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La logistique au Maroc 2017/2018

CHAPITRE I : LA LOGISTIQUE : HISTORIQUE ET CADRE


CONCEPTUEL ET THEORIQUE (Par HAMMI Chaima).
1-HISTORIQUE DE LA LOGISTIQUE :
Le terme ​"logistique"​ est une notion associée à l’origine, aux activités militaires qui désigne
la mieux gestion de la nourriture, du logement et du transport destinés aux armés pendant
les périodes de guerre. Dans les années 50, cette notion s’est étendu dans les grandes
organisations et signifie la gestion des flux et mouvement de sorties et entrés de matières et
matériels à savoir les stock et le transport des produits.
Au cours de son histoire, l’évolution de la logistique a connu trois périodes clairement
différenciées :
La période comprise entre 1950 et 1964 : la demande a été élevée, grâce à la prolifération
et l'accroissement des produits et l’apparition de multiples canaux de distribution font que la
distribution physique acquiert une très grande importance.
La période intermédiaire, de 1965 à 1979 ​: pendant cette période le concept de la
distribution physique atteint sa maturité et auquel s’ajoute celui de gestion des matériaux,
et les directeurs de cette distribution commencent à participés dans le processus de gestion
des inventaires et après un peu de temps rapidement ils acquièrent un rôle très important
au sein de l’entreprise , et grâce à la bonne planification du processus de distribution , les
entreprises ont réussi à améliorer leur rentabilité.
Les années 80-90 ​: cette époque se présente comme une phase de croissance et émergence
de la notion « logistique » car elle était caractérisé par une forte concurrence entre les
fabricants due essentiellement à la suppression des frontière et la globalisation des marchés
…, . il est maintenant dépassé de parler de blocs économiques traditionnels (Europe
occidental, USA, japon, etc.), mais faut plutôt penser en terme de mondialisation de
l’économie, avec des centres de production dans les pays où la fabrication résulte moins
chère.

la logistique a devenu pour but de coordonner et combiner entre l’ensemble des fonctions
de l’entreprise: dès la fonction approvisionnement jusqu’a la distribution, en passant par la
gestion de la production et la planification des ressources clés et ai même temps appliquer la
notion « juste à temps » en augmentant la qualité de service et réduire les stocks ,
L’entreprise s’est installé dans une nouvelle démarche celle de recherche de l’efficacité et de
la maîtrise des coûts.

Cette évolution a rapidement touché plusieurs entreprises et secteurs, comme par exemple
l’automobile​, ensuite elle s’est élargie sur les autres secteurs.
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2-Définition de la logistique :
" ​la logistique est l'art de mettre à disposition un produit donné au bon moment, au bon
endroit, au moindre coût et avec la meilleur qualité"​ selon L’ASLOG.

Nous pouvons définir la logistique comme étant l’ensemble d’outils et de méthodes donc
l’entreprise se base pour son organisation, il englobe les manutentions, les transports, les
conditionnements et l’approvisionnement, la logistique est aussi une activité qui permet de
gérer les ressources correspondantes aux besoins pour assurer une qualité de service
déterminée et avec une certaine sécurité.
En effet la fonction logistique devrait coordonner l’ensemble du processus administratif,
organisationnel et de gestion pour s’assurer que le produit ou le service sera livré à la bonne
personne (dentinaire) dans le bon moment et au bon endroit et avec le coût le plus
performant. Pour que l’entreprise s’assure de cela elle doit mobiliser un ensemble d’actions
qui vont de l’achat (gestion de fournisseurs) passant par la gestion de stock et d’entrepôts
jusqu’au transport vers le distributeur final qui signifie la livraison.
La fonction logistique occupe aujourd’hui une place très importante au sein des entreprises.

Pour bien comprendre cette fonction, nous présentons quelques définitions standardisées
de la logistique (par exemple celle de la norme EN 14943, ou celle de la CEE-ONU et du
Forum international des transports). La norme NF X50-600 définit quant à elle la fonction
logistique.

Définitions standardisées de la logistique et de la fonction logistique

Définition de la logistique d’après la norme EN 14943 (ou en français NF X50-601)​ :


planification, exécution et maîtrise des mouvements et des mises en place des personnes ou
des biens et des activités de soutien liées à ces mouvements et à ces mises en place, au sein
d’un système organisé pour atteindre des objectifs spécifiques.

Définition de la logistique d’après la CEE/ONU et le Forum international des transports​ : la


logistique est un processus de conception et de gestion de la chaîne d’approvisionnement
dans le sens le plus large. Cette chaîne peut comprendre la fourniture de matières premières
nécessaires à la fabrication, en passant par la gestion des matériaux sur le lieu de fabrication,
la livraison aux entrepôts et aux centres de distribution, le tri, la manutention et la
distribution finale au lieu de consommation.

Définition de la fonction logistique d’après la norme NF X 50-600​ : fonction dont la finalité


est la satisfaction des besoins exprimés ou latents, aux meilleures conditions économiques
pour l’entreprise et pour un niveau de service déterminé. Les besoins sont de nature interne
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(approvisionnement de biens et de services pour assurer le fonctionnement de l’entreprise)


ou externe (satisfaction des clients). La logistique fait appel à plusieurs métiers et savoir-faire
qui concourent à la gestion et à la maîtrise des flux physiques et d’informations ainsi que des
moyens.

Il est possible de distinguer quatre grands maillons logistiques : On peut cependant


distinguer plusieurs logistiques différentes par leur objet et leurs méthodes :
● Une logistique d’approvisionnement :
Ou appeler aussi la logistique amont vise à assurer le mouvement et la circulation des
produits de base, composants et sous-ensembles entrants et sortants de la chaine de
production.
● Une logistique d’approvisionnement général :
Qui permet d’apporter à des entreprises de service ou des administrations les produits
divers dont elles ont
besoin pour leur activité (fournitures de bureau par exemple) ;
● Une logistique de production :
Ou logistique interne, celle-ci qui correspond aux flux de fabrication à l’intérieur du lieu de
production ou d’assemblage cette logistique tend à absorber la gestion de production
en sa totalité.
●une logistique de distribution :
Celle des distributeurs, ou appelé logistique aval répond à l’approvisionnement des réseaux
de distribution. Elle consiste à apporter au consommateur final le produit ou service dont il
besoin. Soit à travers la grande surface ou chez lui.
● La logistique inverse :
Correspond aux flux de produits ou d’éléments non utilisables tels quels vers des sites de
stockage, de retraitement ou de recyclage.
Donc en gros, quoi qu’il en soit, la logistique regroupe toujours, en plus des activités de
transport, les activités de stockage et de manutention. Dans certains cas, son domaine
comprend également des activités d’achat, d’approvisionnement, de gestion commerciale,
de maintenance, de distribution et de récupération de produits usagés. Certains prestataires
logistiques peuvent même assurer pour leur client des tâches industrielles.

3-Émergence de la supply chaine management


La SCM est un concept anglo-saxon apparu au début des années 1990. Plusieurs auteurs ont
essayé de définir ce concept la plupart d’entre elles mettent en avant le client, traduisant le
fait que c’est par principe la demande qui tire la supply chaine.
Le SCM signifiait premièrement un rapprochement intra-organisationnel des fonctions
d’achat, de production, de distribution et de vente, mais il a rapidement été enrichi d’une
dimension inter-organisationnelle (« du fournisseur du fournisseur au client du client »). Si
des définitions standardisées de la « Supply Chain » et de son « Management » existent (par
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exemple celles du « Council of Supply Chain Management Professionals », qui propose


également une définition de la gestion logistique), il n’y a pas d’approche unifiée du SCM.
1
Définitions du « Council of Supply Chain Management Professionals »

La supply chaine ou la chaine logistique : ​commence à partir des matières premières non
transformées et se termine avec le client final. La supply chaine relie de nombreuses
entreprises. Les échanges matériels et d’information dans le processus logistique s’étendent
de l’achat des matières premières jusqu’à la livraison des produits finis à l’utilisateur final.
Tous les fournisseurs, les prestations de services et les clients sont les maillons de la supply
chaine.

On appelle aussi "chaîne logistique" l'ensemble des maillons relatifs à la logistique


d'approvisionnement :

● achats,
● approvisionnement,
● gestion des stocks,
● transport,
● manutention,
● ...

La chaîne logistique s’étende de manière globale c'est-à-dire au sein de l'entreprise mais


également au travers de l'ensemble des fournisseurs et de leurs sous-traitants​.

Nous démontrons cela à travers ce schéma :

1
Le “National Council of Physical Distribution Management” est une association américaine regroupant
lesProfessionnels de la logistique. Il fut renommé en 1985 “the Council of Logistics Management”. Le nom
de​L’association a récemment changé (2006) pour “the Council of Supply Chain Management”.
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Le supply chaine management (SCM) : ​ou encore la Gestion de la chaîne logistique, elle
englobe la planification et la gestion de toutes les activités liées à l’approvisionnement et
l’achat, la transformation, et toutes les activités de management logistique. c'est-à-dire la
gestion des flux au sein de l’entreprise et entre l’entreprise et son environnement (
approvisionnement , stockage, livraison…), elle comprend également la coordination et la
collaboration avec les partenaires de la chaîne, qui peuvent être des fournisseurs, des
intermédiaires, des prestataires logistiques et des clients En substance, la supply chaine
management combine la gestion de l’offre et de la demande au sein d’une entreprise et
entre les entreprises.

La gestion logistique​(« Logistics management » dans la définition originale) est la partie du


management de la supply chaine qui planifie, met en œuvre et contrôle les flux et le
stockage des marchandises, les services et les informations connexes entre l’origine et la
consommation, afin de répondre aux exigences des clients.

1
La logistique au Maroc 2017/2018

Chapitre II : La logistique au Maroc


I-Système logistique au Maroc : (Par EZZAHZI Amina).

1 -​Introduction​
Le développement de la logistique est à l’image du niveau du développement de l’économie,
au Maroc, la logistique est encore à ses débuts, elle est en développement selon les relations
endogènes ou exogènes, selon les entreprises et selon les filières. La compétitivité des
entreprises marocaines face à une concurrence de plus en plus forte et une condition
d’insertion du Maroc dans la mondialisation et la confortation de la place du Royaume en
tant que plateforme internationale d’attraction des investissements à haute valeur ajoutée.

2 -​ Le système logistique marocain ​:


La logistique fait partie de tout système productif. Elle est transversale, et présente dans
toutes les composantes du système productif, (de l’approvisionnement de la matière
première jusqu’au produit.

Principales données de cadrage​ :

« Le secteur du Transport et de la Logistique au Maroc se porte mieux. Même si la stratégie


nationale de développement de la logistique a pris quelques retards en raison des freins liés à
l’offre immobilière et à la mise à niveau de la gestion logistique dans les entreprises, les
avancées sont aujourd’hui notables. » L​ ’économiste : 2017.

Lorsque nous parlons de la logistique, nous devons savoir que le transport, dans sa
globalité, reste le maillon le plus important de la chaine.

● Transport routier​ : Le secteur du transport routier des marchandises au Maroc


génère un chiffre d'affaires annuel de 15 milliards de dirhams (MMDH) avec plus de
40 000 entreprises sont actives dans ce secteur et un réseau routier qui dépasse les
2
42000 km , en contribuant à transporter 34% des marchandises au niveau national et
7% du volume des échanges extérieurs du Royaume.
● Transport ferroviaire​ : L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) est le principal
acteur du secteur ferroviaire. Il a pour mission d’étudier et de construire les
nouvelles lignes et d’exploiter le réseau ferroviaire national. D’après Le Matin, l’ONCF
prévoit d’engranger près de 4 milliards de DH de chiffre d’affaires en 2018, en hausse
de 5.6% sur un an.

2
(Le​ réseau est reparti a raison de 11324 km des routes nationales et les autoroutes, 9221 des routes 
régionales et 22068 des routes provinciales) ministère de l’Equipement, du Transport et de la logistique 
(Direction des routes), Société Nationale des autoroutes du Maroc. 
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● Transport maritime : ​Ce type de transport est considéré comme le plus important de
la chaine, il présente presque 90%du transport de tous les échanges mondiaux. Avec
35000 km de côtes et 38 ports (13 de commerce international, 19 de pêche et 6 ports
de plaisance), le transport maritime est un secteur stratégique pour le Maroc : 95%
des échanges du Maroc avec les pays extérieurs se font par voie maritime.
● Le ​transport​ aérien :​ Plusieurs aéroports locaux se sont vus renouvelés leurs
infrastructures immobilières et administratives pour offrir la qualité du service
s’inscrivant dans les normes internationales.

Principales chaines logistiques marocaines :


L’analyse logistique des filières industrielles et agricoles du Maroc a relevé que la logistique
était une composante stratégique de leur compétitivité. le développement de la logistique
au Maroc devra donc s’appuyer sur La dynamisation des secteurs agricoles et industrielles
locales pour lesquelles l’amélioration de la performance logistique est un critère essentiel de
compétitivité notamment à l’export , en particulier pour l’agriculture , les industries
d’agroalimentaire et les industries manufacturière ou le Maroc joue un rôle croissant sur le
marché mondial dans un contexte de plus en plus concurrentiel, mais l’amélioration de la
performance logistique est aussi un enjeu important pour les filières essentiellement
tournées vers marche intérieure.

● La logistique et la production industrielle ​:


Le gouvernement marocain a publié le programme << émergence >> en novembre 2005, il
présente une stratégie industrielle basée sur une approche politique volontariste et
comporte trois objectifs :

Créer de nouvelles opportunités d’investissement attractives au Maroc,


Développer les secteurs émergents avec des produits sophistiques et plus
compétitifs,
Réorienter les exportations manufacturières clés vers des marches qui ont un
potentiel important.
La logistique au Maroc est devenue un outil essentiel et obligatoire pour les entreprises
industrielles afin de généraliser les flux et s’adapter aux contraintes et atteindre la flexibilité
et la fiabilité.

● La logistique et le développement agricole :


Le secteur agricole marocain bénéficie de plusieurs avantages compétitifs, grâce au climat
favorable, aux territoires variés et à la proximité du marché européen. L’expansion du
secteur était favorisée par l’introduction de nouvelles technologies modernes. Les efforts
entrepris par les acteurs publics pour développer le secteur et la construction des grands
groupes exportateurs ont contribué à la structuration et la dynamisation du secteur.
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Le développement agricole se trouve au cœur de développement des solutions logistiques. Il


contient tous les sciences destinées à la pratique et la compréhension de l’agriculture, les
ingénieurs , techniciens et autres sont chargés par la maximalisation de la production
agricole quantitativement et qualitativement selon une connaissance des terrains et des
produits ,le plus important, ils contrôlent la qualité des produits .

Aujourd’hui, le secteur agricole au Maroc est un secteur porteur, surtout en commerce,


marketing et fabrication, suite au développement des relations entre la grande distribution
et la mécanisation du matériel de production ainsi que les innovations technologiques et
l’adaptation à la demande internationale.

Il apparait qu’il est important de mettre en œuvre rapidement plusieurs reformes tant au
niveau public que privé pour une véritable intégration de l’agriculture dans les chaines
logistiques globales.

3-Les enjeux de la logistique :​La logistique constitue un enjeu important pour


l’entreprise. Aussi, près de 90% du temps de présence d’un produit dans un site est en effet
utilisé à des déplacements et du stockage.

Les enjeux pour l’entreprise :


Au regard des enjeux, la logistique suppose l’intégration de la maitrise de la circulation des
flux dans la stratégie de l’entreprise. Parmi ces enjeux citons :

❖ La maitrise des couts : par une meilleure connaissance de l’ensemble des coûts du
produit depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à l’expédition.
❖ La possibilité d’externalisation : -confier à des spécialistes certaines opérations
comme le transport ou le stockage.
❖ Avoir recours à des activités de sous-traitance ou transportées.
❖ Procédures et règles d’approvisionnement.

I- Insuffisances et problèmes de la logistique interne et


externe au Maroc(Par ELHAJAMI Hind).

Cette partie traite dans un premier temps les insuffisances du transport interne avant demettre
en exergue les obstacles de développement de la logistique dans son ensemble.

1. Au niveau interne :

La principale insuffisance est celle liée au transport interne est confronté principalement au
problème du transport routier demarchandises qui ne permet pas aujourd’hui de garantir
une offre de qualité et dans les délaisrequis. Le faible développement du transport
intermodal contribue également à la faiblesse dusecteur.
Au Maroc, le transport routier de marchandises se caractérise par un faible rapport
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qualité/prix. La demande de ce mode de transport devrait évoluer à terme vers plus de


qualitéet de rapidité. En effet, avec l’émergence des chaînes logistiques intégrées, la
demande de transport s’oriente de plus en plus vers :

• une augmentation de l’externalisation du transport avec une réduction du recours


autransport pour compte propre ;

• un recours à un nombre plus limité d’entreprises de transport mais qui offrent une
palettede services plus importante ;

• une augmentation des volumes transportés avec le groupage/dégroupage sur des


plates-formeslogistiques.

L’offre marocaine de transport routier est dans son ensemble est abondante mais
ellemanque de spécialisation et de qualité de service. Les opérateurs internationaux mettent
enavant la difficulté de trouver des partenaires de transport répondant à leurs exigences.
Trèspeu d’opérateurs marocains de qualité ont émergé. Ainsi, une entreprise comme
Marotrans,qui est l’une des seules respectant un cahier des charges strict faisant de la
qualité unimpératif aussi important que le coût, a l’exclusivité du transport routier pour le
compte denombreuses entreprises multinationales installées au Maroc.

Il est force de constater que le transport routier de marchandises se caractérise par


unensemble de dysfonctionnements qui peuvent se résumer comme suit :

• Prédominance du secteur informel ;

• Atomisation de l’offre de transport. En effet, 90% des entreprises possèdent 1 ou


2camions et seulement 50 entreprises possèdent une flotte de plus de 20 camions ;

• Limitation des opérations internationales à quelques entreprises marocaines ;

• Vétusté du parc de camions avec une moyenne d’âge du parc de 13 ans ;

• Gestion rationnelle limitée à seulement 10-15% des entreprises;

• Distance parcourue par les camions de moins de 8 tonnes de PTAC, dépassant les
normesautorisées ;

• Absence de l’assurance-transport ;

• Tarif moyen en deçà du prix de revient en raison notamment de la concurrence


déloyaledu transport informel.

A titre de comparaison, l’âge moyen du parc au Maroc est le double de ceux des
paysd’Europe centrale. S’agissant de l’utilisation du parc, un camion opère 90 jours par an
enmoyenne au Maroc contre 220 jours en France. La distance de transport moyenne en
France est de 41 kilomètres alors qu’au Maroc, nombreux sont les camions de moins de 8
tonnes quisillonnent le territoire.
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Le transport intermodal, quant à lui, commence à peine à se développer avecnotamment un


déclin progressif du transport ferroviaire pour les marchandises hors vrac.
Tandis que le trafic de conteneurs au port de Casablanca progresse en moyenne de 10%
paran, le nombre de conteneurs arrivé ou évacué par rail a décliné dans les dernières
années. Lapart du rail est actuellement inférieure à 2,5% du nombre total de conteneurs
traité au port deCasablanca.
L’insuffisance du réseau ferroviaire constitue également un inconvénient majeur pourle
transport ferroviaire puisque seuls les ports de Safi, Jorf-Lasfar, Tanger et Casablanca sont
Reliés par voie ferrée.

-Au niveau externe

En dehors des phosphates, les six principaux flux logistiques du Maroc sont lessuivants :

• Les exportations manufacturières (principalement de la région de Casablanca) via le


Transport International Routier (TIR) et les ferries pour la traversée du détroit de
Gibraltar;

• Les importations au niveau du port de Casablanca ;

• Les importations (TIR) via Tanger principalement pour les importations


d’intrantsnécessaires aux industries exportatrices (textile-habillement, composants
automobiles,composants électroniques…) ;

• Les exportations des produits de l’horticulture (agrumes) par le port d’Agadir (ou bien de

Nador) ;

• Les exportations des produits de l’horticulture (agrumes, primeurs) en provenance de


larégion d’Agadir, utilisant le TIR ;

• Le transport aérien qui concerne 5% du commerce extérieur en valeur.

Pour son commerce extérieur, le Maroc repose quasi-exclusivement sur ses ports avecune
part estimée à près de 98%. La part du transport aérien de marchandises est
extrêmementlimitée puisqu’elle compte pour environ 0,1% du commerce marocain (mesuré
en tonneséchangées). Quant au transport terrestre, il ne peut être utilisé qu’à destination
des paysvoisins. Or, en raison du faible poids de ces pays dans le commerce marocain, le
transportmaritime (qu’il soit effectué en vrac, par conteneur ou par navire roulier) demeure
le principalmode de transport. Le Maroc dispose de 33 ports, dont 12 ouverts au commerce
extérieur,réalisant un trafic annuel de près de 70 millions de tonnes. Les ports de
Casablanca, JorfLasfar et Mohammedia s’accaparent à eux seuls 60% du trafic portuaire
national​.

Problème d’infrastructures :
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Les principaux problèmes logistiques concernent la route entre Agadir et Casablancaet la


saturation du trafic des véhicules liée aux activités des ports de Casablanca et de Tanger.
Pour pallier le problème de liaison Agadir-Casablanca, une autoroute de Casablanca à
Marrakech est entrée en service en 2007 et un projet d’extension est en cours entre
Marrakechet Agadir pour une mise en service en 2009. Ce projet devrait directement
profiter autransport de marchandises à partir du Sud du pays.
Par ailleurs, le problème de l’encombrement au port de Casablanca se manifeste par lafile
d’attente des camions à l’entrée du port qui peut parfois atteindre une dizaine dekilomètres.
Plus qu’une question de capacité, il s’agit d’un problème de gestion etd’organisation à
l’intérieur de l’enceinte portuaire.
La question du développement des infrastructures pour la logistique du commerce nese
pose pas en fonction de la localisation des centres de production et de consommation
(Casablanca-Rabat, Tanger) mais plutôt dans une logique d’aménagement et
d’équilibreterritorial. L’une des questions importantes en termes d’infrastructures réside
non seulementdans l’amélioration des liaisons physiques mais aussi et surtout dans la
création des conditionspropices pour que les services de qualité (qui émergent à Casablanca)
puissent également êtredisponibles dans l’ensemble des régions du Royaume.

✔ Contrainte de temps d’attente pour le transit routier (TIR) via le détroit

Le temps total de transit du Maroc vers l’Europe varie en fonction du niveau deperformance
des différents segments du trajet : transport terrestre au Maroc, traitement au
portd’embarquement, traversée du détroit ou de la Méditerranée, traitement au port
dedébarquement et transport terrestre en Europe. Globalement, il faut compter 3 jours et
demipour relier Casablanca à Paris et 4 jours pour la liaison Agadir-Paris.

ETUDE DE CAS ​(Par S’AAIDI Abderazzak).


La logistique est l'activité économique d'une organisation, dans le but d’établir des plans, de
mettre en œuvre et de contrôler un flux efficace de matières premières, produits semi-finis et
produits finis, de leur point d'origine au point de consommation. Ces activités peuvent inclure
le type de service offert aux clients, la prévision de la demande, les communications liées à la
distribution, le contrôle des stocks, la manutention des matériaux, le traitement des
commandes, le service après-vente et des pièces détachées, les achats, l'emballage, le
traitement des marchandises retournées, la négociation ou la réutilisation d'éléments
récupérables ou mis au rebut, l'organisation des transports ainsi que le transport effectif des
marchandises, ainsi que l'entreposage et le stockage.
J’ais choisis Centrale Danone parce que c’est une entreprise qu’y a une organisation
logistique géant que vous pourrez le remarqué dans les paragraphes suivants :
Centrale Danone
La logistique au Maroc 2017/2018

Centrale Danone​, anciennement ​Centrale laitière​, est une entreprise ​marocaine​ filiale de la
multinationale française ​Danone​, spécialisée dans les produits laitiers.

Danone: Une gigantesque organisation logistique

. 70.000 points de vente livrés quotidiennement. Les coûts logistiques représentent 10% du
chiffre d’affaires Vu le caractère stratégique de la fonction, c’est une structure ayant rang de
direction (Logistique Supply Chain) qui pilote les questions liées à la logistique chez Centrale
Laitière Danone. La coordination avec les autres directions se fait à travers la «Cellule Fluxe»
dont l’objet est d’assurer la coordination entre les directions commerciale, industrielle et
Supply Chain. Ce n’est pas un exercice évident, selon les spécialistes. Le plus difficile est
d’arriver à converger les intérêts de ces trois départements. Pour le commercial, il faut vendre
toujours plus, sans se soucier des contraintes de livraison. A l’usine, les ingénieurs tiennent au
respect du planning de production alors que l’équipe de la logistique surveille les coûts. Chez
Centrale Laitière Danone, les coûts logistiques représentent actuellement 10% du chiffre
d’affaires, révèle Driss Traki, PDG du groupe. «L’objectif est de les réduire en optimisant
aussi bien les dépenses de transport que les frais et investissements de stockage et de
manutention». Les contraintes sont encore plus élevées pour les produits frais hautement
sensibles pour la sécurité alimentaire, car il faut maîtriser toute la chaîne, de
l’approvisionnement au consommateur final. Pour que ses produits soient disponibles partout,
c’est un travail de titan que réalisent les équipes de Centrale Laitière. Le stockage et
l’éclatement des produits se font des quatre unités industrielles vers la vingtaine d’agences à
travers le Maroc. Ces agences sont approvisionnées tous les jours par semi-remorques aussi
bien pour le lait que pour les dérivés laitiers, fromages et les crèmes glacées. Ce sont elles qui
éclatent ensuite la marchandise aux milliers de points de vente chaque jour, notamment les
épiceries traditionnelles par lesquelles sont réalisés 90% des ventes du groupe. Le reste -10%-
se fait via le circuit de distribution moderne, les hyper et supermarchés. La contrainte de la
date limite de consommation impose le respect rigoureux de la chaîne de froid. De
nombreuses analyses (des centaines par jour) sont réalisées à tous les niveaux pour assurer un
produit conforme aux standards internationaux. De la collecte laitière jusqu’aux usines, et
ensuite des usines vers les agences et enfin, des agences vers le réseau de distribution. Pour
inciter les épiciers à respecter les températures de conservation de produits frais, Centrale
Laitière a entrepris la distribution des meubles réfrigérés. Parallèlement à ce respect de la
chaîne de froid, et s’agissant de produits fragiles, des précautions importantes sont prises à
tous les niveaux, assure Driss Traki. Mais à elle seule, la carotte peut ne pas suffire pour
endiguer la mauvaise habitude des épiciers qui consiste à débrancher le réfrigérateur la nuit.
Les bons élèves sont récompensés, mais les mauvais sont sanctionnés. La sanction pouvant
aller jusqu’au retrait de l’appareil. Mais c’est au consommateur d’être aussi vigilant en
exigeant que les produits soient conservés à température normale, complète Benoît De
Lavarène, directeur marketing de Centrale Laitière. Le transport est une grosse charge
logistique puisque l’entreprise doit livrer directement ou indirectement, au moins 70.000
points de vente sur tout le territoire. Centrale Laitière possède sa propre flotte mais externalise
une partie du transport en faisant appel aux sous-traitants. A ces derniers, un cahier des
La logistique au Maroc 2017/2018

charges est imposé, axé sur le respect de la chaîne de froid, le respect des horaires et la
prudence sur la route. A l’avenir, l’externalisation va s’accroître de plus en plus, affirme le
président de Centrale Laitière avec l’objectif de réduire les coûts de transport. L’optimisation
de la logistique passe aussi par la maîtrise de l’information et par une coordination parfaite
d’échanges de données avec les distributeurs. “Les relations avec la distribution moderne sont
bonnes dans le sens où c’est un circuit qui se développe et dans le sens où elle a une clientèle
qui est en attente d’innovation et de nouveaux produits», explique le PDG de Centrale
Laitière. En revanche, ce qui pourrait être amélioré avec certains opérateurs de la distribution
moderne, serait l’échange de données sur les ventes et les stocks, de telle façon à permettre un
meilleur service pour eux, et pour leurs clients finaux.

Un schéma de traçabilité au point


1) Matières premières Lait: date de réception – identité coopérative ou producteur – numéro
de la citerne et chauffeur – quantité reçue – qualité reçue via les bons de livraison et analyses
à réception dans l’usine. Ingrédients: date réception – date de fabrication – n° de lot
fournisseur via le bon de livraison - date de péremption. Emballages: date de réception – date
de fabrication – date de péremption – numéro de lot fournisseur via le bon de livraison. En
cours de fabrication: Possibilité de remonter aux tanks de stockage, quantité et qualité
formulée lors de la préparation. Tanks de préparation formule (n° tank, quantité stockée,
temps de stockage).Phase de traitement (l’équipement, paramètres de traitement).Tanks de
fermentation, et tampons (n°, quantité, paramètres de fermentation et stockage). Lignes de
conditionnement (nombre de palettes, durée de conditionnement, heure de conditionnement).
Etiquetage sur les palettes qui mentionne la machine, le produit, la date de fabrication, la date
de péremption, et le numéro d’analyse qui sert de liaison pour retrouver l’ensemble des
paramètres en amont de la palettisation.2) Sur le produit fini Un système d’identification
mentionne le lieu de fabrication, la date de péremption (et donc la date de fabrication), la
machine qui a conditionné ainsi que l’heure de fabrication (matérialisée par une heure
instantanée de fabrication, un code horaire ou un code par poste). Avec ces éléments, il est
possible de remonter à l’ensemble des paramètres de fabrication enregistrés. Abashi
SHAMAMBA.