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LA MESSE

La messe comporte un temps d'écoute de la Parole de Dieu (lectures tirées de la Bible et en particulier
des Évangiles) et un temps de bénédiction et de partage du pain et du vin, devenus corps et sang du
Christ, geste que Jésus donna à ses disciples au soir de sa Passion, à la veille de sa mort.

La messe est célébrée chaque jour, partout dans le monde, mais les fidèles sont invités à y participer
chaque dimanche, en mémoire du premier jour de la semaine, où Jésus ressuscita d'entre les morts.

D'autres fêtes sont considérées « d’obligation » pour les pratiquants : Noël, Ascension, Assomption,
Toussaint.

Seul les prêtres, ordonnés par les évêques, successeurs des apôtres, peuvent célébrer la messe. La
messe crée un lien de « communion » entre les fidèles, non seulement ceux qui sont présents mais
également ceux du monde entier. Sont aussi réunis par la prière, en une seule communauté, les vivants
et les morts. Jusqu'au Concile Vatican II (1962-1965), qui autorisa l'usage des langues locales, la messe
était dite en latin.

La messe se répartit en deux grands moments : liturgie de la parole et liturgie de l'Eucharistie, mot
qui signifie action de grâces, entourés par le moment de l'accueil au début et celui de l'envoi au terme.

Liturgie de la parole

• L'accueil. Cette partie a pour but de réunir les participants, de les placer devant Dieu. Les
croyants, en franchissant le seuil d'une église, tracent de leur main droite un signe de croix, du
front au ventre et de l'épaule gauche à l'épaule droite. Ils se sont ainsi déjà laissés recouvrir
tout entiers par la vie de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Souvent un chant d'entrée ouvre la
célébration.
• Puis les fidèles sont invités à se reconnaître humblement pécheurs et à accueillir le pardon de
Dieu. Les fidèles se reconnaissent pécheurs, demandent pardon à Dieu, en récitant le « Je
confesse à Dieu », « Seigneur prends pitié de nous ».
• Le dimanche, est introduit par le chant de louange du Gloria ou Gloire à Dieu, dans lequel les
fidèles reconnaissent la grandeur de Dieu.
• Une Prière d'ouverture (ou collecte) rassemble alors la prière des fidèles, appelant sur eux la
grâce de Dieu pour la disponibilité au mystère qu'ils célèbrent. Elle s'adresse à Dieu reconnu
en la Trinité (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) comme le sont toutes les prières de la messe.

Lectures de l'Ancien et du Nouveau Testament

Cette partie découle directement de la liturgie juive, dont elle reprend la structure.

Les textes sont lus de façon suivie d'une célébration à l'autre :

• Un passage de l'Ancien Testament


• Un psaume
• Un passage du Nouveau Testament (une épître ou un texte des Actes des Apôtres. Les actes
des apôtres se trouvent dans la Bible, juste après les Évangiles. Les Épîtres se situent après les
Actes des Apôtres, il s'agit de lettres des saints Paul, Jacques, Jude et Jean. Ou encore de
l'Apocalypse.
• Alléluia : en hébreu : « Louez Dieu ». Il s'agit d'une acclamation de louange et de joie qui
acclame la Parole de Dieu qui va être lue ou la présence de Dieu à travers sa Parole.
Évangile

• Les évangiles sont au cœur du Nouveau Testament. Ils sont au nombre de quatre, attribués
respectivement à Matthieu, Marc, Luc et Jean. Le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle
». Les évangiles disent la bonne nouvelle qu'est pour le croyant la rencontre de Jésus qui le
sauve, par sa vie, sa mort et sa résurrection. Seul le prêtre ou le diacre peut le lire. L'évangile
est alors acclamé comme présence même du Christ vivant : « Louange à toi, Seigneur Jésus ».
• Homélie
• Le prêtre ou le diacre met en relation les textes des Écritures avec la vie quotidienne des
fidèles, l'enseignement de l’Église ou le sens de la célébration en cours (mariage ou obsèques,
par exemple).
• Credo
• Du latin « je crois ». Il s'agit de la profession de foi que récitent les fidèles, le dimanche et les
jours de fête, pour signifier leur adhésion à la parole de Dieu et à sa présence. Sous la
dénomination de « symboles », c'est à dire ce qui « relie », il en existe deux formulations : le
symbole des Apôtres (né au IIe siècle), le plus ancien, ramené à l'essentiel, et le symbole de
Nicée-Constantinople (325-381), issus des grands conciles qui affirmèrent la divinité du Christ.

Prière universelle

Les fidèles partagent leurs intentions de prières, celles de l’Église et celles du monde.

Liturgie de l'eucharistie

La seconde partie porte sur les offrandes.

La préparation des dons

Le célébrant dépose les hosties (pain sans levain, composé uniquement d'eau et de farine) dans la
patène, petite soucoupe spécifique à cet usage, et verse du vin dans le calice, coupe elle aussi
spécifique à cet usage. Il ajoute quelques gouttes d'eau au vin pour symboliser l'union de la divinité et
de l'humanité du Christ. Le prêtre élève tour à tour la patène et le calice en bénissant Dieu pour ses
dons.

Lavabo

Un servant verse un peu d'eau sur les mains du célébrant, pour signifier la nécessaire purification
intérieure pour se présenter devant Dieu

Quête

Durant le temps de l'offrande ou offertoire, une corbeille circule dans l'assemblée et recueille les dons
des fidèles, en signe de l'offrande de leur vie, de leur participation à l'offrande du pain et du vin. La
quête est généralement destinée aux besoins de la communauté chrétienne, mais très souvent aussi
à la solidarité plus large avec d'autres, auprès ou au loin.

Prière sur les offrandes et Sanctus

L'offertoire se conclut par une prière sur les offrandes. Puis vient l'ouverture, appelée préface, à la
prière eucharistique. Elle s'achève par le Sanctus, chant en l'honneur de la grandeur et de la sainteté
de Dieu.
Prière eucharistique

Dans une longue prière, le célébrant fait mémoire de la Cène, le dernier repas de Jésus, et prie Dieu de
faire reposer sur l'assemblée et sur les dons (le pain et le vin) son Esprit, pour qu'ils deviennent corps
et sang du Christ. Au cœur du récit de la Cène, il ne parle plus à la troisième personne, mais à la
première : il ne dit pas « Ceci est le corps de Jésus », mais les paroles de Jésus lors de son dernier repas
: « Ceci est mon corps ».

L'Eucharistie est un « sacrement », à la fois signe et présence réelle de ce qu'il célèbre : la mort et la
résurrection de Jésus. Le pain et le vin deviennent, dès lors, dans la foi catholique, « présence réelle »,
corps et sang du Christ. Le moment essentiel de la célébration est au cœur de cette prière ce que l'on
appelle la consécration, paroles et geste dans lesquels le pain et le vin deviennent « corps et sang du
Christ ». Le Christ est en effet dès lors réellement présent.

L'Eucharistie réunit ainsi en un seul événement le dernier repas de Jésus avec ses apôtres (la Cène), sa
mort sur la Croix le Vendredi saint et sa Résurrection le dimanche de Pâques.

Notre Père et « geste de paix »

Au terme de cette prière, on récite le Notre Père. Le Notre Père est la prière chrétienne par excellence.
Commune à toutes les confessions chrétiennes, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses disciples
et découvre la relation du croyant à Dieu. Elle est récitée ou chantée, en préparation à la communion.

Les fidèles reçoivent ensuite la paix, la paix qu'est le Christ, que le célébrant demande de façon
particulière en cet instant dans une prière. Les fidèles se la transmettent en se serrant la main, ou en
s'embrassant. Il ne s'agit pas de simple fraternité ni d'affection mais d'une communion profonde dans
laquelle le Christ est présent.

Communion

Du latin « communio », qui appartient à plusieurs. On désigne par ce terme la réception du corps du
Christ, présent dans l'hostie, conformément à l'appel de Jésus : « Prenez et mangez ». Une union intime
s'établit entre le fidèle et Dieu.

Pour la recevoir, le fidèle doit : être dans une disposition adaptée (et en tout premier lieu avoir fait sa
« première communion »), ne pas avoir conscience de péchés graves, ne pas afficher ouvertement et
publiquement un désaccord avec l'enseignement de l’Église, être à jeun d'une heure avant la
communion.

Envoi

Le célébrant conclut alors la prière et envoie l'assemblée partager et répandre la Bonne Nouvelle
qu'elle vient de célébrer.