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Section 1 : L’adhésion du Liban et la Palestine à l'Accord d’Agadir.

L’adhésion du Liban et de la Palestine a été validée lors de la 3e réunion des ministres de


Commerce des pays membres de l’Accord d’Agadir, tenue le 3 avril 2016 au Caire.
Cinq accords et deux mémorandums d’entente ont été également signés lors de cette réunion
Il faut préciser que l’adhésion a été accordée sur la base de la demande même de ces pays. Le
Maroc, la Tunisie et la Jordanie ont déjà ratifié le protocole d’adhésion ; seule l’Égypte ne l’a
pas encore fait. Ils portent, entre autres, sur la lutte contre le dumping, le règlement des litiges,
la protection de la propriété industrielle, l'échange d'expertises et la promotion de la
coopération.

 L’adhésion du Liban et son apport sur l’accord d’Agadir


En adhérant à cet accord, le Liban pourra développer ses échanges commerciaux avec les pays
membres mais également avec de nombreux pays

L’apport de l’adhésion du Liban


 Des exportations agricoles en baisse
Le Liban mise sur l'Accord d'Agadir pour renforcer sa complémentarité économique
avec les pays membres, notamment dans le secteur industriel.
Les exportations du pays en produits agricoles accusent un fort recul. En effet, les
producteurs de pommes, forts d’une production de quelque 264 000 tonnes en 2012 selon un
rapport publié en 2014 par l'Agence américaine pour le développement international (Usaid),
n’arrivent pas à écouler leur stock sur le marché mondial.
Les agrumes (oranges, citrons, mandarines…) ne sont pas mieux lotis. Ce secteur agonise
lentement à cause de la baisse des exportations. La production totale a baissé de 45% entre
2007 et 2013, indique le rapport de l’Usaid.
 L'ALE donnera un coup de pouce aux exportations libanaises
Grâce à l’Accord d’Agadir, les exportateurs libanais bénéficieront de procédures
simplifiées à la douane.
Les pays membres reconnaîtront désormais un statut d’ « opérateur économique agréé ».
Cette mesure est censée lever, du moins partiellement, les obstacles techniques qui entravent
les échanges entre les pays signataires.
Un accord portant sur la lutte contre le dumping devrait aussi être adopté dans un
avenir proche, ainsi qu’un nouveau texte définissant les procédés de règlement des litiges
économiques et commerciaux visant à garantir les droits et intérêts des opérateurs
économiques des pays membres en cas de différend.
Les pays de l’ALE s’engagent également à protéger la propriété intellectuelle via un accord
qui complète les dispositions en vigueur.

 L’adhésion du Palestine et son apport sur l’accord d’agadir

La Palestine tente rejoindre les accords d’Agadir qui réunissent déjà depuis le 25 février 2004
le Maroc, Tunisie, Égypte et Jordanie.
Lors du «Forum Maroc-Palestine des entrepreneurs», des opérateurs économiques
palestiniens ont souhaité voir leur pays adhérer à l’accord d’Agadir. Des opérateurs
économiques palestiniens ont émis le souhait de voir leur pays adhérer très prochainement à
l’accord de d’Agadir, signé entre le Maroc, la Jordanie, la Tunisie et l’Egypte, et portant
création d’une zone de libre-échange entre les pays arabes méditerranéens. Ce désir de s’allier
à l’accord d’Agadir, initié par le Maroc dans le cadre de sa vocation claire de consolider la
complémentarité entre l’ensemble des économies des pays arabes, a été formulé lors du
«Forum Maroc-Palestine des entrepreneurs»,

organisé, jeudi à Casablanca, par la Confédération générale des entreprises du Maroc


(CGEM), en collaboration avec la Fédération générale des industriels palestiniens. Le
secrétaire général de la Confédération générale des industriels palestiniens, Sayel Al-Joundi, a
pour sa part émis le souhait d’établir un partenariat maroco-palestinien portant sur le
développement de l’industrie du marbre, destinée à l’exportation à partir du Maroc. Il a mis
l’accent sur la qualité de la longue expérience acquise en la matière par les professionnels
palestiniens.