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Chapitre 1 : introduction

C’est le propos d'une grande partie de l'enseignement gnostique.

A. CE QU'IL FAUT DÉJÀ SAVOIR.

 Pour éliminer l'ego il faut déjà pouvoir l'identifier en tant que tel ;
Mais sans s'identifier à lui.
 Cela demande de développer :
Son sens de l'observation, observation neutre et détachée de soi-même.
De cette observation de soi on va apprendre à nous voir tel que nous sommes.
Et ainsi nous allons apprendre à distinguer
1. l'ego,
2. la personnalité
3. et l'essence.
On doit l'apprendre, car aujourd'hui, nous ne savons pas nous auto-observer.
 Nous devons déjà apprendre de façon théorique à distinguer l'ego de la personnalité.
L'ego est ce qu'il y a derrière le masque de notre personnalité, de notre éducation, de nos
attitudes, postures, mimiques, etc.
 Nous devons apprendre à distinguer de façon théorique l'ego de l'Essence.
L'Essence libre est en elle-même pureté, amour impersonnel, innocence, tranquillité.
Tout cela doit être étudié dans les livres et les cours. Notamment dans le « Traité de
psychologie révolutionnaire » du Vénérable Maître SAMAEL AUN WEOR.

B. LES PRINCIPES DE BASE POUR ÉLIMINER L'EGO


Pour commencer ce travail d'élimination de l'EGO, voici quelques principes de base.
Ces principes sont incontournables et surtout très profonds.
En appliquant ces principes, nous allons directement sur le chemin du Christ.
Rappelez-vous
Dans l’Évangile de Matthieu 16 :
« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix,
et qu'il me suive. »
Dans l’Évangile de Luc 14 :
« Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. »
Dans l'évangile de Marc 8 :
« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix,
et qu'il me suive. »
Nous nous intéresserons ici plus particulièrement à la question de « se renier soi-même »,
« de renoncer à soi-même », c'est à dire de renoncer au MOI, à l'EGO.
Pour que l'ego meurt, il faut commencer par ne plus l'alimenter.
 Comment on alimente l'EGO ?
1. Quand on le Réprime
2. Quand on l'Exprime
3. Quand on le Justifie
4. Quand on le Critique
5. Quand on le Dissimule
Nous allons expliquer cela un peu plus en détail dans le chapitre 2.

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Chapitre 2 : NE PAS ALIMENTER L'EGO

Nous avons vu ceci :

Comment on alimente l'EGO ?

1. Quand on le Réprime
2. Quand on l'Exprime
3. Quand on le Justifie
4. Quand on le Critique
5. Quand on le Dissimule

Voici quelques exemples de ce que l'on se dit ou que l'on exprime aux autres et qui, en
réalité, nourrit l'EGO.

Quand on le Réprime : « je ne dois plus, il ne faut pas, c'est pas bien, c'est mal, c'est le
diable, c'est horrible, je ne supporte pas de me voir ainsi, non, ce n'est pas moi, je dois me
contrôler, ne plus penser à ça, il faut oublier, etc. »...

Et en général, on se contrôle, on se maîtrise, mais l'ego reste bien vivant, même s'il est
refoulé au fin fond de notre psychisme, il finira par ressortir le moment voulu.

Quand on l'Exprime : par nos paroles et nos actes, nos gestes.


Du moment où on se laisse aller à nos impulsions, nos désirs, nos envies, nos fantasmes,
nos sensations, etc. l'ego est libre... et aussi très satisfait... et tout nous paraît normal,
justifié, logique, etc. L'ego se nourrit ainsi librement et sans contraintes.

Quand on le Justifie : « je suis ainsi, c'est ma nature, c'est comme ça, je ne peux rien y
faire, ce n'est pas si grave, c'est parfois utile ; c'est aussi aux autres de changer, je suis bien
comme je suis, il y a pire que moi, etc. »
En vérité, on ne voit pas le tord que nous cause l'ego et donc on lui donne raison.

Quand on le Critique : « je n'aime pas les gens prétentieux, je ne m'aime pas quand je me
mets en colère, je ne supporte plus ma/sa jalousie, ma/sa paresses, ma/sa gourmandise.
L'orgueil c'est négatif, la luxure c'est dangereux, abjecte, repoussant ; le vol c'est injuste ;
le mensonge c'est horrible, etc. »

Critiquer les défauts, les nôtres ou ceux des autres, renforce ces mêmes ego, car l'ego aime
qu'on parle de lui, il aime parler de lui, en bien ou en mal, cela revient au même, car cela
lui donne de l'importance et donc cela le nourrit.

Quand on le Dissimule : « je ne me sens pas mauvais, je ne me sens pas coléreux, je


garde mon calme, je me maîtrise, je ne pense à rien, je sais ce que je vaux, je suis
conscient de moi-même, je suis maître de mes pensées, de mes émotions, de mes paroles ;
je me sens bien, je me sens bon et juste, je suis une bonne personne, etc. »...

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On cache ses défauts aux autres et on finit par se les cacher à soi-même.

On se cache derrière l'éducation, la morale, l'image que l'on donne aux autres. On finit par
s'identifier complètement à notre apparence, à nos beaux discours, à notre situation
sociale, professionnelle, culturelle, familiale, intellectuelle, etc. etc.

« Incontestablement, le pauvre animal intellectuel appelé à tort homme, non seulement ne


sait pas, mais il ne sait même pas qu’il ne sait pas…
Le pire de tout est la situation si difficile et si étrange dans laquelle nous nous trouvons,
nous ignorons le secret de toutes nos tragédies et cependant nous sommes convaincus que
nous savons tout…
Mettez un mammifère rationnel, une de ces personnes qui dans la vie se croient si
influentes, au centre du désert du Sahara, laissez-le là, loin de toute oasis et observez à
partir d’un poste aérien tout ce qui se passe…
Les faits parleront d’eux-mêmes ; l’humanoïde intellectuel, bien qu’il se vante d’être fort
et se croit un vrai homme, n’est au fond qu’un être épouvantablement faible…
L’animal rationnel est idiot à cent pour cent ; il pense de lui-même le meilleur ; il croit
qu’il se développe merveilleusement à l’aide de ses manuels de bienséance, ses écoles
maternelles, primaires, secondaires, le baccalauréat, l’université, le bon prestige du papa,
etc., etc., etc.
Malheureusement, malgré toute cette instruction, ces bonnes manières, les titres et la
fortune, nous savons très bien que la première douleur d’estomac nous atterre et qu’au
fond nous continuons à être malheureux et misérables… »
 V.M. Samaël Aun Weor - « Traité de psychologie révolutionnaire », Chapitre 1 - Le
Niveau d’Être

Nous ne voyons que l'extérieur du film de notre vie.

On pourrait s'interroger ainsi :

 Combien de choses faisons-nous seulement quand on est seul ?


 Quelles choses faisons-nous en cachette de notre conjoint ? Des enfants ?
 Et pourquoi ?

Nous ne parlons pas de la pudeur, nous parlons de ce dont chacun a honte de faire aux
yeux de tous, car au fond, nous savons que cela n'est pas très joli, pas très correct, nous
savons que cela n'est pas un bon exemple pour les enfants par exemple, et pour notre
image.

Posons-nous la question : qu'est-ce que je fais en cachette de la société, des voisins ?

Pour ne plus alimenter l'ego,


Nous allons voir 3 points très importants à étudier et à pratiquer.
(Chapitres 3, 4 et 5).

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Chapitre 3: LA JUSTIFICATION
Nous avons vu ceci :
On alimente l'EGO :
1. Quand on le Réprime
2. Quand on l'Exprime
3. Quand on le Justifie
4. Quand on le Critique
5. Quand on le Dissimule

Nous allons parler un peu plus de la Justification.


C'est le premier point des 3 points fondamentaux à considérer si on veut éliminer l'ego.

POINT 1. Il faut ne plus justifier l'ego = ne plus se justifier soi-même.


Comme par exemple quand on dit: « c'est à cause de ceci, de telle circonstance, ou à cause
d'untel, de telle personne... »
« c'est parce que je n'ai pas de chance, que j'étais fatigué, que ceci, que cela... »
« j'ai toujours été ainsi, je me sens bien comme ça, je n'y peux rien, c'est plus fort que moi
»
« Je le ferai plus tard, j'ai le temps, ce n'est pas grave, ce n'est pas si important »
« J'ai d'autres choses à penser ou à faire avant »
« J'ai des obligations, des responsabilités qui me poussent à faire ceci, à dire cela... »
Se justifier, c'est agir comme Pilate qui s'est lavé les mains.
C'est le démon du mental qui ne se sent responsable de rien et qui, pourtant, livre le Christ
intime à la foule des ego, des « moi » psychologiques.
En se justifiant, on livre le christ intime, ça veut dire qu'on livre à l'ego la lumière divine,
on abandonne la lumière rédemptrice de la compréhension qui va se retrouver prisonnière
des Moi psychologiques et de leurs passions.
Nous devons apprendre à être responsable de soi, de ce que l'on pense, de ce que l'on
ressent, de ce que l'on dit et de ce que l'on fait ;
et cesser de rejeter la faute sur les autres et les circonstances.
Qu'importe si le voisin nous calomnie, nous devons utiliser cette circonstance pour nous
étudier nous-même et voir comment l'ego se révolte en nous, comment il crie, comment il
nous fait souffrir et veut se venger, ou faire payer aux autres l'affront. etc.
Se justifier c'est donner raison à l'ego, à nos faiblesses, à nos défauts, à nos peurs, à nos
impulsions.
On ne peut remettre en question l'ego si nous pensons que ce dernier est utile, légitime ou
tout simplement plus fort que notre conscience.
Nous devons apprendre à sortir de notre identification à l'ego. L'ego ce n'est pas réellement
nous, c'est notre création, mais une création qui est devenu un hôte indépendant, autonome
et qui vient imposer son désir en nous.
C'est comme un parasite, un virus, une entité qui nous possède et contrôle nos pensées, nos
émotions et nos réactions.

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Nous devons cesser d'adorer cet ego afin de sortir de ses filets séducteurs. Car c'est lui qui
nous rend dépendant du monde et de ses systèmes, basés sur le consommation, les plaisirs
et les excès.
Le monde n'est pas une fin en soi, c'est notre école.
 Pourquoi continuer à vouloir établir notre royaume dans ce monde physique
illusoire ?
 Pourquoi vouer sa vie et son énergie à accumuler des biens matériels et des pouvoirs
quand tout cela sera perdu une fois que nous seront mort ?
 Pourquoi nourrir un ego dont le destin est d'involuer et d'être détruit dans les
dimensions inférieures, dans les enfers ?
Pourquoi penser que l'ego est immortel alors qu'il a eu un début et qu'il aura une fin.
Pourquoi justifier l'importance de l'ego alors que c'est la source de toutes nos souffrances ?
Nous avons vu que la JUSTIFICATION donnait raison à l'ego.
Nous avons vu qu'il faut cesser de donner raison à l'EGO.
Nous allons voir maintenant le point 2

POINT 2. La plainte et l'auto-considération


Pour ne plus alimenter l'ego, il faut cesser de se plaindre ;
Et ne plus vouloir qu'on nous plaigne.
Par exemple cela se passe quand on aimerai qu'on nous dise ceci (ou quand on se le dit à
nous-mêmes) : « ho mon pauvre, comme je te comprends, le monde est si injuste, la vie si
cruelle, tu sembles si bon mais ce sont les autres qui ne te comprennent pas… etc. »
Celui qui se sent trop parfait pour changer, ne voudra jamais se remettre en question, il
trouvera toujours des excuses et des coupables autres que lui-même.
« Le moment est venu de réfléchir sérieusement sur ce qu’on appelle la « considération
intérieure ».
Il n’est plus possible d’avoir le moindre doute sur l’aspect désastreux de « l’auto-
considération intime » ; celle-ci, en plus d’hypnotiser la conscience, nous fait perdre une
quantité énorme d’énergie.
Si on ne commettait pas l’erreur de tant s’identifier à soi-même, l’auto-considération
intérieure serait tout à fait impossible.
Quand quelqu’un s’identifie à lui-même, il se chérit beaucoup trop, il se prend lui-même
en pitié, il s’auto--considère, il pense qu’il s’est toujours très bien comporté avec celui-ci
ou celui-là, avec sa femme, avec ses enfants, etc., et que personne n’a su l’apprécier, etc.
Pour conclure, c’est un saint et tous les autres sont des corrompus, des vauriens.
Une des formes les plus courantes d’auto-considération intime est la préoccupation de ce
que les autres peuvent penser de soi-même ; peut-être s’imaginent-ils que nous ne sommes
pas honnêtes, sincères, véridiques, courageux, etc. »
V.M. Samaël Aun Weor - « Traité de psychologie révolutionnaire », Chapitre 24 - La
Chanson Psychologique

Celui qui s'auto-considère n'est pas capable d'assumer ses erreurs, ni même de les voir.
La plainte nous conduit à l'irresponsabilité, au manque de discernement et à la critique
destructive du monde et des autres.
La plainte est une chose tellement commune et courante que cela vaut vraiment la peine de
l'étudier en nous-mêmes.

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1. A qui nous plaignons-nous ?
2. A nous-mêmes, dans notre tête ?
3. Ou bien, est-ce que nous exprimons « notre chanson psychologique » à qui veut bien
nous écouter ?
 Notre journée était pénible, nous avons eu des difficultés, etc... et nous voulons en
parler à quelqu'un n'est-ce pas ?
 N'est-ce pas une façon de se faire plaindre et de se plaindre ?
« Chacun chante sa propre chanson psychologique ; je veux me référer particulièrement à
la question précise des comptes psychologiques : croire que d’autres nous doivent, se
plaindre, s’auto-considérer, etc.
Parfois les gens chantent leur chanson « comme ça », sans qu’on les ait encouragés, sans
qu’on leur ait donné notre accord, et à d’autres moments après quelques verres de vin… »

« Nombreux sont les chanteurs déçus qui chantent la chanson de ne pas être compris et qui
rêvent d’un monde merveilleux où ils sont les figures centrales.
Cependant, les chanteurs ne sont pas tous publics, il y a aussi les réservés ; ils ne chantent
pas leur chanson directement, ils la chantent secrètement.
Ce sont des gens qui ont beaucoup travaillé, qui ont trop souffert, qui se sentent frustrés,
qui pensent que la vie leur doit tout ce qu’ils n’ont jamais été capables d’obtenir.
Ils ressentent en général une tristesse intérieure, une sensation de monotonie et
d’épouvantable ennui, de fatigue intime ou de frustration, autour de quoi s’agglutinent les
pensées. »
V.M. Samaël Aun Weor - « Traité de psychologie révolutionnaire », Chapitre 24 - La
Chanson Psychologique

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Chapitre 5: L'OBJECTION

1. Nous avons vu en point 1 que la JUSTIFICATION donnait raison à l'ego.


Nous avons vu qu'il faut cesser de donner raison à l'EGO.
2. Nous avons vu en point 2 que la plainte alimentait notre auto-considération et nous
enfermait dans nos erreurs. C'est une autre façon de donner raison à l'ego, de le
justifier.
Nous allons voir maintenant le point 3, un peu plus subtile et donc plus difficile.

POINT 3. S'opposer aux autres, vouloir avoir raison et formuler des critiques

Pour ne plus alimenter l'ego il faut apprendre à donner raison à qui le demande, à ne plus
objecter, s'opposer.
« Oui, Mais... », « Non, mais... »
L'objection est souvent mécanique et systématique : on dit toujours « MAIS ».
On peut, et on doit parfois, donner son avis. Mais il ne sert à rien d'en débattre pour avoir
raison :
 nous devons adopter la philosophie des sages qui consiste à laisser chacun libre de
ce qu'il pense.

1. Si on veut soi-même être libre et se sentir libre, on doit laisser les autres libres.
2. Libres de penser et de faire ce qu'ils pensent le meilleur pour eux.
3. Et intérieurement, il faut donc cesser de critiquer les autres qui nous contredisent,
qui ne pensent pas comme nous.

Que faisons-nous quand on est confronté à des divergences d'opinion ?


Que se dit celui qui croit savoir ? L'étudiant gnostique par exemple... :
« Ce sont des ignorants », « ils ne comprennent rien », « ils sont matérialistes, superficiels,
etc. », « ce sont des esclaves du système », « ce sont des mages noirs », « ce sont des
endormies », etc. etc.
Si on a envie de critiquer, ou si la critique affleure dans notre mental, il faut tout de suite
se dire :
« voilà un manque d'amour, voilà mon manque de compréhension... »

Nous devons surprendre et observer le phénomène de la critique en nous.


Mais on ne va pas en rester là, sinon, on ne fait que réprimer l'ego de la critique.
« Ce n'est pas bien, critiquer c'est mal, c'est interdit, c'est un manque de compréhension, et
blablabla, et blablabla.... » ; Voilà une façon de critiquer la critique, de moraliser les
enseignements.

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Et comme nous avons dit : réprimer l'ego c'est le nourrir, critiquer l'ego c'est le nourrir
aussi.
Car la répression renforce les forces d'oppositions, critiquer l'ego, lui donne de
l'importance.

 Comment faire ? Que faire ?


 Est-ce que l'on ne doit rien faire ?
 Est-ce que l'on doit observer, seulement observer et cultiver la non-réaction ?

Que nous disent les évangiles et la Bible hébraïque ?


« Ne résistez pas au mal », acceptez-le, observez-le et comprenez-le.
« Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue
droite, présente-lui aussi l'autre. » [Matthieu 5:39]

« Ne dis pas: Je rendrai le mal. Espère en l’Éternel (le Seigneur, Dieu), et il te délivrera. »
[Proverbes 20:22]
« Si quelqu'un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
» [Matthieu 5:40]
Il faut comprendre cela de façon ésotérique et non pas comportementale.
Il faut sortir de la morale religieuse pour rentrer dans la perception de la conscience.
Ce sont là des conseils psychologiques, ontologiques, c'est à dire qui concerne l’Être, le
Divin en nous-même, la libération de la conscience.

Nous devons libérer la conscience de ses attachements aux normes morales humaines.

Comment ou par quoi la conscience est liée, attachée ?

Note conscience est attachée, liée, prisonnière des réactions mécaniques de la fausse
personnalité.
Nous avons déjà parlé de l'auto-considération : c'est une caractéristique de la fausse
personnalité.
Notre erreur, ou attachement, est de se croire important.
Même si on pense que l'on est un misérable, on se sent important dans notre misère.
Car en définitive, se sentir important, c'est se voir du point de vue de notre apparence, de
notre image, de notre histoire personnelle, de nos souffrances et de nos joies, de nos
erreurs et de nos succès, alors que notre réalité véritable est l’Essence DIVINE.
Et nous voudrions renforcer et protéger cette fausse image de nous-mêmes, cette image
sociale qui souhaite être propre sur elle, belle, lisse, pure, digne, aimée, reconnue,
respectée, car elle a souffert pour ça, etc.
Et pour cela nous serions prêt à quoi ?
A tuer ?
Tuer celui qui nous critique injustement par exemple ?
Où l'humilier ? Ce qui revient à tuer sa dignité...

Ainsi donc, si on voit que l'on a commencé à critiquer quelqu'un ou la société en générale,
ou un homme politique, un menteur, un arnaqueur, etc. ou qui que ce soit, il faut aller plus
loin.
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On doit s'efforcer de comprendre le point de vue de cet autre si détestable.
 On doit comprendre que ce qui réagit en nous est la face cachée de notre propre lune
psychologique.
 Ce n'est pas notre Essence Divine qui réagit, mais notre EGO infernal, tel une
Méduse, une Gorgone, une hydre à 7 têtes, plein de haine, de mépris, de colère, etc.
etc.
On doit comprendre que ce qui réagit en nous est l'écho de différents ego méconnus et
invisibles dont on ne connaît pas le vrai visage.
Quel est leurs vrais visages à ces « moi » psychologiques qu'on ignore ?
Leur vrai visage ressemble à ce que nous projetons sur les autres, les pervers, les
criminels, les vauriens, etc.
Pourtant, toutes ces personnes que l'on rencontre, même les pervers, tous ont une histoire,
et souvent de lourds traumatismes ; et eux aussi ont été un jour des essences pures qui se
sont gravement fourvoyés.
Comme nous.

« Si vous voulez être victorieux dans la vie, ne critiquez personne. Celui qui critique les
autres est un faible, tandis que celui qui s’autocritique instant après instant est un colosse.
La critique est inutile parce qu’elle blesse l’orgueil d’autrui et provoque la résistance de la
victime qui cherche alors à se justifier elle-même. La critique suscite une réaction
inévitable contre son auteur. Si vous voulez vraiment triompher, écoutez ce conseil : ne
critiquez personne!
L’homme et la femme qui savent vivre sans critiquer personne ne provoquent pas de
résistance ni de réactions de la part des autres et ainsi se crée une atmosphère de succès et
de progrès. D’un autre côté, celui qui critique les autres s’entoure d’ennemis. Nous devons
nous rappeler que les êtres humains sont remplis d’orgueil et de vanité, et cet orgueil, cette
vanité inhérente en eux engendre une réaction (ressentiment, haine, etc.) qui est dirigée
contre celui qui les critique.
Nous concluons alors que celui qui critique son prochain échoue inévitablement. Mieux
vaut pour celui qui veut corriger les autres qu’il commence par se corriger lui-même. Le
résultat est meilleur et c’est moins dangereux.
Le monde est plein de neurasthéniques. Le type neurasthénique est critiqueur, irritable et
aussi intolérable. Nombreuses sont les causes de la neurasthénie : l’impatience, la colère,
l’égoïsme, la présomption, l’orgueil. »
V.M. Samaël Aun Weor - « Introduction à la Gnose », Première leçon

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Chapitre 6: LE CHEMIN DE L'AMOUR
Conclusion pratique

1. Nous avons vu en point 1 que la JUSTIFICATION donnait raison à l'ego. Nous avons vu
qu'il faut cesser de donner raison à l'EGO.
2. Nous avons vu en point 2 que la plainte alimentait notre auto-considération et nous
enfermait dans nos erreurs. C'est une autre façon de donner raison à l'ego, de le justifier.
3. Nous avons vu en point 3 que s'opposer aux autres, vouloir avoir raison et formuler des
critiques, nous créait des problèmes, des conflits, des ennemis et nous empêchait d'être
libre, et nous faisait perdre du temps et de l'énergie.

Nous avions établi la nécessité de comprendre les autres, car si on ne les comprend pas, on ne
peut pas les aimer et ainsi notre Essence Divine ne peut pas s'exprimer.

La question pratique serait :

COMMENT SAVOIR QUE L'ON COMPREND LE POINT DE VUE DE L'AUTRE ?

On sait qu'on y est arrivé quand on arrive aimer cet autre.

Aimer les autres, c'est les aimer avec leurs défauts, tels qu'ils sont, sans vouloir les changer.

Nous sommes donc devant deux chemins.

LE CHEMIN DE L'AMOUR OU DE LA HAINE

La critique nous amène à la haine. La critique ou la moquerie est une forme de haine, c'est
l'opposé de l'amour et du pardon.

Celui qui garde en lui de la haine, de la rancœur, parce qu'il se sent insatisfait ou par exemple
frustré, exprime toujours des critiques.

Lorsque l'on critique, c'est parce qu'il nous manque de la compréhension et donc du détachement.

Celui qui juge et critique les autres, se croit souvent très fort et très sage mais en vérité il est
comme tout le monde : satisfait de lui-même et incapable d'aimer vraiment, il lui manque de
l'amour et il ne sait pas en donner.

Il ne sait sympathiser qu'avec lui-même, avec ceux qui lui ressembles : c'est du narcissisme, de
l'égocentrisme, de l'egolâtrie.

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La « sagesse » de celui qui critique n'est souvent que des choses apprises par cœur, de l'érudition
intellectuelle, théorique, qui lui donne la sensation d'être supérieur, de dominer son sujet et
d'avoir le droit de donner des leçons aux autres.

ESOTÉRISTE CHRISTIQUE ET FRIPON OCCULTISTE

Celui qui se justifie, qui se plaint, qui critique, il a beau connaître toute la science hermétique, en
réalité, il ne fait que croire, qu'idéaliser, qu'imaginer selon sa fantaisie et s'imposer aux autres
avec supériorité, avec agressivité, avec impatience, avec mépris, avec moquerie, avec insolence,
etc.

Le pire c'est que l'homme cache toute sa haine derrière des apparences de saint, des poses
mystiques, des paroles saintes pleines de bons sentiments, pleines de bonnes intentions, car
chacun veut aider, le fripon occultiste veut sauver ceux qu'il pense perdus et inférieurs à lui.

Ainsi, toute sa science se retrouve en réalité au service de son EGO, de sa personne, de son
personnage.

C'est à dire qu'il s'est construit une fausse personnalité basée sur l'auto-considération, la vanité,
l'apparence, l'accumulation de savoirs, de formules, de pratiques, de recettes, etc.

Mais où est son âme là-dedans ?

QUI SOMMES-NOUS VRAIMENT ?

Voilà ce que nous sommes : des fausses personnes.

Nous tous, nous fonctionnons ainsi : justification, plainte, critique.

Celui qui pense à son voisin ou à un parent, se trompe encore.

Ce dont on parle, c'est de chacun d'entre nous qui lisons ces lignes.

Il faut apprendre à être responsable et se voir tel que nous sommes : avec nos faussetés, nos
mensonges, nos illusions.

NOUS NE SOMMES PAS SINCÈRES

 Nous avons un côté obscur à explorer, à comprendre.

Mais cela ne plaît pas à tout le monde de faire face à soi-même.

1. On préfère penser à notre côté divin (qui est souvent l'ego déguisé, avec son côté
séducteur)
2. et se cacher la face quand l'ego montre son côté méchant, cruel, passionnel, insatiable.

De sorte que l'ego qui joue les saints et qui nous fait nous sentir heureux quand il a tout ce qu'il
veut, ne fait qu'endormir un peu plus la conscience.

Voilà donc par où arrive l'échec de toutes celles et ceux qui étudient les sciences occultes et qui,
avec de bonnes intentions, cherchent le chemin de l'initiation, le chemin de la libération.
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Nous devons arrêter de nourrir l'ego avec nos mensonges, notre autosatisfaction, nos
justifications, nos plaintes, nos critiques, car ceci renforce les barreaux de notre prison
psychologique, de nos souffrances, de nos erreurs.

Si on donne toute notre énergie aux justifications, à la plainte et à la critique du monde et des
autres, avec quelle force nous allons pouvoir suivre le Christ ?

QUI VEUT SUIVRE LE CHRIST ?

 Vous cherchez la vérité, n'est-ce pas ?


 Vous cherchez la liberté, n'est-ce pas ?

« Cherchez la vérité, et elle vous rendra libre ».

«Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et
la vérité vous rendra libres.» (Jean 8)
«En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, toute personne qui commet le péché est
esclave du péché. » (Jean 8)

PRATIQUE – Résumé complet

COMMENT SE LIBERER DE L'EGO (du péché) ?

1 - Identifier quand on se plaint, quand on se justifie, quand on critique.


Cela implique de développer un rappel de soi, une conscience de soi, une vigilance.

2. Identifier les mécanismes et associations de l'ego qui s'exprime dans la plainte, la justification
et la critique.
Cela implique d'appendre à observer nos pensées, nos émotions, nos attitudes, nos mimiques, nos
postures, nos gestes, nos paroles, pour voir ce personnage que nous sommes.
Nous devons remonter à l'élément déclencheur des nos actes, pensées, sentiments.
Qu'est-ce qui m'a fait réagir ? A partir de quelle impression, sensationsai-je commencé à formuler
cette pensée ?

3. Observer cela, observer cela jusqu'à sentir un profond REPENTIR.


Cela implique de ne pas s'identifier à soi-même, à ce que l'on observe. Nous devons apprendre à
nous voir comme une personne extérieure, étrangère et nouvelle. Nous devons nous voir tel que
nous sommes.
De l'observation naît la compréhension.
De la compréhension naît le repentir.

4. Et quand le REPENTIR se fera sentir dans votre cœur, PRIEZ votre béni Mère Divine, Devi
Kundalini, dont le nom ésotérique est RAM-IO, afin qu'elle désintègre avec son pouvoir
électrique ou de FEU ces agrégats démoniaques et pervers.

Voilà un travail ésotérique de premier plan pour éveiller la conscience et s'accorder avec la divine
présence de la Divinité.

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Voilà une didactique christique pour cristalliser notre âme et la libérer de l'ego aux multiples
têtes, des passions, des attachements, de la paresse qui nous paralyse et nous vole notre volonté et
de tant de vices et de mauvaises habitudes.

Paix invérentielle !

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