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LES APPLICATIONS ET USAGES DE L’IA

Le nombre de domaines d’application et d’usages potentiels


d’une Intelligence Artificielle est aujourd’hui quasi-infini.
Philosophiquement, tenter de savoir à quoi pourrait servir une
machine intelligente reviendrait presque à se poser la question de
savoir à quels champs d’application l’homme pourrait être utile ! Le
XXIe siècle sera probablement marqué par une révolution socio-
économique et industrielle sans précédent, avec des programmes
informatiques en forte concurrence avec l’intelligence humaine.
Comme l’expliquait le chirurgien Laurent Alexandre dans son
intervention au Sénat le 19 janvier 2017, il va falloir que l’homme
monte grandement en compétences pour accompagner l’IA afin que
l’équation « IA+homme » ne devienne pas égale à « IA seule
» auquel cas l’apport du travail humain serait absolument nul. Et,
soyez-en sûrs, tous les secteurs seront concernés par l’émergence
de l’Intelligence Artificielle dans les décennies qui viennent.

TRAITEMENT D’IMAGES ET DE VIDÉOS

Les programmes de traitement de l’image et de la vidéo sont les


technologies de l’Intelligence Artificielle les plus connues et seront
peut-être les plus utilisées à très court terme. Partant du principe
que l’IA tente d’imiter l’homme, il est normal que les chercheurs se
soient rapidement concentrés sur la notion de perception (du monde
qui nous entoure). La vue et la reconnaissance de ce qui est vu par
la machine (reconnaissance d’images) sont donc des fondamentaux
de l’IA.
De plus ou moins jeunes sociétés en ont d’ailleurs fait leur cœur de
métier ou leur principal axe stratégique de développement : Cortica,
Deepomatic, Facebook, etc.
Le système de reconnaissance d’images fonctionne généralement
avec le machine learning, une technique d’apprentissage
automatique. Toutefois d’autres techniques basées sur de la
statistique bayésienne existent comme celle de la société Gamalon.

LES APPLICATIONS LIÉES AU LANGAGE


Les programmes de reconnaissance vocale ou de parole, les agents
conversationnels (ou chat bots) et les autres applications liées au sont des
technologies du domaine appelé « traitement du langage naturel langage », une
branche de l’Intelligence Artificielle.
Ces outils utilisent généralement des méthodes innovantes comme le
machine learning et les réseaux de neurones convolutifs pour accélérer le
traitement du langage dans différents domaines (défense militaire,
renseignements généraux, justice, communication entre particuliers à
travers le téléphone portable, … bref, tout ce qui peut nécessiter l’usage
de la parole et des mots !). Le machine learning est actuellement la
méthode la plus répandue en TRAITEMENT du langage quoi que sans
doute la moins efficace pour ce qui concerne un sujet aussi complexe que
la COMPREHENSION du langage.

De nombreuses applications permettent cependant aujourd’hui, grâce à


l’IA, d’effectuer aisément et rapidement des taches jadis fastidieuses,
telles que résumer des textes, structurer ou ordonner un document
volumineux, traduire un texte une conversation en plusieurs langues et en
temps réel, rédiger des contenus ou répondre aux questions « classiques »
ou récurrentes de sa clientèle.

C’est dans ce domaine d’IA appelé TALN (pour traitement du langage


naturel) qu’In Principio se positionne.
LES ANALYSES PRÉDICTIVES

L’ analyse prédictive consiste à analyser d’importants volumes de


données et des statistiques pour en tirer des prédictions. C’est donc
un domaine qui a rapidement intéressé les hommes de marketing, et
d’instituts d’études ou de sondages pour tenter de connaître les
tendances. Cette technique renvoie en réalité au Big Data et se
base parfois sur certaines technologies de l’Intelligence
Artificielle comme le Web Crawling, le Data mining, la Data Science,
le Machine Learning ou le Deeplearning.
C’est dans ce domaine d’activité que les medias digitaux tentent de
tirer une nouvelle épingle de leur jeu : savoir prédire ce que vous
aimerez en fonction de ce que vous avez aimé et de ce que vos pairs
ont aimé (Netflix, Discover de Spotify, Music Genome Project de
Pandora, ou les suggestions d’Amazon…)

LES JEUX

L’Intelligence Artificielle a très tôt investi les jeux, un domaine


soumis à des principes mathématiques, et à des règles immuables
et à un environnement constant (c’est le mouvement de l’entour qui
est complexe à modéliser en IA). Ces conditions ont favorisé le
déploiement de l’IA (notamment d’un point de vue médiatique), qui a
permis d’améliorer considérablement les programmes et de
développer l’ensemble du ce secteur.
Les machines sont aujourd’hui capables d’affronter et de battre les
humains sur le terrain des jeux. Dotés d’algorithmes performants,
elles se comportent comme de véritables compétitrices à l’approche
à la fois très stratégique et parfois surprenante d’après les experts.
Fait mémorable et fondateur ? la victoire de Deep Blue qui a infligé
une défaite au célèbre à Kasparov en 1997. Récemment, des
champions du monde du jeu de Go se sont inclinés devant AlfaGo, un
logiciel d’Intelligence Artificielle conçu par Google.
De nos jours, et après avoir été longtemps délaissée au profit des
graphismes, l’IA investit même les jeux vidéo pour essayer de
donner aux personnages virtuels un comportement solo et de groupe
(systèmes multi agents) le plus humain possible. Ceci a été rendu
possible par l’allègement des processeurs dû au développement de
la performance des cartes graphiques.
Aujourd’hui l’IA s’attaque même à des jeux extrêmement
stratégiques (le casse-tête StarCraft 2 est en ligne de mire pour
Google Deepmind même si à ce stade cela fait doucement rire ses
joueurs professionnels Coréens).

L’AUTOMATISATION

Le premier niveau d’usage du cerveau par l’homme est lié à son


aptitude à la répétition. Or, ce qui est répétitif a été rapidement
considéré comme automatisable industriellement. Demain
l’Intelligence Artificielle rendra l’automatisation encore plus
intelligente. Cette tendance va encore plus propulser l’économie
mondiale dans l’ère de l’automate, bien que l’on craigne de
nombreuses pertes d’emplois dans tous les secteurs d’activité.
Une énième révolution de l’industrie est en marche, mais les autres
secteurs profitent aussi de ces incroyables prouesses
technologiques. L’automatisation intelligente des tâches gagne le
transport, les médias, la finance, la santé, la restauration et bien
d’autres activités.
Les ordinateurs sont désormais capables de planifier et
d’ordonnancer des travaux vraiment complexes, qui ne pouvaient
être réalisés jusqu’à présent que par l’homme.
L’auteur Nicholas Carr dans « The Glass Cage Where Automation is
taking us » va jusqu’à très justement insister sur le fait que
l’automatisation ne nuit pas seulement à l’homme en le remplaçant
mais même en le secondant et le rendant de ce fait inapte à réaliser
des tâches sans l’aide de l’informatique alors qu’il savait les faire,
seul, auparavant.
C’est dans cette rubrique de l’automatisation que l’on parle le plus
de transhumanisme (ou « homme augmenté ») en matière d’IA.

LES ROBOTS HUMANOÏDES

Les robots humanoïdes (appelés aussi androïdes…comme la célèbre


OS des smartphones de Google), ces robots qu’on reconnaît par leur
apparence qui rappelle l’humain (tête, bras, jambes et tronc) sont
désormais mieux préparés pour évoluer et surmonter les obstacles,
grâce aux programmes d’Intelligence Artificielle qui les équipent.
Déjà parfois extrêmement ressemblant grâce au silicone et aux
techniques de maquillage (les japonais sont friands du copier-coller
des traits humains comme pour la jolie Actroid-DER) il ne sera
demain plus surprenant de les voir accomplir des taches ordinaires :
conduire une voiture, monter une échelle, fermer une vanne, choisir
un outil pour percer un mur, ouvrir une porte pour entrer dans un
bâtiment, etc.
Ce sont généralement ces robots (type Asimo de Honda) qui
nourrissent les fantasmes de la science-fiction ou, sans aller jusque-
là, l’imagination de ceux qui prédisent leur apparition imminente
dans les services à la personne quoi que les experts s’accordent à
dire que ce n’est pas forcément le schéma d’apparence humaine de
l’automate qui le rendra le plus efficace en situation.

LA SANTÉ, LA BIO INFORMATIQUE

Les géants de l’informatique et du Web (IBM, Google et autres) ont


investi le juteux domaine de la santé pour proposer des solutions
d’Intelligence Artificielle  qui permettent de répondre à certains
besoins médicaux. Diagnostiquer (avec un taux de réussite
supérieur à l’homme) et traiter efficacement des pathologies graves
comme le cancer devient maintenant plus aisé.
Des entreprises proposent également des applications mobiles pour
le diagnostic et pour l’auto-traitement de certaines pathologies par
les patients eux-mêmes.
Sans parler de transhumanisme, l’intérêt pour l’humanité des
programmes intelligents dans la recherche médicale ou la
bioinformatique n’est, selon le corps médical lui-même, plus à
démontrer aujourd’hui.
L’intelligence artificielle devrait permettre dans les toutes
prochaines années de faire des progrès considérables et à une
vitesse jusqu’ici jamais atteinte dans l’histoire de la santé. En effet,
les machines devraient pouvoir nous aider à regrouper le fruit des
recherches mondiales, traiter les terminologies et ontologies
médicales, assimiler des cas cliniques internationaux (sans barrière
de langues) et des données de patients à l‘échelle de la planète pour
les classifier et aider à la décision de façon verticale toute une
famille professionnelle.