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Mémoire de fin d’étude

DEDICACES
Ce travail de longue haleine est dédié à :
Celui à qui nous devons consacrer notre temps de vie : le bon DIEU
Mon très cher mari Momodou et ma fille adorée Hawa NIOKANE : mes deux bien aimé.
Mes très chers parents : je ne saurai vous exprimer ma gratitude pour les nombreux sacrifices
consentis à mon égard. Je vous demande pardon si quelque part je vous ai fait souffrir ; Ma
très chère sœur Mariama SANE, ma seule et unique sœur qui se donne la peine de me soutenir
dans tout ce que je fais ; Mes grands et petits frères : Momodou Lamine, Bacary, Ismaila,
Alouine et Momodou Maria SANE.
Aby BODJAN et toute sa famille
Aïssata et Amadou NIOKANE ainsi que leurs familles (Grands Peres, Grandes Mères, Peres,
Mères, Oncles, Tantes, Frères Sœurs, Amis…)
Ma tante Isseu FAYE et sa famille
Toute la famille d’Arouna SANE : à ATEPA
Ma tante Ndeye Ndiémé DIEDHIOU, à travers elle, je dédie ce travail à son fils Manfousse
SANE qui est un petit frère et à qui mène une vie qu’on ne souhaite à aucune personne ; Je
prie au tout puissant de rendre justice ou de faire payer aux gens qui en ont responsable, son
père Alouine DIEDHIOU, grand père Famara DIEDHIOU, grand père Bacary DIATTA, et
Hawa BADJI que le tout puissant vous accueille dans son paradis.
FANTA MANE une mère et VIEUX FALL un frère qui viennent d’être rappelés à DIEU
;Ablaye NDIAYE qui est aussi un petit frère, qui nous a quitté très jeune. Que la terre leurs
soient légères, que le bon DIEU aient pitié d’eux et leurs pardonnent. Amine.
Toute la famille Taekwondo : Solingen de Thiès (à : Pape Ibreu SENE, Momodou BEYE,
Papa WADE, la Mère de Abdou Matty NIANG ; rappelés à DIEU avant d’avoir réalisé leurs
rêves. Puisse DIEU vous accorder un meilleur paradis).
A tous mes promotionnaires de YMCA et de SUP TEC BATIS
Aux différentes familles que DIEU m’a fait la grâce de connaitre dans cette nation.

En témoignage du respect et de l’attachement que j’ai envers vous. Longue vie à vous tous.
Mémoire de fin d’étude

REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail, le bon DIEU, clément et miséricordieux, et le prophète, PSL, merci
pour tous vos bienfaits sans lesquels ceci n’aurait pas eu lieu ;
Fruit d’efforts synergiques, qu’il me soit permis de témoigner ma satisfaction et ma sincère
gratitude à l’endroit de mes maîtres, consultants de terrain, institutions, parents, frères et amis
qui ont grandement contribué à la réalisation de ce travail. IL s’agit, entre autres :
De mon mari : Momodou A.NIOKANE
Du directeur M. Coumba Ndoféne NDIAYE et l’ensemble de sa direction ;
De mon professeur d’hydraulique : Amadou DIOP ;
De mon professeur de robot bat : Abdoul Aziz THIAM

Merci à vous tous !!!


Mémoire de fin d’étude

SOMMAIRE
DEDICACES.............................................................................................................................................2
REMERCIEMENTS...................................................................................................................................4
Introduction :..........................................................................................................................................4
I. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE........................................................................................5
1.1. Présentation de la Ville de Thiès.........................................................................................5
1.1.1. Milieu Naturel et Physique.........................................................................................6
1.1.2. Démographie de la Ville de Thiès...........................................................................8
1.2. Présentation de la Cité Ouvrière........................................................................................ 9
1.2.1. Situation géographique...............................................................................................9
1.2.2. Situation démographique...........................................................................................9
II. ETUDE D’UN SYSTEME D’ADDUCTION EN EAU POTABLE POUR LA CITE OUVRIERE.................11
2.1. Projection dans le futur de la consommation en eau de la Cité Ouvrière de Thiès..........11
2.1.1. Estimations des besoins en eau................................................................................11
2.1.2. Besoins en eau pour lutter contre les incendies.......................................................12
2.1.3. Le débit journalier moyen.........................................................................................13
2.1.4. Calcul du Débit Journalier maximal:..........................................................................13
2.1.5. Calcul des pertes d’eau dans le réseau:....................................................................14
2.1.6. Calcul du Débit de Design:........................................................................................14
2.2. Dimensionnement du Réseau...........................................................................................15
2.2.1. Dimensionnement de la Conduite Principale:...........................................................15
2.2.2. Dimensionnement du Réservoir...............................................................................15
2.2.3. Dimensionnement de la Pompe................................................................................17
2.3 Evaluation Financière :......................................................................................................19
Conclusion...........................................................................................................................................20
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Liste des figures

Figure 1 : Découpage administratif de la région de Thiès : (Source AfricADT)


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Liste des tableaux

Source : Etudes et Statistiques du ministre d’Ontario au Canada (tableau 1)

Source : Sur le net dans Google (tableau 2)


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Liste des acronymes

FCFA : Fcfa : Franc CFA (XOF), Monnaie nationale pour le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal
(1€=655.957 Fcfa) ;

PEPAM : Programme national d’Eau Potable et d’Assainissement du Millénaire;

S.D.E : Sénégalaise des Eaux ;

N-NW : Nord – Nord-ouest ;

S-E : Sud-Est ;

SDE : Sénégalaise des Eaux ;


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Introduction :

La croissance urbaine observée depuis le 20e siècle est sans précédent, même si le
phénomène des villes date de plusieurs siècles.

Les centres urbains sont des établissements humains qui enregistrent les plus fortes
concentrations humaines sur le globe. La proportion de la population urbaine dans la
population mondiale est de 50 % et d’ici la fin du présent siècle, le nombre de citadins
augmentera de trois milliards.

L’Afrique de l’ouest, qui connaît un taux de croissance démographique très élevé, est
également la région du monde où le taux d'urbanisation croit actuellement le plus rapidement,
passant de 12 à 30 % entre 1950 et 1980. Certes, le continent reste encore peu urbanisé, au
regard de l'Europe ou de l'Amérique Latine, mais le rythme de la croissance urbaine
particulièrement rapide pose des problèmes graves et complexes.

Jadis, l’homme s’installait à proximité des sources d’eau (fleuve, lac, rivière), mais
aujourd’hui avec l’urbanisation liée à l’accroissement démographique, l’accès à l’eau de
qualité et en quantité suffisante devient un sacerdoce pour les populations surtout urbaines.
Dès lors, trouver un moyen de transporter cette eau des sources vers la population s’avère
indispensable.
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Le Sénégal fait partie des pays en développement dont le taux d’accès en eau potable est resté
pendant longtemps très faible. Cependant, la majorité des populations se sont toujours
approvisionnées à partir d’une Borne fontaine collectif ou d’un puits qui ne respecte
généralement pas les normes de potabilité. Aujourd’hui, la contribution importante du Plan
National pour le Développement Local (P.N.D.L) à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour
le Développement (O.M.D) en eau et assainissement a été relevée avec un pourcentage
acceptable. Les difficultés portent sur les faibles capacités des collectivités locales à assurer
leur contribution financière (10% des budgets des sous-projets), les lenteurs dans l’exécution
des projets, les financements limités octroyés dans le cadre des conventions de financement.

Il est à noter que ce travail passe nécessairement par le calcul d’un bon débit, de trouver les
pertes de charge et de mettre en place les différentes conduites avec les diamètres
recommandés.

Ce modeste projet d’adduction en eau potable de la CITE OUVRIERE DES CHEMINS DE


FER A THIES se propose de trouver des solutions à la problématique de manque de ladite
cité du rail.

Dans ce travail, nous allons étudier et proposer un plan d’adduction d’eau pour la Cité
ouvrière en passant par :

 Le choix d’un type de réseau


 La définition des besoins en Eau actuels et futurs de la Cité Ouvrière.
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PREMIERE PARTIE :
CADRE DE REFERENCE

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE:

La migration des années 50 couplée avec l’exode rural lié à la sécheresse des années
70 a joué un facteur déterminant sur l’évolution de la croissance démographique de la région
de Dakar. Ceci a contribué à la progression rapide de l’urbanisation. La plupart du temps, ces
quartiers nouvellement créés se sont formés sans plan officiel d’aménagement. Ils sont donc «
spontanés », par opposition aux quartiers « planifiés». Ils résultent du processus de
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croissance continue de la ville et de l’insuffisance de moyens de maîtrise de l’urbanisation qui


posent avec acuité des dysfonctionnements importants dans les territoires urbains. L’équation
est ici simple. La force de la pression urbaine entraîne l’urbanisation de terrains ne prenant
pas en compte l’extension urbaine pour parer à sa viabilité.

Les réseaux d’adduction d’eau dimensionnés suivant une population jadis planifiée suivant
les moyens, n’arrivent plus à avoir la pression requise pour satisfaire les populations.
Le développement de la ville sur le plan démographique ainsi que spatiale n’est pas
accompagné d’investissements suffisants pour supporter la création et la maintenance pour la
mise en place d’infrastructure et d’équipements de base en matière d’adduction d’eau potable
car depuis longtemps le réseau n’était pas agrandi. Cette situation va accentuer le problème de
la desserte en eau potable qui se pose déjà avec acuité chez les populations les plus démunies.
C’est pourquoi ces dernières se trouvent en général dans des conditions d’hygiène précaire
dues au manquement des services de l’eau. Elles font recours en général aux usages
traditionnels tels que les puits.

La cité ouvrière, l’objet de notre étude, se trouve confronter à cette situation

II REVUE DOCUMENTAIRE

La recherche documentaire s’est déroulée à travers une lecture d’ouvrages de


référence ainsi que de travail d’étude de recherche au niveau des différents services de
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documentation de UCAD dont le laboratoire d’hydrologique du département de


géographie, la bibliothèque universitaire (BU), l’institut de recherche pour le
développement (IRD), ENDA/TIERS MONDE, CODESRIA …

Une partie de la documentation a été réalisée au niveau de certains services


déconcentrés de la commune et de la région ainsi que les ONG. Il s’agit de la mairie,
du bureau de gestion de l’eau d’Ourossogui … .

 E. GAPYISI (1989) dans Le défi urbain en Afrique et M. BERTRAND et


A.DUROUSSET (1997) dans Les petits et moyenne villes en Afrique noire retracent
l’évolution de l’urbanisation des villes africaines plus précisément les petits et
moyennes depuis l’époque coloniale.

 MALAL TOURE et AL, (2009) : Mobilisation sociale et participation populaire


autour d’un projet d’accès à l’eau, à l’assainissement et à la santé. Cas de MALIKA et
KEUR Massar (département de Pikine). Dans cet ouvrage les auteurs mettent l’accent
sur l’accès aux services sociaux de base (en particulier l’accès à l’eau potable) et leur
distribution équitable comme moyen efficace pour lutter contre la pauvreté. L’ouvrage
s’inscrit aussi dans un cadre géographique particulier d’une agglomération dakaroise.

 En 2005, J.P.POULLET à travers La géographie urbaine a fournis des informations


sur le phénomène urbain, notamment le processus d’extension spatiale des villes. Ses
travaux relèvent que, cette extension des zones urbaines constitue un phénomène
mondial en apparence très variée, mais correspond à une logique qu’il fait expliquer.
La mutation n’est pas seulement quantitative et spatiale ; elle s’accompagne aussi
d’une profonde mutation sociale et d’une complexité de la notion « ville »

III CADRE OPERATOIRE

Dans cette partie nous tentons d’étudier les questions objectives et hypothèses de recherches
nous permettant de mieux comprendre le phénomène de la problématique de l’alimentation en
eau potable.

III-1 QUESTIONS DE RECHERCHE


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III-1-1 QUESTION CENTRALE

Qu’est ce qui a accentué le problème de l’alimentation en eau potable à Ourossogui ?

III-1-2 QUESTION SPECIFIQUE

Quelles sont les stratégies mises en place et leur efficacité pour juguler le phénomène de
l’alimentation en eau potable ?

III-2 OBJECTIF DE RECHERCHE

III-2-1 OBJECTIF GENERAL

L’objectif général est de contribuer à l’amélioration des stratégies mises en place par les
populations d’Ourossogui afin rendre facile l’accès à eau potable.

III-2-1 HYPOTHESES

Ce travail est guidé par trois hypothèses de recherche qui sont les suivantes :

 Le manque de prévision de la dynamique de l’occupation spatiale liée à la


démographie explique les problèmes d’alimentation en eau de la commune de
Ourossogui ;
 Le sous dimensionnements du réseau est à l’origine des problèmes d’alimentation en
eau à Ourossogui

IV CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

Il s’agit ici, de préciser le sens que nous donnons à certains concepts utilisés dans le texte
et employés dans plusieurs disciplines avec des sens différents, afin de faciliter la lecture
et la compréhension du document.
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D’après YAO (2003), en science sociale, le symbole le plus utilisé du lange est le
concept. Il permet d’exprimer un point de vue sur une réalité donnée et sert de support à la
théorie.

Les définitions servent à clarifier et à préciser un concept.

Croissance urbaine :

Elle est d'abord l'extension de la superficie occupée par une ville, mais celle-ci est catalysée
par la croissance numérique de la population et des fonctions existant dans la ville considérée.
Donc la croissance urbaine recouvre également la croissance démographique et économique.

Agglomération urbaine :

C'est l'ensemble formé par une ville et sa banlieue. Cette dernière peut être autonome ou
intégrée administrativement à la ville.

Les critères retenus par le dictionnaire de géographie de P. George pour délimiter une
agglomération sont la densité du peuplement, l'importance et la plus ou moins grande
continuité de l'espace bâti, l'unité d'activité symbolisée par la mobilité interne de la population
active.

Dynamique :

Dans le dictionnaire critique. Les mots de la Géographie, Brunet et al. (1992) considèrent la
dynamique comme un changement résultant d’un jeu de forces. La dynamique du territoire
quant à elle étudie les changements des organisations territoriales et les forces qui les
provoquent et qui les contraignent. Elle se lit dans les localisations d’activités, d’équipements,
de population globale, de catégories de personnes, etc. Des cartes de variation dans le temps
l’expriment.

La vulnérabilité :
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La vulnérabilité est définie par le plan de contingence national, comme un ensemble de


conditions et de processus qui résultent de facteurs physiques, sociaux, économiques et
environnementaux et qui augmentent l’exposition d’une communauté à un ou plusieurs aléas.

Elle se traduit par : Systèmes politiques et économiques faibles, des populations exposées à un
danger, des dégradations environnementales, la pauvreté, la gouvernance faible.

La Gestion urbaine :

La gestion urbaine fait référence à une activité de contrôle, d’organisation et de promotion


d’un espace. C’est ce qui la rapproche davantage à la notion d’aménagement qui est plutôt
d’ordre pratique. La gestion urbaine userait de méthodes telles que la protection, la
conservation, la réhabilitation et l’aménagement pour l’organisation de la ville en vue d’offrir
aux populations un cadre de vie décent et agréable. Elle est donc la mise en œuvre de
procédures régissant le fonctionnement d’une ville en vue de la rendre opérationnelle. Pour
cela, elle implique différents acteurs qui doivent intervenir dans ses divers segments, à savoir
les politiques urbaines, la gestion foncière, les finances locales et municipales, les
infrastructures, l’assainissement mais aussi l’environnement qui est le volet le plus lésé en
matière de gestion urbaine dans les PED.

Eau :

Liquide naturel, dit à la fois, transparent, inodore et insipide lorsqu’il est pur, l’eau est
indispensable à la vie. De formule chimique H2O, elle résulte de l’association de deux
éléments chimique : l’hydrogène (H) et l’oxygène (O), et constitue le premier corps
composé chimique formé à l’état naturel. C’est une certitude, l’eau est plus qu’une
condition à la vie.

Alimentation en eau potable :


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L’alimentation en eau potable est l’ensemble des équipements, des services et des actions
qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de
potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs.

CADRE DE L’ETUDE
ET
METHODOLOGIQUE
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I. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE


1.1. Présentation de la Ville de Thiès
Ancien village Sérère, Thiès a une histoire liée à celle du rail depuis qu’elle est devenue
nœud ferroviaire Dakar- Saint-Louis (aujourd’hui interrompue). La ville de Thiès s’intègre
dans la région qui porte son nom. En effet, la structuration de la ville a coïncidé en 1885, avec
l’avènement du rail. D’ailleurs, c’est dans cette ville d’où est partie la quête de
l’indépendance en 1944 avec la grève des cheminots. Carrefour du Sénégal cette région est le
principal point de transit vers les autres régions du pays. En outre, elle constitue un réservoir
de reprise d’eau pour les régions voisines, notamment pour Dakar pour qui, elle assure le
stockage et l’acheminement de l’eau pompée depuis le Lac de Guiers. Ainsi, Thiès est le
premier département à avoir expérimenté la décentralisation.
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Figure 1 : Découpage administratif de la région de Thiès : (Source AfricADT)

1.1.1. Milieu Naturel et Physique

a. Situation géographique

Distante de 70 km de Dakar vers l’Est, Thiès est situé à 14°46 longitude Ouest, 16°55 latitude
Nord dans la bordure Ouest du grand synclinal du Sénégal. Caractérisé par un relief accidenté,
elle se particularise par une topographie plus ou moins douce. Thiès est doté de deux façades
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maritimes : l’une au Nord par la grande côte abritant la zone maraîchère des niayes, l’autre au
sud avec la petite côte qui est une des zones les plus touristiques au Sénégal.

b. Hydrogéologie

Avec 17, 9 millions de m3 produits en 2010, soit une augmentation de plus de 3% dans la
production par rapport à 2009, le taux de couverture en eau potable de la ville de Thiès est
relativement acceptable. En effet, ceci est le résultat d’un investissement de 137 milliards de
FCFA dans le cadre du PEPAM (2007-2015).

La ville de Thiès est totalement affermée par la S.D.E, d’où un taux de couverture avoisinant
les 100%. A part quelques quartiers qui ont leurs propres réseaux (Cité Ibrahima SARR) et
certains villages nouvellement rattachés, la production et l’approvisionnement en eau potable
sont essentiellement assurés par la Direction Régionale de la S.D.E.

Il faut aussi comprendre que des problèmes sont rencontrés sur le réseau de distribution :

 Vétusté du réseau

 Colmatage par le calcaire

 Problèmes d’électricité

La ville est approvisionnée par pompage souterrain, assuré par dix (10) forages et Trois (3)
Châteaux d’eau.

Le reste de la consommation est assuré par la conduite reliant le lac de Guiers et la région de
Thiès et ayant la capacité de transiter un peu plus de 500 millions de mètres cubes d'eau brute
par an. Cet ouvrage est destiné à satisfaire, d'une part les besoins de l'alimentation en eau de
la région de Dakar jusqu'à l'horizon 2022, tout en permettant la recharge des aquifères des
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calcaires paléocènes de la région de Thiès. Il permet aussi de fournir, d'autre part, à partir de
prises aménagées le long du parcours, l'eau nécessaire à l'agriculture, au maraîchage, à
l'élevage, au reboisement etc.

c. Conditions climatiques

Les précipitations dans le département de Thiès s’étalent sur trois mois de mi-juillet à mi-
octobre. Elles varient entre 300 et 500 mm par an traduisant une certaine irrégularité inter-
annuelle. Comme partout ailleurs dans le reste du pays, la péjoration climatique n’a pas
épargné cette région.

Les températures varient entre 20.3°C et 33.1°C avec une moyenne qui tourne autour de
26°C. Les températures les plus basses sont enregistrées durant les mois de janvier et février
où, le minimum peut aller jusqu’à 16°C ; alors que les températures les plus fortes sont
notées durant les mois de mars à octobre où le mercure peut atteindre 35°C.

La proximité de l’océan lui procure une humidité relative moyenne de 62%. Cependant, elle
demeure très variable et on note que l’humidité maximale se situe à 87% et la minimale à
37%. Les mois où les teneurs en eau dans l’air sont fortes coïncident avec la saison des pluies.
Deux types de vent circulent principalement dans la zone ; il s’agit :

 des alizés notamment l’alizé maritime en provenance du nord qui est de secteur N-NW qui
apporte avec lui la fraîcheur et, l’alizé maritime en provenance du sud qui détermine la
pluviométrie ;
 du Harmattan, vent d’est circulant durant les mois d’avril à juillet. Il reste très affaibli ou pas
du tout perceptible au niveau de la zone littorale.
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d. Etude géologique

Sur le plan géologique, la zone de Thiès est incluse dans le bassin sédimentaire Sénégalo-
mauritanien. Plusieurs formations géologiques, résultant des périodes du Secondaire, du
Tertiaire et du Quaternaire sont très présents, dans ce milieu. Le modelé très varié est formé
de plateaux, de dépressions, et de collines. Le plateau de Thiès, sur lequel la ville est érigée,
est constitué d’un substrat de marne et de calcaire avec des couches phosphatées. Une partie
de ces couches riches en alumine forment des cuirasses blanchâtres compactes, recouvertes
par endroit par des cuirasses ferrugineuses. Les sols de la région sont caractérisés par une
majorité de sols ferrugineux tropicaux non lessivés. Les sols ferrugineux tropicaux faiblement
lessivés sur sable siliceux au nord et au centre caractérisés par des concrétions ferrugineuses
sur grès plus ou moins argileux sont présents au S-E ; ce sont les sols deck.

1.1.2. Démographie de la Ville de Thiès

De taille relativement modeste, Thiès est la région la plus peuplée à part Dakar avec une
population estimée à 1 501 675 habitants en fin 2009. Sa densité est de 227 habitants au km2.
Le taux de croissance démographique est en moyenne de 2.02%. Les Wolofs, mais aussi les
Sérères y sont bien représentés. C'est principalement dans la région de Thiès ou l'on parle un
groupe de langues relativement rares. Alors que la confrérie Tidjane est bien implantée dans
le nord, autour de Tivaouane c’est dans le sud que l'on trouve d'importantes communautés
catholiques. La séparation spatiale de la population met en évidence la part prépondérante de
la ville de Thiès avec 38% de l’effectif total de la région. L'analyse démographique entre zone
rurale et zone urbaine montre que la population urbaine représente 43.7 % en 2004. Cette
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proportion ne cesse de croitre surtout pour la ville de Thiès qui représente une forte
démographie. En effet le taux de croissance de la ville de Thiès est de l’ordre de 1.84%. Elle
comptait 273 218 habitants en 2009.
D’autre part,on peut dire que la Commune de Thiès est créée par les colonisateurs Français en
1904. Considérée aujourd’hui comme la deuxième ville du Sénégal, Thiès couvre environ une
superficie de 70 Km2 (7000 ha). Son taux de croissance a atteint 240% entre 1976 et 2000
avec des populations de 2400 habitants, en 1914 et 13000 habitants, en 1929. Cette population
a atteint 300.000 habitants en 2010.

Thiès est un bel exemple de diversité ethnique avec une population composée majoritairement
de Wolofs (55%), de Sérères (30%), de Pulaars (11%) et de Mandingues (1,5%). Avec une
population relativement jeune (66% de la population de 25 ans), le genre féminin prédomine
celui des hommes avec 53,4% de la démographie.

1.2. Présentation de la Cité Ouvrière


1.2.1. Situation géographique

Fondée en 1991, la cité ouvrière a commencé a fonctionné en 1995. Elle est située sur la
route de FANDENE  dans la zone EST de la commune de Thiès entre la cité BALLABEY et
KEUR ISSA. Elle est distante de 1,5 km du centre-ville. Aujourd’hui, la cité est confrontée à
d’énormes difficultés de l’eau, car aucune étude hydraulique n’a été menée pour
approvisionner la cité en eau.
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1.2.2. Situation démographique

Depuis sa création, la population de la cité ne cesse de croitre parallèlement avec le nombre


d’habitations.
La cité Ouvrière de Thiès loge une population jeune en pleine croissance, donc c’est la
méthode géométrique qu’on appliquera pour calculer la population en le projetant pour une
durée de 40 ans ; d’où l’estimation de la population se fera à l’aide de la formule suivant :

Pn = Po e k (Tn-To)

On sait que Pn=P 0 e k(Tn−T 0)

Avec Pn : population au bout de n années

Po : population en début de projet

K : le taux de croissance

Tn-To : 40 ans

D’après le chef de quartier de la Cité Ouvrière la coopération générale de la CNCN a réalisé


une partie de son programme de construction de 750 logements. On considère 7 personnes par
maison : calculons Po, avec un taux de croissance de 3%,

Po = 750 * 7

Po = 5250 habitants

Pn = (5250) e 0,03 (40)


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Pn = 17 430 habitants

II. ETUDE D’UN SYSTEME D’ADDUCTION EN EAU POTABLE POUR LA


CITE OUVRIERE
2.1 Projection dans le futur de la consommation en eau de la Cité Ouvrière de Thiès
2.1.1 Estimations des besoins en eau

a. Consommations domestiques
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Nous considérons la consommation moyenne par personne dans cette ville comme étant
égale à 70 l/j. Cela signifie que la cité est occupée par des populations de grand standing et de
moyen standing dans des habitations en RDC+1 avec possibilités d’installations sanitaires
utilisant beaucoup d’eau. D’où une consommation journalière moyenne égale à :

QD moy = 70 L/j * 17 430

QD moy = 1 220 100 L/j

Soit QD moy = 1 220,1 m3/j

b. Besoins scolaires

Il est prévu de construire dans la cité Ouvrière de Thiès : une garderie d’enfants, une école
primaire et un institut islamique abritant un centre médical. Actuellement, il existe déjà un
Collège d’Enseignement Moyen (C.E.M).

Donc les besoins en eau se calculeront comme suit :

 Pour la garderie : on considère 5 litres par jour par élèves (5 l/j/élèves) avec un nombre de
classe estimé à 8 plus 1bureau pour un effectif moyen de 5 élèves pour l crèche, 12 de moyen
pour la petite section, la moyen section avec 12 aussi et afin avec nue moyen 12 pour la
grande section par classe ; ce qui donnera au total 9 classes dont 2 classes pour chaque
sections sur une effectif de 82 enfants. Ce dernier nous permet d’obtenir une demande
journalière Qgarderie avec :

Qgarderie = 82 * 9 * 5 l/j
Mémoire de fin d’étude

Qgarderie = 3 690 l/j Soit 3.69 m3/j

 L’école primaire : on considère 5 litres par jour par élèves (5 l/j/élèves) avec un nombre de
classe pour chaque école estimé à 18 pour un effectif moyen de 30 élèves par classe ; ce qui
donnera au total 36 classe s’il s’agit de deux (2) école par exemple. Ce dernier nous permet
d’obtenir une demande journalière Qécole avec :
Qécole = 36 * 30 * 5 l/j
Qécole = 5 400 l/j Soit 5,4 m3/j
 Pour l’institut islamique abritant le centre médical : on prendra 5 litre par jour par élèves
(5/j/élèves); le nombre de classe est estimé à 18 avec un effectif moyen de 30 élèves par
classe. Ainsi, nous aurons :
Qinstitut = 30 * 18 * 5
Qinstitut = 2 700 l/j Soit 2,7 m3/j

 Pour le C.E.M : 5 litre par jour par élèves (5 l/j/élèves) avec un nombre de classe
approximative à 70 pour un effectif de moyen de 40 élèves par classe ; ce qui me permet
d’obtenir une demande journalière QCEM avec :
QCEM = 70 * 40 * 5 l/j/élèves
QCEM = 14 000 l/j/élèves Soit 14 m3/j/élèves

c. Besoins sanitaires 
Le centre médical : avec 10 chambres à raison de 4 lits par chambre, pour une consommation
de 80 litre par jour par lit (80l/j/lit), nous avons : 
Qcentremédical = 15O * 10 * 4
Qcentremédical = 6000 L/j/lit Soit 6 m3/j/lit

d. Consommations commerciales
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Il est aussi prévu de construire dans la cité ouvrière de Thiès un marché équipé d’installations
sanitaires. Ce qui nous mène sur une obtention de demande journalière Qmarché  :

Pour 1000hbt on a 400 l/j soit 0,4 m3/j

Pour 17 430 on en a combien ?

Soit x le nombre inconnu par habitant pour les 17 430hbt d’où on aura :

X= (0,4 * 17 430)/1000

X=6,972 m3/j

Donc pour 17 430hbt on a 6 972 l/j soit 6,972 m3/j alors :

Qmarché = 6 972 l/17 430hbt/j soit 6,972 m3/17 430hbt/j

e. Consommations des espaces verts

Il est aussi prévu dans la réserve foncière de la cité des espaces verts. Il est donc
indispensable d’envisager une certaine quantité d’eau pour l’arrosage quotidienne. Pour
estimer ce volume d’eau, supposons que nous avons un débit de 5 l/j/m² et que cet espace
occupe une superficie de 500 m² ; Soit un besoin en eau par jour Qespacevert de :
Mémoire de fin d’étude

Qespace vert = 5 Х 500

Qespacevert = 2500 l/j soit Qespacevert = 2,5 m3/j

2.2 Besoins en eau pour lutter contre les incendies

Pour les besoins en eau servant à lutter contre les incendies, il s’agit d’estimer le débit
nécessaire pour circonscrire un incendie dans une agglomération. Ces besoins en eau souvent
concentrés sur une courte période mais leur incidence est important sur le débit de
dimensionnement du réseau projeté. Prenons de préférence un débit de 17 l/s (d’où
Qincendie=17l/s) appliqué au Sénégal pour éteindre un incendie de 02 heures de temps. Ce
qui permet aux sapeurs-pompiers de lutter de manière efficace contre les incendies. Nous
avons optés pour l’installation de poteaux d’incendie à la norme Canadienne.

Elle recommande un espacement compris entre 80 et 180 mètres équivalent à une couverture
moyenne d’un poteau d’incendie par hectare. Chaque poteau d’incendie devra être muni d’une
prise apparente et une conduite (φ=110 mm) de raccordement qui sera équipée d’une vanne de
fermeture.
2.3 Le débit journalier moyen

Les besoins journaliers totaux de la Cité Ouvrière s’élève en moyenne à :

Qjmoy = Qdmoy + Qcem + Qinstitut + Qcentremédical + Qmarché + Qespacevert + Qecole + Qgarderie

Qjmoy = 1 220,1 + 14 + 2,7 + 6 + 6,972 + 2,5 + 5,4 + 3,69


Mémoire de fin d’étude

Qjmoy = 1261,362m3/j soit 1 261 362l/j soit 14,59l/s

2.3.1 Calcul du Débit Journalier maximal:

On sait queQ . j Max =Fp∗Qj Moyenne or,

Pour la détermination des facteurs de pointe, nous travaillons avec la formule Bahbit et
Doland. Le tableau suivant donne les différentes valeurs à considérer en fonction de la
population.

Tableau 8 : Tableau des Facteurs de Pointes en fonction du nombre d’habitants

Population (hbts) Pointe horaire Pointe horaire Pointe journalière


minimale maximale maximale

Moins de 500 0,40 4,50 3,00

501 – 1000 0,40 4,13 2,75

1001 – 2000 0,45 3,75 2,50

2001 – 3000 0,45 3,38 2,25


Mémoire de fin d’étude

3001 – 10 000 0,50 3,00 2,00

10 001 – 25 000 0,60 2,85 1,90

25 0001 – 50 000 0,65 2,70 1,80

50 001 – 75 000 0,65 2,62 1,75

75 001 – 150 000 0,70 2,48 1,65

Sup à 150 000 0,80 2,25 1,50

Source : Etudes et Statistiques du ministre d’Ontario au Canada (tableau 1)

Avec une population comprise entre 10 001 – 25 000 habitants, nous avons à faire à une
Facteur de Pointe, FP = 1,9. Ce facteur de pointe est déterminé à l’aide des études et
statistiques du ministère d’Ontario au Canada (tableau 1)

En tenant compte du facteur de pointe Fp = 1,9. La consommation journalière maximale de la


Cité Ouvrière est estimée à :

Q j max = Fp Х Q j moy

Q j max = 1, 9 * 14,59

Q j max = 27,721l/s
Mémoire de fin d’étude

2.3.2 Calcul des pertes d’eau dans le réseau:

Les pertes sont dues en général à l’état du réseau, surtout pour ce cas, où les conduites sont
en état de dégradation très avancé. Il est donc nécessaire d’en tenir compte dans ce projet pour
connaitre les besoins de pompage. Les pertes d’eau sont estimées à 15% des besoins totaux.
Ainsi, nous avons :

Q j. Max = 27,721 + (0, 15 ×27,721 )

Q j. Max = 31,88 L/s

2.3.3 Calcul du Débit de Design:

2. Q Horaire Max

3. Q J. Max + Q Incendie

Nous savons que Q Dimensionnement = Sup

 Calculons Q J. Max + Q Incendie. Avec un Q Incendie = 17 L/s,

Q J. Max + Q Incendie = 31,88 L/s + 17 L/s

Q J. Max + Q Incendie = 48,88L/s


Mémoire de fin d’étude

 Calculons Q Horaire Moyenne

Q J . Moyen
Q Horaire Max = Q Horaire Moyenne × FP, or Q Horaire Moyenne =
24

Q Horaire Max = (1 261 362L /24)*1,9

Q Horaire Max = 99 857,825L/h soit 1,155l/s

A l’aide des études et statistiques du ministère d’Ontario au Canada (tableau 1) on a un


Facteur de Pointe Horaire égale à 2,85 car la population est comprise entre 10 001- 25 000
habitants :

Q Horaire Max = 99 857,825L/h × 2,85

Q Horaire Max = 284 594,8013l/h soit 3,293l/s

Q Horaire Max (3,293l/s) < Q J. Max + Q Incendie (48,88l/s)

Q Dimensionnement =48,88 l/s d’où QDimensionnemen = 0,04888m3/s


Mémoire de fin d’étude

2.4 Dimensionnement du Réseau


2.4.1 Dimensionnement de la Conduite Principale:

Calculons le diamètre de notre Conduite Principale

On sait que la vitesse de l’eau dans les conduites est comprise entre 0,5 et 1.5m/s.

Pour les besoins de dimensionnement on prendra une valeur moyenne de 1m/s.


Donc on aura alors :

D = 1√ 0,04888

D = 0,221m soit 221mm sensiblement égale à 300mm

Familles de raccords

Familles de raccords Raccords en cuivre Usages

Tés Égaux ou réduits Effectuent des

FFF embranchements

Manchons Égaux FF Raccordent deux

ou réduits tuyaux

Coudes 45° ou 90° Changent la direction de la

FF/MF canalisation

Bouchons – Terminent un tube mis-en

attente

Source :Sur le net dans google (tableau 2)


Mémoire de fin d’étude

F: femelle; M: mâle

En résumé, le raccord en cuivre est fiable, solide et compatible (selon le raccord) avec une
pose apparente ou encastrée. Toutefois, il est plus long à mettre en œuvre que les raccords
synthétiques et demande de maîtriser la brasure pour les raccords à souder. Certains
interdisent également l’encastrement et l’utilisation du gaz

2.4.1 Evaluations Financières

Nom Nombres Diamètres Prix unitaire Prix total


Tés + Tés-Joints

N 1500

Manchons +
Manchons-
N
Joints

Coudes + Coude
Joint
N

Bouchons +
Bouchons-Joints
N

Conclusion et recommandations
CONCLUSION
Mémoire de fin d’étude

En milieu urbain c’est la composante sociale qui est grandement améliorée par les impacts

Positifs sur la santé et les conditions d´ hygiène. Et comme le proverbe qui dit que : « Sans
Eau pas de vie », donc l’approvisionnement en eau potable serait une priorité pour toute la
société (Pouvoir Public, Société Civil).

Dans ce sens, ce modeste projet s’est voulu objectif en étudiant un système


d’Approvisionnement en Eau potable pour la Cité Ouvrière.

Ce travail entre dans le cadre du prolongement des enseignements plutôt théoriques reçus
en classe. Il nous a permis de comprendre beaucoup de concepts en Hydraulique Urbaine et
d’appréhender de surcroit le travail du technicien en Hydraulique.
RECOMMANDATIONS
Mémoire de fin d’étude