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2019-2020

Cours de Composition des bétons


CONSTITUANTS DU BETON HYDRAULIQUE
• Ciment
• Eau Mortiers
• Sables
• Graviers Granulats

+ Adjuvants

+ Colorants

+ Fibres

+ Ajouts minéraux

+ Armatures : Béton armé

+ Câbles : Béton précontraint

2
OBJECTIFS
Trouver les proportions d’un
mélange
ayant des propriétés précises
à moindre coût

5
Ces dernières sont généralement fixées dans les pièces écrites
des marchés ; on distingue généralement :

6

Influence du dosage en ciment sur les
résistances mécaniques du béton

7
Détermination du dosage en ciment

Il est défini, en général par :

- les prescriptions du CCTP du chantier

8
Influence du dosage en eau sur les résistances
mécaniques du béton
Le béton possède deux comportements: l’état frais et l’état
durci. Parmi tous les constituants du béton, l’eau reste l’ingrédient qui
peut nuire le plus même si c’est à grâce à l’eau que le béton peut être
manipulé. Réduire son dosage permet:
- d’augmenter la résistance en compression et en flexion
- réduire la perméabilité
- Réduire la contraction volumique (retrait de séchage)
- Moins de risques d’attaques d’agents agressifs extérieurs.
La réduction d’eau rend par contre le béton moins plastique.
Avec l’incorporation des adjuvants chimiques, cela devient possible

9
Détermination du dosage en eau
Caractéristiques du béton frais
La caractéristique essentielle du béton frais est l'ouvrabilité (maniabilité),
qui conditionne non seulement sa mise en place pour le remplissage parfait du
coffrage et du ferraillage, mais également ses performances à l'état durci. Un béton
frais doit être facilement maniable et facile à mettre en place. Il doit être aussi
homogène et cohésif. Pour remplir toutes ses qualités, les constituants du béton
doivent être soigneusement mélangés. Il existe plusieurs facteurs qui affectent la
maniabilité d’un béton:
•Méthode et durée de transport
•Quantité et caractéristiques des composants (liants, granulats)
•Forme, granulométrie et type de granulats
•Le volume d’air
Le dosage en eau
•Le
Il existe un très grand nombre d'appareils de mesure de l'ouvrabilité du
béton reposant sur des principes différents. Certains mesurent une compacité,
d'autres un temps d'écoulement etc...
10
Détermination du dosage en eau
Caractéristiques du béton frais
Affaissement au cône d'Abrams: béton ordinaire et BHP

LA CONSISTANCE DU BÉTON FRAIS

MANIABILIMETRE LCL - n.m.


Le maniabilimètre LCL (Laboratoire
Central Lesage) permet d'estimer la
maniabilité des mortiers et bétons en
mesurant leur temps d'écoulement dans une
cuve métallique vibrée. Il existe le
maniabilimètre A pour les bétons et le
maniabilimètre B (plus petit) pour les
mortiers.
11
Détermination du dosage en eau

– LES CLASSES D’EXPOSITION

12
Détermination du dosage des granulats

Il est défini par :


– la qualité des granulats
– la granulométrie des Différentes fractions
13
Détermination du diamètre du plus gros granulat
Il est fonction :

– de la conception de l’ouvrage (forme, dimensions)

– du ferraillage (densité, diamètre des


armatures, espace entre ces dernières)

– de la qualité du béton que l’on souhaite

14
Choix des granulats

Tableau : Détermination de Dmax en fonction du ferraillage et de l’enrobage.

15
Les additions
Les additions peuvent être prises en compte dans
la composition du béton pour le respect de la teneur
en ciment et du rapport eau/ciment
Caractéristiques du béton durci
Le béton est un matériau travaillant bien en compression, dont la
connaissance de ses propriétés mécaniques est indispensable pour le calcul du
dimensionnement des ouvrages. Assez souvent, beaucoup de professionnels du
béton considèrent que la caractéristique essentielle du béton durci est sa résistance
mécanique en compression à un âge donné (28 jours). Sa résistance à la traction
ainsi que celle en flexion sont beaucoup plus faibles que sa résistance à la
compression. De nos jours, il est aussi important de se soucier des autres
caractéristiques telles que la perméabilité, la porosité etc... Pour maximiser les
performances du béton, on doit lui assurer un murissement adéquat.
Résistance (contrainte) maximale en
compression du béton, fc, donnée en MPa
1. Situation de la norme NF EN 206-1 dans le
contexte normatif et réglementaire
POSITIONNEMENT DE LA NORME NF EN 206-1

Structure

Codes de calcul Normes d’exécution


(Eurocode 2) (DTU)

NF EN 206-1
Normes composants Normes essais
Ciment -> EN 197-1 Essais sur béton frais ->
Granulats -> EN 12620,… Séries NF EN 12 350-…
Adjuvants -> EN 934-2 Essais sur béton durci ->
Additions -> EN 450-1; … Séries NF EN 23 390-…

Ciments prompts et alumineux utilisables en France


2. Désignations, spécifications et modalités de contrôle des bétons

NF EN 206-1

Bétons de structure

BPE CHANTIER PRÉFABRIQUÉ

XP P18-305 X
NF EN 206-1 X X X
NF EN 206-1

Béton de remplissage Béton aéré


Béton de calage, propreté Béton mousse
Béton de tranchée Béton/Granulats non-minéraux
Béton très léger : Mv < 800 kg/m³ Béton réfractaire
Béton poreux (caverneux)
Classe de résistance
25 MPa 30 MPa

C25/30

Cylindre Cube
Classe de résistance Résistance caractéristique Résistance caractéristique
à la compression minimale sur cylindre minimale sur cubes
C8/10 8 10
C12/15 12 15
C16/20 16 20
C20/25 20 25
C25/30 25 30
C30/37 30 37
C35/45 35 45
C40/50 40 50
C45/55 45 55
C50/60 50 60
C55/67 55 67
C60/75 60 75
C70/85 70 85
C80/95 80 95
C90/105 90 105
C100/115 100 115
NF EN 206-1

NF EN 206–1 C25/30 XC1/XC2 (F) Dmax 22,4 S3 CL 0,40

Granularité Classe de teneur en


Conformité à la norme chlorures
européenne Ex B25
Classe de consistance
Classe
Classe de résistance à la d’exposition
compression :
fckcyl 25 / fckcub 30
LES CLASSES D’EXPOSITION

NF EN 206-1

X0
XC Courantes
XF

XS
Particulières XD
XA
CLASSES D’EXPOSITION EN FONCTION DES ACTIONS
DUES A L’ENVIRONNEMENT

 La norme définit SIX CLASSES D’EXPOSITION, en fonction des ACTIONS dues à


l’ENVIRONNEMENT :
 XO : AUCUN RISQUE de CORROSION NI D’ATTAQUE
 XC : CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION
 XD : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES, AYANT UNE ORIGINE
AUTRE QUE MARINE
 XS : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES PRESENTS DANS
L’EAU DE MER
 XF : ATTAQUE GEL/DEGEL AVEC ou SANS AGENT DE DEVERGLAÇAGE
 XA : ATTAQUES CHIMIQUES

 NOTA : ACTIONS dues à l’ENVIRONNEMENT = Actions PHYSIQUES et CHIMIQUES auxquelles le BÉTON


est exposé, qui entraînent des effets sur le béton et les armatures et qui ne sont pas
considérées comme des charges pour la conception de la structure.
CLASSES D’EXPOSITION

CLASSE D’EXPOSITION BÉTON CONCERNÉ

XO Béton non armé ou béton armé en environnement très sec.

XC Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques


noyées exposé à l’air et à l’humidité.

XD Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques


noyées soumis au contact d’une eau ayant une origine autre
que marine contenant des chlorures, y compris des sels de
déverglaçage.

XS Béton contenant des armatures ou des pièces métalliques


noyées soumis au contact des chlorures présents dans l’eau
de mer ou à l’action de l’air véhiculant du sel marin.

XF Béton soumis à une attaque significative due à des cycles


gel/dégel alors qu’il est mouillé.

XA Béton exposé aux attaques chimiques se produisant dans les


sols naturels, les eaux de surface et/où les eaux
souterraines.
SOUS CLASSES D’EXPOSITION

CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT

XC1 Sec ou Humide en permanence

XC2 Humide, rarement sec

XC3 Humidité modérée

XC4 Alternance d’humidité et de séchage

XD1 Humidité modérée

XD2 Humide, rarement sec

XD3 Alternance d’humidité et de séchage


SOUS CLASSES D’EXPOSITION

CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT

XS1 Exposé à l’air véhiculant du sel marin, mais pas en contact


direct avec l’eau de mer

XS2 Immergé en permanence


XS3 Zones de marnage, zone soumises à des projections ou à
des embruns

XF1 Saturation modérée en eau sans agent de déverglaçage


XF2 Saturation modérée en eau avec agent de déverglaçage

XF3 Forte saturation en eau sans agent de déverglaçage


XF4 Forte saturation en eau avec agent de déverglaçage ou eau
de mer

XA1 Environnement à faible agressivité chimique


XA2 Environnement d’agressivité chimique modérée
XA3 Environnement à forte agressivité chimique
XO : AUCUN RISQUE DE CORROSION OU D’ATTAQUE

BÉTON NON ARMÉ – BÉTON ARMÉ (Très faible humidité de l’air ambiant)
VALEURS LIMITES

Rapport Eeff/liant éq maximal -


Classe de résistance minimale -
3
Teneur mini en liant éq (kg/m ) 150
Teneur minimale en air (%) -
Cendres volantes 0,30
Fumée de silice 0,10
Laitier moulu 0,30
Addition calcaire 0,25
Addition siliceuse 0,20
Nature du ciment -

NOTA :
La classe « XO » concerne les bétons ne comportant aucun risques de corrosion, ni d’attaque. Cette
classe
ne peut concerner que les bétons non armés ou faiblement armés avec un enrobage d’au moins 5 cm à
condition qu’ils ne soient soumis ni au gel, ni à l’abrasion, ni à des attaques chimiques.
XC : CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION

Classes Description de l’environnement Exemples informatifs


d’exposition

XC1 Sec ou humide en permanence Béton à l’intérieur de bâtiments où le taux d’humidité de


l’air ambiant est faible.
Béton submergé en permanence dans de l’eau

XC2 Humide, rarement sec Surfaces de béton soumises au contact à long terme de
l’eau.
Un grand nombre de fondations.

XC3 Humide modérée Béton à l’intérieur de bâtiments où le taux d’humidité de


l’air ambiant est moyen ou élevé.
Béton extérieur abrité de la pluie.

XC4 Alternance d’humidité et de séchage Surfaces soumises au contact de l’eau, mais n’entrant
pas dans la classe d’exposition XC2.

BÉTON ARMÉ EXPOSÉ A L’AIR ET A L’HUMIDITÉ.


XC : CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION

VALEURS LIMITES

XC1 XC2 XC3 XC4


Rapport Eeff/liant éq 0,65 0,65

Valeurs numériques identiques à XC3


maximal

Valeurs numériques identiques


Classe de résistance C20/25 C20/25
minimale
Teneur mini en liant éq 260 280
(kg/m3)
Teneur minimale en air - -

XC1
(%)
Cendres volantes 0,30 0,30
Fumée de silice 0,10 0,10
Laitier moulu 0,30 0,30
Addition calcaire 0,25 0,25
Addition siliceuse 0,20 0,20
Nature du ciment -
XD : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES
AYANT UNE ORIGINE AUTRE QUE MARINE

Lorsque le béton contenant des armatures ou des pièces métalliques noyées est soumis au contact d’une
eau ayant une origine autre que marine, contenant des chlorures, y compris des sels de
déverglaçage, trois classes d’expo-sition sont définies.

Classes Description de l’environnement Exemples informatifs


d’exposition

XD1 Humidité modérée Surfaces de bétons exposées à des chlorures


transportés par voie aérienne.

XD2 Humide, rarement sec Piscines.


Béton exposé à des eaux industrielles contenant
des chlorures.

XD3 Alternance d’humidité et de Eléments de ponts exposés à des projections


séchage contenant des chlorures.
Chaussées.
Dalles de parc de stationnement de véhicules.

NOTA :
Les conditions d’humidité sont les mêmes que celles définies pour X C
XD : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES
AYANT UNE ORIGINE AUTRE QUE MARINE

VALEURS LIMITES

XD1 XD2 XD3


Rapport Eeff/liant éq maximal 0,60 0,55 0,50
Classe de résistance minimale C25/30 C30/37 C35/45
Teneur mini en liant éq (kg/m3) 280 330 350
Teneur minimale en air (%) - - -
Cendres volantes 0,30 0,15 0,15
Fumée de silice 0,10 0,10 0,10
Laitier moulu 0,30 0,15 0,15
Addition calcaire 0,25 0,05 0,05
Addition siliceuse 0,20 0,15 0,15
Nature du ciment - - -
XS : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES
PRÉSENTS DANS L’EAU DE MER

Lorsque le béton contenant une armature ou des pièces métalliques noyées est
soumis au contact des chlorures présents dans l’eau de mer ou à l’action de l’air
véhiculant du sel marin, les différentes classes d’exposition sont :
CLASSE D’EXPOSITION DESCRIPTION DE EXEMPLES
L’ENVIRONNEMENT INFORMATIFS

XS1 Exposé à l’air véhiculant du sel Structures sur ou à


marin, mais pas en contact direct proximité d’une côte.
avec l’eau de mer.

XS2 Immergé en permanence. Eléments de structures


marines.

XS3 Zones de marnage, zone soumises Éléments de structures


à des projections ou à des marines.
embruns.

La vitesse de pénétration des chlorures dans le béton est :


 Faible si l’environnement est toujours sec XS1 (d < 1 km côte)
 Moyenne si l’environnement est toujours humide (immergé) XS2
 Élevée si alternance humide / séchage (marnage, protections) XS3.
XS : CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES PRÉSENTS
DANS L’EAU DE MER

VALEURS LIMITES APPLICABLES EN FRANCE

XS1 XS2 XS3


Rapport Eeff/liant éq maximal 0,55 0,50

Valeurs numériques identiques à XS2


Classe de résistance minimale C30/37 C35/45
3
Teneur mini en liant éq (kg/m ) 330 350
Teneur minimale en air (%) - -
Cendres volantes 0,15 0,15
Fumée de silice 0,10 0,10
Laitier moulu 0,15 0,15
Addition calcaire 0,05 0,05
Addition siliceuse 0,15 0,15
Nature du ciment PM PM
XF : ATTAQUE GEL / DEGEL AVEC OU SANS AGENT DE DEVERGLAÇAGE

Lorsque le béton est soumis à une attaque significative due à des cycles de
gel/dégel alors qu’il est mouillé, les différentes classes d’exposition sont :
CLASSE DESCRIPTION DE EXEMPLES INFORMATIFS
D’EXPOSITION L’ENVIRONNEMENT

XF1 Saturation modérée en eau sans Structures verticales de bétons


agent de déverglaçage. exposées à la pluie et au gel.

XF2 Saturation modérée en eau avec Surfaces verticales de bétons des


agents de déverglaçage. ouvrages routiers exposées au gel et
à l’air véhiculant des agents de
déverglaçage.

XF3 Forte saturation en eau, sans agent Surfaces horizontales de bétons


de déverglaçage. exposées à la pluie et au gel.

XF4 Forte saturation en eau, avec Routes et tabliers de pont exposés


agents de déverglaçage ou eau de aux agents de déverglaçage et
mer. surfaces de bétons verticales
directement exposées aux
projections d’agents de déverglaçage
et au gel : Zones des structures
marines soumises aux projections et
exposées au gel.
XF : ATTAQUES GEL / DÉGEL AVEC OU SANS AGENT DE DÉVERGLAÇAGE

VALEURS LIMITES

XF1 XF2 XF3 XF4

Rapport Eeff/liant éq.maximal 0,60 0,55 0,55 0,45

Classe de résistance minimale C25/30 C25/30 C30/37 C30/37

Teneur mini en liant éq (kg/m 3) 280 300 315 340

Teneur minimale en air (%) - 4 4 4

Cendres volantes 0,30 0,30 0,30 0,15

Fumées de silice 0,10 0,10 0,10 0,10

Laitier moulu 0,30 0,30 0,30 0,15

Addition calcaire 0,25 0,25 0,25 0,05

Addition siliceuse 0,20 0,20 0,20 0,05

Nature du ciment - - - -
XA : ATTAQUES CHIMIQUES

Lorsque le béton est exposé aux attaques chimiques, se produisant dans les sols naturels, les eaux de
surface, les eaux souterraines, trois classes d’exposition sont proposées. La classification de l’eau de mer
dépend de la localisation géographique, par conséquence la classification valide sur le lieu d’utilisation du
béton s’applique.
Environnement à
XA1 faible
Agressivité chimique
Béton en contact
Environnement avec les sols
XA2 d’agressivité et/ou avec les
Chimique modérée eaux de surface
et souterraines
Environnement à
XA3 forte
Agressivité chimique

La norme NF EN 206-1 définit les paramètres chimiques, considérés comme agressifs, et leurs valeurs
limites, pour chacune des trois classes d’exposition.

Le fascicule de Documentation FD P 18-011, fournit des recommandations complémentaires, des


exigences la norme NF EN 206-1, pour les bétons soumis aux environnements chimiques agressifs.
XA : ATTAQUES CHIMIQUES

La norme NF EN 206-1 définit les valeurs limites des paramètres correspondants aux attaques chimiques.
Ces seuils correspondent à des caractéristiques chimiques des sols ou des eaux de surfaces ou
souterraines.
Caractéristique Méthode d’essai
Chimique de référence XA1 XA2 XA3

Eaux de surfaces et souterraines


 600 et  3000 et 
SO²- en mg/l EN 196-2  200 et  600
 3000 6000
pH ISO 4316  6,5 et  5,5 < 5,5 et  4,5 < 4,5 et  4,0
 100
CO2 agressif, en
PrEN 13577 : 1999  15 et  40  40 et  100 jusqu’à
mg/l
saturation
ISO 7150-1
NH4+, en mg/l  15 et  30  30 et  60
Ou ISO 7150-2  60 et  100
 3000
 1000 et
Mg²+, en mg/l ISO 7980  300 et  1000 jusqu’à
 3000
saturation
Sol
 2000 et   3000 et  12000 et 
SO² mg/kg total EN 196-2
3000  12000 24000
 200
N’est pas rencontré dans la
Acidité ml/kg DIN 4030-2 Baumann
pratique
Gully

NOTA : Le choix de la classe se fait par rapport à la caractéristique chimique conduisant à l’agression
la plus élevée.
XA : ATTAQUES CHIMIQUES

Valeurs limites applicables en France.


XA1 XA2 XA3

Rapport Eeff/liant eq
0,55 0,50 0,45
maximal
Classe de résistance
C30/37 C35/45 C40/50
minimale
Teneur mini en liant éq
330 350 385
(kg/m3)
Teneur minimale en air - - -
(%)
Cendres volantes 0,30 0,30 0,00
Fumées de silice 0,10 0,10 0,10
Laitier moulu 0,30 0,30 0,00
Addition calcaire 0,00 0,00 0,00
Addition siliceuse 0,00 0,00 0,00
Nature du ciment (*) (*) (*)

(*) Cf P 18-011 BÉTONS CLASSIFICATION DES ENVIRONNEMENTS AGRESSIFS


Détermination des proportions optimales
La norme NT 21.195 impose des dosages minimaux (et des rapports
E/C maximaux) en fonction de la classe d’exposition et de la classe de
résistance minimale. Ces dosages varient de 260 à 360 kg/m3.
Le tableau 1 donne un extrait des valeurs spécifiées par la norme.

Tableau 1 : valeurs limites spécifiées applicables à la composition d’un béton (NT 21.195)
Corrosion par les chlorures
Environnement avec
Aucun
Classe Carbonatation substances chimiques
risque Eau de mer Autres chlorures
d’exposition agressives

X0 XC1 XC2 XC3 XC4 XS1 XS2 XS3 XD1 XD2 XD3 XA1 XA2 XA3

E/C maxi 0.65 0.60 0.55 0.50 0.50 0.45 0.45 0.55 0.55 0.45 0.55 0.50 0.45

Classe de résist.
12/15 20/25 25/37 30/37 35/45 35/45 35/45 35/45 30/37 30/37 35/45 30/37 30/37 35/45
mini

Dosage mini en
260 280 280 300 300 320 340 300 300 320 300 320 360
ciment (kg/m3)

Ciments
Autres
résistants aux
prescriptions
sulfates

0.52
0.5
0.48
0.46 Le rapport E/C augmente la résistance
E/C

0.44
0.42 mécanique diminue
0 10 20 30 40 50 60
A(mm)
SPÉCIFICATIONS SUR LE BÉTON FRAIS

CLASSES DE CONSISTANCE DES BÉTONS

La Norme NF EN 206-1 définit 5 classes de consistance des bétons.

ESSAI D’AFFAISSEMENT CLASSE AFFAISSEMENT


en mm
AU CONE D’ABRAMS
S1 10 à 40
S2 50 à 90
S3 100 à 150
S4 160 à 210
S5  220
TYPE DE BETON EN FONCTION DE LA MASSE VOLUMIQUE

La norme NF EN 206-1, concerne les bétons de masse volumique normale, les bétons lourds
et les bétons légers.

MASSE VOLUMIQUE kg/m 3

BÉTON LÉGER de 800 à 2000

BÉTON DE MASSE
de 2000 à 2600
VOLUMIQUE NORMALE

BÉTON LOURD supérieur à 2600


Comment déterminer la composition d’un
béton?
Démarche à 2 phases
1ère phase: Approche de composition:
– soit une méthode graphique (Dreux, Faury etc.)
– soit une méthode expérimentale (Méthode LCPC Basées sur
le principe de la compacité maximale
2ème phase: Ajustement expérimental de la formulation :
–essais d’étude (au laboratoire)
–essais de convenance (sur chantier)
Composition des bétons
Méthode Dreux-Gorisse

Plusieurs étapes de calcul successives sont nécessaires à l’obtention de la


formulation théorique de béton :

Détermination du rapport C/E

Détermination de C et E

Détermination du mélange optimal à minimum de vides

Détermination de la compacité du béton

Détermination des masses de granulats

48
Méthode Dreux-Gorisse

1. Détermination du rapport C/E


Le rapport C / E est calculé grâce à la formule de Bolomey :

Avec :
s’28 = Résistance moyenne en compression du béton à 28 jours en MPa
s’c = Classe vraie du ciment à 28 jours en MPa
C = Dosage en ciment en kg par m3 de béton
E = Dosage en eau total sur matériau sec en litre par m3 de béton
G’ = Coefficient granulaire (Tab.3) fonction de la qualité et de la dimension
maximale des granulats.
Tableau 3 : Coefficient granulaire G’ en fonction de la qualité et de la taille maximale des granulats Dmax.

49
Méthode Dreux-Gorisse

2. Détermination de C
La valeur de C est déterminée grâce à l’abaque de la figure 1 en fonction des
valeurs de C/E et de l’affaissement au cône d’Abrams.

Figure 1 : Abaque permettant la détermination de Copt.

50
Méthode Dreux-Gorisse

Pour cela il suffit de positionner sur l’abaque le valeur de C/E et de l’affaissement


au cône recherchées. Le point ainsi obtenu doit être ramené parallèlement aux courbes de
l’abaque pour déterminer la valeur optimale de Copt.
Au delà de 400 kg de ciment par m3 de béton, on préférera à un surdosage en
ciment l’usage d’un fluidifiant (Fluid.).

Exemple : Pour des valeurs de C / E


de 1,9 et un affaissement au cône
de 8 cm, la quantité optimale de
ciment nécessaire à la confection
d’un mètre cube de béton est de
385 kg.

51
Méthode Dreux-Gorisse

Le dosage effectif de ciment C à retenir doit être supérieur ou égal à Copt., et


aux valeurs minimales Cmin données par les formules 1 à 3 pour les bétons non
normalisés (formule 1 lorsque le béton est en milieu non exposé, formule 2 pour un
milieu exposé sans agressivité particulière et formule 3 pour un milieu agressif).

(1) : Milieu non exposé Avec : s’28 en MPa et Dmax en mm.

(2) : Milieu exposé sans agressivité particulière

(3) : Milieu agressif

52
Méthode Dreux-Gorisse

3. Détermination de E

La quantité d’eau E nécessaire à la confection du béton se calcule grâce aux


valeurs de C/E et de C.

Corrections sur le dosage en ciment C et le dosage en eau E


Lorsque la dimension maximale des granulats Dmax est différente de 20
mm, une correction sur la quantité de pâte est nécessaire à l’obtention de la maniabilité
souhaitée. Les corrections (Tab.4) sont à apporter sur les quantités d’eau et de ciment (le
rapport C/E reste inchangé).
Tableau 4 : Correction sur le dosage de pâte en fonction de Dmax .

53
Méthode Dreux-Gorisse

4. Détermination du mélange optimal à minimum de vides


Il s'agit de déterminer les pourcentages de sable, de gravillons et de cailloux qui
vont permettre la réalisation d'un squelette granulaire à minimum de vides.

Les quantités des matériaux de chaque classe granulaire doivent être judicieuses
pour que les plus petits éléments viennent combler les vides laissés par les plus gros.

La courbe granulométrique théorique d'un matériau à minimum de vides peut


être schématisée par une droite brisée.

La démarche proposée par Dreux pour déterminer le mélange optimum à


minimum de vides est la suivante :

Tracé de la droite brisée de référence

Détermination des pourcentages en volumes absolus de matériaux

54
Méthode Dreux-Gorisse

4-1 Tracé de la droite de référence de Dreux :

La droite de référence de Dreux représente la courbe idéale d’un matériau à


minimum de vides. C’est une droite brisée dont le point de brisure est défini par son
abscisse X et son ordonnée Y :
En abscisse :
Si Dmax < 20 mm X = Dmax / 2
Si Dmax > 20 mm X = (Dmax+ 5) / 2

En ordonnée :

Y est donné en pourcentage de passants cumulés


K est un coefficient donné par le tableau 5
Ks et Kp étant des coefficients correctifs définis par :
Ks (correction supplémentaire fonction de la granularité du sable) :
Ks = (6 Mfs– 15) avec Mfs le module de finesse du sable.
Kp (correction supplémentaire si le béton est pompable) :
Kp = +5 à +10 selon le degré de plasticité désiré.
55
Méthode Dreux-Gorisse

Tableau 5 : K, fonction de la forme des granulats, du mode de vibration et du dosage en ciment.

La droite de Dreux a pour origine le point 0 origine du graphe et pour


extrémité le point Dmax caractéristique des plus gros granulats.

56
Méthode Dreux-Gorisse

4-2 Détermination des pourcentages en volumes absolus de matériaux :

Pour déterminer les pourcentages en volumes absolus de granulats


permettant la confection d’un mélange à minimum de vide il est nécessaire de
tracer comme indiqué sur la figure 3 des droites reliant deux à deux les courbes
granulométriques des matériaux du mélange.
Ces droites sont définies par 5 % de refus pour le matériau à faible
granularité et par 5 % de passant pour le matériau à forte granularité.
L’intersection des droites ainsi tracées avec la droite brisée de Dreux permet, par
prolongement sur l’axe des ordonnées, de déterminer les pourcentages en
volumes absolus de chaque matériau. Ces pourcentage doivent permettre
l’obtention d’un mélange dont la courbe granulométrique est proche de la droite
brisée de Dreux. Si la courbe du mélange obtenue est trop éloignée de la courbe
de Dreux, un ajustement de ces pourcentages peut s’avérer nécessaire.

57
Méthode Dreux-Gorisse

Figure 3 : Détermination des pourcentages en volumes absolus de matériau.

58
Méthode Dreux-Gorisse

4-3 Détermination de la compacité du béton :

Pour déterminer les masses de granulats entrant dans la composition de béton, il


est nécessaire de déterminer la compacité du béton qui correspond au volume absolu en
m3 de solide contenu dans un mètre cube de béton (volumes absolus de ciment, de sable, de
gravette et de gravier). Sa valeur de base c0 est fonction de la taille des granulats, de la
consistance du mélange et des moyens de vibration mis en œuvre (Tab. 6).
Des corrections (c1, c2et c3) fonctions de la forme des granulats, de la masse
volumique des granulats et du dosage en ciment, doivent être apportées (Tab.7) :
c = c0+ c1 + c2 + c3.
La valeur de la compacité c du béton permet de déterminer le volume total absolu
V de granulats intervenant dans la formulation du béton : V = (c – Vc) où Vc est le volume de
ciment défini par Vc = C / rs(c) où rs(c) est la masse volumique absolue du ciment utilisé.

59
Méthode Dreux-Gorisse

Tableau 6 : Compacité du béton en fonction de Dmax, de la consistance et du serrage.

Tableau 7

60
Méthode Dreux-Gorisse

4-3 Détermination des masses de granulats :

Connaissant le volume total absolu des granulats (V) et les


pourcentages en volume absolue de sable (S %), de gravillon (g %) et
de gravier (G %), il est alors possible de déterminer les volumes de
sable (Vs) de gravillon (Vg) et de gravier (VG) ainsi que leurs masses
respectives (S, g et G) :
Vs = V * S % S = V * S % * rs(S)

Vg = V * g % g = V * g % * rs(g)

VG = V * G % G = V * G % * rs(G)

61
Méthode Dreux-Gorisse

4-3 Obtention de la formulation théorique de béton :

La formulation théorique de béton recherchée est définie par les quantités


d'eau E, de sable S, de gravillon g et de gravier G. La masse totale d’un mètre cube de
béton Do=(E+C+S+g+G) est pour un béton courant comprise entre 2,3 t/m3 et 2,5 t/m3.

La formulation obtenue reste théorique et il convient de


la tester et de la corriger par des essais de laboratoire avant
d’être utilisée.

62
Méthode Dreux-Gorisse

Corrections de la formulation théorique de béton

Des corrections seront apportées avant fabrication pour prendre en


considération la teneur en eau éventuelle des granulats et après une série de tests
effectués en laboratoire pour ajuster les dosages en eau, granulats et ciment.

63
Méthode Dreux-Gorisse

1. Corrections à apporter avant fabrication

La composition théorique de béton est établie pour des matériaux secs. Il est
impératif avant confection du béton de prendre en considération l’eau contenue dans les
granulats. Une mesure de teneur en eau doit être par conséquent effectuée (w=Masse
d’eau/Masse sèche). A défaut de toutes mesures précises on peut apprécier l’humidité des
granulats grâce aux valeurs données dans le tableau 8.

Tableau 8. Quantité d’eau en litre contenue dans un mètre cube de matériau granulaire en fonction de son degré
apparent d’humidité.

Exemple : Un sable très humide contient de 80 à 100 litres d’eau par


m3 (soit une masse sèche d’environ 1600 kg par m3 de matériau) d’où une teneur
64 en eau w d’environ 5 à 6 %.
Méthode Dreux-Gorisse

2. Corrections à apporter après essais en laboratoire

Les corrections seront effectuées sur chaque matériau utilisé.

La quantité d’eau sera ajustée grâce à la valeur obtenue lors de la mesure de


l’affaissement au cône, les quantités de granulats grâce à la mesure de la masse volumique
réelle du béton, et la quantité de ciment après essais sur béton durci.

Les trois corrections se feront indépendamment les unes des autres.

65
Méthode Dreux-Gorisse

2-1 Correction sur l’eau :


Si la valeur de l’affaissement au cône d’Abrams obtenu (Aff.obtenu) diffère de la
valeur de l’affaissement au cône souhaitée (Aff.souhaité) il est nécessaire de modifier la
quantité d’eau de la composition de béton.
La correction sur la quantité d’eau s’effectue grâce à l’abaque de la figure 4.

Pour déterminer la valeur de E


corrigée (Fig.5) :
Positionner sur le graphe le
point caractéristique de la
composition effectuée
(Eutilisée et affaissement au cône
obtenu Aff.obtenu).
Faire passer par ce point une
courbe homothétique à celles
du diagramme.
Pour la valeur de l’affaissement
souhaité (Aff.souhaité) en déduire
la quantité d’eau à utiliser
(Ecorrigée).
Figure 4 : Variation de la
quantité d'eau en fonction de
Figure 5 : Exemple de
l'affaissement au cône pour un
détermination de E corrigée.
béton courant.
66
Méthode Dreux-Gorisse

2-2 Correction sur la quantité de granulats :


L’objectif de cette correction est de vérifier que la quantité de matériau utilisé
aboutit bien à la formulation d’un mètre cube de béton et que par conséquent il n’y a ni sur
dosage ou sous dosage de ciment. Lorsque la masse volumique apparente réelle du béton
(D) est différente de la masse volumique apparente théorique (Do) de la formulation, il
convient d’effectuer une correction sur les quantités de granulats : D m = (D - Do). Si D m
est négatif la formulation réalisée aboutit à la confection de plus d’un m3 de béton (des
granulats doivent être enlevés). Si D m est positif la formulation réalisée aboutit à moins
d’un m3 de béton (des granulats doivent être rajoutés). Cette correction s’effectue sur tous
les granulats au prorata des pourcentages en volume absolu des granulats :

Scorrigé = S + D m * S %

gcorrigé = g + D m * g %

Gcorrigé = G + D m * G %

67
Méthode Dreux-Gorisse

2-3 Correction sur la quantité de ciment :


Lorsque la résistance obtenue à 28 jours (s’28 réelle) diffère de la résistance
souhaitée (s’28) il convient d’apporter une correction sur le dosage de ciment (Ccorrigé). Si
Créel et Eréelle sont les dosages initiaux en ciment et en eau effectivement utilisés pour la
confection du béton, il est possible d’écrire en fonction des résultats obtenus ou des
résultats souhaités deux équations résultant de la formulation de Bolomey :
Résultats obtenus : s ’28 réelle = G s ’c (Créel/Eréelle – 0.5)
Résultats souhaités : s ’28 = G s ’c (Ccorrigé /Eréelle – 0.5)
En combinant les équations précédentes on obtient :
s ’28 / s ’28 réelle = (Ccorrigé /Eréelle – 0.5) / (Créel/Eréelle – 0.5)
d’où la détermination de Ccorrigé.
L’augmentation ou la diminution de la quantité de ciment DC conduit à une
augmentation ou à une diminution de la quantité de fines. Il convient pour conserver la
maniabilité du béton de compenser l’augmentation ou la diminution de volume absolu du
ciment DVc par une diminution ou une augmentation du volume absolu de
sable DVs (considéré comme des éléments fins). D’ou une ultime correction sur le dosage
en sable Scorrigé = S+ DS avec :

68
Méthode Dreux-Gorisse

69
méthode Baron-Lesage

La méthode Baron-Lesage qui a été développée


au Laboratoire central des ponts et chaussées, pour
optimiser le squelette granulaire des bétons. Cette
méthode est fondée sur deux hypothèses principales
largement vérifiées par l’expérience :

• Pour un rapport eau/liant fixe au départ, le béton le


plus maniable est celui qui a le squelette granulaire (G +
S) le plus compact.
• Les proportions optimales en granulats dépendent peu
de la nature et du volume du liant.
 VC  VS  VG  VE  VA
On désignant par :
VE : volume absolu d’eau mE : masse de l’eau
VC : volume absolu de ciment mC : masse du ciment
VS : volume absolu de la sable mS : masse du sable
VG : volume absolu du gravier mG : masse du gravier
VA : volume d’air occlus et d’adjuvant VA=3% ( un béton frais comporte entre 1 et 6 %
d’air. Une valeur moyenne de 3% faute d’information sur le volume des vides. Ce
pourcentage inclus le volume des adjuvants.)

mC mS mG  mE
1000     VA
C  S G  E
Détermination des proportions optimales
Optimisation des Graviers
On dispose en général au moins deux coupures 4/12 et 12/20.
Pour optimiser le mélange et pour obtenir un volume de vide minimal on
procède de la même manière que pour les sables

Ainsi on obtient les pourcentages de chaque coupure de gravier 4/12 et 12/20 pour former le
mélange optimal des graviers.
Détermination des proportions optimales
Optimisation des Graviers/Sables
on procède de la même manière

Optimisation du gravier mélonge 4/12 et 12/20 +


Sable
1540
1520
1500

Masse en gr
1480
1460
1440
1420
1400
1 1.1 1.2 1.25 1.3
Gmél/S
Détermination des proportions optimales
Une étude de cinq Mélange de 35l on été testées (pour E/C = 0.5 on a modifié
le rapport G/S). Pour chaque mélange on a mesuré le temps d’écoulement avec le
maniabilimètre LCL et l’affaissement avec le cône d’Abrams. Après 28j trois
éprouvettes 16 x 32cm qui sont testées par l’essai de compression.
La proportion optimale de mélange [(4/12), (12/20)] est de
• 20% de Gravier 4/12
• 80% de Gravier 12/20

18 41
16

Résistance à la compression
14
40.5
T(s), A(cm)

12
10

en MPa
8 40
6
4 39.5
2
0 39
1 1.1 1.2 1.25 1.3
Rapport G/S
Rapport G/S
T: temp d'écoulement A:affaissement
Application
A partir de la méthode de Baron-Lesage, formulez une composition de béton.
Extrait du cahier des charges
- fC28 = 22 MPa •Optimisation des Graviers
- BBéton
ton plastique affaissement = 90 mm
- Sable + Gravier de qualité bonne, courante.
- Vibration normale pomp
pompé sue chantier
-Environnement sec (X1)
-C = 350 Kg/m3
- E/C = 0.55
Matériaux utilisés
•Ciment CEMI 42,5.
•Soit un sable de rivière (0/5), gravier (4/12) et (12/20).
•Granulats ont dimension maximale 20 mm . Optimisation des Graviers/Sables
•Les caractéristiques des granulats :
On considère les courbes granulométriques du sable ou du sable
mélange (0-5) et du gravier ou du mélange des graviers (5-20).
Bolomey affirme (d’après des procédures et études
expérimentales) :
• Qu’il existe une infinité de courbes de mélanges entre gravier,
sable et ciment
• Parmi ces courbes il y’a celle qui correspond à un bon béton
(bonnes caractéristiques à l’état frais et durcis)
• Il existe une courbe optimale qui donne une très bonne
compacité (porosité minimale ou indice des vides réduit) du
mélange granulaire à sec entre les composants à savoir le
ciment, le sable et le gravier
• La granulométrie du ciment est inférieure à 80 μ
• Cette courbe optimale dépend du diamètre D du gravier
• La variation des courbes de mélanges dans une échelle en
racine de d est quasi linéaire
Equation de Bolomey
A : représente le pourcentage d’éléments très fins contenus dans le mélange
sec, éléments qui ont une incidence sur la maniabilité du béton. La valeur de cette
constante dépend da la consistance souhaitée pour le béton et de la provenance des
granulats.

D : est la dimension du tamis qui serait tout juste suffisante pour laisser passer la
totalité des granulats.
Calcul du pourcentage des constituants
Cas du ciment

Cas des granulats

Cas des courbes juxtaposées


Cas des courbes avec une superposition partielle Cas des courbes avec une discontinuité
Application
Cas de l’eau
Masse des constituants
Béton auto-plaçant : BAP