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TEMA 4. LENGUAJE Y COMUNICACIÓN.

SISTEMAS DE COMUNICACIÓN
LINGÜÍSTICA Y NO LINGÜÍSTICA.
INTRODUCTION
Il s'est passé beaucoup de choses dans le domaine de l'étude du langage au cours de
cette dernière décennie. Aujourd'hui tout tourne autour de la communication. C'est
pourquoi tout au long de ce thème, nous allons aborder l'étude du langage et de la
communication. Tout d'abord nous allons voir les fonctions du langage, les principales
théories sur les fonctions du langage, les usages du langage et les activités linguistiques.

Puis, nous allons analyser les systèmes de communication linguistique, le rôle du


langage verbal dans la communication et la structuration du langage verbal : le niveau
phonique, le niveau morphosyntaxique et le niveau sémantique.

Ensuite, nous continuerons avec les systèmes de communication non linguistique, les
caractéristiques du langage non verbal et nous analyserons les langages non verbaux qui
accompagnent le langage verbal : le langage corporel, l'espace, le paralangage,
l'entourage ...

l. LANGAGE ET COMMUNICATION

Le fonctionnement des sociétés humaines est possible grâce à la communication. La


communication est l'échange de messages entre les individus. Dans une première
approche, les messages seraient les actions ou les actes dont la mission est de raconter
des choses, poser des questions, répondre, donner des instructions, exprimer des
sentiments, donner des ordres c'est-á-dire les actes de parole.

Les animaux peuvent communiquer aussi entre eux, bien que d'une maniéré très
rudimentaire ou élémentaire ; et les hommes avec les animaux et avec les machines
(dans un ascenseur, lorsqu'on presse un bouton, nous lui "communiquons" notre désir de
monter/descendre à un étage précis ; le feu rouge nous "communique" qu'on ne peut/
doit pas traverser librement la rue). Certains appareils envoient des messages a d'autres
appareils : un thermostat "ordonne" au système de chauffage de se mettre en marche ou
de s'arrêter el une température et/ou à une heure précise.

La fonction principale du langage est de communiquer. La communication est processus


interindividuel, à travers le langage, qui soutient la sociabilité humaine. Ce processus
renferme une grande complexité et comprend une série de phases.

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1. Le locuteur, sélectionne dans son esprit le message qu'il veut transmettre, les
conceptualise, c'est-á-dire il les informe dans des formes linguistiques, qui sont prêtes
pour leur émission.

2. Au moyen de certaines activités neurophysiologiques, une chaine phonique


orale ou série de sons Co-significatifs, qui prétendent représenter le message
conceptualisé, Ces sons, de même qu'une autre série de signes suprasegmentaux,
appartiennent à des codes que l'émetteur connaît et il suppose que le récepteur aussi.

Les sons ont été émis dans des chaînes déterminées et dans des combinaisons
fixes, à l’intérieur d'un système phonologique valable dans une communauté
linguistique. C'est dans cette phase que l'émission a lieu, avec le codage correspondant
et qui consiste à chiffrer un message dans des unités d’un code.

3. Le transfert de ce qui a été émis vers le récepteur, est le processus de


transmission du message vers l'interlocuteur, qui peut être un ou multiple.

4. Le récepteur, interlocuteur, reçoit les signaux, des signes et essaie de les


déchiffrer. S’appuyant sur la connaissance des codes que l'émetteur a utilisés. Ainsi
donc, le récepteur décode, déchiffre, en partie, le message.

5. Nous disons "en partie" parce que le récepteur n'est pas un élément passif,
sauf dans des occasions exceptionnelles. Car le récepteur sélectionne une grande partie
du message, mais en même temps, il le réinterprète à sa façon.

Et il y a d'autres phénomènes qui conditionnent aussi ce processus


communicatif, tels que les "bruits" en théorie de communication, l'intention de
l'émetteur et sa participation subjective concrétisée dans une partie du texte, de même
que les relations entre les interlocuteurs. Tout cela apparaît de façon explicite ou
implicite dans le texte ; et c’est dans la production du "discours" que toute cette
complexité communicative a son origine.

2. LES FONCTIONS DU LANGAGE

Nous avons déjà vu que le langage est un phénomène essentiellement humain, faculté et
activité de l'homme qui lui permet de communiquer à travers un système de signes
verbaux. Mais, en plus d'être un moyen de communication, c'est un phénomène social,
historique et culturel, instrument de la transmission d'idées et de faits vécus, et aussi le
support de la pensée et creuset d'une culture.
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En réalité, tous les textes, toutes les structures d'une langue servent à communiquer,
transmettre un message d 'une façon déterminée et avec une finalité. Dans l’élaboration
des textes, les unités de la langue (mots et propositions) et les facteurs extralinguistiques
(interlocuteurs, intention communicative, circonstances de lieu et temps de la
communication) sont rattachés.

Derrière toutes ces questions se trouve l'affaire complexe de ce qu'on appelle "fonctions
du langage", racine et support de toute communication linguistique.

2.l. Concept de fonction

I1 faut faire la différence entre les fonctions du langage et les fonctions


intralinguistiques. Maintenant nous allons mettre l'accent sur les fonctions du langage.
Les autres vont coïncider avec le rôle que joue un élément ou un terme dans une
structure appartenant à un système, dans une chaîne linguistique ; c'est-à-dire les
relations qu'un élément garde avec tous les autres de la structure a laquelle il appartient.
Ce sont ce qu’on appelle globalement les "fonctions grammaticales", qui forment un
réseau d'interrelations que gardent certains éléments avec d'autres éléments à l'intérieur
d'un système pour former une structure, aussi bien sur le plan de l'expression que du
contenu.

D’autre part, les "fonctions du langage", qui nous montrent les finalités des énoncés,
nous indiquent à quoi sert celui et comment on l'utilise.

2.2. Communication et fonction communicative

Le langage a essentiellement comme fonction et finalité primordiale la communication.


C'est à cela qu'il sert, avant tout. Mais tous les linguistes n'ont pas la même conception
de "communication" et "fonction communicative". Pour nous, c’est la transmission de la
part d'un émetteur d'idées, de concepts, de pensées, d'opinions, de sentiments, de faits
vécus, etc. ... à un ou à plusieurs auditeurs ou récepteurs.

Cette fonction essentielle du langage présuppose et implique la relation


interpersonnelle, avec ses variantes et particularités, que 1'on peut interpréter comme
une fonction provenant de cette fonction essentielle, c'est-á-dire une sous-fonction de la
première,

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La nature du langage est communicative et, en théorie, on ne croit pas que le fait de
parler seul, sans interlocuteur, sans récepteur, proche, ou éloigné, réel ou potentiel soit
un vrai langage, même si l’on utilise le même instrument.

1. D'abord, nous différencions la fonction référentielle ou logique, acceptée par Bühler,


Jakobson, García Calvo ... Elle a un caractère sémiotique et elle est habituellement la
base des autres qui se superposent. On "signifie", on met en rapport des concepts et des
idées, on transmet des opinions et des avis. De cette fonction, découlent d'autres
fonctions aussi importantes :

- Le langage comme support de la pensée : presque tous les linguistes,


psychologues et philosophes identifient langage et pensée, et ils acceptent que,
génériquement, la pensée humaine est verbalisée, imprimée sur des modelés du
langage.

- Le langage devient un véhicule culturel, un instrument et une manifestation de


la culture d'un peuple.

- La fonction informative, dans laquelle on encourage le trait de communication,


et par laquelle on transmet des messages avec une intention déterminée, Une
fonction à caractère négatif est la fonction phatique, dont l'objectif est de garantir
le contact, établir ou interrompre le message, l'élargir ou le dévier ; et, sans
informer, sans signifier, elle garantit le minimum de la communication : c'est
une fonction instrumentale.

2. Une deuxième fonction primaire ou fondamentale, rattachée à la logique ou


référentielle, est la déictique. Par elle l'émetteur peut situer un signe par rapport à lui-
même, par lui-même rapport à un autre point spatial, temporel ou personnel, ou par
rapport à un autre signe. Elle est habituellement représentée par “signes" indicateurs
sémantiquement très différents des signes proprement dits,

3. La troisième fonction primaire du langage est la fonction expressive, par laquelle le


locuteur peut transmettre ses affections, ses sentiments et faits vécus de façon, directe ;
c'est-á-dire sans les intellectualiser, sans les décrire objectivement avec froideur, "Au
secours !!!", par exemple, aurait cette fonction, mais non, "Je suis en danger : Si vous
ne venez pas à mon secours, je vais me noyer : C’est pour cette raison que je vous
demande de me sauver".

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4. La quatrième fonction fondamentale ou primaire du langage est la fonction
impressive, qui coïncide avec la conative de Jakobson. On y encourage l’orientation
vers le récepteur et fréquemment elle est accompagnée de l’expressive. Ses objectifs et
variantes peuvent offrir un caractère persuasif, manipulateur, etc.,

Outre ces fonctions primaires, nous pouvons différencier dans le langage deux fonctions
secondaires : la fonction esthétique ou artistique et la fonction ludique.

La fonction esthétique qui coïncide avec la poétique, a comme objectif, à travers


l'élaboration du langage, l’œuvre littéraire ou esthétique. Mais du point de vue
linguistique il n'existe aucun signe qui réponde, par lui-même, à cette fonction
esthétique ou poétique,

La fonction ludique, a comme traits remarquables d'être une communication sporadique


et occasionnelle, et de réc1amer aussi une élaboration du langage.

2.3. Usages du langage et activités linguistiques

Nous avons vu jusqu' à présent les fonctions primaires et secondaires, et il convient


d’avertir que toutes ces fonctions se concrétisent dans certains usages du langage, qu’on
pourrait même appeler fonctions tertiaires, et qui montrent les finalités concrètes que
l'on prétend et que l'on peut obtenir avec le langage.

Ainsi, par exemple, la fonction impressive ou conative, qui peut apparaître avec d'autres
fonctions, se concrétise dans un usage que 1'on peut appeler, en suivant Halliday,
régulateur, et ceci se voit dans une activité linguistique comme "donner des ordres",
formulé dans une chaîne déterminée de signes.

On peut voir comment on conçoit le langage et son organisation systématique en


fonctions (essentielle, primaires et secondaires), usages (ou fonctions tertiaires) et
activités linguistiques concrètes, presque innombrables.

Tout usage implique une intentionnalité de la communication et habituellement il est


conditionné par une attitude. Les micro fonctions de Halliday peuvent être considérées
parmi les usages du langage.

- La fonction ou usage instrumental est celui que le locuteur met en œuvre


dans le but d'obtenir quelque chose. Pour cela il utilise plusieurs ressources
et par ce moyen il parvient à satisfaire ses nécessités et ses désirs.

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- L'usage régulateur de Halliday, par leque1 on utilise le langage comme
instrument de contrôle ; on peut le constater dans les ordres, dans les
ressources qui cherchent le pouvoir de la relation entre les interlocuteurs,
celles qui favorisent la manipulation de l‘homme à travers le langage.

- L'usage interactionnel répond à l'utilisation du langage comme moyen de se


mettre en rapport avec le reste d'un groupe.
- L'usage heuristique ou inquisitif ; par lequel le locuteur cherche la
confirmation de quelque chose, il résout des doutes au moyen des questions ;
c'est-á-dire il cherche l'information des interlocuteurs.
- Halliday parle de langage imaginatif, base de, la fonction ludique. À cet
usage on peut en rattacher d’autres : raconter, décrire, commenter ... Et on ne
doit pas oublier l'usage ou modèle rituel de Halliday, dont le locuteur se sert
comme indice de courtoisie et de politesse.
- Parfois les locuteurs mettent en action un usage humoristique du langage
(dans ses variantes diverses : ironie, parodie, sarcasme ...).

Les activités linguistiques de I ‘homme sont presque innombrables. Elles sont toutes des
réalisations concrètes, des actes de parole, au moyen du langage dans lequel il y a une
communication et où sont sous-jacentes une ou plusieurs fonctions primaires, et même
des secondaires, dans des usages codés (ou fonctions tertiaires).

Ainsi, on peut conclure que le langage est essentiellement instrument de communication


et phénomène multifonctionnel ; que ces fonctions sont rangées à partir de la fonction
communicative, d’abord par rapport aux facteurs et aux éléments de la communication,
et après par rapport aux usages que les locuteurs en font. Les fonctions du langage
apparaissent habituellement combinées de différentes manières ; l’existence d 'une seule
fonction est très rare. Et dans ces forces motrices se soutiennent les structures de la
langue.

3. SYSTÈMES DE COMMUNICATION LINGUISTIQUE

3.1. Langage verbal et langages non verbaux dans la communication humaine

Le langage verbal n'est pas la seule forme de communication utilisée par les hommes ;
parfois, il n'est même pas la forme la plus appropriée. Dans la communication
interviennent aussi d’autres types de langages appelés non verbaux.

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De cette maniéré, obtenir une compétence communicative correcte suppose le fait de
connaître l'usage et l'interre1ation existant entre ces deux types de langages humains : le
verbal et les non verbaux.

Traditionnellement, les études sur la communication humaine tournaient autour du


langage verbal. Celui-ci était considéré comme caractéristique de l'homme et sa source
principale de communication. Néanmoins, à partir de la moitié de notre siècle, les
investigateurs ont prêté leur attention à d'autres moyens de transmettre l'information que
l'homme possède et qui ne sont pas verbaux. De telle sorte que l’on reconnaît leur
présence comme nécessaire pour transmettre une communication de forme correcte.

C'est pourquoi il est très important d'étudier ces deux types de langages humains :
verbal et non verbal.

Le langage verbal était considéré comme le seul, ou au moins le code le plus important
utilisé par l'homme dans sa communication. C'est le langage verbal qui différenciait
l'homme des animaux ; l'homme était le seul qui pouvait parler grâce à son système de
phonation. Et c'était le langage le plus complet et le plus précis connu jusqu'alors.
Néanmoins, en étudiant le langage verbal, les experts se sont rendu compte qu'il n'est
pas le seul à transmettre de l'information, et très souvent, il n'est pas le plus approprié.

Ainsi, dans les situations suivantes, qu'est-ce que nous préférons utiliser : le langage
verbal ou celui des gestes ? par exemple :

- Nous voulons présenter nos condoléances à la douleur d'autrui.


- Nous voulons que quelqu'un garde silence, mais on ne veut pas que les autres
s’en aperçoivent de ce que nous allons lui dire.
- Nous voulons exprimer notre amour.
- Nous voulons saluer quelqu'un qui est trop loin pour nous entendre.

On a même vérifié la grande importance de ces langages au moment de comprendre un


message élaboré avec le langage verbal. De cette maniéré on peut dire qu’un message
n'est pas seulement formé des éléments du langage verbal, mais d’une pluralité de
langages qui ont aussi une influence dans le signifié final du message.

En prenant en considération tout ce que nous avons dit, on peut affirmer que la capacité
que l'homme possède de communiquer devient évidente à travers les langages humains,
langages que l’on peut classer de cette façon :

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- Langage verbal, développé à travers un système de signes linguistiques
codés par une communauté.
- Langages non verbaux, formés par des systèmes de signe différents du
verbal, auquel ils peuvent --ou non- accompagner.

Les deux langages nous permettent de développer une caractéristique particulière de


l’être humain : sa nécessité de communiquer, de se mettre en rapport avec les autres. On
peut donc dire que les langages sont un moyen d'insertion sociale.

La communication est possible grâce aux signes qui font partie du code avec lequel on
forme, on compose des messages. Ces signes sont généralement définis comme des
objets perceptibles (c'est-á-dire que l’on peut voir, entendre, toucher, sentir ou goûter)
qui représentent un autre objet. Ainsi le mot "eau" est un signe audible (ou visible, s’il
est écrit), qui représente ce liquide.

Les signes les plus importants dans toute société sont ceux qui forment ou constituent le
langage oral (phonèmes, morphèmes, intonations ...) et écrit (lettres, signes de
ponctuation). Mais on utilise aussi un grand nombre de signes non linguistiques, comme
le deuil, les signaux horaires (audibles ; les coups de cloche ; visibles : les aiguilles
d’une montre ou d’une horloge), la signalisation routière, les drapeaux, les gestes, etc.

1. Icônes, s'ils possèdent une ressemblance, une similitude avec l'objet qu'ils
représentent : le portrait, la (1es) carte(s) d'un pays, le panneau de "nid-de-poule” dans
les routes, etc.

2. Indices, lorsque, sans se ressembler à l'objet signifié, ils gardent avec lui
quelque relation de dépendance : la fumée est un indice de "feu” ; la fièvre, de
"maladie” ; les pleurs, de "tristesse", etc.

3. Symboles : ils représentent les objets sans avoir aucune ressemblance ou


rapport avec eux ; ils sont des signes conventionnels, comme les mots du langage, les
chiffres, les signes orthographiques, les drapeaux, la croix rouge, la couleur des taxis,
etc.

Certains mots, qui semblent imiter des sons, fonctionnent comme des icônes :
tintement murmure ... On les appelle onomatopées et ne sont pas très fréquents dans les
langues.

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3.2. Le langage verbal dans la communication humaine

Le langage verbal est un ensemble de signes linguistiques codés par une société
déterminée dans un but communicatif Ces langages sont différents d'après les
communautés et ceci nous mène à parler de langues, de dialectes, et même de variantes
linguistiques.

Si, traditionnellement, on a considéré le langage verbal comme le principal moyen de


communication humaine, cela s’est fait par les caractéristiques qui suivent :

- Il est plus précis que le reste pour exprimer des réalités du monde.
- Il nous permet de connaître.
- Il nous permet de traduire le reste des langages non verbaux au verbal d'une
manière plus ou moins précise.

3.3. Structuration du langage verbal

Le structuralisme considère chaque langue comme un système de relations : ses unités


sont définies non d'une manière isolée, mais par les relations qu'elles gardent entre elles.
La segmentation de la chaîne parlée dans des unités d'analyse a pris en considération
l'idée de composition, c'est-á-dire l'existence d'unités minimales et d'unités complexes,
celles-ci "décomposables" dans les premières, comme on a déjà vu. Ainsi, le mot est
formé de plusieurs sons, plusieurs mots forment une proposition, dans un texte on peut
différencier propositions…C'est proposer pour l'étude du langage verbal de différents
niveaux de description et établir entre eux des relations hiérarchiques.

À chaque niveau on peut différencier, à son tour, les aspects individuels, les variantes de
ce qui est constant, de ce qui est général dans toutes les manifestations concrètes des
locuteurs (invariants), Saussure parle de parole (variante) et de langue (invariant). La
linguistique pour se constituer comme science, doit s'occuper de la langue, ensemble
d’éléments et de règles, dans un nombre limité, permettant la communication étant
donné que cet ensemble est partagé par des locuteurs d'une communauté déterminée.

Chaque unité est définie par deux types de relations :

a) Elle s’intègre dans des paradigmes à côté d'unités de son même niveau avec
lesquelles elle garde des relations d'opposition.

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b) Elle se combine avec d'autres unités dans des syntagmes, formant des unités
d'ordre supérieur, on appelle ces relations de contraste,

La langue est un système de communication : le son est articulé pour communiquer


quelque chose. La communication suppose la transmission du signe constitué par
l'union de deux plans : expression et contenu.

Hjelmslev parle pour chaque plan de substance et de forme ; pour lui la mission
descriptive de la linguistique est la forme. Il préfère de ne pas avoir recours à la
substance intralinguistique -son et conception humaine de la réalité-. Il s'intéresse à ce
qui est systématique : il agit donne sur la langue. Il décrit dans chaque unité des
paradigmes et des syntagmes. Il partage ses niveaux entre le plan de l'expression et celui
du contenu et il établit leurs relations. Si bien le nombre de niveaux est variable d'après
les suppositions de départ des linguistes, néanmoins les sons, les mots et les
propositions ont été considérés comme des unités linguistiques claires, et aucune
analyse ne peut se passer d'un niveau phonique, d’un niveau lexical et d'un niveau
syntaxique, qui sont renforcés par l'existence de branches de la linguistique :
Phonologie, Lexicologie et Morphosyntaxe, respectivement.

3.3.1. Niveau phonique

Le son, tel qu'il est utilisé par le langage verbal=-excepté la musique, le bruit, ... – fait
l’objet d'étude de la phonétique, qui s'occupe de l'émission et de la réception des sons
dans leurs aspects physiologique et acoustique. Mais tous les sons n'ont pas la même
importance pour la communication. On appelle phonèmes les sons dont le changement
dans un contexte donné comporte des variations de signifié, c'est-á-dire le son qui
exerce dans le système linguistique une fonction distinctive. Les variations phoniques
qui ne changent pas le signifié, on les appelle allophones.

Chaque phonème peut être décomposé dans un nombre déterminé de traits, chacun de
ces traits est le responsable de la fonction distinctive des phonèmes. Dans l'exemple qui
suit, tête/bête, la distinction réside dans un seul des traits qui fondent les phonèmes /b/
et /t/ : sonore/sourd.

3.3.2. Niveau morphosyntaxique

L'analyse au moyen de niveaux prévoit que les unités d'ordre inférieur, les phonèmes,
s'intègrent dans les unités d'ordre suivant. Pour Emile Benveniste, le phonème est

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l'unité minimum d'analyse, mais le mot est la plus petite unité linguistique qui porte une
fonction symbolique ou représentative. C'est le même schéma qu’André Martinet
appelle "double articulation" du langage : les monèmes (première articulation du
langage) ou unités minimales ayant une signification ; les phonèmes (deuxième
articulation du langage). Les deux articulations sont une procédure d'économie.

Benveniste parle de parole et Martinet de monème pour faire référence au niveau


immédiat au phonème. Pour la grammaire, la parole était l’unité linguistique
incontestable.

Ces unités minimales d'analyse grammaticale, qui ont une signification, sont appelées
morphèmes et pour beaucoup de linguistes, elles constituent le niveau de description qui
suit les phonèmes (Hockett). Certaines analyses parlent de morphèmes lexicaux ou
lexèmes, appartenant à des inventaires ouverts : porte, maison, homme ... ; et de
morphèmes grammaticaux ou gramèmes qui intègrent les inventaires fermés : marques
de genre et de nombre, les prépositions.

Le structuralisme considère la proposition corne l'unité supérieure d’analyse : elle est


fondée de morphèmes et elle n'intègre aucune unité de niveau supérieur.

3.3.3. Niveau sémantique

Au moment de communiquer apparaissent trois types de problèmes : logique,


linguistique et pragmatique. Par conséquent, l’acte communicatif peut être étudié du
point de vue de la sémantique logique, de la sémantique linguistique et de la sémantique
pragmatique.

La sémantique logique ou philosophique s’occupe surtout des contradictions


d'ambiguïtés. Elle étudie aussi les problèmes entre le signe, le signifié et la réalité qu'ils
désignent.

La sémantique pragmatique est rattachée au conductisme, c'est-á-dire elle s'intéresse


surtout à l'usage des mots.

La sémantique linguistique s'occupe de l'étude du signifié de la perspective du langage,


pour essayer de systématiser le signifié et voir comment est structuré le lexique et les
relations existant entre les différents termes dans une langue déterminée.

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Les études du signifié ont acquis une très grande importance et elles sont fondamentales
car, quand on communique, on dit quelque chose, on transmet un contenu auquel fait
référence une forme ou une structure déterminée. Le signifié est aussi fondamental car
la syntaxe est conditionnée par lui.

4. SYSTÈMES DE COMMUNICATION NON LINGUISTIQUE

Avec le terme de langages non verbaux, on fait référence aux systèmes non
linguistiques utilisés par l’homme pour communiquer.

La variété de ce type de langages est évidente : la musique, les signaux et les panneaux
de circulation, le langage des drapeaux, celui de la fumée, les gestes, les couleurs…
Tous ces systèmes, de même que le langage verbal, sont étudiés par une science : la
Sémiotique ou Sémiologie, qui étudie les langages en général. Cependant, certains
d’entre eux ont eu un développement si important qu'ils réclament des études spéciales,
comme la peinture, la musique, la sculpture ...

Una première division ou classement des systèmes sémiotiques non linguistiques


pourrait être faite à partir du sens corporel qui les perçoit : olfactifs, tactiles, gustatifs,
auditifs et visuels. Les deux derniers sont les plus importants.

- l. Systèmes olfactifs. Ce sont les premiers que développent les bébés. Les
odeurs naturelles ou artificielles peuvent avoir des signifiés sexuels, et elles
fournissent des informations très importantes dans des domaines tels que la
gastronomie, l’œnologie, la parfumerie, Elles nous communiquent la
présence de certaines substances (vinaigre, eau de Javel...) ; elles nous
indiquent la propreté ou hygiène des personnes (et des endroits) ; et aussi,
l’état de conservation des produits alimentaires.
- 2. Systèmes tactiles. Le plus important est l'écriture Brayl1e, qui permet de
lire aux aveugles. Ils nous informent sur certains aspects ou qualités des
choses : chaud, froid, doux, dur ; ils nous aident à différencier les matières
(la soie, la laine, le coton ...) et ils sont très importants dans les relations
humaines d'affection (les caresses).

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- 3. Systèmes gustatifs. Ils nous communiquent certaines qualités des objets,
surtout la perception des saveurs par le goût : bon, mauvais, salé, doux,
amer ; mais aussi à différencier les aliments.
- 4. Systèmes auditifs. Ils peuvent être naturels ou conventionnels. Parmi les
systèmes naturels, on trouve les voix des animaux ; les bruits des objets au
moment de se casser ; les cris des personnes qui nous informent de leur joie,
leur tristesse, leur peur. Parmi les systèmes auditifs conventionnels, on
trouve les hymnes, l'indicatif d'une émission, les signaux horaires, les
applaudissements (approbation), les sifflements (désapprobation) ...
Mais le système auditif principal est le langage oral. Beaucoup d'auteurs
considèrent la musique comme un système sémiotique conventionnel qui
communique un état d'esprit de l'auteur.
- 5. Systèmes visuels, Ils sont très fréquents et importants. Les signes gestuels
(gestes), parmi lesquels on doit faire référence au système utilisé par les
sourds-muets. Los signes visuels sont très importants dans les arts plastiques
(peinture, sculpture, architecture), dans les spectacles (danse, théâtre,
cinéma, cirque, télévision), et dans beaucoup d'autres que l’on reçoit par les
yeux dans notre vie quotidienne.
L'écriture est un système de signes visuel.

Mais, la variété si grande des langages humains non verbaux rend impossible
l'on puisse les étudier tous dans ce thème, C'est pourquoi on va mettre l'accent type
spécial de langages non verbaux : ceux qui interviennent avec le langage dans la
communication si bien ils peuvent aussi apparaître seuls : le langage corporel, l’espace,
le paralangage, l’entourage.

4.1. Les caractéristiques du langage non verbal

Les études réalisées par Charles Darwin, Birdwhistell, Hall, Flora Davis, Knapp ...,
ont donné comme conclusion que les langages non verbaux peuvent traduire les
modalités du discours, mais pas ses unités : sujet, verbe ... ; c'est-á-dire, ils peuvent
transmettre un même signifié, mais avec des unités différentes. D'autre part, nous
pouvons signaler aussi quelques caractéristiques du langage verbal en général :

a) L'hétérogénéité du langage non verbal. En réalité on ne peut pas parler de


langage, mais des langages non verbaux.

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b). La polysémie est fréquente dans ces langages ; par exemple, un mème regard
peut signifier beaucoup de choses : haine, indifférence, rancune ...

e) Le langage non verbal est inévitable chez l'homme.

d) Dans ces langages prédomine la fonction expressive sur la référentielle.

C'est cette ambigüité de sens qui fait que les langages non verbaux ne soient les
plus appropriés pour faire référence au monde réel, face au langage verbal.

4.2. Le langage corporel

Le mouvement corporel est l'un des langages non verbaux le plus utilisé par 1'homme et
l'un des plus développés, ce qui fait qu'il puisse être utilisé de forme autonome ou en
compagnie du langage verbal. Ainsi, par exemple, nous pouvons dire "au revoir” et faire
le geste correspondant avec la main ou faire seulement le geste ; ou on peut faire la tête
et dire à la fois “je suis fâché" ou faire seulement le geste.

Son importance est si grande que son omission dans une communication verbale altère,
change ou rend impossible la communication. C'est-á-dire l'émetteur et le récepteur ont
besoin de recevoir, avec le message linguistique, un message gestuel.

On peut diviser ce langage en deux catégories :

a) Naturels ou biologiques.

b) Rituels ou sociaux.

4.3. L’espace

Le processus de communication est situé dans un espace distribué au gré du locuteur et


de l’auditeur. Chaque société fixe les positions el les distances entre les interlocuteurs
comme membre d’une société. Par exemple, la distance que l’on garde entre un ami et
notre patron que l’on vient juste de connaitre.

4.4. Eléments paralinguistiques ou paralangage

Les signes non linguistiques accompagnant les signes linguistiques interviennent aussi
dans la communication et, ils peuvent communiquer par eux-mêmes, Ces éléments
paralinguistiques sont les suivants :

a) Bruits vocaliques. Les réactions de la voix humaine à des stimuli différents :

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- Actions biologiques : les pleurs, le rire, les soupirs.
- Interjections expressives : "hum" peut marquer le doute.
- La maniéré de parler : "entrecoupée" peut indiquer nervosité.
b) Qualités de la voix. L'intonation, le rythme, l'articulation ... conforment le
son vocal permanent d'une personne. C'est une composante physiologique,
mais aussi culturelle qui : - Nous informe des caractéristiques du locuteur :
sexe, âge, origine ...

- A une influence sur le signifié et perception de l’interlocuteur.

4.5. L'entourage

Finalement, la distribution de l’espace envoie aussi des messages et elle a une influence
sur la disposition de l’esprit des hommes. Ainsi un climat formel ou familier nous
indique comment nous devons nous tenir ; la disposition des objets : par exemple une
grande table sépare ; les couleurs : par exemple, la couleur verte calme, la couleur rouge
altère.

BIBLIOGRAPHIE

Bachman, C.: Langage el communications sociales, CREDIF, Hatier, 1981.

Moirand, Sophie: Enseigner a communiquer en langue étrangére, Collection


Formation, Hachette, Paris, 1982.

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