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I.

Présentation générale du projet


1. Données générales :
 Profil en travers : Route à 3 voies
1 m (trottoir) + 3x3.50 m (Chaussée de trois voies) + 1 m (trottoir).
 Longueur du tablier : 360 m
 Hauteur du tirant d’air :17.35 m.

2. Données géotechniques :
 Niveau Substratum : -10 m
 Qualité du sol : Mauvais sol.
Epaisseur Nbres Longueur de
Elanceme Mode de L’esthétiqu
Variante de tablier travée travée Cout
nt construction e
En m s En m

48 intermédiaire Moyennemen
PSI-DN 1.6 8 1/30 Usage de cintres 5
36 rive t élevé

Préfabriqué
81.9 Parfaitement léger.
Bipoutres 2.93 5 1/28 intermédiaires Chantier dirigé par 3 Couteux
57.34 rives des moyens de
levages

Multi-
poutres

Préfabriqué
VIPP 2.65 8 1/17 45 3 Économique
Sur site

Comparaison entre variantes :

Récapitulatif :
En prenant en considération les données du site ainsi que tous les critères cités auparavant, on
retient deux variantes à savoir : VIPP et Pont mixte à bipoutres.

Etude de la variante VIPP :


ETUDE D’AVANT-PROJET :
A. Prédimensionnement du tablier :
1. Prédimensionnement du tablier de la variante VIPP :
a) Conception générale :
La gamme des portées privilégiées pour les ponts à poutres préfabriquées par post-tension
(VIPP) correspond à un intervalle entre 35 m et 45 m ce qui est économiquement rentable
pour des ponts de grandes portées puisqu’il permet de minimiser le nombre des appuis
surtout dans le cas des mauvais sols supports.
Dans cette variante, l’ouvrage est constitué de 8 travées isostatiques de 45 m, chaque travée
comporte quatre poutres préfabriquées, entretoisées au niveau des appuis et solidarisées
transversalement par l’hourdis en section courante.

b) poutres maitresses
Les poutres les mieux adaptées aux ponts VIPP sont celles qui ont une section en Té avec
talon. Ce type de profils est constitué d’une table de compression, une âme et un talon. Les
âmes peuvent être élargies au voisinage des appuis en fonction des contraintes de
cisaillement. La jonction de l’âme avec la table de compression et le talon est effectuée grâce à
un gousset.
 Largeur de la table de compression :
L’épaisseur de la table de compression est généralement faible afin d'excentrer au maximum
la matière vers la zone supérieure. Elle est relativement large. Son dimensionnement est
influencé par des aspects tels que le type de coffrages utilisés pour le hourdis, les problèmes
de déversement latéral des poutres notamment lors de la manutention. Sa largeur est 𝑙𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒 ≥
0,6 ℎ𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒.
0.6 x h poutre = 1.48 m ======== on prend donc L table = 1.80 m
 Longueur des abouts :

2.65 m

0.5 m 44 m
 Epaisseur de l’âme
L’épaisseur de l’âme dépend en général de l’effort tranchant et de l’enrobage des câbles de
précontrainte. Généralement elle est linéairement variable allant de 25 cm à mi- travée à 40
cm sur appuis.

 Espacement des poutres


L’espacement des poutres doit être compris entre 2,5 m et 3,5 m car on a choisi une épaisseur
de l’hourdis de 18 cm, on opte un nombre 4 poutres.
Ce qui nous donnent un espacement entraxe de 3.40 m.
 Dimension du talon
Les talons des poutres, constituant la fibre inférieure de la structure, sont dimensionnés par la
flexion et doivent permettre de loger les câbles de précontrainte dans de bonnes conditions
d'enrobage et d'espacement. Pour un béton de 35 MPa de résistance, on pourra déterminer la
largeur totale des talons par la formule empirique suivante :
𝑏𝑡𝑎𝑙𝑜𝑛 = (𝑙 ∗ 𝐿2) / ℎ𝑡2 ∗ 𝐾
Avec : 1100 < K < 1300 (généralement on prend K=1200)
l : l’entraxe,
L : portée de la travée,
ht : hauteur totale du tablier.
On trouve finalement bt = 0.85 m

 Hauteur de poutre :
ℎ ℎ𝑜𝑢𝑟𝑑𝑖𝑠+𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒 = 45/17 = 2.65 m
ℎ ℎ𝑜𝑢𝑟𝑑𝑖𝑠 = 0.18 m
donc on obtient une hpoutre = 2.47 m

 Exécution de l’hourdis :
L’hourdis peut-être exécuter sous deux formes :
• Hourdis intermédiaires entre les poutres (déconseillé car il représente un risque de
fissuration longitudinal).
• Hourdis général coffrée par des prédalles ou par des coffrages perdus en fibre-ciment.

Lorsque la portée libre des coffrages perdus dépasse un mètre, il devient indispensable
d'utiliser des prédalles en béton armé. En pratique, ce type de coffrage est utilisé à partir de
0,80 m de portée libre. L'épaisseur strictement minimale à lui donner est de l'ordre de 6 cm.
 Dimensionnement des entretoises :
Puisque on a pris une épaisseur d’hourdis de 18 cm ce qui est suffisant pour résister à la
flexion d’ensemble en jouant le rôle d’entretoisement transversal. Donc il est suffisant de
prendre 2 entretoises d’about au niveau de chaque appui.

- Hauteur de l’entretoise :
Il est préférable de diminuer légèrement la hauteur des entretoises afin de faciliter l’accès aux
appareils d’appuis. A cet égard une diminution de 60 cm est confortable.
Donc H entretoise = h poutre – 0.60 = 1.87 m
- L’Epaisseur :
Dans la pratique, cela amène à une épaisseur de l'ordre de 25 à 30 cm, ce qui suffit dans la
plupart des cas du point de vue de la résistance.
Dans notre cas on prend une épaisseur de 30 cm.
- Longueur de l’entretoise :
La longueur des entretoises est conditionnée par l’espacement entre les poutres principales.
Dans notre cas la longueur totale des entretoises est égale à :
Lentretoise = L tablier – 4 x eame =12.5 – 4x0.40 = 10.90 m

II. Prédimensionnement des piles :


III.1. Introduction :
La pile est une composante structurelle de l’ouvrage d’art, puisqu’elle contribue à la
résistance globale en transmettant les efforts que reçoit le tablier vers les fondations puis vers
le sol. Il s’agit des appuis intermédiaires qui lient l’ouvrage au sol et dont le choix est
conditionné par plusieurs critères :
 Contraintes naturelles et fonctionnelles du site
 Type et mode de construction du tablier
Type et mode d’exécution des fondations
 D’autres considérations architecturales et géométriques et des règles de bonne
construction
Les types de piles :
1-Les piles voiles : Ce type de pile, qui n’est autre qu’une transposition en béton armé des
anciennes piles en maçonnerie, est très fréquemment utilisé pour des ouvrages courants de
portées plus modestes comme le PRAD ou les PSI-DA. Il s’agit d’une pile sous forme de voile,
dont l’épaisseur est proportionnelle à celle du tablier.
Il est avantageux dans la mesure où il permet de réduire l’encombrement transversal, surtout
pour les ouvrages à faible hauteur. A partir du modèle de base, de section rectangulaire
constante, différentes variantes permettent de réaliser des formes plus élaborées (fruit,
variation d'épaisseur ou de largeur...). La tête de pile est souvent élargie par rapport au voile
pour permettre de recevoir les lignes d'appui.
2. Les palées ou piles colonnes : Ce sont des piles formées par une succession des colonnes
sous forme de poteaux, reliés en tête par un chevêtre. On prévoit en général une colonne sous
chaque appareil d’appui afin d’optimiser l’épaisseur du chevêtre, et assurer une meilleure
descente de charge. Le chevêtre peut être porteur ou non, selon que les poutres sont posées
au droit des colonnes ou non.
3. Les piles marteaux :
C’est une variante des plus esthétiques, elle est quasi-ponctuelle et permet de réduire
l’emprise au sol nécessaire donc favorable en site urbain et même en site aquatique pour
réduire les effets des perturbations de l’écoulement, et se distingue par être adaptée aux
ouvrages biais. Elle est constituée d’un fût de section cylindrique ou polygonale, surmontée
d’un chevêtre en porte à faux. Pour une hauteur inférieure à 25m, on adopte un diamètre de
2,00m habituellement. Lorsque cette valeur est insuffisante on peut recourir à une conception
tronconique pour ne pas avoir un chevêtre excessivement large.
On peut néanmoins améliorer l’esthétique de la forme cylindrique par des traitements des
parements et des formes, afin d’arriver à des formes polygonales plus ou moins régulières.
4-Les piles portiques :
Les portiques sont constitués de deux fûts, rarement de plus. Le chevêtre d'appui relie ces fûts
et peut présenter un encorbellement au-delà des fûts. Ce type de pile, adapté à des tabliers de
largeur plus importante, est également d'un emploi très fréquent. La forme des fûts et leur
inclinaison peuvent être très diverses : en U, en V ou en Y...
5. Les piles en caisson : Ce sont des piles évidées qu’on utilise pour les grandes hauteurs, car
elles assurent plus de rigidité vis-à-vis des efforts horizontaux. Généralement, elles sont
réalisées par un coffrage grimpant ; avec une épaisseur minimale de 30cm (Elle est en général
comprise entre 30 et 60cm). La pile est coiffée par un chevêtre important de 1 à 2m
d’épaisseur, chargé de répartir les réactions des appareils d’appui dans la pile. 6. Les piles en H
: Le fût de la pile est en forme de H, qui présente des meilleures caractéristiques mécaniques.
Chaque H comporte deux voiles épais liés par une âme mince (environ 20 cm). Ce type est
intéressent surtout dans le cas de piles de grande hauteur.
III.3. Choix du type des piles :
Après comparaison et analyse des différents types déjà avancés, on a trouvé que la variante
qui répond le plus à nos aspirations et qui est conforme avec les recommandations de SETRA
est la pile marteau, en fait c’est la variante conseillée pour des ouvrages de hauteur et de
largeur modérées. Variante choisie : Pile Marteau
III.. Conception et prédimensionnement :
1. Chevêtre :
Le rôle du chevêtre est de supporter transversalement le tablier par l’intermédiaire
d‘appareils d’appuis, en général on prend une largeur de même ordre de grandeur de celle du
tablier. On prendra donc une largeur du chevêtre de 12.5 m.
Le chevêtre est aussi constitué de deux consoles symétriques d’épaisseurs variables. Pour un
porte-à-faux de 5,00m à 6,00m, on avoisine cette épaisseur de 2,00 m environ à
l’encastrement avec le fût et on l’aminci jusqu’à 1,00 m vers l’extrémité, voire moins, car une
même hauteur de l’encastrement n’est plus nécessaire à cet endroit.
Pour l’emplacement des appareils d’appuis sur le chevêtre, il est commode de laisser 0,5 m de
l’extrémité du chevêtre au nu de l’appareil, de l’autre côté, des abouts des poutres sont d’un
ordre de grandeur de 0,5m également, ce qui donne une largeur du chevêtre de l’ordre de
2,00 m.

 Vérification flambement :
Les structures élancées, en particulier les piles de grande hauteur, doivent être vérifiées en
tenant compte de l’amplification due à l’effort normal dans les pièces comprimées, c’est
l’objet du calcul suivant :
La section de la pile est : 𝐵=𝜋×𝐷2/4=3.14𝑚²

L’inertie de la section : 𝐼=𝜋×𝐷4/64=0.7853𝑚4

Donc le rayon de giration est de : 𝑖=√𝐼/𝐵=0.5𝑚

Par conséquent, l’élancement vaut : 𝜆=𝑙𝑓/𝑖

La longueur de flambement d’un poteau encastré d’un côté (fondation) et articulé dans l’autre
(chevêtre) vaut selon le BAEL : 𝑙𝑓=0,7×𝐻 donc : 𝜆=0,7×𝐻𝑚𝑎𝑥/𝑖=21.5<50

Donc la condition de non flambement est vérifiée.

 Culées :
IV.3. Les types de culées :
1. Les culées enterrées :
Les culées enterrées (les plus répandues) : Elles sont noyés dans le remblai d’accès à
L’ouvrage et assurent essentiellement une fonction porteuse car elles sont peu sollicitées par
des efforts horizontaux de poussée des terres.
Ce type de culée s’adapte facilement pour tout type de fondation et à n’importe quelle
hauteur de remblais. De par sa conception, une culée enterrée suppose une implantation en
retrait par rapport aux limites extrêmes de la brèche à franchir, du fait de la présence des talus
de remblais.

2. Les culées remblayées :


Les culées remblayées jouent le double rôle de soutènement et de structure porteuse. Le
tablier s’appuie sur un sommier solidaire d’un mur de front massif qui soutient les terres du
remblai. Une telle culée est généralement fondée superficiellement, compte tenu des efforts
horizontaux importants, ce qui limite son emploi au cas des très bons sols. Dans tous les cas,
on ne pourra l'envisager que si la hauteur du soutènement reste inférieure à une dizaine de
mètres. Dans la pratique, son emploi reste limité aux cas où l'on souhaite limiter la longueur
du tablier au strict nécessaire.

Les éléments de prédimensionnement :


Chevêtre :
Le chevêtre est un élément sur lequel s’appuie le tablier. Dans le cas d’une culée enterrée
Il repose sur les fûts. Sa surface doit être aménagée de manière à permettre :
 L’implantation des appareils d’appui ;
 La mise en place de vérins pour changer les appareils d’appui s’il y a lieu ou pour
Procéder à des mesures de réaction d’appui ;
 Assurer l’évacuation des eaux (pour cela on effectue une pente de 2% pour le Sommier
d’appui).
Ainsi on le pré-dimensionne comme suit :
- Longueur : 12,5 m, elle possède la même largeur que le tablier.
- Hauteur : 1m ; c’est la hauteur recommandée par les documents SETRA pour des
Raisons de robustesse.
- Largeur : 2m, suffisant pour l’implantation du mur garde-grève, du corbeau et Pour
l’accessibilité aux appareils d’appui.

Type de fondation :

Selon les conditions géotechniques du site signalées :sol mauvais avec un substratum allant à
10m, nous adopterons des fondations profondes sur pieux.