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DEUXIEME PARTIE :

ENVIRONNEMENT ET
GÉNIE CIVIL
Introduction
• Le GCV est un domaine qui contribue au
confort des populations au niveau mondial,
par la construction de bâtiments ou autres
édifices modernes tels que les ponts, les
bureaux, les canaux d’évacuation des eaux
usées domestiques et industrielles.
• Mais ces activités ont des répercussions sur
l’environnement aussi bien immédiat que
lointain.

• De même, l’environnement agit sur les


produits finis du GCV, à travers ses trois
matrices que sont l’eau, l’air et le sol.
I. Impacts des activités du génie civil
sur l’environnement
➢Un monde de plus en plus urbanisé
La population urbaine est en forte croissance.
On estime que 75 % de la population
européenne est urbaine. Celle de l’Afrique
progresse vers cette valeur (d’où les politiques
de retour à la terre, cas de la Côte d’Ivoire
depuis les années 1980).
➢Les villes deviennent de plus en plus étalées
(les superficies des villes augmentent 4 fois
plus vite que la population).

➢De grandes surfaces imperméabilisées par le


bitume et les terrassements. Ce qui implique
l’accroissement des risques d’érosion et des
inondations.
➢ Un besoin croissant de consommables de construction

• Métaux et alliages.
• Intrants chimiques (peintures, colles et adhésifs) dont
les déchets menacent la qualité de l’environnement.
• Utilisation accrue de bois, entraînant la déforestation.
• Utilisation de ciment, impliquant des rejets de
poussières polluantes dans l’environnement.
• Les déchets rejetés dans l’environnement, après
construction des routes et ponts : machines
abandonnées, emballages indésirables non détruits,
rejets liquides non traités, etc. qui polluent notre
environnement.
➢ Une pollution sonore engendrée par les activités
de construction :
Bruits des machines sur les chantiers en pleine
ville
➢ Des perturbations de la circulation :
Très fréquentes dans les villes lors de réhabilitation
ou de reconstructions de voiries et des
bâtiments.
II. Effets de l’environnement sur les
édifices (bâtiments, ponts et chaussées)
II.1. Action de l’air
➢ Air pur contient entre autre du dioxygène (O2
environ 20 % en volume), qui est un puissant
oxydant pour les métaux, sur le long terme :
toiture des maisons ; barres de protection
métallique des ponts et de voies. Implique leur
Corrosion.
➢ Air pollué :
• Contient des COV (composés organiques
volatils) et plusieurs autres composés de
différentes natures qui peuvent affecter la
qualité des revêtements.

• L’air additionné à l’eau salée est un cocktail qui


favorise la rouille des métaux, conduisant à leur
dégradation.
➢Action mécanique de l’air : le vent
Des rafales de vent peuvent :

• Décoiffer les maisons

• Détruire les bâtiments

• Provoquer l’érosion des surfaces nues etc.


II.2. Action de l’eau

➢Eau salée (eau de mer)


conduit à la corrosion des supports métalliques.
Il faut donc éviter de construire en bordure de
mer avec des métaux, ou du moins, il faut les
protéger de la corrosion en tout temps
(peinture ou couvertures en caoutchouc).
➢ L’eau polluée:
Contient des polluants chimiques dissous qui
peuvent rendre l’eau très acide et attaquer
chimiquement les édifices métalliques ou le
béton. (eaux usées domestiques et industrielles.
Exemples: eau acide de la lagune Ebrié en contact
avec les supports des différents ponts de la ville
d’Abidjan.
➢Action mécanique de l’eau :
• les eaux de ruissellement provoquent
l’érosion des terrains nus, ou peuvent détruire
le bitume.

• La force de l’eau peut détruire les ponts et des


maisons. Il faut donc évaluer cette action de
l’eau avant de faire des constructions de
grande envergure.
II.3. Action du sol
➢Elle se résume surtout à la nature du sol
• Géologie
• Podologie (porosité ; texture ; résistance …)
• Chimie (pollution chimique)

• Question : est ce que le sol peut résister au poids


de la structure à poser?
• Ceci implique des évaluations préalables dans ce
sens.
➢ Sols pollués

• Élément essentiel à la vie, le sol subit de multiples


dégradations liées aux activités humaines qui
menacent d’altérer ses fonctions.
• Le sol est une ressource à préserver. Aussi est-il
impératif de conduire des actions pour la protection
des sols et la remise en état des sites pollués.
• Le sol est la couche supérieure de la croûte terrestre.
• Produit d'interactions complexes entre le climat,
la géologie, la végétation, l'activité biologique,
le temps et l’utilisation des terres, il remplit une
multitude de fonctions essentielles à la vie et
souvent interdépendantes, au niveau :
• environnemental (stockage et épuration de
l'eau, rétention des polluants, biodiversité…) ;

• économique (production agricole et forestière,


matières premières…) ;

• ​social et culturel (support de l'activité humaine,


patrimoine culturel et paysager…).
• Par ailleurs,
le sol est une ressource non renouvelable au
taux de dégradation potentiellement rapide, de
l’ordre de quelques années ou décennies, alors
que les processus de formation et de
régénération sont extrêmement lents, souvent
plusieurs milliers d'années.
• Les sols ont été – et sont encore – exposés aux
pollutions industrielles et de services,
principalement, depuis les deux derniers
siècles, par des dépôts de déchets ou
directement par les activités.
• Ces polluants se diffusent ensuite dans les
sols, dans les eaux souterraines et
superficielles, et sont absorbées par les
végétaux et les animaux.
• Cette contamination menace la qualité de la
ressource en eau, de la chaîne alimentaire et
des écosystèmes, et engendre in fine des
risques environnementaux et sanitaires qu’il
est nécessaire de prendre en compte.
• Les polluants rencontrés sont très variés, d’origine
organique (hydrocarbures, solvants…), minérale ou
métallique (plomb, mercure…).
• des benzènes, toluènes, éthylbenzènes et xylènes (BTEX)
• des cyanures ;
• des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ;
• des hydrocarbures ;
• des hydrocarbures chlorés (PCB-PCT, produits organiques
polychlorés, solvants halogénés – TCE, trichloréthylène) ;
• des métaux et métalloïdes (arsenic, baryum, cadmium,
chrome, cobalt, cuivre, mercure, molybdène, nickel,
plomb, sélénium, zinc);
• d’autres contaminants (ammonium, chlorures,
pesticides, solvants non halogénés, sulfates).

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