Frais et charges à inclure dans la base imposable :

a) frais de transport :

Le principe est que les frais de transport ne peuvent être


soustraits de la base imposable lorsqu’ils ne sont pas facturés séparément.

Pour qu’ils ne soient pas inclus dans la base imposable, les frais
de transport supposent la réalisation de deux (02) conditions :

- la vente doit être conclue aux conditions «Départ»


- le transport doit être à la charge de l’acquéreur.

b) frais d’emballages :
Il y a deux (02) situations :
*Seules les emballages perdus intègrent la base imposable car la valeur de
ces emballages constitue un élément du prix de vente de la marchandise.

*Les emballages consignés sont donc exclus de la base imposable, car ils
doivent être restitués. S’ils ne sont pas restitués, ils doivent réintégrer la
base imposable.

c) droits et taxes :
Tous les droits et taxes grevant la marchandise sont intégrés
dans la base imposable. Par «droits et taxes» il y ‘a lieu d’entendre les
impôts, droits et taxes applicables aux produits ou marchandises à la date de
leur mise en consommation ou dédouanement.

d) frais constituant une charge d’exploitation :


Les frais qui constituent une charge d’exploitation pour le
vendeur s’ajoutent à la base imposable.

C’est le cas notamment :

*de la rémunération des intermédiaires ayant contribué à la vente,


lorsque cette rémunération est à la charge du vendeur.

*des commissions, courtages, primes d’assurances et, en général, de


tous les frais payés par le vendeur et facturés au client.

e) supplément de prix :
Les intérêts de crédit pour vente à terme (frais financiers) et
autres majorations sont intégrés dans la base imposable à la TVA.

f) recettes accessoires :
Certaines recettes accessoires sont intégrées dans la base
imposable de la TVA, c’est le cas :
- des vente de déchets neufs d’industrie ;
- des vente d’emballages reçus perdus ;
- de toutes autres prestations diverses rendues à titre accessoires.

2. Eléments exclus de la base imposable :

Peuvent être déduits de la base imposable à la TVA lorsqu’ils


sont facturés au client :

a) les rabais, remises, ristournes accordés et escomptes de caisse:


Ils constituent des réductions du prix de vente et sont donc
déduits de la base imposable.
b) les droits de timbres fiscaux :
Ne sont pas inclus dans la base imposable à la TVA.

c) le montant de la consignation des emballages n’inclut pas la base


imposable :
Mais s’ils ne sont pas rendus, ils doivent être considérés comme
vendus et partant taxables sur la valeur de la consignation.

d) les débours correspondant au transport effectué par le redevable lui


même pour la livraison de marchandises taxables.

Ils sont déductibles de la base imposable, lorsque le transport


est réalisé par le redevable, par ses propres moyens et facturés séparément.

B. LES VENTES FAITES PAR LES ENTREPRISES DEPENDANTES

La dépendance peut prendre trois formes :


- les ventes faites par une société filiale d’une société assujettie à la
TVA ;

- les ventes faites par une société dont un commerçant assujetti à la


TVA possède une partie du capital directement ou par personnes
interposées ;

- les ventes faites par un commerçant possédant directement ou par


personnes interposées, une partie du capital d’une société
redevable de la TVA.

Pour les trois cas : la base imposable est constituée non pas
par le prix de vente de la société redevable à l’entreprise acheteuse mais par
le prix de vente appliqué par cette dernière.

C. ECHANGE DE MARCHANDISES

Transaction sans contrepartie financière :

- la base imposable est constituée par la valeur des biens ou


marchandises livrés en contrepartie de ceux reçus c’est à dire par
le prix qui aurait été facturé à un client à la même date et pour les
mêmes biens ou marchandises ou à défaut, le prix facturé par un
concurrent.

- Lorsque l’échange s’effectue entre deux assujettis à la TVA, il


s’analyse comme deux ventes distinctes toutes deux imposables à
la TVA.
Si l’échange se fait avec soulte, la valeur du bien échangé doit
être majorée de la soulte chez celui qui la reçoit.

Paragraphe 2. Les travaux immobiliers

L’assiette est composée du prix des travaux, tous frais, droits et


taxes inclus à l’exclusion de la TVA elle même.

1. Prix des travaux :

Le chiffre d’affaires imposable à la TVA est constitué par le montant


des marchés, mémoires ou factures encaissé à l’exclusion de la TVA elle
même.

2. Recettes accessoire :

Outre le prix des travaux éxécutés, la base imposable doit comprendre


toutes les recettes et indemnités accessoires s’y rapportant telles que :

- les indemnités pour interruption de travaux, versées à l’entrepreneur ;

- les compléments de prix.

3. Travaux sous-traités :

La base imposable est constituée par le montant global des


sommes perçues par l’entrepreneur principal.

En contrepartie, il est autorisé à déduire les taxes facturées par


les fournisseurs de matériaux et les sous-traitants.

Pour les marchés de travaux immobiliers conclus avec des


sociétés étrangères, la base imposable est constituée par les sommes
versées en monnaie étrangère, reconverties en dinar au cours du change en
vigueur à la date de signature du marché, du contrat ou de l’avenant au titre
duquel ces sommes sont dues.

Paragraphe 3. Opérations de prestations de services

La base imposable est constituée par le prix total reçu du client


en rémunération du service rendu.

Si un complément de prix est versé par le client au titre d’une


prestation complémentaire liée au service rendu, celui-ci est également
imposable dans les mêmes conditions que la prestation principale.
Toutefois, la base imposable diffère pour :

1. les commissionnaires de transport et les transitaires :

La base imposable est constituée par la totalité des sommes


encaissées par eux.

2. concessionnaires et adjudicataires de droits communaux :

- lorsque les droits sont perçus pour leur propre compte la base
imposable est constituée par le montant des recettes diminué du montant de
l’adjudication versé à la commune.

3. Lotisseurs, marchands de biens immobiliers et de fonds de


commerce :

Le chiffre d’affaires taxable est constitué par la différence entre


le montant de la vente et le prix d’achat majoré des frais, droits et taxes
acquittés par l’acquéreur à l’exclusion de la TVA elle même.

Paragraphe 4. Livraison à soi même

1./ Livraison à soi même de biens meubles :


La base imposable est constituée par le prix de vente en gros des
produits similaires.

A défaut, d’après le prix de revient majoré d’un bénéfice normal


(lorsque le redevable ne vend pas des produits similaires).

2./ Livraison à soi même de biens immobiliers :


La base imposable est constituée par le prix de revient de
l’ouvrage. Ce prix comprend :
- le prix des études et des plans ;
- les honoraires des architectes, géomètres, metreurs etc ... ;
- le prix d’achat des matériaux ;
- les mémoires des entrepreneurs ayant exécuté les travaux
d’aménagement ;
- les frais financiers engagés pour la construction ;
- les frais facturés par divers intermédiaires ;
- tous les frais généraux engagés pour la construction.

Paragraphe 5. Autres opérations dont l’assiette n’est pas définie

La base imposable est constituée par le montant brut des


rémunérations reçues ou des recettes perçues.
Paragraphe 6. Affaires relevant d’opérations différentes

On retient la base imposable pour chaque type d’opérations.

Section 2. ASSIETTE A l’IMPORTATION

La base imposable à la TVA est constituée par la valeur en


douane de la marchandise, majorée de tous les droits et taxes de douane, à
l’exclusion de la TVA elle même.

Section 3. ASSIETTE A L’EXPORTATION

La base imposable à la TVA est constituée par la valeur des


marchandises au moment de l’exportation, majorée de tous les droits et taxes
de douane à l’exclusion de la TVA elle même.

CHAPITRE 6. TAUX DE LA TVA

Il est prévu deux taux :

- un taux normal de 17%


- un taux réduit de 7%

CHAPITRE 7. LES DEDUCTIONS

Section 1. Principe

La taxe qui a grevé les éléments du prix de revient d’une


opération imposable est déductible de la taxe applicable à cette opération.

1. Opérations ouvrant droit à déduction :

Les ventes, les travaux immobiliers et les prestations de services


soumises à la TVA.

2. Biens et services exclus du droit à déduction :

N’ouvre pas droit à déduction, la TVA ayant grevé les biens et services
ci-après :

 biens, services, matières, immeubles et locaux non-utilisés pour les


besoins de l’exploitation d’une activité imposable à cette taxe ;
 véhicule de tourisme et de transport de personnes qui ne
constituent pas l’outil principal de l’entreprise assujettie à la TVA.
 biens et services livrés par les assujettis placés sous le régime du
forfait ;
 biens immeubles acquis ou créés par les redevables soumis au
régime du forfait ;
 produits et services offerts à titre de dons et libéralités.
 Services, pièces détachées et fournitures utilisées à la réparation
de biens exclus du droit à déduction.

3. Les opérations n’ouvrant pas droit à déduction :

- les opérations situées hors champ d’application de la TVA ;


- les opérations exonérées ;
- les entreprises étrangères de prestations de services soumises à
la retenue à la source ;
- les marchands de biens et assimilés ;
- les adjudicataires de marché ;
- les commissionnaires et courtiers ;
- les exploitants de taxi ;
- les réunions sportives.

Section 2. Les conditions d’exercice du droit à déduction :

1°/ Le droit à déduction est limité aux assujettis réalisant des


opérations taxables (livraisons ou prestations de services) :

Il concerne aussi bien la TVA ayant grevé les marchandises, matières


premières, les frais généraux que les investissements meubles et immeubles.

Pour les biens amortissables la déduction s’opère sous quatre


conditions :

a) les biens doivent être acquis par les assujettis suivis au régime du
réel.

b) ils doivent être acquis à l’état neuf ou rénovés sous garantie.

c) il doivent être inscrits en comptabilité pour leur prix d’achat ou de


revient diminué de la déduction à laquelle ils ont donné lieu.

d) ils doivent être, conservés, dans le patrimoine de l’entreprise


pendant une période de cinq (05) ans, à compter de leur date d’acquisition ou
de création.

2°/ la TVA déductible doit se rapporter à des opérations


concernant l’activité professionnelle de l’assujetti.

3°/ la TVA doit être mentionnée sur les factures délivrées par les
fournisseurs que ce soit pour les biens ou pour les services.
Le redevable doit être en possession de la facture correspondante au
moment où il opère la déduction.

A l’importation, il doit être en possession des documents douaniers qui


le désignent comme destinataire réel des biens.

4°/ la TVA déductible doit être mentionnée sur les déclarations.

5°/ Date de la déduction

Le droit à déduction prend naissance lorsque la taxe afférente à


l’opération motivant la déduction devient exigible chez le redevable de cette
taxe c’est à dire le fournisseur des biens ou des services.

a) pour les biens soumis à amortissement :

Lorsque la TVA a grevé des biens soumis à amortissement, la


déduction de cette taxe est opérée par une imputation sur la taxe due par
l’entreprise au titre du mois pendant lequel le droit à déduction a pris
naissance, c’est à dire durant le mois de l’acquisition ou de la création du
bien

b) pour les autres biens et services (règle de décalage d’un mois)

Lorsque la TVA a grevé des services ou des biens autres que des
biens soumis à amortissement, sa déduction est opérée par imputation sur la
taxe due par l’entreprise au titre du mois qui suit celui pendant lequel le droit
à déduction a pris naissance.

Section 3. Modalités d’exercice du droit à déduction :

La destination normale de la TVA déductible est de venir en diminution


de la taxe brute collectée sur les clients. Cette opération est appelée :
imputation

Exemple. :

Si la Déclaration fait apparaître une taxe due de 25.000 DA et la taxe


déductible s’élève a 18.000 DA, le montant du versement à effectuer au
Trésor, compte tenu de l’imputation sera de 25.000 DA - 18.000 DA = 7.000
DA.
Mais si l’entreprise ne collecte pas suffisamment de taxe brute
l’excédent de taxe déductible après imputation constitue un crédit c’est le
report de crédit.

Exemple :
Si la taxe due étant de 25.000 DA
La taxe déductible, s’élève à 28.000 DA
aucun versement n’aura à être fait
au titre de la période considérée
L’excédent (28.000 - 25.000) = 3.000 DA sera reporté sur la
déclaration suivante : C’est le report de crédit.

Section 4. Régularisation des déductions initiales

La régularisation de la TVA initialement déduite intervient dans


les cas suivants :

A. LES CAS DE REGULARISATION

1°) Régularisation du fait de la règle du butoir :

En vertu de la règle du butoir, la TVA ayant grevé les


acquisitions de matières, produits, objets ou services qui ne sont pas utilisés
en l’état ou après transformation dans une opération soumise à la TVA, ne
peut donner lieu à récupération. Si la récupération a été déjà opérée, les
redevables concernés doivent la reverser, par voie de régularisation, au
trésor.

Y entrent :
a) la disparition de marchandise (vol, destruction ou perte) avant
utilisation.

b) biens ou services utilisés pour une opération non soumise à la TVA


c’est le cas des biens et services utilisés pour les besoins propres du chef
d’entreprise ou pour la réalisation d’opérations exonérées.

c) opérations considérées comme définitivement impayées.

Le redevable doit reverser la différence entre :


- la taxe afférente au montant de l’opération de vente, de travaux ou
de service.
- et la taxe ayant grevé l’achat du produit, les éléments constitutifs de
l’ouvrage ou la réalisation du service.

2°) Régularisation en vertu de la règle du prorata :

En cas de non conservation d’un bien amortissable ouvrant droit


à déduction pendant un délai de cinq (05) ans ((cession du bien -cessation
d’activité - abandon de la qualité de redevable) à compter de l’acquisition ou
de création des biens amortissables ouvrant droit à déduction, la somme à
reverser est égale au montant de la TVA initialement déduite diminuée de 1/5
par année civile ou fraction d’année civile écoulée depuis le début de la
période de régularisation.

Exemple.

Soit un bien acquis en mai 2012 et qui a donné lieu, lors de son
acquisition à une déduction de 45.000 DA.
Si, ce bien est cédé le 03 Février 2014, le redevable doit reverser un
montant de TVA calculé comme suit :

- TVA déduite en 2012 : 45.000 DA


- délai de conservation du bien : 3 ans = 2012 - 2013 - 2014.
- taxe à reverser : 45.000 DA X 2 = 18.000 DA
5

Si ce bien sera cédé en 2017 ou postérieurement, le redevable ne


versera aucune TVA, la période de régularisation étant expirée.

3°) Régularisation du fait de la cessation d’activité ou d’abandon


de la qualité de redevable :

Lorsque l’assujetti cesse son activité ou abandonne la qualité de


redevable, il doit reverser la TVA afférente aux marchandises en stocks et
dont l’imputation a déjà été réalisée, déduction faite de celle ayant grevé les
achats et non encore déduite en raison de la règle de décalage d’un mois.

B. CAS DE NON-REVERSEMENT DE LA TVA INITIALEMENT DEDUITE

Le reversement n’est pas opéré dans les cas suivants :


1./ Vente à perte :

La TVA ayant grevé les achats correspondants est admise en totalité


en déduction.

2./ Marchandises ou services exportés :

3./ Biens livrés ou services rendus aux opérations économiques


bénéficiant du régime des achats en franchise.

Section 5. Nouveaux redevables

Il s’agit des entreprises qui commencent à réaliser les


opérations soumises à la TVA :
- entreprises nouvellement créées ;
- entreprises qui deviennent obligatoirement ou par option assujetties à
la TVA.

A. Détermination du montant du droit à déduction :

1) Pour les entreprises nouvellement créées :

Elles doivent déterminer un pourcentage de déduction


provisoire sur la base de leur prévision d’exploitation de l’année considérée.

Ce pourcentage s’applique jusqu’à la fin de l’année suivant celle


de la création de l’entreprise.
Ce pourcentage (prorata provisoire) devient définitif s’il ne
marque pas une variation de plus de 05 points par rapport au pourcentage
réalisé.

Dans le cas contraire, c’est le pourcentage réel qui est pris en


compte dans le cadre d’une régularisation intervenant au plus tard les 20
premières jours du mois de mars de l’année suivante.

2) Pour les entreprises qui deviennent obligatoirement ou par


option assujetties à la TVA

Elles bénéficient à la date de leur assujettissement d’un «crédit


départ» de taxe déductible. Le crédit de départ est constitué de deux
éléments :

STOCKS :
La taxe ayant grevé les marchandises, matières premières
emballage et produits ouvrant droit à déduction qu’il détient en stock à la date
à laquelle il devient redevable est déductible.

IMMOBILISATIONS NEUVES :
Peut être déduite la taxe ayant grevé les biens neufs
amortissables et qui n’ont pas encore été utilisés à la date de
l’assujettissement

Section 6. Les redevables partiels

Il s’agit des redevables qui ne réalisent pas exclusivement des


opérations ouvrant droit à déduction.

C’est pourquoi la déduction est limitée à une fraction de la taxe


collectée.

A. MONTANT DU DROIT A DEDUCTION

Les redevables partiels sont autorisés à déduire seulement une


fraction de la taxe ayant grevé leurs biens d’équipement.

Cette fraction est égale au montant de la taxe affecté d’un pourcentage


général de déduction appelé prorata.

B. CALCUL DU PRORATA :

Le prorata est déterminé comme suit :


CA. Imposable en TTC+C.A. des exportations de produit
taxables
Prorata = en TTC+ C.A réalisé en franchise de taxe en TTC
C.A porte au numérateur+C.A. exonéré+C.A. situé Hors Champ
d’Application de la TVA.
Exemple :

Une entreprise individuelle relevant de plein droit du régime réel


d’imposition dépose mensuellement ses déclarations. Son activité principale
est l’achat revente.

Elle a réalisé au cours du mois de janvier 2010 les opérations suivantes :

• achat de matières premières : 50.000 x 7% = 3.500 DA


• achat d’un bien d’équipement : 100.000 x 17% = 17.000 DA
• frais de transport : 20.000 x 17% = 3.400DA
• règlement d’une facture Sonelgaz : 10.000 x 7% = 700DA
• vente de produits : 70.0 0 0x1 7%= 11. 900DA
60.000 x 17% = 10.200DA

Au cours du mois de février 2010, l’entreprise a réalisé les opérations ci-


après :

• achat d’un bien d’équipement : 60.000 x 17% = 10.200 DA


• vente de produits : 120.000 x 17% = 20.400 DA

Le calcul de la taxe due au titre des déclarations des mois de janvier et


février s’effectue
comme suit :

- Déclaration du mois de janvier 2010 :


• le montant de la TVA collectée est égal à :
11.900 DA + 10.200 DA = 22.100 DA
• le montant de la TVA déductible est égal à :
3.500 DA + 17.000 DA +3.400 DA + 700 DA = 24.600 DA.
• le montant de la TVA à verser au Trésor :
22.100 - 24.600 = -2500 DA

- Déclaration du mois de février 2010 :


• le montant de la TVA collectée s’élève à :
20.400 DA (120.000 x 17%).
• le montant de la TVA déductible s’élève à : 10.200 (60.000 x 17%).
• le montant de la TVA à verser au Trésor :
20.400 - 10.200 = 10..200 DA.
• Report de la taxe déductible sur le mois suivant :
• 10.200 - 2.500 = 7.700
• Montant de la TVA à verser au trésor au titre du mois de février 2010 : 7.700
DA.
4. TAXE SUR l’ACTIVITE PROFESSIONNELLE
(T.A.P)
Taxe sur l’Activité Professionnelle

(T.A.P)
La taxe sur l’activité professionnelle a été instituée par la loi de
finances pour 1996, en opérant la fusion de la TAIC et de la TANC.

CHAPITRE 1. : CHAMP D’APPLICATION

La TAP est due à raison :

 des recettes brutes réalisées par les contribuables qui, ayant en


Algérie une installation professionnelle permanente exercent une activité dont
les profits relèvent de l'impôt sur le revenu global, dans la catégorie des
bénéfices non commerciaux à l'exclusion des gérants majoritaires des
SARL ;

 du chiffre d'affaires réalisé en Algérie par les contribuables qui


exercent une activité dont les profits relèvent de l'impôt sur le revenu global,
dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux, ou de l'impôt sur les bénéfices des sociétés.

CHAPITRE 2. : LA BASE IMPOSABLE

La TAP est établie sur le montant total du chiffre d’affaires et


des recettes professionnelles hors TVA pour les entreprises et les
professions assujetties à cette taxe réalisés pendant l’année.

Il est signalé que le chiffre d’affaires s’entend du montant des


recettes réalisées sur toutes opérations de vente, de service ou autres
entrant dans le cadre de l’activité précitée.

1./ Réfactions applicables :

Le chiffre d'affaires taxable est déterminé compte tenu :

1.1 Une réfaction de 30%:


* Le montant des opérations de ventes en gros,
* Le montant des opérations de vente au détail portant sur les produits dont le
prix de vente comporte plus de 50% de droits indirects,
* Les opérations de vente par les producteurs et les grossistes portant sur les
médicaments fabriqués localement.
1.2 Une réfaction de 50%
* Le montant des opérations de ventes en gros portant sur les produits dont
le prix de vente au détail comporte plus de 50% des droits indirects. Pour
l’application de cette réfaction, sont considérées comme opérations de vente
en gros :
- les livraisons de biens faites à des prix identiques, qu’elles soient réalisées
en gros ou en détail,
- les livraisons portant sur des objets qui, en raison de leur nature ou de leur
emploi, ne sont pas usuellement utilisés par de simples particuliers,
- les livraisons de produits destinés à la revente quelle que soit l’importance
des quantités
livrées.
* Le montant des opérations de vente au détail portant sur le médicament à la
double condition : d'être classé bien stratégique tel que défini par le décret
exécutif n°96-31 du 15 Janvier 1995 et que la marge de vente au détail soit
située entre 10% et 30%.
* Le montant des opérations réalisées entre les sociétés membres d'un
même groupe. Cette réfaction se cumule avec les autres réfactions.

1.3 Une réfaction de 75%


*Le montant des opérations de vente au détail de l'essence super, normale et
le gasoil.

Le bénéfice des réfactions prévues ci- dessus n'est pas cumulable.

2./ Réduction applicable :

Une réduction de 25% du chiffre d'affaires imposable est


accordée aux commerçants détaillants ayant la qualité de membre de
l'Armée de Libération Nationale ou de l'Organisation Civile du Front de
Libération Nationale et les Veuves de Chouhada.

-  des abattements  sont accordés aux activités créées par les jeunes
promoteurs d’investissement dans le cadre des dispositifs ANSEJ, CNAC et
ANGEM , après la période d’exonération, comme suit :

1. 70% d’abattement pour la 1ère année d’imposition,


2. 50% d’abattement pour la 2ème année d’imposition,
3. 25% d’abattement pour la 3ème année d’imposition.

Bénéficient également de ces abattements pour la période restant à courir,


les activités susmentionnées  ayant bénéficié de l’exonération et dont la
période de l’abattement demeure en cours, sans pour autant réclamer la
restitution de ce qui a été versé.

3./ Eléments exclus du chiffre d’affaires (des entreprises) soumis


à la TAP:

     N'est pas compris dans le chiffre d'affaires servant de base à la


TAP :
 Le chiffre d'affaires n'excédant pas quatre vingt mille dinars (80.000
DA), s'il s'agit de contribuables dont l'activité principale est de vendre des
marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur
place, ou cinquante mille dinars (50.000 DA), s'il s'agit d'autres contribuables
prestataires de services.

Les personnes physiques doivent pour bénéficier de cet avantage travailler


seules et n'utiliser le concours d'aucune autre personne.

 Le montant des opérations de vente portant sur les produits de large


consommation soutenus par le budget de l'État ou bénéficiant de la
compensation.
 Le montant des opérations de vente, de livraison ou de courtage qui
portent sur des objets ou marchandises destinés directement à l'exportation.
 Le montant des opérations de vente au détail portant sur les biens
stratégiques dont la marge de détail n'excède pas 10%.
 La partie correspondant au remboursement du crédit dans le cadre du
contrat de crédit-bail financier.  
 Les opérations réalisées entre les sociétés membres relevant d’un
même groupe  tel que défini par l’article 138 bis du CID.
 Le montant du chiffre d’affaires réalisé en devises dans les activités
touristiques, hôtelières, thermales, de restauration classée et de voyagistes.

4./ Chiffre d’affaires exonéré :

 Le montant du chiffre d'affaires réalisé par les activités créées par les
jeunes promoteurs d’investissement dans le cadre des dispositifs
ANSEJ,CNAC et ANGEM est exonéré de la TAP pendant une période de
trois ( 03) ans.

La durée d'exonération est portée à six (06) ans, lorsque l'activité est exercée
dans une zone à promouvoir.

 Les artisans traditionnels ainsi que ceux exerçant une activité


d'artisanat d'art.
 Le montant du chiffre d’affaires réalisé par les personnes éligibles au
régime de soutien à la création d’activités de production régi par la
caisse nationale d’assurance chômage pendant une durée de trois (03) ans.

CHAPITRE 3. : CALCUL DE LA TAP

1./ Taux de la T.A.P. :

Le taux de la taxe sur l'activité professionnelle est fixé comme


suit :

 1% pour les entreprises productrices de biens, sans bénéfice des


réfactions ;
 2% pour les activités du bâtiment et des travaux publics et
hydrauliques, avec une réfaction de 25% ;
 3% pour  les activités de transport par canalisation des hydrocarbures;
 2% pour toutes les autres activités, à l’exception des transports par
canalisation des hydrocarbures.

Ce taux s’applique sur le chiffre d’affaires ou les recettes


professionnelles.

Le fait générateur de la TAP est constitué par la livraison


matérialisé en pratique par la facturation et par l’encaissement pour les
travaux publics, le bâtiment et les professions libérales.

2./ Seuil de soumission au paiement de la T.A.P. :

Il y a soumission au paiement de la TAP :

- Lorsque le chiffre d’affaires excède 80.000 DA pour les activités de


production et d’achat / revente ;

- Lorsque le chiffre d’affaire excède 50.000 DA pour les prestations de


services ;

- Lorsque les recettes professionnelles brutes excèdent 15.000 DA


pour les professions libérales.

3./ Modalités de paiement de la TAP :

Le paiement de la TAP s’effectue selon le régime des


versements spontanés :

a./ Le versement spontané est effectué mensuellement :

- lorsque le chiffre d’affaires excède 240.000 DA pour l’activité de


production et d’achat/ revente.

- lorsque le chiffre d’affaires excède 240.000 DA pour les prestations


de service.

- lorsque les recettes professionnelles brutes excèdent 30.000 DA pour


les professions libérales.

b./ Le versement spontané s’effectue trimestriellement :

- lorsque le chiffre d’affaires est compris entre 80.000 et 240.000 DA


pour les activités de production, et d’achat / revente ;
- lorsque le chiffre d’affaires est compris entre 50.000 DA et 240.000
pour les activités de prestations de services ;

- lorsque les recettes professionnelles brutes sont comprises entre


15.000 et 30.000 DA pour les professions libérales.

Pour les forfaitaires, le paiement de chaque versement est


calculé sur la fraction du chiffre d’affaires ou recettes professionnelles brutes
taxables avec application du taux de 2%.

4./ Délai de versement de la T.A.P. :

La TAP est acquittée avant le 21 du mois suivant celui au cours


duquel le chiffre d’affaires (ou recettes professionnelles brutes) a été réalisé.

En cas de paiement trimestriel, la TAP est acquitté avant le 21


du mois suivant le trimestre civil, au cours duquel le chiffre d’affaires (ou
recettes professionnelles brutes) a été réalisé.

Il est signalé que la législation fiscale en vigueur autorise les


unités des entreprises du bâtiment et travaux publics et entreprises de
transport quel que soit le montant de leur chiffre d’affaires, à effectuer leurs
versements avant le 21 du mois qui suit le trimestre civil au cours duquel le
chiffre d’affaires a été encaissé ou réalisé.

5./ Le lieu de paiement de la TAP :

La TAP est acquittée à la caisse du receveur des contributions


diverses du lieu d’imposition qui est situé :

- au niveau de chacune des communes du lieu d’installation des


établissements ou unités de chaque entreprise ;

- au niveau de la commune du lieu du siège social ou du principal


établissement, sur décision du Directeur des Impôts de Wilaya, pour les
entreprises qui ne peuvent déterminer le chiffre d’affaires de chacun de leurs
établissements ou unités.