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Partie 2 : les activités économiques Chapitre 2: les limites de la coordination par le marché

Notions essentielles : biens collectifs, effets externes, dilemme


Fiche 1 - Les imperfections de la régulation par le
du prisonnier, prophétie autoréalisatrice, bulle spéculative
marché uels

Nous allons étudier successivement deux grands types de limites qui permettent de relativiser le rôle du marché :

• la première concerne les défaillances du marché qui ont été mises en évidence par les théoriciens néo-classiques eux-
mêmes et qui vont permettre de justifier une intervention limitée mais réelle de l’Etat.
• la seconde concerne une remise en cause plus fondamentale du rôle du marché , puisque , selon certains théoriciens , la
régulation par les prix n’est pas toujours optimale et donc cela permet de justifier un recours accru à l’Etat qui devrait donc
pallier les incapacités du marché .

Partie 1 - Les lacunes de la régulation par le marche : the market failures

Selon les théoriciens libéraux, l’intervention de l’Etat ne peut être justifiée que dans deux cas bien précis pour lesquels la
régulation par le marché s’avère défaillante.

I. La théorie des biens collectifs

A. L’analyse néo-classique du marché de cpp ne tient pas compte des biens collectifs

• Hypothèse de base : Comme l’indique B.Guerrien : « une des hypothèses implicites du modèle
de cpp est que toute quantité de bien ne peut être utilisée ou consommée à la fois par deux
individus (on dit qu’elle est strictement privative).
Les biens et services ordinaires sont ainsi caractérisés par deux propriétés simples :
o On ne peut y accéder qu’en payant le prix, ils sont soumis à l’exclusion par le marché.
o On ne peut consommer un bien ou un service lorsqu’il est consommé par un autre individu, il
y a un phénomène de rivalité entre les consommateurs.

• Conséquences : Une telle hypothèse exclut un certain nombre de biens (en règle générale des
services) considérés comme importants qui peuvent être utilisés simultanément par plusieurs
individus sans qu’il y ait appropriation individuelle. Ces biens sont donc en quelque sorte
indivisibles ; on parle à leur propos de biens collectifs ». On peut faire entrer dans cette catégorie,
par exemple, la dépense publique, la justice, l’infrastructure routière, l’éclairage public , ...

Sur SES ENS Lyon Bien collectif, consentement à payer

B. Définition des biens collectifs

Un bien collectif possède les deux propriétés inverses des biens ordinaires : la non-exclusion et la non-
rivalité.
• La non-exclusion signifie que personne ne peut être écarté par un mécanisme marchand (un
prix) de l’utilisation d’un bien collectif.
• La non-rivalité signifie que l’usage d’un bien collectif par un agent économique ne nuit en rien à
son utilisation par les autres membres de la collectivité.

• Il y a rivalité quand la consommation d’une unité du bien par un individu empêche la consommation
simultanée de la même unité par un autre consommateur .Il y a non rivalité quand plusieurs individus peuvent
consommer en même temps la même unité (exemple : éclairage public, cinéma pour ceux qui peuvent voir
l’écran...)

• La possibilité d’exclusion concerne le consommateur qui refuse de payer le prix fixé par le producteur pour
consommer le bien qu’il produit (exemple : cinéma....).L’exclusion est impossible techniquement ou
économiquement quand on ne peut empêcher les consommateurs qui refusent de payer le prix d’utiliser le
bien ou le service en question (exemple : éclairage public...)
Rivalité Non rivalité • Les "biens collectifs purs" sont des biens et
services caractérisés par une non rivalité dans
Biens et services Biens et services la consommation et une impossibilité pour les
Exclusion producteurs d’exclure les personnes qui
privés purs mixtes
refusent de payer le prix pour acquérir le bien
Non Biens et services Biens et services • Les biens privés purs sont caractérisés par la
exclusion mixtes collectifs purs rivalité et la possibilité d’exclusion.
Les relations marchandes ne peuvent pas s’appliquer à toutes les relations économiques : dans le cas des biens
collectifs purs (parcs publics, défense nationale, diplomatie...) ou pour les biens et services collectifs mixtes
caractérisés par la rivalité et l’impossibilité d’exclusion (parce qu’ils sont indivisibles), il n’y a pas de marché
possible. Cependant, l’intérêt général nécessite l’existence de ces biens collectifs que le marché ne peut pas
prendre en charge.

C. Le problème du financement des biens collectifs

1. Les difficultés du financement des biens collectifs

Tout le problème est alors de savoir qui va offrir ces services qui sont nécessaires au bien-être de la population :
• Le marché semble incapable de prendre en charge leur réalisation. En effet, si l’on part de l’idée que tous les
individus sont rationnels et égoïstes, ils ont tout intérêt à adopter l’attitude du passager clandestin (free rider).
Chacun va justifier son refus de contribution au financement du bien collectif par son manque d’intérêt pour
son usage
• mais, une fois que le bien aura été financé et produit, il l’utilisera puisque rien ne peut lui interdire son usage
(bien indivisible).
• Comme tous les individus sont égoïstes et rationnels, ils vont reproduire le même comportement ce qui, si on
agrège les actions individuelles, va générer un effet pervers : aucune entreprise n’acceptera de produire le
bien collectif, bien qu’il soit utile à la collectivité, car aucun agent économique n’a accepté de participer à son
financement.

2. Solution préconisée par les libéraux

L’Etat est alors obligé de se substituer au marché, de prendre en charge la production du bien et d’assurer son
financement par les prélèvements obligatoires opérés sur l’ensemble des ménages.

II. Les effets externes

A. Définition

Comme l’indique B.Guerrien , on dira qu’il y a effets externes : « lorsque l’activité d’un agent a
des répercussions sur l’utilité ou le profit d’autres agents sans qu’il y ait transaction sur un
marché » .
L’exemple le plus connu est celui de la pollution : En effet, les entreprises qui ont pour but de réaliser une
production de bien génère des contreparties négatives sur l’environnement. Mais l’air pollué n’appartient à
personne et il est très difficile de déterminer qui est à l’origine de la pollution et dans quelle mesure il a contribué
à cette pollution.

B. Solution
Dès lors, le marché s’avère incapable de résoudre la question des effets externes : une intervention de l’Etat est
nécessaire ; elle peut prendre deux formes

1. La création d’un marché : l’exemple des droits à polluer

a. Le principe

Les théoriciens libéraux souhaitent que l’Etat limite la pollution en mettant en vente des droits à
polluer dont le total représente le plafond toléré de pollution . Selon les quantités de droits émises par
l’Etat, le prix des droits variera : plus la pollution tolérée sera faible , moins la quantité de droits émises sera
importante , plus le prix des droits sera élevé , ce qui incitera les entreprises à réduire leurs émissions nocives en
installant des systèmes antipollution .Il y a donc ici un mécanisme incitatif qui suit la logique de la loi de l’offre et
de la demande .
b. Les résultats

Cette démarche paraît inadaptée pour 3 raisons :


• les atteintes générées par la pollution sur l’environnement sont irrémédiablement irréversibles ;
l’indemnisation que représente les droits à polluer ne permet donc pas de compenser les effets néfastes
de la pollution sur la qualité de la vie.
• les effets de la pollution s’accumulant frapperont surtout les générations futures .Or, les décisions
politiques sont généralement prises sous la pression des générations présentes. Il est donc probable que
les pollueurs fassent pression sur les autorités pour accroître la quantité de droits à polluer.
• Aux Etats-Unis s’est mise en place une bourse des droits à polluer où les entreprises qui se sont révélées
moins polluantes qu’elles ne l’avaient prévu proposent aux entreprises les plus polluantes d’acquérir leurs
droits à pollution non utilisés.

Remarque : Ce premier type de mesure ne semble donc pas être à la hauteur des enjeux. Il faut donc prendre
des mesures plus drastiques.

2. L’intervention directe de l’Etat par la réglementation

Une politique de réglementation de la pollution qui détermine le niveau tolérable de pollution et sanctionne très
sévèrement les entreprises qui ont dépassé le seuil légal, paraît plus efficace .Mais dans un contexte de crise
économique et de fort taux de chômage, dans une économie en voie de mondialisation, on peut s’interroger sur la
capacité des Etats à mettre en oeuvre cette politique. En effet, les entreprises les plus polluantes risquent de
menacer les Etats de fermer leurs usines et de délocaliser leur production vers des pays ayant des normes de
pollution plus tolérantes. Or, la pollution ne connaît pas de frontières ( cf le trou dans la couche d’ozone ) ; nous
avons ici un exemple où l’intérêt personnel de certains s’opère au détriment de l’ensemble de la collectivité .

Une vidéo du Ced Un marché pour dépolluer ?

Au CDI, dans Alternatives Economiques


• Hors série Pratique - n°046 - Novembre 2010 , les limites du marché
• n°285 - Novembre 2009 Carbone : les leçons des marchés de quotas
• n°289 - Mars 2010 Marché européen du carbone: des débuts prometteurs

Partie 2 - La régulation par les prix et par le march2 n’est pas toujours optimale

Contrairement aux affirmations d’A.Smith et plus généralement des libéraux qui considèrent que la régulation par le marché
s’avère capable d’assurer une situation optimale, on peut observer une pluralité de situations dans lesquelles la régulation par le
marché s’avère sous-optimale.

I. Le marché est myope

A. Explications

• Comme l’indique P.Masse, dans un environnement de court terme où les prévisions se font avec un degré d’incertitude très
réduit, la régulation par le marché s’avère optimale tant que l’on reste dans les hypothèses du modèle de cpp.
• Mais : « lorsqu’il s’agit d’investissements à longue portée (...), aucun signal automatique ne vient guider la décision du maître
d’œuvre ». La régulation par les prix s’avérant incapable de discerner les prix futurs, le marché est myope, ce qui risque
d’engendrer des effets très négatifs.
• Ainsi, dans une phase de boom économique, l’offre est supérieure à la demande, les prix augmentent, les entrepreneurs
peuvent décider à partir des signaux émis par le marché d’accroître leur activité et d’investir ; mais ils risquent alors de
contribuer à terme à une surproduction de bien, à un effondrement des prix, les investissements n’étant pas réversibles.
• Inversement, dans les périodes de crise, les perspectives sont pessimistes, ce qui risque de dissuader les entrepreneurs
d’investir et donc de perpétuer la crise. La régulation par le marché a donc un caractère procyclique

B. Solutions

L’Etat doit alors intervenir afin de compenser les effets néfastes générés par le marché :
• il doit par le biais d’un plan indicatif proposer des prévisions de moyens au long terme réduisant l’incertitude des agents
• il doit adopter une politique contracyclique en investissant dans les périodes de dépression afin de relancer la machine et
inversement.

II. Le dilemme du prisonnier et les effets pervers de la rationalité individuelle

A. Définition du dilemme du prisonnier


Comme l’écrit F.Vergara : « le dilemme du prisonnier (…) montre, à travers un exemple,
comment les choix rationnels d’un point de vue individuel peuvent conduire à des situations
non rationnelles « collectivement » pour l’ensemble des individus qui ont fait ces choix . »

B. Des stratégies non optimales

• Si les deux entreprises (deux États) produisent beaucoup le prix sera bas et le profit sera faible (on supposera
qu’il vaut 1). *
• Si les deux entreprises (États) produisent peu le prix sera élevé le profit s’élève (il passe à 2) en même temps
que le prix même si la quantité vendue est plus réduite.
• Si l’un des deux seulement produit peu celui qui produit beaucoup profite du prix plus élevé pour obtenir un
profit plus élevé (3) alors que l’autre supportant la réduction de la production fait un profit nul (0).
Production de la firme B
Élevée Faible
Élevée 1 1 3 0
Production de la firme A
Faible 0 3 2 2

• Quelque soit la stratégie de la firme A (État), la firme (État) B obtient un profit plus élevé en produisant
beaucoup.
• Quelque soit la stratégie de la firme (État) B, la firme (État) A obtient un profit plus élevé en produisant
beaucoup.
• Si les deux entreprises (États) appliquent la “meilleure” stratégie elles produisent toutes les deux beaucoup et
obtiennent un profit valant 1 pour chacune d’entre elles. C’est la plus mauvaise des solutions “collectivement”
pour les deux firmes (États) puisque dans les trois autres configurations elles réalisent ensemble un profit total
valant 3 ou 4.
• Elles ont donc intérêt à se rencontrer et à discuter d’une solution d’entente rompant l’hypothèse du marché
comme outil de coordination efficace. Même si l’une des deux est dominante l’autre peut obtenir un gain en
acceptant un dédommagement pour une production a priori non rentable. La firme (État) A par exemple peut
accepter de produire peu ce qui permet à la firme (État) B de gagner 3 et de restituer 1 à la firme (État) A. Les
profits sont alors de 1 pour la firme (État) A et de 2 pour la firme (État) B.Encore faut-il que s’établissent des
relations de confiance entre les firmes.

Conclusion : Même dans le cas où les individus sont rationnels, il n’est en rien garanti que l’agrégation des
comportements individuels permette de faire apparaître une situation assurant le bien-être de la collectivité :
A.Smith a fait preuve de beaucoup trop d’optimisme dans son analyse de la main invisible.

Un documentaire de la BBC montrant les effets pervers de la recherche du profit : partie 1 partie 2 partie 3 partie 4

III. Les limites de la rationalité individuelle


Keynes a démontré que :
• l’univers marchand est la proie de l’incertitude et que la rationalité des individus est très limitée, la majorité
d’entre eux adopte un comportement moutonnier qui consiste à imiter la démarche suivie par la majorité ou à
suivre les préceptes d’un gourou.
• Ce type de comportement donne naissance à des anticipations autoréalisatrices ( encore dénommées
prophétie créatrice ) :
- il suffit que les opérateurs du marché pensent que le cours des actions va monter pour qu’ils en
achètent, ce qui détermine une hausse du cours.
- Mais ceci génère alors des bulles spéculatives où la hausse entraîne la hausse de façon
cumulative sans que les données fondamentales de l’économie le justifient, jusqu’au jour où
l’irréalisme de la tendance s’avère flagrant et où les cours s’effondrent ; la bulle se dégonfle alors..
Conclusion : L’hypothèse de l’homo oeconomicus apparaît donc beaucoup trop optimiste.

A lire au CDI, deux articles d’Alter Eco :


• Humaniser l'homo oeconomicus ,Sandra Moatti Hors-série n° 057 - mai 2003
• La " main invisible ", une idée toujours contestée Alternatives Economiques Hors-série n° 051 - janvier 2002

Chapitre 2: les limites de la coordination par le marché Notions essentielles : profit nul, innovations, brevet

Fiche 2 – Les stratégies d’innovation des entreprises


Partie 1 - La concurrence pure et parfaite : vers le profit nul (4 p 216)

I. Le modèle de cpp tend inéluctablement vers une profit nul pour les
entreprises

• Sur un marché de cpp, le prix est une donnée qui s’impose à tous les producteurs (l’hypothèse
d’atomicité posant qu’ils ne possèdent pas d’une taille suffisante pour influencer le marché.
• Si l’on suppose que les coûts de reconversion d’une industrie vers l’autre sont nuls ou au moins
réduits, on peut alors comprendre pourquoi quasiment inéluctablement le marché de cpp , en
raison de ses hypothèses , tend vers un profit nul .

II. Exemple
Prenons l’exemple de deux industries :
- Dans l’industrie des gants, le prix de vente est relativement élevé supérieur au coût
marginal et les entreprises fabriquant ce produit réalisent donc un profit élevé
- Inversement, dans l’industrie du chausson, le coût de production marginal est supérieur
au prix, les entreprises font donc des pertes
- Attirées par les profits réalisés dans l’industrie du gant, des entreprises de l’industrie du
chausson vont se reconvertir (d’autant plus facilement que les coûts de reconversion
sont réduits) augmentant ainsi la production de gants, ce qui se traduit à demande
inchangée par une baisse des prix, donc des profits, qui tendent vers 0 (les entreprises
du chausson cessant de se reconvertir dans le gant quand cela n’est plus rentable)
- Inversement, la production de chaussons diminue en raison de la reconversion d’une
partie des entreprises dans le gant ; donc, à demande inchangée, le prix des chaussons
augmente. La perte se réduit progressivement pour devenir nulle.
- Au final, les profits dans les deux industries sont égaux et nuls

Ce raisonnement peut être généralisé à l’ensemble de l’industrie dès lors que les coûts de reconversion
sont réduits (bien évidemment quand les coûts fixes qui représentent des barrières d’entrée , les
stratégies d’entrée et de sortie sont beaucoup plus coûteuses)

Partie 2 -L’innovation élèment déterminant du dynamisme du marché

• Selon la théorie microéconomique traditionnelle, en raison de la concurrence que se livrent les


entreprises, le profit a tendance à diminuer et même à devenir nul. Les biens étant homogènes
et les entrepreneurs utilisant tous les mêmes technologies, ils ne peuvent véritablement se
concurrencer, ils ne peuvent que s’adapter passivement à des mécanismes qui leur échappent.

• Dés les années trente J.A. Schumpeter va démontrer que le marché de concurrence pure et
parfaite, paradoxalement, ne comporte pas de mécanisme assurant une véritable concurrence,
assurant une croissance économique durable car il ne prend pas en compte une dimension
essentielle : l’innovation : c’est le progrès technique qui va dynamiser la croissance en
révolutionnant de l’intérieur l’économie.

I. Le rôle essentiel de l’innovation dans le profit de l’entreprise

• Une des façons pour un entrepreneur de réaliser un profit malgré la concurrence est d'innover :
Afin d'augmenter son profit, « le rôle de l'entrepreneur consiste à réformer ou à révolutionner la
routine de la production ». Le profit récompense l'entrepreneur dynamique et innovant ; c'est
grâce à cette motivation que l'entrepreneur est le moteur du progrès technique et est incité à
innover.

• L'innovation dans un nouveau produit le mettra dans une situation de monopole (il sera le seul à
fabriquer ce produit durant un moment puisqu’il dispose d’un brevet)
• L'innovation de procédé lui permettra d'avoir des coûts inférieurs à ceux du marché.

• Mais cette rente de monopole ou ce surprofit ne seront que temporaires car d'autres entreprises
imiteront rapidement l'entreprise innovatrice.

• Dés lors si l’entrepreneur veut durablement maintenir son avance il doit utiliser les capitaux
dont il dispose grâce à son innovation pour introduire de nouveaux produits ou développer de
nouveaux procédés de production.

Sur Agoravox On va vous rétorquer Schumpeter...

II. Les conditions d’apparition du profit

• Douglas North a démontré le rôle essentiel qu’occupe le droit du brevet et plus largement les
institutions publiques dans l’apparition et le développement des innovations.
• Celles-ci sont en effet apparues en Angleterre et aux Pays-Bas qui sont les deux premiers pays à
avoir légaliser le droit des brevets.

Une vidéo de Canal U Marche tranquille (Les brevets)

Notions essentielles : concentration (horizontale, verticale,


Chapitre 2: les limites de la coordination par le marché conglomérale), croissance interne/externe, monopole /
oligopole, monopsone/oligopsone

Fiche 3 – Les stratégies de concentration : La concurrence imparfaite

Si l’on prend l’industrie en France au début des années 2000, on constate que :
• 40% du marché est détenu par des entreprises disposant de situation de monopole ou de duopole,
• 40 % par des entreprises en situation d’oligopole,
• les situations de concurrence ne représentant que 20 % du marché.

Partie 1 – La concentration

I. Définition

Deux définitions complémentaires peuvent être proposées :


• La concentration est une situation dans laquelle un petit nombre d'unités économiques
contrôle un domaine d'activité ou une part importante de l'ensemble de l'économie.

• Le terme concentration est aussi utilisé dans un sens plus dynamique pour désigner le
processus par lequel, à un moment donné, la taille de certaines entreprises augmente
ainsi que leur place relative dans leur secteur d'activité ou dans l'ensemble de
l'économie.

II. Les différentes formes de concentration

Trois formes de concentration peuvent être distinguées :

• la concentration horizontale, dans laquelle interviennent des entreprises ayant la


même activité (par exemple, le regroupement de Renault et Nissan dans l'automobile) ;
• la concentration verticale, dans laquelle sont réunies des activités
complémentaires le long d'une filière d'activité (par exemple, un éditeur qui achète une
librairie ou une imprimerie)
• la concentration conglomérale , dans laquelle sont regroupées des activités sans
relation forte et directe entre elles (les conglomérats japonais traditionnels qui
combinent activité de production diversifiée, banques et maisons de commerce).

• faire des économies d’échelle


• accroître le pouvoir de marché
Concentration horizontale
• réduire les coûts en restructurant
Des entreprises d’un même secteur : Renault et
• mettre en commun des
Nissan, Mercedes Benz et Chrysler
compétences (synergie)

Concentration verticale  maîtriser les approvisionnements et/ou
Des entreprises intégrées vers l’amont ou l’aval : les débouchés
les sociétés pétrolières - du puit à la pompe  réduire les coûts liés aux intermédiaires
Concentration conglomérale  contrôler des centre de profit
Des entreprises sans liens apparents : General  diversifier les risques (ne pas mettre
electric = centrales électriques et chaine de tous les œufs dans le même panier)
télévision  spéculer

Sur Melchior, Lafarge: La transformation d’une entreprise industrielle


III. Les buts de la concentration

Dans tous les cas, les entreprises cherchent la croissance de la taille de l’entreprise
parce qu’elle permet :
• d’atteindre la taille critique permettant de demeurer durablement sur un marché : dans
les activités très capitalistiques, il faut dépasser un certain seuil de production pour
être rentable en raison du coût élevé des équipements (l’industrie lourde par exemple
obéit à ce principe et est très concentrée).

• d’atteindre ou de se rapprocher d’une position de leader

• de disposer d’importants moyens financiers (ressources propres et financement de


marché) et d’un accès plus facile et moins coûteux au crédit (« on ne prête qu’aux
riches »)

• de bénéficier des économies d’échelle


• d’assumer les coûts de recherche, de publicité, de formation des salariés qui sont des
investissements immatériels souvent lourds financièrement

• d’acquérir un pouvoir de marché dans les relations avec les clients et les fournisseurs,
voire avec les pouvoirs publics locaux ou nationaux (réseau de relations, chantage à
l’emploi...).

Des articles du Figaro : des exemple de concentration


• Début de concentration chez les sous –traitants automobiles...
• Dans la distribution la concentration inquiète et Manque de concurrence dans la distribution

Une vidéo de Canal U La concentration économique et ses limites

IV. Les modalités de la concentration

Traditionnellement, on distingue deux modes de croissance de l'entreprise, la croissance


interne et la croissance externe :

A. La croissance interne

1. Définition

La croissance interne de l'entreprise est une modalité de développement qui prend la forme
d'une création d'actifs sans intervention d'autres acteurs : l'entreprise finance elle-même sa
croissance par l'autofinancement.

2. Avantages

Ce type de croissance présente certains avantages :


• Les propriétaires contrôlent les rythmes de développement par les propriétaires,

• adaptation de l'organisation sur des marchés où elle possède encore un potentiel de


croissance

• en ce qui concerne les droits de propriété, la croissance interne assure la permanence


du contrôle aux propriétaires.

3. Limites

• Lorsque se produisent des ruptures technologiques, ce type de croissance peut se


révéler trop lent pour permettre une adaptation rapide au nouvel environnement
concurrentiel.
• La croissance interne passe par la FBCF (l’investissement) : l’entreprise grandit
parce qu’elle accumule du capital en permanence, en achetant de nouveaux
équipements, des nouvelles installations. Cette croissance repose sur l’accumulation de
capital technique financée par des ressources propres, autofinancement, ou par un
financement externe, crédits bancaires ou émission de titres financiers.

B. La croissance externe

1. Définition
La croissance externe, à l'opposé, implique plusieurs entreprises et résulte en un transfert
d'actifs existants d'un acteur vers un autre : elle se traduit par une acquisition/cession de
droits de propriété.

2. Avantages

Elle permet une adaptation rapide aux changements du marché, la réalisation d'économies sur
les coûts d'apprentissage, la réduction du coût d’entrée sur un marché.

3. Les formes juridiques de la croissance externe

Sur le plan juridique, la croissance externe peut prendre la forme à fusion, d'absorption, de
fusion-scission, d'apport partiel d'actifs. La croissance externe présente de nombreux
avantages.

a. L’acquisition

L’acquisition est une prise de participation qui peut conduire à la disparition complète d’une
entreprise "rachetée" par une autre ou simplement à une prise de contrôle plus ou moins
déterminante (une entreprise peut prendre une participation dans une autre pour être
représentée dans le conseil d’administration et infléchir les décisions). Les modalités diffèrent
suivant que l’entreprise cible est ou non cotée en bourse. Dans le cas de sociétés cotées,
l’opération peut être de type amical ou inamical.
Le rachat de tout ou partie des actions cotées correspond à des procédures réglementées
o la cession de blocs de contrôle - ou blocs structurants
o le ramassage en bourse
o les offres publiques d’achat ou d’échange

b. La fusion

Les fusions peuvent être rencontrées sous différentes formes, la fusion-absorption, l’apport
partiel d’actif et enfin l’apport de titres. Le point commun entre ces différentes opérations
correspond au transfert irréversible d’actifs qui a lieu entre les partenaires et à la
rémunération en titres et non pas en numéraire des actionnaires de la cible ou partenaire.

• Lors d’une fusion-absorption, le rapprochement des sociétés concernées aboutit soit


à la création d’une nouvelle société dont les actionnaires sont ceux des deux groupes
disparus, soit à la disparition de l’absorbée dont les actionnaires sont rémunérés en titre
de l’absorbante.
• Pour un apport d’actif, la société cible n’apporte qu’une partie de ses actifs (immeubles,
équipements, brevets, marque...) à l’acquéreur contre une rémunération en titres de ce
dernier.

• Dans le cas de l’apport de titres, les actionnaires de la société cible échangent leurs
actions contre des titres de l’acquéreur, les deux sociétés subsistant dans une relation
filiale à l’issue de l’opération.

Sur Melchior, La fusion BNP-Paribas

C. Les alliances stratégiques

En dehors de la croissance interne ou externe l’entreprise peut améliorer sa position dans la


concurrence en réalisant des alliances stratégiques (on dit aussi "partenariats stratégiques).
1. Définition

Les alliances stratégiques sont des associations entre plusieurs entreprises indépendantes qui
choisissent de mener à bien un projet ou une activité spécifique en coordonnant les
compétences, moyens et ressources nécessaires

2. Des modalités particulières

• Contrairement aux fusions et aux acquisitions, la notion d’alliance repose sur le


maintien de l’indépendance de chacune des firmes-partenaires, malgré la conclusion
d’un accord les liant les unes aux autres. Les entreprises partenaires s’associent pour
poursuivre des objectifs communs, mais elles gardent leur autonomie stratégique et les
intérêts qui leur sont propres.

• Dans la pratique, de nombreuses alliances se nouent sur la base d’un contrat ou d’un
ensemble de contrats liant entre elles les entreprises partenaires, sans que soit créée
d’entité juridique spécifique. Mais l’alliance peut avoir une personnalité morale distincte
de celle des entreprises partenaires, lorsque celles-ci créent une filiale commune (joint
venture). Souvent, cette entité juridique distincte ne remplit qu’une partie de l’objet de
la coopération (par exemple, la commercialisation de produits fabriqués en commun),
les autres aspects de la coopération étant réalisés sous forme de contrats entre les
entreprises partenaires.

3. Avantages

Les alliances présentent des avantages évidents par rapport aux fusions et acquisitions
puisqu’elles sont réversibles (un contrat peut être dénoncé) et donc beaucoup plus flexibles.
Elles constituent souvent une étape (un test) dans un processus de développement ou de
désengagement.

4. Limites

Elles présentent cependant un inconvénient en raison du caractère potentiellement conflictuel


des intérêts et des objectifs dont elles sont le vecteur. En effet, les entreprises partenaires
restant indépendantes, elles gardent des intérêts et des objectifs qui leur sont propres.

Sur le journal du net : Les atouts croisés de la croissance interne et externe


Au CDI, alternatives économiques : Croissance interne ou croissance externe ? Hors-série n° 072 - février 2007
Sur Melchior, Le financement des opérations de croissance externe par émission d’obligations : le cas d’Air Liquide

Partie 2 – La concentration débouche sur la concurrence imparfaite

I. Définitions

A. La concurrence imparfaite

Peu de marchés réels respectent les règles de la concurrence parfaite. Toute violation d'une
des cinq règles : atomicité, homogénéité des produits, libre entrée, transparence du marché,
mobilité des facteurs, implique des degrés d'imperfection. Il y a concurrence imparfaite si une
de ces cinq règles n'est pas vérifiée.

B. Les formes de la concurrence imparfaite

Les différentes formes de concurrence imparfaite : l’imperfection est principalement liée au


nombre d’intervenants limitée sur le marché
1. Un nombre d’offreurs limité

• L’oligopole est la structure de marché la plus fréquente : la production est assurée par
un petit nombre de firmes qui exercent donc une influence sur le marché soit en
s’entendant, soit en jouant sur les prix ou les quantités. Quand le nombre d’entreprises
se limite à 2 on parle alors de duopole
• Le monopole est le cas ou un seul producteur offre un bien sur le marché.

2. Un nombre de demandeurs limité

• Dans le cas ou un nombre restreint de demandeurs intervient sur le marché on parle


d’oligopsone
• quand un seul demandeur intervient on parle de monopsone

Conclusion :

Le tableau ci dessous donne les différents types de marché caractéristiques de la concurrence


imparfaite.
Un grand nombre de
Un seul vendeur Quelques vendeurs
vendeurs
monopole bilatéral monopsone contrarié Monopsone
Un seul acheteur

monopole contrarié oligopole bilatéral Oligopsone


Quelques acheteurs

Une vidéo sur la fixation du prix du transport aérien : ici

Un dossier web d’Alter éco


• La résistance s'organise face à Google
• Mobiles : enfin la concurrence ?
• Faut-il avoir peur des monopoles ?

Sur Melchior : France Telecom : du monopole à la concurrence


Sur Natixis, L'organisation très spéciale du marché du pétrole et la réaction très particulière de la demande de pétrole aux
variations du prix du pétrole, Flash économie n°515, 5/10/2010.
II. Les explications (14 p 233)
Comme l’indique J.Bouvier : « ce qu’il est important de noter, c’est que :
• le mouvement de concentration n’est pas le produit d’une déviation, d’une erreur du capitalisme (comme le
pensent les théoriciens libéraux qui font du modèle de cpp un maître étalon),
• mais celui d’un processus naturel inévitable, donc nécessaire . Il existe, en effet, en permanence des
facteurs de la concentration qui tiennent aux conditions mêmes du développement des forces productives et
de la libre entreprise » . Nous allons donc recenser successivement les différents déterminants qui permettent
d’expliquer pourquoi l’on observe structurellement un mouvement de concentration.

A. la libre concurrence

• Comme l’indique J.Bouvier : « la libre concurrence, la libre entreprise, elle-même, aboutissent normalement,
dans leur développement, à leur contraire qui est le monopole ou l’oligopole .
• La libre concurrence, en effet, entraîne la lutte des prix entre firmes pour un maintien sur un marché, donc
l’avilissement des prix, donc la baisse du profit.
• A un certain degré, la baisse du profit ne peut plus être supportée par les entreprises en lutte
concurrentielle. » Dès lors, les entreprises vont s’entendre pour faire cesser la guerre des prix, ce qui va
générer la création de cartels et un mouvement de concentration.
B. Le progrès technique

• A l’époque d’A.Smith, il pouvait être concevable qu ‘un individu se lance sur le marché avec des moyens très
réduits car l’outillage était alors peu développé.
• Mais, tout au long du XIX° siècle, on a assisté à une croissance accélérée des industries capitalistiques
nécessitant un outillage de plus en plus complexe et de plus en plus cher.
• Dans le même temps, les frais de recherche et de développement qui permettent aux entreprises innovantes
d’occuper une position dominante sur le marché n’ont pas cessé d’augmenter.
• Dès lors, pour arriver à financer l’augmentation des coûts, les entreprises se sont concentrées et ont cherché à
bénéficier d’économies d’échelle, c’est-à-dire à diminuer leur coût unitaire de production par la fabrication de
produits en grande série .

C. Les crises économiques

Depuis l’origine, le capitalisme connaît , de manière récurrente , des crises cycliques .Celles-ci vont briser les
entreprises les plus fragiles , généralement les plus petites , qui disposent de moins de ressources pour passer un
cap difficile . On assiste donc à chaque crise économique à un mouvement de concentration sur le marché.

D. L’ouverture douanière et la mondialisation de l’économie

Dès les années 1860-1880, quand fut opérée la première vague de libre-échange, on observa un mouvement de
concentration . Aujourd’hui, avec l’ouverture accélérée des économies, il ne se passe pas une semaine sans que la
presse économique annonce de nouveaux mouvements de concentration. En effet, pour rester compétitif sur le
marché mondial , une entreprise doit atteindre la taille critique , c’est-à-dire la taille minimale requise sur le
marché pour survivre .

Conclusion :
Selon les théoriciens du marché de cpp , toute remise en cause de la concurrence débouche sur une situation qui
est sous-optimale . Il est donc alors nécessaire d’adopter des mesures assurant un retour au modèle de référence
seul capable d’assurer une situation optimale.
Mais cette vision est fortement critiquable, selon J.Schumpeter, qui écrit dès les années 40 : « Nous sommes
obligés de reconnaître que l’entreprise géante est finalement devenue le moteur le plus puissant de progrès
économique et, en particulier, de l’expansion à long terme de la production ( ... ) . A cet égard, la concurrence
parfaite est non seulement irréalisable, mais encore inférieure et elle n’a aucun titre à être présentée comme un
modèle idéal d’efficience. On commet donc une erreur quand on fonde la théorie de la réglementation des
industries par l’Etat sur le principe d’après lequel on devrait forcer les grandes entreprises à fonctionner comme
fonctionnerait la branche correspondante sous le régime de la cpp . »

Un exemple de marché non concurrentiel Le marché du diamant

Notions essentielles : ordre naturel, institution


Chapitre 2: les limites de la coordination par le marché

Fiche 4 – Les origines du marché : ordre naturel ou institution

Partie 1 – Le marché produit d’un ordre naturel …

• Depuis A Smith les théoriciens libéraux postulent que le marché découle d’un ordre
naturel. P Rosanvallon écrit d’ailleurs : « Selon Adam Smith, le marché n'est pas simplement un
lieu particulier d'échanges : c'est la société tout entière qui constitue le marché. Dans la société
de marché, c'est le marché (économique) qui est le vrai régulateur de société (et pas seulement
de l'économie). Chez Smith, le marché est un concept politique, et sociologique : ce n'est plus la
politique, le droit, le conflit, qui doivent gouverner la société, c'est le marché. Aux formes
hiérarchiques de l'autorité féodale, le marché oppose un type d'organisation largement dissocié
de toutes formes d’autorité : il réalise des ajustements automatiques, procède à des transferts à
des redistributions sans que la volonté des individus en général et des chefs de la société en
particulier joue aucun rôle ».
• Dans la logique libérale la destruction de la société traditionnelle en Europe à la fin du 18 ème
siècle a permis de libérer l’individu des contraintes imposées par un système de valeurs et de
normes reposant sur des croyances irrationnelles. Dés lors l’homo oeconomicus qui se trouve en
chacun (caractéristique naturelle) a pu s’exprimer et a permis d’assurer un décollage
économique (la révolution industrielle) lançant une croissance durable et autoentretenue.

• A Weinberg constate d’ailleurs : « L'histoire retiendra sans doute de ces dernières années du
siècle l'extension de l'économie marchande à presque toute la planète. Tous les pays
communistes, de la Chine aux pays de l'Est, basculent du socialisme au capitalisme ; dans le
même temps, du Mexique à l'Inde, la conversion des dirigeants du tiers monde au modèle libéral
est quasi générale. En Occident, privatisations et déréglementations se poursuivent partout. Si
l'on ajoute à cela la marchandisation progressive de la sphère domestique, l'unification des
sociétés sous la loi du marché semble bien en voie de réalisation. Quels seront à terme les
effets de cet envahissement du marché sur les relations sociales ? Faut-il y voir un risque de
destruction des communautés par une société d'individus guidés par leur seul intérêt égoïste et
soumis à une concurrence permanente ? Au contraire, comme le pensent les libéraux, le
triomphe du capitalisme ne marque-t-il l'avènement de sociétés d'abondance régies par la paix
et le libre contrat entre les hommes ? »

Cette conception sera mise en avant par des théoriciens comme Rostow ou comme F Fukuyama qui
considèrent que l’effondrement du bloc communiste symbolise la fin de l’histoire c'est-à-dire
l’avènement d’une société assurant simultanément prospérité et démocratie.

Partie 2 - … Ou une institution ? (doc.4 à 8 p 238-239)

• Mais dés le 19 ème de nombreux auteurs pointaient les dangers d’une analyse naturaliste : En
Europe, l'action dévastatrice du capitalisme a débuté en sapant les bases sociales de la
féodalité. Dans le style épique du Manifeste, Marx écrit que la bourgeoisie marchande « a
détruit tous les liens complexes et variés qui unissaient l'homme féodal à ses supérieurs
naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser d'autre lien entre l'homme et l'homme que le
froid intérêt. [...] Elle a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme
chevaleresque, de la sentimentalité à quatre sous dans les eaux glacées du calcul égoïste. »

• Comme le constate le document 4 p 238 : « contrairement à une idée couramment admise il ne


suffit pas de laisser une totale liberté aux agents économiques pour que le marché s’organise et
fonctionne de lui-même ». La création des foires et les lois sur les enclosures sont deux
exemples parmi tant d’autres qui démontrent que l’Etat a mené une politique active afin de
contribuer à la création et de contribuer à l’organisation du marché .

La présentation de l’analyse de Polanyi Karl Polanyi


Et la fiche de lecture de son ouvrage le plus célèbre La grande transformation Karl Polanyi

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