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DROIT INTERNATIONAL PRIVE 2

Les situations à caractère international peuvent donner lieu à des litiges, litiges qui vont amenés à saisir un juge.
Dans ce cadre, quel juge l’une ou l’autre des parties doit saisir afin de régler le différend ?
Cette question appartient à la catégorie globale des conflits de juridictions.
Mais il y a une autre question : celle de l’existence d’un jugement étranger, et dont l’une ou l’autre des parties souhaite faire produire les effets de ce
jugement en France. C’est donc la question de l’efficacité en France des décisions étrangères.
Nous aborderons aussi la question de la nationalité, le droit de la nationalité.

Titre I : Les conflits de juridictions

L’expression conflit de juridiction prête un peu à confusion dans la mesure où elle établit un parallèle avec les conflits de loi. Le problème à résoudre ici est
certes de déterminer le tribunal compétent pour trancher un litige international. Dans cette mesure, on peut rapprocher la difficulté de celle que fait
naître le conflit de loi puisqu’il s’agit dans le cadre du conflit de loi de déterminer la loi applicable au litige.
Pourtant, il convient de ne pas aller trop loin dans le rapprochement. En effet, dans le cadre des règles de conflit de loi, on procède véritablement à un
choix entre plusieurs lois en concurrence, loi potentiellement applicable.

En matière de conflit de juridiction en revanche, chaque Etat ne peut jamais décider que de la compétence de ses propres tribunaux. On ne peut donc pas
imaginer une règle française choisissant entre la compétence d’une juridiction française et la compétence d’une juridiction étrangère. On ne peut donc
pas, sauf coordination interétatique, envisager en matière de conflit de juridiction d’élaborer des règles bilatérales qui, selon les circonstances de
rattachement de la situation litigieuse, désignerait potentiellement aussi bien un tribunal français qu’un tribunal étranger.

Décider de la compétence d’un Tribunal, dire donc qu’il est compétent, c’est lui donner en quelque sorte l’ordre de statuer. Evidemment, chaque Etat ne
peut décider de cette compétence que pour ses propres tribunaux, tribunaux qui sont ses organes délégués. Parce que s’il attribuait compétence à une
juridiction étrangère, il lui donnerait donc l’ordre de statuer et il violerait alors la souveraineté de l’Etat étranger.
Il n’y a pas de véritable conflit de juridictions entre lesquelles on devrait opérer un choix. C’est ce qu’on constate. La question de la compétence judiciaire
internationale consiste seulement à déterminer pour chaque état si ses tribunaux sont ou non compétent. On est donc en présence de règles unilatérales
et de règles matérielles à l’image de toutes nos règles de compétences territoriales internes.

L’expression de conflit de juridiction s’est imposée. Mais il faut toujours garder en mémoire que le parallèle entre conflit de loi et conflit de juridiction est
présent, même s’il est ambigu.
Nous allons analyser ensuite la question de l’efficacité des décisions étrangères. Ce corps de règles concernant ce sujet s’inscrit dans une évolution
internationale (ex : question de la bigamie).

Pendant longtemps, concernant ce dernier sujet, les règles le concernant avaient pour sources des sources internes et des conventions bilatérales. Cette
situation s’est renversée à l’heure actuelle en raison de l’importance du droit de l’UE. Le droit de l’UE prend de plus en plus en charge toutes ces questions.
Et on peut dire que s’est créé un véritable espace judiciaire européen.
On va commencer par voir les sources internes, et ensuite le droit de l’UE (pour des raisons pédagogiques).

Sous Titre I : Le droit commun français

Chapitre I : La compétence internationale des tribunaux français

On ne peut pas appliquer directement le droit français, il faut d’abord vérifier s’il n’y a pas une règle européenne ou s’il n’y a pas une convention
internationale. Et si on est en présence d’une convention ou d’une règle communautaire, ça exclu les règles françaises, le droit commun français. Le droit
français n’est que subsidiaire.

Rappel d’un principe fondamental de DIP : c’est celui de la dissociation entre la compétence juridictionnelle et la compétence législative. Cela signifie en
effet que la solution du conflit de lois ne commande pas celle du conflit de juridiction ou inversement que la solution du conflit de juridiction n’emporte
pas directement la solution du conflit de loi. En d’autres termes, ce n’est pas parce que la loi française est applicable au litige que le juge français est
automatiquement compétent et inversement.

Le juge français peut appliquer une loi étrangère de la même façon qu’un juge étranger est susceptible d’avoir à appliquer la loi française.

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Cette dissociation s’explique dans la mesure où les objectifs poursuivis et les besoins à satisfaire ne sont pas les mêmes.

En matière de compétence juridictionnelle, les objectifs à satisfaire ne sont pas les mêmes que pour les conflits de lois (droit de la défense, bonne
administration de la justice).

Il est parfaitement possible d’imaginer la compétence concurrente de plusieurs juridictions, alors qu’en principe, on ne doit déterminer qu’une loi
applicable à une situation internationale.

Ce principe de dissociation ne signifie pas pour autant que les 2 questions sont radicalement séparées. On pourra constater au contraire que dans certains
domaine, il y a coïncidence entre compétence législative te compétence juridictionnelle. Cette coïncidence, dans la majorité des cas, n’est pas recherchée
pour elle-même. Le plus souvent en effet, cette convergence est liée au fait que le facteur de rattachement déterminant pour justifier la compétence de tel
loi, ce facteur l’est également pour justifier la compétence d’un tribunal du même Etat.

Ex : en matière de successions, la loi applicable en matière mobilière c’est celui du dernier domicile du défunt ; il se trouve qu’un tribunal français est
compétent, et que le dernier domicile du défunt est en France aussi. Mais cette convergence n’est pas recherchée pour elle même. Il se trouve que le
dernier domicile du de cujus est pertinent pour régir le mieux l’essentiel des éléments composant le patrimoine du défunt.
Revoir tout ça.
En droit français, le lieu du dernier domicile du défunt constitue un chef de compétence territoriale.

2 questions :
Détermination de la compétence du juge français en matière internationale.
Régime de la compétence.

Section I : Détermination de la compétence


Classiquement on distingue la compétence ordinaire des tribunaux français et la compétence exorbitante fondée sur la nationalité française.

§1) La compétence ordinaire

. L’évolution historique
La conception que l’on se fait aujourd’hui de la compétence juridictionnelle est différente de ce qu’elle a pu être sous l’ancien droit.
Sous l’ancien droit en effet, on liait le plus souvent la détermination du Tribunal compétent à une question de pouvoir plutôt qu’à une compétence stricto
sensu. Le pouvoir de juger était intimement relié à des considérations de souveraineté qui traduisait une conception publiciste de la jurisdictio. Cela
s’exprimait à travers la compétence du souverain sur ses sujets en tant qu’il était leur juge naturel. Les juges français étaient compétent pour les litiges
opposants 2 français, mais on admettait aussi que le juge français était compétent lorsque le demandeur était français et qu’il agissait contre un plaideur
domicilié à l’étranger.
Cette conception avait commencé à évoluer à la fin de l’ancien régime où de plus e plus apparaissent des considérations d’intérêts privé et notamment la
prise en compte de la commodité des plaideurs devant les juridictions françaises.
On retrouve cependant la marque de la conception publiciste de la compétence dans le code civil en 1804. C’est ce qu’illustrent les articles 14 et 15 du
Code civil qui donnent compétence aux tribunaux français lorsque l’une des parties est française.
C’est bien encore la marque que le souverain (l’Etat) est toujours perçu comme le juge naturel de ses ressortissants. Cette conception a également fondé
très largement l’affirmation au lendemain du code civil de l’incompétence des juridictions françaises lorsque le litige opposait 2 étrangers.

Ce principe d’incompétence pour les litiges entre étrangers était pourtant assez difficile à justifier. L’on invoquait notamment l’article 11 du code civil qui
réservait à l’époque aux français la jouissance des droits civils. Pourtant, l’argument n’était pas pertinent dès lors qu’il était admis que les étrangers
jouissaient de leur droit naturel. Si c’était difficile à justifier, cette solution présentait de très nombreux inconvénients. Elle pouvait conduire à un déni de
justice.
C’est pourquoi la JP enterrera le principe d’incompétence jusqu’à l’abandonner dans le célèbre arrêt Patino rendu par la Cour de cassation le 21 juin 1948,
solution réaffirmé de manière très nette dans l’arrêt Scheffel du 30 octobre 1962. Dans cet arrêt Scheffel, la Cour de cassation affirme avec beaucoup de
netteté que l’extranéité des parties n’est pas une cause d’incompétence des juridictions françaises . Mais dès lors que la cour de cassation abandonnait
ce principe d’incompétence, elle se devait impérativement de fixer d’autres principes susceptibles de permettre la détermination de la compétence des
juridictions françaises dans les litiges internationaux. En effet, puisqu’il ne suffisait plus de se fonder sur la nationalité des parties pour déterminer la
compétence ou non des juridictions françaises, il fallait impérativement énoncer d’autres règles, d’autres critères de compétence des juridictions
françaises.
Au lendemain du code civil, on a donc le code civil (articles 14 et 15).

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La Cour de cassation dans l’arrêt Scheffel va donner de nouvelles clés de compétence en matière internationale : « la compétence internationale se
détermine par extension des règles de compétence territoriales internes ».

. L’extension des règles de compétences territoriales internes

. La controverse sur La nature des règles de compétence internationales


Il existe 2 catégories de compétence des juridictions en DIP (territoriale et d’attribution)  : attribution (ratione materiae). Les règles de compétences
territoriales répartissent de leur coté les litiges en fonction de la localisation des éléments d’un litige.

On s’est demandé si les règles de compétences internationales appartenaient à la catégorie des règles de compétence d’attribution ou à celles
territoriales.
Les règles de compétences d’attribution sont en principe impératives. Il fallait construire pour la JP les règles de compétences internationales. Il fallait
savoir s’il fallait s’inspirer des règles de compétences territoriales ou d’attribution.
Bartin avait soutenu que la compétence internationale constituait une compétence d’attribution car elle tranchait une question de répartition des
compétences entre états fondée sur leur souveraineté. Cela signifiait selon lui qu’en désignant un tribunal, on ne localisait pas géographiquement un litige,
mais on désignait une souveraineté. Cette conception, même si elle est datée, comporte tout de même une certaine part de vérité. Il est sur qu’au plan
international, lorsqu’on reconnait la compétence des tribunaux d’un Etat, on donne compétence à l’ordre juridictionnel de cet Etat. Et les tribunaux des
différents Etats n’ont pas entre eux une équivalence fonctionnelle, ce qui est au contraire le cas des tribunaux répartis sur le territoire d’un même Etat.
Important !

Malgré cela, l’analyse de Bartin n’a pas fait l’unanimité.

Les règles de compétence d’attribution sont en effet impropres à fournir les principes de solutions permettant de déterminer concrètement les critères de
compétences internationales des tribunaux français. Les règles de compétences internationales se rapprochent de ce point de vue d’une localisation
géographique. Ce sont donc les règles territoriales qui vont nous aider.
C’est ce qu’a affirmé la JP dans l’arrêt Scheffel puisqu’elle tient compte des critères de compétences territoriales internes.

Pour déterminer la compétence internationale des tribunaux français, il faut d’abord envisager quelles sont les règles de compétences territoriales
internes, une fois celles-ci connues, on pourra les projeter à une situation internationale et on pourra apprécier la compétence des tribunaux français.

Ex : article 42 alinéa 1 du CPC (actor secuitur forum rei), on doit saisir le tribunal du lieu du domicile du défendeur. Le Tribunal français sera compétent si le
défendeur a son domicile en France. Si le défendeur est domicilié à l’étranger, que fait le tribunal français ? Il se déclare incompétent.
Article 45 et 46 du CPC. Article 46 : cet article prévoit une clause alternative de compétence. En matière de contrat, le lieu de livraison de la marchandise.
En matière délictuelle, c’est le lieu du lieu du dommage (avec la distinction du fait générateur et le lieu où le délit est commis). Il faut donc vérifier
l’ensemble des règles de compétence.

En bref, on regarde les règles de compétences internes et ont les transpose à une situation internationale. C’est donc le principe d’extension posé par la JP.
Mais ce principe est accompagné de règles d’adaptation.

L’adaptation, on l’a eu d’abord avec les voies d’exécution, parce que les règles de compétences sont liées à la territorialité des mesures. Les Tribunaux
français ne sont en principe internationalement compétents que si la saisie se déroule en France et si le bien saisis se trouvent en France, au moins au
regard du droit français. L’impact de la contrainte est évidemment affecté par le principe de la territorialité.

Revoir.
La Cour de cassation, dans un arrêt Nassibian du 6 novembre 1979, consacre une sorte de forum arresti (ça signifie que quand on a un bien sur le
territoire, on saisi le bien et ça permet d’étendre la compétence à tout le litige). Ça a été critiqué. La Cour de cassation n’a pas maintenu cette JP. Dans un
arrêt Stojexport du 17 janvier 1995, la Cour de cassation a déclaré que les juridictions françaises compétentes pour mettre en œuvre une procédure de
saisie ne peuvent se prononcer sur le fond de cette créance que si leur compétence est fondée sur une autre règle. Cette dernière JP a été confirmé
depuis.
Ça signifie que lorsqu’un juge français est compétent pour pratiquer une saisie, il ne pourra statuer sur le bien fondé de la créance que s’il a une
compétence fondée sur une règle autonome. Il ne sera pas compétent du simple fait qu’il est compétent pour la saisi.

Inconvénient : ça contraint les parties à demander une procédure de saisie en France, puis les parties doivent aller saisir le Tribunal compétent pour
statuer sur le fond de la créance puis il faudra revenir en France avec la décision pour faire valider la saisie.

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En termes d’économie procédurale, ça n’est pas une solution idéale. C’est d’autant plus délicat que les délais en matière de saisie sont brefs.

Plusieurs explications à une telle décision : on n’a probablement pas voulu encombrer les tribunaux français d’un contentieux sensible et notamment
diplomatique, d’un contentieux qui aurait un lien avec la France, la présence d’un bien ayant fait l’objet d’une saisie. Parce que si l’on admet que la
compétence en matière de saisi ouvre la compétence pour autre chose, cela ouvrirait la porte à un grand contentieux.

Autre explication : la Cour de cassation dans l’arrêt Nassibian avait considéré que le juge compétent pour la saisie pouvait se déclarer compétent sur le
fond s’il y avait une proximité de la situation avec la France, c’était le juge qui appréciait souverainement la proximité des éléments du litige. La Cour de
cassation avait donc donné une marge d’appréciation au juge du fond pour apprécier sa compétence. Ça se rapproche du forum non conveniens (principe
anglais) : principe selon lequel le juge peut se déclarer incompétent au profit d’un autre juge étranger.
Donc le juge français doit donc évaluer la pertinence de sa compétence par rapport aux juges étrangers.

Autre domaine où il y a une adaptation : la matière des successions : normalement, est compétent en droit interne le tribunal du lieu d’ouverture de la
succession. Cela s’applique en matière internationale mais uniquement pour les successions mobilières. En revanche, pour une succession concernant un
immeuble situé à l’étranger, le juge français devra se déclarer incompétent, mais avec l’évolution, la position des tribunaux français est moins radicale.

A coté de ces adaptations, il faut évoquer des règles de compétences autonomes.


Ces règles de compétence autonomes : il faut évoquer le cas où le juge français ne serait a priori pas compétent, serait compétent en raison d’une
urgence. Les cas qu’on voit en JP concernent les incapables, les mineurs, etc. Ici, l’urgence va commander la compétence des juridictions françaises. 2 nd
cas : celui du déni de justice. Lorsque le tribunal français n’est pas compétent, il va renvoyer les parties à mieux se pourvoir. Simplement, le déni de justice
c’est une atteinte aux droits fondamentaux. Si le juge français se déclare incompétent alors qu’il sait qu’aucun juge ne voudra être compétent, les parties
peuvent être victimes d’un déni de justice. Alors pour éviter ce déni de justice, le juge français va se déclarer compétent. Mais il faut que le litige ait un
certain lien de proximité avec la France.

§2) La compétence exorbitante fondée sur la nationalité française


On qualifie ces règles d’exorbitantes car elles sont fondées sur la nationalité des parties et, telles qu’elles ont été interprétées par la JP, elles constituent
des privilèges de juridiction. Cette compétence exorbitante est instituée aux articles 14 et 15 du Code civil. Elle représente les rares règles de DIP posées
en 1804 dans le Code civil (avec l’article 3). Ces articles donnent donc compétence aux juridictions françaises lorsque l’une des parties est française.
L’article 14 concerne l’hypothèse où le demandeur est français. L’étranger, même non résident en France pourra être cité devant les juridictions françaises
pour exécuter les obligations par lui contractées en France avec un français. L’étranger pourra être traduit devant les tribunaux de France pour des
obligations par lui contractées en pays étranger avec un français.

C’est une règle de faveur accordée aux français.

L’article 15 du Code civil concerne le cadre du français défendeur. Un français pourra être traduit devant un Tribunal de France par des obligations par lui
contractées, même en pays étranger avec un étranger.
Ici on voit une sorte de réciproque à l’article 14 et on considère ici que c’est une règle de faveur réciproque au demandeur étranger contre tout français.
Pendant très longtemps néanmoins, cet article 15 a été interprété comme constituant un privilège pour les français défendeurs parce qu’on a considéré
que le français pouvait exiger de n’être jugé qu’en France. Il pouvait donc rejeter tous les effets d’une décision étrangère le condamnant. Le fait que le
jugement est étranger, le défendeur français pouvait le rejeter en invoquant l’article 15. Cette solution été abandonnée dans un arrêt de 2006, arrêt
Prieur.

Actuellement, les articles 14 et 15 demeurent tels qu’ils sont.

. Domaine des articles 14 et 15

Quant aux personnes visées (concernées) : il suffit qu’une des parties au litige soit de nationalité française. Peut importe qu’il s’agisse d’une personne
morale ou d’une personne physique. Donc une société française peut bénéficier des articles 14 et 15. En principe, la nationalité de l’une des parties
compte, mais peuvent également se prévaloir de ses articles les réfugiés qui sont considérés à cet égard comme des français.
L’article 14 a été étendu, dans le règlement Bruxelles I, aux personnes résidentes étrangères résident en France.

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La nationalité doit être vérifiée au moment de l’introduction de l’instance en France. Peut importe que la personne n’ait pas été française au moment où la
relation objet du litige s’est constituée et si la personne n’est pas française au moment de l’introduction de l’instance alors qu’elle l’était au moment de la
relation objet du litige, et bien cette personne ne pourra pas se prévaloir de l’article 14.

On tient donc compte de la nationalité au moment de l’introduction de l’instance parce que ces privilèges sont d’ordre procédural et se rapporte à
l’action en justice et non par rapport aux faits litigieux.

C’est pour la même raison que la condition ne doit se vérifier qu’au regard des seules parties présentes à l’instance. Ce qui veut dire que c’est le statut
procédural de partie au litige qui importe et non pas que la relation litigieuse met en cause un français.
C’est ce qu’affirme la JP lorsqu’elle déclare que la compétence internationale des tribunaux français est fondée, non sur les droits nés des faits litigieux,
mais sur la nationalité des parties.

Ex : un créancier qui exerce l’action oblique. Là, on va apprécier la nationalité par rapport au créancier. Il faut que ce créancier ait la nationalité au regard
de la nationalité française.
En matière de faillite, on va vérifier la condition de nationalité au regard de la personne failli et non au regard du liquidateur.
Ex aussi pour un mandataire qui a agi pour une société : c’est la société qui doit avoir la nationalité française.
Autre ex : si l’une des parties tient ses droits d’une personne d’une nationalité différente, la condition de nationalité doit se vérifier au regard de son ayant
droit et non au regard du titulaire de ce droit, de son auteur. Ex  : 2 américains conclu un contrat, et l’un des 2 cède sa créance à un français, là on doit
apprécier la condition de nationalité par rapport au français. Donc là, même si le français n’est pas la personne qui a contracté le contrat au début, c’est les
tribunaux français qui seront compétents. Donc l’américain qui au début a contracté avec un américain peut se retrouver devant un autre tribunal que le
sien.

Le lundi 28 mars 2011

Plusieurs textes communautaires (européens) relatifs à la compétence internationale ont écarté en principe toutes les règles de compétence exorbitante
et ont donc écarté le jeu des articles 14 et 15 du code civil français lorsque le défendeur est domicilié sur le territoire d’un Etat membre. Mais, en même
temps que ces textes écartaient le jeu de ces articles lorsque le défendeur est domicilié sur le territoire d’un Etat membre, ces textes ont étendu au
contraire le champ d’application de l’article 14 lorsque le défendeur est domicilié sur le territoire d’un Etat non membre.
En effet, en vertu de ces textes européens et naturellement pour les domaines couverts par ces textes, il est désormais possible à toute personne domicilié
en France de demander le bénéfice de l’article 14 dès lors que le défendeur est domicilié dans un Etat non membre de l’UE.
Cette extension, pour la professeure, du privilège de juridiction pour toute personne domiciliée en France dès lors que le défendeur est domicilié dans un
Etat tiers (non membre) est critiquable.

Cette règle consacre une forme de forum actoris (for du demandeur) élargi, ce qui n’est pas justifié. On ne voit pas pourquoi le privilège de l’article 14
serait plus « présentable » parce qu’il est fondé sur le domicile du demandeur en France plutôt que fondé sur la nationalité française.

Domaine quant aux actions : pour ce qui est des actions entrant dans les articles 14 et 15, seules étaient visées par ces articles les obligations contractées.
On aurait pu penser que seuls entraient à la lecture de ces articles les contrats.
Une telle interprétation restrictive, si elle était conforme à la lettre des textes, pouvait en revanche difficilement s’expliquer car la matière des contrats
n’est pas celle où ces privilèges de juridiction peuvent le mieux se justifier.

La JP n’a pas adopté une telle interprétation restrictive. Elle a en effet considéré que les articles 14 et 15 avaient une portée générale. Ainsi, la Cour de
cassation a affirmé dans l’important arrêt Weiss du 27 mai 1970 que l’article 14 a une portée générale s’étendant à toute matière à l’exclusion des actions
réelles immobilières et des demandes en partage portant sur des immeubles situés à l’étranger ainsi qu’à des demandes relatives à des voies d’exécution
pratiquées hors de France.

Ces exceptions sont liées à des considérations de souveraineté. Et ont les perçoit tant pour les actions réelles immobilières que pour les actions en partage
d’immeuble que pour les voies d’exécution, même si on peut également y associer des soucis de bonne administration de la justice.

La Cour de cassation vient de réaffirmer le principe susmentionné dans l’arrêt Weiss en matière de voie d’exécution dans un arrêt de la 1ère civ. du 14
avril 2010. Il s’agissait en l’espèce d’une action en responsabilité introduite ne France contre une banque ivoirienne à qui il était reproché d’avoir commis
une faute en organisant l’insolvabilité du débiteur saisi dans le cadre d’une saisie pratiquée en Coté d’Ivoire.

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La Cour de cassation dans cet arrêt approuve les juges du fond d‘avoir déclaré les juridictions françaises incompétentes sur le fondement de l’article 14 du
code civil, l’application de ces textes étant exclue pour des demandes relatives à des voies d’exécution pratiquées hors de France.

. Effets des articles 14 et 15 du Code civil


Les articles 14 et 15 ont pour effet de donner compétence aux tribunaux français lorsque l’une des parties au litige a la nationalité française. On ne peut
pas néanmoins se limiter à cette évidence. Il faut compléter l’affirmation.

D’abord parce ces articles 14 et 15 donnent compétence aux tribunaux français seulement lorsque l’ordre juridictionnel français n’est pas désigné en vertu
des règles ordinaires de compétence internationale.
Les articles 14 et 15 n’ont qu’un caractère subsidiaire. La compétence des juridictions françaises sur le fondement de ces textes suppose que l’ordre
juridique français ne soit pas désigné en vertu des règles ordinaires de compétence. Donc, la compétence exorbitante est subsidiaire par rapport à la
compétence des règles ordinaires de compétence internationale.

La JP n’a pas toujours été dans ce sens. La solution est acquise seulement depuis l’arrêt Coniac and Brandies du 19 novembre 1985. La Cour de cassation
affirme nettement ici que l’article 14 n’a vocation à s’appliquer que lorsqu’aucun critère ordinaire de compétence territoriale n’est réalisé en France. Cela
signifie que le juge français doit d’abord apprécier sa compétence par rapport aux règles ordinaires de compétence. Et c’est seulement s’il n’est pas
compétent en vertu de ces règles qu’il apprécie sa compétence au regard des articles 14 et 15.

Cette solution s’explique parce que les articles 14 et 15 sont des privilèges de juridictions.

Les articles 14 et 15 donnent une compétence générale à l’ordre juridique français. Ils ne permettent pas de désigner le tribunal spécialement compétent
(tribunal de Paris ou de Marseille ?, etc.).

Les directives à suivre pour le demandeur telles qu’elles résultent de la JP de la Cour de cassation sont que le demandeur peut valablement saisir le
Tribunal français qu’il choisit en fonction d’un lien de rattachement de l’instance au territoire français (ex : que le demandeur soit domicilié en France) ou,
à défaut, selon les exigences d’une bonne administration de la justice (si le demandeur n’est pas domicilié en France).

. Caractère facultatif des articles 14 et 15


Le caractère facultatif de la compétence peut revêtir plusieurs sens.

. Le caractère facultatif peut signifier tout d’abord le caractère non exclusif de la compétence fondée sur les articles 14 et 15
Pendant longtemps, les articles 14 et 15 ont eu pour effet de donner une compétence exclusive aux tribunaux français. Cela signifiait que les juridictions
étrangères ne pouvaient être considérées comme compétentes à nos yeux dès lors que l’ordre juridictionnel français était compétent en vertu des articles
14 et 15.

Jusqu’en 2006, les articles 14 et 15 étaient interprétés comme donnant une compétence exclusive (exclusive de toute autre compétence étrangère) aux
tribunaux français et donc la décision étrangère ne pouvait être reconnue si elle avait été rendue contre un défendeur français. Mais la JP a évolué, suite à
l’arrêt de la 1ère civ., Cour de cassation, Prieur du 23 mai 2006. Très logiquement, la Cour de cassation va également affirmer le caractère non exclusif de la
compétence fondée sur l’article 14 du Code civil dans un arrêt du 22 mai 2007, Banque de Développement locale contre Fercométal.

La Cour de cassation dans ces deux arrêts, pour affirmer le caractère non exclusif, affirme que les articles 14 et 15 donnent une compétence facultative aux
tribunaux français. Ça veut dire que ces compétences ne sont pas exclusives de la compétence de juridictions étrangères. Donc la JP ne paralyse plus la
reconnaissance de jugement étranger.

Dans le cadre de l’article 14, que veut dire facultative ? La question se pose quand une juridiction française est saisie concurremment à une juridiction
étrangère et que devant la juridiction française est soulevée une exception de litispendance. Ça suppose qu’on reconnait la compétence de la juridiction
étrangère, et que la juridiction française pourrait sursoir à statuer en attendant la décision étrangère.

Dans l’arrêt Banque de Développement Locale, il s’agissait d’admettre l’éventualité de l’exception de litispendance dès lors que la compétence française
était fondée sur l’article 14 (alors que bizarrement aucun tribunal étranger n’était saisi). La Cour de cassation admet juste l’éventualité de litispendance.
Mais par la suite, la Cour de cassation a réaffirmé le caractère facultatif fondé sur l’article 14 à plusieurs reprises dans un arrêt du 16 décembre 2009
notamment. En l’espèce, un juge français avait été saisi d’une requête en divorce par le mari, tandis que l’épouse avait soulevé une exception de
litispendance dans la mesure où la juridiction de New York avait été saisie de demandes relatives à l’entretien et à l’autorité parentale de l’enfant. Dans

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cette affaire, le tribunal d’Evry s’est déclaré compétent pour statuer sur le divorce mais a accueilli l’exception de litispendance en raison de la saisine de la
juridiction de New York par les demandes concernant l’enfant. Mais la Cour d’appel déclare irrecevable les demandes relatives à l’enfant par le père parce
que les juridictions de NY ont déjà statué. Le père forme un pourvoi en cassation, et la Cour de cassation rejette ce pourvoi en considérant que l’article 14
n’est qu’une simple faculté, et n’édicte pas une compétence exclusive d’un tribunal étranger.

Mais ce caractère facultatif peut revêtir d’autre signification. Il s’agit de privilège de juridiction. Cela signifie que ceux qui sont en droit d’invoquer le
bénéfice de ces privilèges n’ont pas l’obligation de les faire. Ces textes n’ont pas un caractère d’ordre public. Cela signifie que le juge n’a pas l’obligation de
les appliquer d’office. Ils ne peuvent être invoqués contre la volonté des parties. Traditionnellement, la JP considérait que ça ne devait pas être appliqué
d’office. Vu que c’est un privilège, ça doit être invoqué par les parties, c’est les parties qui doivent s’en prévaloir.

Celui qui bénéficie du privilège peut y renoncer. C’est donc une faculté pour le demandeur et non une obligation. Cette renonciation peut être caractérisée
de différente façon. Elle doit naturellement répondre aux conditions de droit commun de la renonciation à un droit (c’est-à-dire la manifestation sans
équivoque de la volonté de renoncer).
Dans un arrêt du 1er juillet 2009, la Cour de cassation dit que ne saurait être considéré comme une renonciation le simple fait d’avoir déclaré à un expert
judiciaire qu’on a l’intention de saisir une juridiction étrangère. C’est insuffisant.

Comment se concrétise cette renonciation ? Elle peut résulter en 1er lieu de l’acceptation de la compétence d’une juridiction étrangère par celui qui pourrit
se prévaloir du privilège de la compétence du juge français dans le cadre d’une instance à l’étranger, alors que l’on pourrait se prévaloir du privilège de
juridiction.
Ex : un français qui saisi une juridiction étrangère. Il a donc la qualité de demandeur. S’il choisit ainsi d’attraire le défendeur devant une juridiction
étrangère, il sera évidemment considéré comme ayant renoncé à son privilège.

Traditionnellement, on considérait que c’était une présomption simple qu’on pouvait renverser en invoquant le fait qu’on a saisi le juge étranger dans
l’urgence ou dans l’ignorance.

A plusieurs reprises, dans plusieurs arrêts, des plaideurs ont invoqué le fait qu’ils avaient agi dans l’urgence, et la Cour de cassation a rejeté cette
argumentation.
Ex : arrêt du 3 décembre 2008. La Cour de cassation rejette l’argumentation du pourvoi. Elle se contente de constater que la demanderesse au pourvoi
avait saisi une juridiction étrangère, et qu’on en déduisait une renonciation.

Mais c’était différent si le défendeur avait la qualité de français. Le simple fait de se défendre devant une juridiction étrangère pouvait-il être considéré
comme une renonciation ? Si on s’abstenait de soulever l’incompétence du juge étranger, la JP considère que le défendeur français à l’étranger avait
renoncé au privilège de compétence.

La Cour de cassation est très ferme (depuis l’arrêt Prieur).

De toute façon, même si on n’avait pas renoncé à son privilège, ça ne change rien parce que le privilège ne bloque plus la réception de la reconnaissance
des décisions étrangères, puisque les articles 14 et 15 ne sont plus exclusifs de compétence des juridictions françaises.

Récemment, un arrêt dans ce cadre du 11 janvier 2011, dans une affaire de divorce prononcé par un tribunal malien. La Cour de cassation affirmait dans
cette arrêt que l’absence de renonciation à l’article 15 est sans effet dès lors que la juridiction malienne était compétente et qu’elle était saisi sans fraude.

Souvent la renonciation résultera souvent d’une clause attributive de juridiction ou d’une clause compromissoire. Ce sont des clauses contractuelles par
lesquelles les parties conviennent de soumettre leur litige à la compétence d’une juridiction étatique ou d’un arbitre qu’elles désignent. Dans ce cas, on
considère que les parties ont renoncé au privilège de juridiction des articles 14 et 15.
De telles clauses sont fréquentes dans la vie des affaires en matière internationale.

La question est un peu plus délicate lorsqu’il s’agit d’apprécier la renonciation à l’égard des ayants cause des parties. On a déjà dit que les ayant causes
français pouvait invoquer les privilèges de juridictions dès lors que l’une des parties au litige avait la nationalité française, et qu’on ne tenait pas compte de
la nationalité des auteurs (l’exemple de l’américain qui contracte avec un américain et qui voit son contrat cédé à un français).
Pour tempérer cela, la JP admet aisément la transmission des clauses attributives de juridiction (dite clause d’élection de for) aux ayants droit.
La Cour de cassation considère à propos du cessionnaire ou du subrogé qu’une clause attributive de juridiction fait partie de l’économie de la convention
et qu’elle leur est donc opposable. Plus largement, la Cour de cassation a considéré que le cessionnaire, même en l’absence de clause attributive de
juridiction, ne pouvait saisir une juridiction française dès lors que le cédant avait déjà saisi une juridiction étrangère (il faut se mettre dans l’hypothèse où
la cession du contrat a eu lieu après la saisine d’une juridiction étrangère).

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Certains auteurs souhaiterait qu’on aille plus loin, pour que la possibilité des articles 14 et 15 soit écartée même en l’absence de saisine d’une juridiction
étrangère dès lors que la preuve d’une fraude ou d’un forum shopping serait rapportée (arrêt du 14 décembre 2004 va dans ce sens). Exemple de fraude :
la cession du contrat à un français a lieu immédiatement avant la saisine d’une juridiction française, dans le but que les juridictions françaises soient
compétentes.

3ème difficulté à propos du caractère facultatif : on peut se demander si le caractère facultatif de la compétence peut également être compris dans le sens
que le juge aurait un pouvoir d’appréciation, que le juge en d’autres termes aurait la faculté de se déclarer compétent, mais n’y serait pas tenu de se
déclarer compétent.

Classiquement, on considérait que le privilège devait obligatoirement être appliqué si le litige entrait dans le domaine de ces textes et si l’une des parties
en demandait le bénéfice.
Il est vrai que la JP récente a pu semer le doute sur ce terrain. Les interrogations sont nées au lendemain de l’arrêt Prieur et l’arrêt Banque de
Développement Locale. En réalité, malgré une ambigüité de ces arrêts, on ne pouvait en l’état interpréter ces arrêt comme ayant admis le caractère
facultatif de la compétence à l’égard du juge.
Comme a pu le souligner un auteur, une telle interprétation des articles 14 et 15 parait contra legem puisque les articles 14 et 15 prévoit que le
demandeur pourra s’en prévaloir et non pas que le juge pourra se déclarer compétent (retenir ou non sa compétence). Il est vrai qu’un arrêt rendu le 30
septembre 2009 (par la 1 ère civ.) a renouvelé l’interrogation. Cette affaire, opposait une société française, domicilié en France et une société saoudienne. Il
avait été convenu entre les parties d’une clause attributive de juridiction désignant une juridiction saoudienne. Mais cette dernière, saisie d’un litige à
propos du contrat, s’était déclaré incompétente au motif que le litige dont elle était saisie était de nature civile et non commerciale. La société française a
alors saisi, sur le fondement de l’article 14, le Tribunal de commerce de Paris. La société saoudienne a contesté la compétence des juridictions françaises,
mais en vain. La Cour de cassation a considéré que les juridictions françaises pouvaient valablement être saisies sur le fondement de l’article 14 dès lors
que la société demanderesse était française ayant son siège social et statutaire à Paris, que la juridiction saoudienne désignée par la clause s’était déclarée
incompétente, et que la preuve n’était pas apportée que la juridiction saoudienne était saisie par la société française.
On s’est demandé si la Cour de cassation n’était pas en train de conditionner l’article 14 à l’appréciation d’un lien avec la France. Certains l’on soutenu
parce que la Cour de cassation vise une demanderesse française ayant son siège social et réel en France.

On pouvait constater dans un arrêt du 1er juillet 2009 que la Cour de cassation avait admis la compétence de la juridiction française au seul motif
qu’aucune juridiction étrangère n’avait été ultérieurement saisie et que le demandeur français n’avait pas renoncé à son privilège. Et on voit dans d’autres
arrêts postérieurs que la compétence française est retenue sur le seul élément de la nationalité française du demandeur.

En l’état de la JP, aujourd’hui, on ne peut pas considérer que le juge français a un pouvoir d’appréciation.

Section II : Le régime de la compétence


On verra en premier lieu les clauses de compétences, c’est-à-dire des clauses convenues entre les parties et qui ont pour effet de modifier les règles de
compétences. Puis on verra les règles applicables en matière de procédure (connexité ou litispendance).

§1) Les clauses relatives à la compétence


Il s’agit de clauses convenues entre les parties et visant à désigner une juridiction étatique. On les appelle alors clauses attributives de compétence, de
juridiction, clauses d’élection de for, clause de prorogation de compétence, ou une juridiction arbitrale (clauses compromissoire, ou compromis). Ces
clauses sont très fréquentes en pratique dans les contrats internationaux.

On verra les clauses attributives de juridiction. Et nous évoquerons très rapidement les clauses compromissoires.

Les clauses attributives de juridiction


Elles présentent de grands avantages pour des parties à un contrat international. En effet, elles offrent aux parties une grande sécurité puisque les parties
sont sures, dès lors que la clause est valable, de savoir devant quelle juridiction elles devront plaider si survient un litige à l’occasion de leur contrat. Ces
clauses permettent à chacune des parties de ne pas dépendre du choix unilatéral d’un tribunal, choix effectué par la partie qui est la première à décider de
porter le différent devant un juge.
Ces clauses ont également pour intérêt d’éviter la survenance de conflit de procédure, qui risquerait d’entrainer des décisions inconciliables entre elles.

C’est donc un avantage important de désigner le tribunal.

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Chacune des parties peut espérer que, même si une partie au mépris de la clause saisi malgré tout une juridiction différente que celle qui a été choisie, la
juridiction saisie de cette façon se déclarera incompétente.

Enfin, une telle clause peut permettre aux parties de choisir une juridiction qu’elles estiment particulièrement qualifiée, ou encore une juridiction dite
neutre par rapport à leurs intérêts respectifs.

Pour que la clause produise ses effets, encore faut-il qu’elle soit valable.

Aujourd’hui, le plus souvent, les clauses attributives de juridictions désignant une juridiction française relève des textes européens, parce que pour ces
clauses ces textes s’applique dès lors que l’une partie est domicilié sur le territoire d’un Etat membre de l’UE.

De plus, a été conclu le 30 juin 2005, sous l’égide de la conférence de DIP de la Haye, une convention internationale sur les accords d’élections de for.
Cette convention n’est pas en vigueur mais elle a été signée par l’UE le 1 er avril 2009.

Validité des clauses : il convient en premier lieu de régler la question de la loi applicable à la validité.
Lorsque la question se présente devant une juridiction étatique, la clause litigieuse a soit pour effet d’attribuer compétence à cette juridiction, soit au
contraire pour effet d’écarter sa compétence parce que les parties ont désigné une autre juridiction. C’est donc ne clause qui touche à la compétence de la
juridiction, soit qu’elle ait un caractère attributif de compétence ou exclusif de compétence. Pour cette raison, on devrait considérer que seule la loi de
l’Etat de la juridiction saisi a vocation à apprécier si la clause peut valablement avoir cet effet. En effet, chaque état détermine selon ses propres critères si
ses tribunaux doivent ou non se déclarer compétent. En conséquence, la liceité de la clause de compétence ne devrait être appréciée que selon la loi du
juge saisi, c'est-à-dire la lex fori.

Si on apprécie la question de la licéité de la clause, on s’interroge sur l’efficacité de la clause dans son effet en matière de compétence stricto sensu (la
clause est-elle licite). La question de la validité de la clause couvre un ensemble plus large. Ex  : une des parties pourrait contester la validité de la clause en
faisant valoir qu’au moment où elle a contracté elle était incapable. Une autre partie pourrait encore soutenir qu’elle a été victime d’un vice de
consentement.
A priori, il n’y a guère de raison de soumettre ces question de capacité ou de consentement à des règles de conflits de lois différentes que celles
applicables classiquement.

Récemment, un arrêt du 8 juillet 2010, Blue Bel : la Cour de cassation a affirmé qu’une clause attributive de juridiction, en raison de son autonomie par
rapport à la convention principale n’est pas affectée par l’inefficacité (nullité de l’acte) de cet acte.

Dans quelle mesure ces clauses sont elle licites au regard de la loi française ?
Va-t-on étendre en matière internationale les règles de l'article 48 du CPC ? selon ce texte, les clauses attributives de juridiction ne peuvent valablement
être convenues qu’entre commerçant.
La cour de cassation n’a pas penser à étendre cette règle à la prorogation internationale de compétence. Elle a dans un arrêt compagnies des signaux
soarnec du 17 avril 1985 admis le principe de la validité de ces clauses dans le cadre des litiges internationaxu et sans exiger des conditions de
commercilaités . l’extension des règles de l’art 48 du CPC aurait en effet été contraire au intérêt du commerce inter compte tenu de l’ensemble des
avantages que présente ces clauses dans le cadre deu commerce inter.

Ds cet arrêt, la clause est licite dès lors que le litige est international. il faudra donc vérifier si le litige est international. le caractère international n’est pas
nécessairement exclu si le litige oppose 2 sociétés fr (ex : si le contrat doit s’exécuter à l’étranger, c t le cas dans l’arrêt compagnies des signaux).

Le seul fait de choisir uen juridiction étrangère ne signifie aps non plus à caractérisé cette internationalité.
La clause est en principe valable si le litige est intrnationale, masi encore faut-il que la clause n’heurte pas une compéetnce territoriale impérative fr. si c le
cas, à ce moment là, la clause sera considéré comme non valable (c ce qui est prévu dasn l’arrêt comagnies des signaux).

On peut d’abord fr référence aux litiges dans lesquelles les droits des parties sont indisponibles, ou en matière de capacité.
Deplus, sont également illicite les clauses d’élections de for qui se heurte à une compétence exclusive (action réelle immobilière, en amtière de voie d’ex,
compéetnce des parties faibles : en matière d’asssurance terrestre, en matière de contrat de travail, au moins lorsque le travail est exécuté en France
(arrêt du 29 sept 2010 par lesquel la cour de cass affirme que la clause attributive de jurudiciton incluse dans un contratde travail inter ne peut fr échec
aux dispositions impératies de l’art R. 1412-1 du code du trvail applciable sur le plan inter). Dans ce cas, si le travail est ex »écuté en France, ce sont les
juridiction fr qui sont compéetnt, et une clause contrairre serait écarté.

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Concernant la validité en la forme, la JP, tout en gardant l’esprit de l’exigence requise par l’art 48 du CPC (la clause doit être spécifié de façon apparente),
elle parait plus souple en matière international. il faut un écrit, mais la JP a tendance a tenir compte des usages internationaux, et récemment des relations
d’affaires habituelles des aprties. Ex : arrêt du 17 février 2010, la clause litigieuse avait été accepté dans la mesure où elle était reproduite dans toute les
factures, dont certaines avait été payées, que la clasue figurait dans les conditions égénrales de la conventions régulièrement adressé aux sociéts à la
quelle les causes été opposé, et en tenant compte des relations d’affaires de parties.

Les effets de la clause :


Lorsque la clause est licite, elle a pr effet d’attribuer la compétence au juridiction fr ou d’écarter cette compéetnce. L’attribution de cette compétcne
confère à la juridiction désigné une compétence exclusive.

La Cour de cass admet que le choix par les aprties de la juridiction peut être trè-s étendu. En effet, il n’est psa nécessaire que la juridiction choisi soit celle
d’un Etat avec le quel la situation la situation litigieuse présnet un point de contact objectif. C’est ce qu’a jugé dans un arrêt du 19 décembre 1978 Europa
Carton la Cour de cass. Dans cette affiare, la haute juridiction considère comme licite l’attribution de compétence à une juridiction suisse alorsq u’il
s’agissait d’un contrat passé entre une société fr et une société allemande et que le contrat ne présentait aucun point de contact particulier avec la suisse.

Ca a l’avantage de permettre aux parties de choisir un tribunal neutre par rapport aux intérêts respectifs des parties.

Le lundi 7 mars 2011

la question de la transmission de l’effet de la clause en dehors des parties stricto sensu


la Clause est en principe transmise lorsqu’avec la cession du contrat par ceque cette clause fait partie de l’économie de la convention, peut-elle avoir
d’autrs effets pour de véritables tiers, c’est-à-dire des personnes qui ne sont pas partie au contrat ?
Ex : supposons ainsi qu’une personne soit assigné en France sur le fondement de la règle des codéfendeur (règle qui permet en cas de litige connexe de
d’assigner les défendeur au lieu de domicile de l’un d’eux). Cette règle peut être projeté en matière internatinaole si elle s’applique à un défeneur qui a
signé une clause attributive de juridiction, la clause attributive de juridiction pourra être invoqué pr mettre échec à cette règle des codéfendeurs, à moins
qu’il y ait indivisibilité des demandes.

A. Les clauses compromissoire (revoir titre)


Clause parlaquelelle les paties à un contrat convienn qu’en cas de litige né à l’occasion d’uun contrat, celui-ci sera soumis à un arbitre qu’elle désigne, ou
au moins les aprties précise la façon dont sera désigné l’arbitre si survient un litige.
Le recours à un arbitre peut prendre une autre forme qui est celle du compromis, dans ce cas, le litige est déjà né et les partiess’entende pr le soumettre à
l’arbitrage.

La cmause compromissoire a donc un objet proche de celui de la clasue attributive de juridcition, sauf que la juridiction désigné n’est pas une juridiciton
étatique, mais une « juridiction arbitrale ».

Ces clauses sont fréquente dans le commerce internationale, notamment pr les contrats dont les enjeux sont importants. Il n’est pas question ici d’étudier
de façon approfondi le régime de ces clauses.

Dans l’ensemble, il se dégage du droit fr des solutions très favorable à l’arbitrgae internaionale dans son ensemble, soliution favorable déjà à l’égar de la
validité de ces clauses. La JP judiciaire a aisni admis dans le cadre du commerce internationale la possibilité pour un Etat de compromettre (conclure une
clause d’arbitrage) alors qu’une tel clause est prohibé en droit interne, sauf autorisation législative. De mm elle a posé le ppe de l’autonomie de la clause
compromissoire par rapport au contrat dans lequel elle est inséré.

Enfin, la cour de cass a posé une règle matérille favoarbale au clause compromosioise. Elle a en effet posé la validité d’une telle clause sous réserve de la
contrariété à l’ordre public internationale.
Il n’y a donc pas lieu de s’interroger sur la loi applicable à la validité de la clause. Celle-ci est en principe valable. C’est une règle matérielle de validité sauf
si elle heurte l’ordre public internationale.

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Il faut joindre à la validité de la clause un principe : c’est l’arbitre qui doit vérifier si la clause lui donne valablement compétence (principe de « compétence
compétence »). L’arbitre est donc compétent pour apprécicer sa prpore compétence. Sauf nullité manifeste de la clause, cette nullité manifeste autorisant
alors le juge judiciaire fr à écarter la clause et à se déclarer compétent si le chef de compétence est réalsier en France.
Ce serait le cas apr exemple d’une clause inséré dans un contrat de travail, au moins si le contrat s’exécute en France, parce qu’ici la clause heurterait une
compéetnce impérative fr.

§2) Les conflits de procédure


On parle de conflits de procédure lorsqu’un mm litige ou 2 litiges qui ont des liens étroits sont pendant devant 2 juridcitons différentes en mm temps. En
matière internationale il y a donc conflits de procédure chaque fois qu’un tribunal est saisi d’un litige qui fait ndéja l’obet d’une procédure à l’étranger.

2 situations différenets : la 1ère est celle de al litispendance, la 2ème est celle de la connexité.

. La litispendance
Il y a situations de litispendance lorsque le juge fr est saisi d’un loitige identique à celui dont est saisi un juge étranger. Dans un tel cas, on peut envisager
qu’un des 2 juges accepte de se dessaisir compte tenu de la procédure diligenté à l’étranger.
L’exception de litispendance s’applique en droit interne. Peut-elle et à quellses conditioons être accueeilli dans le cadre des ltiges internationaux.
Il faut comprendre que dans le cadre d’un litge inter, la question de la litispendance se pose n des termes différents par rapport au litige purement interne
car se dessaisir sur le fondement d’une exception de litispendance c’est dessairir l’ordre jurdicitonelle fr et laisser le litige à un orodre juridictionelle
étranger.

Aujourd’hui la JP française admet de laisser le litige à une juridciton et accueilir l’exception s’il y a la triple identité (partie, objet et cause) et que si on est
susceptible en France de reconnaitre (réceptionner) la déicsion étrangère. Ce qui veut dire qu’avant d’acceuliir cette exception de litispendance, il faut
évaluer les chances de reconnaissance de la désionc étrangère. Il faut vérifier que la déicsion étrangère est bien suceptible d’être reconnu et appliquer en
France. Le juge fr doit anticiper sur les effets de la décision étrangère en France.

. La connexité
Il y a situation de connexité lorsque le juge français est saisi d’un litige qui cette fois n’est aps identique, mais présente un lien étroit avec celui dont est
saisi un juge étranger, et de slienes tellement étroits que l’on pourrait craindre que le juge fr et le juge éytrangère statut sans prendre en compte la
décision de lautre. On pourrait craindre une contrarité é de décision.

L’excepion de connexité peut être accueilli pr les ltitiges internes, et la question c’est peut –elle être accuelli sur un plan international.

Pr une raison pratique, c’est une chose qui est souhaitable pr les justiciables pr ne aps avoir une contrariété de décisions. Là encore, la JP, après s’être
montré hostile, a fini par accuellir les exceptions de connexité. Le juge pourrait onc sursoir à statuer notamment en attendant la décisions du juge
étranger.

Là encore, il faut voir si on est prêt à accueillir les effets de la décision étrangère.

Aujourd’hui, on accueil plus la litispendance.

§3) La compétence des juridictions française


La juge fr, lorsqu’il est saisi d’un litige inter, va apprécier sa compétence au regard des chefs de compétence ordinaire et aux regard des chef de
compétence exorbitants (art 14 et 15). Si auun de s chefs de compétence ne sont pas rempli, il n’est pas compétent.

Ces chefs de compétence doivent être soulévé in limine litis par les aprties.

Le juge fr peut également soulever d’office son incompétence sur le fondment de l’article 92 du CPC. Pr la matière inter, le juge a un tel pvr. Alors que pr
un litge interne, son pvr est plus limité.

Lorsqu’une partie soulève une exception d’incompétence, elle doit indiqué au juge (dans un déclinatoire de compétence) quel juge étranger est selon elle
compétent (pr éviter les déni de justice).
Il n’est aps nécesaire de désigner le tribunal spécialement compétent. On peut juste dire les Tribunaux d’algérie, ou du Mexique.

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Le juge en revanche, s’il se déclare incompétent, va se borner à renvoyer les parties à «  mieux se pourvoir ». Il ne désignera pas le tribunal étranger qu’il
considère comme compétent.

Chapitre II : L’efficacité des décisions étrangères en France

Là on est encore dans le droit commun fr. ce droit commun ne s’applique que si l’on est en absence d’une convention internationale, un texte européen
pour être précis (c’était un rappel).

La problématique : nous sommes en présnec e d’une décisiosn étrangère, une norme est dicté apr un juge étranger et dont on se demande si et à quel
conditons elle peut produire des effets en France.
C’est une prblématique largement différente de celle des conflits de loi. l’orde juridciuqe français ne se trouve aps face à des normes étrangères ou
françaises potentiellement applicable entre lesquel il faut choisir, il est en présence d’une norme étrangère (la décisison étrangère) dont il se demande s’il
elle peut avoir une effeicacité en France, c’est ça l’effcicaictité des décisisons étrangères.

Il est difficile d’imaginer qu’un Etat ne tienne aucun compte de la situation résultant d’un jugement étranger.
Ex : des époux qui ont dévorcer aux USA, et qui éventullement se sont remarié, et si on ne reconnait aps le divorce il sont dans une situatuon de bigamie.
Ex : un créancier a obtenu la comndamantion du débiteur, mais son débiteur ne veut pas exécuter sa décision et il n’a de biens qu’en France. Si l’on se
refuse par principe à reocnnaitre tout effet à al décisiosn étrangère, le créancier va devoir recommencer un procès en France, encore faut-il que le juge fr
soit compétent mm si les biens sont en France.

Si le juge fr ne reconnaissait pas le jugement étranger ce serait préjudiciable au justiciable car il repose leur prévisibilité sur ces décisiosn étrangères.

La thérie des droit acquis vient en toile de fond de la matière, théorie des droits acquis qui va se transforme petit a pteit vers une méthode de
reconnaissance de la situation. Et puis bien sûr, il y a l’idée d’une bonne administartion de la justice.

Enfin, il faut également avoir à l’esprit les droits que tire les justiciables de la CEDH. Les etats parties à cette convention peuvent se voir sanctionner sur le
fondement de l’article 6 s’il se refuse d’exécuter sans motif valable une décisions étrangère ou s’il ne prête pas assistance à un justiciable pr qu’il obtienne
la reconnaissance d’une décisiosn étrangère.

Il n’est pas question aujourd’hii d’ignorer les décisions étrangères. Il reste qu’un Etat ne peut leur reconnaitre la même efficacité qu’une décisiosn prise par
ses propres tribunaux sans une certaine vérification.

Les décisiosn étrangères pourront produire des effets en France sous réserve de la vérification de leur régularité. C’est en grande partie ce à quoi sera
consacré ce chapitre. Puis nous verrons quels sont les effets que son suscpetible de produire ces décisios en France.

La questin de l’efficacité des décisions étrangères n’est pas règlementé par les textes. Seul l’art 509 du CPC énonce que « les jugements rendu par les
officiers étrangers sont exécutoire sur le territoire de la république de la manière et dans les cas prévu par la loi ». c’es tout. Donc si on renvoi à la loi et
que la loi est silencieuse, c’est la JP qui a défini dans une large mesure l’efficacité des déicions étrangères en France. Elle est venu préciser notamment les
décisions concernés par cette efficacité.
Cette question de l’efficacité embrasse celle de l’efficacité de tte décisiosn présentant un caractère juridictionelle prononcé au nom d’une souveraineté
étrangère. Pr la cour de cassation, constitue une dcisiosn pouvant recevoir l’exequatur tte intervention du juge qui produit des effets à l’égard des
personnes ou sur les droits, bien ou obligations. Elle est encore venu précisier que les décisions relevant de l’exequatur sont celle gracieuse ou
contentieuse qui ont été rendu par des autorités exerçant une fonction que le droit fr réserve à l’autorité judiciaire. Cette précision était nécessaire.

Il se peut en effet que al décision étrangère ait été rendu par une autorité étrangère non judiciaire que l’Etat français apr ailleurs réserve à une autorité
judciaire. Ex : rupture du lien conjugale pronocné par une autorité religieuse alors qu’en France ça relève d’un juge. Ces mm questions pourront relever en
France de l’efficacité des décisiosn étrangères dès lors qu’en France la décisiosn relève de la compétence d’un tribunal.

Les décisiosn concernés sont seulment celle qui interviennt dans le cadre de relation privé. Les décisions intervenant en matière pénal, fiscal ou
administrative ne relève pas du régime de l’exequatur traditionnel en France.

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Attention quand même : la question ne se limite pas à la nature de la juridiction qui a prononcé la décisiosn. On sait qu’en France qu’une juridiction pénale
se prononce ne matière civile. Si on voit une décision étrangère qui se prononce sur une question pénale t qui attribue à la fois des dommages et intérêts
et bien la partie civile de la décisions sera reçu en France contrairement à la partie pénale.

La question s’était posé devant la Cour ed cass à propos d’une astreinte pr non respect d’une injonction dans le cadre d’une procédure à l’étranger. La
question : cette astreinte avait ou non un caractère pénale, et pouvait –elle relever de l’exequatur. Il s’agissait en l’espèce d’un américain vivant en France
et poursuivi par les tribunaux américains pr infractions à la législation boursière américaine. Un administrateur ad hoc avait été désigné par la juridcition
américaine et une injonction prononcé contre l’amércian de coopérer avec l’administateur ad hoc.
L’américian était récalcitrant si bien que l’injonction a été renouvellé et assortie d’une astreinte, astreinte qui a fini par être liquidé à la demande de
l’adminsitrateur ad hoc à hauteur de 13 millions de dollars. L’administrateur ad hoc a demandé au juge fr l’exequatur de cette décisions. On s’est dc posé
la question si cette astreinet avait une nature civile et susceptible de recevoir l’exequatur.
L’arrêt du 28 janvier 2009 a admis que cette décisions prononçant une asteinte, mm si une astreinte a été prononcé dans le cadre de poursuite pénale,
cette astreinte pouvait recevoir l’exequatur.

Quelque mot de l’évolution historique


Sous l’ancien droit, un jugement étranger pouvait recevoir l’exequatur s’il avait été rendu par le juge compétent , cad le juge naturel des parties. Lorsque
le litige interresait une partie française, il fallait distinguer : si le litige mettait aux prises un franaçsi et un étranger, le jugemeent ne pouvait être reconnu
s’il condamnait la partie française. Si les 2 parties étaient françaises, en ppe le jugement étranger ne pouvait être reconnu.

Au 19ème sicèle, al JP s’est montré sévère avant d’accueilir un jugement étanger en soumettant ce jugement à ce qu’on appelé le pvr de révision. Il ne
s’agissait donc plus du seul examen de la compétence du juge étranger le juge fr de l’exequatur vérifiait le fond. Concrètement, il regardait si, dans le cas
où il aurait été directement saisi du litige, il aurait rendu la mm décision. Dans l’affirmative, il accordait l’exequatur. Dans la négative, il la refusait. Le mot
pouvoir de révision est un piège : le juge fr regarde les efaits et regarde s’il aurait saisi de la mm façon s’il avait lui mm juger. En aucun cas, il ne réécrivait
le jugement étranger. Il refusait ou il acceptait l’exequatur. Il ne révisait pas matériellement le jugement étranger. Il ne rejugeait pas l’affaire.

Sur le terrain des conflits de loi, on conçoit par postulat d’appliquer une loi étrangère, pourqooi alors sur le terrain de l’efficaicté des décisions étrangères,
prkoi esk’on accepterait aps de donner effets à des décisions étrangères mm si elle n’est aps substantiellement identique à la déicsion qu’auarait rendu un
juge fr.
La JP va abandonner petit à petit le pvr de révision et dégager de nouvelle conditions d’effficcacité des décisions étrangères. Il y a bien sur une
interdépendance entre l’abandon du pvr de révision avec des nouevvels condiitns.
D’abord, en matière d’Etat et de capacité des personne ski ont échappé au pvr de révision en 1 er. Arrêt De Wrèd du 9 mai 1900. Puis, l’arrêt Munzer, du 7
janvier 1964 (cour de cass). En mm temps qu’il va abandonner définitvement le pvr de révision, cet arrêt va généraliser ces conditions de contrôle en en
dressant une liste exhaustive. Selon cet arrêt, pour accorder l’exequatur au jugement étranger, il faut s’assurer que 5 conditions se trouvent remplies : à sa
voir la compétence du tribunal étranger qui a rendu la décésion, la régularité de la prcédure suivi à l’étranger, l’application e la loi compétente d’après les
règles fr de conflits, la cpnformité à ‘ordre publique internationale, et l’absnence de toute fraude à la loi.
Après avoir énoncé cette liste, la cour de cass dans ce mm arrêt rejette donc fermement le pvr de révision. Elle déclare en effet que cette vérification qui
suffit à assurer la protection de l’ordre juridique et des intérêts français, objet mm de l’institution de l’exequatur, constitu en tte amtière à la fois
l’expression et la limite du pvr de contrôle du juge chargé de rendre executoire une décision étrangère sans que ce juge doive procéder à une révision au
fond de la décision.

L’arrêt Munzer est important. C’est important de voir ici la justification du fait qu’on fasse un filtre : la protection de notre ordre juridique.

Cet arrêt tutefois ne reflète aps le droit positif. Depuis 1964, les conditions de l’exequatur sont aujourd’hui seulement de 3  : d’abord l’arrêt Bachir du 4
octobre 1967 asupprimé la conditon autonome relative au contrôle de la régularité de la procédure étrangère pour labsorber dans la condition relative à
l’ordre juridique internationale ; puis surtout l’important arrêt Cornelissen rendu par la 1 ère civ du 20 février 2007 a ramené ces conditons à 3 : la
compétence indirecte du juge étranger, la conformité à l’ordre public international de fond et de procédure et absence de fraude à la loi. cet arrêt
poursuit : le juge de l’exequatur n’a donc pas à vérifier que la loi appliquer par le juge étranger est celle désigné par la règle de conflit de loi française.

Section I : Les conditions de régularité des décisions étrangères

§1) Contrôle de la compétence du juge étranger

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C’est la 1ère condition d’efficacité des décisions étrangères. On ne peut aps en effet songer, reconnaitre une décision étrangère si l’on estime qu’il était
illégitime que ce juge est ai pu en connaitre. C’est une condition probablement connu dans tout les systèmes juridiques, sous réserve d’accords
internationaux. On en eput imaginer raisonnablement que tous les juges ait légitimement une égale compétence pour trancher n’importe quel litige. On
peut citer ici l’exemple classique de certain divorce obtenu lors d’un bref séjour de certains états américains (juge de Rénaut, au Nevada).

Reste à savoir ce que l’on va véritablement controler et comment. Sur ce point, l’arrêt Munzer n’a donné aucune indication si bien que al Jp a hésité. Elle a
commencé par adopter un système restrictif consistant en la « bilatéralisation des règles de compétences internationales directes ». ce système a été
abandonné par l’arrêt Simitch rendu par la Cour de cass le 6 février 1985 qui a rendu un ppe plus libérale.

. La bilatéralisation des règles fr de compétences internationale directe


Au lendemain de l’arrêt Munzer, la JP sait qu’elel doit exercer un contrôle de la compétence du juge étranger. Quelque arrêt ont( vérifier la compétence
du juge étranger en regardant si d’après les règles de compétence étrangère, le juge étranger s’était valablement déclaré compétent. On a un arrêt de al
Cour de Paris, Lundval rendu en 1958, où la Cour de Paris a donc reconnu un jugement rendu par un tribunal cubain qui était pourtant le tribunal du
domicile du demandeur, parske cette compétence était admise le système de DIP cubain. Mais ça n’est aps cohérant au regard de l’objet de l’exequatur
qui la protection des intérêt rfançais.

Une autre aprtie de la JP a établi un système qui est la bilatralisation des règles de compétence directe. Ça consiste à dire que nous allons évaluer la
compétence du uge étranger à partir des chefs de compéetnce que nous connaissons en droit fr, lorsque placé dans la mm situation le juge fr serait placé
dans la mm situation le juge étanger se serait déclaré compétent, alors on admettrait la compétene du juge étranger.

On utilise le terme de bilatéral, il faut le mettre entre guillement pr ne pas confondre avec les règles de confmits de loi bilatéral. Là en réalité, c’est une
bilatralisation purement intellectuelle pr dire qu’on ava apprécier la compétence indirecte du juge étranger de la mm façon qu’on apprécie la compétene
directe, cad la compétence du juge fr lorsque lui mm est saisi d’un litige. Mais attention, il ne s’agit en aucun cas de donner compétence au juge étranger.
On est uniquement en présnence d’un jugement étranger, et on va juste vérifier s’il était compétent. Mais on ne lui donne pas compétence parce que ça
serait violer la souveraineté de l’etat étranger.

Le système estassez simple : on prend les chefs de compétence ordinaire fr directe, on vérifie que le juge étranger s’est déclaré compétent alors qu’un
chef de compétence se réalise dans son pays. Si on constate qu’il s’est déclaré compétent alors que ça comprend à un chef de compétence connu du droit
fr, on considdèrera qu’il est compétent. Sinon on considérera qu’il n’est aps compétent. C’est en ce sens qu’on parle de bilatéraliation.

Ce système est malgré tout très restrictif puisque on va considérer dans une tel bilatéralisation que seul els chfes de compétence connu du droit fr sont
des chefs de compétence légitimes. On considère que les chefs de compétence du droit étranger n’ont aps de légitimité. Or c’est une vue exagérément
étroite.
Ex : pr les sucessions mobilières, le chef de compétence c’est le dernier lieu du domicile du défunt. Si dans un Etat ce n’est pas ce chef de compétence qui
est retenu et que le critère qui est retenu c’est la nationalité, avec le système de la bilatéralisation on serait obligé de rejeté ce chef de compétence. Or, ce
n’est aps aprsk’on n’ apas retenu ce chef de compéetnce étranger qu’il est mauvais. C’est exagérément restrictif.
C’est la raison pr laquel la JP n’ apas retenu ce critère de la bilatéralisation.

. Règle spéciale de compétence indirecte (arrêt Simitch).


Arrêt Simitch, rendu le 13 février 1985, il pose un ppe libérale d’appréciation de la compétence indirecte. La Cour de cassation dans cet arrêt déclare avec
fermeté que toute les fois que la règle française de soliution des conflits de juridcitons n’attribue pas compétence exclusive au tribuanxu fr, le tribunal
étranger doit être reconnu compétent si le litige se rattache de manière caractérisé au pays dont le juge a été saisi et si le choix de la juridiction n’a pas été
frauduleux.

L’arrêt Simitch du 6 février 1985 consacre aisni avec fermeté « la rupture du lien conceptuelle entre compétence direcet et indirecte selon l’expression de
Franceskakis ».

Cet arrêt Simitch s’inscrit dans le prolongement d’une doctrine marquée particliuèrment par l’autorité des travaux d’un grand juriste Dominic Holaux qui
avait contesté la nécessité d’un tel lien, doctrine qu’avait déjà à 2 reprises accueilli la cour de Paris d’une aprt dans un arrêt Mack Trucks du 10 nov 1971 et
un arrêt Giroux du 5 mars 1976.

Lorsque Franceskakis dit que cet arrêt Simith est important c’est parsk’il abandonne la bilatréalisation des règles de compétence directe.

L’arrêt Simitch est donc important, et va ouvrir la voie lorsqu’elle abandonnera le contrôle de la loi appliqué par le juge étranger.
L’arrêt Simitch est inspiré par un esprit d’ouverture en faveur de l’accueil des déisions étrangères.

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La volonté de la Cour de cass de amrquer ce libéralisme est montré par le terme « doit ».

Il s’agissait d’un jugement rendu par un juge anglais saisi d’une demande en diorce apr une épouse britanique vivant au Royaume uni, demande formé apr
son amri, citoyen américain vivant en France. Ils s’étaient amrié au R-U et où il y avait fixé le domicile conjugal et où le mari avait des biens.
S’il l’on bilatralise l’article 1070 du CPC, le juge anglais n’aurait pas été compétent. On voit bien que la on abandonne la bilatréailsation.

Mais l’arrêt Simitch ne contredit en rien l’arrêt Simitch et contrôle le jugement étranger. D’abord nécessité d’un lien caractérisé entre le litige et le pays du
juge saisi. Pr apprécier la compétence du juge étranger, il faut donc vérifier l’existence d’un tel lien caractérisé. La solution est donc très concrète.

On va regarder l’ensemble des élémets dans le cas d’espèce qui rattache le litige au pays du juge saisi pr voir si le lien est suffisament caractérisé.

L’appréciation de la compéetnce djuge étranger dépend dc d’un lien caractérisé, mais l’arrêt Simitch prévoit kan mm 2 réserves : il ne faut pas que le litige
relève du point de vue du droit français de la compéetnce exclusive du juge fr. 2 ème réserve : il faut ke le choix de la juridction n’ait pas été frauduleux.

§3) La réserve de la compétence exclusive des tribunaux français


Cette réserve est logique car si le DIP franaçis accorde une compétenc eexclsive au tribunaux fr, cela signifie qu’aucun autre juge ne peut être compéetnt
et cela quelque soit les points de contact du litige avec le pays du juge qui a statué.
En conséquence, le jugement étranger qui heurte une telle compétence exclusive ne peut être reconnu en France.

Quels sont donc els compéetnces fr indirectement exclusive conduisant à écrarter les décisions étrangères ?
Ce qui est sûr c’est que la compétence fr n’est pas systématiquement exclusive. Avant l’arrêt Simitch, certaines décisions l’avaient pourtant admis. Ces
décisions considérait donc que dès lors qu’un chef de compétence était réalisé en France, cela faisait obstacle à toute compétence étrangère. Ça c’est
abandonné avec l’arrêt Simitch.

Le 14 mars 2011

L’arrêt Simitch : le juge étranger doit être reconnu compétent s’il existe un lien caractérisé entre le litige et le pays où le juge a été saisi.

On peut avoir différents indices sur la compétence exclusive des tribunaux français. On peut faire référence aux instruments européens qui énoncent un
certain nombre de compétence exclusive au profit des Etats membres. On peut donc transposer cela au droit commun français.

Ce qui est sur, c’est que la compétence des tribunaux français n’est pas systématiquement exclusive.

Pour découvrir ces compétences exclusives, on peut fr référence à la préservation des intérêts des Etats ou l’implication du principe de souveraineté.
On peut ici faire un premier parallèle avec un autre domaine, en matière de compétence directes.
On se souvient que dans certains cas la règle de compétence (actor secuitur forum rei) est écartée. De même que la compétence française fondée sur la
nationalité française d’une des parties. Cela veut dire que les tribunaux ne seront pas forcément compétents alors même que le défendeur est domicilié en
France ou s’il la nationalité française. On pense ici à l’arrêt Weiss qui détermine la compétence des tribunaux français.

La question de ka validité d’inscription sur des registres publiques est de la compétence exclusive des tribunaux français lorsque le registre est tenu par un
service français (on pense aux actions en nullité concernant des brevets, concernant la nullité des sociétés, etc.). on retrouve ces compétences exclusive
dans les textes européens.

Il y a des compétences exclusives qui reposent sur d’autres fondements : ne pas oublier aps exemple les cas où il y a une clause attributive de compétence
au tribunaux français qui eemporte compétence exclusive des tribuanxu fr) ; des compéences fondées sur la protection des parties, par exemple
compétence française en matière de litige relatifs au contrat de travail. Dans une tel hypothèse les juridictions françaises si elles sont compétentes sur le
fodnement du code du trvail fr sont compéténte de manière exclusive. Ce qui veut dire que les parties ici ne peuvent pas inséré des clauses attributives de
compétences à un tribunal étranger, au moins, si le trvaial s’eefctue en France).

Toutes les compétences impératives ne sont pas forcément exclusive. Ex : article 1070 du CPC, ce sont des règles impératives mais pas exclusive de la
possibilité d’une compétence étrangère (cf affaire Simitch).
Donc impérativité n’est pas synonyme d’exclusivité.

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Pendant longtemps, l’exclusivité de la compétence française résultait de la nationalité française du défendeur par une interprétation de la JP de l’article 15
comme un privilège exorbitant de juridiction.
Cette règle d’exclusivité commençait un peu à être secoué par l’article 6 §1 de la CEDH. En effet, dans un arrêt du 30 mars 2004, la Cour de cassation avait
rejeté un pourvoi qui faisiat grief à l’arrêt d’appel d’avoir, refusant de reconnaitre un jugement américain de divorce sur le fondement de l’article 15,
portait atteinte aux droits à un procès équitable et que ce refus constituait une discrimination inadmissible.
Certes cet arrêt a rejeté le pourvoi, mais ce qui est intéressant c’est d’aller voir la motivation de l’arrêt. La Cour d’appel avait constaté que le Tribunal
américain qui avait statué était compétent sur le fondement de la « résidence tempraire du demandeur ». la Cour de cassation énonce alors que la Cour
d’appel « a fort pertinement retenu qu’en l’absence de traité de coopération judiciaire netre la France et les USA en matère civil, la faveur résultant de
Madame D, défendeur français, de l’application de al règle de compétence exclusive de l’article 15 n’est pas plus exorbitante que celle utilisé par Monsieur
M, demandeur à l’action au USA, tiré du droit de l’Etat de Floride qui fonde la compétence de la juridiction américaine sur la résidence temporaire du
demandeur dans cet Etat ».

En fait la Cour de cassation qu’on ne peut pas fondé la compétence d’un tribunal sur le fondement de la résidence temporaire du demandeur car c’est une
compétence exorbitante.

En 2006, arrive le fameux arrêt Prieur (23 mai 2006) : la compétence exclusive fondé sur la natuonalité française disparait avec cet arrêt (concernant
l’article 15 civ).
De plus, l’arrêt Fercométal (2007) dit que la compétence exclusive des tribunaux français fondée sur l’article 14 n’existe plus. Donc l’exception de
litispendance peut être accueilli même si l’action est fondée sur l’article 14.

§2) L’abandon du contrôle de la loi appliquée


On se souvient que c’est la 2ème condition de la régularité de la décision étrangère affirmé par l’arrêt Munzer de 1964. Condition abandonné donc par
l’arrêt Cornelissen (20 février 2007).
La Cour de cassation ajoute que le juge de l’exequatur n’a donc pas à vérifier que la loi appliqué par le juge étranger est celle désigné par la règle de conflit
de loi française.

. Principe et tempérament
La signification de ce principe : pour pouvoir développer ses effets en France, le jugement étranger devait avoir été rendu en application de la loi désignée
par la règle de conflit française. On se souvient de nos règles de conflits de loi (ex des successions mobilières). La succession mobilière est régie par la loi
du dernier domicile du défunt. Si on est saisi en France d’une demande d’exequatur d’un jugement étranger relatif à une succession, on vérifie (arrêt
Munzer) si le juge étranger avait fait la succession avec la loi du dernier domicile du défunt, et si ce n’était pas le cas, avant on devait refuser l’exequatur.
Avant c’était comme ça, c’était une décision sévère car les juges étrangers appliquait leur propre règle de conflit de loi. cette condition est sévère car très
souvent elle devrait conduire au rejet de la demande d’exequatur, à l’inefficacité de la décision étrangère.
Et pourtant, si l’on observe la JP jusqu’à l’arrêt Cornelissen, il est très rare que cette exigence sévère ait fondé un refus d’exequatur.
On peut trouver différentes raisons qui sont extérieures : d’abord parce jusqu’en 1964 et puis jusqu’à 1985, on vérifiait juste si le juge étranger était
compétent.

Mais tempéraments : le 1er résulte de la théorie de l’équivalence. Les tribunaux français accordaient l’exequatur à la décision étrangère si la loi appliquée
par le juge étranger sans être la loi compétente désigné par la règle de conflit française était néanmoins équivalente dans son contenu à celle-ci.
Ex : un juge étranger qui a appliqué, dans le cadre d’un litige relatif à la succession mobilière d’un belge domicilié en France, la loi nationale du de cujus,
donc la loi belge. Or selon la règle française de conflit de loi, il aurait du appliqué la loi française. Mais on a admis l’application de la règle belge.
(Les belges ont un droit proche du droit français car avant il appliquait le droit français).
Ce tempérament a été mis en œuvre à plusieur reprises : arrêt Drichemont rendu par la Cour de cassation le 29 juillet 1929.

2ème tempérament : l’admission du renvoi.


La règle de conflit désigne la loi X. on vérifie si le juge a appliqué la loi X. mais on va voir si la loi appliqué par le juge étranger puisse également être celle à
laquelle il est renvoyé par la loi de l’Etat X.

Dernier tempérament : il intervenait dans le cas où le litige mettait en cause un epersonne ayant plusieurs nationalité.
On sait que pour chque état, normalement, son ressortissant n’a qu’une suele nationalité et il n’est pas tenu compte de son autre nationalité.

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En conséquence lorsqu’une règle de conflit de loi désigne la loi nationale de la personne, les jugs tiendront compte de la nationalité de l’Etat du juge saisi si
c’est l’une des natiuonalité de la personne.
Si on doit par exemple apprécier la capacité d’un français qui a égalment la citoyennté américaine à effectuer tel ou tel acte, on appliquera donc sa loi
nationale qui du point de vue d’un juge français et la nationalité franaçise. On aurait admis normalement l’exequatur du jugement si le ressortissant avait
aussi la nationalité amérciane.
On a admis (tempéramebnt) cependant que le tribunal fr pouvait pendre en considération la nationalité qui était attribué par la loi locale. En d’autre
termes il pouvait être admis que le juge amércian tienne le juge national pour américain.
Le tempérament, c’est que la Cour de cassation a admis que dans le cadre d’une procédure de reconnsaiisance que le juge américain puisse considéréer
comme amércian un franco américain.

Mais ma Cour a dit qu’on pouvait prendre en considération, c’est donc une faculté. On craignait donc qu’un individu qui a 2 nationalités profite donc de sa
double nationalité pour aller obtenir dans un des deux pays ce qu’il ne pouvait pas obtenir dans l’autre pays. Donc on veut éviter le forumshopping.

Donc c’est une ouverture contrôlée.


La condition de contrôle relative à al loi appliqué n’a pas eu l’occasion de se manifester concrètement par un refus d’exequatur d’une décision étrangère.
Il faut ajouter que cette condition de contrôle faisait l’objet de critique de la part de la doctrine, et notamment que la France devenait très isolé.

Les critiques :
Du point de vue de la théorie générale, on s’est interrogé sur le sens que ça pouvait avoir d’appliquer la règle de conflit de loi française dans le cadre d’une
procédure de reconnaissance d’une décision étrangère.
La mise en œuvre de la règle de conflit de loi n’est pas nécessaire. On n’a aucun choix à faire pour choisir une loi.

Cette démonsatration entre l’intervention différencié de la règle de conflit dans les instances directes et indirectes a été particulièrement faite par
Monsieur Pierre Meyer dans une thèse remrquable et connu intiulé « distinction entre règle et décision et droit international privé). Il montre bien que
lrosque le juge français est saisi directement, le caractère international du litige et donc la potentialité d’une diversité de règle applicable à la question
implique nécessairement pour le juge d’opérer un choix,. Tel est bien la fonction de la règle de conflit qui donne au juge les solution pr procéder à ce
choix.
Au contraire, dans une instance indirecte, le juge n’est pas confronté cette difficulté puisqu’il est simplement en présnece d’une décsision et non de
plusieurs règle entre lesquelles il devrait choisir. Il doit simplement décider si la décision tel qu’elle lui est présenté peut ou non être recoonu par notre
ordre juridique. Il n’ya donc pas de nécessité logique pour le juge à faire intervenir sa règle de conflit de loi. cette argumentation était déjà mutatis
mutendis (toute chose étant égale par aiileurs) était djà celle devlopé pr dissocié la les questions de compétences directes et indirectes et qui avait été
consacré par la Cour de accastion das l’arrêt Simitch.

En conséquence, c’est que l’exigence de conformité de la loi appliqué à la solution française du conflit de loi ne pouvait plus se justifier que s’il envoyait
dans la règle de conflit de loi l’instrument par lequelle est garantie la protection des intérêt et de l’ordre juridique fr qui constitut les objectif de la
procédure d’exequatur.
On voi donc bien ici (Meyer) que nous sommes plus dans l’ordre des nécessités logique, mais sur le terrain de l’opportunité du contrôle.
Paul Lagarde : a dit que le contrôle de la loi appliqué est un 2 ème filtre. Car quand on est au niveau du contrôle de la loi, ça veut dire qu’on a accepté la
compétence du Tribunal étranger.
Imposé le contrôle de la loi étrangère c’est n’admettre qu’une compétence délégué (on accepte la compétence du juge étranger que s’il applique la loi
désignée par notre règle de conflit).
Arrêt Cornellissen du 20 février 2007 : la cour de cassation a entendu la doctrine, elle a donc abandonné cette condition de régularité des décisions
étrangères.
Aujourd’hui on voit une chose : libéralisme concernant la reconnaissance des décisions étrangères (arrêt Simitch et arrêt Prieur) et on va reconnaitre
facilement la compétence du juge étranger.
Avec l’arrêt Corenelissen on abandonne le contrôle de la …
§3) La conformité à l’ordre public international
Le jugement étranger ne serait êtra ccueillie n France s’il entre en contrariété avec notre OPI. Le contrôle ici se décompose car il va falloir vérifier l’OP de
fond et l’OP procédural.

. L’ordre public de fond

. La mise en œuvre de l’ordre public


L’exception d’OPI intervient au dernier stade de la mise en œuvre de la règle de conflit de loi lorsqu’une loi étrangère a été désigné oar notre règle de
clnflit de loi. il faut alors vérifier que l’application concrète de la loi étrangère ne heurte aps notre OPI. S’il y a contrariété à l’OP, la loi étrangère sera

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évincé (on dit que c’est un mécnisme d’éviction). Et parcequ’il faut trancher le litige, il appliquera la loi du juge saisi (la loi française) qui sera substituer à al
loi évincé, loi française dans sa vocation subsidiaire.
Ici, la mise en œuvre de l’OPI va techniquement se faire un peu différemment puisque si le jugement étranger ets considéré comme contrairee à notre OPI,
le jugement étranger ne sera pas recoonu, on refusera l’exequatur de ce jugement étranger. Mais, parce que dans l’instance en exequatur, le juge n’est
pas saisi au fond, il n’y aura pas de substitution.
L’objectif est toujours de préserver la cohérence de l’ordre juridique française en vérifiant que la décision étrangère ne consacre pas une solution qui serait
contraire à nos conceptions fondamentales.
En principes, le contenu de l’OP va être à peyu près le mm que celui qu’on fait intervenir dans le cadre de la règle de conflit. On va donc retenir le principe
de l’actualité de l’OP. cela signifie qu’il faut apprécier le contenu de l’OP au jour où le juge fr statut sur la demande d’exequatur et non au jour où le
jugement étranger a été rendu.
Par ailleurs, il s’agit de donner effet à un jugement acquis à l’étranger. On va donc retenir ce que l’on a appelé l’effet atténué de l’OP, avec le principe de
proximité aussi.

Nouvelles précisions : effet atténué, cela ne veut pas dire que l’on va tout accepté.

Arrêt rendu le 8 juillet 2010 de la 1 ère chambre civile : il s’agissait d’un couple homosexuel, une amércianie et uune française, elles avaient passés une
convention de vie commune. Madame Y, de nationalité fr, avait donné naissance à un enfant aux USA après une insémination artificielle par un donneur
anonyme. La Cour supérieur d’un comté de l’etat de Géorgie avait prononcé l’adoption par cette campgane de l’enfant en question. L’acte de naissance de
l’enfant mentionnait donc comme parent l’une et l’autre campagne, exrçaant donc l’une et l’autre l’autorité aprentale sur l’enfant.
La Cour d’appel de paris avait refusé l’exequatur de ce jugement d’adoption parce que dans le code civil français, l’article 365. L’adoptante avait seul
l’auroité parentale, ce qui privait la mère biologique de ces droits, mm si elle vit avec l’adoptante. Frappé d’un pourvoi, la cour de cass, le 8 juillet 2010
cass l’arrêt de la Cour d’appel de paris au visa de l’article 509 du CPC et de l’article 370-5 du code civil qui concerne l’adoption. Ici on voit bien que les
circonstances de fait qui ont conduit à cette adopion et le partage de l’autroté parentale entre les 2 campagne est considéré comme n’étant aps contraire
à notre OPI, la cour de cass le rappelle très clairement dans le chapeau « le refus d’exequatur fondé sur la contrariété à l’OPI français de la décision
étrangère, suppose que celle-ci comporte précisions qui heurte l’OPI, qu’il n’en ait pas ainsi de la déciiosn qui partage l’autorité parentale entre
l’adoptante et la mère de l’enfant ».
C’est une décision importante. En l’occurrence il est dit que le couple vivait aux USA. Eske la solution serait la mm si le couple vivait seulement là bas pdt
juste un temps histoire d’obtenir l’avantage qu’elles ne pourrait pas obtenir en France. La question est ouverte.
On pourrait dire que cette solution pourrait être admise pour un couple fr vivant en France.

. La JP sur les répudiations


Cette institution que connaissent les pays de droit musulman permettent au mari de rompre unilatéralement le lien conjugal. Cette institution est
inégalitaire puisque le mari seul peut répudier, et la femme n’a pas la possibilité de répondre. Il n’ya pas de défense.
Ces répudiations en peuvent pas être acquise devant un juge français.
La question est de savoir si on peut accuellir une répudiation prononcé à l’étranger.

La JP a évolué sur cette question (en dent de scie), hésitant sur une position franchement hostile et une position bienveillante.
A partir de 1979, la JP a commencé à adopter une position bienveillante, position confortée par la signature de 2 conventions bilatéral entre la France et
l’Algérie d’une part et la RFance et le maroc d’autre aprt.
Ces conventions avait pr importnate finalité de faciliter la recnnsiance de répudiation.
Notamment, al convetion franco marocaine du 10 aout 1981 prévoyait que la matière relevait de l’application de la loi national des époux.
La JP, après ces conventions, a confirmé son attitude dans un arrêt du 3 nov 1983 Robi. La sele conditon posé était que la femme ait pu faire valoir ses
prétentions et moyens de défense. C’est curieux puisque la femme dans tout les cas ne oeut rien contre la répidiation.
Si les 2 époux vivait au maroc, l’effet atténué de l’OP se justifiait.
Si les 2 époux vivait en France, la solution pouvait praaitre comme exégérément libérale.
Des auteurs ont dit qu’in ne pouvait admetter de donner en France une solution qui donnait à la femme une condition inégamlitaire, alors mm que les
époux vivent en France et sont donc dans une situation de proximité avec la France.

La JP a don évolué dans un sens plus restrictif. La question s’est particliurèement posé dans le cadre de prcédure française introduite apr la femme contre
son mari au contribution au charge du mariage. Le mari, prenant connaissance de cette demande, faisait un voyage au maroc pr obtenir une répudiation pr
faire valoir qu’il n’y avait plus lieu de contributions au chareg du marigae puisque le mariage était dissou.
Dans ces cireconstances, la JP a sanctionné sous l’angle de la fraude à la loi, ce qui est en réalité une fraude au jugement.

Dans un arrêt Akla du 6 juin 1990 : le raisoonement n’est pas nécesssairment bien adapté.

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D’une part, on sait que la fraude implique la démonstration d’une intention frauduleuse, qui n’est aps facile à apporter. Dans le cadre de la convetnion
frano marcaine, on a pu reprocher à la JP de ne pas appliquer la convetion.

La Cour de cass a donc changeer encore sa JP pr revenir à l’analyse sous l’angle de l’OPI. Elle s’est alors placé par rapport à la CEDH, plus spécialement le
principe d’égalité entre les époux que consacre cette convention. On peut penser ici que les droits de l’H l’emporte sur les conventions spéciales.

Dans un 1er temps, il s’est agit de la seul égalité procédurale. Il fallait vérifier que les époux était appelé à ce défendre ( arrêts de 1994). Puis par un arrêt
du 11 janvier 1997, elle s’est pakcé sur le terrain de l’églité de fond des époux, et comme la répudiation est profondémént inégalitaire, cette JP
condamnait alors toute les répudiations sauf, le cas où la femme avait donné son accord, puisque dans ce cas, on pouvait rapprocher la situation d’u
divorce par consentement mutuel.

Le 3juillet 2001, la Cour de cass fait un retour en arrière. Elle a considéré qu’un jugement ayant pronocné une répudiation pouvait être reconnu en France
dès lors que la saisine de al juridiction étrangère n’était pas fraudulsue, que la femme ait pu faire valoir se prétentions et moyens d edéfense et que le
jugement lui garantissait des contreparties financières.
La femme ne dispose pas vraiement de moyens de défense. Quant aux garanti fiancières, elles était à l’époque minimes voir symboliques.

Ce retour en arrière a été critiqué particlièrement parce que la JP acculiiait une isntitution ingélaitéaire tout en souhaitant la controlé.
Une fois encore, al solutiona été modifié.

La Cour de cass a le 17 février 2004 rendu 5 arrêt qui touchait à l’accueil de cette ninstitution si controversé. Dans 2 arrêts elle refuse de reconnaitre les
effets d’une répudiation comme étatnt contraire à l’OPI. Une fois encore, c’est sur la CEDH que s’appui la haute juridiiton, préciséménet sur l’article 5 du
protole n°7 qui affirme le ppe d’égalité entre époux sur la dissolution du mariage.
Un autre arrêt s’pui sur le ppe d’égalité procédural.

Ce qui est nouveau, c’est que la Cour decass s’apui ici sur un OP de proximité. En effet, il est relevé que l’épouse était domicilié en France.
Cela laissait entendre que l’appréciation de la contrariété à l’OP ne dépend plus d’une application automatique de l’effet atténué, on glisse désormais sur
le terrain d’une appréciation différencié en fonction de la proximité de la situation juridqiur avc la France. Dès lors que lesépoux habitent en fracen, son
sort intéresse de façon étroite l’O juridique fr pr ke l’on puisse reconnaitre facliement cette répudiation.

Cet arrêt était susceptible d’une interprétation a contrario : si les époux étaient domiclié à l’étranger à l’époque de la répudiation, on pourrait admettre de
reconnaitre les effets de décisions étrangère. Ces arrêt, dans une première approche paraissent plus réaliste et plus pragmatique. A la fois, ce n’est plus le
tout ou rien, ni l’affirlation tout de même de façade de la vérification des garantie accordé à l’étranger à l’épouse.

Cependantn, certains n’ont pas manqué d’observer que la CEDH énonce des droits de l’H. si c’est des droits de l’H, la question se posse s’il n’ont pas une
vocation universelle. Est-il légitime de considérer que le rpincipe d’égalité ne veut que pr les époux qui ont un contact avec lespays européens mais que ça
ne vaut pas pr les autres. C’est la vision mm de ce qu’on considère comme des droits de l’h qui est en cause.

La JP s’est stabilisé sur ces arrêts de 2004. L’appréciation est demeuré la mm.

Plus anciennement, le problème n’était pas l’inégalité entre les époux. c’était probablement que ce mide de dissolution du lien conjugale était contraire à
la conception fodnamentale qu’on avait du mariage. Un époux ne pouvait unilartéralement décider de rompre ce lien sans que l’autre ait les moyens de se
défendre. Cette conception traditionnelle du mariae a évolué en 1975, évolution encore accentué avec la réforme de 2004 et 2005 (ex  : divorce pour
altération définitive du lien conjugale).

Un arret de la Cour de cass du 23 février 2011 où la cour de cass valide la transcription sur les registres de l’Etat civil fr de jugement marocain de divorce
pour discorde. Il y a là une évolution de la position de la cour de cass et qui est lié à l’évoulution du code de la famille amrocain réfoém il y a quelque
années.
On est en présnce de 2 époux : un mari franco marocain, et une femme marocaine, les 2 vivant en France. La femme demande en France une contribution
au charges du mariage. Et le mari fait le voyage au maroc pour dmander le divorce. Et le ce divorce est transcrit en France sur les registres de l’Etat civil.
La femme va ester en justice pr demander la non transcription de ce divorce. Elle va jusqu’en appel et elle est débouté. Elle soutient que la juridiction
amrocaine étaot incompétente pour avoir été frauduleusemen saisi et ke le jugelent marocain est contraire à l’OP. son pourvoi est rejeté. La cour de cass,
sur le fodement de la convention franco marocaine, rappelle que les juridictions marocaine était compétente, que le divorce prononcé est un divorce pour
discorde et que le mari pouvait légitimement souhaiter que les juridctions marocaine prononce ce divorce.

19
Cet arrêt est intéressant. C’est difficile ici de dire que els juridctiosn marocaine ont été saisi fraudleusement.

Ce nouveau divorce pr discorde est ouvert aux 2 époux. on est plus dans l’hypothèse d’une répudiation ouverte aux seul mari.

Le 21 mars 2011

Arrêt du 23 dévrier 2011 … rattraper

Dans cette affaire, le mari, de nationalité libanaise, avait introduit une demande de  « divorce répudiation » contre son épouse, également de nationalité
libanaise. Il avait introduit cette demande devant un juge libanais, alors que les 2 époux et leurs enfants vivaient depuis quelques temps en France.
Postérieurement à la demande du mari, l’épouse a saisi de son côté le JAF de Douai d’une requête en divorce. Et là, le mari soulève une exception de
litispendance. Cette exception est rejetée car le jugement étranger, contraire au principe d’égalité des époux, sera contraire à l’ordre public international
français.

La Cour de cassation rend donc ici un arrêt qui s’inscrit dans le prolongement des arrêts précédemment cités (17 février 2004) et conformes aux conditions
posées par l’arrêt Miniera de Fragne, rendu par la Cour de cassation le 25 octobre 1974, ce dernier arrêt est en effet celui qui pose le principe de
l’éventualité de l’exception de litispendance en matière internationale, mais qui en même temps en pose les conditions. Cet arrêt dit en effet que
l’exception de litispendance peut être reçue devant le juge français en vertu du droit commun français en raison d’une instance engagée devant un
tribunal étranger également compétent, mais ne saurait être accueilli lorsque la décision à intervenir à l’étranger n’est pas susceptible d’être reconnu en
France.

. L’Ordre public procédural


Rappel de l’arrêt Munzer (1964) : il avait posé 5 conditions de régularité des décisions étrangères en France. L’arrêt Bachir rendu par la Cour de cassation
le 4 octobre 1967 a supprimé la condition autonome de contrôle de la régularité intrinsèque de la procédure étrangère pour l’absorbé dans la condition de
l’OPI. Ce contrôle était difficile à justifier, sauf à se placer sur le terrain de l’OP. En effet, on ne voyait pas bien quel aurait pu être l’intérêt de vérifier que le
juge étranger avait correctement appliquer sa propre loi de procédure.

Demeure donc un cpntrole de la procédure suivie à l’étranger, procédure qu’on ne peut aps totalement abandonné sans contrôle dans les mains du juge
étranger, mais ce contrôle se fait sous le seul tapi de l’OP procédural et du respect des droits de la défense.
On vérifiera particulièrement que le défendeur a été régulièrement et loyalement cité. On vérifiera qi le défendeur apr exemple a eu la possibilité de se
présenter.

Cet aspect de nature procédural, constitue autant un droit protéger par la CEDH (droit à un procès équitable, impartialité du juge, respect des droits de la
défense au regard des moyens de preuve susceptible d’emporter la conviction du juge ou du jury, etc.).

Le jugement au regard des exigences de l’OPP doit être motivé. Donc l’absence de motivation est un motif de rejet de la de mande d’exequatur.
Il faut que le juge fr de l’exequatur puisse avoir la convition, à trvaers du jugement dont l’exequaur est demandé mais égamelelt à travers les doc qui lui
sont soumis, que ce jugement est moticvé. Soit le jugement comporte une motivation intrinsèque et là c’est bon. Mais s’il n’ya pas cette motivation
intrinsèque, la cour de cass admet que des documents qui ont fondé la décsiion du juge sans figurer dans le jugement, que ces docs puisse servir
d’équivalent à la motivation intrinsèque
Dernière condition, qui figure aussi dans l’arrêt Cornelisen.
§4) L’absnece de fraude
On peut envisager 2 types de fraudes : la 1ère c’est une fraude à la loi, et la seocnbde, au jugement.

. La fraude à la loi
L’arrêt Munzer l’avait expréssemént affirmé. La fraude à la loi constiturait ici en le fait de manipuler le facteur de rattachement pour obtenir l’application
d’une loi devant un juge étranger qui sinon n’aurait pas été applicable.
Il est vrai que c’est une condition que l’on voit rarement intervenir dans le cadre d’une procédure d’exequatur parce que bien souvent, les plaideurs, un
plaideur va se tourner vers une fraude au jugement, un forum shopping.

. La fraude au jugement (forum shopping)

20
Il s’agit pour l’une, voire les 2 parties, de saisir un tribunal étranger afin d’obtenir de ce tribunal étranger une décision que l’on aurait pas pu obtenir
devant un juge français, mais avec l’intention de faire produire effet à la décision étrangère en France.
Il peut s’agir aussi de vouloir échapper à une décision qui serait rendu en France (ex  : on va saisir un juge étranger pour paralyser la procédure en France,
c’est l’exemple du divorce souvent).

Le forum shopping n’est pas toujours facile à caractériser. Parce que notamment dans ces divorces migratoires, le juge saisi est le juge de la nationalité des
époux.

Dans l’arrêt du divorce marocain, le mari qui avait saisi le juge marocain, postérieurement à une demande de contribution au mariage de la femme en
France…
Dans l’arrêt du 23 férier 2011, la Cour de cassation a considéré que le jugement marocain pouvait être reconnu en France, nonobstant les conditions de
saisine du juge marocain dès lors que ce juge marocain était le juge de la nationalité des époux et donc considéré comme compétent sur le fondement de
la convention franco-maronaine, et le ddivorce pr discorde pouvant être demandé par les 2 époux, il n’y pas contrairiété à l’OP.

Affaire Vivendi : …rattraper.


La Cour d’appel de Paris, par un arrêt du 28 avril 2010, confirmait un jugement rendu dans le même sens …
La cour considère que la participation d’actionnaire minoritaire français à une action collective menée aux USA contre la socitéé vivendi pr manquement à
la légilsation boursière américaine n’est pas abusive, alors meme que l’action de groupe est une institution inconnu en droit fr.
Ce que n’a pas obtenu ici viviendi, il l’a obtenu devant le juge américain parce que les actionnaires français ne pouvait agir devant la juridition américaine.
« Antisuite injonction »
Rattraper tout ça.

Il faut signaler une seconde chose,


Rattraper.

Rattraper toute cette séance.

Section II : Les différents effets des jugements

§1) Les effets indépendants de l’exequatur


Dans certains cas, le jugement étranger n’est pas envisagé dans sa qualité proprement normative. Dans d’autres cas, au contraire, on veut lui faire
produire …

. Les effets indépendants de la qualité de norme du jugement étranger


On peut considérer que le jugement peut avoir 3 types d’effets indépendamment de la qualité de norme  : une force probante (probatoire), un effet de
titre, et un effet de fait.

La force probante : il faut imaginer qu’un justiciable invoque un jugement étranger comme moyen de preuve devant un juge fr des allégations qu’il
présente. Dans ce cadre, ce n’est donc pas l’effeiciacité normative du jugement nqui est recherché. C’est que les constattions du juge étranger peuvent
constituer des indices (des éléments de preuve sur lesqueles de juge fr pourrait lui mm s’appuiyer pour fonder sa décision.
La JP l’a admis par exmple en matière de divorce.
Si le juge étraner avait admis la preuve d’un adultère, elle peut être admise devant le juge fr.

2ème effet : l’effet d’un titre. Le jugeent étranger qui condamnerait une personne au paiement de sa dette constitue un titre qui par exemple permet de
produire sa créance dans le cadre de sa procédure de recevabilité. Egalement un titre pour fr pratiquer une saisie conservatoire.

Le jugement peut égalment avoir un effet de fait (3 ème). Ici le jugelent étranger est donc pris en compte comme l’est un fait. Ainsi, un jugement étranger
pourrait éventuellement constitué un fait constitutif de force majeur.
Ex : un débiteur qui par ex peut avoir payé une dette parce qu’il lui a été fait injonction par un juge étranger de ne pas procéder au paiement. Peu être à ce
titre pris en compte devant le juge fr, ça constitut un fait de force majeur (le fait qu’on l’ai en joint de ne pas payer.

Souvebt le jugelent étranger va être invoqué comme une norme et pour lui fr produire l’uatoroté de plein droit.

. L’autorité de plein droit

21
Ici, le jugement étranger est véritablement pris dans sa fonction normative.
Cette efficaicté normative n’est assurée que si la décision étrangère vérifie les conditiosn de régularité des décisiosn étrangères. Ça n’emp^che pas que
certaine décision puisse kan mm avoir autirité de plein droit.

. Décision ayant autoriét de plein droit


Certaine décision ont autirité de chose jugé en France san squ’il ait besoin de l’exeqatur. On dit aussi autirité des planeaux.
La JP en a décidé la 1 ère fois dans l’arrêt Burkley, el 28 février 1860, à propos d’un jugement étranger de divorce, puis en core dans l’arrêt De Wrède du 9
mai 1900 à propos de la nullité d’un mariage.

La solution est aujourdui étandu à tout les jugements rendu en matière d’état et de capacpité des personnes. Ces jugements ont donc autrité des planeaux
en France, ce qui signifie qu’il peuvent être invoqué sans avoir reçu l’exequatur.

On l’a expliqué, traditionnellement, en utilisant l’exepresion consacré, selon laquelle l’état des personnes ne peut demeurer incertain, cad qu’il ne faut aps
qu’un epersonne ne puisse savoir son statut dans un état, tout simplmeent parce que un jugemen redu à son propos a été rendu à l’étranger.
Ex : une persoone ki a divorcé, il est important pr elle que ce jugement de divorce, mm étranger, puisse avoir aussi tot effet, sans passer par une procédue
d’exequatur.
En fait, il faut recoonnaitre rapidmeent le jugement étranger.

On ajoute également pr justifier ce particularisme des jugements en matire de capcité des personnes, que ces jugements ont pr effet de constituer une
situaiton ou de constater un état. Donc le plus souvent, il ne pose pas directement un problème d’execution mais juste un problème de reconnaissance.
L’auorité des planaux va permettre de reconnaitre une décision étrangère. Elle ne dispense pas de l’exeqatur tte les mesures d’execution en France
comprises dans le jugement.
Ex : mesures d’execution sur les biens en matière d’état et de capacité des personnes (contribution aux ccharges du marigae, pension alimentaire).

2ème ex : mesure d’exécution sur les personnes (mesure de coercition sur les personnes). Ex : question de garde des enfants. Exiger de quelqu’un qu’il
remette un enfant.

Cete solution a été longtemps cantonné au jugement en matière d’état et de capacité des persoones.

Cette autorité de plein droit a été étendu également aux jugement en matière patrimonial constitutifs, par opposition aux jugement déclaratif.
Ex : un jugement qui ouvre une ouverture de faillite. Un tel jugement est un jugement constitutif parce qu’il créé la situation.
Ces décisions ne sont pas des décisions ne sont pas souvent des déciios qui entraine des mesures d’exécution.

Reste l’hypothèse des jugement patrimoniaux déclaratif.


Traditionnellement, on considérait que ces jugement patrimoniaux déclaratif n’avait aps autorité des planeaux, et que par conséquent on ne leur rev^tait
pas de l’auroité de plien droit sans procédure d’exeqatur.

Aujourdui on est dans une relative inertitude, notmmaent parce que, mm si la coir de cass ne la pas expréssemnt posé, la cour de cass admettrait pr ces
jugement déclaratif l’autorité de plein droit.
Quels sont les myens procéduraux pr bénéficier cette autorité de plein droit ?

. Moyens procéduraux
Ces jugements ont autorités de plein droit à condition qu’il satisfasse au conditions de régularité des décisions étrangères.
Donc faut vérifier la compétence du juge étranger, et l’absence de fraude et l’absence de contrariété à l’OPI.
Ex : voilà une action contribution au charges du mariage introduite par l’épouse, le mari va souvent saisir le juge de son pays pr demander le divorce. Il va
soulever soit une exception de litispendance soit demander la reconnsaissane incidente parce que la décsiion a déjà été rendu.

Que se passerai-t-il si c’était un jugement patrimonial déclaratif ?


Egalement une action de son créancier contre son débiteur ?
En dehors de cette demande incidente, on peut également agir en inopposabilité d’un jugelebt étranger. La JP admet qu’un e personne peut agir en
inopposabilité dès que la décision est irrégulière et susceptible de lui porter préjudice.
Arrêt Weiller rendu le 23 février 1951 : fameuse affaire du divorce de complaisance obtenu frauduleusement devant le juge du Nevada.
La Cour de cassation admis que l’époux qui se considérait comme victime de la décision pouvait exercer une action déclaatoire en inopposabilité pr ne pas
rester dépendante du bon vouloir de l’autre conjoint qui pouvait invoquer la décision ou non. Parce que si le,jugement étranger est reconnu de plein droit,
celui qui a obtnu ce jugement sera seul libre de l’invoquer ou pas.

22
§2) Effets subordonnés à l’exequatur
. Force exécutoire et autorité de chose jugée
En droit commjn français, l’exequatur est nécessaire chaque fois que l’on veut faire exécuter en France un edécision étrangère, qu’il s’agisse d’un
jugement en matière de état et de capacité ou en matière patrimoinial.

Lorsqu’un tribunal fr accorde l’exequatur à un jugement étranger, il lui donne ainsi force exécutoire en France.
L’exécution provisoire le sera sous les conditions du droit fr. et la prescription qui court à compter de l’exequatur sera celle du droit fr.
Le juge de l’exequraur peut n’accorder que l’exequatur partielle du jugement éranger. Ex  : un jugment étranger de divorce qui serait régulier en ce qui
concerne le prononcé du divorce lui-même, mais ki serait contraire à l4OPI en ce qui concerne l’attribution de la garde des enfants. Dans ce cas, exequtaur
partielle seulement.
Autre précision : le juge de l’exeqtaur ne peut stateuer que sur l’exequatru, il ne peut donc statuer sur des demandes additionnels.
Si le tribnal refuse l’exequtaur, la décsion étrangère ne peut donner lieu à aucune mesure d’exécution en France, et le juge se bornera à refuser
l’exequatur, amis en pourra en aucun cas modifier la décision étrangère. La décision n’a pas aussi l’autorité de la chose jugée. Ce qui signifie que le
jugemenet étranger pourrait donner lieu à une nouvelle instance en France.
Si on considère que les jugemenst déclaratif patrimoniaux n’ont pas autiruté des planeaux, seul une procédure d’exequatur peut accorder une telle
autorité. L’autorité de chose jufgé accordé par le tribunal à un jugemet étranger fait obstacle à tte nouvelle instance.
L’autoriité de chose jugé vaut à compter du jugement fr d’exequatur.
On s’est demandé si l’aurorité de chose jugé pouvait…
Arrrêt du 19 mars 1991, à prpopos d’un jugement étranger de condmanation à une pension alimentaire, pr les termes échu et octroyé avant …

. La procédure
L’instance en exequatur a pr objet de conférer en France force executoire et autorité de chose jugée. Cette instance est considréé comme ayant une
nature contentieuse si bien que la demande d’exequatur doit se fr par la voie d’une assgnation de l’autre partie.
Selon L.311-11 du COJ… cf. si le défendeur a un domicile en France, c’est le tri bunal de grande instance de son domicile qui est compétent. Mais la
demande peut également être porté devant le tribunal dans le ressort du quel se trouve un bien.
En l’absence de domicile ou de bien, le tribunal devra être choisi en considération d’une bonne administration de la justice.
le demandeur doit produire le jugement étranger, la traduction par un expert près la cour d’appel, et une attestation du greffier compétent attestant que
la décision est exécutoire dans l’état d’origine. La décisin étrangère ne peut recevoir d’effet en France si elle n’a pas force exécutoire dans son pays.
Le juge de l’exequatur pourra alors soit refuser l’exeqautru ou l’accorder. Le jugement refusant ou accrodnat l’exequatur est susceptible d’appel, et d’un
pourvoie en cassation.
Sous titre II : Le droit de l’Union Européenne
Pendant longtemps, les règles de compétences des juridictions frnaçaises en matière internationales ont résulté presque exclusivement de la JP fr et de
quelques textes codifiés (art 14 et 15 civ).
Même chose pour ce qui était du droit de l’efficacité des décisions étrangères.
Il existait des conventions bilatérales ;

Depuis plus de 40 ans, les sources du droit des conflits de juridcitions ont subi l’influene de plus en forte du droit européen. Progressivement s’est
cosntruit un véirtable espasce judiciaire européen. Ça a facilité la circulation des jugemenst en Europe.
Les débuts ont été marqué par l’importante convention de Bruxelles du 29 septembre 1968 relative à la compétence en matière civile et commerciale.
Cette convention avait donc été signé entre les Etats apparetenat alors à la Communauté européenne.
Attention : il ne s’agisait aps d’un nstrument communautaire, mais d’un traité internationale, mais assez spécifique néanmoins puisqu’il liait tous les Etats
de la communauté Europénne.
A chaque adhésion d’un nouvelle Etat à la communauté europénne, il fallait alors reprendre les procédures de ratification cela a offert l’occasion de
modifier certaines dispositions de la convention, cela a permis d’actualiser la convenion, si bien que dans cette mesure la convenion ne s’est pas fossilisé.
Par ailleurs ce texet, bien que n’appartenant pas au droit communautaire, a été soumis à l’interprétation de la CJCE, en vertu d’un protocole spécial.

En confiant à la CJCE le pvr d’interpeéter la convention de Bruxelles, les Etats ont encourager une interprétation uniforme de cette convention.

Cette convention de Bruxelles a eu un succès important et a inspiré la conclusion d’une convention dite parallèle entre les Etats membres de l’UE et de
l’AELE (norvège et Islande).
La convention de Lugano n’est pas signée seulement avec des Etats membres de la communauté. Naturellement les Etats non membres de l’UE ne pouvait
donner compétence à la CJCE.
Dans le texte, il est prévu que les juridicirons natioales s’inspireront de l’interprétation de la CJCE losqu’il interpréterons la convenion de Lugano.
Depuis le traité d’Amsterdam, cette emprise du droit UE sur le DIP s’est accéléré puisque la matière a été communautarisé.

23
La convention de Bruxelles été transformé en un règlement communautaire. Il s’agit du règlement CE 44-2001 du 22 décembre 2000, souvent nommé
règlememnt Bruxelles I.
Ce texte a une portée très large en ce que, comme la convention de bruxelles qu’il vient remlacer, il s’applique en ppe à tous litiges en matière civile et
comemrcial.

D’autre textes ont suivi et particliuèrement un règlement du 29 mai 2000, dit règlememnt Bruxelles II, remplacé repaidement par un règleemntBruxelles II
bis sur la compétence e maiètre matrimonial et e matière de responsabilité parentale.
Plus récemment, le législateur européen a pris un nouveau tournant puisqu’il a institué des procédures nouvelles, proprement communataire qui veinnt
s’ajouter aux procédures connu dans le droit national des etats membres.
Ces textes prévoit la possibilité de mesures d’exécution sans filtre d’une procduére d’exquatur, mm simplifié. De plus, le droit procédural des Etats
membre se voit étoffer par un droit procédural communautaire (ex : procédure d’injonction de payer).
Il y a d’autres textes très important, notamment règlement CE-1346/2000 du 29 mai 2000 en matière de procédure d’insolvabilité. C’est un texets
important économiquement.
Chapitre I : Le règlement CE du 22 décembre 2000 (44/2001)

Le besoin de cette circulation aisé des déciions à l’intérieur de lEuropé a été très tôt recenti. C’est pkoi dès 1968, a été adopét la convention de Bruxelles,
qui défini à la fois des règles de compétence pr les juridictons des Etats parties à la convention et des règles de reconnsaissnace et d’exécution des
décisions rendu par les juridictions des Etats parties.

Cette convention a été transformé en règlement. C’est ce règlement que nous allons étudier, sans oublier qu’évideemment, l’interprétation qui en est faite
s’enrichi de la JP qui avait déjà été celel de la CJCE pr la convention de Bruxelles.

§1) Le champ d’application

. Champ d’application matériel


Le domaine de cetexte est défini à l’article 1 er qui vise la matière civile et commerciale. La CJCE, dans un arrêt du 14 octibre 1976, l’arrêt Eurocontrôle,
rendu à propos de la Convetnion de Bruxelles, a énoncé que ces notions (en amtière civile et commerciale) devait recevoir une interprétation autonome
distincte du sens qu’elles ont dans les différentes droits nationaux.

La CJCE anotamment jugé qu’un litige opposant un particiluer à l’administration qui agit dans l’exercie de la puissance public n’entre pas dans la matière
civile et commercial.

Par ailleurs, sont exepréssément exxclu du domaine d’application du règlement les litiges relatifs à l’état et la capacité des personnes, les litges relatifs au
droit de la famille, sous réserve (plus pr longtps) des obligations alimentaires, les litiges en amtières de faillite, de sécurité social et en matière d’arbitrage.
En fin , sont encore exclu les maières fiscales, douanières et administratives.

. Champ d’applicaiton teeritorial(spatial)


La règle géénral pr déterminer le chmap d’application : les texets s’applik si le défdendeur est domicilié sur un territoire d’un Etat membre. C’est ce qui
résulte de l’arrêt Groupe Josi (CJCE 13 juillet 2000).

Le lundi 28 mars 2011

Le règlement s’applique si le défendeur est domicilié sur le territoire d’un Etat membre.
Ce règlement au début s’est appliqué à tous les Etats membres sauf le Danemark.cette situation est délicate.
Est donc intervenu un accord du 19 octobre 2005 : le règlement est devenu applicable au Danemark à compter du 1 er juillet 2007.

Arrêt du 6 janvier 2010 qui censure une Cour d’appel pour ne pas avoir apprécié la compétence des juridictions françaises sur le fondement du règlement
Bruxelles I, alors que …

24
La question a été plus disuté lorsque le litige concerne un défendeur domicilié dans un Eat memebre mais que apr ailleurs tous les autre séléments de la
situation litigieuse se rattache à un Etat tiers. Malgré cette situation, la CJCE, dans un arrêt OWUSU, du 1er mars 2005, a considéré que ce seul élément de
ratachemenent (domiclie du défendeur sur le territoire d’un Etat memebre) suffisait à rendre appliaclble impérativmement les dispositions du règlememnt
Bruxelles I.
Cet arrêt OWUSU a été rendu à trvaers l’interpréation de la Convention de Bruxelles.
Cela signifie donc que les 2 textes ne s’appliquent pas seulement à des litiges intracommunautaires.

Champ d’application dans le temps


Date d’entré en vigueur, le 1er mars 2002, et pour les membres après cette date, l’entrée en vigueur c’est 2004.

Le règlement s’applique alors à toutes les actions intentées postérieurement à son entrée en vigueur.
Cependant, pour ce qui est des règles relative à al reconnaissance et à l’exécution simplifié prévu par le règlement, il faut noter que ces dispositions
bénéficient aux décisions rendues postérieurement à son entrée en vigueur du règlement, mais à la suite d’action intenté avant l’entrée ne vigueur du
règlement dès lors qu’elles (les décisions) émanent des juridictions d’Etat où étaient en vigueur jusqu’alors la convention de Bruxelles.

Autre précision : on a noté que le règlement est applicable aux actions intentées après son entré en vigueur. La question s’est posée au moment de
l’entrée en vigueur de la convention de Bruxelles si elle s’appliquait à des actions intentées après son entrée en vigueur, mais pour des contrats conclu
avant son entrée en vigueur.
Et bien la convention s’applique à ces contrats même s’ils sont conclus avant la convention. En fait, les dispositions de cette convention sont de nature
procédurale et ne touchent pas directement le fond du contrat. Donc la convention s’applique immédiatement.

Pour le règlement Rome I, qui concerne la loi applicable, c’est la solution inverse. Ça veut dire que les contrats conclus avant ce règlement Rome I ne se
verront pas appliquer les dispositions de ce règlement. Ça ne s’applique donc pas aux contrats conclus antérieurement puisque ça touche le fond du
contrat.

La CJCE, pour la convention de Bruxelles, dans l’arrêt Sanicentral (1979), avait considéré que la convention s’appliquait même aux actions concernant les
contrats conclu avant son entrée en vigueur.

§2) Les règles de compétences


Le règlement pose une règle de compétence générale, et des règles de compétences alternatives, exclusives etc.

Règle générale
L’article 2 du règlement reprend comme règle génrale de compéetnce un ppe bien établi de la procédure civile et qiui s’exprime en latin  : actor secuitur
forum rei. Cette règle donne donc compétence aux juridictions de l’Etat du domicile du défendeur dès lors que ce dernier est établi sur le territoire d’un
Etat membre, peu importe la nationalité du défendeur.

Il ne faut odnc aps dire que le règlement s’applique aux ressortisants des Etats membreS. Il ne fuat aps confondre ressortissant d’un etat membre et
personne domicilié dans un Etat membre.

Peu importe également le lieu où est domicilié le demandeur, peu imorte donc que ce demandeur soit domiclié sur le rerritoire d’un Etat tierS.

Il convient d’observer que l’article 2 du règlement attribue une compétence générale aux jurudictuons de l’Etat du domiclie du défendeur. En d’autres
termes, il ne désigne aps spécialemenet le tribunal du domiclie du défendeur, mais globalement les juridictons du doimicile de cet Etat.
C’est alors au législateur national de chaque Etat de fixer le tribunal spcéialiement compétent (aussi bien ratione loci que ratione materaie).

Le règlement ne défini pas la notion de domicile pour les personnes physiques et renvoi aux définitions données par les Etats membres.
Mais problème s’il y a divergeance de définition.

Autre difficulté : la personne est domiciliée dans aucun autre Etat.


La question s’est posée devant la Cour de cassation française. Dans un arrêt du 4 janvier 1984, affaire relative à al responsabilité civile, la Cour de cassation
avait retenu la compétence des juridicitons françaises en se fondant sur les critères de la résidence habituelle en France du défendeur.

25
En ce qui concerne le domicile des personne smorales défendeur, le rglement donne une définition. Le domiclie est au sens du règlemen soit le siège
statuaire, soit son administration centrale, soit son principale établissement. Si ces lieux sont distincts, le demandeur disposerait d’une option.

Le règlement exclu toute compétence exorbitante, et notamment exclu pour la France le jeu des articles 14 et 15 du code civil.

Lorsque le défendeur habite dans un Etat tiers, el règlement ne s’applique pas.

Mais, en vertu de l’article 4 du règlement, toute les personnes domiciliées dans un Etat membre peuvent se prévaloir des règles de compétence
exorbitante de cet Etat. Par conséquent, un italien ou un méxicain domicilié en Frane pourrait attrair un défendeur domicliié dans un etat tiers devant un
tribunal français sur le fondement de l’article 14 du code civil. Et le jugement ainsi prononcé devrait bénficier de la facilité de circulation prévu pr le
règlement.

Cette compétence de prinicpe peut subir la concurrence de compétence alternatives voire, etre écarté dans le cadre des compéetnces eclusive.

Les r_gles de compéetnces alteratives


Elles sont énoncé à l’article 5 du Règlement (R). si on parle de compétence alternatives, ça veut dire qu’on offre une option au demandeur, en plus des
jurudiions de l’Etat du domiclie du défendeur.

Ces compétences alternatives sont fondé sur le principe de proximité. En consééquence, elles viennet désigner ici le tribunal spéicialement compétent,
mais aussi un orodre juridicitonnelle gblobale.

L’article 5 pose en premier lieu une règle de compétence particulière à la matière contractuell.

La compétence en matière contractuelle


Une compétence spéciale existait déjà à l’article 5 de cette convention de Bruxelles. Mais cet article rencontrait des difficultés de mise en œuvre et
d’interprétation. Et on s’est demandé au moment du R s’il fallait repdnre ces dispositions.
Le règlement accompagne la règle reprise de la convention de dispositions sépciales pour 2 catégires de contrat que sont les contrats de vente de
marchandises et les contrats de prestations de services.

L’article 5 contient désormais un a), et b) et c). Un a) qui donne compétence en amtière contractuel au tribunal du lieu d’exécution de l’bligation qii sert de
base à la demande. Le b) c’est 2 tiret, le 1 er pour les conhtrats de ventes de marchanides et les cohtrats de fournitures de services. Le c) prévoit que si
l’article 5 1° b) n’est pas applicable, on doit appliquer le a).

La règle générale énonce qu’en matière contractuel, le tribunal compétent est celui du lieu d’exécution de l’obligation qui sert de base à la demande.

La CJCE a été régulièrement saisi depuis l’entrée en vigueur de la convention de Bruxelels sur la matière contractuelle.

La CJCE a tout d’abord affirmé à plusieurs reprises qu’il fallait retenir une qualification autonome de la notion de amtière contractuel, cad une
interpétation propre à nla convention et au règlement, indépednante des solutions des divers droit antionaux. On doit se référer au système aux objectifs
de la convention et du règlement.

2 qestions ont attiré l’attention :


Fallait-il retenir l’application de l’article quand il
y avait contestation sur la validité d’un contrat ?
La CJCE considère que les contestations relatives à la validité du contrat entre dans la matière contractuel au sens du règlement dan un arrêt du 4 mars
1982, EFFEL.

Seonde difficulté interéesse les chaines de


contrat
Ici la CJCE a retenu notion restrictive de cette notion. Dans un arrêt Jacob HANDTE du 17 juin 1992, la cour a déclaré que al ntoion de matière contractuel
au sens de l’article 5 1° ne saurait être comprise comme visant une situation dans laquelle il n’existe aucun engagement librement assumé d’une partie
envers l’autre.
Sur le terrain des chaines de contrat a eu pr conséqucence que l’action du sous aquéreiur contre le fabriqauant n’entre pas dans le cahmp d’application de
l’article 5 1°, pas plus que l’action du sous traitant contre le maitre d’ouvrage qui agit sur le terrain délictuel.

26
Cette solition a été réfaairmé dans un arrêt du 27 ocobre 1998.

La CJCE a eu à se prononcer dans d’autres domaines.

La CJCE s’est prononcé dans 2 arrêts : un arrêt du 11 juillet 2002 et un arrêt du 14 mai 2009. En principe, l’engagement pris par l’organisateur de la loterie
et qui affirme qu’il va verser un gain à une personne déterminée sera considéré comme contractuel. La Cour de cass de son coté à eu à se pronocer par 3
arrêt du 7 mai 2010, reprenant l’interpétation de la CJCE.

Récemment dans un arrêt du 18 janvier 2011, la cour de cass est intervenu : il s’agissait ici de déterminer quel était la nature de l’action en dommage et
intérêts exercé sur le fodnement de l’article L.442-6 1° 5èmement du code de commerce (action en responsabilité exercée pour rupture de relation
commerciale établie). Ici la cour de cass a considéré que l’action relevait non de l’article 5 du règlement (non de la matière contractuelle) mais de la
matière délictuelle. Et pour apprécier la compétence des juridictions françaises, il fallait regarder l’article 5 3èmement qui cocnerne la mati-re délictuelle.

Dès lorsqu’on est en matière contractuelle il faut chercher le lieu d’exécution de l’obligation qui sert de base à a demande.

Mise en œuvre de cette règle de compétence : l’obligation qui sert de base à la demande.

(cf notion de paiement portable ou quérable).

Dans un arrêt Tessili, 1986, pour déterminer le lieu d’exécution de l’obligation qui sert de base à al demande, il faut se référer à ce que prévoit la loi
applicable à l’obligation, loi applicable déterminée suivant les règles de conflits de lois de la juridiction saisie.

Arrêt du 15 janvier 1987, SHEVANAI, selon lequel en cas de pluralité de demande, la compétence doit s’apprécier en fonction de l’obligation principale.

La CJCE, dans un arrêt LEThertext du 5 octobre 1999, a considéré que si les obligations sont équivalente, le juge ne peut connaitre que de l’obligation qui
est exécuté dans son ressort territoriale.

A l’article 5 1° b) sont posé des règles spéicales qui prévoit le lieu d’exécutionde l’obligation qui sert de base à la demande. Pour les contrats devente de
marchandises, le lieu d’un Etat mebre ou en vertu d’un contrat le lieu où les marchanidieses auarait du être livré, et pour la founrniture de service le lieu
où le service aurait du être fourni.
La règle posé pour ces catégires de contrats sont différente de celle prévu à l’article 5 1° a).
Ici pour ces 2 catégories de contrat, le législateur européen rattache le contentieux à un for contracteul unique. C’est l’abandon de la dispersion potentiel
du contentieux.

L’article 5 1° b) a fait naitre des difficultés nouvelles et n’ apas totalement semblé pouvoir dissiper des difficuléts rencontré avec le a).
La 1ère catégorie de difficultés : il va falloir qualifier (qu’est ce qu’un contrat de vente et un contrat de fourniture de marchandises).
La Cour de cassation a rencontré cette difficultés pour les contrats cadre de distribution. La question est débattue en doctrine de savoir si ces contrats
cadre sont des contrats de fourniture de service.
Dans plusieurs arrêts, la Cour de cassation a considéré que de tels contrats, nottament des contarst de concessions, n’était ni des contrats de vente ni des
contrats de fourniture de service, que la détermination en conséquence du tribunal compétent en application du règlement relevait de l’article 5 1èrement
a) et non 5 1°) b).
On a plusieurs arrêts : la JP est constante. Aujourd’jui on n’ apas d’arrêt de la CJUE.

La question s’est posé de savoir si un contrat de licence d’exploiation d’un droit de propiété intellectuel constituait une fourniture de service au snes du
règlement.
La CJCE, dans un arrêt Falco du 23 avril 2009 a rejeté une telle qualification. Là encore, ça signifie que de tels contrats entrent dans le champ d’application
de l’article 1° a). et la CJCE en a profité pr préciser que dans ces cas là, on doit utiliser le mécanisme de détermination du lieu d’exécution de l’obligation tel
que le prévoyait la JP Tessili.

La question s’est encore posée à la CJUE sur le distinction entre les contrats de fournitiure de servvice et les contrats de vente de marchandises. Le
problèem dans cette affiare c’est que la livraison de ces amrchandises répondait à des spécifications très précises de la société qui les avaient commandé.

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La CJUE dans un arrêt du 25 avril 2010, l’arrêt CAR TRIM, a considéré qu’un tel contrat était un contrat de vente de marchandise, notammet parce que al
matière qui permettait de fournir les marchandisies demandé n’éait pas fourni apr celui qui avait commandé.

Les questions ne sont pas vidées.

La 2nd série de difficulté : il va falloir déterminer le lieu de livraison des amrchanidses et le lieu de founritre de service pr les contrats de fourniture de
service.
Pour les ventes de marchandises, on peut espérer que les termes meêm du contrat prévoit le lieu de livraison.
Si les parties n’ont rien dit, la question se pose de savoir s’il faut revenir au mécanisme prévu par la JP Tessili. Comment déterminer le lieu de livraison des
marchanideses si le contrat ne le prévoit aps.

La CJUE, dans l’arrêt CAR TRIm Du 25 avril 2010 considère que le lieu de livraison s’il ne peut être déterminé directement apr une clause du contrat doit
être celui de la remise matériel de la marchandise apr laquelle l’acheteur a du ou aurait du acquzrir le pouvoir de dispoer effectivement de ces
marchanidses à l’opération final de l’opération de vente. Elle exclu el recours au règle de conflit de loi, ou le recours à la loi applicable au contrat…

La CJCE, dans un arrêt du 3 mai 2007, Colordrac a affirmé qu’on pouvait appliquer l’article 5 1° b) 1 er tiret.
La CJCE a considéré qu le tribunal compétent était celui du lieu de la livraison principale déterminée à partir de critères économiques.
La Cour a dit qu’à éfaut de lieu de livraison principale, est compétent pour l’ensemble du litige l’un des tribuanux cmpétent…

Revoir tout ça ! (toute la séance).

La cour a pris soin dans cet aarrêt colordrac de limiter al solution à l’hypothèse om les différentes lieux de livraison de la marchandise.

Pour les contrats de fourniture de service, la question s’est posée pour les contrats de transports (contrats de transports aériens). Article 5 1° b) 2 nd tiret.
Le demandeur bénficie d’une option sur le fodnement de cet article. (arrêt du 9 juillet 2009, CJCE, AIRBALTIC).
La question s’est posé pour un contrat d’agent commercial : ça été considéré comme un contrat de fourniture de service : arrêt WOOD FLOR de la CJUE du
11 mars 2010. En l’espèce, il y a avait une exécution de contrat d’agent commercial dans plusieurs Etats. Dans une telle hypothèse, la CJUE considéré que
le tribunal compétent est le lieu princiaple de la fourniture de service d’après le contrat, ou alors le lieu effectif de la fourniture eservice, ou encore, le lieu
où l’agent est domicilié.

O a pensé au départ que la Cour retiendrait une interpéetation extensive de l’article 5 1° b). or les 1 er arrêts ne sont aps en ce sens, notamment l’arrêt
Falco.

Les règles concernant les parties faibles :


Les règles que nous venons d’étudier sont parfois écarter pour certains contrat. On veut assurer al protection des parties faibles.

Pour ce qui est des contrats de travail. Le principe c’est que l’une et l’autre des parties (le trvailleur ou l’employeur) peuvent saisir le tribunal du lieu du
domicile du défendeur, masi cete compétence s’impose à l’meployeur, tandis que le salarié lui peut saisir également le tribunla du lieu où il exécute
habituellement son travail.
Pour les contrats de consommation, si le demandeur est le professionnell, il ne pourra siair que les tribunaxu de l’etat du domicile duconsommateur. Au
contraire, el consommateur bénéficie d’une option et peut donc siasir le tribunal de son propre domicile.

Les obligations alimentaires


Le règlement comme la convention ont prévu une compétence alternative fondée sur une faveur pour le créancier d’aliment. Ce dernier peut donc saisir,
outre les juridictions de l’Etat du domicile du défendeur, le tribunal de son propre domicile. C’est donc un cas de forum actoris posé par le règlement.

La matière va prochainement sortir du champ d’application du règlement Rome I en raison de l’adoption d’un règlement distinct, règlement n°4-2009 du
18 décembre 2008, relative à la compétence et la reconnassiance et l’exécution des décisions et la coopération en amtière d’obligaton alimebtaire.
Il s’applique à partir du 18 juin 2011. Il rnevoi au protocole de la Haye du 23 novembre 2007.

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Ce nouveau règlement en mati_re d’obligation alimentaire est amrqué des caractères qui sont les aprticularité des plus récent r_èglement communautaire
et notamment, un des cractères les plus fort, c’est que ce règlement supprime la procédure d’exéquatur.

Comptence en matière délictuelle


Le siège de la amtière est l’article 5 3° du règlement. C’et une option de compétence ouverte au demandeur  : il pourra donc saisir le tribunal du lieu où le
fait dommageable s’ets produit ou risuqe de se produire, outre le lieu du domicile du défendeur. «  risuqe de se produire » vise une certaine prévention,
par eemple en matière environnementale, ou encore en amtière dedroit de la consommation.
L’application de ce texte a soulevé 2 types de difficultés :
La CJCE a jugé dans un arrêt KALFELIS du 27 septembre 1988 quétait de nature délictuelle toute demande qui vise à mettre en œuvre la responsabilité du
défendeur et qui ne se rattache aps à al amtière contracteulle.

La localisation du fait dommageable : cette difficulté d’interprétation apprait lorsqu’on est en présence d’un délit complexe parce que el fait généralteur
du dommage et le dommage lui-même survienne dans des Etats différents.
Dans un arrêt CJCE du 30 novembre 1976 Mine de Potas D’Alsace : la Cour a considéré que el demandeur dans ce cas pouvait à son choix saisir soit le
tribunal du fait générateur du dommage soit celui du lieu où le dommage est subi. Donc l’option dans une telle hypothèse…

Il peut arriver que el délit soit complexe parce que le dommage serait lui mm subi en plusieurs lieu différents.
Les exmples vu fréquemment sont les atteintes à la vie privée lorsque les info sont diffusé apr voie de presse.
S’ajoute aussi un contentieux important : les actions en concurrence déloyale.
Une JP assez nourri aujourd’hui avec une certaine incertitude pour savoir qul tribunal on doit saisir.

Dans un arrêt Fiona SHEVILL, CJCE, du 7 mars 1995 : la Cour a considréé que si le dommage était subi en des lieux différents la victime pouvait saisir les
diffréents tribuanx dans le resosrt desquels elle avait subi un préjudice. Mais elle ne pourra pas obtenir de ce tribunal la réparation intégrale de l’ensemble
des préjudices. Elle n’obtiendra réparation du seul préjudice subi dans le ressort de ce tribunal.

Les règles spéciales pour les succursales…


L’article 5 du règlement prévoit une otoption de compétence lorsque le défendeur possède une succursale, une agence ou un établissement.
Dans une telle hypothèse, le demandeur peut choisir de saisir, plutôt que els juridicton s de l’Etat dudomicile du défendeur, le trbunal du lieu de la
succursale, de l’agence ou de l’établissement.
Encore faut-il que el litige intéresse la gestion de cette succrusale., les raaprots avec la clientèle.

Les règles de compétence exclusive


Dans certaines matières, le règlement désigne les compétences exclusive des juridictions d’un Etat, écartant même la compétence des juridiction du
domicile du défendeur.
Ça signifie que al règle posée à l’article 2 ne s’applique aps.
La compétence est exclusive, et même, impérative, en ce sens que les juridcitions désignées ont seules vocation à statuer à l’exclusion de toute autre. Les
autres tribunaux doivent se déclarer incompétent, et les éventuelles clauses attributives de juridition seront paralysées.
Ces compétences sont visées à l’article 22 du règlement (anciennement l’article 16 de la convention de Bruxelles).

Compétence exclusive est d’abord attribué au lieu de situation de l’immeuble en matière d’action réelle immobilière et également en matière de baux
d’immeuble.
Les successions sont exclus de ce règlement.
Pour les baux, c’est une solution qui ne fait pas partie du droit commun français. Cette compétence n’a pas tjr emporté une adhésion totale de la doctrine.
Cela signifie que pour un lititge relatif à un bail d’ahibtation ou comercial, les parties ne peuvent décider de soumettre leur litige à un autre tibunal que
celui de la situation de l’immeuble.
C’est un fondement de proximité. Mais ce fondement ne suffit pas. Il y a aussi comme fondement l’importance législative et impérative dans ce domaine
pour beaucoup d’Etats membre.

Il existe cependant une dérogation, qui avait été introduite en 1989 dans la convention de Bruxelles, lorsqu’il s’agit de location saisonnière (pour des
vacances) d’une durée maximale de 6 mois. En ce cas, le règlement autorise les parties à saisir également la juridiction de l’Etat du domicile commun du
bailleur et du locataire personne physique.

Compétence exclusive est également donné au tribunal du siège social pour les litiges relatif à la validité, la nullité ou la dissolution des sociétés.
Sont exclusivement compétent aussi en matière de validité des inscription sur les registres publics (brevet, marque, dessein) les tribunaux des Etats
membres où sont tenu ces registres.

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Cela ne concerne pas le contentieux relatif à l’exploitation de ces droits ni les actions en contrefaçon.
Enfin, sont seul compétent pour les mesures d’exécution les tribunaux du lieu d’exécution, avec des règles spécial et complexe pour les mesures
conservatoires.
Toutes cette exclusivité est fondée sur le principe de souveraineté, y compris la compétence en matière immobilière on retrouve ce principe d’exclusivité.

Régime de la compétence

Il s’agit des questions relative sà la litispendance, la connexité, etc.


On se trouve dans une situation de litispendance lorsque 2 juridiction compétentee sont saisi pour le même litige concurremement. Le règlement prévoit
en ce cas, si les 2 juriditoon saisi appartienne à 2 Etat membre, que l’exception de litispendnce doit être accuilli. Cette exception doit être soulevé devant
le tribunal saisi 1en 2nd.
Le juge saisi en 2 nd lieu doit sursoir à statuer jusqu’à ce que le juge saisi en 1 er ait statué sur sa propre compétence. C’est donc au juge 1 er saisi d’apprécier
lui-même sa compétence. Dès lors qu’il se reconnait compétent, el juge saisi en 2 nd lieu doit se dessaisir.

Cette règle a soulevé une difficulté lorsuq el juge saisi en 2 nd lieu est saisi sur le fondement attributive de juridiction. Cela suppose qu’a priori, le juge saisi
en 1er lieu a été saisi au mépris de cette clause, et qu’il est incompténet si la clause est valable.
On aurait pu penser qu’en ce cas, le juge saisi en 2 nd lieu puisse immédiatement apprécier sa compétence lui-même sans attendre la décision des 1 ers juges.
La juridocito de Bruxelles ne l’autorise pas.
Dans un arrêt du 9 décembre 2003, GASSER, la CJCE a affirmé que le juge second saisi, même sur le fondement d’une clause attribtive de juridicton, devait
sursoir à statuer en attendant la décision d’incompétence du 1 er juge saisi. C’est critiquable.

Concernant des demandes connexes, c’est-à-dire qu’elles ne sont aps identiques, mais proches et liéé, le règlement les défini en son article 28. Son
connexe les demandes liées entre elles apr un rapport si étroit qu’il y a intérêt à les instruire te les jugé en mm temps afin d’éviter des solutions
inconciliables si les causes étaient jugée séparément.
Il y a donc un risuqe de connexité s’il y a un risuq ede contrariété de décision.
Le juge saisi en second dispsoe ici d’une option : il peut soit sursoir à statuer soit se dessaisir à la condition que l’une des aprties le demande et que les 2
litiges soit pendnat au 1er degré.
En cas de connexité, le règlement psoe une règle qui juste une faculté pour le juge et non une obligation comme pour la litispendance.

En ce qui concerne le clauses relative sà la compétence, seules entrent dans le domaine du règlement les clauses attributives de juridiction. Les clauses
d’arbotrage sont elles hors de l’application de ce règlement.
Le règlement admet largement la validité des prorogations de compétences sous réserve du respect des conditions de forme, condition qui sont posé pour
s’assurer qu’il y abien eu consentement des aprties à la clause ; sous réseve égalemen que ces clauses ne heurte pas une compétence exclusive posé par le
règlement.
Reste à préciser que la valdidité de ces clauses est encadré treès restrictivmenet lorsqu’il s’agit de contrat mettant en relation un professionnel et une
aprtie faible (un trvailleur selon la terminologie européenne). On ne pourra pas opposer contre la partie faible une clause atrributive de compétence.

§3) Reconnaissance et exécution des décisions


Un des objection majeur de la convention de Bruxelles qui anime tjr le règlement Bruxelles I est de faciliter la circulation des jugement à l’intérieur de
l’espace judiciaire européen.  C’est ce qui a déterminé l’élaboration de ces textes. Pour y parvenir, on a fixé des règles de compétence commune.
Le règlement s’applqiue ici de façon un peu plus élargi, puisque les règles de reconnaissance simplifié vont profiter à tte les déicions rendu par une
jurudicon d’un Etat memebre, mêm si l’instance a été engagée vaant l’entré en vigueur du règlement dès lors que la compétence était fondé sur la
convention de Bruxelles.

Condition de la reconnaissance et de l’exécution


Ces conditions sont assoupli par rapport au droit commun et notamment par rapport au droit commun français tel qu’il était au moment de l’élaboration
de la convention et du règlement de Bruxelles.
Le système repose sur la confiance mutuel que s’accorde les différentes Etats membres. Cette confiance mutuel conduit à considéréer qu’il ya quaisment
une équivalmence fonctionnelle entre les juridiction des Etats membres. Cela conduit à des conditoon de contrôle légéères. D’abord il n’y pas deocntrole
de la compétence du uge étranger, sauf si le tribunal étranger a porté atteinteà certaines compéetence exclusive ou porté atteinte à certaines règles de
protection de la partie faible.

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Il n’y a pas non plus de contrôle de la loi appliquée. L’essentiel du contrôle va porter sur le terrain de l’ordre public qui intègre le contrôle de l’absence de
fraude, mais même ici, la porte est quand même assez reserrée, le règlemene prévoyant seul une contrariété manifest à l’ordre public d’un Etat est
susceptible de justifier un refus de reconnaissance. 
La CJUE contrôle étroitement l’utilisation par les juridictions étatituqes d’un Etat membre de la notion d’ordre public pour s’opposer à la reconnaissance
d’une décision.
Elle considère que l’ordre public ne peut constituer un tel refus que dans des cas exceptionnels.

Il peut s’agir de l’ordre public de fond mais aussi de l’ordre public procédural. Notamment la CJCE a admis dans un arrêt Crombach du 28 mars 2000 que
el refus de reconnaissance pouvait être fondé sur la violation du droit à un procès équitable.
Ex : le défdndeur a été défaillant parce que l’acte intoductif d’instance ne lui est pas parvenu, etc.
On pense également ici au grand principe de procédure (manque de motivation de la décision, etc.).

Enfin, la reconnaissance pourra être refusée si al décision étrangère est inconciliable avec une autre décision déjà rendu dans l’Etat requis. Cette solution a
été retenu par la CJCE dans un arrêt du 6 juin 2000, dans une hypothèse où avait été rendu 2 décision en référé, l’une enjoignant au dzbiteur de ne pas
accompli certain actes, alors que l’ordre décision avait refusé de prononcer une telle injonction.
Ce genre de décision nous éclaire sur ce que peuvent être des solutions inconciliables.

La procédure
La reconnaissance à proprement parler ne nécessite pas de procédure. Elle est acquise de plein droit. Donc pas besoin de procédure spéciale.
Seule l’exécution d’une décision nécessite une procédure. Le demandeur devra apporter la preuve que la décision étrangère rendu est revêtu de
l’exécution provisoire dans l’Etat étranger.Il doit demander un certificat dans l’Etat d’origine.
La requête tendnat à demander que la déiciosn étrangère soit exécutoire doit être présenté au TGI. A ce stade, il n’y auara qu’un simple contrôle formel
des document fourni par le demandeur. En d’autres terme, ne sont pas vérifié les conditions de fond relative à l’efficacité de la décision étrangère ; la
partie contre laquelle l’exécution est demandé ne peut pas présenter d’observation, et il doit être statué à bref délai.
Une fois la déicison acquise, le défendeur peut former un recours devant la Cour d’appel qui cette fois statuera contradictoirement.

La décsion étrangère est présumé régulière, c’est donc à al aprtie qui conteste cette irrégularité de rapporter la preuve de cette irrégularité. L’arrêt d’appel
peut être frappé d’un pourvoi.
A propos de l’interprétation de la convention de Bruxelles et du règlement, ces conventions ont été un progrès pour la construction de l’UE. Ça été
tellement un progrès que les Etats de l’AELE ont demandé à bénéficier d’une convention similaire, convention dite parallèle et qui reprend dans une large
mesure les dispsoitions de la convention de Bruxelles puis parès l’élaboration du règlement Bruxelles I (convention de Lugano).
Ces succès expliquent que les institutions communautaires ont voulu aller plus loin et élaborer des textes qui n’entre pas dans le domaine du règlement
Bruxelles I. Tel est le cas du règlement Bruxelles II.

Chapitre II : Le règlement du 27 novembre 2003 sur la compétence en matière matrimoniale et en matière de responsabilité
parentale (règlement Bruxelles II Bis)

Ce règlement, comme le Bruxelles I, a été pris sur le fondement des dispositions du Traité d’Amsterdam. Il n’est donc pas appliaquable au Danemark.
Les règles qu’il énonce sont assez complexe. Mais il était nécessaire de l’aborder compte tenu de l’importance pratique de ces dispotions.
Les institutons européennes ont voulu se saisir de ce sujet sensibles afin de faciliter la reconnaissance des divorce et des séparation à l’intérieir des Etats
de l’UE.
Les institutions euroépennes ont considéré que c’était un élément néessaire des prinicpes de libre circulation des paersonnes. Elles voulu surmonter des
difficultés qui naissaient à propos de conflit relatif à l’attribution de la garde des enfants.
Ces difficultés peuvent être importantes.
Le résultat auquel ont est parvenu en matière de divorce a encouru des critiques, mais des critiques atténnué grace au règlement Rome III sur la loi
applicable au divorce.
§1) Le champ d’application
On a d’abord adopté un règlement CE 1347-2000 du 29 mai 2000, dit règlement Bruxelles II. ce règlement était relatif à la matière matrimonial et
responsabilité parentale sur les enfants commun.
N’était visé que els question touchant au couple marié. C’était un choix étrange alors qu’en Europe le nombre de couple non marié a dépassé le nombre
de couple marié. Cela avait pour conséquence que tout les problèmes relatif au enfants né hors mariage étaient laissé de coté. Cette orientaiton n’était
pas la bonne, si bien que ce règlement a été très vite remplacé par un nouvea rèlement appleé règlement Bruxelles II Bis.
La question de la responsabilité parntale est étendu désormais aus enfants né hors mariage.

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Même élargi, el champ d’application de ce nouveau règlemet a suscité d’importante critique. En matière matrimonial, le règlement s’applique à la
séparation de corps et au divorce ainsi qu’à l’annulation du mariage.
En revanche sont exclu des question qui sont pourtant lié : ceratins effets patrimoniaux du divorce comme les obligations alimentaires.
Le règlement est critiquable d’un autre point de vue, cela concerne les règle de compétence.

§2) Les règles de compétence


Ces règles de compétence sont d’une grande complexité. En effet, le texte prévoit de nombreuses compétence alternatives qui sont mise sur un pied
d’égalité, qui ne sont aps hiérérachisé. L’article 3 donne compétence au juridicton dont les époux ont la nationalité ou sur le territoire om ils résident
habituellement. Mais également dans le cas où il réside aps habituellement dans le même pays peuvent être encore saisi les tribunaux de leur dernière
résidence commune, à condition que l’un des époux y réside encore. Peut être saisi également le tribunal de la résidence habituelle du défendeur, celui
encore de la résidence habiteulle du demandeur si cette résidence est antérieure au minimum d’une année à l’exerice de l’action ou de 6 mois si le
demandeur est un ressortissant de cet Etat.

La liste des chefs de compétence n’est pas clause car il faut encore ajouté le cas où l’époux défendeur n’a pas sa résidence sur le terriotre d’un Etat
membre ; dans une telle hypothèse et si aucun tribunla des Etat membre n’est compétent, le règelemnt renvoi au règle de compétence national. Ce qui
signifie qu’un tribunal d’un Etat mebre pourra se déclarer compétent sur le fondement des chefs de compétence du droit commun, national, de cet Etat.
Et même si la compétence est alors fondée sur une compétence exorbitante comme l’article 14 civ.

La Cour de cass a eu l’occassion d’appliquer cette règle dans un arrêt du 12 janvier 2011 : en l’occurrence elle censure ue Cour d’appel qui avait refusé de
reconnaitre la compétence des tribunaux français alors qu’aucun tribunal d’un Etat membre n’était compétent en vertu du règlement Bruxelles II Bis  ; dans
une telle hypothèse, il faut vérifier si le tribunal n’est aps ocmpétent sur le fondemenent du droit national. En l’espèce, le tribunal fr devait se délcarer
compétent sur le fondement de l’article 14 civ.

Les règles de conflit de loi des différents Etats memebre de l’UE sont différentes les unes des autres, elles n’était aps harmonisées.
Donc selon le tribunal qu’on va saisir, telle ou telle loi sera désigné. Il ya un enjeu considérable à saisir telle ou telle juridiction. Donc on a vu un forum
shopping important.

Mais les choses vont s’améliorer. Le règlement Rome III vient unifier les règles de conflit de lois en matière de divorce. C’est un règlement du 20 décembre
2010 qui sera applicable à partir du 21 juin 2012.
Ce règlement est important puisqu’il va permettre de rendre moins critique les situation de formm chopping et de course au tribunal. C’est un règlement
singulier pris dans le cadre de la procédure de coopération renforcée. C’est une procédure prévu depuis le traité d’Amsterdam qui permet à certains Etats
lorsqu’un accord de tous est impossible de se lancer dans une coopération renforcée entre eux. C’est une procédure particulière.
La France fait partie des Etats pour lesquels le règlement s’appliquera (Rome III).
Les difficultés nées de l’nsemble de socmpétences alternatives posées par le règlement Bruxelles II Bis vont être bcp moins criant car l’ensemble des Etats
qui ont adhéré à cette règlementation feront qu’il y aaura harmonisation des règles de conflit de lois.

§3) Reconnaissance et exécution


Les conditions de la reconnaissance des décisions en matière de matrimoniale et de responsabilité parentale sont calqué sur le règlement Bruxelles I.
-En premier lieu, ce règlement Bruxelles II Bis précise que l’Etat requis ne pourrait justifier un refus de reconnaissance pour motif de contrariété d’ordre
public parce que sa loi ne reconnait aps le divorce ‘exemple de Malte), etc.
L’ordre public de fond n’aura qu’assez peu l’occassion d’intervenir.
-En amitère de reponsabilité parentale, la conformité à l’ordre public doit se faire par rapport à l’intérêt supérieur de l’enfant et notamment de la
possbilité pour celui d’avoir été entendu dans le cadre de la procédure diligenté à l’étranger.
-3ème observation (relaitve à la procédure) : dans le cadre du règlement Bruxelles I, les conditons de fond ne sont éventuellement discutées qu’en cause
d’appel.
La règle est diffrénete dans le cadre du règlement Bruxelles II Bis, puisque ce débat peut avoir lieu devant le 1 er juge de 1ère instance. C’est une solution que
l’on peut approuver.
Le règlement prévoit une action en inopposabilité dans le cadre de l’état des personnes. Cetta ction a pour objectif de fixr le statut d’une personne qui ne
va pas être tributaire de l’action de son adversaire et permet d’agir à titre préventif.

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Chapitre III : Les règlements instituant des procédures communautaires spécifiques
Jusque là, on admettait difficielement que l’exécutioj d’une décision étrangère soit faite sans procédure.
Le mouvement est de supprimer de plus en plus les procédures qui permettent même l’exécution des décisions étrangères.
De plus, on voit appraitre avec ces règlements une véritable procédure spécifique euroépenne qui s’ajoute au droit procédural des Etats membres.
Donc évolution profonde.

§1) La procédure européenne d’injonction de payer


Elle a été institué par un règlement 1896-2006 du 12 décembre 2006 et est applicable depuis le 12 décembre 2008. Il s’agit d’un eprocédure spécifique
d’exécution propre aux litiges transfrontières. Il s’agit de permettre l’exécution sans procédure d’exequatur dans tous les Etats membres. La compétence
juriditionnelle est ici déterminé apr application des règles posées dans le cadre du règlement Bruxelles I.
La demande est présentée selon un formulaire type que l’on doit renseigner avec un certian nombre d’indication (montant dela créance, cause de l’action,
description des éléménts de preuve de la créance, justifier du caractère transfrontalier du litige). Cela implqiue que l’une des parties ait sa résidence
habituelle dans un Etat autre que celui de la juridicton saisi.
Dans un délai de 30 jours, la juridociton saisi délivre l’injonction de payer qui est formalisé dans un formulaire type. Les droits de la défesne sont assurée
par la signification de l’injonction et la possiblité de faire opposition.
En cas d’opposition dans un délai de 30 jours, la procédure va alors se poursuivre selon les règles ordinaires. L’opposition se fait par un formulaire type
adressé audéfendeur en même temps que l’injonction.
Il s’agit d’une nouvelle procédure européenne que le juge national doit appliquer. Le juge national devient l’organe de l’ordre juridique communautaire.

§2) La procédure de règlement des petits litiges


Cette procédure européenne de règlment des litiges relatifs à des créances inférieures à 2000 euros a été institu par le règlement 861-2007 du 11 juillet
2007, et applicable depuis le 1er janvier 2009.
Ici encore, pour apparécier la compétence des juridictions des Etats membres dans le cadre de ce règlement des petits litiges, il faut se référer aux
dispositions du règlementBruxelles I.
Sont exclus du domaine de ce règlement des peti litiges les créances fiscales, les créances alimentaires, celles liées au contrat de traail, au régime
matrimoniaux ou au successions.
Laprocédure est considérabememtn simplifié. Il suffit de remplir un fromulaire standardisé tant pour la demande que poyr la défense. Pas de
représentation obligatoire par un avocat.
Le tribunal saisi doit se pronocenr en principe dans les 30 jours à compter de al réception de la défsne.
Une fois al désicion pronocné, il y apeu de voies de recours, et des voies de recours non suspensives.
La décision est immédiatement exécutoire dans tous les Etats membres (sous réserve du Danemark).
L’idée qui a présidé l’adoption d’un tel règlement, c’est que les petits litige ne donnait aps lieu à contentieux car trop commplexes, et bcp de créanciers ne
pouvait pas fr sanctionné leur droit car le cout des poursuite était trop élevé dans le cadre de relation transfrontalière.

§3) Le titre exécutoire européen


C’est Le règlement 805-2004 du 21 avril 2004 qui a créé ce titre exécutoire européen. Il intéresse l’exécution des créances incontestées et est applicable
depuis le 21 octobre 2005.
Il s’agit ici de simplifié plus encore la procédure en vue de l’exécution forcée de créance incontestée de somme d’argent en matière civile et commerciale,
cela afin de décourager les débiteurs récalcitrants du fait de la frontière pour s’abriter. Ce texte est le 1 er à prévoir que l’exécution sur le fondement de
titre exécutoire sera obtenu sans procédure d’exequatur, donc sans qu’il y ait une déclaration de l’Etat requis pour donner un titre exécutoire qui vient de
l’étranger.
La force exécutoire ets attaché de plein droit au titre exéctoire européen si bein que la décision devra être exécuté dans l’Etat membre requis comme si
elle avait été rendu dans l’Etat memebre d’excution (article 20 de ce règlement).
La créance inconstesté peut réslter soit d’une transaction judicaire, soit d’un acte authentique soit d’une décision de justice.
Ce règlement a donné à certians nombre de critique notamment parce que le caractère incontestée de la créance est entendu largement. On peut
l’admettre pour les créances résultant d’une décision de justice et où le débiteur a reconnu la créance. Maius c’est plus contestable pour les créances
réputées inconstées, mais où le débiteur a constesté en vain la créance, ou en core s’agissant des créances réputées incontestée parce que ledébiteur a
fait défaut dans la procédure.
La demande d’obtention d’un titre exécutoire européen peut être présenté devant la juridictojn à l’origine de la décision qui peuyt soi le pronocner dès le
proonocné du jugement d’origine soit le demander à tout moment devant une autre juridiciton.
En France, lorsque l’on demande que al décision soit assortie du titre exécutoire européen, cela appartient au greffier en chef de la juridiction qui a rendu
la décision. Cette procédure n’est odnc pas une procédure au fond. Il suppose déjà l’existence d’une décision au fond.

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Titre II : Le statut des personnes privées à l’égard des Etats
Jusqu’à présen, on s’était placé sur le terrain du droit des relations privées internationales. Et on a vu à la fois la détermination de la loi applicable et la
question des compétences en cas de litige entre des personnes privées. Mais le DIP dans la conception françaises ne se limitent pas à ces 2 domaines.
Traditionnelememtn on y fait également entrée le drit de la nationalité et la condition des étrangers.
Il s’agit alors d’étudier le statut des personnes privées à l’égard des Etats. Ces 2 questions se sont la nationalité et la condition des étrangers.

Sous-Titre I : La nationalité


Chapitre I : La théorie générale de la nationalité
Section I : La notion de nationalité
Tradionnellement ond éfini la antioalité comme étant ocnstitutive d’un lien de droit entre un Etat et un individu.
La CIJ, dans son arrêt NotteBohm du 6 avril 1955 l’a défini comme un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachmeent, une solidarité effective
d’existence, d’intérêt, de sentimement, joint à une réciprocité de droit et de devoir.
Il resoosrt de cette définition 2 éléments qui tiennent à la fois au lien de nationalité et au effets de ce lien.

§1) Le lien de nationalité


Il constitue un monopole de chaque Etat.
Attribution de la nationalté : monopole de chqye Etat
Chaque etat a le pouvoir d’attribuer sa natiobalité à un individu. C’est une question de souveraineté.
Encore faut-il que cet Etat soit reconnu par la communauté internationale dès lors qu’être national d’un Etat c’est être membre de la population
constitutive de cet Etat.
Reconnaissance d’un Etat ne doit pas être confondu avec reconnaissance d’un gouvernement. On peut reconnaitre un etat sans reconnaitre son
gouvernement.Un Etat peut exister et attribuer sa nationalité indépendamment de sa taille (ex : Vatican).
Pur les Etats regroupé sous la forme d’un fédération, c’est l’Etat fédérale qui attribue la natioalité.
C’est un etat qui attribue une nationalité et non une nation. Ça amène à distinguer la natiolaité de fait et la natio alité de droit.

Nationalité de fait et nationalité de droit


On distingue ces 2 sens de la nationalité même s’il est souhaitable que cette antionalité de fait et de droit coïncide.
La nationalité de fait : Hauriou avait qualifié la nationalité de fait dans une formule célèbre comme étant une mentalité. En d’autre terme, la nationalité de
fait repose sur des considération sociologique qui sont lié au concept de nation (la nation qui se forme l’histoire, la cutlure, la religion).
La nationalité de fait se traduit apr la volonté de vivre ensemble sur la base d’idéaux commun sur un mode de vie semblabe. Ça se traduit apr une
communaté de droit et de devoir.

La nationalité de droit se définide façon plus objective. Elle consiste dans le fait d’appartenir à la population constitutive d’un Etat. Elle se traduit apr un
lien de droit. la notion de nationalité de droit est plus récente que la antionalité de fait. Elle est apparut à la révolution au moment où les citoyyens ont été
appelé à intervenir dans les affaires publics, et c’est là où elle est devenu objet de règlementation.

Aujourd’hui, dans la plus part des Etat modernes, la nationalité de droit est règlementé de façon précise. Cette règlementation vient définir la qualité de
national.
Si l’on voit la nationalité de fait et de droit de façon différente, il est souhaitable le plus possible que ces 2 nationalité puisse coïncidé et se confondre.
Cetet difficulté a été au cœur de la question des nationalités (au 19 ème siècle). On a voulu à l’époque rapprocher la notion d’Etat à la notion de nation. C’est
ce mouvement qui impulser les mouvements de nation allemende ou italienne.
De plus, l’éclatement de l’URSS et les conflits dans les pays balcans sont liées à ce mouvement et cette idéologie.
La volonté d’une population d’apprtenir à une nation rend unsupportable d’être soumis à un Etat centrale qui étouffe l’autonomie de la nation.
Aujourd’hui, il est admis qu’un Etat démocratique doit reposer sur une volonté suffisante de vivre ensemble, ce que traduit la Charte des nations unies (le
droit des peuples à disposer d’eux-mêmes).

C Le sujet de la nationalité
Les personnes physiques
Lorsqe l’on aprle d’un lien de nationalité c’ets un lien entre un individu et un Etat. C’est un élément de l’état d’une personne. Toute personne a droit à une
nationalité. C’est ce qu’affirme l’article de la déclaration universelle des droits de l’homme. Malheureusement il existe des apatrides (des personnes sans
nationalité).

Personnes morales
On utilise le concept de nationalité à propos des personnes morales. Ce sont des entitées abstraites et donc la nationalité ne peut se faire par
rattachement sociologique. Il n’empêche que le concept de nationalité est utilisé à leur propos puisque al nationalité est lié à la personnalition juridique.

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La nationalité a un sens pour les personne smorales au regard de la protection des droits et au regard de la proetction diplomatique.
Il faut exclure le bénéfice d’une nationalité pour les choses.
Là encore, l’expression est souvent utilisé pour certians macro meuble : on parle des navires, les pavillons.
L’expression est trompeuses car une chose n’est pas un sujet de droit et ne peut aps avoir de nationalité. C’est un abus de langage. Quand on parle de
navire grec par exemple, c’est simplement un rattachement administratif qui a une conséquence importante sur la réglementation qui est applicable à ce
navire.

§2) Les effets du lien de nationalité


Dans la définition donné dans l’arrêt Nottebohm, on voit que le lien de droit consittué entre l’état et l’individu comporte des droits et des devoirs. Ce sont
les effets de la nationalité tant au plna interne qu’internationale.
-Au plan interne, les devoirs sont par exemple les obligations militaires, la participation à la vie politique. La natioalité confère à l’individu des droits. Le
national jouit toujors des droit les plus étendu possibles par différence avec les étrangers qui ne disposerait que d’un certains nombre d’entre eux. Il y a
des droits politiques comme le vote. Aussi, possiblité d’exercer certaines professions (médecins, avocat, etc.).
-Au plan internationale, les nationaux bénéficient de la protection diplomatique de leur Etat vis-à-vis des autres Etats. Cette protection peut aller jusqu’à
exercer une action internationale en faisant sienne une réclamation d’un de ses ressortissants, au titre de la protection diplomatique. En ce sens inverse,
l’Etat exerce sur ses natioanux une compétence personnelle qui est reconnu par le droit national (c’est ce qui explique qu’un Etat peut prendre des
mesures à l’encontre de ses nationaux où qu’ils se trouvent, même à l’étranger).
Le lundi 2 main 2011
Section II : Les facteurs d’attribution de la nationalité
Paragraphe 1 : les intérêts en cause
Ils sont multiples. C'est les intérêts des Etats eux mêmes, mais aussi des individus. Il faut dire aussi quelques mots sur la communauté internationales.
A Les intérêts des Etats
Les règles qu'adopte chaque Etat peuvent être gouvernés par les intérêts étatiques, qui vont varier selon les époques.
Par exemple, un Etat peut vouloir assoir sa puissance, notamment militaire, en élargissant le criterre de la nationalité. Cet élargissement peut avoir des
visées économiques car une population nombreuse peut constituer un atout sur le plan économique.
Par ailleurs, la nationalité doit être liée à un véritable sentiment d'appartenance à une nation. On considère traditionnellement qu'il n'est pas bon pour un
Etat se regarder comme nationaux des personnes qui ne souhaitent pas être considérées comme telle, des personnes qui n'ont pas ce sentiment
d'appartenance. En sens inverse, lorsqu'une personne a un lien étroit avec un Etat, cet Etat doit lui faciliter l'accès à sa nationalité.

B. Les intérêts des personnes


Pour les individus, la nationalité doit répondre à une attache sociologique pour eux. On considère qu'il est dans leur intérêt de se voir reconnaitre la
nationalité d'un Etat avec lequel ils entretiennent des liens sociologiques étroit. En revanche, il n'est pas souhaitable pour eux de se voir attribuer une
nationalité sur le fondement d'un rattachement distendu ou lâche. C qui explique que certaines législations offrent à certaines personnes la possibilité de
renoncer à leur nationalité ou que certains Etats mettent en place des règles relatives à la perte de nationalité.
En revanche, une personne qui vit depuis longtemps dans un Etat dans lequel elle est totalement intégré peut avoir intérêt à se voir attribuer la nationalité
de cet Etat, d'autant plus que ces personnes peuvent ne plus entretenir aucun lien avec leur nationalité d'origine.
Souvent, les Etats mettent en place des règles d'acquisition de la nationalité.

C. Les intérêts de la communauté internationale


Les intérêts de la communauté internationale sont satisfait si tous les individus ont la nationalité, cad qu'il n'y ait pas de cas d'apatridie.
Il est aussi souhaitable que chaque individu n'est qu'une nationalité pour éviter les conflits de nationalité. Les cas de bi-nationalité sont nombreux.
Si on cherche à éviter ces cas, cela implique que les Etats prennent en considération dans l'élaboration de leur propre législation les intérêts des autres
Etats.
Or, cet objectif est difficile à atteindre dans la mesure où les 2 grands critères permettant à obtenir une nationalité sont justement de nature à créer des
cas de bi-nationalité et des cas d'apatridie.

Paragraphe 2 : les critères


Le droit de la nationalité repose sur 2 grands critères principaux : le jus sanguinis et le jus soli.
A Le jus sanguinis
Il concerne l'attribution de la nationalité sur le lien du sang et de la filiation. C'est un critère traditionnel et que l'on retrouve en droit comparé.
L'attribution de la nationalité sur le fondement de la filiation tire sa justification de l'idée que l'enfant va se former d'abord dans son milieu familiale, et
c'estpourquoi nombreux sont les Etats qui vont le considérer dès la naissance comme appartenat à la population de cet Etat. c'est un facteur simple qui est
répandu en Europe.
Ce attribution automatique peut ne plus coïncider avec des liens de rattachement effectif avec le pays d'origine. Le droit français prévoit des cas pour
rompre ce lien de nationalité.

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B. Le jus soli
Le jus soli, droit du sol, est le 2eme grand critère sur lequel peut être fondé le droit de la nationalité.
Ici, il s'agit de prendre en considération l'intégration d'une personne en fonction de son environnement social.
La prise en considération du droit du sol peut se traduire de différentes façon. D'abord en tenant compte du lieu de naissance d'une personne. Dans cette
perspective on aurait la nationalité d'un Etat dans lequel on est né.
Ce critère a eu un rôle important pour les pays d'immigration car il a l'avantage d'une intégration et une assimilation rapide de la personne. C'est le cas des
Etats-unis.
Il est vrai que la naissance sur un territoire peut être fortuite et dans ce cas ne pas correspondre à des liens effectif sur le plan sociologique.
C'est pourquoi cette règle ne s'applique pas aux enfants du personnel diplomatique. Et, compte tenu des voyages professionnels, les Etats adapte le droit
de la nationalité pour éviter une attribution automatique.
Lorsque l'on prend en considération la résidence pendant une certaine durée dans un Etat comme facteur d'acquisition de la nationalité.
En France, c'est la combinaison du droit du sol et d'une présence minimum sur le territoire qui constitue le facteur d'attribution de la nationalité.

C- Critères secondaires
1 neutralisation sur demande volontaire
Ces facteurs secondaires concerne des cas d'acquisition de la natioalite postérieurement à la naissance. Il y a la naturalisation sur demande volontaire et
l'obtention par mariage.
Un Etat peut décider d'offrir à des personnes la possibilité de demander la nationalité. Il est souvent souhaitable pour un Etat d'offrir à des individus
intégrés sa nationalité. Cette acquisition repose sur une demande des personnes.
Cette acquisition par voie de naturalisation est le plus souvent subordonnée est à une certaine durée dans cette Etat, mais également à des preuves
d'intégration (connaissance de la langue, etc.).

2) l'acquisition par mariage


Autrefois, lorsque 2 personnes de nationalité différentes se mariaient, la femme se voyait souvent octroyer la nationalité de son mari. Certaines
législations prévoyaient même la perte de la nationalité d'origine d'une femme lorsqu'elle épousait un étranger.
Les parents avaient alors une seule nationalité et les enfants du couple ne pou aient acquérir que celle là et on évitait les cas de plurinationalité.

Ctte solution pouvait s'avérer inopportune lorsque la famille décidait de s'installer dans le pays de la femme, et il était curieux de dire qu'elle devait
nécessairement rompre les attaches qu'elle avait avec son pays d'origine rien que parce qu'elle se mariait avec un étranger.
Mais es législation ne pouvait être conservées en l'état dans tous les pays qui reconnaissent les principes d'égalité de l'homme et de la femme. Et son
corollaire le principe de non discrimination.
Les conventions internationale vont en ce sens (convention des nations unies par exemple).
On devrait considérer que le mariage, d'un certain point de vue, ne doit pas produire d'influence sur l'acquisition de la nationalité de manière
automatique. En revanche, les Etats peuvent considérer que le mariage peut être une possibilité au conjoint d'acquérir, à partir d'une démarche
volontaire, la nationalité de l'autre époux.
Le plus souvent, cette démarche ne fait pas perdre aux époux leur nationalité d'origine, mais ça multiplie les cas de bi-nationalité, que ça soit pour les
époux ou pour leurs enfants. L'acquisition par mariage est en France une question assez mitigée, en raison de certaines fraudes (mariage blanc).

Section III : la nationalité et l'ordre international


Paragraphe 1 : les sources internationales
C qui peut surprendre c'est la relative faiblesse des sources internationales. Pour l'essentiel, la réglementation de la nationalité est de source nationale,
chaque Etat établissant pour lui même les règles d'attribution de la nationalité et de perte et de déchéance de la nationalité.
La faiblesse de ces sources s'explique par le principe de souveraineté et par le fait que chaque Etat a le monopole sur les règles du droit de la nationalité.
Mais il existe quant même des sources internationales.

0. A-La coutume internationale


Il se dégage quelques grands principes directeurs à travers la coutume internationale. En effet, chaque Etat a le monopole pour attribuer sa nationalité et il
peut en principe le faire librement. Cette liberté n'est pas tout à fait sans limite. Il est généralement admis que l'attribution de la nationalité soit reposer
sur une certaine effectivité minimale. Il est universellement admis qu'un Etat ne peut attribuer sa nationalité de façon arbitraire à des individus qui n'ont
pas de rattachement ou de lien avec cet Etat.

La question s'est posée dans l'affaire Nottebhom (6 avril 1955, CJI). Il s'agissait d'un ressortissant allemand d'origine et qui résidait au Guatemala. Il avait
été interné dans ce pays au titre des conflits relatifs à la seconde guerre mondiale. Ce ressortissant avait acquis la nationalité du Lichtenstiein, et ce pays a
décidé d'endosser sa réclamation au Guatemala au titre de sa protection diplomatique. Et le Guatemale a soulevé une exception d'irrecevabilite qui a été

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accueilli par la CIJ. Elle a considérer que la nationalité acquise par naturalisation ne reposait pas sur un véritable lien de rattachement entre l'interessé et
l'état demandeur, si bien que cette nationalité ne pouvait être opposable aux autres Etats. Selon c'était arrêt, la nationalité soit être l'expression est
juridique du fait que l'individu auquel elle est conféré est en fait plus étroitement attaché à la population de l'état qui lui a offert plus que tout autre Etat.
C'était arrêt consacre le principe d'effectivité de cette matière. La portée de l'arrêt néanmoins invite à une grande prudence parce que la Cour ne s'est ici
prononcée que sur la question de l'opposabilité. La question doit en effet se poser au regard de la validité de l'attribution de la nationalité.

Mais, on voit mal comment on pourrait imposer à un Etat, sur le fondement de l'effectivité, de considérer une personne comme étant son nationale et que
cet Etat ne le souhaite pas. Le critère de l'effectivité doit donc être manié avec prudence. Dans cette affaire, on avait vu des juges faire connaitre leur
discordance.

On souligne par ailleurs que le principe de la nationalité effective manque d'un fondement suffisamment sûr pouvoir l'emporter sur la nationalité juridique
s'appuyant sur un droit étatique, et plus particulièrement, parce qu'il n'existe pas de critère d'une efficacité éprouver pour apprécier l'effectivité d'un
rattachement à une nationalité.
On a conscience qu'il faut une effectivité minimale, mais ça ne peut pas être le critère exclusif.

Il y a des principes ayant pour objectif de protéger les individus. Le 1er de ces droit est celui du droit d'avoir une nationalité. C'est ce que déclare la
convention des droits de l'homme. Chaque individus devrait pouvoir bénéficier à l'égard d'un Etat au moins du statut plus favorable, celui réservé au
nationaux, en ce qui concerne la jouissance des droits et de protection de l'individu en terme de protection diplomatique.
Ces principes sont seulement affirmés, et il es difficile d'imposer à un Etat de conférer sa nationalité à une personne.
De plus, la protection internationale n'est qu'une faculté pour un Etat.

Dernier principe général : il semble généralement admis qu'un Etat ne saurait soumettre un individu à un lien d'allégeance perpétuel. Ça voudrait dire qu'il
ne pourrait jamais avoir une autre nationalité.
En effet, la nationalité d'un individu n'est qu'un élément de l'état dune personne, et cet état peut changer et évoluer avec le temps. Il devrait donc être
possible pour une personne de répudier sa nationalité sans que cette perte volontaire soit associée à des mesures dissuasives.

B. Les traités en matière de nationalité


Souvent les intérêts des Etats sont trop divergeants, notamment entre les pays d'emigration et les pays d'immigration.
Il a bien existé une convention, convention SDN de la Haye de 1930. Elle avait été ratifié par 20 Etats, mais pas la France.
3 autres conventions : une convention de 1954 conernant les apatrides, le statut des apatride.
Une autre adopté en 1961 relative à la réduction des cas d'apatridie. Une autre en 1957 sur la nationalité de la femme mariée, convention aujourd'hui
effacée en raison de la convention des NU de 1980 sur l'élimination de toute discrimination. Cette convention a été ratifiée par la France.
Il y a des conventions régionales ! Celle de Strasbourg, ratifiée par la France, qui traite de la question de la multinationalité et des obligations militaires. La
convention. Procède à une distinction selon que la pluralité de nationalité résulte d'une acquisition volontaire de la nationalité de l'état contractant, ou au
contraire il y aurait une attribution simultané de la nationalité.
Plus nombreuses en matire de nationalité sont les conventions bilatérales. Elles ont été conclu pour la France en raison d'annexion, d'accession à
l'indépendance, etc. La France a conclu des traites avec l'Inde, le Vietnam, la Tunisie.
En revanche, en ce qui concerne la nationalité française, les règles sont fixées par des sources françaises en ce qui concerne les rapports avec l'Algérie et
l'Afrique noire.

Paragraphe 2 : les conflits de nationalité


A Hypothèse de conflits de nationalité
1)Les conflits négatifs de nationalité
On parle de conflit négatif lorsu'une personne ne se voit reconnaitre la nationalité d'aucun Etat. Cette personne est donc considérée comme apatride.
C'est une situation anormale (la déclaration universelle des droits de l'homme) et une situation préjudiciable pour un individu. Son état personnel est
imputé d'un élément fort.
C'est pourquoi a été signée à New York une convention du 28 septembre 1954 visant à conférer aux apatrides certains droits, ratifiée par la France.
Il y a egalement une convention visant à réduire les cas d'apatridie.

2. Les conflits positifs de nationalité


Il y a conflit de nationalité lorsu'un individu s'est vu octroyer la nationalité de plusieurs Etats. C'est une situation plus fréquente aujourd'hui que celle du
conflit négatif parce que les critères permettant d'obtenir la nationalité d'un Etat conjugue droit du sol et droit du sang.
Cs deux critères ne coïncident pas nécessairement.
Aujourd'hui, dans beaucoup de législations, le mariage avec un étranger ne fait pas perdre la nationalité d'un Etat, si bien qu'un enfant pourra avoir des
parents de nationalités différentes qu'il pourra fréquemment voir attribuer les nationalités de ses deux parents.

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Où est le problème?
En fait, l'inconvénient majeur concerne essentiellement les obligations militaires en l'absence de convention liant les Etats dont l'individu a la nationalité.
Même si les Etats ont tenté de prévenir ce cas de multinationalité.

B. Solution du conflit positif de nationalité


Il faut distinguer selon les situations. Il faut se demander si le cumul de nationalité met en cause seulement la nationalité du for ou les nationalité
étrangères.
1)Conflits...
On se met dans l'hypothse où une instituion administrative par exemple est en face d'ne personne qui a la nationalité de cette Etat et que cette personne a
d'autres nationalités. Dans ce cas, le conflit est regel par le principe de primauté dela nationalité du for. Ce principe de primauté es reconnu de façon quasi
universelle.
Convention de la Haye de 1930, article 3 : un individu ayant 2 ou plusieurs nationalité peut être considérée comme son ressortissant par chacun des Etats
qui lui confère sa nationalité.

Pourquoi ce principe de primauté ?


Le 1er argument en faveur de cette solution est lié à l'idée de souveraineté des Etats et l'egalite entre les Etats. Un Etat qui octroi sa nationalité à un
individu n'a pas à s'incliné devant les règles régissant la nationalité d'un autre Etat. Il est don logique qu'il fasse prévaloir ses règles.
De plus, chaque Etat sait bien que le monopole qu'il détient dans l'élaboration de ses règles de nationalité est confronté au monopole de celui d'un autre
Etat.
D plus, ça n'aurait pas de sens pour un Etat s'attribuer sa nationalité à une personne pour après ignorer cette nationalité sous prétexte que la personne a
une autre nationalité.
Cette règle de primauté de la nationalité du for es reconnu par la JP française (cour de cassation, casapian du 11 juin 1968).
Certains ont fait prévaloir que reconnaitre la primauté du for serait incorrecte si le lien effectif parait plus for avec un Etat étranger.

Certains auteurs, Lagarde notamment, ont proposer une approche fonctionnelle dela nationalité. Ils ont proposer de résoudre le problème en
considération de la fonction de la nationalité dans le cadre de la difficulté à résoudre. Si on prend par exemple l'hypothèse du conflit de loi, on peut
considéré que le rattachement...Revoir
Cette approche fonctionnelle du conflit est bien lié à la fonction que joue la nationalité dans le cadre de la question posée.
Cette méthode fonctionnelle du règlement du conflit de nationalité a l'avantage de la souplesse. Mais ça peut être un inconvénient dans la mesure où il y a
une imprévisibilité des solutions. Il y a également un risque : c'est les fraudes. Actuellement la JP a conservé la primauté de la nationalité du for
Il existe des assouplissement en droit français, c'est à propos de la reconnaissance des décisions étrangères.
La cour de Cass , dans un arrêt de 1992 (octobre) a reconnu que le juge reconnaisse la décision étrangère qui concerne un binationale français parce que
le juge étranger avait appliquer le principe de primauté de la loi du for, comme l'aurait fait le juge français.

Il existe un autre assouplissement : un Etat ne mettra pas en ouvre sa protection diplomatique en faveur d'un nationale qui a également la nationalité de
l'état défendeur. Sous réserve de ces assouplissemtn léger, le principe de primauté s'applique.

La question du droit européen : a priori le droit UE ne régit pas le droit de la nationalité. Plusieurs arrêts montrent une influence direct du droit de l'UE.
Arrêt de la CJCE, Garcia avello du 2 octobre 2003 : la CJCE a déclaré que le traité s'oppose à ce qu'une autorité administrative refuse le changement de
nom d'enfants qui ont la nationalité de cette administration et qu'ils ont une autre nationalité, et que ces enfants demande le changement de nom sur le
fondement de la 2eme nationalité.
Il s'agissait d'enfants belge qui voulait un changement de nom sur le fondement du droit espagnol. Le refus de l'autorité belge a été vu comme une
discrimination et une entrave à la liberté de circulation.

2nd arrêt, le 16 juillet 2009, Hadadi, à propos de l'application du regelemt Bruxelles 2 bis. La question concerné des binationaux. La CJCE va écarter le
principe de primauté de la nationalité du for. Les époux doivent être considérées comme étant à la fois des nationaux du pays du for et de l'autre pays.
Mais le principe est toujours celui de la primauté de la nàtionalite du for, avec quelques infléchissements.

2) conflits positifs de nationalités étrangères


Le conflit à résoudre concerne une personne qui a une ou plusieurs nationalité mais que ces nationalités sont toutes étrangères.
Le solution a été consacrée par la convention de la Haye de 1930 par l'arrêt Martinelli de la cour de cassation du 15 mars 1974.
La nationalité effective est une question de fait relevant du pouvoir souverain des juges du fond.

Chapitre II : le droit français de la nationalité


Historiquement, le droit fr a toujours cumulé le droit du sol et ledroit du sang. Le droit du sol parait l'avoir remporté au moyen-âge.

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Les étrangers ont les appelait les aubins. C'étaient ceux qui étaient nés ailleurs, hors de la seigneurie.
Sous l'ancien régime, on considère le naturel du royaume comme celui qui est né en France et qui y demeure. Sont egalement considèré comme Francis
ceux qui sont né à l'étranger d'un père français et qui compte revenir au pays.
La naturalisation de l'époque on appelait ça les lettre de naturalité, rend par le roi, pour les étrangers qui ont rendu service à la France.
C'est avec la révolution qu'apparait le droit de la nationalité au sens moderne. Le droit de la nationalité va s'ouvrir largement avec une extension
considérable du droit du sol. Et cette extension va reposer sur l'idée d.un contrat reposant sur un acte de volonté.
Le jus soli ne va pas résister au code civil. Le droit fr deviendra alors un droit reposant surtout sur le jus sanguinis.

Le jus soli n'a eu qu'une place marginale dans le code civil. On pouvait devenir français qu'après sa majorité et en déclarant qu'on a fixé notre résidence en
France. La France était à l'époque le pays le plus peuplé d'Europe.

A l'époque,le mariage de la femme a un effet radicale sur la nationalité puisqu'une étrangère qui se mari av un fr devient fr et perd sa natioalité. Et à
l'inverse, une française qui se mari av un etranger a automatiquement la nationalité ce pays. Mais , la femme ne perdait pas sa nationalité d'origine.
-
Le critère du jus soli va progresser.
-Les éléments déterminants une extension du jus soli : d'abord des besoins militaires, car au 19eme il y a une chute importante dela natalité.
La France est alors un pays d'immigration et on ne veut pas que des étrangers vivent en France sans qu'ils soient intégrer. Donc on leur accorde la
nationalité. La nationalité est donc vu comme un facteur d'intégration. De plus, en période de guerre, il est plus avantageux d'avoir des nationaux sur son
territoire que des étrangers.
-En 1851, la règle du double droit du sol : est français celui qui est né en France d'un etranger lui même né en France. C'est une règle aujourd'hui toujours
de droit positif.
-En 1945, est crée le code de la nationalité : reformé en 58 et en 73. On va tirer toutes les conséquences en matière de natioalite en matière d'egalite des
époux.
-En 1993, autre évolutions : une reforme qui réintroduit le droit de la nationalité dans le code civil.
Depuis 15 ans, la matière de la nationalité est agité en raison de débats et de politique relatifs à l'intégration des population immigrée.
La loi de 1993 avait voulu répondre à certaines de ces préoccupations. Concernant un etranger né en France, il fallait attendre sa majorité pour qu'il
demande la nationalité.
-En 1998, c'est supprimé, parce qu'on devient français de plein droit dès la majorité.
-Concernant la fraude résultant des mariages blancs. La tendance aujourd'hui est de renforcer les règles concernant l'obtention de la nationalité par
mariage. De plus, il faut attendre un délai de 4 ans pour que l'époux étranger obtienne la nationalité française.

-Le droit fr de la nationalité est de la compétence du législateur (article 34 de la constitution).


Peuvent tout de même relever du domaine du règlement les modalité concrètes relatives par exemple à la déclaration de la nationalité, etc.
Par ailleurs, la pratique administrtive est importante en droit de la nationalité. De plus, l'acquisition de la nationalité sur demadne volontaire est bien
contrôlée.

-Les sources du droit de la nationalité : la JP, résulte dela juridiction de l'ordre judiciaire et de l'ordre administratif. Article 29 civ : la juridiction judiciaire est
seule compétente pour les litiges concernant la nationalité des personnes étrangères et des français.
Les juridictions administratives sont compétente pour les décisions négatives relatives à une demande de naturalisation et à la perte de la nationalité fr.
S'il s'agit de la contestation d'une décision non prise par décret, la compétence appartient au TA dans le ressort du quel se trouve le siège de l'autorité qui
a pris la décision. L'appel est porté devant la CAA de Nantes et c'est le CE qui est compétence en cassation.

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